Débat

[ JOURNÉE MONDIALE DE L'ÉOLIEN ] Et si on mettait fin aux idées reçues ?

Créé le : 15/06/2020

La journée mondiale de l'éolien se tiendra le 15 juin prochain : l'occasion pour France Nature Environnement de tordre le cou aux idées reçues sur cette énergie, incontournable pour la transition énergétique. Car si les anti-éoliens se font beaucoup entendre, la réalité est bien différente.

Malgré une visibilité accrue dans des médias, les opposants au développement de l’éolien ne sont pas aussi nombreux qu’ils veulent bien le laisser croire. D’après les sondages, le soutien à l'éolien se renforce même. En 2018, 73% des Français indiquaient en avoir une bonne image, 80% pour ce qui est des riverains d'un parc éolien (Harris Interactive). En 2019, ils étaient 77% selon OpinionWay : la tendance est donc plutôt à un regard positif. Pourtant, des idées reçues ont la vie dure. Tour d’horizon :

Oui, les éoliennes font du bruit. C’est pour ça que leur implantation est interdite à moins de 500 m des zones d’habitation : à cette distance, ce bruit est peu perceptible, de l’ordre de 35 dB. Selon l’échelle du bruit de BruitParif, c’est l’équivalent d’une chambre à coucher. Et les progrès techniques ne cessent de réduire ce niveau.

Oui, les éoliennes modifient les paysages. Est-ce beau, ou moche ? La dimension paysagère doit être prise très en amont, par des modélisations photographiques rigoureuses. Elle peut même être intégrée à des schémas territoriaux. Après, à chacun d’en juger. Ces énergies nous libèrent d’une production d’électricité fossile et nucléaire, dont on a souvent tendance à oublier les impacts « moches » et réels, générés ici ou dans d'autres pays par leur utilisation, leur extraction et leur transport.

Oui, il peut y avoir un impact sur la biodiversité, comme toute activité humaine. C’est pourquoi leur implantation doit être réfléchie avec l’ensemble des acteurs locaux et des citoyens, planifiée, en premier lieu, pour éviter les impacts sur la biodiversité, notamment pour les espèces patrimoniales1. Une fois construits, les parcs doivent être suivis, modifiés si des impacts sont identifiés. Il est parfaitement possible d'avoir des parcs qui par leur emplacement et leur gestion génèreront des impacts réduits.

Par ailleurs, les composants des éoliennes sont recyclables à 90% et ce recyclage sera obligatoire d’ici à 2023. La réglementation prévoit déjà une provision pour le démantèlement de chaque éolienne.

L'éolien, un pilier incontournable de la transition énergétique

La prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit une multiplication par 2,3 de l'éolien terrestre d'ici à 2028, objectif ambitieux de plus de 30 GW, nécessaire pour assurer la transition énergétique. Pour cause : la France est bien pourvue en vent, elle possède le premier gisement d’éolien terrestre en Europe et a déjà installé plus de 16 GW. Energie inépuisable, fiable et prévisible, mature technologiquement, dont les coûts ont baissé jusqu'en dessous de ceux du nucléaire, vertueuse du point de vue environnemental (faible empreinte carbone, recyclabilité forte), l’éolien est considéré dans tous les travaux prospectifs de référence comme l’une des principales sources d’électricité renouvelable.

L’éolien ouvre en outre la voie à une dynamisation des territoires d’implantation, tant en termes d’emplois (18 000 emplois existent déjà sur l’ensemble de la filière) que de retombées économiques locales. En pleine crise sanitaire, l’éolien a de plus montré toute sa résilience en continuant de fournir une électricité renouvelable quand d’autres moyens de production d’origine fossiles ou nucléaire étaient à l’arrêt.

Éoloscope terrestre : un outil au service du développement de projets éoliens exemplaires

Compte tenu de ses objectifs de développement et de la part significative que l’éolien devra prendre dans le futur mix électrique, l’exemplarité doit être l’objectif de tous les projets de parcs, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Il est indispensable que les projets intègrent rigoureusement la prise en compte de l’environnement, de la biodiversité, de l’implication et de la participation des collectivités et des citoyens, et qu’ils soient planifiés à différentes échelles territoriales. Des exemples réussis existent déjà, c'est sur eux qu'il faut s'aligner !

