Écologie

Ecodomaine du Bois du Barde : 10 ans d'engagement

Créé le : 01/04/2020

L'écodomaine du Bois du Barde, ferme paysanne et oasis du réseau Colibri, est également devenu un PTCE (pôle territorial de coopération économique) en centre Bretagne, à Mélionnec.

Entretien avec Anne-Laure Nicolas, co-fondatrice du lieu, qui nous parle de la création de ce lieu de "vivre-ensemble" durable et harmonieux, et de son expérience de la permaculture humaine et sociale.

 

 

Plus d'infos

www.leboisdubarde.bzh

[RÉSILIENCE] « Pour 2030, nous visons 100% d’énergies renouvelables »

Créé le : 17/03/2020

Crédit photo : David Cadran / Pixabay/Molène

Propos recueillis par Elodie Crézé

Depuis 2015, les îles de Molène, Sein et Ouessant, dans le Finistère, non interconnectées au continent et qui produisent leur électricité via des centrales au fioul, sont engagées dans un programme de transition énergétique. Denis Bredin, directeur de l’association les îles du Ponant, qui accompagne cette transition, juge ces îles avant-gardistes.

Où en sommes-nous du programme de transition énergétique sur ces 3 îles ?
En agissant sur 3 volets d’action, réduction des consommations, production d’énergie et pilotage des consommations – soit consommer en s’adaptant aux éléments naturels, comme par exemple le fait à Sein, d’activer l’osmoseur seulement quand il y a du soleil – nous avons déjà pu obtenir des résultats (voir encadré). À Ouessant, nous avons un projet expérimental, énergétique hybride, qui consiste à combiner deux hydroliennes destinées à capter l’énergie produite par les courants des marées, une éolienne et des centrales photovoltaïques. À Sein, une éolienne doit être construite en 2020, et sur les 3 îles, les toitures des habitants volontaires vont être équipées de panneaux solaires. Mais notre programme de transition ne s’arrête pas là : des économiseurs d’eau sont distribués aux habitants et nous travaillons aussi sur les déchets. Notamment, un projet est à l’étude à Ouessant sur la production d’énergie avec les déchets bois.

L’objectif est-il d’atteindre l’autonomie énergétique pour ces 3 îles ?
Oui, pour 2030, nous visons le 100% d’énergies renouvelables locales ! La priorité reste de décarbonner la production d’électricité, mais en veillant à préserver les écosystèmes : ainsi, les centrales photovoltaïques sont installées sur des zones artificialisées, bétonnées. Jamais sur les terres agricoles ou les terrains en friche ! En agrégeant ainsi les sources d’énergie verte, l’objectif est d’atteindre, en 2023, 75% de pénétration d’énergie renouvelable sur l’île de Ouessant, 70% pour Molène à l’horizon 2021, et 60% pour Sein dès 2020. L’important est de travailler avec les insulaires. Mais ils ont déjà intégré, au quotidien, des pratiques de réduction de leur consommation d’énergie. Ces îles sont à l’avant-garde ! Et elles n’ont pas le choix : elles sont particulièrement exposées au changement climatique, et notamment aux tempêtes hivernales de plus en plus violentes.

 

En 2018, économie d’énergie, production d’énergie et émissions de CO2 évitées :

Sein : superficie 58 ha, 195 habitants.
 400 mégawatts /an économisés
140 Mwh produits
423 tonnes de CO2 évitées

Molène : superficie 72 ha, 208 habitants.
348 Mwh /an économisés
Pas de production d’énergie renouvelable
271 tonnes de CO2 évitées

Ouessant : superficie 1558 ha, 871 habitants.
1172 Mwh / an économisés
60 Mwh /an produits en solaire
957 tonnes de CO2 évitées

Note : Entre 2015 et 2018, la réduction de CO2 obtenue a atteint 22%  pour les 3 îles.

Plus d’infos : www.iles-du-ponant.com

[URGENCE CLIMATIQUE] Les petites îles de la Grande bleue vers la résilience

Créé le : 17/03/2020
Frioul - Marie-Noëlle Delfosse

Par Marie-Noëlle Delfosse

Vulnérables face à l'épuisement des ressources, les petites îles peuvent être aussi à l'avant-garde de la résilience. Certaines se sont groupées en réseau ou s'échangent leurs bonnes pratiques. Elles refusent de n'être que le terrain de jeu des urbains et s'engagent pour préserver leur patrimoine. De quoi essaimer.

