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Économie

DOSSIER - Demain : la fin des banques ?

Créé le : 12/12/2016
Crédit : Pixabay

Par Magali Chouvion, Julien Dezécot, Virginie Guéné et Gaëlle Rony

Nombreux sont les économistes et analystes à prédire une prochaine crise bancaire et financière. Dérégulations progressives du marché, Brexit, condamnation de la Deutsche Bank, fragilité des banques italiennes, affaire des Panamas Papers, bulle sur les énergies, crise pétrolière ou encore accroissement des liquidités sur fond de crise économique, tous les éléments semblent une fois de plus réunis pour amener le système à exploser.

Car depuis 2008, rien n'a changé, ou si peu. Que faire alors ? Attendre patiemment et sagement l'effondrement du système ? Quitte à en payer le prix fort sur son épargne, dûment gagnée. Ou tenter, à son échelle, de peser sur les banques et les politiques ? Sans Transition ! a choisi et vous livre ses précieux conseils.


 

Banques : vers une mort annoncée ?

par MC et JD

Après l’annonce cet été par les États-Unis d’une amende de 12 milliards d’euros infligée à la Deutsche Bank, pour sa responsabilité dans la crise des subprimes, c'est à nouveau la Société Générale qui est sous les feux de la rampe cet automne. En effet, le ministre des Finances vient de lui demander de rembourser les 2 milliards d'euros de crédits d’impôts octroyés par l’État, suite à sa responsabilité avérée dans l'affaire Kerviel. De fait, le monde de la finance est fragilisé. Ajoutez la fébrilité croissante des banques italiennes, un système financier mondial bâti sur des bulles prêtent à exploser et un contexte socio-économique mondial difficile. 8 ans après la faillite de Lehman Brothers et le krach qui s’en est suivi, la prochaine crise sera-t-elle bancaire ? 

« 97 à 98% des flux financiers quotidiens...

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Sébastien Paule, Mouves Occitanie : « l'enjeu d'une entreprise sociale, c'est son capital »

Créé le : 04/10/2016
Sébastien Paule, représentant du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) à Montpellier - Crédits : FD

Le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) organise son deuxième « Tour du financement » à Montpellier, au pôle Réalis, le 13 octobre prochain. Rencontre avec Sébastien Paule, représentant du Mouves en Occitanie.

 

Qu'est-ce que le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) Occitanie ?

Le Mouves en Occitanie c'est la branche régionale du Mouves, réseaux national des entrepreneurs sociaux. Nous rassemblons plus de cent adhérents dans la région, pour la plupart des dirigeants d'entreprises sociales. Nous proposons deux types d'actions. Certaines sont tournées vers l'extérieur. Elles sont destinées à montrer la diversité de l'entrepreneuriat social et son rôle dans la société. Des actions sont davantage tournées vers nos membres et leurs besoins. Il s'agit principalement d'ateliers et de rencontres professionnelles. Chaque trimestre, nous organisons des dîners du réseau auxquels nous invitons des personnes issues d'autres collectifs d'entreprises. Les questions abordées sont diverses : comment lever des fonds ? Comment trouver un nom pour un nouveau produit ? Comment toucher son public ? Il s'agit d'accompagner les membres dans leurs pratiques. Nous favorisons le conseil de pair à pair.

Qu'est-ce qu'un entrepreneur « social » ?

C'est un entrepreneur dont les activités répondent à des besoins d'intérêt général. Tout en essayant de trouver un équilibre entre cet intérêt général et l'efficacité économique. Des indicateurs concrets définissent l'entrepreneuriat social. Comme la manière d'associer ses collaborateurs à la prise de décision. Etre entrepreneur social, c’est faire le choix de la lucrativité limitée. Ce qui va se retrouver dans un encadrement des salaires, dans la redistribution des bénéfices en proposant des parts aux salariés et/ou en réinjectant une grande partie de l'argent dans les réserves de la société ou dans des actions d'intérêt collectif (diversification, essaimage, création d’emploi, maximisation de son impact social…). En somme, cette lucrativité limitée garantit la poursuite de l’utilité sociale et environnementale du projet et la redistribution équitable de ses bénéfices. Elle exige néanmoins une certaine performance économique pour assurer cette mission. 

Le Tour du financement participatif, qui aura lieu le 13 octobre prochain, s'inscrit dans cette dynamique. En quoi va consister cette journée ?

