Société

[ TRANSITION' TOUR 2020 ] La parole aux acteurs engagés en région Occitanie

Créé le : 14/02/2020

Emmené par Rob Hopkins, fondateur des villes en transition et initié par Sans transition !, le second tour de France de la transition a fait étape cette année en Auvergne Rhône-Alpes, Bretagne, Occitanie et en Provence. C'est devant plus de 400 personnes, que l'enseignant en permaculture a donné sa conférence à la Montpellier Business School. Un événement qui n'aurait pas pu avoir lieu sans nos partenaires, eux-même acteurs engagés dans les transitions. La revue Sans transition ! leur donne la parole.

Grégory Lamotte, Président & fondateur de Comwatt :

Jacques Frelin, vigneron :

Leslie Faggiano, Scop Symbiosphère :

Bruno Batifoulier, Biocoop Aile du Papillon :

Walid Nakara, enseignant-chercheur à Montpellier Business School :

Un événement organisé par Sans transition ! Occitanie et en partenariat avec :

           

Consulter la revue de presse :

Consulter le communiqué de presse l'événement :

 

[FAUNE] Sortir du conflit avec le loup : la voie du dialogue inter-espèces

Créé le : 22/01/2020
Photos : Camille Felouzis

Photo : Camille Felouzis. Retour d’expérience, discussion avec Boris Nordmann et les participants de la fiction corporelle Lou Pastoral.

Par Camille Felouzis

Loup y es-tu ? Trouver le loup ou la brebis qui est en soi pour désamorcer les conflits inter-espèces, entrer dans une médiation avec les prédateurs qui partagent notre territoire, c’est l’objectif des ateliers mis en place par Boris Nordmann, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le temps d’une séance, nous avons tenté, nous aussi, de devenir Loup. 

L’artiste chercheur Boris Nordmann, basé dans les Alpes-de-Haute-Provence, élabore des performances artistiques de dialogue inter-espèces, notamment avec le loup. Dans le cadre de recherches qu’il a menées sur la Montagne Limousine puis à Forcalquier, il invite à devenir loup pour donner des pistes de médiation avec le prédateur et tous les acteurs du territoire, humains comme non humains.

Cette année, les éleveurs de Forcalquier sont inquiets. Des Zones de Présence Permanente (ZPP)1 ont été enregistrées vers Valensole (meutes) et dans le Luberon (non meutes) l’hiver dernier2 . La pression du loup se fait sentir. Dans ce climat, l’artiste chercheur Boris Nordmann propose une façon d’aborder le loup différemment, en dialoguant avec lui, pour désamorcer le conflit et les peurs.
Nous avons tous en tête la bête du Gévaudan ou encore des loups enragés prêts à sauter sur des humains sans défense – de ces contes qui nous ramènent loin dans notre enfance.

Le loup déchaîne les passions. « Il incarne plus que sa pauvre carcasse » confie Farid Benhammou, professeur de géographie,...

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[MOBILITE ] : Dans le Finistère, l’autonomie à tout prix des séniors

Créé le : 11/01/2020
Dispositif Vas-y. Crédit : Manon Deniau

Par Manon Deniau

La population est vieillissante dans la pointe bretonne, territoire enclavé. Pour ne pas perdre leur autonomie, les seniors ont recours à des associations qui les aident à trouver des solutions : covoiturage, cours de conduite pour se remettre à niveau, conseils pour prendre les transports en commun… Le but ultime : éviter le confinement et l’isolement des personnes âgées.

En voiture, Simone ! Difficile de se déplacer sans voiture en Bretagne. Le Finistère, département enclavé, est particulièrement confronté à ce problème et  les personnes âgées, notamment, en pâtissent. Pour y remédier, associations et retraités proposent des actions de prévention. Le but : garder leur autonomie le plus longtemps possible.

 Dans la voiture d’auto-école, Ludovic Laot indique le chemin à prendre d’une voix posée : « Au stop, prenez à droite. Il ne faut pas hésiter à bien marquer le stop. » En ce mercredi 21 août, le moniteur ne fait pas cours à un jeune sur le point de passer son permis. Ce conducteur l’a eu depuis bien longtemps. Les deux mains de l’élève qui tiennent le volant ont les veines plus marquées, ses cheveux en brosse devenus blancs. Jean affiche 79 ans au compteur. Il reprend ce matin-là une heure de remise à niveau gratuite avec le dispositif « Vas-y ! ».

