Économie

Sans Transition ! aux Bio N'Days

Créé le : 09/04/2018
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Sans Transition !, a parcouru les allées du salon Bio N'Days, "le rendez-vous international de l'innovation bio", à Valence (26), jeudi dernier. L'occasion d’échanger avec quelques acteurs de la bio en Auvergne-Rhône-Alpes (Aura). Interviews sonores.

Le "CLAC" de l'apéro !

Julien Anglade est artisan conserveur. Il est le fondateur de l'entreprise CLAC , basée à Cournon d'Auvergne. Il propose une gamme de conserves bio et locales. L 'entrepreneur aimerait voir prochainement sa société devenir une coopérative. Cohérent !

Mettre en synergie les acteurs régionnaux de la bio

Brigitte Magnat est Présidente de Cluster bio, structure qui réunit les acteurs de la filière bio en AURA. 

Des fruits bio Occitans 

David-klockenbring est gérant de l'entreprise Biolo'Klock, producteur et transformateur de fruits bio base dans le Lot-et-Garonne (Occitanie), est venu présenter ses produits à Bio N'days.

Snacking bio

Chez ce cher Serge se présente comme le "premier snacking bio". Rencontre avec une représentante de cette entreprise basée à Toulouse.

23 mai : le rendez vous des acteurs de l'ESS en Bretagne

Créé le : 05/04/2018

Le 23 mai se tiendra à Rennes le premier grand rendez vous de l'année des acteurs de l'innovation sociale.

Déjà en 2013, avec Innov Deiz, la CRESS affichait la capacité d’innovation sociale de l’ESS.

Depuis, toujours avec l’appui de la Cress, les acteurs de l’accompagnement, du financement et de la formation, des porteurs de projets ESS se sont développés et structurés : pôles ESS, TAg Bzh, et la question de l’innovation est d’actualité dans de nombreux réseaux de l’ESS… si bien que l'on peut désormais parler de la mise en place d’un écosystème de développement de l’innovation sociale en Bretagne.

Or, avec le lancement de l'appel à projet French Impact, le gouvernement vient justement d’en faire sa priorité.

Invitation a été faite au Haut-commissaire à l’ESS, Christophe Itier, pour ce rendez-vous du 23 mai à Rennes, afin de rencontrer les acteurs de l’innovation sociale.

Un rendez-vous qui s’annonce stratégique, pour y prendre part il faut s'inscrire.

 

Plus d'infos : www.ess-bretagne.org

 

[Communiqué] - 2 743 emplois créés ou sauvegardés en Bretagne grâce à Initiative France en 2017

Créé le : 05/04/2018
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Par Initiative France 

Initiative France a publié les résultats de son activité au service des créateurs et repreneurs d'entreprise pour l'année 2016. Ce bilan du réseau est historique : 43 128 emplois générés dont 28 832 créations d'emplois pures, 16 416 entreprises financées, plus d'1 milliard d'euros injectés dans les territoires.

2 743 emplois créés et sauvegardés en Bretagne

En Bretagne, le réseau a créé et sauvegardé 2 743 emplois et accueilli 1 864 projets de tout type. 53% des projets soutenus par les plateformes locales du réseau concernaient la création d'entreprise, 42% la reprise d'entreprise et 5% la croissance d'entreprise.
 
Le montant total des prêts, sans intérêts ni garanties, accordés aux entrepreneurs de la région en 2017 est de plus de 8M.  L'attribution de ces prêts d'honneur a permis aux créateurs soutenus d'obtenir la confiance des banques puisque les 8 M d'euros de prêts d'honneur accordés ont fait levier sur plus de 95M de prêts bancaires.
Au total 103 M (total des prêts d'honneur et des prêts bancaires associés) ont été investis dans l'économie des territoires de Bretagne grâce à son action.
 
Parmi les nouveaux entrepreneurs se trouvent les plus fragilisées sur le marché de l'emploi à l'image des femmes (32%), des jeunes (20% des moins de 30 ans) et des seniors (25% de plus de 45 ans). Plus de la moitié, soit 55% des entrepreneurs bénéficiaires d'un prêt d'honneur délivré par les plateformes locales, étaient d'ailleurs demandeurs d'emploi.  

