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Social

DÉCOUVREZ L'HABITAT PARTICIPATIF À NARBONNE, LES 13 & 14 OCTOBRE

Créé le : 03/10/2017
L'immeuble d'habitat participatif Mas Cobado, à Montpellier - DR

Plus de dix projets d'habitat participatif ont été réalisés ces dernières années en Occitanie. Un vingtaine sont en cours. Une belle dynamique que proposent de découvrir les Rencontres Régionales de l'habitat participatif, qui auront lieu au théâtre de Narbonne, les 13 et 14 octobre prochains. Un événement organisé par l'association Hab Fab et dont Sans Transition ! est partenaire.  

« Une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d’acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d’assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis ». C'est ainsi que la loi Alur définissait l'habitat participatif en 2014.

"Faire émerger de nouveaux projets"

Une reconnaissance législative pour cette façon d'habiter autrement qui rencontre un nouvel engouement depuis ces quinze dernières années. En région, plusieurs associations coordonnent et promeuvent les actions liées à l'habitat participatif. En Occitanie, Hab Fab (créée en 2005) joue ce rôle de liant et représente Habicoop, fédération nationale des coopératives d'habitants.

 

Et c'est Hab fab qui organise, les 13 et 14 octobre prochains, les Rencontres Régionales de l'habitat participatif. Le but : faire connaître cette façon d'habiter, créer du lien entre les acteurs au niveau régional. Mais aussi « faire émerger de nouveaux projets », indiquent les organisateurs. Au programme : tables-rondes, ateliers thématiques mais aussi visites de projets (le dimanche 15) autour de Toulouse et Montpellier. La manifestation s'adresse aux élus et aux professionnels du logement. Mais aussi aux citoyens curieux intéressés par d'autres modes d'habiter.

Atteindre les objectifs de développement durable nécessite de s'associer avec les plus pauvres !

Créé le : 22/09/2017
ATD Quart Monde

Par ATD Quart Monde

A l'occasion du 2ème anniversaire de la signature des Objectifs de Développement Durable le 25 septembre 2017, le mouvement international ATD Quart Monde appelle les gouvernements des pays signataires à mettre tout en œuvre pour que ces objectifs soient atteints.

« Ces objectifs revêtent une importance capitale - souligne Isabelle Pypaert Perrin,  déléguée générale du Mouvement International ATD Quart Monde - mais les gouvernements ne peuvent les atteindre sans s’associer avec les populations les plus pauvres et sans un soutien actif des citoyens pour faire société autrement. Nous invitons chacun à se joindre à la mobilisation www.stoppauvrete.org »

Le 25 septembre 2015, 193 chefs d’État rassemblés par l'ONU à New York s'engageaient à « éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde » et adoptaient 17 Objectifs de Développement Durable à atteindre d'ici 2030. Pour la première fois, ces Objectifs concernent tous les pays alors que les Objectifs du Millénaire pour le Développement, qui les précédaient, ne concernaient que les pays dits du Sud, comme si ceux dits du Nord avaient éradiqué la pauvreté.

Pour la première fois aussi, après des années de plaidoyer intense, ATD Quart Monde et des organisations partenaires obtenaient que ces objectifs reprennent l'exigence de « ne laisser personne en arrière », rompant ainsi avec la violence des politiques qui ne prenaient pas en compte l'ensemble des populations qui souffrent de la pauvreté.

Mais l'extrême pauvreté ne pourra pas être éliminée tant qu'elle sera mesurée par des indicateurs monétaires arbitraires et qui rendent invisible la pauvreté dans les pays du Nord. C'est pourquoi ATD Quart Monde et l'Université d'Oxford ont engagé une recherche participative internationale sur les dimensions de la pauvreté et leurs mesures, dans laquelle des personnes en situation de pauvreté sont co-chercheurs avec d'autres experts. Ces résultats seront présentés à l'ONU en 2019.

