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Débat

Yannick Jadot, député européen EELV : "Sans Mobilisation citoyenne, les écologistes n'arriveront pas à leurs fins"

Créé le : 27/10/2016
Crédit : FD / LMDP

Sans Transition s'est entretenu avec Yannick Jadot dans le cadre d'une rencontre organisée par Attac Marseille, mardi, pour la semaine de la transition citoyenne. L'occasion de parler du Tafta et de Notre-Dame-des-Landes avec le député européen du Grand-Ouest (Bretagne-Pays-de-Loire-Poitou-Charentes). Mais aussi de la primaire d'Europe Ecologie les Verts à laquelle il se porte candidat. 

Pourquoi rendre visite à Attac lors de la semaine de la transition ?

Nous affrontons aujourd'hui une telle urgence écologique, sociale, démocratique qu'il nous faut arriver à travailler ensemble. Je sais, au travers du combat que je mène contre le Tafta, que si nous avions pas la mobilisation des mouvements citoyens, des villes et des régions qui se sont déclarées "hors-Tafta", nous ne serions pas arrivés à faire bouger le parlement européen. Autre exemple : nous avons obtenu l'interdiction du chalutage en eau profonde. Or s'il n'y avait pas eu la mobilisation de l'ONG Bloom, une pétition rassemblant 900 000 signatures et l’engagement des réseaux militants-citoyens, nous n'aurions pas gagné. Sans mobilisation citoyenne, les écologistes n'arriveront pas à leurs fins. Dans un même temps, en tant qu'élus, nos votes sont parfois la traduction politique et réglementaire de ces combats citoyens.

Le président Hollande a récemment déclaré vouloir faire sortir la France des négociations du Tafta. Avez-vous l'espoir que le projet soit enterré ?

Le projet et la négociation sont très enlisés parce que du côté européen, nous assistons à une mobilisation pour la défense de l'environnement, des services publics, des droits sociaux, de la santé, de l'agriculture ou encore de la protection des données personnelles. Et, de leur côté, les américains ne veulent pas lâcher leurs marchés publics qui favorisent intelligemment les PME et un certain nombre de secteurs économiques.

En revanche, je regrette profondément que le gouvernement soutienne le Ceta - projet d'accord de libre-échange avec le Canada. C'est en fait un autre Tafta qui va remettre en cause notre capacité à nous protéger. Mais aussi mettre à mal notre ce que l'on souhaite pour nos systèmes de santé, l'environnement, l'agriculture ou, tout simplement, pour notre démocratie.

Vous êtes élu du Grand-ouest (Bretagne-Pays-de-Loire-Poitou-Charentes). Vous connaissez bien le sujet de Notre-Dame-Des landes. Les résultats de la consultation de l'été dernier ont donné le "oui" gagnant. Est-ce que vous pensez que la mobilisation contre le projet peut continuer dans ce contexte ?

La mobilisation va continuer. Nous avons toujours dit que la consultation locale était biaisée et servait un objectif : obtenir un "oui". Nous menons toujours le combat sur place. Il faut encore expliquer que le bon-sens nous impose de ne pas faire cet aéroport, de conserver la biodiversité ainsi que les terres agricoles. Il faut ne pas favoriser de manière imbécile le transport aérien. Et puis, je tiens à souligner que la France reste mise en demeure par l'Union européenne car elle ne respecte pas les règles environnementales et les règles relatives aux projets. Donc, aujourd'hui, lorsque le gouvernement veut poser la première pierre de Notre-Dame-des-Landes, il est dans l'illégalité.

Vous vous présentez à la primaire d'Europe Ecologie les Verts. Qu'est-ce que la "transition" signifie pour le candidat que vous êtes ?

Pour moi, candidat, la transition c'est au fond donner le pouvoir aux citoyens. Il y a aujourd'hui partout, sur les territoires, des actions extraordinaires qui sont menées dans les domaines de l'alimentation, de l'agriculture, des transports, de l'école, des quartiers ou encore dans le secteur culturel. Mais, malheureusement, nous avons des dirigeants politiques qui passent leur temps à défendre le vieux monde. La transition, au fond, c'est le sens de ma candidature. C'est faire en sorte que la politique laisse la place aux citoyens qui font du bien à la société. Mais la transition c'est aussi permettre à la politique de contraindre les intérêts économiques néfastes pour la société.  

