Économie

[VIDEO] Les acteur-ice-s qui font la transition en Auvergne-Rhône-Alpes

Créé le : 12/06/2018

Rencontre avec plusieurs partenaires acteur-ice-s du changement sur les territoires à l'occasion de la soirée de lancement de l'édition Auvergne-Rhône-Alpes de Sans Transition !
 

 « Coopérer pour avoir un partage des valeurs qui soit équitable  »

Céline Poncet (Biocoop Bourgoin-Jallieu), Mirabelle Jaoui (Biocoop Tassin-la-Demi-Lune) et Dominique Senecal (président Biocoop Auvergne-Rhône-Alpes) nous expliquent l'engagement de Biocoop - partenaire historique de la revue - dans la transition.
 

 « Garantir des partenariats solidaires qui s'inscrivent dans la durée avec les paysans »


 

Belledone est une société spécialisée dans la fabrique de pain/confiseries/biscuits bio et vrac. Céline Berthollet, responsable marketing, nous explique le rapport qu'entretient la marque avec les territoires.


« Relocaliser l'agriculture et renforcer les circuits de proximité »


Quelle est la politique de transition de Lyon, forte du label "ville équitable et durable" ? Dounia Besson (adjointe au maire de Lyon en charge de l'économie sociale et solidaire) et Bruno Charles (vice Président à l'agriculture et au développement durable à la métropole de Lyon) nous éclairent sur le sujet.

« Territorialiser l’énergie »



Jean Marc Denise (président de l'association Toits en Transition, projet d’énergie citoyenne sur la métropole) et Olivier Dècle (correspondant local Enercoop Rhône-Alpes et citoyen impliqué dans le projet Toits en Transition) nous présentent les enjeux et le fonctionnement des projets d'alternatives énergétiques dans lesquels ils sont tous deux engagés.
 

« Représenter et fédérer les acteurs de l’ESS »

   

Les valeurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) exposées par Ophélie Demont, responsable communication de la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire (CRESS) Auvergne-Rhône-Alpes.

« Partager collectivement une vision de la construction »



Hervé Lafarge (secrétaire générale de la fédération Rhône-Alpes des SCOP du BTP) et Hugues Defrance (co-gérant de la SCOP Bois Logic en Ambérieux en Bugey) nous expliquent l’intérêt de fédérer les acteurs du BTP qui œuvrent en SCOP et la particularité de ce mode de fonctionnement.
 

Les coopératives d'Auvergne-Rhône-Alpes rassemblées en Assemblée générale

Créé le : 08/06/2018

Le 1er juin dernier, se tenait dernière Assemblée Générale de l'Union Régionale des Scop d'Auvergne-Rhône-Alpes (Aura), à Cournon-d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand. Rencontres avec des acteurs du monde coopératif régional.

Léo Miranda, la Nef : « La Nef possède la clientèle la plus altruiste »

Créé le : 08/06/2018
© Pixabay

Léo Miranda est responsable de l'innovation à la Nouvelle Économie Fraternelle (Nef), banque éthique. Rencontré lors de la dernière assemblée générale de cette coopérative, à Vaulx-en-Velin (69), le 26 mai dernier, il évoque avec nous l'implication des sociétaires dans la vie de l'entreprise.

INTERVIEW - Nicole Briend : « Il faut arrêter l'évasion fiscale ! »

Créé le : 07/06/2018

Militante d'Attac, Nicole Briend est appelée à la barre ce jour au Tribunal de Carpentras. Elle va expliquer pourquoi elle et les autres militants d'Attac ont emprunté des chaises à l'Agence BNP de Carpentras en 2016 et pourquoi elle n'a pas accepté que la police relève ses empreintes. Interview d'une militante qui dénonce l'évasion fiscale, dossier de UNE de notre dernière revue !

Lors de votre dernière comparution il y a 4 mois à la barre, le procès n'a pas pu avoir lieu, faute de suffisamment de juges présents (1 seul était présent alors qu'il en fallait 3 pour les chefs d'accusation qui vous sont reprochées, comme le refus de relevé d'empreintes digitales). Est-ce une nouvelle occasion pour vous et pour l'association Attac, de faire le procès de l'évasion fiscale ?

En effet, l'évasion fiscale se poursuit sous nos yeux. Nous l'avons récemment démontré avec Apple puisque dans notre récente action « Apple contre Attac », la justice a reconnu que notre action poursuivait des motivations « d'intérêt général ». Nous sommes dans ce même combat avec ces chaises que nous avons empruntées à l'agence BNP Paribas de Carpentras en 2016, pour signifier par une action de non violence, que cette banque (comme d'autres d'ailleurs), ne respectait pas toutes les règles du jeu et participait à cette dynamique de l'évasion fiscale.