La beauté minérale des falaises blanches tombant dans le bleu, et le parc national des Calanques qui gère la partie terrestre des îles, propriétés du conservatoire du littoral, attirent au Frioul l'été, jusqu’à 4000 passagers par jour. La gestion des déchets produits par ces flots de touristes illustre bien l'intérêt du partage des bonnes pratiques. Car l'île du Frioul, comme toutes les îles de Marseille, est envahie de goélands. « Profitant du gaspillage alimentaire, explique Alain Mante directeur au parc des calanques, les oiseaux ramènent les déchets de la ville sur l'île. La biomasse s'y développe, favorable aux rats qui sont toxiques pour la faune endémique. » Le défi est donc d'éliminer les envahisseurs sans nuire au milieu. Pari gagné sur l’île du Grand Rouveau, dans l'archipel des Embiez (Var). « Durant 4 ans, se souvient Vincent Rivière, créateur de l'entreprise Agir écologie et missionné par la mairie de Six-fours, nous arrachions les griffes de sorcière. Les rats noirs sont friands de cette plante invasive, mais aussi des œufs des geckos et des puffins, espèces endémiques. Une fois la plante arrachée, les rats ont moins...

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[ ÉNERGIES RENOUVELABLES ] Rencontres avec des professionnels de l'énergie au forum Energaïa 2019

Créé le : 12/03/2020

Energaïa est un forum dédié aux énergies renouvelables. Sans transition ! y était en tant que partenaire de l'événement et a rencontré des professionnels.

Entretien avec Laure Verhaeghe, Co-fondatrice et directrice de Lendosphère :

Antoine Garcier, directeur général Energie d'ici :

Laurent Bonhomme, co-fondateur et président Arkolia Energies :

Michel Peyron, directeur régional de l'ADEME en Occitanie :

Severine Pasquinet, directrice adjointe Région Sud EDF Renouvelables :

Alain Marcom, fondateur de la Scop Inventerre et président d'Envirobat Occitanie :

Amaury Pachurka, co-fondateur, président et CEO de Beoga :

 Amanda Baudry, responsable de la communication chez RES France :

[ROB HOPKINS ] « Soyons audacieux, courageux, imaginatifs ! »

Créé le : 10/03/2020
rob hopkins

Photos : Crédit Isabelle Simon

Propos recueillis par Julien Dezécot

Rob Hopkins, le fondateur du mouvement mondial des villes en Transition, nous a accordé une interview exclusive, à l'occasion de sa tournée française organisée par notre revue. En pleines municipales, ses propos inspirants donnent l'énergie collective pour une véritable transition écologique et sociale.

 

De nombreuses listes « citoyennes » se sont constituées lors des dernières élections municipales, avec comme objectif commun, la transition écologique et sociale dans les communes. Quel regard portez-vous sur cette dynamique ?

Je pense en effet que nous devons retirer le pouvoir aux seuls grands partis politiques, pour le donner aux citoyens qui souhaitent mettre en œuvre la transition. Je trouve formidable ces dynamiques collectives qui rassemblent des gens susceptibles d’accélérer le processus de transition. Tout ce que l'on peut faire pour démanteler le vieux paradigme politique de ces partis qui manquent ô combien d'imagination, eh bien j’en suis partisan !

Car nous vivons un moment historique. Le moment est venu d'être audacieux, courageux, imaginatifs. L'essayiste Naomi Klein a même déclaré : « Il ne reste plus de solutions qui ne soient pas radicales ».

Face à l'urgence climatique, il nous faut des gens qui affirment : « Nous allons changer tout le système alimentaire. On va se débarrasser des voitures qui polluent... » Le moment est venu. Le temps des petits pas, c'est fini ! J'espère que ces listes citoyennes vont permettre à des gens particulièrement imaginatifs de tout reconstruire.

Pouvez-vous nous donner des exemples éclairants de projets de transition urbains que vous soutenez ?

À Totnes en Angleterre (la ville où vit Rob Hopkins, ndlr), nous avons un projet qui s'appelle Atmos Totnes. Il s’agit d’une communauté citoyenne qui est devenue promoteur immobilier. Objectifs : créer des logements et de nouveaux espaces publics qui appartiennent à la communauté. C'est un très beau projet, particulièrement inspirant et qui mériterait d'essaimer. L'année dernière, à Mouans-Sartoux près de Nice, j'ai pu également constater à quel point les élus ré-imaginent les choses, tant sur le plan foncier que dans le secteur alimentaire. Dans des métropoles comme Paris ou Lyon, on voit comment des mesures publiques donnent de plus en plus de place aux vélos et réduisent la place des voitures. Ces initiatives de plus en plus nombreuses donnent des clés pour changer dans tous les domaines : énergie, transport, alimentation… Demain, il nous faudra tout faire, en même temps et au même endroit.

Comment intégrer les campagnes à ce projet de transition que vous proposez ?

