Économie

PAYSANS, ILS VEULENT REPRENDRE LA MAIN SUR LA MACHINE

Créé le : 19/07/2018
Durant les quatre jours de stage, chacun des participants de l'Atelier paysan travaille sur un outil qu’il ramènera chez lui - Crédit : J.Pain

Par Jérémy Pain

Renouer avec des savoirs paysans oubliés afin de retrouver une autonomie vis-à-vis d’un matériel agricole de plus en plus cher et sophistiqué. C’est l’objectif des formations d’auto-construction dispensées par l’Atelier paysan. La coopérative essaime désormais partout en France. Entraide et partage d’expériences garantis.

Les formations de l’Atelier Paysan, coopérative d’auto-construction de matériel agricole, n’ont pas toujours lieu dans un tel cadre, mais cette fois-ci, les sept agriculteurs ont particulièrement de la chance. Cette semaine d’avril, ils sont accueillis chez Ludovic Baudel, participant du stage et co-gérant du Gaec (Groupement agricole d'exploitation en commun) Terres d’Eole à Poleymieux-au-Mont-d’Or (Rhône). Perchée sur les collines du nord de Lyon, l’exploitation offre en effet une vue imprenable sur la plaine de l’Ain jusqu’à la chaîne des Alpes et le Mont-Blanc. Un panorama que les sept comparses n’auront malgré tout pas trop le loisir de savourer, bien plus occupés à travailler le métal et concevoir un outil avec lequel ils repartiront en fin de formation : cette fois-ci une brosse à blé. La machine, composée d’un tambour central, permet de séparer des céréales les poussières fixées en surface et autres parasites. Elle est utilisée en amont de l’activité de meunerie pendant laquelle le moulin transformera les grains en farine.

Concevoir un outil adapté...

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Préparez le Mois de l'ESS

Créé le : 17/07/2018

L’Economie Sociale et Solidaire prépare le Mois de l'ESS, ce sera comme tous les ans en novembre.

L’Economie Sociale et Solidaire au-delà de son sens et de ses valeurs porte un monde en pleine mutation.

Transition Ecologique, utilité sociale, égalité, performance : les acteurs se mobilisent, travaillent, proposent des services et solutions concrètes propices à tout à chacun et, par la même, à leur territoire. Le « Mois de l’ESS » est une chance donnée à chacun des acteurs et partenaires de l’ESS, de communiquer ensemble sur ce qui est leur réalité, leurs ambitions, leur contribution à ce qui fait et ce que fait l’ESS.

Pendant le Mois de l’ESS, présentez votre activité d’ESS, proposez un atelier participatif, une visite, un moment festif… allez à la rencontre du grand public !
Trois bonnes raisons pour organiser (ou co-organiser) une manifestation :

 

- faites découvrir vos activités et votre impact sur le territoire
- affichez votre engagement dans et pour l’ESS
- participez à une action collective de communication locale et nationale sur l’ESS

Pour accompagner votre communication pendant le Mois de l’ESS, la Cress met à votre disposition : visuels, site internet, affiches, programmes, fils d’actus sur les réseaux sociaux, partenariats médias...

Vous êtes acteur ou partenaire de l'ESS ? Vous pensez que votre (vos) projet(s) mérite(nt) d’être mieux connu(s) ? Participez et/ou organisez une manifestation en novembre en l'inscrivant ici.
Vous souhaitez découvrir les initiatives de l'ESS près de chez vous : cliquez ici pour découvrir les événements près de chez vous.



 

Les trophées « excellence bio » récompensent les politiques RSE des acteurs de la bio en Paca

Créé le : 12/07/2018
Crédit : Pixabay

La troisième édition des trophées « excellence bio », a eu lieu à Aix-en-Provence, le 22 juin dernier, sur le site de l'entreprise Agrosemens. Un événement organisé par le réseau de professionnels de la bio, Aval Bio Paca. Les trophées ont récompensé les politiques de « Responsabilité sociétale des entreprises » (RSE) menées par des acteurs économiques de la bio en Paca. 

Parmi les lauréats, se trouve la société Quintesens, qui commercialise des huiles et vinaigrettes bio. Et dont vous retrouverez ci-dessous l'interview sonore de sa responsable marketing, Lene Sialelli.

