Économie

[ ÉCONOMIE CIRCULAIRE ] Remise des prix Ecodéfis à Grasse

Créé le : 05/12/2019

Le 02 décembre à Grasse (06), avait lieu la remise des prix Ecodéfis, organisée par la Chambre régionale des métiers et de l'artisanat, en partenariat avec la CCI, l'Ademe, la Région Sud et la communauté de communes du Pays de grasse. Animé par Sans transition ! magazine, l'événement avait pour objectif de labelliser les entrepreneurs du territoire dans une démarche d'économie circulaire.

Cette opération nationale souhaite valoriser les commerçants et artisans qui adoptent des actions concrètes responsables en matière d’environnement et de social (déchets, rejets et fluides, transports, énergie, RSE, éco-produits, services durables, emploi social...).

La démarche fut d'abord illustrée ce lundi, avec des femmes artisans commerçantes engagées.

Laura Giacco, Aude Etienne, Christine Giordano, Audrey Satta, Jina Luciani. Photo : Sans transition !

C'est Jérôme Viau, président de la communauté de communes du Pays de Grasse qui remit les prix Ecodéfis et souhaité que le Pays de Grasse soit " une collectivité engagée dans le développement durable dans dynamique de coopération avec les acteurs locaux ".

Jérôme Viau, lors de la remise des prix Ecodéfis. Photo : Sans transition !

Egalement présent, Jean-Pierre Galvez, de la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA), a tenu à rappeler que " de plus en plus d'entreprises s'engagent sur le territoire de Grasse vers une économie vertueuse, locale, saine et pour un futur soutenable ". Car selon lui, l'écologie est un véritable " projet de société qui nous concerne tous ".

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[ ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ] " Ensemble, défendons l'ESS !"

Créé le : 26/11/2019

Dans le cadre du mois de l'ESS, Sans transition ! magazine animait ce matin à Marseille deux tables rondes qui ont permis aux personnes présentes de dialoguer avec des acteurs locaux. L'événement était organisé par l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES), ainsi que la CRESS Paca et la Région Sud.

Comment travailler à la fois sur l'image et l'apprentissage de l'Economie sociale et solidaire? Comment valoriser les temps de formation et pourvoir les postes disponibles ? C'est autant de thématiques qui ont été abordées lors des échanges qui ont rassemblé de nombreuses personnes.

Photo : Cress Paca

La première table ronde abordait la question de l'attractivité de l'ESS sur les territoires. Elle donnait la parole à Pascal Carrano, Directeur général de Vacances Léo Lagrange, Franck Maillé, directeur de STM et à Matthieu Couailles, directeur du pôle petite enfance à la Mutualité française Paca.

Photo : UDES

La deuxième table ronde avait pour thème "Les défis et les perspectives de l'ESS". Elle rassemblait Cathy Desoutter, déléguée Inter-régional d'Uniformation, Xavier Guidoni, directeur des relations extérieures chez Pôle Emploi, Yves-Michel Nalbandian, directeur de l'ARACT PAca, et Sébastien Darrigrand, directeur général de l'UDES.

Pendant les multiples échanges, l'UDES a annoncé la création d'un outil de mesure de l'impact social des entreprises de l’ESS sur leur territoire pour défendre leur utilité social auprès des financeurs et des partenaires, ainsi que d’interroger leurs pratiques en vue d’une amélioration (égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, gouvernance démocratique en entreprise, etc.).

L'événement s'est clôturé par la signature d'un partenariat entre la Cress Paca et l'UDES, concrétisé par la création future de la Maison commune de l'ESS. Un équipement qui fournira aux entreprises et aux employeurs de l’ESS un lieu d’informations et d’accompagnement.

 

[ ESS ] La coopération au service des territoires !

Créé le : 25/11/2019

A l’occasion de la matinale dédiée aux sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic), organisée à Nice par l’Union régionale des sociétés coopératives (Urscop Paca-Corse) le 10 octobre dernier, ce modèle entrepreneurial a pu être mis en exergue au regard de sa valeur ajoutée : « un outil de développement des territoires et de transition écologique ». La parole à 2 entrepreneures italiennes - venues de Ligurie - et une chercheuse de l’université de Gênes, venues pour partager leur expériences dans le cadre du projet Me.Co. Un projet financé par le fonds européen de développement régional. Me.Co. est un projet transfrontalier impliquant 8 partenaires dont 3 français, telle l’Union régionale des sociétés coopératives Paca- Corse.

