Société

[ SOUTIEN A CAMILLE HALUT ] Observer l'action de la police et de la gendarmerie est un droit !

Créé le : 12/09/2019

Camille Halut, membre d'un Observatoire des libertés publiques est poursuivie pénalement pour son activité en matière de défense des droits fondamentaux exercée dans le cadre des manifestations des gilets jaunes. La Ligue des droits de l'Homme rappelle dans un communiqué que les observateurs et défenseurs des droits doivent être autorisés à opérer librement dans le cadre de leur mission.

Camille Halut a participé à l'observation des pratiques des forces de police et de gendarmerie en matière de maintien de l'ordre public, lors du mouvement des « gilets jaunes ». Ses observations ont ainsi permis la rédaction de plusieurs rapports, dont l'un a été produit devant le Conseil d'Etat dans le cadre du référé liberté tendant à l'interdiction de l'usage des LBD 40. Ses observations ont également servi de support à des saisines de l'IGPN et ont, notamment, participé à l'identification de l'auteur d'un tir de LBD 40 sur un manifestant pacifique, au cours d'une manifestation à Montpellier.
Dans le cadre de sa mission d'observatrice, elle a été victime d'insultes et de violences policières, comme d'autres observateurs.
Convoquée au commissariat pour une audition libre, Camille Halut a été immédiatement mise en garde à vue et renvoyée ensuite à l'audience du tribunal correctionnel de Montpellier du 1er octobre 2019 pour « entrave à la circulation », alors qu'elle accomplissait sa mission d'observatrice en suivant une manifestation de trois mille personnes qui s'était déplacée sur l'autoroute le 6 avril.
En poursuivant Camille Halut, parmi trois mille manifestants pour une violation du Code de la route, le parquet, qui n'ignorait rien du rôle de celle-ci, a-t-il l'intention d'interdire l'observation des actions de la police et de la gendarmerie en détournant la loi de son objet ?
Dans un Etat de droit, à l'instar des médias, les observateurs et défenseurs des droits (dont la protection est rappelée, notamment, par les « Lignes directrices » adoptées par la Commission pour la démocratie par le droit du Conseil de l'Europe et par la Déclaration de l'ONU sur les défenseurs des droits de l'Homme), doivent être autorisés à opérer librement dans le cadre de leur mission d'observation de l'exercice de la liberté de réunion et de manifestation. Et cette activité ne peut légitimement constituer un délit.
Les membres du Comité soutiennent Camille Halut et demandent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles de respecter les normes internationales, européennes et internes (rappelées par le Défenseur des droits), en matière de liberté de réunion et de manifestation, et d'assurer la protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.

Organisations membres du Comité de soutien :

Action non-violente COP21 (ANV-COP21), Alterniba, Amis de la Terre, Amnesty international France, Anticor, Association des Tunisiens en France (ATF), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association européenne pour la défense des droits de l'Homme (AEDH), Attac, Centre de recherche et d'information pour le développement (Crid), Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), Comité Vérité pour Adama, Coordination nationale Pas sans nous, Délinquants solidaires, Droit au logement (Dal), Droits et solidarité, Emmaüs France, EuroMed Droits, Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s (Fasti), Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fédération française des motards en colère (FFMC), Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération syndicale unitaire (FSU), Femmes Egalité, Fondation Copernic, France nature environnement (FNE), Gilets jaunes de Commercy, Gilets jaunes signataires DECLA TA MANIF, Greenpeace, Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), Ligue des droits de l'Homme (LDH), Ligue de l'enseignement, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Médecins du monde, Mémorial 98, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), Mouvement national lycéen (MNL), Oxfam France, Planning familial, Réseau Sortir du nucléaire, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat national des journalistes (SNJ), Syndicat national des personnels de l'éducation et du social-Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES PJJ), SOS Racisme, Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale Solidaires.

Contact presse :
Service communication de la Ligue des droits de l'Homme (LDH)
presse@ldh-france.org / 01 56 55 51 15

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[ DÉSOBÉISSANCE CITOYENNE ] 500 euros d’amende requis contre les décrocheurs de portrait de Lyon

Créé le : 06/09/2019

Lyon, le 2 septembre 2019, une importante mobilisation citoyenne a lieu en ce jour de rentrée, en soutien aux militants climat qui comparaissaient au Tribunal de Grande Instance de Lyon. Pour ce troisième procès intenté suite à un décrochage de portrait présidentiel pour dénoncer l’inaction climatique et sociale du gouvernement, le procureur requiert 500 euros d’amende contre chacun des prévenus. Le délibéré sera rendu le 16 septembre.