Vers une entreprise « libérante »

Également ci-dessous, un entretien avec Luc Ronfard, président d'Aval Bio Paca, qui évoque avec nous les enjeux de la RSE dans la bio. Mais aussi un échange avec Charles Pallanca, dirigeant de l'entreprise de micro-électronique « Electronie », basée à Mouans-Sartoux (06). Ce dernier défend un modèle d'entreprise « libérantes », dont le management laisse plus de place aux collaborateurs. Retrouvez enfin plusieurs témoignages de sociétés adhérentes au réseau Aval Bio Paca qui évoquent leurs politiques RSE. Ainsi que le supplément que Sans Transition ! Provence a réalisé sur ce sujet avec Aval Bio Paca, en format PDF.

 

 

Olivier Bonfond : « Les alternatives au néolibéralisme se renforcent mutuellement » »

Créé le : 12/07/2018
Olivier Bonfond à Aix-en-Provence-crédit CPousset

Olivier Bonfond est un économiste belge, conseiller au CEPAG, membre du   Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) . Celui qui se présente comme un « éducateur populaire » est également l’auteur de Il faut tuer TINA. 200 propositions pour rompre avec le fatalisme et changer le monde. Un livre né d’une « frustration » : l’absence de visibilité des alternatives au système néolibéral. Dans son livre Olivier Bonfond développe de nombreuses alternatives sur différentes thématiques (finance, démocratie, éducation, féminisme, inégalités etc.) et nous explique pourquoi nous avons de bonnes raisons de croire au changement. Sans transition ! l'a rencontré aux dernières Rencontres Déconnomiques d'Aix-en-Provence, le 7 juillet dernier.

Vous parlez de « rompre avec le fatalisme » :  notre société est-elle résignée  face au modèle néolibéral ?

Les dirigeants politiques acquis au néolibéralisme et les médias dominants essaient de nous faire croire que nous devons nous résigner. Ce n’est pas vrai. Parallèlement à la montée des idées conservatrices, réactionnaires et xénophobes, nous assistons à la montée de la conscience critique et progressiste dans de nombreux pays. Des millions de personnes ne supportent plus de vivre dans le système inhumain du capitalisme et font pression sur le monde politique. En Espagne, les Indignés du 15-M ont ouvert la voie à des mobilisations sociales de grande ampleur. Lors du référendum de juillet 2015 en Grèce, malgré des années de luttes et une pression médiatique énorme, les citoyens ont répondu « non » à 61% au plan d’austérité de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne BCE, Fonds monétaire international FMI). En France, le mouvement Nuit debout a tiré de l’apathie politique de nombreux jeunes pour en faire des militant-e-s.  Aux États-Unis, la campagne de Bernie Sanders a prouvé que 15 millions d’Américains sont favorables à un programme politique réellement progressiste (taxe sur les grosses fortunes, gratuité des collèges et universités, augmentation du salaire minimum de 7 à 15 dollars, sécurité sociale pour toutes et tous, régulation bancaire, …). En Angleterre, les propositions résolument à gauche de Jérémy Corbyn ont permis au Parti travailliste de réaliser la plus grande percée électorale aux élections législatives de juin 2017 depuis celles de 1945 !

Mais ce sont les dirigeants libéraux qui finissent par l'emporter, non ?

C’est vrai qu’en France aujourd’hui, c’est Macron et pas Mélenchon qui est aux leviers de commande, aux États-Unis Trump et pas Sanders, en Angleterre Theresa May et pas Jeremy Corbyn. Les essais n’ont pas encore été transformés, mais ça bouge et nous sommes dans une dynamique où la pensée progressiste de gauche monte en puissance. C’est le rôle de tous les citoyens de renforcer cette dynamique et concrétiser des victoires démocratiques et sociales.

Quels leviers doivent être actionnés pour amorcer un changement du système ?

Pour que des alternatives globales et durables se mettent en place, il est vrai que nous aurons besoin d’un mouvement social suffisamment puissant pour obliger nos représentants à servir les intérêts des populations et non pas ceux des puissances économiques et financières. Mais il est vrai aussi qu’il n’est pas constructif d’attendre une grande révolution sociale pour commencer à agir. Répéter indéfiniment et de manière abstraite qu’« un autre monde est possible » ne sert pas à grand-chose. Il faut donner du contenu concret à ce slogan. Que ce soit via des actions individuelles, via des initiatives locales ou via une participation à des mouvements s’attaquant à des questions globales, les possibilités d’agir concrètement au quotidien sont multiples.