ATD Quart Monde 

DES TOITS EN BOIS SOLIDAIRE

Créé le : 20/09/2017
Un chalet en construction dans l'atelier de Bois & Cie - Crédit : Bois et cie

Proposer un logement écologique, démontable et solidaire aux personnes en difficulté. C'est l'objectif de l'association toulousaine Bois & Cie, au travers de son projet Toits & Cie. Une initiative soutenue par la Fondation Macif et présentée dans le cadre de la Fête des Possibles, samedi 23 septembre. Entretien avec Chloé Vienot, coordinatrice du projet.   

Sous quelles impulsions a été lancé le projet Toits & Cie ?

Toits & Cie est né il y a sept ans. Au départ, le projet était mené de manière bénévole dans le cadre de l'association Bois & Cie. Bois & Cie collecte et valorise du bois pour concevoir des aménagements de jardins, des abris... L'atelier fait travailler des personnes en insertion. Parmi les salariés, il y avait des personnes qui rencontraient souvent des problèmes de logement. Nous avons alors fait le lien entre notre activité et ces situations. L'idée était de permettre à ces gens de construire leur maison de façon mutualisée. En ville, il existe de nombreux terrains laissés vacants. Nous avons proposé une solution de logement adaptée à la gestion de l'hébergement d'urgence pour les collectivités locales. Il s'agit de constructions en bois démontables, conçues avec des matériaux locaux et écologiques.

Il y a trois ans, nous avons organisé une levée de fonds pour financer des actions de recherche et développement. Nous avons fait valider les plans par des bureaux d'études. Puis nous avons commencé à commercialiser les habitats. Nos cibles sont les bailleurs sociaux, les structures d'insertion par le logement et les collectivités locales.

Parallèlement, pour fiancer le projet, nous développons une offre commerciale qui s'adresse aux gîtes, campings et particuliers.

Concrètement, à quoi ressemblent ces maisons ?

Ce ne sont pas des abris mais de véritables maisons isolées. Des petites maisons qui respectent les normes de l'habitat classique. Nous proposons actuellement deux modèles : une Mini-Home de 20 m² et une Opti-Home de 35 m². Le bois provient de forêts du Tarn. Les parois sont isolées en laine de bois. Nous ne sommes pas tenus de respecter la réglementation thermique (RT) en dessous de 50 m² mais nous sommes très proches de la RT 2012. Nous tentons actuellement d'atteindre les objectifs de la RT 2020. Un petit chauffage électrique est installé dans les maisons. Mais comme le logement est très bien isolé, il s'agit d'un chauffage d'appoint.

Les chalets sont construits en trois semaines, en atelier. Puis ils sont montés en une à deux semaines, en fonction du site et du modèle. Le tout repose sur un système de pilotis bétonnés, implantés directement dans le sol, sans fondation.

 

Modèle de chalet pouvant être réalisé dans le cadre de Toits & Cie - Crédit : Bois & Cie

 

Quel est le coût des chalets ?

Les chalets coûtent 35 000 euros (pour la Minim-Home) et 55 000 euros (pour l'Optim-Home). Bien qu'ils soient démontables, ils peuvent être utilisés comme un habitat durable. Les modèles sont modulables : il est possible d'assembler les différents modules de plusieurs manières, un peu comme un jeu de Lego. Nous travaillons actuellement sur un modèle de 60 m². Nous avons notamment des demandes de particuliers qui souhaitent loger des personnes âgées dans des bâtiments de plain-pied.

Quelles sont les collectivités et structures qui travaillent avec vous actuellement ?

Nous avons une dizaine de structures partenaires. La Ville de Toulouse nous a acheté un habitat qu'elle utilise en amont de son parcours d'insertion. Nous avons également des partenariats avec des bailleurs sociaux et une structure d'insertion par le logement. Il est possible d'embaucher des futurs habitants dans nos chantiers d'insertion, de les prendre en stage ou bien de les faire participer au montage des maisons. C'est une façon de favoriser l'appropriation des logements par leurs occupants.

Vous présentez Toits & Cie dans le cadre de la Fête des Possibles. Quand sera-t-il possible de vous rencontrer ?

Nous organisons des visites de notre atelier et d'une maison témoin le samedi 23 septembre, de 14h à 18h. Rendez-vous au 27 bis allées Maurice Sarraut, à Toulouse, métro Patte d'oie !