« Impluser un tourisme durable »

Paola Ferrari, salariée de la coopérative Brigi, basée à Mendatica :

« Nous sommes une coopérative de territoire, qui oeuvre dans le tourisme durable autour de Mendatica en Ligurie. Un parc aventures, de la randonnée, un refuge, des activités pour les enfants…, sont autant de champs explorés par notre entreprise. Nous participons au développement local en recrutant des personnes d’autres territoires (14 salariés), qui ensuite vont participer elles aussi à la renaissance d’activités économiques et sociales locales en milieu rural.»

Plus d’infos : Brigi sur Facebook

« Un projet festif d'innovation sociale »

Federica Scibetta, cofondatrice de la coopérative Il Cesto à Gênes :

« Notre coopérative propose d’abord un projet social. Nous offrons des services aux familles, aux mineurs, aux adolescents, aux sans-abris et aux migrants. Il Cesto travaille dans le centre historique de Gênes et organise des échanges festifs avec ces personnes. Les éducateurs avec lesquels nous travaillons participent à l’amélioration du vivre-ensemble en proposant un projet culturel, dans ce quartier qui était historiquement diffi cile et aux mains de la mafia italienne et qui a profondément changé

Plus d’infos : www.ilcesto.org

« Favoriser l'emploi local »

Cécile Sillig, chercheuse à l’université de Gênes, cheffe de file du projet Me.Co :

« Me.Co -‰Mentoring et communauté‰- est un projet transfrontalier franco-italien proposé par le programme Interreg Maritime, fi nancé par le fonds européen de développement régional. L’objectif du projet est de favoriser l’emploi local, en soutenant la création et le développement des coopératives de territoire en Italie, ainsi que les formes de coopératives
similaires que sont les Scic en France

Plus d’infos :
interreg-maritime.eu/fr/web/meco/projet
Et la page facebook : facebook.com/MeCoProject

« Relier l’alimentation durable à l’aménagement du territoire  »

Jean-Louis Millo, élu à la municipalité de Châteauneuf-Grasse

« Nous avons créé une association sur la commune de Châteauneuf  qui a pour objectif de faire revenir  les agriculteurs au cœur de la ville. Pour cela, un point de vente en circuit court a vu le jour et garantit aux agriculteurs la venue régulière de consommateurs. La municipalité s’est opposée à l’urbanisation des terres et a acquis 200 hectares de terrains agricoles. Notre ambition est d’inciter les propriétaires à confier leurs terrains à des agriculteurs qui travaillent en circuit court

Plus d'infos : www.ville-chateauneuf.fr

« Des vacances accessibles à tous  »

Roland Bedin, coordinateur du CLAJ Jeunesse camping :
« CLAJ Jeunesse camping est une association d’éducation populaire qui gère 5 centres de vacances en Région sud Provence Alpes-Côte d’Azur et un en Corse. Son objectif est d’ouvrir la Côte d’Azur aux gens modestes. Depuis sa création, 35000 à 40 000 nuitées ont été enregistrées. L’association est une entreprise sociale. Les bénéficiaires payent une pension très modeste. Mais aujourd’hui, les contraintes administratives ne sont plus les mêmes et il est de plus en plus difficile de boucler notre budget. Les Scic, sont un moyen parmi d’autres, de redynamiser un tourisme jeune et populaire.»

Plus d'infos : www.clajsud.com

 

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[ECONOMIE] : Comment redonner du sens à l’ESS ?

Créé le : 21/11/2019
Menuiserie Baron © CG Scop – Stéphanie Tëtu / La Company.

Photo : Menuiserie Baron © CG Scop – Stéphanie Tëtu / La Company.

Par Guillaume Bernard

À l’occasion du mois de novembre, décrété mois de l’Économie sociale et solidaire, Sans transition !a souhaité faire le point sur le sens de cette appellation et (ré)interroger ce qu'elle implique, tandis qu'elle se transforme et s'ouvre désormais aux sociétés commerciales. Alors l'ESS, gage de véritables valeurs ou simple étendard porté par certaines structures ?

Alors que se développent de véritables start-up de l’ESS lorgnant, par exemple, sur les marchés juteux du bio et du « local », et quand l’objet social de l’entreprise est plus valorisé que sa structure juridique (scop, mutuelle, association…), ne risque-t-on pas de perdre ce qui faisait la spécificité de l'Économie Sociale et Solidaire ? À l’occasion du mois de l’ESS, Sans transition ! s’est penché sur la question.

