Économie

Lancement de la campagne « un million d'emplois climat »

Créé le : 02/03/2017
Attac

Créer un million d'emplois en échange du « pacte de responsabilité » de Hollande : c'est la promesse non tenue de Pierre Gattaz, président du Medef. Pourtant, créer un million d'emplois d'ici 2020 grâce aux alternatives écologiques, économiques et sociales, c'est possible si l'on s'engage vraiment dans un changement de modèle. Dans un rapport publié en janvier dernier, plusieurs organisations citoyennes et syndicales (AlternatibaAttac FranceCollectif RooseveltConfédération Paysanne, Fédération syndicale unitaireLes Amis de la TerreMouvement national des chômeurs et précairesRéseau Action ClimatUnion syndicale Solidaires) montrent que lutte contre le chômage et transitions ne font qu'un. Rencontre avec des militants d'Attac Bouches-du-Rhône, qui comptent bien mettre en avant les solutions concrètes à l'œuvre sur leur territoire. 

 

Plus d'infos :

https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/rapport-un-million-d-emplois-climat

Tribune - Mangez français : des engagements pas un slogan !

Créé le : 16/02/2017
Pixabay

Par la Confédération Paysanne de Bretagne - Une tribune lié à notre dossier "Made in France : effet de mode ou remède à la crise ?"

Voilà près de 2 mois que 25 000 tonnes de maïs d'importation traité à la phosphine et destiné à l'alimentation animale sont bloquées dans le port de Brest.Les risques pour les travailleurs affectés à la manipulation de ce maïs et l'éventuelle contamination de la chaîne alimentaire ont été dénoncés le 16 janvier dernier par un collectif de syndicats et d'associations avec lequel nous - paysans et paysannes de la Confédération Paysanne de Bretagne -  sommes en accord.

Le 31 janvier, Triskalia, une des coopératives utilisant ce maïs pour la fabrication d'aliment, a réagi en niant toute responsabilité des acheteurs dans le traitement pendant le transport et en soulignant qu'il n'y avait aucune nécessité à détruire le stock traité.

La phosphine est un gaz hautement toxique dont l'utilisation n'est plus autorisée en France.

Dans ces conditions, comment peut-on défendre le « Mangez français » que les filières longues utilisent comme argument de vente ? Quelles sont donc les garanties de qualité et de sécurité alimentaire pour les produits d'élevage estampillés « Viande d'origine Française » ?

Pour mettre du contenu dans ces attestations d'origine, il est nécessaire

      que les travailleurs impliqués tout au long de la chaîne - dans les secteurs de l'agriculture, l'agro-alimentaire et la vente - bénéficient de conditions de travail et de rémunération correctes,

      que la traçabilité des produits soit assurée dans la totalité des phases d'élaboration, depuis la production des végétaux en passant par le transport, le stockage, la transformation, etc...

     que l'alimentation animale soit fabriquée prioritairement à partir de productions - maïs notamment - cultivées au plus près de la zone d'élevage,

    que les produits de traitement qui ne sont pas agréés en France ne soient pas utilisés sur des produits qui entreront, à quelque stade que ce soit, dans l'élaboration de produits finis dont l'origine est garantie française.

Ainsi, nous réaffirmons la nécessité de :

-       protéger les salariés et autres utilisateurs des risques qu'ils encourent avec les produits chimiques de traitement.

-       rétablir un fort lien au sol des élevages bretons pour éviter ce risque de dérive.

 

Qui veut casser la dynamique de l'agriculture bio française ?

Créé le : 16/02/2017

Par la Fédération nationale d'Agriculture biologique (FNAB)

Avec un marché en croissance de 20% et + 40% de fermes en 1ère année de conversion en 2016, l'agriculture bio est le secteur le plus dynamique de l'économie française. En ces temps de crise agricole et de chômage, on s'attendrait à ce que la croissance de ce secteur qui emploie deux fois plus de main-d'oeuvre que l'agriculture conventionnelle suscite l'attention des pouvoir publics. C'est tout le contraire qui se passe !

