Économie

[RENNES] SESSION DE JOB DATING POUR LES METIERS DE LA TRANSITION

Créé le : 30/11/2018

Nathalie Tessier, cheffe du bureau des métiers de la transition écologique au ministère de la Transition écologique, et Laurence Ferrette, chargée de formation et d'emploi à l'Ademe Bretagne devant l'Exploratoire de Rennes.

Plus de 130 participants ont répondu à l'invitation de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) Bretagne pour découvrir les métiers de la transition énergétique, lors d'une session de job dating organisée à l'Exploratoire, à Rennes.

Le but de la journée qui avait lieu à l'Exploratoire de Rennes, jeudi 29 novembre : faire se rencontrer les recruteurs des métiers de la transition énergétique et les demandeurs d'emplois qualifiés pour ces métiers. "Les métiers de la transition énergétique sont aussi ceux de l'industrie, du génie civile, qui sont des métier en tension", explique Laurence Ferrette, chargée de formation et d'emploi à l'Ademe Bretagne. 150 emplos étaient à pourvoir, pour des personnes diplômées "du CAP au bac +5", précise Laurence Ferrette. Quatorze entreprises étaient présentes. Parmi les postes disponibles : des chargés de projet ; des techniciens de maintenance ; des conseillers en énergie pour, par exemple, effectuer des diagnostics énergétique sur le bâti... Mais aussi des fonctions de support : achats et approvisionnements ; informatique ; électronique de stockage...

Des milliers d'emplois en perspective

Nathalie Tessier, cheffe du bureau des métiers de la transition écologique au ministère de la Transition écologique et solidaire, était présente pour cette session de job dating, organisée par l'Ademe Bretagne. "L'idée est aussi de revaloriser ces métiers, explique-t-elle. S'engager pour l'environnement, ce n'est pas seulement protéger la biodiversité." 

Selon l'Ademe, en 2015, 80 000 emplois directs en France étaient inclus dans le secteur des énergies nouvelles et renouvelables. "Depuis, les entreprises se sont développées et les offres d'emploi se sont multipliées, précise l'Ademe. En Bretagne, les données chiffrées restent difficiles à préciser, mais les évolutions s'accordent sur 7000 emplois verts et 190 000 emplois verdissants."

[ESS] DES ATELIERS POUR LES ENTREPRISES ENGAGÉES

Créé le : 29/11/2018

Matthieu Theurier, vice-président de Rennes Métropole à l'économie sociale et solidaire (ESS), a contribué à l'organisation des ateliers des entreprises engagées, qui avaient lieu mardi 27 novembre au couvent des Jacobins, à Rennes. Le but : faire un bilan sur l'ESS dans Rennes Métropole et identifier les axes d'amélioration. Parmi ceux-ci : l'accès à l'immobilier et au financement pour les entreprises. L'élu EELV revient avec Sans transition ! sur ces problématiques. 

Nathalie Jammes, Fédération des Scop de la Communication : « Les coopératives sont attachées à des valeurs professionnelles et éthiques fortes »

Créé le : 08/11/2018
De gaucher à droite, Nathalie Jammes, déléguée générale, et Bernard Fautrez, président de la Fédération des Scop de la Communication- Crédit : Jean-François Merle

Le 23e congrès des sociétés coopératives de la communication a eu lieu à Lille, les 11 & 12 octobre derniers. Une manifestation durant laquelle Sans Transition ! à eu le plaisir d’animer des tables rondes et des conférences d’experts. Rencontre avec Nathalie Jammes, déléguée générale de la Fédération des Scop de la Communication

La Fédération des Scop de la communication a organisé son 23e congrès, les 11 et 12 octobre derniers, à Lille. Quel bilan tirez-vous de cet événement ?

Près de 150 congressistes se sont retrouvés à Lille pour échanger et parfois découvrir de nouvelles coopératives de la communication. Beaucoup se connaissent déjà au travers des activités et rencontres organisées par la Fédération, mais le congrès reste le temps fort où beaucoup de coopérateurs de métiers différents peuvent se rencontrer, apprendre des expertises de leurs pairs et envisager de nouvelles coopérations. D’ailleurs, ce congrès fut un bel exemple d’intercoopération. Plus de 25 coopératives et structures de l’économie sociale et solidaire (experts événementiels, techniciens, journalistes, graphistes, imprimeurs, photographes, consultants, éditeurs de logiciel, traiteurs, musiciens, magiciens, comédiens, etc.) ont œuvré ensemble pour organiser ce congrès dont le mot d’ordre était « Telescopez-vous ». Toutes les Scop de la communication dont la diversité des métiers est très étendue (agences de communication, de création graphique, imprimeries, agence web, événementielle, audiovisuelle, éditeurs, journalistes,...) ont pu se « télescoper » avec les coopérateurs de même métier ou des métiers connexes et complémentaires, point de départ des prochaines coopérations.