Outre votre action d'intérêt général comme Apple, apportez-vous de nouveaux éléments dans ce procès de l'évasion fiscale ?

Le témoignage de la salariée de la BNP qui nous a ouvert les portes de la banque en 2016 sera un nouvel élément important de ce procès. Elle va pouvoir expliquer en quoi notre action était bel et bien non violente. Et aussi que ces chaises étaient promises… au rebus ! En quelle que sorte nous avons débarrassé la banque de ses déchets. Quant au témoignage de la porte-parole d'Attac, Aurélie Trouvé, il sera étayé de nouvelles jurisprudences, suite à l'action contre Apple notamment.

Qu'espérez-vous de ce procès ?

D'abord la relaxe, bien entendu. Mais également que la justice acte le « 2 poids / 2 mesures » dans lequel nous vivons. Avec d'un côté des citoyen-e-s comme moi qui s'ils sont « hors-la-loi » doivent se rendre à un procès. Et de l'autre, des entreprises « hors-la-loi », qui organisent l'évasion fiscale, un manque à gagner criand d'impôts pour l’État que les contribuables devront ensuite combler. Eux, peuvent négocier avec Bercy des arrangements, négocier des pénalités comme on le voit récemment avec la Société Générale qui va payer 1 milliard d'euros pour solder un « litige » sans même avoir besoin de plaider coupable, comme c'est le cas par ailleurs aux États-Unis.

"L'économie circulaire, levier de la transition"

Créé le : 04/06/2018
Entretien croisé avec Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’ESS en Paca (CRESS) et Xavier Corval, président fondateur d’Eqosphere, entreprise sociale pionnière engagée en faveur de réduction du gaspillage et des déchets depuis 2012 et mandataire de la Cress sur la thématique « Économie Circulaire ».
 
A noter : la CRESS Paca inaugure une nouvelle délégation départementale dans les Alpes-maritimes, à Nice, jeudi 7 juin. Un événement animé par Sans Transition ! 

 

En quoi les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) participent-elles à la dynamique autour de ce qui est désormais qualifié d'économie circulaire ?

Denis Philippe : L’économie circulaire propose un modèle économique innovant. L’objectif : produire durablement des biens et services, en limitant la consommation et le gaspillage de ressources (matières premières, eau, énergie), ainsi que la production des déchets. Notre mouvement d’entreprises se préoccupe depuis toujours de sa contribution à la transformation sociale. A l’avenir, l’enjeu d’une transition écologique et sociale s’impose, vers un modèle de développement durable. Certes, les nombreuses initiatives de nos entreprises y participent d’ores et déjà. Mais je constate que nous n’avons pas assez communiqué sur cet axe, qui affirme notre capacité d’entrepreneurs responsables de premier plan, en faisant circuler la richesse localement.

 
Xavier Corval : L’économie circulaire et l’ESS ont en commun d’être portées par des modèles de développement favorisant l’intérêt général et la circulation et la déconcentration des richesses. Comme nombre d’acteurs de l’ESS, nous oeuvrons au sein d’Eqosphere en faveur de cette dynamique : l’entreprise conçoit et gère des dispositifs de réduction du gaspillage pour les acteurs professionnels. Elle structure par exemple des « réseaux smart » de l‘économie circulaire et de la revalorisation des produits invendus et surplus de ses clients, de la grande distribution aux hôpitaux, pour éviter de les retrouver dans les poubelles !
 

Pour Nicolas Hulot : « L’économie circulaire se place au coeur de la transition énergétique. Nous devons arrêter ce procédé infernal qui amène à épuiser nos ressources ». Comment l’ESS peut-elle apporter sa pierre à cet édifice ?

DP : Nous sommes en train de mobiliser les 300 entreprises de l’ESS adhérentes de la Chambre régionale, afi n de co-construire avec l’ensemble des acteurs - associations, coopératives, mutuelles, fondations, - des réponses collectives aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques que porte l’économie circulaire. Recyclage des déchets, lutte contre le gaspillage alimentaire, valorisation de la biomasse…, sont autant de directions vers lesquelles nous pouvons apporter notre expertise et nos solutions, pour proposer des emplois et des réalisations locales. Les entreprises de l’ESS contribuent à fournir à l’action politique des voies à suivre et des expériences réussies, afin d’avancer vers la transition écologique. Le plus souvent, elles sont par ailleurs pionnières en matière d’innovations radicales. C’est là l’enjeu du travail que nous engageons avec nos partenaires.