Il faut relier les villes aux zones rurales. À l'heure actuelle, elles sont souvent disjointes. À liège, en Belgique, les terres agricoles ceinturent la ville. Elles font le lien entre les territoires, pour les connecter aux campagnes et nourrir les villes. Il faut repeupler les zones rurales, lancer des entreprises dans ces territoires parfois délaissés du fait du manque de liaison économique avec la ville. Nous pouvons rebâtir ces connexions entre tous. L'alimentation saine et locale est une bonne clé d'entrée pour une transition territoriale.

La question démocratique revient souvent dans vos conférences. Comment repenser la gouvernance pour une véritable transition citoyenne ?

Il est essentiel de ré-imaginer la manière dont les décisions sont prises. À Barcelone, par exemple, chaque conseil de quartier peut prendre de réelles décisions. Tous ces conseils alimentent par leurs idées la municipalité. Barcelone est ainsi l'une des villes les plus étonnantes grâce à son pouvoir imaginatif. La démocratie ce n'est pas juste déposer un bulletin dans l'urne, c'est un processus auquel le plus grand nombre doit participer. À Totnes, toujours pour le projet Atmos, qui vise à réhabiliter de vieux bâtiments industriels en espace pour entreprises locales (de boulangerie, brasserie, vente d’alimentation locale, espace de co-working, etc.), plus de 5000 personnes sur les 8500 que compte la cité, ont soutenu ce projet par référendum local ; soir plus de 85 % ! Cette méthode pourrait se déployer davantage en Europe, avec une prise de décision démocratique par les citoyens.

À l'heure du Green New deal européen et face à l'urgence climatique, quel message souhaitez-vous adresser à M. Emmanuel Macron ?

Le Green new deal peut être une excellente chose s'il s'agit vraiment de repenser les activités, les industries, avec les énergies renouvelables à grande échelle, incluant un nouveau système alimentaire sain et local, tout en déclarant la guerre au dérèglement climatique. Car c'est ainsi que nous allons créer des emplois partout en faveur de la transition.
Quant au Président Macron, je lui pose la question : Et si, dans toutes les activités, ses décisions, ainsi que celles du gouvernement, il prenait véritablement en compte - comme un fil rouge- l'urgence climatique ? Je vois en France de nombreuses énergies qui s'éveillent pour repenser les structures du pays, une énergie en pleine ébullition. En même temps, les Français semblent très insatisfaits de cette hiérarchie rigide, qui fait encore obstacle aux mesures de justice qu'il faut prendre. Il faut s'ouvrir aux pensées des gens, ne pas se fermer et décider seul. C'est un moment historique. Et vous avez un rôle majeur à jouer M. le président, notamment en écoutant les autres !

Plus vidéo : Retrouvez sur notre site web sans-transition-magazine.info, l'interview vidéo avec Rob Hopkins, réalisée en février à l'occasion de sa venue en France qui a rassemblé plus de 3000 personnes à l'invitation de Sans transition !

Pour nos abonnés, le PODCAST de la conférence disponible également en ligne.

À lire : Et si..., Rob Hopkins, Actes Sud, avril 2020

Plus d’infos : www.robhopkins.net

[CLIMAT] Efficacité énergétique : la France fait l'autruche

Créé le : 29/02/2020
logo asso Negawatt

Alors qu’Emmanuel Macron réaffirme publiquement son souhait de faire de l’écologie une des priorités de la deuxième moitié de son quinquennat, le Haut Conseil pour le Climat rappelle que la France « n’est pas du tout sur la bonne trajectoire » pour tenir ses engagements climat. Comment expliquer un tel écart ?

Par l'association Negawatt

En matière de transition énergétique, la décarbonation - ou l’électrification massive des usages - ne suffit pas : la maîtrise des consommations est essentielle pour répondre aux enjeux climatiques. Or, si le gouvernement engage une politique volontariste sur la première, force est de constater qu’il semble avoir rendu les armes sur la seconde : révision à la baisse des objectifs de réduction de la consommation dans la récente loi Énergie-Climat, absence de mesures adaptées dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie, modifications tendancieuses de la règlementation énergétique dans le bâtiment, augmentation des budgets carbone dans la Stratégie nationale bas carbone, etc.

Le constat est clair : face à un retard qui s’accumule et à une situation qui s’aggrave, le gouvernement se montre plus préoccupé par l’efficacité de sa communication que par celle de son action. [...]

  • Dans le secteur du bâtiment, où les réformes annoncées, sous couvert de technicité, [les révisions] vont à l’encontre de l’objectif de massification de la rénovation performante qui a fait ses preuves dans nombre de territoires.
  • [Même constat] dans le secteur des transports, où l’électrification des véhicules routiers ne constitue qu’une solution parcellaire pour se passer du pétrole. Elle ne prend tout son sens qu’en complément de la réduction des distances parcourues et du report modal qui semblent être ignorés.
  • [Idem]sur la trajectoire d’évolution du mix énergétique de la France, où l’obsession de la décarbonation de l’électricité se fait au dépens de l’efficacité énergétique tout en pénalisant le développement de la chaleur renouvelable.

