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Société

Jean-Pierre Kieffer, OABA : "il faut interdire l'abattage sans étourdissement"

Créé le : 20/09/2016
Capture écran de la dernière vidéo de L214 tournée dans un abattoir de Nouvelle Aquitaine. crédits : DR

Alors que la commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie vient de rendre public son rapport, l'association L214 publie une vidéo montrant des animaux abattus sans étourdissement durant l'abattage rituel de l'Aid el-Kebir. Le vétérinaire Jean-Pierre Kieffer, président de l'association O.A.B.A (Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs) nous livre son avis sur l’évolution de la réglementation de l'abattage.

Retrouvez notre dossier « Abattage : peut-on faire autrement ? » dans notre numéro 1 de Sans Transition !

Quelle est votre position à propos de l'abattage des animaux sans étourdissement ?

Une loi a rendu obligatoire l'étourdissement des animaux avant la saignée en 1964, notamment grâce à l'action de l'O.A.B.A. Mais il existe une dérogation à cette obligation : la loi européenne autorise l'abattage rituel, c'est-à-dire sans étourdissement.

Cela n'est donc pas illégal mais cela reste inacceptable. Nous trouvons absurde que cette pratique soit autorisée et nous avons d'ailleurs déposé un recours auprès du conseil d’État, qui a été refusé en 2015. Nous considérons que l'argument religieux n'est pas suffisant pour avoir une dérogation à la loi. La loi impose d'utiliser la méthode qui limite le plus la douleur de l'animal. Les scientifiques ont prouvé que la perte de conscience, le moment où l'animal ne sent plus rien, peut être très long après l’égorgement, jusqu'à 14mn pour les bovins.

Pour un pays laïque est-il logique d'accorder une dérogation uniquement parce que l'on dit que c'est rituel ? Il y a pourtant des pays à majorité musulmane ou l’étourdissement est obligatoire comme en Malaisie ou en Jordanie.

 

Le rapport de la commission d'enquête parlementaire propose un contrôle vidéo des abattoirs, pensez-vous que cela puisse améliorer le bien-être animal ?

C'est une mesure utile mais pas suffisante. Il y a en effet un manque de vétérinaires inspecteurs et les caméras pourraient les aider. Mais il faudrait surtout que la réglementation soit appliquée. Avant de promulguer des nouvelles lois, il faut faire appliquer la réglementation existante. Pour cela il est nécessaire d’accroître la surveillance au niveau des postes d'abattage. Mais nous pensons qu'il serait souhaitable que les opérateurs soient mieux formés avec des formations pratiques pour mieux apprendre les gestes.

Le rapport ne propose pas d’interdire l'abattage sans étourdissement. Or, au XXIème siècle, celui-ci ne devrait plus exister ! Si des mesures ne sont pas prises les gens vont avoir de moins en moins confiance pour acheter de la viande. Aujourd'hui il n'y a pas d’étiquetage pour indiquer le mode d'abattage. Les bouchers sont mal à l'aise à ce sujet car ils ne peuvent garantir à leurs clients que l'animal a été abattu avec étourdissement.

Pensez-vous que la réglementation autours de l'abattage peut évoluer grâce à la campagne présidentielle de 2017 ?

Le sujet va être obligatoirement abordé durant la campagne de 2017. En 2012 celui-ci avait beaucoup été soulevé, notamment suite à un film «  la viande dans tous ses états » qui avait entraîné de nombreuses prises de position. Malheureusement le FN avait repris le débat et détourné le sujet de la souffrance animale vers les thèmes de l'identité ou de la religion. Nous ne souhaitons pas du tout stigmatiser une religion ou une communauté, seulement s'attaquer à la souffrance animale.

Plus d'infos :

www.oaba.fr

L'autisme entre Guillemet

Créé le : 18/08/2017
David Guillemet et Camille, l'une des stagiaires qu'il accueille sur son exploitation agricole de Ploerdüt (56) - DR

« Je ne suis pas autiste », répétait François Fillon en mars dernier, en direct à la télévision. David Guillemet l'est, lui, autiste Asperger. Ce qui ne l'a pas empêché de se présenter aux dernières élections législatives sous la bannière de la France Insoumise. Mais ce Morbihannais de 43 ans est avant tout un éleveur bovin généreux qui accueille dans sa ferme des stagiaires en situation de handicap. 