Fanny Delahalle et Pierre Goinvic, 35 et 33 ans, deux militants pour le climat et la justice sociale ont passé le jour de la rentrée au tribunal. Ils comparaissaient pour “vol en réunion” suite à la réquisition d’un portrait d’Emmanuel Macron dans la mairie du 2e arrondissement de Lyon, le 21 février dernier. Cette action menée simultanément à Paris, Biarritz et Ustaritz avait lancé une vaste campagne de décrochages de portraits sur l’ensemble du territoire. Ils sont les premiers à avoir été interpellés, les premiers d’une longue série. 128 portraits ont depuis été décrochés et une répression très nette s’est abattue sur les militants d’Action Non-Violente COP21.

Un important rassemblement de soutien s’est tenu place Guichard (3e arrondissement de Lyon) tout au long de la journée. Un cortège composé de citoyens, des Marcheurs et Jeunes pour le climat de Lyon, Gilets Jaunes, de soutiens politiques, associatifs, scientifiques a ainsi accompagné les prévenus jusqu’à l’audience.

"Le gouvernement a dit aux organisations initiatrices de l’Affaire du Siècle qu'il répondait à ses obligations et à la loi alors qu'il ne respecte pas l'Accord de Paris. Je soutiens les actions non-violentes qui visent à alerter la population sur ce décalage", a déclaré Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France et témoin.

Marin Bisson s’est exprimé pour Youth For Climate : “Durant les deux heures de ma rentrée ce matin, j’ai réfléchi et je n’ai pas compris pourquoi des gens étaient jugés pour leur combat légitime pour la justice climatique.”

La journée a été rythmée par de nombreux temps forts pour marquer la rentrée climatique à Lyon. Village associatif sur la Place Guichard, formations à l’action directe non-violente, ateliers, tables rondes sur la Pollution de l’air [1] et la place de la publicité dans la Métropole de Lyon étaient au cœur des débats pour organiser les prochaines mobilisations.
 

128 décrochages et 17 procès dans tout le pays

Les actions non-violentes de désobéissance civile #DécrochonsMacron [2] visent à dénoncer le dangereux fossé entre les beaux discours prononcés du président français et son action concrète face à l’urgence climatique et sociale. Suite à la réponse insatisfaisante du gouvernement à l’Affaire du Siècle, recours lancé par quatre organisations et soutenu par plus de 2 millions de signataires, ces réquisitions ont permis de lancer l’alerte sur le double discours de la France, qui ne respecte pas les objectifs de l’Accord de Paris.

Six mois plus tard, 128 portraits ont été décrochés des murs des mairies de l’Hexagone par plus de 1000 activistes non-violents. La réponse des autorités a été répressive : 94 gardes à vue, 74 perquisitions, 57 personnes en procès, dans 17 procès différents. Dimanche 25 août, en plein G7 sur la côte basque, ANV-COP21 a défié l’interdiction de manifester en organisant une “Marche des portraits” rassemblant plus de 900 personnes et des portraits du président Macron réquisitionnés dans tout l’Hexagone [3].

Fanny et Pierre, avant leur entrée au Tribunal, Lyon le 2 septembre . Photo : Alternatiba Rhône.

Lundi à Lyon, le procureur a requis 500 euros d’amende contre les deux prévenus. Le délibéré sera rendu le 16 septembre prochain. Les prochains procès #DécrochonsMacron auront lieu à Paris le 11 septembre et à Orléans le 13 septembre.

[1] https://alternatiba.eu/rhone/tag/pollution-de-lair/ 

[2] https://decrochons-macron.fr/

[3] https://anv-cop21.org/g7-portraits-de-macron-marchent-bayonne-malgre-linterdiction/

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[ MAKE FRANCE IMAGINATIVE AGAIN ! ] Le film de la tournée française de Rob Hopkins

Créé le : 05/09/2019

La transition est un formidable vecteur de progrès et de solidarité. Preuve fut faite en avril 2019, lors de la venue en France de Rob Hopkins. Cet événement fut organisé par l’association Souleù / la Vallée du Gapeau en transition, le magazine Sans transition ! et Actes Sud, qui ont souhaité avec ce film présenté aujourd’hui, retracer cette aventure humaine. « Make France imaginative again ! ».