Je crois qu’il faut éviter le piège de la solution miracle. Certains affirment que pour changer la société, il faut d’abord se changer toi-même », d’autres pensent que tout repose sur l’éducation, d’autres encore considérent la mobilisation sociale et politique comme seule capable de transformer la société.. Dans ce débat, personne n’a vraiment tort ou raison. C’est en réalité une erreur de vouloir choisir une seule de ces démarches. Parce qu’elles sont toutes importantes, qu’elles sont reliées entre elles et qu’elles se renforcent mutuellement, ces démarches doivent s’envisager de manière simultanée et interactive.

Quels sont les exemples de mobilisations sociales et de décisions politiques qui peuvent nous faire dire que certaines choses vont dans le bon sens ?

Les bonnes nouvelles et les victoires sont plus nombreuses que ce que l’on croit. Sur le site www.bonnes-nouvelles.be , on publie environ une victoire sociale, écologique, démocratique ou culturelle tous les deux jours. Par exemple, en Mai 2018, en Belgique, après une grève de 10 jours, les travailleuses de Lidl ont obtenu une augmentation des effectifs et une diminution des cadences. Cela montre bien que la grève reste un outil très utile pour remporter des conquêtes sociales et ne pas se faire écraser par le capitalisme. En Islande, le non-respect de l’égalité salariale de genre fait maintenant l’objet de sanctions. C’est par ailleurs un État qui applique des mesures intéressantes au niveau du contrôle des flux de capitaux. En France, le Conseil Constitutionnel vient tout juste de reconnaitre la fraternité comme un principe constitutionnel et a affirmé « qu’il découle de ce principe la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». C’est une prise de position très importante et encourageante !

 

A lire : Il faut tuer TINA. 200 propositions pour rompre avec le fatalisme et changer le monde Le Cerisier, fev 2017, 25 euros, 528 pages.

Ecobio (Avignon) : « un village vertical tourné vers la culture et l'agriculture »

Créé le : 10/07/2018
Lascierie (Avignon) est un lieu tournée vers la culture et l'économie sociale et solidaire - Crédit : Festival d'Avignon
Jean-Pierre Gautry, urbaniste, nous présente le projet de l'îlot Ecobio, à Avignon. Ce démonstrateur urbain est consacré à l'agriculture, au commerce responsable (avec la présence d'un magasin Biocoop). Et à la culture, comme en témoigne la présence de Lascierie. Ce nouveau lieu dédié au spectacle vivant et aux arts vient d'ouvrir ses portes. Il est aussi résolument tourné vers l'Economie sociale et solidaire, puisqu'il accueille la délégation vauclusienne de la Cress (Chambre régionale d'économie sociale et solidaire) de Paca
 

 


Sans Transition ! anime deux tables-rondes sur l'ESS en Vaucluse

A l'occasion de l'inauguration de la délégation vauclusienne de la Cress Paca, Sans Transition ! a animé deux tables-rondes : une consacrée aux entreprises qui font la transition en Vaucluse et une autre centrée sur l'entrepreneuriat culturel au sein de l'ESS.

Les Jardins de Solène (84) lauréat de l'opération MaFondationMacif

Créé le : 03/07/2018
Solène Espitalié, directrice des Jardins de Solène
Solène Espitalié est directrice des Jardins de Solène (84) et lauréate du prix de l'innovation sociale 2017. Elle vient également de recevoir 174 000 coups de pouce distribués par près de 61 000 sociétaires, élus et salariés du groupe Macif pour l'opération MaFondation fin mai. Elle sera notre invitée le 6 juillet prochain pour une table-ronde engagée, lors du lancement de la délégation de la Chambre régionale d'Economie sociale et solidaire (CRESS) de Paca, en Vaucluse, à Avignon.