« L’agriculture, c’est suffisamment compliqué en ce moment, on ne va pas non plus s’embêter avec des débiles ». Cette phrase, David l’entend alors qu’il est délégué des parents d’élèves, dans le lycée agricole où est scolarisé son fils. Elle fait référence à deux dossiers « atypiques », des élèves souffrant, l’un d’autisme Asperger, l’autre de dysphasie (trouble lié au développement du langage oral). Pour David, c’est le déclic.

Ferme solidaire

Handicapé des membres inférieurs, il est diagnostiqué autiste Asperger à l’âge de 18 ans. Après une adolescence qu'il juge « catastrophique » et un burn-out alors qu’il occupe le poste de directeur informatique dans un groupe de la grande distribution, il éprouve des difficultés à se réinsérer sur le marché du travail. En effet, si le syndrome d’Asperger n’est pas associé à un déficit intellectuel ou à des problèmes de langage, il se caractérise par d’importantes difficultés d’interaction sociale. Ce qui, ajouté aux préjugés, courants sur cette maladie, complexifie considérablement l’accès à l’emploi pour ceux qui en souffrent.

Éleveur de vaches à titre amateur depuis des années, David décide à la fin 2014 de s’installer officiellement en bio à la ferme de Runasquer, à Ploërdut (56). Malgré la frilosité des banques, une épidémie l’hiver dernier, et un redressement judiciaire, l’exploitation continue de tourner. David y forme des jeunes en situation d’autisme ou de handicap. Les revenus de l'exploitation sont entièrement reversés au projet : les stagiaires y sont logés, nourris, blanchis, et perçoivent une indemnité. « C’est très difficile pour ces jeunes de trouver des stages à l’extérieur du lycée. Après leur expérience ici, ils auront fait leurs preuves, et auront plus de facilités à s’insérer », espère David.

Camille, qui effectue son troisième séjour à la ferme du Runasquer, est du même avis. Passionnée par les animaux, rêvant de devenir soigneuse animalière, elle a beaucoup gagné en expérience et en assurance au cours de ses stages. « J’ai vu que je pouvais faire exactement la même chose que les autres », explique avec fierté la jeune femme de 18 ans. Quand elle raconte comment, accompagnée par David, elle a appris à conduire le tracteur, son ton est enjoué : « quand David voit qu’il y a quelque chose qui bloque, il trouve toujours une solution ».

Car l'agriculteur souhaite que ces stages soient pour les jeunes qu’il accueille l’opportunité de progresser à la fois du point de vue professionnel et de celui de leur autisme. Deux aspects qui, pour lui, sont indissociables. « L’un ne va pas sans l’autre », soutient-il. Et pour lui aussi, ces rencontres sont une façon d’apprendre : « je prends conscience que j’ai encore beaucoup de progrès à faire, aussi bien en termes pédagogiques que vis à vis de mon propre handicap ».

Candidat aux législatives

Des progrès, cette année, David en a fait, non seulement à la ferme, mais aussi… En politique. Suite au rejet en première lecture d’un projet de réforme sur la prise en charge de l’autisme à l’Assemblée Nationale, en décembre 2016, David décide de se présenter aux législatives, sous l’étiquette de la France Insoumise. Sa candidature reçoit 11% des suffrages exprimés, et « rien que ça, c’est une victoire ».

Mais il reste inquiet. « La méconnaissance de l’autisme est affligeante », s’attriste-il. « Je voulais qu’on mette le sujet sur la table, ne serait-ce qu’au niveau local. […] Ça aura permis de montrer que même une personne Asperger est capable de prendre la parole en public », se réjouit-il. L’écho rencontré par sa candidature a toutefois l'a néanmoins réjouit : « Ça a amorcé une vraie réflexion, pour les stages des jeunes autistes. Des paysans m’appellent maintenant des quatre coins de la France pour me poser des questions. Je pense que certains feront au moins l’expérience une fois, ce qui est une sérieuse victoire. » Et pas question pour David de s’arrêter là. Prochaine étape : accueillir des jeunes en apprentissage.