Pour apporter des éléments de réponse et faciliter la mise en place des meilleures pratiques, France Nature Environnement a créé en début d’année l’Eoloscope terrestre. A la fois outil de dialogue territorial, d’aide à l'évaluation à destination des associations, mais aussi des porteurs de projets éoliens et des collectivités qui souhaitent mieux intégrer les enjeux environnementaux dans leurs démarches, l’Eoloscope terrestre répond de manière concrète à la question : que faire lorsqu’un projet émerge sur son territoire ?

Découvrir l’Eoloscope terrestre

En créant cet outil, France Nature Environnement entend favoriser l'implication de tous les acteurs pour un développement responsable et exemplaire de la filière, bâti sur le dialogue, ainsi qu'un processus d'amélioration continue des pratiques et des connaissances. La réussite de la transition énergétique est de la responsabilité de toutes et tous.

1 Espèces protégées, menacées, rares.

> Voir le communiqué en ligne

[ AGRO-ALIMENTAIRE ] Les journalistes bretons marquent leurs premiers points dans la bataille pour la liberté d'expression

Créé le : 04/06/2020
Photo : Borko Manigoda / Pixabay

En Bretagne, un collectif de journalistes brise l'omerta liée à la difficulté d'informer sur la pollution provoquée par le secteur agro-industriel local1. Des engagements ont été pris par la Région, grâce aux actions entreprises par le collectif ces dernières semaines.

" Une chape de silence pèse sur l'information touchant le secteur agroalimentaire en Bretagne, et ce depuis des décennies. Nous venons d'y ouvrir une brèche, que nous allons continuer à creuser ". Le collectif de journalistes bretons Kelaouiñ se félicite ainsi des retombées positives et du nombre de soutiens recueillis ces derniers jours pour défendre la liberté d'expression face à l'agro-business breton.

Quatre représentant.e.s du collectif ont pu s’entretenir, le 29 mai dernier, avec Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, et Jean-Michel Le Boulanger, son vice-président à la culture et à la démocratie. Une avancée notable est à souligner : le président a proposé que la Région se désengagerait des entreprises et acteurs qui ne respecteraient pas les règles démocratiques, à commencer par la liberté d'informer. Le chantier d'un observatoire indépendant des libertés de la presse est également lancé en Bretagne.

> Lire le dossier de presse, le compte-rendu de la réunion et la lettre ouverte :

 

[Covid-19] Le “contact tracing” des humains, c’est NON !

Créé le : 27/04/2020

Le “contact tracing” des humains, c’est NON, et encore plus NON sans débat dans une démocratie pleinement établie !

Communiqué écrit par Minga, La Quadrature du Net, la confédération paysanne, l’Alliance Slow Food des cuisinières et cuisiniers, le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo, Collectif des Livreurs Autonomes de Paris, Collectif des Associations Citoyennes, le Syndicat des Récoltants Professionnels d’Algues de Rive de Bretagne, le syndicat des artisans semenciers, la coopérative les oiseaux de passage, la scop EKITOUR, la coopérative Pointcarré, Syndicat Solidaires informatique. #stopcovidnon

Pour préparer le déconfinement, le président propose le déploiement d’une application sur les smartphones qui permettrait d’ “identifier les chaînes de transmission” du virus intitulée “Stop Covid”. Cette application permettra de savoir si vous avez été en relation avec une personne atteinte par le Covid. Cette “proposition” sera soumise au Parlement le 28 avril. Comme le soulignent beaucoup d’informaticien·nes, syndicalistes, chercheur·ses et professionnel·les du droit 1 , alors que l’efficacité sanitaire de ces technologies sur la pandémie est très discutable, le risque d’atteinte durable à nos libertés individuelles est par contre très sérieux.

Appuyée par l’énorme puissance technologique, financière et idéologique des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) qui comptent parmi les grands bénéficiaires économiques de la crise sanitaire mondiale, la tentation des classes dirigeantes de passer d’un état de droit à un régime de surveillance généralisée de la population est bien réel et nous concerne toutes et tous, pendant et après l’épidémie. Quand des initiatives appellent à la mise en place d’applications de “tracing” humain présentées comme acceptables parce que portées par des structures coopératives, au nom d’idéaux démocratiques, il y a de quoi être consterné.