La première édition du Tour a eu lieu l'année dernière à Toulouse. Cette année, elle se déroule logiquement à Montpellier, au Pôle Réalis. Le principe : faire se rencontrer des entrepreneurs qui ont des besoins particuliers et des structures de financement. Le tout en essayant de casser le côté « rencontre individuelle » conventionnel. Nous souhaitons allier conseil et rencontre directe avec des financeurs, dans un climat bienveillant et décontracté. Il y a des projets formidables en région qui sont malheureusement loin des radars des financeurs. Notre ambition est de les détecter et les rassembler autour de et avec nos partenaires et les réseaux de l’économie sociale et solidaire, mais aussi les structures de l’accompagnement. 

Qui seront les invités ?

Il y en a deux types. D'abord, des entrepreneurs et des directeurs administratifs et financiers qui ont des projets concrets. Il s'agit de personnes qui sont confrontées à des problématiques précises de trésorerie, d'amorçage ou d'investissement. Le but est d 'apporter des réponses à leurs interrogations. Réponses données par des experts du financement, qui constituent le second profil d'invités. Des structures et des organismes comme France Active, le Fond structurel européen ou des plateformes de crowdfunding comme Wiseed ou Ulule seront présents. Des partenaires institutionnels, comme la région Occitanie, seront également là pour présenter leurs dispositifs de financement. La palette d’acteurs du financement à impact social s’étend aux fonds publics à l’investissement solidaire, en passant par les structures du financement participatif et le financement bancaire.

Pour les entrepreneurs, ces rencontres qui se situent entre le « in » et le « off », permettent de jauger la solidité des projets. C'est un peu un crash-test pour évaluer à quels types de financements ils sont éligibles ou si les montants souhaités sont réalistes. En somme, c'est un moyen d'aider les personnes à affiner leurs demandes.

Quelles réponses peut offrir le financement participatif aux entreprises et aux porteurs de projets de l'économie sociale et solidaire ?

Il faut d'abord souligner qu'il existe beaucoup de formes de financement participatif. Des organismes proposent à des particuliers de prêter de l'argent pour financer un projet. D'autres permettent de rentrer au capital d'une entreprise. D'autres (Ulule, KissKiss BankBank...) s'apparentent plus à du don ou à de l'achat-don.

Le recours à ce type de financement évite mécaniquement des phénomènes de dépendance pour les entreprises. L'enjeu d'une entreprise sociale, c'est son capital. Car il faut bien payer les gens et investir. Or le recours au prêt bancaire peut être difficile. D'autant plus pour les entreprises sociales qui, justement, ont souvent peu de capital. Et les personnes qui portent ces projets n'ont pas forcément des objectifs capitalistiques. Pour disposer de capitaux, il faut donc trouver diverses sources de financements, à la fois publics et privés. Mais aussi trouver le moyen de mettre à contribution nos communautés. Le crowdfunding est l'illustration de cette dynamique.

Plus d'infos :

Sur le compte facebook du Mouves en Occitanie  

CHRISTIAN SAUTTER, FRANCE ACTIVE : « DES ENTREPRISES MÉRITENT D'ÊTRE AIDÉES CAR ELLES FONT DU BIEN À LEUR TERRITOIRE »

Créé le : 22/06/2017
La conférence intitulée « Entreprendre pour transformer la société », où intervenait Christian Sautter, avait lieu au Pôle REALIS de Montpellier, une pépinière d'entreprises de l'économie sociale et solidaire.

Trouver des fonds, recevoir des conseils et un accompagnement gratuits pour créer son entreprise sociale et solidaire, c’est possible. La preuve avec France Active. Ce réseau de financeurs solidaires pour l’emploi propose aux créateurs d’entreprises un accompagnement professionnel gratuit. Son président, l'ancien ministre de l’Économie Christian Sautter, intervenait dans le cadre d'une conférence intitulée « Entreprendre pour transformer la société », organisée au Pôle de l'économie sociale et solidaire « REALIS », à Montpellier (34), ce jeudi 22 juin. Pour lui, « entrepreneuriat » et « engagement » sont loin d'être des oxymores. Rencontre.

France Active est un réseau de financeurs solidaires. Mais à quoi sert un financeur solidaire, au juste ?