Nous vivons indubitablement dans une époque charnière où les enjeux tant climatiques que sociaux sont considérables. Les études sur le climat, l’action des mouvements de la jeunesse et de désobéissance civile éveillent toujours plus de consciences dans le monde.
L’association La Vallée du Gapeau en transition, ainsi que la revue Sans transition !, tous deux des acteurs engagés, ont souhaité donner un écho à ces préoccupations. Quoi de plus engageant qu’une rencontre avec Rob Hopkins ? L’idée d’organiser un  tour de France de la transition semblait être la meilleure réponse à apporter, afin de proposer des alternatives sur les territoires.
L’initiateur du mouvement mondial des villes en transition a donc répondu à notre invitation. Du 14 au 19 avril 2019, dans plusieurs régions françaises, plus de 4 000 personnes sont venues l’écouter et dialoguer avec lui.
Parce que ce tour de France de la transition n’est que l’amorce d’une volonté commune d’œuvrer sans cesse en faveur des transitions, nous avons souhaité le matérialiser sous la forme d’un documentaire. Un film qui retrace cette semaine fantastique, qui témoigne du formidable engouement qu’a suscité cet événement et qui met à l’honneur tous les acteurs engagés sans qui ce projet n’aurait pas pu voir le jour (collectifs, associations, bénévoles, partenaires financiers). Et si les rênes de notre avenir n’appartenaient qu’à notre seule imagination collective ?

Visionnez le film :

Rob Hopkins reviendra en France le 28 septembre à Hanvec (29), à l’occasion de la grande conférence sur l’environnement organisée par le Conseil départemental du Finistère, ainsi qu’en début 2020 pour une nouvelle tournée exceptionnelle ! Plus d’infos à venir.

> Consulter le communiqué de presse :

 

[ Contre les féminicides ] " L’urgence d’une volonté et de moyens"

Créé le : 03/09/2019

Deux jours avant le Grenelle sur les violences conjugales annoncé par le gouvernement, le 101e féminicide de l'année 2019 venait d'être commis. La Ligue des droits de l'homme appelle les pouvoirs publics à prendre des décisions qui soient à la hauteur des enjeux en question.

Grâce à la mobilisation du mouvement féministe, au travail accompli par de nombreuses associations et institutions, ces faits gravissimes sont aujourd'hui médiatisés, et l'opinion publique y est enfin sensibilisée. Ces drames ne sont plus considérés comme de simples faits divers, relevant de la sphère privée, mais bien comme la manifestation la plus violente du système patriarcal. C'est donc une question éminemment politique.
La gravité de la situation exige que ce Grenelle soit autre chose qu'une grande messe ou encore un effet de communication. Comme en témoignent les résultats obtenus dans différents pays européens, il existe des solutions efficaces qui doivent faire l'objet de mesures immédiates : la prévention et la sensibilisation, l'augmentation drastique des places d'hébergement d'urgence, la formation de tous les personnels en contact avec des victimes de violences sexistes – à commencer par les policiers chargés de recueillir les plaintes ou de porter secours –, le soutien aux associations d'écoute et d'accompagnement partout sur le territoire. Ces mesures d'urgence absolue nécessitent une volonté politique qui ne saurait faire l'impasse sur une réelle volonté budgétaire pour répondre à l'urgence de la situation. Cette même exigence s'était déjà exprimée, mais en vain, lors du débat sur la loi sur les violences sexuelles et sexistes de juillet 2018.
Les violences masculines contre les femmes ne sont pas une fatalité. Après #MeToo, les pouvoirs publics doivent se donner les moyens d'être à la hauteur des enjeux. C'est une question de survie pour beaucoup de femmes. La Lique des Droits de l'Homme se dit particulièrement attentive aux mesures qui seront annoncées à l'issue de ce Grenelle et à l'effectivité de celles-ci.

[ LA SÉLECTION DES LIBRAIRES ] L'Humanité en péril, Fred Vargas

Créé le : 23/08/2019

Mais quelle mouche les a piqués ? Interloqués ou révoltés, pragmatiques ou rêveurs, lanceurs d’alerte, poètes ou romanciers, des auteurs, sélectionnés par des libraires qui diffusent Sans transition !, manient la plume et l’encre pour dire leurs convictions en termes d’écologie et d’humanisme. Des mots forts, percutants, qui tantôt interpellent, tantôt bousculent ou touchent, mais qui, jamais, ne laissent indifférents. Dans son dernier numéro, Sans Transition ! vous donne à lire ces extraits, en vous souhaitant un bel été.