Gratin d’endives à la truite fumée, tourte au poulet et à la poire, le tout certifié bio et pour 10 à 20 minutes de préparation. Ni besoin de réfléchir à la recette ni même d’aller faire ses courses. Le nouveau concept innovant de l'entreprise Rutabago est à mi-chemin entre l'amap et la livraison de plats préparés à domicile : c’est le « panier prêt à cuisiner ». Fondée en 2016 par trois ingénieurs, l’entreprise, basée dans le 18e arrondissement parisien, livre ses paniers directement chez vous et ce partout en France. Si ses résultats sont pour l’instant modestes, ils ne devraient pas tarder à exploser. « Nous livrons actuellement 240 000 repas par an. Courant 2020, nous allons atteindre le million...

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[ FINANCE SOLIDAIRE ] Créer des paradis locaux

Créé le : 08/11/2019
crédit : Pixabay

Dans le cadre de la Semaine de la finance solidaire organisée par Finansol, la coopérative de financement Initiatives pour une économie solidaire (IES) organisait jeudi 7 novembre une table ronde à Montpellier sur le thème « Créons des paradis locaux par la finance solidaire ».

Différents acteurs de cet écosystème – Terre de liens, Énergie partagée, la Nef, Habitat et humanisme – étaient réunis pour présenter la finance solidaire à des citoyens curieux : son fonctionnement, le devenir de l’épargne, sa stabilité ou encore l’intérêt pour les citoyens.

À cette occasion, Carine Blanc, directrice opérationnelle salariée d’IES, nous explique comment la finance solidaire peut modifier le monde de la finance, en créant une économie éthique tournée vers la justice sociale et environnementale.

 

[MOIS DE L’ESS] Deuxième conférence régionale en Occitanie

Créé le : 06/11/2019

La deuxième conférence régionale de l’économie sociale et solidaire (ESS) en Occitanie s’est tenue ce mardi 5 novembre à l’espace Capdeville à Montpellier.

Rendues obligatoires au moins tous les deux ans par la loi ESS, les conférences régionales sont l’occasion pour les différents acteurs du secteur de se réunir pour faire le bilan et réfléchir à une stratégie commune pour l’avenir de l’ESS en région. Un rendez-vous phare, car comme le rappelle André Ducournau, président de la Cress Occitanie, l’ESS représente 17 800 entreprises et 213 000 salariés en région Occitanie, soit 13 % de l’emploi.

Trois ans après la réforme territoriale qui redéfinissait les régions, l’ESS doit s’appuyer sur les territoires et leur diversité comme le rappelle Marie Meunier-Polge, conseillère régionale : « Les dispositifs ont été améliorés pour être au plus près de chaque territoire. Toutes les structures ESS bénéficient désormais des mêmes dispositifs que l’économie classique. » Malgré leurs bons résultats, certains dispositifs d’accompagnement sont pourtant actuellement méconnus.

Accroitre la visibilité auprès des professionnels et des jeunes

Sans parler du manque de visibilité de l’ESS auprès des accompagnateurs à la création d’entreprise, qui présentent pourtant une réelle appétence pour cette économie. Céline Combe, directrice de Réalis, la pépinière d’entreprises dédiées à l’ESS, témoigne : « Nous préparons un plan d’action qui permettra de détecter et mieux accompagner les entreprises qui pourraient s’inscrire dans l’ESS. »

Enfin, la région fait face à un réel enjeu de renouvellement générationnel. La moyenne d’âge de ces métiers, majoritairement du secteur sanitaire et médico-social, y est en effet plus élevée que dans le reste de l’économie. Pour le président de la Cress Occitanie, il y a une réelle nécessité de sensibiliser les jeunes à l’ESS, dès le collège : « Nous voulons développer l’alternance, l’apprentissage et les stages pour faire découvrir ce secteur économique porteur de valeurs, notamment dans l’environnement. » Le secteur semble avoir de beaux jours devant lui.

Retrouvez dans le prochain numéro de Sans Transition !, à paraitre mi-novembre durant le mois de l'ESS, notre dossier consacré à l'avenir de cette économie : Redorer le blason de l'ESS

[ MOIS DE L'ESS ] La sélection des incontournables

Créé le : 04/11/2019

Sans transition ! s’engage en faveur de l’innovation et la transition dans les territoires.