Grâce à nos structures locales, comme Airdie dans le Languedoc-Roussillon (antenne languedocienne de France Active, ndlr), nous sommes implantés sur tout le territoire français. Nous aidons les porteurs de projets et les créateurs d’entreprise, qu’ils soient individuels ou en collectif, à construire un financement viable. Il arrive bien souvent, dans ce domaine, que l’on parte avec trop peu d’argent. Mais il faut avoir les moyens d’acheter un véhicule, des machines, de louer des locaux… Et, surtout, il faut tenir sur la longueur. Nous accompagnons ces personnes avant, pendant et après la création de leur entreprise. L’avantage, pour eux, c’est que notre aide est gratuite et notre don solidaire. Nous n’attendons rien en échange.

Comment procédez-vous ?

Nous nous portons garants des entreprises que nous aidons. Nous examinons chaque projet au sein d’un jury de bénévoles, et, si nous le jugeons réalisable, nous donnons au créateur le label France Active. Cela signifie que devant le banquier, nous nous portons garants de cette personne. Nous avons constaté un taux de 82% de réussite dans les projets que nous accompagnons. Mais, dans le cas où un projet n’aboutirait pas, nous nous engageons à rembourser la moitié des dettes au banquier. Nous restons vraiment en contact avec l’entreprise, tout au long du processus. Il faut savoir qu’un créateur d’entreprise est souvent très solitaire, et, lorsqu’il a des difficultés, il hésite à en parler. Mais des relations de confiance, avec son banquier ou avec son accompagnateur, sont nécessaires. Au total, l’an passé, nous avons aidé 7400 entreprises à naître ou à grandir, et 35.000 emplois ont été créés ou consolidés grâce à notre aide.

Qu’est-ce qu’une entreprise engagée selon vous ?

Une entreprise engagée, c’est d’abord une entreprise qui a du sens. Il peut s’agir d’une entreprise qui œuvre au développement d’un espace rural en voie de désertification, dans les quartiers populaires, ou les zones industrielles marquées par le chômage. Mais, une entreprise engagée, c’est aussi une entreprise qui doit être viable économiquement, et c’est là que nous intervenons. Nous aidons les personnes qui ont des difficultés à trouver des conseils et des financements. Nous sélectionnons les entrepreneurs engagés dans le développement durable de leur territoire. Par « développement », j’entends qu’ils sont dans domaine de l’économie, du lucratif, et pas dans le service public. Et ces entreprises s’impliquent dans leur territoire, c’est-à-dire que tout ne se décide pas à Paris. Dans les agglomérations comme Montpellier, ou dans les territoires comme les Cévennes, il y a aussi des entrepreneurs qui méritent d’être aidés, car font du bien à leur territoire.

Plus d'infos : France active

DES « POTES » PRÉPARENT L'OUVERTURE D'UN SUPERMARCHÉ COOPÉRATIF À RENNES

Créé le : 22/06/2017
À Rennes, le collectif Breizh'i Potes prépare l'ouverture de leur supermarché coopératif ! Crédits : Breizh'i Potes

Dans le dernier numéro de Sans Transition !, un dossier entier est consacré aux supermarchés coopératifs. Nous y évoquons notamment le projet rennais « Breizh’i Potes ». Ce collectif a entamé une réflexion sur la création d'une épicerie test qui pourrait voir le jour l’an prochain. L’ouverture d'un supermarché est, elle, prévue pour 2019.

Nora Duval, à l’origine du projet Breizhi'Potes, imagine déjà les plannings de répartition du travail à gérer, entre les adhérents du futur supermarché coopératif. Mais le moment n'est pas encore venu. « Il faut d'abord que nous réunissions assez de membres », explique-t-elle.

1500 clients, employés et propriétaires

Car l’ouverture du commerce est prévue pour 2019. « Assez de membres », cela correspond à 1500, le nombre de personnes nécessaires pour faire tourner la boutique, à raison de trois heures d'investissement mensuelles par personne. Car, dans un supermarché coopératif, les clients sont à la fois les propriétaires du magasin (via l'achat de parts de la société coopérative qui, à terme, doit porter le projet), et ceux qui le font fonctionner. C’est à cette condition que les produits peuvent être de « 10 à 40 % moins chers, et de meilleure qualité », selon Nora Duval. « En ce moment, notre groupe « achat » réfléchit à la charte du magasin. Nous voulons des produits sains, qui ont du goût, et nous désirons valoriser les producteurs locaux », précise la cofondatrice du collectif.