La digitalisation était au cœur de ces rencontres. Est-ce le principal défi que rencontrent les entreprises de la communication aujourd’hui ?

En effet, la communication est l’une des premières activités à se transformer du fait de la digitalisation de notre société et de nos organisations. Dans ce cadre, la fédération vient régulièrement en appui aux Scop afin qu’elles orientent leurs services et leurs façons de travailler en tenant compte de cette transformation digitale et de l’évolution de la demande et des besoins. Mais la digitalisation n’est pas le seul phénomène de transformation dans les entreprises. L’intégration des jeunes générations est également au cœur de nos préoccupations, la génération Y étant la nouvelle « grande génération » à laquelle nos structures doivent s’adapter, car leurs modes de fonctionnement et de valeurs sont très différents. C’est pourquoi le débat d’experts du congrès de Lille a abordé l’ensemble de ces questions afin que chacun reparte dans sa coopérative avec des éléments de réflexion.

Quelles sont les perspectives de la fédération pour 2019 ?

Le congrès des Scop de la communication n’a lieu que tous les 4 ans. Nos perspectives sont donc à plus long terme sur les 4 années à venir. Pour clore le congrès, notre président Bernard Fautrez a exprimé les orientations qui seront mises en œuvre au cours de ce prochain mandat. Elles sont nombreuses et les décrire ici serait long, mais nous pouvons préciser au moins celles qui seront mises en œuvre rapidement, à savoir : 

  • L’intensification de l’appui « métier » aux Scop de la communication en nommant des délégués métiers au sein du conseil d’administration

  • Le développement de l’intercoopération par le renforcement des « rendez-vous Made in Scop » afin de poursuivre les rencontres entre Scop de la communication et les structures de l’ESS, ou toutes celles qui sont intéressées pour travailler avec des entreprises responsables

  • Le déploiement de notre outil coopératif pour les achats mutualisés (Coopadev, notre centrale d’achat et de développement)

Quel est le principal avantage du statut coopératif pour une entreprise de la communication ?

Solidarité, partage, gouvernance démocratique, transparence dans la gestion, ancrage territorial et durable... Les Scop sont des entreprises coopératives attachées à des valeurs professionnelles et éthiques fortes. Par leur statut, elles sont engagées dans un processus de gestion responsable et participative. Ce fonctionnement en fait des entreprises créatives et performantes. Et elles se différencient par leur volonté de concilier responsabilité sociétale et succès économique avec tous leurs partenaires. Ainsi, les entreprises publiques et privées soucieuses de valoriser leurs pratiques RSE en développant une politique d’achat responsable sur le long terme trouvent auprès des Scop de la communication des partenaires offrant un riche panel de compétences en prestations intellectuelles.

Plus d'infos : www.fdcom.coop/sites/fr/federations/les-scop-communication/

[ ÉVÉNEMENT ] La transition au programme du mois de novembre

Créé le : 06/11/2018

Sans transition ! s’engage en faveur de l’innovation et la transition dans les territoires.

Voici notre sélection des événements incontournables au programme de ce mois de novembre, dédié à l'économie sociale et solidaire, en partenariat avec les CRESS en région.

BRETAGNE

08 novembre / 9h

> 2e Conférence régionale > Ploemeur (animée par Sans transition ! )

Samedi 10 novembre / 14h

> Rencontres de l’économie sociale et solidaire > Rennes

Samedi 24 novembre / 13h45

> La coopération en parler c’est bien ! La vivre et la pratiquer au quotidien ça vous tente ? > Quimper

27 novembre / 18h

> Rencontres Engagées de Plédran, coorganisées par Harmonie Mutuelle et Sans transition !