OCCITANIE : L’ALTERTOUR 2017 SE MET EN SELLE SUR « LES CHEMINS DE LA TRANSITION »

Créé le : 07/07/2017
Cyclistes de l'AlterTour 2016. Crédits photo : AlterTour / G de Crop

Marre des compte-rendus quotidiens de la Grande boucle à la télé et à la radio ? Un autre tour est possible ! Organisé par l’association AlterCampagne, l’AlterTour, auto-proclamé le « plus grand Tour de France écolo », s’élancera pour un voyage de six semaines sur « les chemins de la transition ». Depuis la Maison de l’Economie Solidaire à Ramonville-Sainte-Agne (31), ce dimanche 9 juillet à 9h, les cyclistes s’engageront sur les routes d'Occitanie et de Rhône-Alpes-Auvergne pour promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement.

« Le fondement de l’action est la lutte anti-OGM et la mise en lumière de l’agriculture familiale et bio. Mais progressivement on s’ouvre à d’autres questions de société », plante Mathieu Fromont, coordinateur de l’AlterTour. Habitat passif, habitat léger, ateliers participatifs, production d’énergie renouvelable … autant d’initiatives en faveur d’une économie durable et solidaire que les 70 alternatives permettront d’aborder tout au long de cette dixième édition.

Les deux premières éditions, bien trop conséquentes, sillonnaient l’ensemble de l’Hexagone. Pour les AlterTours suivants, on a « voulu rendre l’expérience accessible à toutes les générations », explique Mathieu Fromont. Le circuit est passé de 2 800 kilomètres à parcourir en trois semaines à une virée de 1 200 kilomètres à arpenter en six semaines. Après la région Bretagne l’année dernière, c’est au tour des départements Haute-Garonne, Ariège, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Ardèche, Drôme, et Isère d’être investis par les 350 participants.

 

 

« Nous pouvons sortir du modèle de consommation actuel »

Trois heures, c’est le temps de pédalage quotidien à prévoir pour les cyclistes. Après l’effort, le réconfort. Chaque journée sera l’occasion de « rendre visite aux acteurs de la transition tout en montrant que nous pouvons sortir du modèle de consommation actuel », mentionne Mathieu Fromont avant d’illustrer cette expérience par le changement de vie de Florence. Pour cette ancienne couturière chez Jean-Paul Gaultier à Paris, l’AlterTour a été un vrai tournant. « Suite à mon premier AlterTour, convaincue qu'un avenir meilleur était possible, j'ai plaqué Jean-Paul Gaultier ! », dit-elle. Après avoir vécu en communauté en Italie pendant un an et demi, elle a fondé avec succès, à Rennes, un atelier (Les Piqueuses d'idées) grâce auquel elle transmet son savoir aux autres. 

Ne pouvant pas prendre en charge une quantité trop importante d’aventuriers pour les repas et l’hébergement, « le nombre d’inscriptions est limité. Nous voulons rester sur un événement convivial et humain », précise Mathieu, étonné et ravi du succès de l'opération. C’est autour d’une tablée de plats locaux et bio que chacun pourra profiter de l’ambiance chaleureuse de l’AlterTour. Spectacles participatifs, musicaux et théâtraux seront chaque soir co-produits par les artistes locaux et les participants amateurs d’art. Le financement est participatif et autogéré. Autrement dit, chacun donne ce qu’il peut en fonction de ses revenus. 

Parallèlement, deux « Echappées belles » sont organisées. Le principe est le même que celui de l’AlterTour mais sur des parcours différents et sans véhicule d’assistance. Mathieu Fromont se veut rassurant : « C’est à peine plus physique parce qu’on porte ses bagages mais cela reste très accessible ». Deux semaines sont planifiées. La première débutera en Espagne le 13 juillet pour s’achever à Narbonne le 22 juillet. La seconde sera lancée à Thoiras le 1er août et atteindra Eurre le 10 août. Une fois leur parcours terminé, les vingt-cinq cyclistes rejoindront le groupe principal.

Plus d'infos :
http://www.altercampagne.net

Vers un artisanat COLLABORATIF

Créé le : 05/07/2017
© F. Delotte

Échange de savoir-faire et mutualisation de moyens : l’artisanat renouvelle son ancestral compagnonnage via l’influence des « FabLabs » et du numérique dans des lieux partagés qui émergent sur tous les territoires.