Magazines: 
AMENAGER ENSEMBLE nos villes et nos villages - Sans Transition ! Occitanie n°3

ATTAC REFAIT LE MONDE A TOULOUSE, DU 23 AU 27 AOÛT !

Créé le : 17/08/2017

Le cofondateur de Mediapart, Edwy Plenel, la militante altermondialiste Susan Georges ou encore Zoé Konstantopoulou, ancienne présidente du Parlement grec. Autant de participant-e-s à l'Université européenne des mouvements sociaux, organisée par Attac à Toulouse, du 23 au 27 août. Un événement dont Sans Transition ! est partenaire. 

Au programme : débats, assemblées de mobilisation, forums et moments festifs. Les thèmes abordés sont riches, variés et large, à l'image des luttes à mener pour voir advenir un monde plus juste et respectueux de l'environnement. Ecologie, justice fiscale, intersectionnalité des luttes, santé, rôle des services publics, agriculture durable seront autant d'axes de réflexions et d'échanges. Il s'agit de "montrer que le changement est ailleurs, et pas seulement dans les partis politiques. Il est dans l’inventivité et la pluralité des mouvements sociaux, partout en Europe et dans le monde, et dans les alternatives concrètes au capitalisme", déclare notamment Aurélie Trouvé, porte parole d'Attac France, dans un communiqué.

Alternatives au "libéralisme" et au "protectionisme xénophobe"

Ces cinq jours d'échange ont lieu a "un moment stratégique à la suite de l’arrivée au pouvoir de dirigeants politiques, particulièrement aux États-Unis et en France, dont les objectifs sont à l’opposé des valeurs portées par les mouvements sociaux", souligne Attac. " Les mouvements sociaux tracent une autre voie, à côté du libéralisme économique de Macron et du protectionnisme xénophobe de Donald Trump. Cette Université d’été européenne des mouvements sociaux va montrer qu’une autre Europe, celle des citoyen·ne·s engagé·e·s, peut se construire", poursuit l’organisation.

Attac France attend quelques 1500 personnes en provenance de France, d'Europe et du monde entier, dans les locaux de l’université Toulouse Jean Jaurès pour ce grand rendez vous.

Découvrez le programme ICI.

Infos pratique là.

Magazines: 
PEUT-ON VRAIMENT RÉPARER LE LITTORAL ? - ST6 OCCITANIE

DES SOINS PLUS ACCESSIBLES ET MOINS PESANTS : LA MUTUALITÉ FRANÇAISE VOTE « POUR »

Créé le : 20/07/2017
Le 10 juillet dernier, la Mutualité Française s'est exprimée sur les projets de réforme de santé du gouvernement. Photo : Pixa Bay

Reste à charge zéro, amélioration de la lisibilité des contrats, lutte contre les déserts médicaux et suspension de la généralisation du tiers-payant : après la feuille de route de la Ministre de la santé, Agnès Buzyn, et le discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe, c’était au tour de la Mutualité Française de s’exprimer, le 10 juillet dernier, sur les réformes de santé prévues par le gouvernement.

Optique, prothèses dentaires et audioprothèses ont en commun que la Mutualité Française, fédération nationale qui regroupe les mutuelles de complémentaire santé, vise pour elles un « reste à charge zéro », soit un montant nul à payer pour les adhérents. Ce qui est aussi l’objectif du gouvernement. La Mutualité Française évoque dans un communiqué de presse, datant du 10 juillet dernier, trois leviers d’intervention possibles : « une action sur les tarifs », « un meilleur remboursement par la Sécurité Sociale », et « une amélioration de la prise en charge par les mutuelles ».

Concernant l’objectif des trois « contrats santé types » du gouvernement, qui vise par là une plus grande visibilité pour les adhérents, la Mutualité Française demeure « vigilante ». Elle évoque notamment la nomenclature tarifaire de la Sécurité Sociale, sur laquelle les mutuelles, du fait de leur statut complémentaire, doivent se baser. « Par conséquent, la simplification et la lisibilité des contrats ne pourront se faire que si cette nomenclature est elle-même simplifiée ou rendue plus lisible pour le grand public », explique la Mutualité Française dans son communiqué.

