[SMART CITY] : le cauchemar derrière les promesses ?

Créé le : 16/03/2020
melbourne

Par Virginie Jourdan

Débarquées après la crise financière de 2008, la « smart city » et ses promesses d'économie d'énergie progressent en France. À Angers, Dijon, Nice, des mairies optent pour des solutions clé en main pour assurer une partie grandissante de la gestion de leurs éclairages, déchets ou vidéo-surveillance. Entre la captation lancinante des données et des services publics par des groupes privés et la multiplication des outils de surveillance, les craintes émergent. Les alternatives aussi.

Objet marketing promu par de grands groupes américains après la crise financière de 2008 et dopé par les espoirs suscités par des outils numériques florissants, la ville intelligente ou smart city continue de poser ses jalons en France. Sur le terrain, son versant sécuritaire inquiète.

Une décade après son apparition dans le vocable de la révolution numérique, la « smart city », communément traduite par ville intelligente, progresse encore. De Singapour à Toronto, les applications et les plateformes numériques qui promettent d'apporter des réponses automatisées à des problèmes imprévus ou récurrents se multiplient. Leur carburant pour fonctionner ? La collecte de données, leur centralisation puis leur traitement. Avec elles, tout est passé au peigne-fin : consommations énergétiques, déplacements d'automobiles ou de piétons, consommations d'eau, etc. En France, ce concept fait aussi son bonhomme de chemin. Fin 2019, la ville d'Angers, dans le Maine-et-Loire, a dévoilé son modèle de « smart city ». Au programme : 50 000 capteurs devraient être installés dans les rues de la ville en 2020. Objectif ? Mesurer pour...

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