Daniel Ibanez, collectif des opposants au Lyon-Turin : « La question de l'utilité du projet devance celles des risques sanitaires et écologiques »

Créé le : 02/07/2018
Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie (73) : point de départ du tunnel de base franco-italien de 57 kilomètres

Daniel Ibanez est coordinateur du collectif des opposants au projet Lyon-Turin. Il était invité à s'exprimer devant les députés de la commission des transports du parlement européen, le 20 juin dernier. Il y a alors réaffirmé les arguments des détracteurs du grand projet, vieux de trente ans, jugé inutile et coûteux. Au début du mois, l'association Les Amis de la Terre et des riverains ont également saisi le Conseil d’État dans l’espoir de mettre un coup d’arrêt à la percée du tunnel transalpin.

Avec les Amis de la Terre, vous venez de saisir le Conseil d’État en vue de l’annulation du décret de décembre 2017 qui proroge les effets de la déclaration d’utilité publique (DUP) du tunnel Lyon-Turin. Expliquez-nous pourquoi.

Ce recours est identique au recours gracieux déposé en février 2018 mais, après plus de deux mois sans réponse de la part du Conseil d’État, les Amis de la Terre se retournent une nouvelle fois vers la plus haute juridiction de l’ordre administratif. Le premier décret validant la déclaration d’utilité publique du chantier date de 2007, or, depuis dix ans, les prédictions sur lesquelles s’appuyait la déclaration ne se sont pas vérifiées. Nous avons soulevé toutes les différences substantielles entre ce qui était prévu et ce qui s’est vraiment passé. Selon l’enquête d’utilité publique, la marchandise de 3, 772 millions de poids lourds devait circuler en 2017 sous les tunnels du Fréjus et du Mont-Blanc. Or, moins de la moitié a réellement circulé. En tonnage, on est passé d’une estimation à 75 millions de tonnes à la réalité de 25 millions. On nous disait que les voies, routes et rails, serraient saturées. Ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, l’utilité de ce mégaprojet est objectivement remise en question.

Quelles sont les alternatives à la construction de cette ligne à grande vitesse Lyon-Turin, sensée désengorger les routes, réduire la pollution issue du trafic routier et développer le fret ferroviaire ? 

La voie ferrée existante est sous-utilisée.  L’enquête estimait à 61 millions de tonnes la quantité de marchandises qui transiterait par l’actuelle voie, en 2017. En réalité, 22 millions de tonnes y sont passées : c’est-à-dire, le tiers ! On pourrait sortir des routes 1 million de camions rien qu’en utilisant les rails à la hauteur des prévisions ! De plus, les rénovations, les agrandissements de tunnels, les changements de ponts ferroviaires et les innovations technologiques de cette ligne ont coûté 1 milliard d’euros. Mais, si l’on ne sait pas se servir de cet aménagement à sa juste valeur, pourquoi aller jeter des milliards dans un autre projet dont on a pas besoin ?

La Cour des comptes européenne vient de publier un rapport dans lequel elle constate que les Lignes à Grande Vitesse (LGV) ne sont pas rentables.  Est-ce un argument allant dans le sens des opposant au Lyon-Turin ?

Il n’y a pas que les écologistes qui râlent, les hauts fonctionnaires n’ont de cesse de rappeler que ces projets coûtent trop cher et qu’on ne pourra jamais les rembourser. Le Conseil général des ponts et chaussées dès 1998, la Cour des comptes française en 2012, le Conseil d’orientation des infrastructures en 2018… Aujourd’hui, la Cour de comptes européenne indique, qu’en moyenne, un kilomètre de LGV coûte 25 millions d’euros. Savez-vous à combien s’élève un km de la ligne Lyon-Turin ? 150 millions ! Si la Cour estime que, dès 25 millions, un projet n’arrive pas à l’équilibre, comment une ligne six fois plus chère peut-elle y arriver ? On n’a pas le droit de dépenser l’argent public pour rien en faire. C’est aussi simple que cela.

 

Tracé de la ligne Lyon-Turin- crédit Transalpine

 

Les partisans de la LGV Lyon-Turin évoquent les contraintes de l’actuelle ligne ferroviaire qui passe en montagne…

Les lobbyistes ont deux formules magiques : « La montagne rend difficile l’utilisation de la ligne existante » et « Il y a des problèmes de sécurité ». D’une part, je leur réponds que les Suisses et les Autrichiens font passer 65 % des marchandises sur leurs rails à 1175 et 1370 mètres d’altitude. En France, on est à 9 % de fret ferroviaire. Le problème ce n’est pas la montagne, car dans les plaines il y a encore moins de circulation de trains de marchandise, la route étant moins chère. D’autre part, au sujet de la « sécurité », ils ne donnent pas de statistiques. Quand est-ce qu’il y a eu un accident dans le tunnel ferroviaire du Fréjus ? Jamais. Leur argumentaire n’est pas étayé.

