Économie

[MOIS de l'ESS] – VAUCLUSE : LES JARDINS DE SOLÈNE REÇOIVENT LE PRIX NATIONAL DE L'INNOVATION SOCIALE

Créé le : 08/11/2017
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Une légumerie qui récupère des produits locaux déclassés. Le tout en proposant des emplois à des personnes en situation de handicap. La SAS du Vaucluse « Les Jardins de Solène » s'est vue décerner, le 19 octobre dernier, le prix national de l'Innovation Sociale. Un prix remis à l'entreprise par Philippe Denis, président de la Chambre régionale de l’Économie Sociale et Solidaire de Paca (Cress Paca). « Les jardins de Solène » est un projet soutenu par la Fondation Macif.


Découvrez en vidéo les activités de cette structure solidaire qui s'inscrit dans le champ de l'économie circulaire.

 

[MOIS DE l'ESS] – UN JOUR, UNE MINUTE, UNE ENTREPRISE – Mon cuisinier ou la restauration solidaire

Créé le : 07/11/2017
Nathalie Fortune, gérante et directrice de la Société coopérative d'Intérêt collectif Mon cuisinier - DR

Novembre, c'est le mois de l’Économie sociale et solidaire (ESS) en Occitanie ! À cette occasion, Sans Transition ! vous fait découvrir qui sont les acteurs de l’ESS en région. Régulièrement, nous présenterons une structure hébergée au Pôle Réalis – hôtel régional d’entreprises de l’ESS basé à Montpellier - via une interview sonore d'une minute.

Aujourd'hui, rencontre avec Nathalie Fortune, gérante et directrice de la Société coopérative d'Intérêt collectif Mon cuisinier.

[MOIS DE L'ESS] - CHRISTOPHE ITIER : « L'ESS PEUT PROPOSER DES MODÈLES PLUS PROTECTEURS QUE L'UBERISATION »

Créé le : 06/11/2017
Christophe Itier, haut commissaire à l'Economie sociale et solidaire - DR

Novembre, c'est le mois de l’Économie sociale et solidaire. Christophe Itier, haut commissaire à l’ESS, et Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, étaient, ce lundi six novembre, à la Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire de Paca. Car c'est dans cette région qu'est né le mois de l'ESS il y a 15 ans. 

Nous publions ici une interview de Christophe Itier, à retrouver dans un grand dossier consacré à l'ESS, qui paraîtra dans le prochain numéro de Sans Transition ! en kiosques ce mois ci. 

La loi ESS de 2014 a donné une définition à l’économie sociale et solidaire. A-t-elle posé les bases d’un changement d’échelle ?

Elle a défini un périmètre précis et inclusif (en intégrant les entreprises commerciales, NDLR) avec des familles nombreuses : mutuelles, fondations, coopératives, associations... Elle a établi les bases de sujets importants, comme la finance solidaire, et a aussi permis de poser cette économie dans le paysage de l’économie française. L’heure est aujourd’hui à l’acte II.

Quels leviers doivent encore être activés ?

Il faut consolider le modèle économique des associations, dont la suppression des contrats aidés a révélé la fragilité. Il faut peut-être relever le seuil de 60 000 euros de prestations lucratives sous lequel les associations doivent se maintenir pour ne pas perdre leurs avantages en matière de philanthropie. Si l’on veut que les associations hybrident leurs revenus, il faut explorer de nouvelles pistes : si une association fait de l’excédent, elle se le fait reprendre l’année d’après. En outre, le versement (des subventions, etc. NDLR) est très long et pose des problèmes de trésorerie. Est-ce normal ?

Faut-il renoncer à l’intervention publique ?

Il faut insérer davantage de critères sociaux et environnementaux dans la commande publique. Les entreprises de l’ESS sont les mieux placées pour y répondre et les entreprises classiques seront amenées à faire alliance avec elles pour répondre à ces exigences.

Le premier Conseil supérieur de l’ESS a proposé la création d’un accélérateur d’innovation sociale. C’est-à-dire ?

L’idée est de recenser les moyens de financement en listant ceux qui existent et voir qui peut y accéder, de travailler sur un droit à l’expérimentation pour que les entrepreneurs sociaux ne soient pas freinés par la réglementation quand ils veulent tester une activité (…). Nous allons aussi nous appuyer sur les territoires, dont les incubateurs, les PTCE...

Quels sont les secteurs sur lesquels les acteurs de l’ESS ont un rôle à jouer ?