L'Humanité en péril, virons de bord, toute !

Fred Vargas

Le mot du libraire

Un livre "coup de poing" sur l’avenir de la Terre et le vivant. Des thèmes aussi divers que la voiture, électrique ou non, la surexploitation des ressources naturelles, la déforestation en pas- sant par l’éolien sont abordés. Fred Vargas donne également des pistes pour améliorer la situation de notre planète. Un ouvrage rageur qui interpelle les consciences !

 
" Mais, hormis notre voix dans l’urne, nous aussi, comme je n’ai eu de cesse de le répéter, nous avons beaucoup à faire et sommes capables de peser lourdement sur l’indispensable chemin à venir. Et je commence par le secteur essentiel, on l’a vu, de l’élevage et de l’agriculture associée, qui ont atteint des proportions démesurées et destructrices. Pour rappel rapide, le couple élevage-agriculture génère 37 % du méthane, 65 % du protoxyde d’azote et 9 % du CO 2 du total des émissions de l’humanité, plus des gaz fluorés utilisés pour la chaîne du froid. Il est aussi le plus grand poste de la consommation de l’eau dans le monde (70 %), et la première cause de pollution de l’eau. Il est également responsable de la déforestation, de l’épuisement des sols, de celui du phosphore, et des pluies acides. Un bilan énorme et catastrophique, sur lequel nous pouvons agir vite et directement : en réduisant notre consommation de viande, de 90 % pour les pays développés en particulier, en bannissant la charcuterie nitritée cancérogène, en refusant les bio carburants.
Je l’ai déjà écrit: moi non plus cela ne m’amuse pas de me priver de viande ! Mais ce faisant – et nous devons le faire -, nous ferons basculer tout le système agroalimentaire du monde, nous réduirons ainsi de manière déterminante l’empreinte des gaz à ef fet de serre, l’épuisement de l’eau, la déforestation, la pollution des eaux, la destruction des sols, nous éviterons la fin du phosphore, nous mettrons fin aux pluies acides et nous rendrons aux populations les sols dont elles ont besoin pour se nourrir ou les reforester. Pensez, pour accroître votre courage dont je ne doute pas, aux conséquences très graves pour la santé de cette surconsommation folle de viande et de viande transformée (la charcuterie), de laitages et de fromages. Mais ne remplaçons pas inconsidérément la viande par trop de poisson (beaucoup sont menacés de disparition), chargé de métaux lourds, efforçons-nous de suivre les consommations hebdomadaires ou mensuelles que j’ai données au cours de ce petit texte."
 
L'Humanité en péril, virons de bord, toute !
Fred vargas
Ed. Flammarion
15 euros

[ G7 A BIARRITZ ] Emmanuel Macron propose un sommet « inclusif » sans la société civile

Créé le : 19/08/2019

Du 24 au 26 août 2019, la France accueille à Biarritz le sommet du G7. À ce jour, le Gouvernement n’est prêt à accorder qu’une dizaine d’accréditations aux ONG, soit la plus faible représentation des organisations de la société civile depuis 2005. Les conditions d’accès de la société civile à la presse pendant le sommet restent floues, rompant ainsi avec une longue tradition d’ouverture de ces sommets à la société civile. Le Réseau action climat appelle le président français à faire preuve de plus de transparence lors de ce weekend.

La France a placé le G7 2019 sous le signe de la lutte contre les inégalités, thème au cœur de l’action des ONG. Les engagements pris par les leaders du G7 seront scrutés par les ONG et elles veilleront à leur mise en œuvre effective tant dans les pays du G7 qu’au-delà. Les 7 pays sont loin d’être exemplaires en matière de lutte contre le dérèglement climatique, de préservation de la biodiversité, d’éducation et d’égalité femmes-hommes.

Sur toutes ces questions, les ONG nationales et internationales, notamment membres des groupes d’engagement C7 (Civil Society 7) et W7 (Women 7), ont développé des recommandations qu’elles ont portées tout au long du G7 et lors de chaque réunion ministérielle. C’est pourquoi elles revendiquent une place pleine et entière au sommet de Biarritz, afin que les solutions contre les inégalités mondiales et le dérèglement climatique ne soient pas décidées en vase clos mais réellement discutées avec les représentants et représentantes de la société civile. À ce jour, la proposition de participation au sommet du G7 faite par le Gouvernement n’est pas acceptable.