Des aides non-versées

A cause d'une gouvernance Etat-régions totalement défaillante, de nombreux agriculteurs bio sont en grande difficulté financière, malgré la bonne santé de leurs exploitations.

En effet, la totalité des aides à la conversion et à la reconnaissance des services environnementaux (dites maintien), ainsi que certaines mesures agro-environnementales (MAEC) dues au titre des années 2015 et 2016, et sur lesquelles les agriculteurs bio comptaient, ne leur ont toujours pas été versées ! Soit 2 ans de retard !!! Certes, des avances (ATR) ont été versées, mais elles sont largement insuffisantes.

Plus d'infos :

www.fnab.org

VIDEO : L’Économie sociale et solidaire : un secteur qui crée de l'emploi !

Créé le : 15/02/2017

Associations, coopératives, mutuelles ou encore fondations : l’Économie sociale et solidaire crée de l'emploi. En particulier en Bretagne, où le secteur a généré 6900 emplois entre 2010 et 2015, période durant laquelle l'économie « conventionnelle » en perdait 2500. Dans le dernier numéro de l'émission que Sans Transition ! Bretagne anime sur Tébéo, Julien Dezécot a fait le point avec ses invités sur cette autre façon de produire des biens et services. Un programme à revoir ci-dessous où sur le site de Tébéo.  

 

Organic'Vallée, le Lauragais en circuit court

Créé le : 13/02/2017

À Bélesta-en-Lauragais, à une quarantaine de kilomètres à peine du centre de Toulouse, une société, Cler Verts, collecte les déchets organiques de la ville rose. Transformés en compost, ceux-ci fertilisent des terres qui produisent des légumes consommés en ville. Une économie circulaire, la première du genre en France, qui entend remettre en contact le monde urbain et le monde rural.


Un modèle d'économie circulaire

Depuis sa création en 2015, Organic'Vallée ne cesse d'évoluer et de s'étoffer. Une unité de méthanisation a ainsi été inaugurée en octobre dernier pour compléter le travail de valorisation des déchets verts collectés. Cette zone d'agroactivités, pionnière dans l'Hexagone, devrait trouver son équilibre dans un délai trois à sept ans. Découverte. 

 

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Made in France : effet de mode ou remède à la crise ?

Créé le : 10/02/2017

Le Made in France se porte bien. Les consommateurs sont de plus en plus enclins à acheter français et les entreprises plus nombreuses à revendiquer une fabrication nationale. Le Made in France serait gage de qualité et de respect des normes sociales et environnementales. Surtout, un moyen de préserver des emplois sur le territoire national. Consensuel, le sujet transcende les clivages politiques. Mais, derrière la belle étiquette, est-ce aussi simple et souhaitable de favoriser la production dans l’Hexagone ?  


Made in France, une tendance de consommation 

L’attrait du consommateur pour le Made in France se confirme. Huit Français sur dix disent s’y intéresser de plus en plus. S’il est prisé, c’est parce qu’il contribuerait à la sauvegarde de l’emploi et de savoir-faire en France. Il serait aussi plus respectueux de normes sociales et environnementales.

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Fatima Bellaredj, Urscop LR : « La loi initiée par Benoît Hamon a inscrit l’Économie Sociale et Solidaire dans l'économie »

Créé le : 01/02/2017
FD/LMDP

L'Union régionale des Scop (sociétés coopératives) de Languedoc-Roussilllon (Urscop LR) présentait ses vœux au cinéma Utopia de Montpellier, le 31 janvier dernier. L'occasion de parler innovation sociale avec Fatima Bellaredj, directrice de L'Urscop LR. Mais aussi de la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ainsi que de Benoît Hamon et sa loi « Economie Sociale et Solidaire ». Interview sonore.