Pour ou contre la consommation de viande?

Créé le : 09/02/2016

Mal-être animal, violence de l’abattage, production de viande de médiocre qualité et élevage intensif néfaste à l’environnement : autant d’éléments pointés par les médias qui interrogent nos habitudes alimentaires. Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) datant de 2012, notre consommation de viande a diminué de 15 % entre 2003 et 2010. Une baisse qui s’est confirmée depuis. Si celle-ci est en partie imputable au prix des produits, elle est aussi à mettre en relation avec les questionnements éthiques et nutritionnels des consommateurs. 2 à 3 % des Français auraient fait le choix du végétarisme. D’autres préfèrent manger moins de viande et se tourner vers des produits de meilleure qualité.

POUR

Franck Ribière

Réalisateur du film Steak (R)évolution. Dans ce documentaire sorti l’année dernière, il fait le tour du monde en compagnie du boucher Yves-Marie Le Bourdonnec, à la recherche du meilleur steak du monde. Une ode à la bonne viande que le cinéaste considère comme un mets d’exception.

 

« La viande doit être un produit d’exception »

« Il faut continuer à consommer de la viande si cela apporte du plaisir. Mais en responsabilisant le consommateur. Cela passe par la mise en valeur du savoir-faire des acteurs de la filière. Parmi eux, le boucher possède un rôle-clef : il connaît son fermier, les différentes races et est à même de prodiguer des conseils à ses clients. La connaissance et l’apprentissage sont aussi fondamentaux. Il faut dispenser des formations autour du goût, dès l’école : les enfants ne savent plus faire la différence entre le sucré, le salé, l’amer... Nous avons perdu notre goût... Mais l’élevage intensif n’a pas d’utilité car nous ne nourrirons pas la planète avec de la viande. Nous n’avons pas besoin de manger de la viande pour vivre. En consommer doit être le fruit d’une envie. La viande doit devenir un produit d’exception réservé à des moments de partage et de convivialité. Depuis l’après Seconde Guerre m ondiale, nous mangeons de la viande quasiment tous les jours. Or, nous pouvons trouver des protéines dans d’autres produits, et notamment dans des végétaux. Nous devons avoir une réflexion globale sur la nourriture. Mais ça n’est pas le fait d’arrêter de consommer de la viande qui va changer les choses. Il faut surtout arrêter d’exporter ce qui n’est pas exportable. Et offrir aux éleveurs de meilleurs revenus en leur donnant les moyens de produire mieux, localement et de vendre leurs productions sans intermédiaire. Il faut aussi relancer les races locales et traditionnelles, adaptées à leur territoire d’origine. »

 

CONTRE

Dr Jane Goodall

À plus de 80 ans, la célèbre primatologue jane Goodall continue de mener son combat pour la défense de la biodiversité, notamment au travers de sa fondation créée en 1977. Son végétarisme est une façon de s’opposer aux méfaits environnementaux de l’agro-industrie. En ce sens, il émane directement de son engagement écologiste.

 

« Devenir végétarien pour le futur de la planète »

« Pour produire 1 kilo de soja, il faut 2 000 litres d’eau, un peu plus que les 1 900 litres nécessaires pour 1 kilo de riz. Il faut en revanche 3 500 litres pour 1 kilo de poulet et, pour ce qui est du bétail, 100 000 litres sont nécessaires pour 1 kilo de bœuf. En gardant ces chiffres à l’esprit, il me semble que la moindre des choses que nous puissions faire, si nous nous soucions du futur de la planète, est de devenir végétariens ou tout du moins de manger le moins de viande possible, et uniquement de la viande d’animaux élevés en plein air. L’ OMS, la FAO et d’autres organismes font d’ailleurs savoir qu’en vue d’une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement, il nous faudrait réduire sans tarder notre consommation de viande, en nous fixant pour but de manger 15 % de viande en moins d’ici à l’an 2020. La bonne nouvelle, c’est que la nourriture végétarienne ou végétalienne n’est pas seulement bonne pour l’environnement, le bien- être des animaux d’élevage ou notre santé, elle sait aussi être délicieuse si elle est cuisinée comme il se doit. J ’ai partagé tant de plats à vous faire saliver avec mes amis hindous en Tanzanie. Comme de plus en plus de personnes choisissent une alimentation végétarienne, les livres de recettes ne manquent pas. En plus, on ne vous regarde plus comme un drôle d’oiseau lorsque, dans un restaurant, vous demandez un plat sans viande. Tous les bons hôtels, restaurants et compagnies aériennes, proposent une variante végétarienne. »