La fédération approuve la volonté d’Emmanuel Macron de lutter contre les déserts médicaux par l’augmentation du nombre de maisons de santé. Elle encourage « les professionnels de la santé à développer une pratique plus collective et pluridisciplinaire de la médecine », mais rappelle que, pour un développement important des centres de soin, un accompagnement financier supplémentaire sera nécessaire.

Enfin, la Mutualité Française rejoint Agnès Buzyn dans sa volonté d’éviter la surcharge administrative pour les professionnels de santé, notamment par la suspension de la généralisation du tiers-payant.

La fédération souhaite que ces réformes se fassent « sans précipitation », et qu’elles réunissent toutes les parties prenantes, pour avancer doucement, mais sûrement. Rien ne sert de courir, il faut partir à point.

Plus d’info :
La Mutualité Française

LE TOURSKY, théâtre fraternel

Créé le : 30/06/2017
La « Faites » de la fraternité s’est déroulée les 5 et 6 mai derniers au Théâtre Toursky, à Marseille. Objectif : réaffirmer que les théâtres sont des lieux de partage et d’échange fraternels entre les cultures. Ici, la soirée du 5 mai qui se termine au son des percussion africaines. © F. Delotte

Le théâtre Toursky contribue à animer la vie citoyenne du populaire quartier marseillais de Saint-Mauront depuis 1971, sous la direction de son truculent et engagé directeur, Richard Martin. Cette institution organisait les 5 et 6 mai derniers, une « Faites » de la fraternité. Une façon de rappeler le rôle social fondamental des lieux culturels dans la cité.


Un événement à la fois convivial et symbolique : en seconde partie de soirée, le fronton du bâtiment a été illuminé de la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » en lettres néon bleues, en même temps qu'une vingtaine d'autres théâtres de la région. L'objectif ? Montrer que les lieux de culture doivent rester des espaces de tolérance et de solidarité. Reportage dans ce lieu emblématique.

 

Par François Delotte

 

 

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INSERTION en cuisine

Créé le : 30/06/2017
© F. Delotte

Mêler gastronomie et solidarité : telle est la recette du dispositif Des Étoiles et des femmes. Ce programme, parrainé par le chef triplement étoilé Alain Ducasse, permet à des femmes souvent éloignées de l’emploi de préparer un CAP cuisine en effectuant des stages dans des restaurants gastronomiques. Rencontre avec les membres de la première promotion montpelliéraine, encadrée par le traiteur La Table de Cana.

Par François Delotte


« Allez les étoiles, on s’active, il est 11h15, on sert dans 45 minutes. » Geneviève Roger, cheffe de cuisine, motive ses troupes. Dans la chaleur des fourneaux, on émince des oignons, on bat des œufs, on teste les cuissons et on dresse des assiettes. Le tout avec vélocité et précision. Au menu ce midi : salade périgourdine en entrée suivie de ballotines de poulet farcies à la duxelles, puis blancs en neige à la nage d’agrumes en dessert. Aux manettes, onze femmes hyper-motivées âgées de 28 à...

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LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE AU SERVICE DU CONFORT D'ÉTÉ

Créé le : 13/06/2017
Le Rendez-vous de la rénovation énergétique en PACA, à Aubagne (13)

L’été arrive à grands pas et les épisodes de grande chaleur avec lui. Le Rendez-Vous de la Rénovation Energétique en Provence-Alpes-Côte-D’azur (Paca), organisé le 8 juin dernier à Aubagne (13), évoquait justement l’importance de prendre en compte les caractéristiques du climat méditerranéen afin de rénover les bâtiments de manière efficace.