Porté par la fondation Ildys, un groupe de santé privé non-lucratif basé à Roscoff, le programme financé par le département depuis ses débuts en 2017 décline de nombreuses thématiques, dont celle de la...

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[DÉFENSE DES ANIMAUX] : Quand la pression fait mouche !

Créé le : 06/01/2020
Crédit : L214-Ethique & animaux

Photo : Pour faire avancer leurs intérêts, les ONG s’appuient sur la sensibilisation des citoyens et élus grâce à la méthode du « name and shame », qui consiste à couvrir de honte les fautifs. Crédit : L214-Ethique & animaux

Par Anaïs Maréchal

Parlement européen. Journal de 20 heures. Chaîne Youtube de Rémi Gaillard qui se présente aux municipales de Montpellier. Parquet de Grasse… Les militants de la cause animale sont partout. Depuis quelques années, ils redoublent d’efforts pour défendre les animaux d’élevage, les espèces sauvages retenues en captivité dans les cirques, dans les parcs aquatiques, ou encore les taureaux destinés à la corrida. Si le combat des militants contre les lobbys économiques est désorganisé, leur voix porte : 2,2 % des électeurs français ont glissé le parti animaliste dans les urnes, lors des dernières élections européennes. La question a désormais toute sa place dans le débat public.

 

Les défenseurs des animaux sont omniprésents dans la sphère médiatique. Et la victoire semble acquise : l’opinion publique est désormais sensible aux actes de torture pratiqués sur de nombreuses espèces animales. Car comment rester de marbre face à la récente vidéo de L214 montrant des canettes, inaptes à la production de foie gras, jetées vivantes dans des bacs d’équarrissage ? Dans l’ombre, les actions des militants se poursuivent pour tenter de peser face aux puissants lobbys alimentaires. Une lutte désorganisée, mais qui monte, qui monte…

Les animaux ne sont désormais plus la dernière roue du carrosse. S’il y a encore quelques années, chacun n’avait en tête que les images de chiens abandonnés de 30 millions d’amis, aujourd’hui les préoccupations des Français concernent autant les animaux d’élevage, sauvages captifs, que de laboratoire. 92 % ([1]) estiment que le respect du bien-être animal est important ! Et réclament des mesures fortes : si les animaux sont qualifiés depuis 2015 « d’êtres vivants doués de sensibilité », sept...

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[Black Friday ] : « Vendredi noir pour Amazon »

Créé le : 14/12/2019
Crédit ATTAC

Crédit photo : Attac

Vendredi 29 et samedi 30 novembre 2019, des dizaines d'actions ont été organisées partout en France pour s’opposer à Amazon et transformer le « Black Friday » en « Vendredi Noir Pour Amazon ».

En Ile-de-France plus d’une centaine d’activistes d’Attac, de Greenpeace, de l’Union syndicale Solidaires, du DAL, de La Quadrature du Net et des Amis de la Terre se sont rassemblés devant le siège d’Amazon France, à Clichy (92). Un important dispositif de sécurité privé, ainsi que de nombreuses forces de l’ordre étaient déployées à l’intérieur et l’extérieur du siège pour protéger la multinationale.

De nombreuses personnalités politiques étaient présentes pour soutenir cette action parmi lesquelles : Manon Aubry (eurodéputée France insoumise), Clémentine Autain (Ensemble - députée France insoumise), Elsa Faucillon (députée PCF), Marie Toussaint (eurodéputée EELV).

À Lyon ce sont plus de 200 activistes d’Attac, d’Extinction Rebellion, de Youth For Climate et d’ANV-COP 21 qui ont bloqué pendant plusieurs heures le site d’Amazon de Saint-Priest. Les militant(e)s ont été délogés par des forces de police qui n’ont pas hésité à les traîner au sol, leur donner des coups de matraque, des coups de pieds et des claques, ainsi qu’à faire un usage intensif de gaz lacrymogènes à proximité du visage.