 
XC : Eqosphere s’est impliquée depuis 18 mois dans un grand défi aux côtés des collectivités locales en Région Paca. Car les sols seront saturés en termes de capacités d’enfouissement des déchets dès 2020. Voilà pourquoi il faut déployer rapidement des coopérations efficaces au sein des filières et entre les filières. La Cress a décidé de renforcer la mobilisation de ses expertises et capacités de coopération au service de l’économie circulaire.

Donnez un coup de pouce à vos projets préférés avec MaFondationMacif

Créé le : 29/05/2018

La participation est au cœur de l’Économie sociale et solidaire (ESS). C'est dans cet état d'esprit que la Fondation Macif mène l'opération MaFondationMacif. Le principe : proposer aux sociétaires, élus et salariés du groupe Macif de voter pour leurs projets associatifs « préférés ».

Sans Transition est partenaire média de l'opération MaFondationMacif.

13 projets sélectionnés

Pour voter, les participants doivent se rendre sur la plateforme en ligne www.mafondationmacif.fr et distribuer des « pouces » à l'un des 13 projets sélectionnés par la fondation. 50 000 euros de subvention sont à partager entre les associations en fonction du nombre de pouces reçus.

Retrouvez sur notre site un focus sur les Jardins de Solène, un des projets en lice cette année. Mais aussi d'autres initiatives soutenues par la Fondation Macif, comme ce reportage sur Bois & Cie, association de Haute-Garonne qui construit des maisons écologiques et en bois pour des personnes en situation de fragilité.

Plus d'informations à venir sur notre site !

 

Occitanie : Dénichez de « bonnes adresses » avec les 3 Grâces

Créé le : 17/05/2018

On croit souvent avoir fait le tour de l'endroit où l'on vit. Les Montpelliéraines Justine Baptista, Marion Arnau et Cécile Dubois ont voulu s'attaquer à cette idée reçue en lançant Les 3 Grâces. Ce webzine propose de découvrir de bonnes adresses, près de chez vous, en région Occitanie : commerces locaux et équitables, artisanat, gastronomie... Il y en a pour tous les goûts et toutes les envies. 

« Nous sommes les touristes de notre propre région. Le projet des 3 Grâces est né de la frustration que nous avions de mal connaître notre propre région », raconte Justine. Avec ses collègues Marion et Cécile, elles se sont donc lancées dans la recherche de boutiques, de producteurs ou d'activités d’exception à Montpellier et dans sa région. « Pour l'heure, la plupart de nos références se trouvent à Montpellier et Sète. Mais nous avons vocation à dénicher progressivement des adresses dans toute la région », assure Justine.

Produits sains et locaux

Le site met déjà en avant plus de 40 commerces et services d'exception. Car Les 3 Grâces ne mettent pas n'importe qui ou quoi en avant. Et c'est là sa valeur ajoutée. Les structures qui souhaitent figurer sur le site doivent payer une adhésion à l'association qui porte le projet. Mais aussi signer une charte qui garantit la qualité de leurs prestations et le respect d'une certaine éthique. « Il s'agit de valoriser des démarches responsables. Des produits sains, si possible bio, mais pas uniquement, et locaux », défend Justine.

Des bonnes adresses que Les 3 Grâces présentent dans le cadre de circuits qui s'adressent aux particuliers. Il s'agit de parcours thématiques proposant les visites de 4 à 8 lieux ou activités dans une ville du territoire. Par exemple, un tour gastronomique à Montpellier, au travers duquel on découvrira une épicerie fine, un caviste, avec un passage obligé par la case restaurant. La culture ou encore la mode peuvent être d'autres thèmes retenus... Le tarif : entre 15 et 35 euros, en fonction des circuits qui peuvent comprendre repas et dégustations. Visites que Les 3 Grâces comptent bientôt organiser en minibus afin de sortir des villes et encore plus des sentiers battus.

Découvrez dans chaque numéro de Sans Transition ! Occitanie une bonne adresse dénichée par Les 3 Grâces

Plus d'infos : www.les3graces.fr/webzine/

 

Évasion fiscale : on arrête quand ?

Créé le : 11/05/2018
© Pixabay

Après tous les scandales révélés par les LuxLeaks, SwissLeaks, Panama Papers et Paradise Papers, quelques mesures ont été prises par le gouvernement français. Mais on est encore très loin du résultat attendu par tous les citoyens pour faire cesser les inégalités face à l’impôt.