Le vieillissement de la population, le décrochage scolaire, le chômage de longue durée, la précarité énergétique et la transition énergétique peuvent être qualifiés de prioritaires. L’ESS doit aussi s’emparer des outils numériques. Elle peut proposer des modèles plus protecteurs que l’ubérisation. Le modèle coopératif en est un exemple.

[MOIS DE l'ESS] – UN JOUR, UNE MINUTE, UNE ENTREPRISE

Créé le : 06/11/2017

Cest parti pour le mois de l’Économie sociale et solidaire (ESS) en Occitanie ! À cette occasion, Sans Transition ! vous fait découvrir qui sont les acteurs de lESS. Chaque jour, nous présenterons une structure hébergée au Pôle Réalis – hôtel régional d’entreprises de lESS basé à Montpellier.

Le principe : découvrir les activités d'une entreprise via une interview sonore d'une minute.

Aujourd'hui, rencontre avec Rémi Delage, chargé de projet développement durable pour le bureau d'études et d'ingénierie eau, énergie et environnement Orchis.  

« Devenons les acteurs de l’économie dont nous rêvons » - Première édition des Rencontres des Economies Positives les 7 et 8 novembre à Auray en Bretagne sud

Créé le : 02/11/2017
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Par l'Université Terre & Mer

La première édition des Rencontres des Economies Positives aura lieu les 7 et 8 novembre à Auray. Organisées par l’Université Terre & Mer dans le cadre du mois de l’ESS, ces rencontres participatives  inédites rassembleront la diversité des acteurs du territoire autour des nouvelles approches économiques à impacts positifs.

 

Lieu : Cinéma Ti Hanok d’Auray (Zone d’activité Porte Océane) -

Publics : entreprises, réseaux professionnels, élus, salariés des secteurs privé et public, associations locales, porteurs de projets, citoyens, étudiants, chercheurs…

Format : 2 journées et une soirée conviviale, entrées payantes, 200 personnes attendues

 


 

Ancrage local et approche globale pour co-construire les solutions de demain 

A l’heure des transitions numériques, écologiques, citoyennes, la question de notre relation à l’économie au sens large apparait comme un levier de transformations profondes de nos organisations humaines.

Partant du principe que l’économie est un écosystème au service des humains sur les territoires, les nouvelles approches économiques ouvrent le champ des possibles pour co-créer les solutions concrètes aux enjeux de la transition sociétale à impacts positifs.

« PARTAGER – INSPIRER –ENGAGER » la transition sociétale a impacts positifs

Les premières  Rencontres des Economies Positives s’intègrent dans les dynamiques locales et nationales en faveur des économies à impacts positifs avec trois intentions fortes : découvrir et s’inspirer des approches pionnières de demain, saisir comment mettre en œuvre concrètement et localement des solutions pour le développement du bien-être dans les organisations et du bien-vivre sur les territoires, rassembler sur un format participatif conçu pour maximiser les interactions et la transversalité.

Des intervenants pionniers de haute qualité

Elles et ils sont spécialistes des nouveaux modèles économiques, de la conduite du changement dans les organisations, des processus collaboratifs, ou encore de l’économie locale et réelle.

Ils partageront leurs expériences dans une logique d’essaimage.

Seront notamment présents : Anne PATAULT (Région Bretagne), Bertrand MONFORT (Inspire Institut), Philippe DERUDDER, (Association Internationale pour le Soutien aux Économies Sociétales), Michel RENAULT (Université Rennes 1, ONG Pékéa), Jean-Philippe MAGNEN (accompagnateur du changement, ancien élu Région Pays de la Loire), Marie MOTAIS (Tamalpa), Isabelle DELANNOY (Do Green), Franck DELALANDE (Talents Tube), Aurélien SUSNJARA (Fondation Ellen Mc Arthur), Bernard MENGUY (architecte éco-construction), Julie SCHWAGER (DREAL)…

Des formats participatifs conviviaux pour questionner la transmission du savoir

Des temps d’expérimentation, de réflexion collective, et des ateliers seront proposés aux participants. Aujourd’hui, nous le savons, nous n’apprenons pas en restant confortablement assis en écoutant des experts. Nous avons besoin de nous rencontrer, de nous parler, de tester, d’imaginer et de faire ensemble. C’est ainsi que nous faisons grandir notre propre expertise individuelle et collective.

Des temps atypiques rythmeront ainsi les deux journées. Une soirée conviviale ponctuera la première journée avec une projection débat autour du film « Enfin des bonnes nouvelles » (réalisé par Vincent Glenn).