 

PROVENCE

08 novembre

> Salon "So Eko" au Parc Chanot > Marseille

10 novembre / 18h

> Rencontres coopératives à la Scierie > Avignon

Mardi 13 novembre / 18h30

> Conférence, « pourquoi a t-on besoin de l’Économie Sociale et Solidaire ? > Nice

Jeudi 15 novembre / 18h

Conférence sur le gaspillage alimentaire > Seyne sur Mer

Lundi 19 novembre / 18h

Conférence interactive : les déchets ça déborde ! > Gap

20 novembre

> Rencontres de l'ESS > Arles

> Rencontres > Avignon

> 9e rencontres de l'ESS en Vaucluse, Hôtel de Ville Avignon

Jeudi 22 novembre / 13h45

> Non recours aux droits, que faire ? > Manosque

 

OCCITANIE

06 novembre

> Lancement mois ESS au Gazette café à Montpellier

mercredi 7 novembre / 18h

> Café mutualiste : « Épargner pour une société plus solidaire » > Perpignan

Mardi 13 novembre / 15h

> Forum ESS et IAE  > Alès

Mercredi 21 novembre / 9h

> Financements européens et entreprises de l’ESS : des synergies gagnantes > Toulouse

Vendredi 23 novembre / 18h

> Café santé « Préventé santé: les bons gestes ! » > Nant

Dimanche 25 novembre / 10h

> Rencontres de l’ESS dans le Tarn > Le Séquestre

Mercredi 28 novembre

> Les rencontres lozériennes de l’ESS > Mende

 

AUVERGNE-RHONE-ALPES

Vendredi 9 novembre

> Inauguration du mois de l’ESS en Haute-Savoie > Annecy

Lundi 12 novembre /19h30

> Construire une société solidaire > Annecy

Mardi 13 novembre / 9h

> Les opportunités d'empoi dans l'ESS > Clermont-Ferrand

Mercredi 14 novembre

> 2e journée ESS et Territoires > Aurillac

>« Ensemble parlons climat » conférence (animée par Sans Transition !) > Lyon / 18h

Jeudi 22 novembre / 19h

> Festival la Chose Publique (en partenariat avec Sans Transition !) > Musée des Confluences à Lyon

Jeudi 6 décembre / 9h

> Entreprendre dans l'ESS > Grenoble

Toulouse : L'incubateur Première Brique lance son 4ème appel à projets ESS

Créé le : 23/10/2018

Première Brique, l'incubateur d'innovation sociale de Toulouse Métropole, a lancé son 4ème appel à projets.

Première Brique a lancé son 4ème appel à projets pour détecter et accompagner les pionniers de l’économie de demain, les innovations au service du territoire, de l’environnement et de ses habitants.

Le programme d’incubation de Première Brique offre un accompagnement et une pédagogie adaptée aux spécificités de l’entrepreneuriat social. Cet incubateur apportera des avis d'experts en création d’entreprise, en innovation sociale et en coaching de dirigeants, de la visibilité, un accès privilégié à l’écosystème de l’innovation sociale, une méthodologie de projet élaborée pour les projets d’entreprises à impact social et environnemental. Un accompagnement qui se réalise dans un esprit de bienveillance, de collaboration et d’expérimentation.

Une réunion d'information est proposée le 25 octobre à 11h, 27bis allées Maurice Sarraut à Toulouse. Date limite des candidatures le 4 novembre pour une présentattion des projets pré-sélectionnés devant jury à la mi-décembre.

Cette année, les thématiques des projets attendus sont :

- Comment prévenir, gérer et lutter contre les vulnérabilités ?
- Comment favoriser l’accès au logement pour tous ?
- Comment coopérer pour optimiser les ressources sur un territoire ou comment générer une économie circulaire ?

Téléchargez le cahier des charges de l’appel à projets ici

Téléchargez le dossier de candidature ici
 

Plus d'infos :
www.premiere-brique.fr

David Heckel, Cress Paca : « La loi Pacte minimise l'apport spécifique des entreprises de l'Economie sociale et solidaire (ESS) »

Créé le : 22/10/2018
La loi Pacte a été adoptée en première lecture, à l'Assemblée nationale, début octobre - Crédit : By kimdokhac - Flickr, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6379340

Le Projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises – ou loi Pacte – a été adopté en première lecture à l'Assemblée, au début de ce mois d'octobre. Le texte prévoit la création de « missions » sociales ou environnementales. Nous en avons discuté avec David Heckel, directeur de la Chambre régionale d'économie sociale et solidaire de Paca. La loi Pacte sera au cœur des discussions du prochain salon des achats responsables des entreprises, So Eko, à Marseille, le 8 novembre prochain.

Que peut changer la loi Pacte pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire ?

Le premier constat que l'on peut faire concernant les entreprises de l’économie, sociale et solidaire (ESS), c'est le manque d'ambition de cette loi. Car elle n'adresse qu'une proposition qui concerne notre secteur : un élargissement de la possibilité des entreprises de bénéficier d'un agrément « ESUS » (Entreprise solidaire d'utilité sociale)1.