Une épicerie test dans les cartons

En attendant l’ouverture du magasin, la communauté Breizh’i Potes pense, comme d’autres supermarchés coopératifs en préfiguration en France (La Chouette Coop à Toulouse, La Cagette à Montpellier...), ouvrir prochainement (début 2018 ?) une épicerie test. Mais il faut pour cela trouver un local, et, surtout, que l'idée soit adoptée en Assemblée générale. Car Breizh'hi Potes est avant tout un projet citoyen et participatif.

Alors, comment  attirer de nouveaux adhérents ? « Nous faisons beaucoup de réunions publiques dans les bars. En 6 mois, nous avons réussi à susciter un vrai engouement et nous avons réuni 150 personnes. », indique la jeune femme de 29 ans. De quoi, à l'avenir, créer du lien social tout en faisant ses courses !

LE PORT DE SÈTE VEUT FAIRE TOURNER LES ÉOLIENNES OCCITANES

Créé le : 22/06/2017
Vue du port de commerce de Sète - Crédit : Laurie Abadie

La journée internationale du vent s'est déroulée le 15 juin dernier. A cette occasion, Sans Transition ! Occitanie a pu visiter les nouvelles installations du port de Sète, en compagnie des acteurs régionaux de la filière éolienne. Installations qui sont en mesure d’accueillir le déchargement de mâts et pales d'éoliennes. La cité portuaire héraultaise pourrait bientôt devenir une tête de pont pour le développement du secteur en Occitanie.

Première région de France en énergie éolienne

L’Occitanie est historiquement la région pionnière de l’éolien puisque c’est à Port-La-Nouvelle que la première éolienne tripale a fait son apparition en 1991.

Le territoire occitan est aujourd'hui, avec 1165 MW, la première région française pour la production d’énergie éolienne, selon France Énergie Éolienne – (FEE), association nationale qui regroupe les principaux acteurs du secteur. Le port de Sète – établissement public régional - s’est adapté au marché pour recevoir au mieux les flux éoliens. Il bénéficie depuis peu d’un quai en eau profonde pouvant accueillir les plus massives embarcations. Dans la foulée, 3,5 millions ont été investi dans une grue dernière génération. Celle-ci peut soulever jusqu’à 120 tonnes, une puissance essentielle pour supporter le poids des génératrices pesant jusqu’à 92 tonnes.

Sur le quai H, entièrement construit sur l’eau et en service depuis octobre dernier, le ballet éolien représente « 6% de l’activité totale du port et jusqu’à 15% à l’avenir » précise Olivier Carmes, directeur général du port de Sète. Long de 470 mètres, large de 70 mètres et profond de 14 mètres, le quai reçoit chaque cargaison durant « 4 à 5 jours pour décharger une centaine d’outils éoliens » rapporte Catherine Morin, commerciale pour le constructeur éolien allemand Enercon. Une manœuvre très technique puisque la longueur des mâts d’éoliennes va de 57 à 85 mètres. Les pâles, de 10 tonnes, ne sont encore prises en charge par les moyens propres au port. Cette opération nécessite l’intervention d’une deuxième grue provenant du domaine privé qui sert de second point d’ancrage au déplacement de ces pièces, dont l’envergure est comprise entre 70 et 90 mètres.

Qu’il provienne d’Allemagne, d’Espagne ou du Portugal, le déplacement éolien apparaît plus avantageux par transport maritime que par voie routière ou ferroviaire. Et ce, « pour des raisons réglementaires, économiques, et environnementales », selon Olivier Guiraud, délégué régional de France Énergie pour le secteur Sud Éolienne. Passer par la route demande des autorisations pour que les convois puissent traverser les agglomérations. Une éolienne étant en moyenne répartie en 10 morceaux, il faudra 10 camions pour transporter une unité de production. Alors que le tout peut être bien souvent transporté en un seul navire.