 

Université citoyenne Terre & Mer : qui sommes nous ? 

L’Université « citoyenne » Terre & Mer est un espace de transmission innovant ancré en Pays d’Auray en Bretagne sud (association Loi 1901 crée en 2014). Elle accompagne les individus et les organisations dans leurs dynamiques visant à s’engager dans la transition sociétale à impacts positifs.

Elle propose à la diversité des publics de son réseau (entreprises, collectivités, associations) de se former aux outils, méthodes, postures et processus innovants répondant aux enjeux de transformations et d’accompagnement au sein des organisations : "Coopérer et co-construire par l’intelligence collective", "Détecter et développer les potentiels individuels", "Co-construire les territoires de Demain", "Valoriser la dimension culturelle comme moteur de transformation".

Programme et inscription :  www.terre-et-mer.eu/rencontres

 

 

[TRIBUNE] - L'Assemblée nationale porte un coup sévère au financement citoyen des entreprises solidaires

Créé le : 26/10/2017
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Paris, le 23 octobre 2017 – Par FINANSOL

Le 20 octobre 2017, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2018, l’Assemblée nationale a amputé sans ménagement le dispositif fiscal favorisant l’investissement des particuliers au capital des entreprises solidaires. Finansol et tous ses membres s’élèvent avec force contre cette mesure injuste qui va casser le développement des entreprises solidaires et des associations qui placent l’intérêt général au cœur de leur activité en luttant contre le chômage et le mal logement des Français les plus vulnérables. 

L’actionnariat solidaire est un mécanisme d’investissement qui permet à tout particulier de souscrire des parts ou actions d’entreprises, agréées par les pouvoirs publics, exerçant des activités de solidarité telles que la lutte contre le chômage et le mal logement, ou contribuant à la transition écologique. C’est la forme de financement citoyen la plus directe et la plus efficace.

Plusieurs acteurs de la solidarité ont recours à ce dispositif : par exemple, les foncières d’Habitat et Humanisme, de la Fondation Abbé Pierre, du Secours Catholique ou de Solidarités Nouvelles pour le Logement. Pour eux, ce mode de financement est indispensable pour renforcer leurs fonds propres, ressources dont le secteur manque cruellement, afin d’acheter des logements et de les proposer à des personnes en très grande précarité.

En ne maintenant pas les incitations fiscales à l’actionnariat solidaire à l’occasion de la transformation de l’ISF en IFI -alors qu’elle les a maintenues pour le don-, l’Assemblée nationale signe l’arrêt de mort des entreprises solidaires qui ont besoin de lever beaucoup de fonds propres. Pourtant, ces acteurs ont démontré leur efficacité au service de la solidarité et des territoires. Rien qu’en 2016, elles ont permis de créer ou consolider 49 000 emplois (notamment en insertion), de reloger 5 500 personnes, de développer l’entrepreneuriat dans les pays les plus pauvres. Un impact social majeur, à mettre en regard du coût dérisoire de cette incitation fiscale, estimé à moins de 10 millions d’euros par an pour le budget de l’Etat.

Respecter les engagments d'Emmanuel Macron

Les acteurs de la finance solidaire, regroupés au sein de Finansol, appellent les pouvoirs publics à rétablir de la cohérence dans leur action et à respecter les engagements pris par Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République. Cohérence, car il n’est pas compréhensible de diminuer les financements publics dédiés aux actions de solidarité, et dans le même temps, d’entraver la capacité des entreprises solidaires à mobiliser ce financement privé citoyen. Respect des engagements, car le Président de la République a fait du développement de la finance solidaire l’un des quatre piliers de son plan d’action en faveur de l’économie sociale et solidaire.

Il est donc indispensable que le Parlement maintienne les mesures en vigueur en faveur de l’actionnariat solidaire, supprimées en première lecture par l’Assemblée nationale, afin que les entreprises solidaires puissent poursuivre et intensifier leur action au profit de la cohésion sociale.

 « Tous les membres de Finansol doivent se mobiliser pour faire valoir l'impérieuse nécessité de préserver tous les dispositifs concourant à la solidarité. L’investissement en direct dans les entreprises solidaires est menacé de disparition. C'est une perspective inacceptable pour les membres de Finansol et toutes les entreprises solidaires qui en bénéficient », souligne Frédéric Tiberghien, Président de Finansol.