Cinq millions. C’est le nombre de ménages français touchés par la précarité énergétique, c’est-à-dire consacrant plus de 10% de leurs ressources financières à leurs dépenses énergétiques primaires (chauffage, eau, etc.). Disposant de faibles ressources et étant souvent concernés par le mal-logement, les ménages les plus modestes sont aussi les plus touchés par ce phénomène. Phénomène qui n'est pas sans conséquences sanitaires. Comme l’exprime Philippe Michaud, directeur de l'ALEC (Agence Locale de l'Energie et du Climat) de la métropole marseillaise, « une personne en situation de vulnérabilité énergétique aura tendance à faire des choix économiques qui auront un impact sur sa santé ». N’ayant pas les moyens de payer des factures de gaz ou d’électricité, ces ménages utiliseront par exemple un chauffage au pétrole, moins coûteux, mais nocif. Car, lors de sa combustion, ce type de chauffage dégage des gaz néfastes (monoxyde de carbone, carbonique, oxydes d’azote, dioxyde de souffre) pouvant être à l’origine de troubles sanitaires.

Coup de chaud en Paca

Alors que 22% de la population française souffre de cette forme de précarité, elle concerne 12% des ménages en PACA. Un écart qui s’explique par les différences de températures ; la partie nord de l’hexagone rencontre des difficultés énergétiques principalement en hiver, ce qui est moins le cas pour les régions méridionales. Cependant, on sous-estime bien souvent l’impact des chaleurs méditerranéennes dans les dépensesen énergie . « Il est évident que le froid rigoureux pousse les personnes à rénover. Sauf qu’ici, nous sommes confrontés à la problématique de la chaleur. Et lorsque l'on isole un bâtiment, nous le faisons aussi bien pour nous prémunir du chaud que du froid », précise Stéphanie Le Maître, ingénieur à l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie). Et en région PACA, le confort d’été est loin d’être accessible à tous. En effet, les ménages n’ayant pas les moyens de s’isoler du froid sont aussi ceux qui souffrent de la chaleur

Penser l'habitat selon le climat

Afin de réduire cette surchauffe rendant un logement inconfortable, des solutions simples existent (améliorations végétales ou d’aménagement, réflexes d’aération, …). Toutefois, dans le parc ancien, des travaux visant à réduire la consommation énergétique des bâtiments s'impose souvent. Une rénovation énergétique destinée à lutter tant contre le froid que contre la chaleur estivale, caractéristique du climat méditerranéen. Pour faire face aux couts de ces investissements, les propriétaires, bailleurs ou non, peuvent bénéficier d’appuis techniques et financiers de la part d’instances nationales et régionales comme, l’ADEME ou l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat), ou encore les collectivités territoirales. Crédit d’impôt, TVA à taux réduit, prêts favorables, les aides aux démarches de rénovation énergétique sont nombreuses, et, pour certaines, spécifiquement dédiées aux ménages modestes. La plupart s'adresse aux propriétaires mais aussi aux locataires (Crédit d'impôt pour la transition énergétique, Eco-prêt à taux zéro, TVA à 5,5%, ...) Pour en savoir plus, n'hésitez à faire un saut dans l'Agence locale de l'énergie la plus près de chez vous !

Plus d’info : 

www.alecmetropolemarseillaise.fr

www.ademe.fr/

http://www.anah.fr

www.economie.gouv.fr/particuliers/aides-renovation-energetique


Précarité énergétique : quelles spécificités en PACA ?

La répartition intra-régionale des situations de précarité énergétique en PACA est hétérogène. En effet, plus on s’approche du littoral, moins elle se fait sentir, du fait de températures croissantes. Ce qui explique sa plus faible importance dans cette région. Toutefois, « les causes de cette précarité sont plus fortement liées aux déplacements », indique Isabelle Tretout, cheffe de l'unité Qualité des bâtiments à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). En effet, sur les 12% des Provençaux en situation de précarité énergétique, seuls 5,5% le sont à cause de problématiques liées à l'habitat. Pour les 7,7% restants, ce sont les dépenses en carburant qui pèsent le plus dans leur budget.