Par Magali Chouvion, Julien Dezécot et Virginie Jourdan


LUTTE ANTI-ÉVASION : LA LENTE MACHINE

Chaque année, les montants de l’évasion fiscale atteignent avec certitude des dizaines de milliards d’euros. Si les récents scandales ont mis en lumière ses rouages, les moyens de la combattre tardent à être mis en œuvre. Enquête.

Par VJ

La combattre, sûrement. La supprimer, c’est une autre question. En mars dernier, le gouvernement français a présenté ses mesures pour lutter contre la fraude fiscale. Création d’une police spécialisée chargée de débusquer les grands fraudeurs, publication des noms des entreprises condamnées (« name and shame »), le projet entend aussi s’attaquer à l’évasion fiscale de grandes fortunes et de multinationales en ciblant les cabinets de conseils qui se chargent de l’organiser via des montages juridiques complexes. Un nouveau pas jugé sérieux. « L’affaire Cahuzac et les Panama Papers ont agi comme un détonateur. Les pouvoirs publics ne peuvent plus ignorer la prise de conscience générale du coût de la fraude et de l’évasion »,juge Anne Guyot-Welke, porte-parole du syndicat Solidaires-Finances publiques. En attendant de jauger l’efficacité réelle des mesures, les pratiques se poursuivent. Ironie de contexte, un procès en correctionnel touchant à l’évasion fiscale est prévu le 7 juin prochain à Carpentras, dans le Vaucluse. Il ne sera pas directement celui de fraudeurs, mais celui d’une militante, Nicole Briend, proviseure de...

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Des watts en circuit court

Créé le : 11/05/2018
Les Colibres, à Forcalquier, est un habitat participatif groupé construit en ossature bois avec isolation en panneaux de chanvre local. En brise-soleil, 96 m² de panneaux photovoltaïques permettent aux habitants d’autoconsommer l’électricité produite. © Atelier OSTRAKA

Consommer plutôt que vendre l'électricité que l’on produit dans son habitation. Un décret publié il y a un an a mis en place une aide pour les installations d’autoconsommation électrique. La mesure a incité de nombreux foyers à utiliser directement une partie de l’énergie produite par leurs propres panneaux photovoltaïques. Un investissement intéressant.

Par François Delotte


AUTOCONSOMMER OU REVENDRE : IL FAUT CHOISIR !

Entre autoconsommation et revente intégrale de son électricité au réseau, il faut se décider au moment de l’installation de ses panneaux photovoltaïques car les conséquences techniques diffèrent. En effet, dans le cas d’une volonté d’autoconsommation, une demande de raccordement spécifique est nécessaire pour revendre son surplus éventuel d’électricité au réseau (qui sera vendu à un tarif plus bas que pour de la revente totale). Par ailleurs, pour de la revente totale de sa production électrique, 2 compteurs sont obligatoires : un pour sa propre consommation et un pour comptabiliser la revente.



40 % des foyers s’.quipant de panneaux le font dans l’objectif.d’autoconsommer leur électricité. © Pixabay

« Notre propre production d’électricité a...

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YÁNIS VAROUFÁKIS : « Les mouvements, comme les acteurs politiques, devraient avoir une date d’expiration »

Créé le : 07/05/2018
© Neal McQueen

Figure de l’anti-austérité, l’ancien ministre des Finances grec a lancé fin mars son nouveau parti baptisé MeRA25. Il est également à l’initiative du mouvement transeuropéen Diem25, dont l’objectif est de rallier à sa cause des partis nationaux, comme Génération-s de Benoît Hamon, pour présenter un programme commun aux élections européennes de 2019. Ambition : relancer une Europe écologique, transparente et solidaire.

Propos recueillis par Magali Chouvion, traduction Lisa Clisson O'Beirne

Depuis des années, vous vous battez contre la politique d’austérité européenne. Pourriez-vous nous expliquer de quoi, selon vous, cette austérité est responsable ? 

La Grèce n’a pas subi un simple programme d’austérité. Le pays a subi la plus importante austérité dans l’histoire de l’Homme ! Une ‘grande dépression’ en résulte. Plus de 28 % des revenus réels ont été perdus, un tiers des emplois éradiqués, une famille sur deux survit sur une petite allocation. Dernier chiffre, et pas le moindre, le taux de suicides a augmenté de 45 %. En d’autres mots, la Grèce est le laboratoire vicieux d’un néolibéralisme devenu fou.

Dans une telle situation, selon vous, les solutions contre la pauvreté et les inégalités concernent nécessairement l’échelle européenne ou ces problèmes peuvent-ils être réglés au niveau national ?

Afin de combattre la pauvreté, nous devons agir sur tous les niveaux à la fois : localement, nationalement et au niveau de l’Union Européenne. DiEM25 pense que le fait de...

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