>> Extrait du livre de j ane Goodall, Nous sommes ce que nous mangeons , éditions Actes Sud, février 2008, p.204-205

Plus d'infos

À voir : Steak (R)évolution, de Franck Ribière, avec Franck Ribière et Yves-Marie Le Bordonnec, novembre 2014, 2h10 min.

 

www.janegoodall.fr

INTERVIEW - UNE ASSOCIATION S'OPPOSE À UN PROJET DE COMPLEXE IMMOBILIER AU PIED DU VENTOUX

Créé le : 22/06/2017
C'est au pied du Mont Ventoux que l'entreprise Vanhaerents Development prévoit la construction d'un complexe hôtelier. Des acteurs locaux s'y opposent. Crédits : Julien David

Construire un complexe hôtelier au pied du Mont Ventoux (84) : c’est l’ambition de Vanhaerents Development. La filiale du groupe belge Artes prévoit d’installer hôtel de luxe et lotissement de villas en bordure du bourg de Malaucène (84), près de la chapelle et de la source du Groseau, ainsi qu’à l’emplacement d’une ancienne papeterie. Le site est pourtant classé, et le projet est contesté dans la région. Plusieurs associations s’y opposent et ont déposé des recours à la mairie, et entendent poursuivre l’affaire au tribunal administratif. Parmi celles-ci, l’association de protection du patrimoine de Malaucène (SPAM) organise un pique-nique d’information destiné aux citoyens, le 24 juin prochain. Jean-Alain Mazas, président de l’association et résidant de Malaucène, est très hostile au projet. Interview.

Pourquoi êtes-vous opposés au projet immobilier de Vanhaerents Development ?

Pour plusieurs raisons. La plus importante à mon sens, c’est que c’est un espace naturel à protéger, que ce soit pour son patrimoine naturel ou historique. Le Vallon du Groseau est une des trois entrées sur le Ventoux, c’est un endroit magnifique. Nous avons fait faire une analyse paysagère pour le site, qui a été caractérisé « paysage singulier et remarquable », et la zone de la chapelle et de la source du Groseau a été classée zone archéologique sensible par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles, ndlr). Ensuite, c’est un secteur sur lequel il faut être vigilant pour la biodiversité. Nous avons beaucoup d’oiseaux, de truites, de chauves-souris… Il y a également le fait que c’est un lieu traditionnel de rencontre pour les gens de Malaucène : beaucoup de pique-niques se font près de la source du Groseau. Enfin, nous ne pensons pas non plus que le projet participera au développement économique de Malaucène, comme il est avancé par l’entreprise. Il est par exemple prévu que des commerces soient construits directement dans le complexe hôtelier. Cette réalisation ne bénéficiera donc pas aux commerçants du village. Nous aimerions que le secteur soit protégé et aménagé au profit des habitants de Malaucène.

Quelles démarches avez-vous effectuées ?

Nous avons fait deux recours auprès de la mairie. Le premier porte sur la modification du Plan d’Occupation des Sols (POS, document d’urbanisme qui organise les zones urbaines ou à urbaniser et qui protège les zones naturelles, ndlr), que nous contestons. Cette modification transforme notamment les terrains classés « zones industrielles » en « zones touristiques » pour le projet. Dans ce recours, nous contestons également le caractère d’utilité publique du projet, en évoquant son absence d’utilité économique, le paysage remarquable, l’archéologie, etc.

Le second recours porte quant à lui sur le Plan Local d’Urbanisme (PLU, document d’urbanisme qui définit la destination générale des sols, ndlr). Nous y évoquons sensiblement la même chose, avec d’autres questions, comme par exemple le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT, document d'urbanisme de conception et de mise en œuvre de la planification intercommunale, ndlr).