Voici notre sélection des événements incontournables au programme de ce mois de novembre, dédié à l'économie sociale et solidaire, en partenariat avec les CRESS en région.

 

Auvergne Rhône-Alpes

- 05 novembre : Soirée des Trophées de l'ESS

> Lyon

- 07 novembre : Les Rencontres du Possible : L'entrepreneuriat social, un levier du développement rural ?

> Simandre sur Suran (01)

- 29 novembre : conférence avec Julien Dossier, dans le cadre du Festival Quai du départ

> Lyon

Occitanie

- 05 novembre : table ronde " Les lobbies et l'environnement "

> Faculté des sciences de Montpellier

- Jusqu'au 07 novembre : salon de l'écologie

> Faculté des sciences de Montpellier

- 22 et 23 novembre : Forum Régional de l’Économie Sociale et Solidaire

> Toulouse
 

Paca

- 05 novembre : #JeunESS40 : rencontres, réseautage et engagements dans l'ESS

> Marseille

- 12 novembre : " Jardiner la terre ! ", conférence de Gilles Clément

> La Boiserie de Mazan

- 29 novembre : Les rencontres de l'ESS

> Avignon

- 30 novembre : " L'agrologie peut nous sauver ", conférence de Marc Dufumier

> Vaison-la-Romaine

 

Bretagne


- Bio Golfe fête ses 30 ans ! Palais des arts de Vannes (56)

> 07 novembre : conférence avec Jérémie Pichon de la " Famille Zéro Déchet "

> 15 novembre : conférence avec François Veillerette, porte-porale de Générations Futures.

- 14 novembre : rencontre des acteurs de l'ESS
> Logonna-Daoulas (29)

 

> Plus d'infos

[ EUROPE ] Les fonds européens ne doivent pas encourager la pêche intensive

Créé le : 04/11/2019

Le 12 novembre prochain, le Parlement Européen doit prendre une décision cruciale pour l’avenir de la pêche européenne. Selon la Plateforme Petite Pêche Artisanale Française, si le parlement décide de rejeter un nouvel examen du projet de règlement FEAMP en plénière du parlement, il ouvrirait la voie à un retour des subventions qui ont entraîné la destruction des petits bâteaux utilisés pour la pêche artisanale.

 

Députés, ministres, lobbies de la pêche intensive, tous ont réclamé le retour des subventions qui ont fait tant de mal au secteur de la pêche artisanale par le passé. L'association rappelle que dans les années 1980, l'Europe a encouragé la construction de gros bâteaux puissants et la destruction des plus petits. La flotte française était alors passée de plus de 11 000 navires à 5 000 en 2017. La Plateforme Petite Pêche Artisanale Française craint que la Politique Européenne des subventions à la pêche adopée prochainement par le parlement engendre une action irréversible pour le secteur. 

> Lire l'intégralité du communiqué.

[ LIONEL ASTRUC ] "L’art de la fausse générosité"

Créé le : 15/10/2019
Photo : Julie Balague

Dans son enquête parue en mars 2019 intitulée L’art de la fausse générosité, la fondation Bill et Mélinda Gates, (éditions Actes Sud), le journaliste et écrivain Lionel Astruc dévoile comment le patron de Microsoft assied son empire sur une posture faussement philanthrope. Pour Sans transition !, il revient sur les coulisses de l’enquête.

Depuis quelques années, la moutarde me monte au nez à chaque fois qu’un journaliste décrit Bill Gates comme le champion du monde de la générosité. Du reste j’ai toujours trouvé naïve cette vénération suscitée par l’image de Bill Gates, qui serait une sorte de Monsieur Parfait, un demi-dieu. J’ai pris la décision d’écrire ce livre le jour où j’ai lu dans un grand journal quotidien - un supplément consacré au mécénat rédigé par des spécialistes - pour la nième fois, cette description dépourvue de distance critique. Les retours que j’avais du terrain me montraient une image aux antipodes.

 

En commençant mes recherches j’ai vite compris que je ne pourrais pas réaliser seul une enquête d’une telle ampleur. C’est donc un ouvrage presque collectif dont j’aurais voulu qu’il soit co-signé avec d’autres, mais tous n’avaient pas autant de temps à y consacrer. J’ai notamment travaillé avec Mark Curtis, un écrivain, historien et journaliste d’investigation britannique qui fut auparavant chercheur à l’Institut Royal des Affaires Internationales. Il a réalisé avec l’ONG britannique Global justice now un excellent rapport intitulé « Gated development : is the Gates Foundation always a force for good ? » malheureusement passé inaperçu. La Fondation travaille dans tant de secteurs, avec tant de filiales que la complexité fait écran à une compréhension des enjeux et notamment des conflits d’intérêts à petite et grande échelle.