Plus d'infos : www.initiative-france.fr

Coventis, le salon des affaires socialement responsables

Créé le : 03/04/2018

Le 12 avril au Corum de Montpellier aura lieu le rendez-vous incontournable des entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire en Occitanie.

Comment produire, consommer de façon responsable ? Des entreprises s’y engagent.
Créé en 2008, Coventis est le salon des Affaires Socialement Responsables co-organisé depuis son origine avec la Région Occitanie et la Cress. Événement économique majeur du territoire, il permet de créer des opportunités commerciales par la mise en relation des entreprises de l’ESS entre elles, avec les collectivités et les entreprises dites « classiques ».

Ce premier grand rendez-vous ESS professionnel de la nouvelle région Occitanie sera l’occasion pour les entreprises, de développer leurs réseaux, leurs marchés, mais aussi de permettre les échanges de compétences afin d’apprécier les complémentarités entre les entreprises de l’ESS, les entreprises dites classiques, les collectivités et les pouvoirs publics. Il permet de valoriser les activités de l’ESS, impliquées historiquement dans une démarche responsable.

Pour ses 10 ans, Coventis met à l’honneur le numérique, une technologie qui aujourd’hui bouscule profondément et rapidement l’économie : l’usage, les modes de production, mais aussi le travail et les questions sociales.
Compte tenu de son actualité au regard des enjeux économiques, sociaux et environnementaux auxquels est confrontée notre société, cette thématique permettra à Coventis de devenir un creuset où les entreprises et réseaux de l’ESS de la nouvelle grande région se rencontreront, échangeront et apprendront à travailler ensemble.
Pour faire écho à la thématique, un village du numérique sera implanté au coeur du salon. L'espace sera partagé entre différents quartiers :

- Quartier Workshop : Formation en continu
- Quartier Showroom et expérimentation : Tablettes sur socle, écran tactile, imprimante 3D etc...
- Quartier Ecole / Formation
- Quartier Entreprise / Projets

Plus d’information sur coventis.org

 

AGRICULTURE : tester pour réussir

Créé le : 02/04/2018
Aurélie passe tous les jours ramasser les oeufs de ses « petites rousses ». Avec son mari Antoine, elle a aussi le projet d’élever des volailles de chair. L’atelier de poules pondeuses déjà installé sur le site de la Pépiterre leur permet de se rôder au métier mais aussi de commencer à mettre en place un réseau de fournisseurs, un circuit de distribution… © S. Biju

À Sarzeau (56), en presqu’île de Rhuys, l’association La Pépiterre aide au développement de projets agricoles et artisanaux. À l’origine de cette pépinière d’entreprises rurales, des paysans déjà installés et d’autres en recherche de terres qui ont voulu mutualiser leurs efforts en matière de veille foncière. Aujourd’hui, la Pépiterre offre un espace-test pour lancer, doucement mais sûrement, son activité.

Par Stéphanie Biju

Tout au fond du « jardin », les poules du Bindo gambadent au grand air sur 1000 m² de parcours libre. 220 « petites rousses » comme les surnomme Aurélie. La jeune éleveuse passe tous les jours entre 10h30 et 12h pour ramasser leurs œufs. « Mes poules ne sont pas très matinales », ironise-t-elle. Pas encore bien éduquées non plus… « Certaines coquines se sont habituées à pondre au sol », peste Aurélie, en quête de la moindre coquille cachée dans la litière du poulailler. « Ces œufs-là sont invendables… Mais bon, tout ça, ça se travaille ! Il faut leur apprendre à utiliser les nids. »

Aurélie et son mari Antoine, éleveurs de poules pondeuses bio et de volailles de chair, Faňch, producteur de plants de légumes bio, Stéphane, charpentier spécialiste de l’ossature bois, Maria, créatrice d’objets de déco en matériaux recyclés ou encore Marine et Chloé, chocolatières bio et équitable… Une dizaine de porteurs de projets ont rejoint les rangs de la Pépiterre, une pépinière d’entreprises agricoles, artisanales et solidaires, installée à la sortie du bourg...