Nous allons déposer ces deux recours au tribunal administratif début juillet. Nous avons des arguments solides, et je pense que nous pouvons gagner. Nous avons également fait circuler deux pétitions, une « papier » et l'autre numérique, et avons récolté en tout près de 2500 signatures.

Quelles sont les positions des élus locaux et du préfet ?

Les élus considèrent qu’il s’agit d’un bon projet, qui apportera beaucoup de bien à Malaucène. Ce projet immobilier constitue pour eux la solution au « problème de la papeterie ». Mais je pense qu’il faut que ce soit un développement qui profite à tout le monde, pas seulement à l’entreprise qui veut s’implanter. Quant au préfet, il est favorable au projet, et nous n’avons eu aucune réaction de sa part après les pétitions.

Vous organisez un pique-nique samedi, qu’en attendez-vous ?

Le Plan d’Occupation des Sols et le Plan Local d’Urbanisme ont été faits très rapidement, et sans débat, si bien que les citoyens n’ont pas eu le temps d’être informés ou de se mobiliser. Le pique-nique, qui aura lieu samedi midi à la source du Groseau, sera l’occasion d’informer la population sur les recours que nous avons faits à la mairie, et d’expliquer quels sont les points sensibles qui font que nous refusons ce projet. Le but est que les habitants prennent conscience de la question. C’est un sujet qui suscite déjà un intérêt important parmi les Malaucéniens.

Vous parliez d’aménager le secteur au profit des habitants de Malaucène. Que proposeriez-vous à la place du projet immobilier ?

L’idée serait de ne rien construire sur les secteurs de la source et de la chapelle du Groseau, qui, pour nous, sont à protéger. Et nous pourrions restaurer les hangars de l’ancienne papeterie pour en faire des salles de spectacle, ou un centre aéré, par exemple. Nous avions proposé que la mairie rachète le terrain pour aménager les hangars et protéger le reste du secteur, mais elle a refusé.

Plus d'info : vallondugroseau.fr

N'AUTRE CAMPAGNE : LES ELECTIONS 2017 VUES PAR LES MEDIAS LIBRES

Créé le : 20/04/2017

Soupçons de corruptions, de détournement d'argent public et (éternelle?) montée de l'extrême droite : bienvenue dans la campagne présidentielle de 2017 ! La coordinations permanentes des Médias Libre – qui regroupe journaux, webmédias, TV et radios indépendantes et citoyennes – vous a concocté un site internet rempli d'articles et contenus multimédias qui proposent un autre regard sur la campagne. Vous y trouverez notamment une contribution de Sans Transition ! : une interview du politologue Stéphane François, spécialiste de l'extrême droite. Ce dernier a répondu à nos questions sur les liens qu'entretien le Front national avec l'écologie et l'économie sociale et solidaire (ESS);

DECOUVREZ ICI LES DEUX CARNETS DE N'AUTRE CAMPAGNE.

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Le 9 mars à Saint-Malo : La société civile espère une Bretagne en transition citoyenne

Créé le : 08/03/2017

Par Autiv 35, Bretagne Vivante, CANE, COBEN, Culture Bio, Dynamique Transition Bretagne, Eau et Rivières de Bretagne, Energies Citoyennes en Pays de Vilaines, Fédération Bretagne Nature Environnement , Groupe Mammalogique Breton, Hozho, IVINE, Maison de la Consommation et de l’ Environnement, Nature & Culture, Réseau Cohérence, Univer sité Terres & Mers, URCPIE

Suite à la COP 21 et aux accords de Paris , la Région et la Préfecture de Région ouvrent le 9 mars à Saint-Malo un espace de construction collective avec le Carrefour des Transitions.

Nos associations saluent cette initiative unique en France et souhaitent y apporter leurs contributions afin d’engager dans la transition toutes les strates territoriales et sociales jusqu’ aux citoyens.

L’inscription de la région Bretagne dans ce processus est un symbole fort qui, nous le souhaitons tous, sera à la hauteur des enjeux.

Sensibles à la proposition de « contribuer à la réussite de cette démarche de c -construction», les associations signataires se sont réunies le 17 février dernier afin de définir les modalités de contribution et/ou de l'engagement de la société civile bretonne à la COP régionale.