 

Un marché en pleine expansion

Le secteur éolien occitan rassemble 700 éoliennes. « Une production équivalente à un réacteur nucléaire capable d’alimenter plus d’un million d’habitants, soit 7,5% de la consommation régionale d’électricité », souligne Dominique Moniot, délégué régional adjoint Languedoc-Roussillon de France Energie Eolienne et membre de La Compagnie du Vent, filiale du groupe Engie spécialisé dans les énergies renouvelables

Premier gisement éolien de France et deuxième d’Europe, le marché éolien régional est à l’origine de la création de plus de 1 300 emplois directs en Occitanie.

Alors que 350 unités étaient manutentionnées en 2015, elles étaient 650 en 2016, selon Marc Antoine, directeur du port de commerce de Sète.  Olivier Carmes, directeur général du port de Sète confirme que « le nombre d’unités manutentionnées a quasiment doublé », avant que Sylvie Cano, directrice des services portuaires sétois, ajoute que « l’activité d’importation d’éoliennes sur Sète devrait encore doubler en 2017 ».

Le marché mondial de l'éolien est en telle expansion que le constructeur allemand Enercon est allé jusqu’à concevoir un bateau entièrement dédié au transport éolien. Depuis 2010, le E-Ship 1 avance grâce à des générateurs éoliens inversés et des « rotor flettner ». Ces gros cylindres verticaux achemineront plus de 110 éoliennes au port de Sète en 2017 tout en « économisant le carburant et récupérant l’énergie du vent » explique Laura Holzer, chargée d’études au pôle expertise d’Enercon.

André Lubrano, membre du Conseil Régional, affirme cependant que « nous n’avons pas l’intention de concurrencer Marseille ou Barcelone. Mais nous avons une place au milieu de ces grands ports pour nous permettre de jouer notre carte économique ».

Perspectives d’améliorations

Engagé dans la transition énergétique, le port de Sète a pour projet d’aménager la toiture des 50 000m² d’entrepôts en panneaux photovoltaïques. Cette production pourrait fournir la puissance comparable à l’alimentation énergétique de 140 000 foyers.

A l’horizon 2030, le marché éolien occitan pourrait prétendre à la production d’un tiers de la consommation régionale. Il a également pour ambition de propulser la région  au rang de première région à Énergie Positive d’Europe (qui produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme).

Quant au port de Sète, il prévoit d’ajouter 18 hectares aux 60 hectares déjà disponibles. Suite à cette extension, une gare maritime proposerait l’aménagement de commerces et notamment d’un restaurant surplombant le port. Des installations qui pourraient voir le jour en 2020.

 

Plus d'info :
http://fee.asso.fr/
http://www.sete.port.fr/

 

MONTPELLIER : CITYZEN MARKET "ÉLU MEILLEUR PROJET ÉTHIQUE DE L’ANNÉE"

Créé le : 20/06/2017
Alexandra et Valentina, créatrices de CityZen Market. Crédit photo : CityZen Market

L'épicerie montpelliéraine (34) « vrac et zéro déchet » a remporté, samedi dernier, le concours « Sème le changement ». L'événement était organisé à Montpellier par l'association Etika Mondo. Plusieurs structures du territoire étaient partenaires de la manifestation, dont Sans Transition ! Occitanie

Alors que l’association Etika Mondo n’attendait qu’une dizaine de candidatures, elle en a recueilli le double. Parmi elles, les dix projets sélectionnés par le public via Facebook ont concouru pour prétendre au titre de meilleur projet éthique de l’année.

Après une matinée de coaching pour les qualifiés au second tour, les lauréats ont foulé les planches de la scène pour présenter leurs démarches. « Encore peu de projets parviennent à concilier une pertinence à la fois éthique et de gestion », c’est le constat dressé par Boris Aubligine, fondateur de l’association Etika Mondo, organisatrice de l'événement. Et qui accompagne tout au long de l'année des projets « éthiques ».

Le bilan est néanmoins très positif. Toute l’équipe est « très heureuse de cette journée qui est allée au-delà de nos attentes car les initiatives présentées étaient toutes de qualité et responsable », souligne Boris Aubligine.

Une équipe victorieuse : CityZen Market

Valentina et Alexandra remportent le prix du projet éthique de l'année. Crédit Photo : CityZen Market

Ravie, l’association Montpelliéraine CityZen Market a remporté la première place du concours : « on est très contentes, c’est un vrai tremplin pour nous », déclarent les fondatrices du projet. C’est dans une démarche de consommation responsable qu’Alexandra et Valentina ont créées leur épicerie 100% vrac en avril 2016. Ayant fait preuve de la viabilité économique de leur projet depuis cette date, elles se sont distinguées car « c’est un des projets les plus aboutis portant une forte cohérence entre leur démarche et leurs actions », mentionne Boris Aubligine avant d’ajouter que « elles ne sont pas simplement une épicerie, elles organisent des ateliers et des événements dans en lien avec leur philosophie ». 