 


Trois questions à Florence Rosa, présidente d'Envirobat Méditerranée

« Il faut arrêter de gaspiller l'énergie »

À l’occasion du Rendez-vous de la Rénovation Énergétique en Provence-Alpes-Côte d’Azur le 8 juin dernier, nous avons rencontré Florence Rosa, présidente d’Envirobat Méditerranée. Ce réseau coordonne les acteurs professionnels du bâtiment et de l’aménagement afin de proposer des outils adaptés à la transition énergétique et écologique en climat méditerranéen. Florence Rosa revient avec nous sur les enjeux de la rénovation énergétique en Paca.

 

Comment  adapter  les travaux de rénovation énergétique au climat méditerranéen ?

En travaillant ensemble avec des experts sur tous les aspects : la qualité des matériaux pour une bonne qualité de l’air, la ventilation, l’analyse de l’environnement, les potentiels existants du bâtiment, l’énergie bien évidemment, mais l’eau également. Pour le territoire et le site, il est important de travailler sur les espaces extérieurs en méditerranée. Il faut réfléchir à l'intégration de patios, à la place de l’ombre dans les jardins, à l’implantation des arbres par rapport à la taille et aux formes de leurs  feuilles, … Par exemple,  il ne faut pas planter un arbre à feuilles persistantes côté sud car en hiver, il masquerait le soleil. Par contre, on peut plus aisément mettre des arbres à feuilles caduque au sud de façon à ce que, en été quand les feuilles repoussent, un masque solaire protecteur se forme. Si nous ne réfléchissons pas à l’orientation du bâtiment et à la pénétration du soleil dans les différents volumes, la structure risque de se trouver rapidement confrontées à de graves problématiques de confort.  Une baie vitrée plein ouest sans protection solaire, dans nos climats c’est catastrophique.

Quelles sont les bénéfices pour l’usager souhaitant faire cette démarche de rénovation énergétique ?

Dans une maison ou un appartement, on a toujours besoin de faire des travaux, de s’approprier son logement, son bureau. C’est important de se dire qu’on va le faire en pensant à la baisse des consommations énergétiques, ce qui impliquera une baisse des factures de gaz ou d'électricité. Pourtant, ce qui motive surtout les usagers, notamment les particuliers, ce ne sont pas les économies d’énergie. Mais c'est avant tout de se faire plaisir, d'embellir son bâtiment et d'être fier de sa rénovation complète et globale. Or il faut aujourd'hui arrêter de gaspiller l'énergie. Cela passe par une modification de  nos modes de vie. C’est presque un petit projet de société. Car tout le monde est concerné par l’aménagement, le bâtiment et par l'organisation des villes. A partir du moment où la société civile  se met en mouvement, on peut réaliser de grandes choses.

Selon vous, pourquoi est-il impératif d'initier cette démarche de rénovation énergétique ?

Elle est tout simplement nécessaire parce que le secteur du bâtiment représente 40 à 45% des émissions  de gaz à effet de serre en France. C’est énorme ! En quinze – vingt ans, les démarches environnementales n'ont pas dépassé 10% des rénovations de bâtiments. Ça ne bouge pas assez vite. Il y a encore un travail énorme à effectuer. C’est important que, à tous niveaux, d’autres acteurs et professionnels  nous rejoignent dans cette dynamique. Ce processus humain de progression est d’une grande richesse et c’est ce qui nous a fait réagir. Envirobat est dans une optique d’accompagnement, d’économie sociale et solidaire pour créer des outils qui répondent à un véritable besoin : celui des enjeux de demain, pour répondre à une planète dans laquelle nos enfants pourront vivre.

 

Plus d’info :

www.envirobatbdm.eu

Catherine Berger, incubateur LR Set : « Le dialogue est la colonne vertébrale du bien-être des salariés »

Créé le : 12/06/2017
Pixabay

Connec’sud est le rendez-vous des entreprises innovantes soucieuses d’améliorer leurs performances. Il se tenait à Montpellier, les 7 et 8 juin. À cette occasion, Catherine Berger, directrice de LR SET, incubateur spécialisé dans l’accompagnement de projets et d’entreprises du secteur sportif et du tourisme, et membre de Synersud (réseau régional des incubateurs d’entreprises innovantes), est intervenue dans le cadre d'une table ronde consacrée à la qualité de vie au travail dans les entreprises innovantes.