Le lendemain c'est à Montélimar que plus de 200 activistes, syndicalistes, écologistes et gilets jaunes sont parvenus à bloquer pendant 6h le fonctionnement du gigantesque entrepôt.

« vendredi noir pour Amazon »

Partout en France, plus de 50 actions ont eu lieu ces 29 et 30 novembre. Elles interviennent à la suite de l’appel lancé[1] pour transformer le Black Friday, célébration de la consommation extrême, en un « vendredi noir pour Amazon ».

Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, rappelle qu'« Amazon se développe et s’implante en profitant du soutien d’élus et du gouvernement alors que cette multinationale détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée. Pire, rien n’est fait pour empêcher la firme de Jeff Bezos de dissimuler 57% de son chiffre d’affaires dans des paradis fiscaux. Ensemble nous devons stopper Amazon et son monde, et promouvoir les alternatives locales  ».

Les 29 et 30 novembre des centaines de policiers ont été déployés partout en France pour protéger les intérêts d’Amazon et déloger sans ménagement des militant·e·s non-violent·e·s. Est-ce le rôle de la police de défendre une multinationale qui échappe à l’impôt, détruit des emplois et saccage la planète ?

«Amazon fonctionne comme un « passager clandestin » que les pouvoirs publics subventionnent pour détruire la planète et des emplois : elle profite très largement des infrastructures que nous finançons sans contribuer, à sa juste proportion, au financement de l’intérêt général, tout en promouvant un monde de surconsommation insoutenable qui, s’il enrichit ses actionnaires, aggrave fortement la crise climatique et écologique, en toute impunité »

Nos actions vont se poursuivre pour sensibiliser toujours plus de monde et interpeller les pouvoirs publics afin qu’ils prennent réellement la mesure des désastres sociaux, écologiques et fiscaux générés par Amazon et la folie de la surconsommation.

Pour la première fois en France nous avons réussi à faire entendre un autre son de cloche pour le Black Friday. Mais ce n’est qu’une première étape et nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre pour poursuivre et amplifier les actions en faveur du développement d’une économie locale créatrice d’emploi, génératrice de lien social tout en étant compatible avec les impératifs climatiques.



[1]Voir l'appel co-signé par Alain Damasio, Ken Loach, et plus de 21 000 personnes sur https://stop-amazon.fr

 

[ FINISTERE ] Une journée dédiée à la précarité alimentaire

Créé le : 13/12/2019
Photo : Sans transition !

Le 06 décembre dernier, environ 300 acteurs s'étaient donnés rendez-vous au siège du Conseil départemental à Quimper (29) pour les Assises de l'alimentation. L'objectif : faire un état des lieux de la situation de précarité alimentaire et évoquer les mesures à prendre en vue d'une transition positive. Un grand nombre d'associations, collectifs, professionnels et particuliers ont pu s'exprimer et exposer leurs initiatives lors de conférences, tables rondes ou encore d'ateliers. Organisée par le conseil départemental, la journée était animée par Magali Chouvion, rédactrice en chef de Sans transition !.

Précarité et démocratie alimentaire

" Aujoud'hui on ne meurt plus de faim en France, mais la précarité alimentaire est toujours présente et il est de notre devoir de lutter contre ". Tels furent les premiers mots prononcés par Nathalie Sarrabezolles, présidente du Conseil départemental du Finistère, dans son discours d'introduction. L'accès à une alimentation de qualité est un enjeu de société majeur, comme le rappelle la récente mise en application de la loi Egalim. Bien que seulement 20% du budget des ménages soit consacré à l'alimentation en 2014*, de plus en plus de français-e-s choisissent de se ré-approprier le sujet. L'essor de la bio en est la preuve.

Nathalie Sarrabezolles et Magali Chouvion, lors du lancement des Assises de l'alimentation traduite en langue des signes. Photo : Sans transition !