Leur objectif est de rendre le zéro déchet accessible à tous, en montrant qu'il est possible de consommer en générant peu ou pas de déchets. La boutique propose des produits alimentaires, des fruits et légumes frais de Clapiers, des cosmétiques, des produits ménagers ainsi que des produits consignés. Bons pour la planète, mais aussi pour le porte-monnaie, « les produits en vrac sont entre 10% et 40% moins chers que leurs équivalents emballés », assure Alexandra. Les trois premiers lauréats (Citizen Market, Oasis Citadine et Coworking Culinaire) devront se partager 12 500 euros. Grâce à cette somme, CityZen Market compte agrandir ses locaux et ouvrira un restaurant à Montpellier, entre la gare Saint-Roch et l’Observatoire d’ici fin juillet.

Etika Mondo a pour ambition de reconduire l’expérience à travers une deuxième édition du concours l’an prochain. D’ici là, Etika Mondo partira à la recherche de nouveaux projets lors du Fermes d’Avenir Tour à Montpellier, fin juillet. Festival ambulant de l'agroécologie dont nous vous avons récemment présenté le programme.

OCCITANIE : UNE COLLECTE DE 7000 EUROS POUR DES BOCAUX LOCAUX

Créé le : 19/06/2017
Chloé Duteau, commerciale chez 7/e c'est eux les producteurs. Crédits : Justine Carnec

Rassembler 7000€ en 45 jours, c’est le pari de 7/e c’est eux les producteurs, une marque de conserves occitane qui transforme des produits que la grande distribution refuse de commercialiser. Cette entreprise lance aujourd’hui une campagne de récolte de fonds sur KissKissBankBank, plateforme web de financement participatif. L’objectif : financer la vente en ligne des produits sur le site internet.

Déjà disponibles dans une dizaine de commerces dans la région de Montpellier (34), les conserves de 7/e c’est eux les producteurs devraient bientôt être vendues en ligne. Cette entreprise montpelliéraine se dit « gourmande et militante ». Depuis sa création, il y a trois ans, elle lutte contre le gaspillage alimentaire issu de la production agricole locale (bio et raisonnée) en transformant invendus, surplus de production et produits « hors calibres » (dont la forme, la taille, etc. ne correspondent pas aux standards de la grande distribution), pour en faire des produits cuisinés.

Vendre en ligne au-delà des frontières occitanes

L’an passé, Christelle Rodier, Sylvain Goineau et Arturo del Rio, les fondateurs, décident de créer leur propre marque, qui connaît un certain succès. « De plus en plus de personnes sont intéressées par les produits et par la démarche. Le problème, c’est que nous sommes basés localement, ce qui ne nous permet pas de vendre nos produits en dehors de la région Occitanie. La solution, pour nous, c’était la vente en ligne », précise Chloé Duteau, commerciale pour 7/e c’est eux les producteurs. Cette décision est à l’origine de la campagne de financement participatif qui débute aujourd’hui.

Entre chasse anti gaspi et juste rémunération des producteurs

Derrière le projet de cette entreprise réside une double ambition : mettre fin au gaspillage alimentaire, et rémunérer les producteurs à un juste prix. De quoi mettre en bocal du local éthique et de qualité.

Plus d'info :
7/e c'est eux les producteurs - Le site internet
Leur campagne de financement participatif sur KissKissBankBank

HYPER LOCALISME ET RSE, THÈME DU 3ème FORUM RESET

Créé le : 19/06/2017
Forum National Reset du jeudi 22 juin 2017

« Citer pour inciter », tel est le leitmotiv du Forum National Reset, qui a pour ambition de faire émerger et se rencontrer les actions territoriales éco-responsables. C’est au Parc Chanot de Marseille (13) que sera hébergée la 3ème édition de ce forum dédié à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), le jeudi 22 juin.