Paradis fiscaux

Cette enquête montre tout d’abord qu’on ne peut pas être « généreux » avec l’argent des autres, c’est à dire avec des ressources dont on prive les états via les paradis fiscaux. Le montant de l’évitement fiscal est tel qu’il peut être équivalent à ce qui est "donné". On sait par exemple que Microsoft a déplacé à l’étranger près de 21 milliards de dollars de recettes (sur une période de trois ans), économisant ainsi 4,5 milliards d’impôts dus au Trésor américain. Cela représente une somme plus importante que les dépenses annuelles (soit 4,7 milliards en 2017) de la fondation Gates dans le monde. J’ajoute que globalement Microsoft conserve 92,9 milliards de dollars à l’étranger pour éviter de payer 29,6 milliards d’impôts aux États-Unis. Autrement dit ces dons, dès le départ, n’en sont pas, mais ce n’est que le début du problème.

Plus en aval dans le parcours que suit l’argent de Bill Gates, on constate que ce qui est destiné à être « donné » est en réalité placé dans un fonds d’investissement qui fait fructifier l’argent de la fondation. Seuls les dividendes sont ensuite « donnés ». D’autres organisations philanthropiques le font et, si les investissements sont éthiques et de nature à améliorer l’intérêt général, cela ne pose pas de problème. Mais ce n’est pas le cas ici : le trust de la fondation investit dans des secteurs et des entreprises tels que l'armement, les énergies fossiles, la grande distribution, les OGM ou encore les sodas : BAE systems, Total, BP, Walmart, McDonald’s, Monsanto, Coca-Cola, etc. Comment est-ce possible ? Venant d’un surdoué comme Bill Gates on a du mal à voir là une incohérence fortuite. Ce fonds a investi dans 35 des 200 sociétés qui émettent le plus de CO2 : géants du pétrole et du charbon notamment. Cette contradiction illustre à elle seule le problème global que pose la fondation Gates comme Albert Einstein le disait : « on ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l'ont engendré ».

Les flux financiers issus de ce Mécano opaque alimentent ce qui motive réellement Bill Gates : acquérir de plus en plus de pouvoir sur des domaines comme la santé ou l’agriculture afin d’imposer des solutions qui placent (maintiennent) les multinationales au cœur du système. OGM, géoingénierie, vaccins sans discernement : cela se vérifie dans tous les secteurs où il intervient. Plus que jamais soyons vigilants !

Plus d’infos : https://www.actes-sud.fr/catalogue/ecologie-developpement-durable/la-voie-des-paysans

[ LA RUÉE VERS L'ORGE ] Des bières bretonnes du champ à la cuve

Créé le : 09/08/2019
Photo : Virginie Jourdan

Les microbrasseries fleurissent sur tout l’hexagone. En Bretagne, une centaine est apparue en moins de 10 ans. Quelques-unes ont pris le parti de concilier artisanat, économie circulaire et développement durable. À l’instar de la microbrasserie Drao, située à Melesse, en Ille-et-Vilaine, productrice de sa propre orge.

À une dizaine de kilomètres de Rennes, au cœur des parcelles agricoles de Melesse, les bureaux en bois de la brasserie Drao jouxtent les hangars réservés au stockage des bouteilles et des fûts, et aux diverses cuves dédiées à la production et à l'embouteillage du breuvage malté. Depuis 2013, Rozenn Melle produit l'une des cent bières artisanales et locales que compte dorénavant la région. Contrairement à la majorité de ses collègues, Rozenn est paysanne-brasseuse. Passionnée par l'agriculture et les brassins, elle dispose de 20 hectares de terres et cultive elle-même l'orge brassicole qui est à la base des recettes de ses bières. Une démarche qui reste rare et dans laquelle seule une petite une poignée de bretons s'est lancée.

Une production locale et à faible impact

Pour réussir ses premiers semis, désherbages mécaniques et récoltes, Rozenn s'est appuyée sur la solidarité des agriculteurs voisins. De 15 000 litres en 2014, sa production de bière est passée à 65 000 litres cette année. « En 6 ans, j'ai doublé ma surface de production. Dorénavant, je suis autonome à 98% sur le malt issu de mon orge....

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