27 membres de Finansol sont concernés par cette mesure : Autonomie et Solidarité, Caisse solidaire, Caritas Habitat, Cocagne Investissement, Entreprendre pour Humaniser la Dépendance (EHD), Energie Partagée Investissement, Entrepreneurs du Monde, Familles solidaires, Femu Quì, Fonds Afrique Développement, Garrigue, Habitat et Humanisme, Habitats solidaires, Herrikoa, Iés, La Nef, Les 3 Colonnes, LITA.co (ex-1001PACT), Lurzaindia, Phitrust Partenaires, SIDI, Solidarités Nouvelles pour le Logement, Sigma Gestion, SOLIFAP, SPEAR, Terre de Liens, Urbancoop.

[TRIBUNE] - LE « MARCHÉ INTERDIT », nouveau marché de dupes ?

Créé le : 12/10/2017
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Par Réseau Semences Paysannes

À l'instar des multinationales agrochimiques et semencières, la grande distribution prend en otage paysans et citoyens dans un système alimentaire toujours plus industrialisé et toxique. Magie de la communication, un des leaders mondiaux du secteur (Carrefour) se poserait aujourd'hui en défenseur des semences paysannes via un certain « marché interdit »….

C'est pourtant bien les critères de cette même grande distribution qui ont concouru à l'homogénéisation des semences, et in fine à l’érosion de la biodiversité cultivée… Par une propagande entretenant la confusion (1), Carrefour deviendrait un hors-la-loi, combattant main dans la main avec des producteurs et sauvant la biodiversité cultivée.

Contrairement à ce que laisse penser Carrefour qui fait large usage des termes « semences paysannes », le RSP (Réseau Semences Paysannes) n'est pas associé à cette campagne. Nous tenons à rappeler que le renouveau actuel des semences paysannes est dû à un travail collectif et patient, issu d’une diversité de regards et d’une mutualisation des savoir-faire : une démarche à l’opposé des stratégies marketing de l’agro-business à l’affût de nouvelles niches commerciales à exploiter ou d’initiatives écocitoyennes à récupérer pour se verdir la façade.

Une très grande majorité des producteurs du RSP commercialisent leurs produits issus de semences paysannes en circuit court. Ils entretiennent une diversité sans commune mesure avec les quelques variétés en tête de gondole proposées par Carrefour ou celles mises en avant par le GNIS (2), qui, par un opportunisme éhonté, profite au passage de la vague du greenwashing et se pose lui aussi en chantre de la biodiversité cultivée (3).

Par ailleurs, les revendications des praticiens (4) ne se limitent pas à un assouplissement du Catalogue qui reste avant tout un outil au service du monopole radical exercé par l'industrie sur les semences. Nous avons pour ambition, dans notre diversité, de construire collectivement et de manière horizontale nos revendications. À ce titre, il est particulièrement malvenu qu'un acteur, si important soit-il dans la filière, parle au nom de l'ensemble des praticiens des semences paysannes sans les consulter.

Pour ces raisons, nous invitons donc le consommateur, cible malgré lui de cette campagne à ne pas être dupe et à plutôt nous rejoindre pour reprendre en main son destin de mangeur, à l'heure où quelques multinationales sont en passe de breveter l'ensemble de l'alimentation (5).

(1) Les « légumes interdits » ne le sont pas. De plus, dans la réglementation actuelle sur les échanges de semences, il subsiste quelques ouvertures : échanges pour des travaux de sélection, vente pour un usage non commercial. Depuis août 2016, les échanges de semences paysannes sont possibles dans le cadre de l'entraide agricole.
(2) Groupement National Interprofessionnel des Semences.
(3) L'importance des 350 variétés de potagères inscrites sur la liste Sans Valeur Intrinsèque mises en avant par le GNIS est toute relative au regard des milliers non inscrites qui circulent et sont cultivées aujourd'hui en France dans les petites fermes et les jardins vivriers, mais aussi au regard du rôle historique du catalogue comme outil « d'épuration variétale ». Enfin, le nombre total de variétés inscrites (7000) est lui aussi très relatif : il ne prend pas en compte leur diversité intra-variétale qui est en l’occurrence nulle (clones ou quasi clones).
(4) 10 mesures pour que vivent les semences paysannes ; notamment interdiction du brevet sur les plantes.
(5) Trois entreprises mondiales de l'agrochimie contrôleraient 60 % du marché des semences et des produits agrochimiques : Bayer-Monsanto, DuPont-Dow et Syngenta-Chemchina. Source : Inf'OGM

 

SÉBASTIEN DUCHÊNE, MYWINDPARTS : « PROLONGER LA VIE DES ÉOLIENNES »

Créé le : 05/10/2017
Sébastien Duchêne, gérant de Mywindparts - DR

Mywindparts vient de fêter ses un an. Cette entreprise, basée à Gigean (34), est la seule en France à proposer des pièces détachées neuves ou d'occasion garanties pour les éoliennes. L'implantation de la société en Occitanie n'est pas étrangère au dynamisme de la région en matière d'énergie renouvelable. Interview de son fondateur, l'ingénieur Sébastien Duchêne.