" Nous devons actionner les leviers ensemble pour mettre en oeuvre une transition positive ". Nathalie Sarrabezolles

Dominique Paturel, docteur en sciences de gestion et chercheuse à l'Inra ouvrit le cycle de conférences-débats. " Un des problèmes majeurs que nous avons aujourd'hui est la déconnexion totale qui existe entre ce que l'on mange et sa production. En France, le droit à l'alimentation n'est pas effectif ". Selon la chercheuse, il est effectivement primordial d'axer les travaux des chercheurs sur la question de la maîtrise du système alimentaire. Un travail qui ne pourra se faire, selon elle, qu'à l'aide d'actions collectives.

Plusieurs structures engagées ont ensuite été mises à l'honneur pour leurs initiatives, comme le GIP Gers Solidaire, le Relais Solaal, ou encore la banque alimentaire 29.

Les jeunes engagés mis à l'honneur

Toute la journée, des associations et collectifs, en majorité portés par de jeunes engagés et militants, sont allés à la rencontre des visiteurs. Sans transition ! a choisi de leur donner la parole et de partager leurs initiatives.

L'association Glanage Solidaire :

> Découvrez Glanage solidaire

Le réseau brestois Agoraé :

> Découvrez Agoraé

Cool food, l'application portée par l'association quimpéroise Al'Terre Breizh :

> Découvrez Cool Food

> Plus d'infos

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* Statistiques Insee 2015

 

[Serge Tisseron ]« l’abus d’écran nuit au développement des enfants »

Créé le : 13/12/2019
Crédit Pixabay

Serge Tisseron est psychiatre, membre de l’Académie des technologies, et chercheur associé à l’Université Paris VII Denis Diderot (CRPMS). Président de l’association 3/6/9/12, il met en garde contre un usage sans limite des écrans par les enfants et adolescents et préconise d’accompagner ceux-ci dans l’apprentissage des outils numériques.

Omniprésents à l'ère du numérique, les écrans peuvent-ils interférer avec le développement de l'enfant ? De quelle façon ?

La fréquentation d’écrans avant trois ans fait courir le risque d’une réduction des possibilités de langage, des capacités d’attention et de concentration, et de reconnaissance des mimiques. Plus tard, et de façon générale, un bon développement a besoin d’activités diversifiées, socialisantes et créatives à un degré ou un autre. Mais aucune étude ne démontre quelque relation que ce soit entre la consommation d’écrans et l’évolution du QI.


Peut-on parler d'addiction ? Préconisez-vous un système de prévention pour la santé des enfants avec un meilleur encadrement des parents ?

L’Organisation mondiale de la santé n’a jamais parlé d’« addiction aux écrans » mais depuis 2018, de « gaming desorder », traduit en français sur son site par : « trouble du jeu vidéo ». Quant au mot addiction, il est réservé à des pathologies particulièrement lourdes : on ne peut en parler que dans les cas où se produisent au moins douze mois de déscolarisation ou d’abandon professionnel complet, avec un appauvrissement général de la vie sociale. Et...

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[MARAÎCHAGE] : Vannes, le bio et local à la table des tout-petits

Créé le : 11/12/2019
Maraichage Bio Vannes - Repas crèche Richemont. Crédit Stéphanie Biju

Crédit photo : Stéphanie Biju 

Par Stéphanie Biju

La municipalité de Vannes a fait le choix de passer toutes les crèches municipales en bio et de les approvisionner avec des produits locaux, cultivés sur un site communal à proximité du centre-ville. Un choix bénéfique pour la santé des enfants mais aussi pour l'environnement.

Melon, courge, petit pois… Depuis cet été, les fruits et légumes bios servis dans les crèches municipales de Vannes sont cultivés à moins de 6 km du centre-ville, sans intermédiaire, sur un site communal en conversion. Un maraîcher a été recruté par la ville. Les cuisinières, elles, apprécient de transformer des produits ultra-frais et de jouer avec les goûts pour éveiller les papilles des bambins.