 

Plus d'infos :

www.scop-lr.coop

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Réguler les marchés coûte moins cher que gérer les conséquences des crises !

Créé le : 31/01/2017
Pixabay

Par le Mouvement pour une organisation mondiale de l'agriculture (momagri)

La consultation publique sur la PAC 2020 devra tirer les enseignements de la crise agricole et du succès de la mesure de réduction de la production laitière.

Paris, le 1er février 2017 : Alors que la Commission européenne ouvre une consultation publique sur la PAC post 2020, le think-tank Momagri publie une analyse des mesures d’aide à la réduction de la production laitière activées en 2016 pour faire face à la crise de surproduction.
 
Rappelons que les éleveurs laitiers européens se sont vus proposer la possibilité de réduire leur production contre une aide minimum de 14 centimes d’euros par litre de lait non produit. L’objectif était de rééquilibrer le marché en réduisant de 2,8% la production du quatrième trimestre 2016.
 
Donnant tort aux experts qui pensaient que la mesure ne serait que très peu utilisée, 271 des 28 membres de l’UE ont activé la procédure, en utilisant de plus la possibilité de compléter le montant européen. La France a ainsi choisi de porter à 24 centimes le montant de l’aide au litre de lait non produit dans la limite de 5% de la production.
 
Momagri a construit un indicateur de participation au programme basé sur la synthèse de deux variables : la part de la production engagée à réduction et la part d’éleveurs engagés dans chaque Etat membre.
 
La Belgique arrive première sur l’indicateur de synthèse, révélant ainsi le très fort engagement des producteurs belges qui sont près de un sur deux (45,5%) à avoir adopté la mesure pour une réduction de la production de 3,3%. L’Irlande et le Portugal complète le podium. Se classent après la France (32,3% des producteurs et 2,9% de volumes engagés) et l’Allemagne (18,4% des producteurs mais davantage de volumes engagés 3,6%).
 
La remontée des prix observée actuellement s’explique en partie par la mesure de réduction de la production laitière qui aura couté 150 millions d’euros, plus les compléments que les Etats membres ont choisi d’apporter. Un montant au final bien modeste pour remettre sur les rails une filière laitière européenne qui représente 97 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel (source Eurostat).
 
Peut-être cette mesure aurait-elle pu être mise en place plus tôt ? Cela aurait évité de faire exploser les stocks de poudre de lait à 355 000 tonnes, soit plus de trois fois le plafond établi lors de la dernière réforme, pour un coût dépassant les 600 millions d’euros. D’autant qu’ils continuent de peser sur les cours.
 
Ce programme aura également atteint un second objectif : prouver que la régulation n’est pas morte ! C’est la raison pour laquelle Momagri participera activement à la consultation de la Commission européenne afin de faire valoir ses propositions pour donner un nouveau cap stratégique à la PAC.

Benoît Hamon : « Pour un contre-modèle coopératif ! »

Créé le : 30/01/2017
Crédit : Copie d'écran / France Info

 

Le premier numéro de Sans Transition !, consacrait un dossier à la reprise d'entreprises en statut coopératif. Benoit Hamon, ancien ministre à l’Économie sociale et solidaire (ESS) et désormais candidat du PS à l'élection présidentielle, nous avait accordait un entretien sur le sujet. 

ST : En France, 2700 entreprises coopératives et participatives, notamment les ScoP, emploient près de 51 000 salariés dans tous les secteurs d’activité. Pourquoi pensez-vous que ces entreprises doivent se développer davantage en France ?

BH : Il s’agit d’un modèle d’entreprise durable qu’il faut favoriser. J’en veux pour preuve une étude de 2013 de la direction du Trésor qui constate que les coopératives, dirigées par leurs propres salariés, vivent plus longtemps que leurs concurrents de même taille. Ceci ne tient ni de la philanthropie ni de la magie, mais du réinvestissement statutaire opéré. L’argent sort peu sous forme de dividendes et continue à être investi dans l’entreprise. C’est aussi grâce à une gouvernance partagée que sont prises des décisions plus patientes fondées sur l’emploi à long terme.