Comment les incubateurs peuvent-ils accompagner les jeunes entrepreneurs dans une démarche de qualité de vie au travail ?

Avant, la capacité du chef d’entreprise à s’adapter et à innover avait beaucoup plus d’importance que la qualité de la vie au travail. Mais aujourd’hui, celle-ci est essentielle dans l’image que les entreprises renvoient. On ne peut plus seulement se focaliser sur l’aspect économique, et occulter les problématiques managériales. Dans le sport par exemple, il est très important que la dimension du plaisir soit prise en compte. Et LR SET, de par son activité dans ce domaine, est au cœur de cette problématique. Nous accompagnons les entreprises avant, pendant, et 36 mois après leur création, avec la volonté de favoriser le bien-être des salariés. Pour cela, il faut donner du sens, et sensibiliser au dialogue, aux échanges. C’est important, à la fois pour communication externe et interne de l'entreprise.

Quels sont les dispositifs que vous mettez en place pour aider les entreprises à améliorer la qualité de vie au travail de leurs personnels ?

Nous pensons que la qualité de vie au travail passe par une montée en compétence. C’est pourquoi nous proposons des formations, dans plusieurs domaines. Il y a par exemple la gestion du personnel ; nous sensibilisons et formons aux nouvelles méthodes de management, plus respectueuses et bienveillantes. Dans le sport, il y a beaucoup de startups, c’est un environnement en mouvement. Il faut donc que le management évolue en permanence, tout en garantissant la qualité de vie au travail. Les sportifs ont beaucoup d’activités en dehors de leur emploi, et il faut s’adapter à leurs situations. Nous mettons en place des systèmes d’évaluation et des enquêtes de satisfaction, pour mesurer l’impact de notre action, mais aussi pour habituer les entreprises à prendre en considération les retours de leurs salariés. En termes de communication, nous mettons en place des temps collectifs au sein de l’entreprise.

Comment une structure comme LR SET travaille-t-elle à l’amélioration du bien-être de son propre personnel ?

Nous sommes sensibilisés à ces pratiques managériales. Nous pensons que le dialogue est la colonne vertébrale du bien-être des salariés, alors nous avons mis en place des temps en collectif, des temps d’échanges informels, comme des déjeuners par exemple. Nous avons également institué une sixième semaine de congés payés, et l’arrêt maladie de nos salariés est payé dès la première journée. Nous nous adaptons aux rendez-vous médicaux et personnels de nos employés, et, pour ceux qui ont des enfants, leurs horaires sont adaptés aux mercredis par exemple.

Plus d'infos : www.lrset.org

PODCAST – BÉZIERS : NABUCHODONOSOR, UN COLLECTIF QUI CHANGE LA VILLE

Créé le : 30/05/2017
Le BarNabu, café associatif du collectif biterrois Nabucho - FD

Festivals, associations, café-citoyens, accueil des personnes migrantes, collectif féministe  : depuis quelques mois – voire quelques années – la ville de Béziers voit se développer de nombreuses initiatives citoyennes orientées vers le vivre-ensemble. Des initiatives bien loin des provocations de Robert Ménard, maire d'extrême droite proche du Front national. Avec Sans Transition Occitanie !, nous avons rencontré certains de ces acteurs associatifs dans le cadre d'un reportage à découvrir dans le dernier numéro du magazine, disponible en kiosque et en ligne.

 

 

Le collectif Nabuchodonosor, invité de l'émission Sans Transition ! sur FM Plus

Nous avons notamment fait la connaissance du collectif Nabuchodonosor, qui anime un café associatif au cœur de Béziers. Trois de ses membres (Virginie, Anthony et Jean-François) étaient les invités de la dernière émission que nous animons chaque mois sur la radio montpelliéraine FM Plus. Un programme à (ré)écouter ci-dessous.

À noter dans vos agendas : Nabuchodonosor organise sa grande fête participative annuelle, le Grand Nabucho, le 1er juillet prochain. Plus d'infos à venir sur la page Facebook du collectif.

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