Au-delà de l’aspect économique, le creusement du tunnel est aussi controversé au vu des problématiques écologiques et sanitaires. Que pensez-vous de ces réticences ?

Il existe des risques de roches radioactives, c’est vrai, mais ce n’est pas le cœur du problème. Tout comme la disparition des terres agricoles. On peut très bien décider de fusiller 30 hectares de terres si la santé publique est en jeu. Il y a un arbitrage à faire. Concernant le Lyon-Turin, la question de l'utilité du projet devance celles des risques sanitaires et écologiques. A-t-on besoin de cet investissement ? La ligne existante est capable d’éliminer 1 million de poids lourds, soit 75 % du trafic routier.  En utilisant 60 % de la ligne existante, il est possible d’attendre l’objectif du livre blanc de l’union européenne qui préconise 50% de part ferroviaire pour le transport de marchandises d’ici à 2050.  Qui peut prendre la responsabilité de jeter de l’argent public pour rien ?

[COMMUNIQUE] - 36 personnes ont contribué au renouvellement des nouveaux billets du Sol Violette. C'est un fort soutien : merci !

Créé le : 29/06/2018
DR

Il reste encore 8 jours pour soutenir le Sol Violette. La monnaie citoyenne toulousaine, le Sol Violette, a 7 ans et renouvelle ses billets. De nouveaux billets tout beaux, sécurisés et illustrés grâce à un concours photo local 100 % citoyen.

Pour cela, l'association a besoin de soutien financier et a lancé depuis 1 mois un financement participatif sur la plateforme responsable ZESTE. Il reste encore 8 jours pour soutenir cette opération.

Contre-parties éthiques toulousaines au RDV !

- > nichoirs, repas dans un restaurant local, apéro partagé dans un bar toulousain, adhésions à l'association, ateliers de fabrication de chocolat, visites "rallyes urbains" de Toulouse...Il y a même une Tombola :)

Soirée finale au bar l'Autruche, le mercredi 4 juillet (cf Facebook),

avec remise des lots et Tombola, soirée ouverte à tous !

- Pour soutenir la réappropriation citoyenne de la monnaie

- Pour soutenir une économie active et solidaire

- Pour réduire la capacité des marchés financiers à spéculer

- Pour soutenir une production écologique et participer au développement d'une économie de proximité à Toulouse et dans ses environs

C'est ici sur ZESTE !

[OCCITANIE] - Marie Meunier-Polge, élue régionale à l'ESS : « Si l’Économie sociale et solidaire peut rendre d’économie plus vertueuse, tant mieux ! »

Créé le : 28/06/2018

Marie Meunier-Polge est conseillère régionale d'Occitanie déléguée à l'Economie sociale et solidaire (ESS). Elle exposait  les nouveaux objectifs de la région en matière d’Economie sociale et solidaire, au Pôle d'entrepreneuriat social montpelliérain, Réalis, le 27 juin dernier. Sans Transition lui a posé quelques questions. Notamment à propos des dernière évolutions du secteur et de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui pourraient diminuer les différences entre les entreprises «classiques » et celles de l'ESS...

Qu’est-il ressorti de cette rencontre au pôle entrepreneuriat social REALIS à Montpellier ?

Il s’agissait de présenter le plan de l’Economie sociale et solidaire de la région pour les trois ans à venir. La principale nouveauté de  ce plan est la création d’un fonds dédié à l’ESS pour soutenir les entreprises qui souhaiteraient s'inscrire dans ce champs ou qui auraient besoin d'un appui financier. Le dispositif « Pass Occitanie », qui a pour objectif de soutenir le développement des petites entreprises de moins de 40 000 euros, donne une réponse rapide aux sociétés dans l’urgence pour financer un projet. On poursuit surtout ce que nous avons déjà mis en place , et on approfondit les dispositifs dans le cadre de la grande région d’Occitanie qui compte désormais 13 départements.

Quels enjeux découlent de la fusion de Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées en matière d'ESS ?