Pour Philippe Jahshan, président de Coordination Sud : « Si la France a communiqué à plusieurs reprises sur son souhait d’associer tous les acteurs et actrices de la société aux discussions, le sommet de Biarritz ne reflète pas cette intention et suscite l’incompréhension des ONG. La société civile dans son ensemble et dans toute sa diversité doit être représentée au sommet. Il ne nous a été proposé que 10 accréditations. Est-ce sérieux ?» interroge Philippe Jahshan. «  Nous attendons beaucoup plus. Cette représentation serait la plus faible historiquement depuis que les organisations de la société civiles sont investies dans le G7 et constituerait un précédent dangereux. »

Les ONG demandent également que les textes négociés pendant les trois jours du sommet soient portés à leur connaissance en temps réel et qu’elles puissent être en contact direct avec l’ensemble des journalistes qui suivent à Biarritz le sommet, afin de faire part de leurs analyses et réactions. Ceci inclut un accès au centre des médias internationaux, pour l’instant interdit, contrairement aux éditions précédentes.

Ce droit d’expression fait partie intégrante des missions des ONG. L’empêcher de pouvoir dialoguer librement avec la presse conduirait tout bonnement à un musellement de la société civile, sans précédent. C’est aussi une demande légitime dans un G7 qui se veut au format « renouvelé et inclusif ».

Cette année, l’Élysée a proposé à trois reprises de rencontrer les ONG et trois fois le Président a annulé sa venue au dernier moment. Ces revirements interrogent quant à la volonté réelle du président d’échanger avec la société civile et de nourrir les propositions de la France des contributions des ONG. Le 23 août, veille du sommet, une rencontre est prévue entre les ONG et Emmanuel Macron. Pour nous, elle doit s’inscrire dans l’ouverture à la pleine présence des ONG à Biarritz.

Il est encore possible pour la présidence française de montrer qu’elle souhaite réellement associer la société civile au G7. Pour cela, une représentation des ONG en plus grand nombre au sommet ainsi qu’un accès non contraint à la presse sont nécessaires. Dans le cas contraire, l’ouverture du G7 à la société civile ne serait qu’une parodie et les ONG questionneront la pertinence de leur participation.

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> A lire également : Un contre-sommet alternatif organisé à Hendaye

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[ NATURISME ] Bretagne : les fesses au grand air

Créé le : 28/07/2019
© Club Naturiste de Bretagne Sud

Par Stéphanie Biju

Bien au-delà d'un bronzage intégral, le naturisme affiche des valeurs de tolérance et de « vie vraie », qui semblent séduire de plus en plus, avec 11 millions de Français qui se disent « prêts » à tenter l’expérience. La Bretagne a ses adeptes. Rencontrés sur la plage, dans un camping ou sur un chemin de randonnée, tous évoquent une grande sensation de liberté, de bien-être et de lâcher-prise. Et invitent à tenter l'expérience. « Le naturisme, pour le comprendre, il faut le vivre ! ». Qu'on se le dise…

En ce mercredi printanier ensoleillé, et alors que les beaux jours peinent à s'installer en Bretagne, Liliane (1) a carrément tout enlevé ! La septuagénaire profite d'un bain de soleil sur la plage naturiste de Kerver, en presqu'île de Rhuys (56), où elle a ses habitudes depuis des années. « J'y venais avec mes fils. Maintenant, j'y emmène mes deux petites-filles, de 15 et 8ans, pendant leurs vacances. Elles ont toujours un temps d'hésitation mais… il ne leur faut généralement pas plus d'une journée pour se retrouver, elles aussi, les fesses à l'air !...

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[ NATURISME ] La liberté à fleur de peau en Occitanie

Créé le : 23/07/2019

Par Céline Cammarata

Chaque année, en France, considérée comme « le berceau du naturisme », 4,7 millions de vacanciers décident de faire tomber le maillot et optent ainsi pour cette pratique. Parmi eux, près de 50% sont des étrangers. L’Hexagone confirme ainsi sa première place comme destination touristique naturiste mondiale et offre la plus importante capacité d’hébergement naturiste d’Europe. Dans le Gard, le village Saint-Privat de Champclos accueille ainsi les adeptes de la pratique.