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IéS : 20 ans d’Initiatives pour une économie solidaire

Créé le : 28/03/2018

IéS fêtera ses 20 ans d’Initiatives pour une économie Solidaire le 24 mai à partir de 17h00 à la Salle des Fêtes de Ramonville Saint-Agne.

Cette soirée anniversaire s’adresse aux acteurs économiques, décideurs politiques, porteurs de projets et entreprises, citoyens et sociétaires, qui s’intéressent à une autre façon d’appréhender l’économie sur nos territoires.

En effet, bien avant les plateformes de crowdfunding ou de financement participatif, IéS est né en 1998 de la volonté de citoyens qui désiraient être acteurs du changement et réinventer les manières d’entreprendre, consommer, échanger, se déplacer ou s’engager.

Convaincus par l’adage « qu’ensemble, on va plus loin », ils mettent leur épargne, leur temps et leur savoir au service d’entreprises régionales, porteuses de valeurs et d’emplois en Occitanie.

Plusieurs temps forts rythmeront cette soirée conviviale :

- 17h00 : Accueil

- 18h00 : Discours de bienvenue

- 18h30 : Conférence sur les nouvelles tendances économiques, dont l’ESS, avec Christophe Ramaux, économiste et membre du collectif d'animation des « Économistes atterrés »

- 19h30 : Table-Ronde institutionnelle sur le soutien à l’ESS au niveau des territoires

- 20h30 : Buffet et animation musicale

Tout au long de la soirée, des espaces rencontre, des témoignages d’entreprises financées et diverses surprises.

Plus d’infos sur : www.ies.coop



 

Produrable : 11e édition les 4 et 5 avril

Créé le : 26/03/2018

Depuis plus de 10 ans, PRODURABLE est un événement professionnel phare dans l’agenda du Développement Durable et de la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Le salon des acteurs et des solutions de l'économie durable.

Organisé sous le haut patronage du Ministère de la Transition écologique et solidaire, soutenu par les principaux réseaux professionnels (EPE, ORSE, OREE, etc.), la 11ème édition aura lieu les 4 & 5 avril 2018 au Palais des Congrès de Paris, avec le fil conducteur "Primum Non Nocere"… : en premier lieu, ne pas nuire.


Ce principe de non malfaisance est au cœur de la Transition écologique et solidaire qui s'impose. Tout commence par là : construire sans détruire, exploiter sans spolier, produire sans contaminer le vivant, nourrir sans compromettre la santé, travailler sans asservir, et gagner sans exclure... Au-delà, il y aurait le « faire du bien » ... C’est l’étape du dessus, celle des « Best in Class », qui compensent, restaurent et réparent, qui rétablissent le lien de confiance entre l’économie et l’homme, qui inscrivent même dans leur mission, voire leur statut, la poursuite d’un intérêt général. Des organisations, des entreprises, et aujourd’hui des marques, prennent la mesure de l’enjeu. De nouvelles formes d’organisation aussi, qui ont choisi un nouveau modèle qui concilie performance économique et intérêt général. Pour aller au-delà de la RSE ...


Cette année :

- un secteur à l’honneur

- un thème phare : la santé

- des enjeux-clés : la consommation responsable et l’eau

Plus de 6 500 professionnels assisteront aux 130 plénières, tables rondes et ateliers déclinés autour d’un programme stratégique et opérationnel avec 10 parcours thématiques :
Stratégie & Gouvernance
Economie Circulaire
Transition énergétique
Finance Responsable
Social & RH
Transports & Mobilité durable
Nature et Biodiversité
Technologie et numérique
Agro-alimentaire
Santé

Le 1er Grand Prix de la Responsabilité Sociétale de la Marque sera décerné lors de la soirée de remise des prix le 4 avril à 18H30.
En parallèle du salon PRODURABLE lance un tout nouvel événement : NewWork, le travail du futur, qui s’intéressera aux mutations du travail.