Quelles sont les activités de Mywindparts ?

J'ai créé l’entreprise Mywindparts en septembre 2016. Cela fait plus de dix ans que je travaille dans l'éolien. Je ne connais que cette industrie. Notre activité principale est la vente de pièces détachées pour tout type d'éoliennes. Nous vendons du matériel hydraulique, électrique et des consommables.

Autre dimension de notre travail : donner une seconde vie aux pièces détachées, dans une dynamique d'économie circulaire. Car, potentiellement, de nombreuses pièces endommagées peuvent être réparées. Je travaille avec un réseau de partenaires européens. Nous vendons ces pièces avec des garanties équivalentes aux pièces neuves, mais deux fois moins cher.

Enfin, et cela représente 5% de nos activités, nous proposons du conseil technique et logistique aux acteurs du secteur : Comment optimiser ses stocks ? Comment augmenter la productivité des machines ? Comment réparer certaines pièces ? Les éoliennes du parc français ont en moyenne 15 ou 20 ans, et certaines de leurs pièces ne sont plus fabriquées. J'essaie de trouver des solutions pour prolonger la durée de vie des machines.

Qui sont vos clients ?

En France, j'ai des clients dans l'Hérault, dans les Hauts-de-France, en Vendée... Ce sont des entreprises logiquement basées dans des secteurs denses en matière de parcs éoliens. Mais j'ai également des clients en Europe : en Pologne, en Grèce, en Espagne.
 

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous implanter en Occitanie ?

D'abord parce que des leaders du secteur comme EDF Énergies Nouvelles, Valeco, Quadran et la Compagnie du Vent sont bien implantées dans la région. Rappelons que c'est cette dernière société qui a installé la première éolienne raccordée en France, à Port-la-Nouvelle. La seconde raison est personnelle : je vis ici depuis longtemps et je suis très attaché au territoire.

 

Plus d'infos :

www.mywindparts.com

 

PROJET DE LOI DE FINANCES 2018 RÉACTION DU RÉSEAU ACTION CLIMAT

Créé le : 27/09/2017

Par le Réseau Action Climat

Le Réseau Action Climat salue l’augmentation de la fiscalité écologique prévue dans le projet de loi de finances présenté aujourd’hui par le gouvernement. Mais il regrette que certains secteurs continuent d’être les passagers clandestins de cette fiscalité en France et que les solutions alternatives aux pratiques les plus polluantes comme les transports en commun ou la rénovation massive des passoires énergétiques ne soient pas davantage soutenues.

Une fiscalité plus adaptée à la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air…

Le Réseau Action Climat se félicite de la hausse de la fiscalité écologique (alignement de la fiscalité diesel sur celle de l'essence et augmentation de la composante carbone) qui va dans le sens d’une meilleure prise en compte de l’impératif climatique et de la lutte contre la pollution de l’air.

...mais qui omet certains secteurs polluants

Cependant, le projet de loi de finances reste muet sur la nécessaire suppression des niches fiscales qui, aujourd’hui, financent la pollution (exemption de taxation accordée au kérosène aérien, remboursement d’une partie de la TICPE aux transporteurs routiers, etc...). Ces niches (équivalentes à 7 milliards d’euros chaque année de manque à gagner dans le budget de l’Etat), créent un avantage concurrentiel pour des secteurs qui, aujourd’hui, participent à la hausse des émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, la composante carbone devrait être élargie avec la taxation de la consommation d’électricité d'origine non renouvelable, notamment nucléaire, pour devenir une véritable contribution climat énergie. Enfin, concernant le secteur des déchets, les taux de TGAP ne sont pas modifiés, malgré l'engagement de campagne du Président de la République en ce sens, mettant ainsi à mal la progression du recyclage.