[POLLUTION] : Lettre ouverte aux futurs élus par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Créé le : 27/02/2020
logo atmo aura

À quelques semaines seulement des élections municipales et intercommunales, les administrateurs d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes – l’observatoire régional de surveillance et d’information sur la qualité de l’air - se mobilisent et adressent une lettre ouverte à l’ensemble des candidats. Leur objectif : interpeller les futurs élus de proximité pour que l’air ne soit plus l’oublié des politiques publiques. 

LE CHIFFRE : 8 habitants sur 10 reconnaissent être inquiets quant à la qualité de l’air respiré*. 

La qualité de l’air constitue une des préoccupations majeures des concitoyens et demeure un enjeu de santé publique. Pour autant, il n’y a pas de fatalité. Les administrateurs d’Atmo l’affirment : oui, il est possible d’améliorer durablement la qualité de l’air !
L’élu de proximité est un acteur de premier plan. La commune et les intercommunalités, du fait de leurs compétences dans les domaines de la mobilité, de l’urbanisme et du développement économique notamment, disposent d’un potentiel considérable pour mener des actions structurantes dans les territoires et contribuer à améliorer significativement la qualité de l’air de manière pérenne.

L’heure n’est plus au constat, il est temps d’agir. Aussi, les candidats sont invités à répondre à Atmo Auvergne-Rhône-Alpes afin de présenter leurs engagements en faveur de la qualité de l’air. Les citoyens quant à eux peuvent se saisir du sujet, utiliser la lettre et l’infographie d’Atmo pour interpeller leurs candidats. 

Je vous prie de bien vouloir trouver, ci-dessous, la lettre ouverte rédigée par les Administrateurs d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ainsi qu’une infographie détaillant les actions concrètes en faveur d’un air meilleur. 

*Sondage BVA pour Atmo

> Lettre ouverte :

> Comment lutter contre la pollution de l'air à l'échelle de votre commune ou de votre intercommunnalité ?

[VOTE] Aide un restau à devenir plus écolo

Créé le : 25/02/2020
asso conscience &impact écologique

L'Association Conscience et Impact Ecologique souhaite accompagner gratuitement les restaurants / bars / fast-foods volontaires pour réduire
leur impact environnemental.

Pour cela, elle propose un diagnostic simple et adapté basé sur 5 critères : approvisionnement, déchets, énergie, numérique et finance. Mais pour en arriver là, elle a besoin de vous ! En effet, ce projet est actuellement soumis au vote citoyen de la Région Occitanie, et ce jusqu'au 02 mars 2020. C'est de l'issue de ce vote dont dépend le financement du projet, et c'est là que vous pouvez nous soutenir !
La démarche à suivre :

1) Rendez-vous sur : La Région Citoyenne
<https://www.laregioncitoyenne.fr/auth/realms/laregioncitoyenne/protocol/openid-connect/auth?response_type=code&client_id=capcollectif&scope=openid+email+profile&redirect_uri=https%3A%2F%2Fjeparticipe.laregioncitoyenne.fr%2Flogin%2Fcheck-openid>

2) Connectez-vous ou créez votre compte

3)  Rendez-vous sur la page du projet : Nos restos + écolos
<https://jeparticipe.laregioncitoyenne.fr/projects/ma-solution-pour-le-climat/collect/depot-des-solutions/proposals/accompagnement-gratuit-de-nos-restos-et-bars-preferes>

4) Cliquez sur "Voter pour", et voilà !

Plus d'informations sur le projet ici :
https://association-cie.fr/le-vote-citoyen-pour-cie-a-montpellier/ "

[ CLIMAT ] Un budget participatif citoyen

Créé le : 25/02/2020

Les citoyens de la région Occitanie ont jusqu'au 2 mars pour élire leur projet préféré en matière d'atténuation ou d'adaptation au changement climatique.

" Ma solution pour le climat " est une initiative lancée par la Région Occitanie, dont l'objectif est de financer des projets citoyens qui limiteraient l'impact du changement climatique sur la région. Ces initiatives doivent être concrêtes et rapidement réalisables, permettant ainsi d'apporter ou d'expérimenter une solution innovante répondant aux enjeux climatiques locaux.

97 projets sont soumis à ce vote citoyen.

> Participer au vote

[ PRÉPARER L'APRES PÉTROLE ] Entretien avec Guy Rey, président de la CoVe

Créé le : 18/02/2020

Sans transition ! a rencontré Guy Rey, président de la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin (CoVe), lors de la signature du premier contrat de transition écologique à Carpentras. Pour l'occasion, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Brune Poirson, avait le déplacement en ce début de février.

Entretien avec Guy Rey :

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