Plus d'infos sur : www.produrable.com

Finistère : Run Ar Puñs a besoin de vous pour développer son projet culturel, social et solidaire

Créé le : 14/03/2018

Scène de musiques actuelles à la campagne mais aussi bar et marché bio : Run Ar Puñs est un lieu de vie et d'animation, à proximité de Chateaulin (29). Installé dans un ancien corps de ferme, le projet a besoin de se développer pour continuer à exister. C'est pourquoi l'association qui le porte s'est lancée dans une opération de crowdfunding dont le but est de racheter d'autres bâtiments dans le « hameau » qu'il occupe

 

225 000 euros

Prix du bâti ? 190 000 euros. Somme à laquelle il faut ajouter le prix des travaux de rénovation à effectuer. Une nouvelle association a été créée pour l'occasion (le Collectif du Hameau de Run Ar Puñs). Elle a pour objectif de récolter 225 000 euros. Des hébergements pour les artistes devraient être aménagés, ainsi qu'un espace de restauration. Mais aussi des « projets artistiques, horticoles, paysagers et plus encore touchant à l’économie sociale et solidaire sont en cours d’élaboration pour continuer à faire de tout cet ensemble un lieu de vie cohérent et harmonieux », assure Run ar Puñs. Lancement de la campagne : avril 2018.

Plus d'infos sur : www.runarpuns.com/index.php/196-financement-participatif-run-ar-puns

Bio'N'Days, découvrez le bio en 2030 !

Créé le : 14/03/2018

Bio'N'Days est l’évènement de l’innovation marketing et technologique. Il réunira à Valence, pour sa 5e édition les 4 et 5 avril, les professionnels du marché bio en alimentaire, cosmétique, textile et produits d’entretien en France et à l’international.

Une édition marquée par la jeunesse. En effet, le Cluster Bio – Auvergne-Rhône-Alpes, organisateur de l'événement, proposera d'explorer la thématique : « le Bio chez les 18-24 ans en 2030 ».
On constate à ce jour qu’une nouvelle vague de très jeunes consommateurs les générations Z et Alpha – de plus en plus sensibilisée à l’environnement, grandit dans un univers où le bio est omniprésent dans les médias, par la multiplication des points de vente, par la croissance de l’offre en rayon et dans les cantines… Ces jeunes très connectés seront en 2030 des consommateurs mieux informés, avec de nouvelles valeurs. Qu’achèteront-ils, comment consommeront-ils ? Quelle agriculture sera la leur ?

Pour répondre à cette thématique, le Cluster Bio associé au Cluster Nova Child, ont mené une étude dans toute la France. - 78 enfants entre 7 et 14 ans ont ainsi été interrogés en Focus Group à Paris, Cholet, Lille et Lyon - 557 binômes parents-enfants interrogés online - 165 observations et 45 entretiens de familles effectués sur 2 points de vente
Une étude qui permet d’analyser la trace mémorielle des enfants d’aujourd’hui pour mieux appréhender les consommateurs de demain.
Ses résultats, dévoilés durant Bio'N'Days, permettront de mieux appréhender les logiques de marchés, les enjeux sociétaux et l’impact de la trace mémorielle qui imprègne jour après jour les esprits de nos enfants.

B.I.O. N’Days débutera le 4 avril 2018 à Valence (Pôle Ecotox), avec la présentation de cette étude « A la découverte de la génération bio » pour comprendre les enjeux auxquels il faut se préparer. Différents acteurs européens feront part de leurs regards sur cette étude. Des jeunes entrepreneurs s’exprimeront sur leur conception de l’entreprise bio, leurs managements et leurs modes de communication. Des experts évoqueront aussi le nouveau monde du bio ainsi que les valeurs qui l'entourent : économie circulaire, tiers lieux, zéro déchet, co-création, sa digitalisation…

Les B.I.O. N’Days c’est aussi : des tables rondes, des rencontres BtoB et un Tasting & Testing Tour.

Plus d'infos sur : www.biondays.com

TRIBUNE -Produits bio : « A vouloir aller trop vite, le marché pourrait bien casser son jouet ! »

Créé le : 28/02/2018
Stéphanie Pageot est éleveuse laitière bio en Loire Atlantique et Présidente de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique - Crédit : FD

A l'occasion du Salon de l’agriculture, Stéphanie Pageot, Présidente de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB) met en garde contre l'emballement des acteurs de la grande distribution sur le marché des produits bio, dénonce les menaces qui pèsent sur le label AB, appelle au renforcement de son cahier des charges et à la mobilisation de tous les acteurs politiques et économiques pour la mise en œoeuvre avec la filière bio d'un « nouveau projet agricole et alimentaire riche de sens pour les citoyen-nnes, ancré dans les territoires, vivable et enviable pour les paysan-nnes et pour les entreprises !».