Au menu du jour : fondue de fenouil et oignons, gratin de butternut, salade pastèque-melon. Et… soupe à la grimace ? Au contraire, Cléo, Suzanne, Ruben, Timothée, Emile et les autres bambins de la crèche municipale de Richemont, à Vannes, n'en laissent pas une miette dans leur assiette. En redemandent, même ! En cuisine, charlotte sur la tête, Isabelle Marty, non plus, ne boude pas son plaisir. « C'est un pur régal d'imaginer des recettes adaptées aux tout-petits à partir de légumes frais, de saison et ultra-locaux. En termes de goût et de qualité nutritionnelle, c'est quand même autre chose ! »,  apprécie la cuisinière de la crèche vannetaise.

Les fruits et légumes transformés chaque jour par Isabelle poussent à quelque 6 km de là, sur des...

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[ BIODYNAMIE ] À Rasteau, la biodynamie pour de meilleurs vins

Créé le : 06/12/2019
Bressy. Crédit Marie Martinez

Domaine Gourt de Mautens, avec Jérôme Bressy, viticulteur en biodynamie. Crédit M. Martinez

Par Marie Martinez

Encore controversée, déconsidérée par certains à cause de l’ésotérisme qui l’accompagne, la biodynamie est pourtant pratiquée par quelques viticulteurs en France, certains producteurs de grands crus. Pratique encore minoritaire qui ne touche que 1 à 1,5 % des vignobles, elle semble pourtant répondre à une volonté croissante d’être en adéquation avec la nature. Quand la vigne s’aligne sur le calendrier lunaire…

Avec seulement 1 à 1,5 % des vignes en France, la biodynamie, plus respectueuse de l'environnement et de la santé, progresse et fait doucement ses preuves sur le terrain, parmi les meilleurs vins et auprès des consommateurs. Pourtant, elle reste controversée et encore peu étudiée par les scientifiques. Visite chez un vigneron inventif et perfectionniste dans le Vaucluse, à Rasteau.

À Rasteau, dans le Vaucluse, terre de vignobles, se trouve le domaine Gourt de Mautens, hors normes et si discret qu'aucune pancarte ne l'indique. Le vigneron, Jérôme Bressy, expérimente et invente en permanence sa façon de travailler pour créer de grands vins. Chacun de ses choix en découle, du complexe et long processus de la culture de la vigne jusqu'à la mise en bouteille.

En faisant quelques pas dans une parcelle, l'originalité saute aux yeux : les pieds de vigne sont taillés en godet, isolés les uns des autres, et certains sont centenaires, plantés par le grand-père. Mais surtout, les cépages, minutieusement choisis en fonction de leur appartenance historique au terroir (grenache, cournoise, cinsault, picardan...) sont déjà mélangés dans les rangées. Autour aussi...

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[ Agriculture ] Alpes-Maritimes : le retour de l’agriculture locale

Créé le : 04/12/2019
Crédit Sandrine Lana

Crédit photo : S. Lana

Sandrine Lana

Alors que, d’après le ministère de l’Environnement, les espaces agricoles et naturels perdent actuellement 236 hectares par jour en France, certaines communes font le choix, comme ici dans les Alpes-Maritimes, de sanctuariser des terres agricoles pour faire revenir agriculteurs et éleveurs dans la région.

Dans les Alpes-Maritimes, une dizaine de municipalités fait la chasse aux terres fertiles en friche et favorise l’installation de nouveaux agriculteurs et éleveurs. Retour à une production locale, entretien des terrains, lien social... les résultats sont toujours positifs pour les exploitants agricoles et pour les mairies.

À quelques kilomètres de Cannes, à Mouans-Sartoux, des rosiers, des jasmins, des iris poussent sur le terrain d’un hectare de l’Aromatic Fab Lab de l’association des Fleurs d’exception du Pays de Grasse. Les plantes y sont choyées, bouturées, greffées par Christele Zannelli, jardinière et unique salariée de cette association de producteurs de fleurs destinée à l’industrie du parfum. Dans ce Fab Lab horticole, installé sur des terres municipales, on trouve à la fois une pépinière et un lieu de transmission des savoir-faire et techniques horticoles. « L’objectif est la vente et la préservation des variétés qualitatives de ces plantes et de transmettre le savoir- faire du greffage, presque disparu », explique-elle, les mains dans les jasmins qu’elle s’attelle à dégager des liserons sauvages...

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