 

 


 

 

DES ATELIERS partagés et connectés

Par François Delotte

Bois, métal, électronique ou textile. Un peu partout en région, des artisans viennent travailler leurs matières et concevoir leurs objets dans des ateliers collaboratifs. Ces lieux, souvent ouverts au grand public et aux nouvelles technologies, permettent de mutualiser moyens et compétences. Mais aussi de lutter contre l’isolement des créateurs.

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« Il était une fois EN PROVENCE »

Créé le : 30/06/2017
Au sud du Lubéron, dans le village médiéval et préservé de Cucuron, La Petite Maison accueille ses clients à l’ombre de platanes bicentenaires, au bord du bassin historique. © J. Dezécot

Le réseau Slow Food est né il y a 30 ans en Italie et promeut une alimentation saine, locale, de qualité, en tissant un réseau de petits producteurs sur les territoires. La France s’inspire peu à peu de cette initiative transalpine et tente de développer cette philosophie alimentaire à travers l’Alliance des chefs. Nous sommes allés à la rencontre d'une de ces toques, Éric Sapet, qui insuffle cette dynamique.


Sur la place du village, à Cucuron (84), trône La Petite Maison d’Éric Sapet. Ce restaurant gastronomique s’inscrit dans la philosophie Slow Food, en proposant à ses clients une cuisine du marché, saine et de qualité, en lien avec de nombreux producteurs locaux. Reportage gourmand au cœur du Lubéron.

Par Julien Dezécot

 

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SLOW FOOD : retour aux sources

Créé le : 30/06/2017
Dans son restaurant Le Comptoir du théâtre, à Quimper, Xavier Hamon propose des plats concoctés à partir de produits locaux, en voie de disparition. Crédit : B. Vandestick

Le mouvement Slow Food est né en Italie à l’initiative de Carlo Petrini. Depuis 30 ans, il promeut une alimentation saine, locale, de qualité, en tissant un réseau de petits producteurs sur les territoires. Zoom sur Les Palais de Cornouaille, à Quimper.


En faisant le lien entre producteurs, transformateurs et consommateurs, le mouvement Slow Food vise à défendre la production de races et variétés locales dans le but de protéger la biodiversité. À Quimper, des militants ont créé le groupe Slow Food local Les Palais de Cornouaille et se retrouvent régulièrement pour organiser des actions autour d’un repas gourmand. Le collectif a, entre autres, participé au renouveau de la production du porc blanc de l’Ouest. Rencontre lors d'un de ces repas, dans le restaurant Le Comptoir du théâtre, pour découvrir l'étendue des activités de ce collectif. Et en bonus, une recette locale !

 

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LA SPIRULINE, un or vert cultivé en presqu’île de Rhuys

Créé le : 30/06/2017
Maxime, fils de Marie-Gabrielle et chargé de production, vérifie la température et le pH de l’eau de culture de la spiruline marine. Redécouverte dans les années 1960, cette cyanobactérie est apparue il y a trois milliards d’années dans les eaux tièdes de lacs alcalins. © S. Bju

Particulièrement riche en antioxydants, en fer, en vitamines A et B12 ou encore en oméga-6, la spiruline est un concentré de bienfaits nutritionnels. En presqu’île de Rhuys, dans le Morbihan, l’algocultrice Marie-Gabrielle Capodano cultive cette cyanobactérie selon un process innovant. Elle est, à ce jour, la seule en France à produire une spiruline 100 % à l’eau de mer. Découverte.

Par Stéphanie Biju


Deux microscopes, des tubes à essai, des fioles de toutes tailles alignées sur des étagères et dans lesquelles « glougloutent », sous l’effet d’un air pulsé, un étrange liquide verdâtre… Il fait chaud. 30 °C ambiants, qui contrastent avec un frisquet vent qui balaye la côte bretonne. Sur la pointe de Benance, à Sarzeau, en presqu’île de Rhuys, la Nurserie du Golfe n’est pas une ferme aquacole comme les autres. Marie-Gabrielle Capodano cultive ici la spiruline, une micro- algue aux multiples bienfaits pour la santé. Une activité dans laquelle cette Bretonne d’adoption s’est lancée il y a trois ans...