ST : Près de 7000 PME cherchent à êtres reprises chaque année et ce chiffre devrait s’accroître. En quoi la reprise en Scop, défendue dans votre loi sur l’économie sociale et solidaire (ESS) de 2014, offre-t-elle une solution viable ?

BH : Nous devons accompagner ces modèles entrepreneuriaux qui poursuivent moins une course effrénée de croissance et d’intérêts individuels, que le maintien de l’emploi, l’impact social et la protection de l’environnement, dans une perspective d’intérêt général. Dans le cadre de la loi ESS, nous avons créé la Scop d’amorçage, qui permet à des salariés-repreneurs durant 7 ans- d’être minoritaires au capital mais majoritaires en matière de droit de vote. Nous avions aussi imaginé un droit d’information des salariés lorsque l’entreprise est à vendre. La loi prévoyait une durée de 2 mois avant la signature du processus de vente, pour que les salariés aient le temps de formuler une offre. Mais M. Macron, désormais ministre de tutelle de l’ESS, a publié un décret qui est venu réduire la portée de la loi, prévoyant que ce droit serait réduit à 2 mois avant le transfert de propriété, alors qu’à ce moment là les entreprises auront déjà un acheteur potentiel... Conséquence : le droit d’information ne privilégie plus la reprise en coopérative par les salariés. Visiblement, M.Macron ne comprend pas ce modèle d’entreprise à lucrativité limitée.

ST : Outre les Scop, la loi ESS met l’accent sur d’autres formes de coopératives comme les sociétésd’intérêt collectif (Scic) qui peuvent également inspirer des reprises d’entreprises...

BH : Les Scic permettent de développer des formes de gouvernance public-privé, dans des domaines qui concernent par exemple les politiques de santé, la production d’énergie locale, les services aux personnes âgées, la petite enfance... Elles s’inscrivent également dans ce contre-modèle coopératif, au même titre que les Scop ou les coopératives d’activité et d’emploi (CAE). Le retour au plein emploi, au progrès social, ne peut pas passer uniquement par des start-up, des sagas individuelles, qui ne sont qu’une partie du modèle économique français. L’ESS innove et mérite d’être davantage valorisée.

 

Tag 29 : bien plus qu'un incubateur

Créé le : 25/01/2017
Crédit : DR

5, 4, 3, 2, 1... Tag 29 est mis en orbite ! Ce « Propulseur d'entrepreneuriat collectif » est destiné à accompagner « la création d’entreprises innovantes et solidaires en incubateur », selon son promoteur, l'Association de Développement de l'Economie Sociale et Solidaire (Adess) du Pays de Morlaix (29). 

« Trajectoire Agiles » (pour « Tag ») 29 s'adresse aux collectivités territoriales et structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) du Pays de Morlaix (associations, coopératives, fondations...) « souhaitant répondre à un besoin sociétal du territoire par la création d'une activité économique nouvelle », indique l'Adess.

Cette structure innovante est organisée en trois axes :

Un « révélateur » 

Destiné à réaliser des études d'opportunité économique, sociale et environnementale pour et avec des porteurs de projets.

Un « idéateur »

Composé d'ateliers individuels ou collectifs permettant aux porteurs de projet de « passer de l'idée au projet de création d'entreprise », note l'Adess.

L'incubateur

Destiné à accompagner des porteurs de projet voulant créer une entreprise dans le champ de l'ESS.

L'Adess du Pays de Morlaix lance un premier appel à candidature pour celles et ceux désirant créer une « entreprise d'utilité sociale ». Le dossier est à complété jusqu'au 3 février 2017. 5 projets seront retenus pour un accompagnement de 5 à 18 mois. 

Plus d'infos :

www.adess29.fr

 

 

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