Les politiques de l’Occitanie Est et Ouest n’étaient pas les mêmes. Dans l’ex Languedoc-Roussillon, nous étions déjà positionnés fortement dans l’innovation sociale :  la région a été la première à mettre l’Economie sociale et solidaire dans son schéma de développement économique dès 2005. Petit à petit, on a poussé les entreprises conventionnelles à revoir leurs modèles. Il s’agit donc surtout d’uniformiser les dispositifs en place dans l’une et l’autre anciennes régions, avec l’aide des têtes de réseaux qui connaissent mieux les besoins spécifiques des territoires et entreprises.

L'Occitanie est-elle une région particulièrement dynamique en matière d'ESS ?

Cette économie d’innovation sociale représente 12,6 % de l’économie globale de la région, ce qui est très important ! Et cette dynamique est perceptible à tous les niveaux. Mon rêve serait que le rectorat permette à toutes les étudiants en terminale ES d’avoir au moins un jour dédié à l’Economie sociale et solidaire, durant l'année scolaire. Il faut partir du principe que le temps où une entreprise s’implantait  dans la région  et créait 4000 emplois est révolu. La ressource doit désormais venir de notre territoire.

Actuellement, il y a un débat autour du projet de loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, dite loi « Pacte ». Certains acteurs craignent que  l'intégration d'objets sociaux ou environnementaux dans les statuts des sociétés gomme les différences entre entrepreneuriat classique et ESS...

Pour l'instant nous sommes dans une économie capitaliste ou l’actionnariat est fort. Si l’économie conventionnelle et les entreprises classiques s’emparent des problématiques sociales, environnementales , tant mieux ! On ne dépouillera personne. Ça n’empêchera pas ’Economie sociale solidaire de continuer son cheminement personnel et de défendre ces valeurs-là.  Et si l'Économie sociale et solidaire peut rendre d’économie plus vertueuse, tant mieux !

Que pensez-vous de l’action du gouvernement en matière d'ESS alors que le secrétariat d'Etat dédié à ce secteur a été supprimé ?

On a un Haut-Commissaire à l’Economie sociale et solidaire, Mr Christophe Itier, mais je regrette la disparition du Secrétariat d’État. De plus, la loi Hamon de 2014 avait donné un vrai coup d’accélérateur à ce secteur. Cette loi est notre ciment et on s’appuie énormément dessus. Désormais ce n’est plus vraiment le même marquage politique. Mais je crois que si les choses bougent, c’est parce que les acteurs de la société les font bouger.

 

 

Le réseau Biocoop en congrès à Saint-Malo

Créé le : 27/06/2018
Le congrès national Biocoop a eut lieu, du 23 au 25 juin à Saint-Malo - DR

Le congrès national Biocoop s'est tenu ce week-end, à Saint-Malo (35). Une grand messe appréciée par les représentants de ce réseau national de commerces d'alimentation biologique.

Le congrès national Biocoop a eut lieu, du 23 au 25 juin à Saint-Malo. Trois jours de conférences, tables-rondes et ateliers pratiques pour les gérants et salariés Biocoop afin de travailler sur l'avenir du réseau et de ses actions en faveur de la bio, de l'agriculture paysanne, de l'économie sociale et solidaire.

Stratégique et festif

Après une ouverture de Nicolas Hulot, plénières et tables-rondes, animées par Sans Transition!, se sont enchaînées le samedi sur le thème de l'ESS ou la manière dont le réseau parlera à ses consommateurs de demain. Une réflexion soutenue par les lumières de Philippe Moati, Une réflexion soutenue par les lumières de Philippe Moati et Pascale Hebel, économistes spécialistes de la consommation à Professeur d'économie à l'Obsoco (Observatoire société et consommation) et au Credoc.Le dimanche fut consacré à la stratégie du réseau puis dédié à des ateliers destinés à envisager de nouvelles pratiques. Ceci avec l'aide de start-ups innovantes invitées à participer.
 
Ce grand rassemblement fut conclu par l'Assemblée générale du réseau, lundi matin. Des séances de travail appréciées des équipes Biocoop qui ont pu trouver des éclairages précieux sur leurs pratiques d'aujourd'hui et de demain. Un week-end bien entendu ponctué de moments festifs, musicaux et conviviaux, ouverts aux sociétaires consommateurs.



Interview d'Orion PORTA, Directeur Général de Biocoop

 

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