Par ailleurs, l'un des éléments clés de la loi Pacte est qu'elle introduit la notion d' « entreprise à mission ». Cela donnera la possibilité à une entreprise d'introduire une finalité sociale ou environnementale dans ses objets. Nous pouvons nous féliciter qu'il y ait une volonté de partager cette notion de responsabilité entre toutes les entreprises. En revanche, il est dommage que dans cette description de la responsabilité, la loi Pacte n'introduise pas les entreprises de l'ESS comme étant des acteurs agissant déjà dans cette logique. Elle minimise l’apport spécifiques des entreprises de l'ESS.

Cette possibilité pour des entreprises classiques d'avoir des objets sociaux ne risque-t-elle pas de diluer l'identité des structures de l'ESS ?

Lorsque la loi a été annoncée, en début d'année, beaucoup d'interrogations ont été exprimées à ce propos. Nous avons un peu avancé sur ce sujet. Ce point de vue demeure une stratégie défensive. Nous préférons considérer que nos entreprises ont été pionnières en matière de responsabilité économique dans les territoires. Elles ont donc des choses à faire valoir. Dans la loi Pacte, il y a bien cette introduction de la mission de responsabilité des entreprises. Mais rien sur le partage de la valeurs, sur le fait que des entreprises puissent être à lucrativité limité ou sans but lucratif, et rien non plus sur le partage du pouvoir et de la gouvernance : tout ce qui, de fait, distingue les structures de l'ESS des autres.

Nous n'avons donc pas l'impression que notre spécificité soit attaquée. Il faut que nous arrivions à nous faire entendre pour que, à partir de notre distinction, nous soyons à l'origine d'un effet d’entraînement, notamment pour les entreprises à mission.

Comment sera abordée la loi Pacte dans le cadre du salon So Eko, dédié aux achats responsables ?

Le sujet de la loi Pacte sera abordé en plénière, durant l'après-midi. La thématique générale sera la performance économique et les impacts sociaux et environnementaux des entreprises. Cette question de la responsabilité des entreprises vis-à-vis de leur territoire est un élément important de la loi.

Mais il faut souligner que le cœur du sujet de So Eko est la promotion des achats responsables, sur un territoire qui nous concerne : celui de la région Sud Paca. Aujourd'hui, des agents économiques se demandent si, dans leur manière de conduire leurs projets, une partie de leurs échanges économiques, notamment en matière d'achat locaux, peut bénéficier au territoire. C'est le cœur du salon.

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1L'agrément Entreprise solidaire d'utilité sociale (ESUS) est une reconnaissance par l'Etat d'un but d'utilité sociale poursuivit par une entreprise. Dans les faits, il leur permet de bénéficier de financements, et notamment d'accéder à l'épargne salariale solidaire et à des réductions fiscales.

 

 

Financement participatif : la société Lendosphere en croissance

Créé le : 15/10/2018

Lendosphere, société de financement participatif spécialisée dans le développement durable, enregistre une croissance de 36% des montants prêtés pour les énergies renouvelables sur 2018.
 

À l'heure où les engagements de la société civile font bouger les lignes de la transition énergétique, le financement participatif est un bon témoin de ces changements. Sur Lendosphere, les collectes ont connu une croissance de 36% entre 2017 et 2018. Avec près de 9.000 investisseurs répartis dans toute la France, la communauté de Lendosphere, aussi bien rurale que citadine, rassemble toutes les catégories socio-professionnelles et les tranches d'âge.

Laure Verhaeghe, directrice générale de Lendosphere :

« Les énergies renouvelables sont perçues comme un placement sûr et d'avenir. Notre communauté d'investisseurs ne cesse de croître, et son dynamisme suit une belle progression. C'est un marqueur pertinent de la bonne perception de la transition énergétique par les Français. Les 30-50 ans sont les plus nombreux à participer, quand les 50-70 ans sont les plus importants en montants investis »

 

30 millions€ levés et aucun défaut

Cette communauté permet à Lendosphere de s'affirmer comme un des acteurs leaders du financement participatif. En effet, la plateforme représente plus d'un tiers du crowdfunding dédié aux énergies renouvelables et à l'environnement au 1er semestre 2018, selon le Baromètre du crowdfunding par FPF et KPMG, et s'affirme comme la 4ème plateforme française, tous secteurs confondus. Plus de 30 millions d'euros ont été investis par des citoyens pour des projets éoliens et solaires via Lendosphere, dont près de 10 millions depuis le début de l'année,

Laure Verhaeghe :

« Une progression de 36% en un an, qui s'explique par la qualité des projets que nous présentons et leur bonne image auprès des citoyens. »
 


Lendosphere est la seule plateforme du classement établi par Argent et Salaire à afficher un taux nul de défaut et de retard dans les remboursements en cours, ce qui devient rare dans le secteur du crowdlending (prêt direct aux entreprises via des plateformes en ligne).