Naturistes de naissance, leur philosophie de vie les conduit vers l’acceptation de soi. Rencontre avec Adam et Eve, version 2019, dans un écrin de verdure à Saint-Privat de Champclos, au domaine de la Sablière. Comme au bout de nulle part, après une petite route qui chemine dans la verdure, me voilà arrivée au camping du domaine de la Sablière à Saint-Privat de Champclos. J’y ai rendez-vous avec Gaby Cespédes, une « pionnière » du naturisme. Fermée par des barrières, l’entrée du camping signe la fin de la route. Sur 70 hectares, dans les collines du Gard provençal, à perte de vue, les falaises, la rivière et ses berges. Restaurants, piscines, sauna, superette, crêperie, tout est disséminé. Les différents habitats et emplacements de camping arborés bénéficient d’une vue imprenable. Des arches - creusées naturellement dans le calcaire des collines - pour certains, les ruines du château pour d’autres... Gaby se souvient : « En 1974, nous étions venus faire du camping sauvage avec mon mari. Il est tombé amoureux de cet endroit. » Ils n’en repartiront plus. Et ouvriront quelques emplacements un an après. Si vous lui demandez comment elle est venue au naturisme,...

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[ POLLUTION DE L'AIR ] Quel est l'impact des particules ultra-fines sur notre santé ?

Créé le : 18/07/2019

L’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, a publié ce mardi une étude sur la pollution de l’air. Ce rapport dénonce la présence dans l’air de "particules ultra-fines", au carbone suie et au carbone organique qui présentent un risque pour la santé, au même titre que les particules fines.

Des professionnels de santé du groupe Ramsay Générale de Santé (l’un des leaders européens de l’hospitalisation privée et de soins primaires) se proposent de répondre aux questions que nous nous posons à juste raison :

  • Quel est l’impact des particules ultra-fines au niveau respiratoire et/ou cardiovasculaire ? 
  • Quelles sont les populations les plus vulnérables ? Comment les prémunir ? 
  • Les particules fines et ultra-fines peuvent-elles avoir un impact dans le retard cognitif de certains enfants sur-exposés (difficultés d’apprentissage, de mémorisation, etc.) ? Qu’en est-il des effets in-utero ? 
  • Existent-ils des solutions non médicamenteuses pour se prémunir ? Les masques chirurgicaux sont-ils vraiment efficaces ? 
  • Est-il dangeureux de faire du sport en extérieur lors des pics de pollution ?
  • La pollution peut-elle déclencher des crises d’asthme ? 
  • Comment réagir lors des premiers symptômes ? 
  • Est-il nécessaire d’aller consulter ?

[ GÉNÉRATION DÉSOBÉISSANCE CITOYENNE ] Vers l’essor d’une désobéissance climatique ?

Créé le : 17/07/2019

Par ML

Après un appel à la grève initié par la jeune suédoise Greta Thunberg suite à sa participation à la Cop24 en Pologne, la jeunesse s’est retrouvée plusieurs fois au cours des dernières semaines pour marcher en faveur du climat. Un sentiment d’urgence qui semble toucher désormais toutes les couches de la population, et qui donne lieu à de nouvelles formes de luttes.

On connaissait déjà Greenpeace, les Amis de la Terre, et plus récemment, AnvCop21, 350.org, Notre Affaire à tous ou encore Extinction Rebellion, qui arrive désormais en France. Alors que les chercheurs et la communauté internationale tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs années à propos des dangers des changements climatiques, la société française se découvre depuis quelques semaines engagée. Pendant que les actions de désobéissance civile se multiplient, la question climatique se démocratise : après le succès des grandes marches pour le climat, des actions de désobéissance civile ont vu le jour aux quatre coins de l’Hexagone, sur des registres tour à tour humoristiques, artistiques, provocantes ou encore de l’ordre du symbole. Une prise de conscience qui proviendrait de l’urgence de la situation, d’après Zoé Lavocat, porte-parole de l’équipe Alternatiba / Anv Cop21 : « Après 40 ans de mouvement écologiste en France, la prise en compte des enjeux climatiques a peu avancé chez les politiques malgré l’organisation de marches, de pétitions en faveur du climat ». D'où la nécessité de créer d'autres modes d'actions. Ainsi,  Notre Affaire à tous a...

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