Ce travail inter-associatif nous a conduits à identifier les demandes suivantes qui , selon nous, conditionnent la réussite de cette COP Régionale :

  1. Organiser une gouvernance ré unissant l’ensemble des parties prenantes, en un conseil structuré en six collèges : syndicats de salariés, entreprises, associations, Collectivités territoriales, État et citoyens. Ce conseil aura vocation à co -construire le processus qui doit aussi s’inscrire dans la durée et s’ouvrir à la participation et l’ engagement de tous et notamment des jeunes.

  1. Organiser une transversalité nécessaire des thématiques de la Cop Régionale avec l’économie, (y compris l’agriculture), le social , la culture et la formation.

  1. Définir des orientations et de s engagements clairs, d’actions concrètes et d’expérimentations avec les moyens associés (financier s avec les subvention ou l’éco-conditionnalité, humains…)

  1. Donner à voir ce qui existe dé jà, faciliter l’essai mage des bonnes pratiques notamment en utilisant les outils numériques.

Signataires :

Autiv 35, Bretagne Vivante, CANE, COBEN, Culture Bio, Dynamique Transition Bretagne, Eau et Rivières de Bretagne, Energies Citoyennes en Pays de Vilaines, Fédération Bretagne Nature Environnement, Groupe Mammalogique Breton, Hozho, IVINE, Maison de la Consommation et de l’Environnement, Nature & Culture, Réseau Cohérence, Université Terres & Mers, URCPIE

Patrick Viveret : « Il faut refuser les remises en cause du pacte républicain issu de la Résistance »

Créé le : 22/02/2017
DR

Sans Transition ! Occitanie animait, mardi 21 février, un débat entre le philosophe Patrick Viveret et le porte-parole du collectif Négawatt, Thierry Salomon, à l'issue de la projection du film Les Jours heureux, au cinéma Utopia de Montpellier. Une rencontre centrée autour de la publication du livre Et nous vivrons des jours heureux, auquel les deux hommes ont contribué. L'ouvrage propose d'actualiser l'héritage du programme du Conseil national de la Résistance. Patrick Viveret nous en dit plus dans cet entretien sonore...

 

A lire :  Et nous vivrons des jours heureux, 100 auteurs, 120 actions pour résister et créer, Actes Sud, Novembre 2016, 176 pages, 10 € 

TRIBUNE - « Tout sauf un accident ! »

Créé le : 09/11/2016
Crédits : Pixabay

Pour l’eurodéputé Eric Andrieu (PS) la victoire de Donald Trump doit servir d’électrochoc. Il appelle les européens à sortir de leur bulle et à une remise en cause du dogme néo-libéral. 

Ce matin j'ai eu envie de vomir au réveil, envie de crier et pourtant au fond de moi-même, cela n’avait rien d’une surprise. Tout sauf un accident !

Alors qu’on s’approche de la date anniversaire des attentats de Paris, et qu’on est en plein Brexit, force est de constater que certains n’ont pas compris la leçon ! Il est temps qu’ils sortent de leur bulle ! Aussi paradoxale soit-elle, la victoire de Monsieur Trump c’est la victoire des « laisser-pour-compte, des sans grades » portés par un milliardaire. C’est aussi la victoire des frontières et de la peur. La défaite du dogme néolibéral et des accords de libre-échange prônés par l’OMC et la Commission européenne.

Dans notre monde actuel, le fossé grandissant entre l’establishment qui profite de la mondialisation et le reste de la population, doublé du discours bienpensant des premiers à l’égard de ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts est devenu tout simplement insupportable. Les gens ne supportent plus cette société inégalitaire !

C’est l’ancien régime dans toute sa splendeur publié sur tweeter tous les jours. Si ces grands écarts ont toujours existé, la révolution numérique et le tout transparence les ont rendu, à juste titre, inacceptables pour le plus grand nombre.

Comme l’a très bien écrit le réalisateur Michael Moore, en pleine période estivale, quand la plupart d’entre nous se dorait au soleil : «  Les américains ne voteront pas pour ce clown à temps partiel (...) mais pour se moquer d’un système malade et faire bouger les choses. »

Notre système est un bateau ivre à bout de souffle. Notre démocratie est en danger ! Il est urgent de réinvestir le champ de la conscience humaine, celui de l’éthique, du respect et de l’égalité entre les hommes.