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GRAND ENTRETIEN : ALAIN DUCASSE, « Se nourrir, c’est passer à l’acte »

Créé le : 30/06/2017
Alain Ducasse © Guillaume Czerw

Notre nouveau numéro consacre une bonne part de ses pages à la gastronomie et au « bien manger ». Parce que l'été est la saison proprice pour prendre le temps de cuisiner et de partager des moments conviviaux autour de la table. Dans ce cadre, Alain Ducasse nous a accordé un entretien pour nous expliquer ce que c'est pour lui que « bien manger ». Rencontre. 


Pour Alain Ducasse, bien manger, c’est choisir un modèle de production respectueux de l’environnement et des consommateurs. Le chef multi-étoilé l’explique dans son livre Manger est un acte citoyen (publié aux éditions Les Liens qui Libèrent - 2017), écrit avec Christian Regouby, délégué général du Collège culinaire de France. Aujourd'hui à la tête d'une entreprise comptant 24 restaurants dans pas moins de huit pays différents, Alain Ducasse est aussi le parrain du dispositif Des Étoiles et des femmes, qui permet à des bénéficiaires éloignées de l’emploi de préparer le CAP cuisine en alternance dans des restaurants gastronomiques....

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COOKSOUND, LE FESTIVAL QUI FAIT VOYAGER LES YEUX, LES OREILLES ET LES PAPILLES

Créé le : 29/06/2017

Prenez un soupçon de musique du monde, ajoutez une pincée de gastronomie, n’oubliez pas les projections de film, mélangez le tout à la sauce éco-responsable, et vous obtiendrez… Cooksound. Ce festival, organisé par l’association La Plage Sonore, se tient chaque année au cœur du couvent des Cordeliers à Forcalquier (04). Il fêtera son septième anniversaire du 13 au 16 juillet.

Après la culture celtique mise à l’honneur dans l’édition 2016, Cooksound a décidé cette année de redescendre dans le sud. Cette septième édition, qui se tiendra du 13 au 16 juillet, aura des accents ibériques puisqu’elle se focalisera sur l’Espagne et le Portugal.

Un festival pour voyager

Comme chaque année, musique, gastronomie et cinéma s’articuleront autour de ce thème géographique avec une ambition : faire connaître une culture , et, par là, faire voyager les festivaliers. « Tous les continents regorgent de cultures riches et variées, s’enthousiasme Laurent Kouby, directeur et fondateur du festival. Pour nous, c’est important de faire découvrir des rapports au monde et des esthétiques différentes, surtout dans les zones rurales. Ici, les gens n’ont pas forcément l’habitude de voyager. » Et Cooksound est justement l’endroit rêvé pour barouder tout en restant entre les murs du couvent des Cordeliers. Car Laurent Kouby n’entend pas s’arrêter aux clichés : « Nous voulons aller plus loin que la paëlla. Le but, c’est de proposer des choses que les gens n’ont pas forcément goûtées ou découvertes. »

 

Affiche de l'édition 2017 du festival Cooksound - DR

 

Musique et gastronomie sur fond de développement durable

Mais l’ambition du festival est aussi de sensibiliser le public au développement durable et aux pratiques éco-responsables. Une dimension présente à Cooksound depuis la première édition. « La commune de Forcalquier, avance Laurent Kouby, est très engagée dans cette démarche. » Et lui aussi. « C’est une philosophie que je porte depuis longtemps. Cela me semblait important de faire la même chose dans le festival. » Côté organisation, La Plage Sonore ne se contente donc pas de verres réutilisables et de toilettes sèches. La cuisine est composée de produits frais, de saison et locaux, issus de l'agriculture bio ou raisonnée. La vaisselle est compostable et les déchets alimentaires compostés. On pratique le tri sélectif. Et un partenariat a été mis en place avec les lignes de bus de la région pour inciter à l’utilisation des transports en commun. Cette année, deux nouveautés en plus : un système de cendriers portables pour limiter les mégots, et un parti pris, celui de ne pas proposer de sodas, seulement des jus de fruits locaux. À l’issue de chaque festival, un bilan énergétique est réalisé ; une analyse qui permet de mettre en place de meilleurs dispositifs dès l'année suivante. Servie avec des tapas, l’éducation environnementale est toujours plus efficace !