La RSE propose dès 9h et jusqu’à 19h pas moins de neuf ateliers oscillant entre une et deux heures d’intervention, et quatre mini conférences d’une quinzaine de minutes chacune. Le village de l’innovation rassemblant une vingtaine de structures, tout comme le speed-coaching, ouvriront leurs connaissances aux visiteurs curieux et aux désireux souhaitant tester la viabilité de leurs projets. Vous pourrez y retrouver notre revue Sans Transition !, également engagée dans l’éco-responsabilité.

L'hyperlocalisme sera la thématique de cette édition 2017. La journée sera notamment marquée par une vaste opération de reforestation. Elle offrira la possibilité à 1000 visiteurs d’être acteur du reboisement en plantant gracieusement un arbre virtuel ou physique dans les massifs des calanques. Une démarche ont pour but de démontrer que la RSE n’est pas une contrainte, mais bel et bien une source d’opportunités et d’innovations.

Teaser du Forum National Reset - Jeudi 22 juin 2017

Plus d’infos : http://www.forumreset.com

MONTPELLIER : UN CONCOURS POUR « SEMER LE CHANGEMENT »

Créé le : 14/06/2017
Boris Aubligine, fondateur de l’association Etika Mondo - DR

À l’occasion de son anniversaire, Etika Mondo, association qui accompagne et recense les initiatives éthiques, organise le concours du projet entrepreneurial éthique de l’année. Appelé Sème le changement, le rendez-vous aura lieu le samedi 17 juin à la salle Edgar Tailhades de l’Hôtel de Région de Montpellier (34).

« Sème le changement » vise à la fois à montrer au public la richesse de l'écosystème entrepreneurial d'Occitanie et « à dynamiser les porteurs de projet en imaginant des solutions coopératives », explique Boris Aubligine, fondateur de l’association Etika Mondo. Seulement dix candidats seront retenus parmi la multitude de postulants présents sur les réseaux sociaux. 12 500€ de dotations sont mis en jeu. Les trois gagnants du podium se répartiront cette somme afin de pouvoir « monter plus vite et avec plus d’efficacité leur projet », précise l’organisateur. Les internautes ont jusqu’à mercredi pour élire leurs projets préférés via la page Facebook de l'événement.

Une journée éthique et productive

Une fois la sélection faite jeudi, les lauréats auront jusqu’à samedi pour préparer leur présentation. Avant de leur ouvrir la scène à 14h, le concours propose une matinée de coaching par des professionnels de l'écosystème entrepreneurial. Adéquation du projet, place de l'éthique, viabilité du modèle économique, stratégie de communication,… Autant d’éléments qui ne seront pas à négliger. En tant que partenaire du concours, notre revue Sans Transition ! engagera également ses compétences au service des candidats en leur proposant un module centré sur la rédaction d’un bon communiqué de presse. « Sans Transition ! apporte un regard média essentiel pour se lancer dans un nouveau projet. Il est important de prendre en compte les médias pour créer une mécanique favorisant le développement », affirme Boris Aubligine. Les initiatives seront ensuite évaluées à 30% sur leur éthique, 30% sur leur gestion et 40% par les votes du public présent.

De nombreuses activités connexes au concours apporteront une vision globale sur la signification d’une démarche éthique. En ce sens, une conférence sur la place des femmes dans les projets entrepreneuriaux sera animée par Martine Viguier, formatrice dans la création de réseaux d'entreprises et marraine du concours. Un atelier sur l'alimentation et la santé, des tables rondes, une pièce de théâtre ainsi que des repas bio et locaux rythmeront l’ensemble de la journée, qui se clôturera vers 23h au son de la musique du Trio Léna Vassiliu.

 

Montpellier : la coopérative d'entrepreneurs Crealead fête ses quinze ans

Créé le : 08/06/2017
Frédéric Sanchez, gérant de la coopérative montpelliéraine d'entrepreneurs, Crealead - JD / LMDP

Entreprendre tout en étant salarié : c'est ce que propose la coopérative d'entrepreneurs de Montpellier, Crealead. La structure fédère 204 porteurs de projets à qui elle propose de démarrer ou de pérenniser leurs activités dans un cadre sécurisant et collaboratif, bien loin de l'auto-entrepreneuriat. Crealead fête ses quinze ans vendredi 9 juin. Rencontre avec Frédéric Sanchez, gérant de la coopérative.  

 

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