A l’approche du Salon de l’agriculture, il y a comme une surenchère de communication sur les produits bio. Carrefour annonce la multiplication par trois de son chiffre d’affaires dans le secteur d’ici quatre ans, Leclerc se lance dans les magasins spécialisés, et toutes les marques cherchent leur gamme bio, de préférence locale ! Cette dynamique est appréciable, l’industrie agro-alimentaire ayant dix ans de retard sur les attentes des consommateurs.

Oui mais voilà, le temps de l’agriculture biologique, basée sur les cycles naturels, l’agronomie, la connaissance du vivant et du territoire auquel il appartient, n’est pas le temps court du marketing. Avec une croissance à deux chiffres, le marché bio progresse plus vite que le nombre de fermes bio, et attise les convoitises de ceux qui, il y a quelques années à peine, ne voyaient aucun avenir pour la bio et ne juraient que par les OGM et les pesticides.

Si la réglementation prévoit un processus de certification de deux à trois ans avant de pouvoir obtenir le label AB, il faut en réalité techniquement et économiquement cinq à dix ans pour trouver un équilibre global sur la ferme. A vouloir aller trop vite, le marché pourrait bien casser son jouet !

Ce sont les fondamentaux techniques de la production biologique qui font sa crédibilité, si importante pour la confiance des consommateurs. Plus le marché se tend, plus les prix montent et plus la pression de certains groupes industriels et coopératifs se fait sentir pour faire baisser les contraintes de notre cahier des charges, celui pour lequel les producteurs et les transformateurs bios historiques se sont battus !

Des élevages de 24 000 poules pondeuses où le parcours extérieur, s’il est rendu possible, n’est jamais effectif, et où l’alimentation des volailles ne pourra pas être assuré par une production sur la ferme, représentent des menaces réelles pour la qualité de notre label, pour la confiance des consommateurs mais aussi pour la survie de nos fermes.

Le travail d’adaptation de l’industrie aux spécificités de l’agriculture biologique sera long et coûteux. Et ce n’est qu’à ce prix que la qualité sera garantie pour le consommateur et l’équité pour les producteurs-trices. Il faudra moduler les approvisionnements, adapter les variétés utilisées pour assurer les rendements et améliorer la résistance aux maladies, modifier les recettes et travailler sur les goûts, et surtout investir dans la recherche, alors que l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab) dispose actuellement d’un budget dix fois inférieur aux besoins réels.

Arrêtons de nous gargariser avec des discours angéliques sur le développement de la bio. L’agriculture bio doit rentrer dans une économie de massification de l’offre en gardant sa cohérence et sa viabilité technique et économique pour ne pas revivre les erreurs du conventionnel.

Pour cela, il faudra :

● former sérieusement et continuellement les producteurs-trices aux méthodes de l’agriculture biologique et les accompagner techniquement, économiquement mais aussi commercialement pour qu’ils puissent maîtriser leurs coûts de production et garder la valeur ajoutée créée ;

● renforcer les exigences du label français AB et en faire un label mieux-disant que le label européen Eurofeuille, sur lequel il est aujourd’hui aligné ;

● repartir sur des bases de contractualisation commerciales saines qui permettent aux producteurs- trices de gagner leur vie correctement.

Les dirigeants des entreprises agro-alimentaires et de la grande distribution, les élus nationaux et locaux, ne doivent pas construire une bulle marketing bio, mais s’atteler, avec la filière, à un nouveau projet agricole et alimentaire riche de sens pour les citoyen-nnes, ancré dans les territoires, vivable et enviable pour les paysan-nnes et pour les entreprises !

Stéphanie Pageot est éleveuse laitière bio en Loire Atlantique et présidente de la Fédération nationale d’agriculture biologique 

 

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