Toutes les informations, prix et horaires sur le [SITE] du festival.

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ELYANE PALLIER, CONSEILLÈRE DÉPARTEMENTALE DU FINISTÈRE : « FACE AUX RESTRICTIONS BUDGÉTAIRES, LES ASSOCIATIONS DOIVENT RASSEMBLER LEURS FORCES »

Créé le : 28/06/2017
Elyane Pallier, conseillère départementale du Finistère. Crédits photo : CD29 – Bernard Galéron
A l'initiative de son Conseil départemental, le Finistère présentera ses premiers états généraux de l’engagement associatif et du bénévolat. La journée baptisée « à l’asso ! » se déroulera samedi 1er juillet au Campus de l’Université de Bretagne Occidentale de Quimper (29). Elyane Pallier, conseillère départementale à la commission Solidarités, Enfance et Famille, nous parle de la vie associative finistérienne.
 

Qui a initié cette journée dédiée à l’associatif ?

La présidente du conseil départemental, Nathalie Sarrabezolles, est souvent en contact avec les associations. Elle s’est rendue compte que ces structures se posaient beaucoup de questions. Nous souhaitons réellement consolider le tissu associatif finistérien, qui est une force pour le territoire. En ce sens, nous avons organisé une grande journée pour donner la parole aux associations et établir des rencontres avec les élus. L'objectif principal est de regrouper un maximum d’associations et de bénévoles, pour qu’ensemble, nous produisions des solutions. J’ai moi-même travaillé dans des quartiers défavorisés qui avaient des tissus associatifs remarquables.C'est une richesse qui n'est pas assez mise en avant. Il faut trouver un moyen de reconnaître que l’engagement associatif sert l'intérêt collectif. La manifestation vise à ce qu'un maximum d'acteurs du secteur puisse s’exprimer et se faire entendre.
 

Comment se déroulera la journée ?

Cette journée est co-construite avec les associations, les fédérations et la DDCS (Direction départementale de la cohésion sociale). Une conférence d’entrée, animée par le sociologue Jean-Yves Laville, permettra de situer le fait associatif dans son rapport à la société. Afin d’apporter des éléments de réflexion, quatre tables rondes et huit ateliers seront répartis sur la journée. Nous y aborderons, par exemple, l’engagement de la jeunesse, bien présente mais pas suffisamment visible dans le monde associatif. Les acteurs pour le lien social évoqueront l’engagement de tous et pour tous. Nous nous regrouperons ensuite autour d’un forum l’après-midi, réparti sur quatre thèmes : l’engagement, le besoin des associations, les relations avec l’administration ainsi que la valorisation du bénévolat. Tandis que les plus petits investiront l’espace enfants gratuit, le pôle ressources et le pôle numérique donneront les clefs de la viabilité. Tout au long de la journée, un livre blanc pourra être complété ; constats et préconisations seront ensuite présentés à la journée du bénévolat du 5 décembre. La fin de cette journée sera marquée par une charte d’engagement réciproque entre le conseil départemental et le mouvement associatif.
 

Depuis la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) du 7 août 2015, qui redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale, comment va la santé du monde associatif finistérien ?

On entend beaucoup dire qu’il y a moins de bénévoles, mais ce n’est pas le constat que je fais. En revanche, l’engagement bénévole change. Les bénévoles ne s’engagent plus autant qu’avant ou alors pour quelques années seulement. Et ils ont du mal à prendre des responsabilités. Le fait que l’argent public se fasse rare a automatiquement des répercussions sur certaines associations. Certes nous avons moins de ressources financières et donc de subventions à allouer aux associations. Malgré cela, je pense que le mouvement associatif se porte bien. Maintenant, les structures se sont adaptées et ont été contraintes de se tourner vers d’autres associations pour mutualiser moyens et compétences. Face à ces restrictions budgétaires, les associations doivent rassembler leurs forces. Nous subissons évidemment des baisses budgétaires importantes, mais nous essayons de ne pas faire trop de dégâts au niveau du département et notamment sur la question de la culture. Notre politique culturelle reste forte sur le département.

 

 
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