Il y a 132 ans déjà, la France faisait don aux USA d’une célèbre statut pour célébrer le 100ème anniversaire de l’indépendance de la plus ancienne démocratie au monde. Gageons que cette statut continue d’illuminer les États-Unis d’Amérique. 

Eric Andrieu - Eurodéputé (groupe Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen)

Politiques et participation citoyenne : dépasser les déclarations d’intention

Créé le : 05/10/2016
Une journée sur le thème de la participation citoyenne était organisée à Sciences Po Rennes, le 1er octobre dernier. Crédits : FS

Une journée sur le thème de la participation citoyenne était organisée à Sciences Po Rennes, le 1er octobre dernier. Une occasion de soulever les difficultés dans la mise en place d'une démocratie participative.

Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier sur les nouvelles formes d'engagement démocratique et citoyens dans le n°1 de Sans Transition !

La participation des citoyens au développement du territoire ? Une idée qui fait l'unanimité chez les élus et acteurs publics présents autour de la table ronde organisée à l'IEP de Rennes en ce samedi 1er octobre par la région Bretagne. Mais de la simple concertation à la co-construction, la mise en œuvre de la participation fait face à de nombreux freins. Premier obstacle : les élus eux-mêmes. «La participation des citoyens met à mal le schéma pyramidal auquel sont habitués certains élus » observe elles-même Geneviève Letourneux, conseillère municipale de Rennes et vice-présidente en charge de la politique de la ville. « Cela nécessite un renoncement à une forme de toute puissance qui peut être difficile pour certains d'entre eux ».

Mobiliser les populations

Une deuxième difficulté est de faire venir les habitants aux réunions de concertation. Car paradoxalement la participation reste de nature descendante. «  Le pouvoir public propose des dispositifs à une population qui ne les attend pas toujours » analyse Sébastien Ségas, chercheur en science politique. Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne chargée de l'aménagement du territoire, Laurence Fortin en est témoin : « Lorsque nous organisons une réunion de participation à Brest nous avons 50 personnes... comment arrive t-on à faire venir les gens ? » Lors du débat qui suit la table ronde cette problématique revient en boucle. Confiscation de la représentation par des représentants associatifs ou sur- représentation des personnes diplômées et des retraités paraissent éloigner une partie des citoyens. Quelques pistes émergent du débat, comme de former les élus et les citoyens à cette nouvelle forme de gouvernance ou de sensibiliser les jeunes. Le tirage au sort et l’indemnisation des participants aux réunions est aussi évoqué. Mais comme l'observe Anne Patault, vice-présidente à l’innovation sociale de la région Bretagne : «Des innovations viennent de la société civile, à nous de les accompagner ». Tout simplement.


Trois questions à Laurence Fortin, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne chargée de l'aménagement du territoire.

Un projet breton qui est pour vous emblématique de la démocratie participative ?

Les conseils de développement, dont la région a soutenu la création dans chacun des 21 pays bretons. Ces conseils sont des assemblées constituées de membres de syndicats, d'associations, et de citoyens. Chaque pays doit définir ses orientations, et ceci doit se faire avec le conseil de développement. Au départ, pour les élus, devoir travailler en relation avec ce conseil a soulevé au début de vraies interrogations.

Que pensez-vous de la table ronde sur la participation, à laquelle vous avez participé, à Science Po Rennes, le 1er octobre ?

Ce genre de réunion permet un état des lieux. Bien sûr des tables rondes ne suffisent pas, il va aussi falloir se saisir de nouveaux outils, et les mettre en application. Mais cela ouvre un champ de réflexion. Une rencontre comme aujourd'hui permet d'avoir un regard croisé entre les différents acteurs et partenaires, pour trouver de nouveaux outils.

Que pensez-vous du fait qu'aujourd'hui, de nombreuses initiatives d'intérêt général émanent de la société civile ?

Il y a beaucoup de choses qui se font dans la société civile, il faut s'en inspirer. C'est aussi notre rôle, à nous politique, de mettre en valeur ce qui émerge. La collectivité doit entendre ses initiatives et les accompagner. Peut-être même en faire des modèles pour les dupliquer. Nous avons ce souci de travailler avec les bretons et bretonnes et de développer l’économie sociale et solidaire.