Une protection des ménages les plus modestes à renforcer

La hausse de la fiscalité écologique s'accompagne de mesures destinées à ne pas trop pénaliser les ménages les plus modestes. L’attribution d’une prime à la conversion pour les voitures diesel destinée aux ménages non imposables contribue à cet objectif. La généralisation du chèque énergie va également dans ce sens, mais l’augmentation de son montant moyen à 200 euros n'est annoncée que pour 2019 et cette hausse reste très en deçà du montant nécessaire pour sortir les ménages visés de la privation de chauffage. Par ailleurs, pour leur permettre de sortir durablement de la précarité énergétique, un financement est prévu pour la rénovation des passoires énergétiques des propriétaires précaires dans le grand plan d'investissement, mais il est largement inférieur aux engagements pris par le Président de la République (1,2 milliard d’euros au lieu des 4 milliards prévus) et inadapté aux objectifs que le gouvernement s'est fixés.

Une orientation plus claire à donner vers les alternatives  

La hausse de la fiscalité écologique doit également s'accompagner d'un plus grand soutien aux alternatives.  Si certaines décisions vont dans le bon sens en matière d’efficacité énergétique, comme la transformation du CITE en prime annoncée pour 2019, le gouvernement se contente d’amender des outils à l’efficacité discutable, au lieu de s’orienter vers les changements profonds indispensables à la tenue des objectifs de rénovation énergétique fixés par le président de la République. Sur le transport ferroviaire, il réitère dans son grand plan d’investissement les engagements existants (2,1 milliards d’euros dans le réseau ferré) alors qu’un milliard d’euros supplémentaire est nécessaire pour renforcer l’attractivité de ce mode de transports. De la même manière, les dotations annoncées pour les collectivités territoriales en faveur de la mobilité quotidienne (500 millions d’euros sur cinq ans) restent en deçà des sommes nécessaires pour engager un vrai report modal de la voiture individuelle vers d’autres solutions de déplacement, notamment le vélo et les transports en commun. Enfin, et de manière incohérente, le gouvernement fait marche arrière en supprimant le bonus aux vélos électriques alors qu’il s’agit d’une alternative qui a fait ses preuves pour une majorité des déplacements du quotidien effectué aujourd’hui en voiture.

La solidarité climatique en panne

La solidarité internationale est un enjeu majeur, renforcé par les changements climatiques. Pourtant, le projet de loi de finances acte une augmentation très timide de l’aide publique au développement (100 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2017) et limite en parallèle la portée d’un des principaux outils permettant d’honorer cet engagement, la taxe sur les transactions financières. En effet, le PLF ne prévoit ni d’affecter 100% de ses recettes à la solidarité internationale et au climat comme le voudrait l’ambition européenne du Président, ni d’en élargir l’assiette comme cela était prévu en janvier 2018. Ces annonces sont décevantes, alors même que la France accueillera le 12 décembre prochain un sommet international sur le climat dédié à la question des financements.

Le Réseau Action Climat France attend désormais des parlementaires qu’ils renforcent ce projet de loi de finances pour le mettre en cohérence avec les objectifs climat énergie que s’est fixés la France.

De l'or dans nos POUBELLES

Créé le : 26/09/2017
Chaque année, gérer la fin de vie des emballages, repas, jouets et autres objets du quotidien coûte 16,7 milliards d’euros aux communes françaises. © Emily Estienne

En 50 ans, le volume des ordures ménagères françaises a augmenté de 63 %. Un énorme marché sur lequel naviguent une multitude d’acteurs, du grand groupe international à l’association d’insertion. Collecte, recyclage, traitement… Le business des déchets s’est largement diversifié ces vingt dernières années. À l’heure où la réduction des détritus devient un objectif majeur, la manne financière engagée ne cesse, quant à elle, de grossir...

Par Virginie Jourdan

Les déchets, ça rapporte

Les poubelles ont de beaux jours devant elles. Chaque année, en France, la moitié de la matière mobilisée pour la consommation intérieure devient un déchet. Si ces volumes se contractent depuis 2010, l'activité économique qu'ils génèrent reste juteuse. Dans l'Hexagone, 9000 entreprises se partagent les secteurs de la collecte, du traitement ou de l'élimination des détritus. Et cumulent un chiffre d'affaires avoisinant les 21,9 milliards d'euros.

Marchandise comme une autre, les rebuts jetés par les consommateurs et les entreprises alimentent aussi le marché international. En 15 ans, la valeur des déchets français –exportés pour du recyclage ou de la valorisation énergétique – a été multipliée par deux. Ces exportations de métaux, cartons et papiers représentaient 4,3 milliards d'euros en 2015.

Un coût pour le public

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