Laure Verhaeghe :

« Le crowdlending joue un rôle essentiel dans le financement des énergies renouvelables : il oeœuvre en faveur de leur appropriation par les Français, assure des retombées économiques directes et positives et apporte une source de fonds efficace pour les projets. »
 



Plus d'infos :
www.lendosphere.com

Rennes - Une économie au service de leur quartier

Créé le : 25/09/2018
En janvier dernier Jean-Jacques Ateni, 26 ans, a aménagé son salon de tatouage dans le centre d’affaires du Blosne pour proposer ses services au cœur de son quartier © V. Jourdan

 

par Virginie Jourdan

Une association d’entraide et un projet d’auto-école : voilà deux exemples de créations qui, dans le quartier populaire du Blosne, à Rennes, permettent de faire vivre l’économie locale. Parce que l’innovation n’est pas l’apanage des centres-villes et des zones industrielles.

Sous le toit d’un petit centre commercial construit dans les années 1960 dans le Blosne, quartier populaire situé au sud de Rennes, les perceuses, visseuses et ponceuses vibrent et sonnent. Ce matin, François, Thierry, Murielle et Fanny sont venus prêter main-forte à l’association qui a investi son nouveau local il y a un an : le P’tit Blosneur. Cette conciergerie d’un nouveau genre est à la fois un lieu ouvert aux habitants et un espace de mise en relation pour de menus services. Tous les quatre adhèrent à la structure et vivent dans le quartier.

Porté par Claire-Agnès Froment, habitante du Blosne et seule salariée de l’association, le projet est né en 2015, avant de prendre définitivement forme début 2017. En cette chaude journée d’été, le programme est calé. « Nous allons refaire la cabane à dons qui est installée à l’extérieur, monter de nouvelles caisses pour ceux qui viennent déposer des livres et faire un paravent décoratif sur l’une des façades », détaille Fanny, une jeune femme qui s’investit bénévolement dans le projet. Ce matin, pour avancer, les...

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[ENQUÊTE] - ILS VEULENT NOUS FAIRE MANGER DES INSECTES

Créé le : 20/09/2018
Sablés aux ténébrions proposés par la société française Micronutris - Crédit : Micronutris

Par François Delotte

Pâtes à la farine d’insectes, terrine à base de grillons, barre chocolatée aux criquets, et bientôt « steak » mélangeant poudre de ténébrions et ingrédients végétaux. Le tout prochainement vendu en supermarchés. Des entreprises françaises travaillent sur l’élaboration de produits dans lesquels les « bébêtes » ne se voient plus. Ces stratégies marketing vont-elles parvenir à faire entrer sauterelles et autres larves dans notre alimentations courante ?

Au premier abord, il s’agit d’une épaisse galette végétale comme on peut en voir au rayon « végétarien » des supermarchés. Sauf que, aux côtés de la purée de pois chiches et autres épices figure dans cette préparation un ingrédient peu commun : des vers de farine. Ce steak aux insectes est actuellement développé par l’entreprise JIMINI’S en collaboration avec des chercheurs d’AgroParisTech. Et il pourrait bientôt atterrir dans nos assiettes. « Nous aimerions pouvoir le commercialiser avant la fin de l’année », indique Gautier Mahe, assistant de direction chez JIMINI’S. La start-up parisienne est un des leaders du petit milieu français de la vente d’insectes pour la consommation humaine. Elle a commencé à proposer des criquets et autre grillons entiers et séchés pour l’apéritif dès 2012 pour glisser progressivement vers la vente de produits où l’insecte est « caché » : barres énergétiques à la farine de grillon, et même pâtes à la « poudre de vers Buffalo » (petit cousin des vers de farine). Les acteurs du secteur essayeraient-ils de rendre invisibles ces petites bêtes pour mieux les intégrer progressivement dans notre...

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Aurélie Trouvé, Attac : « Les mouvements sociaux sont essentiels pour construire autre chose»

Créé le : 23/08/2018
Aurélie Trouvé, Attac :  « Les mouvements sociaux sont essentiels pour construire autre chose»

L'Université d'été solidaire et rebelle des mouvements sociaux, coordonnée par Attac, se déroule à Grenoble, du 22 au 26 août. Rencontre avec Aurélie Trouvé, coprésidente d'Attac France

 

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