Albi accueille Riccardo Petrella

Créé le : 24/09/2016
Riccardo Petrella par Lorenzo Gaudenzi

Par l'Association Jaurès Espace Tarn

Riccardo Petrella donne une conférence-débat intitullée, Humanité, où vas-tu ?, le 27 septembre au campus d’Albi (81). L'économiste et politologue Italien abordera des thèmes qui lui sont chers, tels que les inégalités sociales et les dévastations écologiques. 

L’Association Jaurès Espace Tarn (AJET) tient à une conférence débat le mardi 27 septembre 2016 à 20h30 sur le campus d’Albi, sur Humanité, où vas-tu ? avec Riccardo Petrella. 

Croire que, dans le cadre du système actuel, la justice, l’égalité, la liberté et la paix puissent garantir le devenir du monde, relève de l’irréalisme. L’humanité a besoin d’une révolution, de changements visant les causes structurelles à la racine de la militarisation du monde, des inégalités sociales qui s’amplifient, des dévastations écologiques, d’une économie en perdition dominée par la finance, du sens de la vie pulvérisé sur l’autel de la survie des plus puissants et des plus riches.

Déclarer illégale la pauvreté

Pour Riccardo Petrella cette révolution ne peut être menée ni « au nom de Dieu », ni « au nom de la Nation » et encore moins « au nom de l’argent », par lesquels nos sociétés se trouvent enfermées aujourd’hui dans une grande impasse mondiale. L’humanité doit prendre la responsabilité du devenir de l’ensemble des êtres humains et de leurs relations avec les autres espèces vivantes suivant une vision intégrale de la vie. Il faut créer « l’audace mondiale » qui doit « déclarer illégale la pauvreté », « désarmer le guerre », « mettre hors-la-loi le finance spéculative et prédatrice. 

 


Riccardo Petrella est un économiste, politologue et altermondialiste italien, né en 1941. Il a ainsi étudié les sciences politiques et sociales à Florence, avant de débuter sa carrière en 1965 en tant qu’assistant du Secrétaire Général du Comité pour le Développement des Sciences Sociales. Professeur à travers le monde, il a également fondé le Comité International pour le Contrat Mondial de l'Eau, en 1997. Il a, entre autres, publié Le Bien commun, éloge de la solidarité en 1996, Le Manifeste de l'eau en 1998, Désir d'humanité : Le droit de rêver en 2004 et Pour une nouvelle narration du monde en 2007. 


Plus d'infos :

www.univ-jfc.fr

www.riccardopetrella.org

www.ajet.fr

 

Pollution lumineuse : un café pour en discuter

Créé le : 13/09/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Samueles

Le 13 septembre, l’Agence Locale de l’Energie de Montpellier (34) organise dans ses locaux un Café Climat gratuit autour de la pollution lumineuse nocturne. 

D’après l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes, en saison estivale, près de 150 insectes meurent par nuit sur chaque lampe. Par ailleurs, l’éclairage nocturne consomme près de 12% de l’électricité française, d’après l’Agence Locale de l’Energie de Montpellier qui organise ainsi son 42ème Café Climat sur ce problème de la pollution lumineuse nocturne. Cet rencontre prendra place dans leurs locaux le mardi 13 septembre 2016 de 18h à 20h. Guy Herbreteau, correspondant de l’ANPCEN, ou de Samuel Puygrenier, de l’ADEME Occitanie, feront partie des nombreux intervenants de la soirée. Ils traiteront ainsi des problèmes que cette pollution entraîne sur la biodiversité, sur la consommation lumineuse mais aussi sur la santé humaine. 

 

 


Mardi 13 septembre 2016 de 18h30 à 20h

A l’Agence Locale de l’Energie

2, place Paul Bec – 34000 Montpellier

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Pour plus d’informations : contact@ale-montpellier.org.


Plus d'infos:

www.anpcen.fr

www.anpcen.fr/docs/20130810134255_diqrsp_doc89.pdf

www.ale-montpellier.org

www.midi-pyrenees.ademe.fr

 

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