Pour le mouvement coopératif, pour l’ensemble du mouvement de l’économie sociale et solidaire, pour le mouvement des communs, mais aussi pour l’ensemble de la société et des élu·es c’est aujourd’hui l’heure du choix. Comment imaginer qu’au nom du peuple français, des élu·es de la République entérinent un tel blanchiment totalitaire ? Il y a des moments où pour défendre nos libertés, notre responsabilité c’est de trancher entre un oui ou un non : il n’y a pas de place pour l’abstention. Pour nous, c’est NON. 

1 - Voir l’analyse de la Quadrature du Net : https://www.laquadrature.net/2020/04/14/nos-arguments-pour-rejeter-stopc... ou cette contribution d’universitaires : https://risques-tracage.fr/ et celle de Solidaires informatique : https://cutt.ly/UyogRlW 

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[MUNICIPALES] : Réseau action climat analyse les programmes

Créé le : 03/03/2020
logo réseau action climat

Le Réseau Action Climat publie aujourd’hui une analyse des programmes des principaux candidats à la métropole de Lyon, de Nice et de Toulouse au regard de leurs propositions pour faire face à l’urgence climatique et sociale.

Le Réseau Action Climat propose un décryptage des programmes au prisme de 10 mesures concrètes et ambitieuses pour le climat et analyse si la mesure est soutenue ou non par chacun des  candidats. [...]

A Lyon, les engagements portés par Gérard Collomb, Bruno Bernard, David Kimelfeld et François-Noël Buffet ont été décryptés au prisme de 10 mesures concrètes à mettre en œuvre au cours du prochain mandat. Résultat : Bruno Bernard se détache tandis que David Kimelfeld et Gérard Collomb peuvent mieux faire, François-Noël Buffet n’ayant toujours pas sorti son programme.

*LIRE plus sur https://reseauactionclimat.org/municipales-lyon-2020/

 

A Toulouse, les engagements portés par Jean-Luc Moudenc, Antoine Maurice, Pierre Cohen et Nadia Pellefigue ont été décryptés au prisme de 10 mesures concrètes à mettre en œuvre au cours du prochain mandat à la mairie toulousaine. Résultat : Nadia Pellefigue et Antoine Maurice se détachent, alors que Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc peuvent aller plus loin.

* LIRE plus sur https://reseauactionclimat.org/municipales-toulouse-2020/

 

A Nice, les engagements portés par Patrick Allemand, Christian Estrosi, Jean-Marc Governatori et Philippe Vardon, ont été décryptés au prisme de 10 mesures concrètes à mettre en œuvre au cours du prochain mandat à la mairie niçoise. Résultat : Jean-Marc Governatori se détache, Patrick Allemand, Christian Estrosi peuvent aller plus loin, et Philippe Vardon est à la traine.

*LIRE plus sur https://reseauactionclimat.org/municipales-nice-2020/

Toutes les villes analysées à retrouver sur https://reseauactionclimat.org/actualites/

[LOUP] Un « cadeau » honteux

Créé le : 02/03/2020
loup/ pixabay

Crédit photo : pixabay

Par FNE

Vendredi dernier, Cécile Bigot-Dekeyzer, Préfète des Hautes-Alpes s’est vue offrir un « cadeau » par le Président du Conseil Départemental des Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard, lors de sa cérémonie de départ. Ce cadeau n’était autre qu’une queue de loup. Nos associations dénoncent de tels agissements qui attisent la colère et renforcent les clivages.
 

N’en déplaise à certains, le loup est une espèce protégée.

Au titre des réglementations nationales et européennes, le loup est un animal protégé. Aussi toute détention, transport, mise en vente, achat, etc. de spécimen, qu’il soit mort ou vivant sont interdits sauf autorisation dérogatoire. FNE, FNE Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Société Alpine de Protection de la Nature ont donc porté plainte et ont demandé au procureur de Gap et ses services de vérifier la provenance de cette queue de loup et sa légalité.

Une provocation puérile dans un contexte très conflictuel

Une personne en charge de responsabilités publiques doit porter un discours d'équilibre en tenant compte des opinions divergentes et de l’intérêt général : il se doit de pacifier les situations conflictuelles. Or M. JM Bernard, par ce geste, ne manque pas d'attiser le clivage autour de la question du loup.

Un « humour » qui ne fait rire personne

Ce geste est offensant pour les éleveurs puisque loin de proposer une solution il utilise le problème pour une mise en scène démagogique. Les associations de protection de la nature jugent que cette mascarade est injurieuse devant l’effort de dialogue pour lequel nous œuvrons non sans mal depuis plusieurs années.


*France Nature Environnement PACA qui est la fédération régionale de France Nature Environnement regroupe avec ses fédérations départementales 250 associations soit environ 21 000 bénévoles. Soucieuse de préserver la nature et l’environnement le réseau FNE en PACA défend aussi l’humain en agissant pour l’intérêt général. Intervenant sur l’ensemble des domaines du champ du développement durable en s’impliquant dans les grands débats régionaux et locaux et en portant des projets à chaque échelle de territoire. Retrouvez-nous **http://www.fnepaca.fr/****Facebook* <https://www.facebook.com/FNE-PACA-1634427356836085/>*et Twitter (@FNEPACA)*

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[ TRANSITION' TOUR 2020 ] Le replay de la table-ronde à Lorient

Créé le : 14/02/2020

Le 03 février dernier, un grand débat citoyen avec les acteurs engagés a eu lieu à l'occasion de la venue de Rob Hopkins en France, à l'initiative de Sans transition ! et en partenariat avec Harmonie Mutuelle. Tébésud y était et vous propose de revoir le débat.

La table-ronde animée par Sans transition ! était composée de :

- Jean-Jacques Piard, de la monnaie locale Blé Noir
- Yann Guével, du collectif Pays de Lorient en Transition
- Julian Pondaven, du Réseau Cohérence
- Jean-Luc Danet, de Bretagne Energies citoyennes

Visionner le replay :

Consulter la revue de presse :

Consulter le communiqué de presse l'événement :

Un événement organisé par :

 

En partenariat avec :

           

[ REPLAY ] Grands chantiers écolos, vers la fin des petits pas ?

Créé le : 24/01/2020

Sans transition ! magazine était présent à Lyon pour Le Festival Quai du départ , un événement consacré aux films et livres voyageurs, pour lequel la revue a animé une table-ronde. Objectif : échanger tous ensemble sur les grands enjeux d'aujourd’hui, débattre sur les changements à venir et trouver des solutions !

Découvrez la table-ronde " Grands chantiers écolos, vers la fin des petits pas ? ", avec l'écrivain Julien Dossier, Emmanuel Goy de l'association NégaWatt et Alain Nathan du collectif Rhône du Pacte Finance-Climat :

[ QUALITE DE L'AIR & CHANGEMENTS CLIMATIQUES ] Qu'en pensent les habitants ?

Créé le : 06/12/2019

A l’occasion de la Journée Mondiale pour le Climat qui aura lieu dimanche 08 décembre, AtmoSud, l'association de surveillance de la qualité de l'air en Paca est allée à la rencontre du public pour le questionner sur les liens entre changement climatique et qualité de l’air.

Si ces deux thématiques peuvent de prime abord sembler distinctes dans leurs effets, elles ont pourtant des corrélations bien réelles et leurs sources sont communes. Quel est l’impact du changement climatique sur la qualité de l’air ?

Réponse avec les vidéos réalisées par Atmosud à l'occasion d'un micro-trottoir :

> Plus de vidéos

[ ENVIRONNEMENT & LOBBIES ] Le replay de la table ronde

Créé le : 28/11/2019
Photos : Sans transition !

L'environnement a aussi son lobby. Le 05 novembre dernier, plus d'une centaine de personnes étaient présentes à la table ronde dédiée à ce vaste sujet et organisée dans le cadre du salon de l'écologie à la faculté des sciences de Montpellier. Sans transition ! était présent et animait le débat disponible en replay.

Des spécialistes avaient répondu à l'appel du Salon :

> Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’association Bloom,

> Édouard Bouin, administrateur du Pacte finance-climat,

> Benoît Prévost, chercheur en économie à l’Université de Montpellier.

Ecouter le replay proposé par RCF :

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