Société

Breizh Cop : participez à la concertation

Créé le : 04/05/2018
Le Conseil Régional de Bretagne s'est réuni en session exceptionnelle, le 19 avril dernier, pour voter les grandes étapes de la Breizh Cop - Conseil Régional de Bretagne

Les grandes étapes de la Breizh Cop ont été votées par le Conseil Régional de Bretagne, réuni en session extraordinaire, le 19 avril dernier. Inspiré des Conférences des parties (COP) de l'Onu, le but de la Breizh Cop est l'aménagement du territoire de transition en associant citoyen-e-s, collectivités, associations et représentants du monde économique. Concrètement, la démarche doit aboutir à la définition du Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires, document qui dessine les grandes lignes de l'avenir de la Bretagne à l'horizon 2030.

Dans cette perspective, la session du 19 avril a soumis trois documents au vote :

  • Un rapport d’étape sur les premières orientations qui constitueront le socle du projet de territoire ;

  • Une charte des valeurs et principes à laquelle tout citoyen peut adhérer ;

  • Les éléments de calendrier de la concertation.

A cette occasion a été ouvert le processus de concertation de la Breizh Cop. Les citoyen-e-s étant invités à s'exprimer via la mise en place d'une plateforme participative. Objectif : aboutir à la rédaction d'un document d'orientation et d'un cahier des engagements.

Pour en savoir plus, téléchargez gratuitement le document d'information réalisé par Sans Transition! Bretagne sur la Breizh Cop, en partenariat avec la région Bretagne :

 

Plus d'infos : www.bretagne.bzh/jcms/prod_422426/fr/la-session-sur-la-breizhcop-en-bref?preview=true


 

 

 

"En cas de rupture de ressources, l'élu sera le représentant de l’État le plus exposé au manque" - SOS Maires

Créé le : 02/05/2018

Convaincue que l'effondrement des systèmes actuels – bancaire, commercial et économique  peut conduire à l'isolement total des communes rurales, l'association SOS Maires vise à engager les maires et les citoyens dans des processus d'autonomie et de résilience. Entretien avec Alexandre Boisson (spécialiste en sécurité) et André-Jacques Holbecq (économiste), deux membres fondateurs de ce « groupe de conseil en résilience ».

Quelle est l'intention de SOS Maires ?

André-Jacques Holbecq : Notre idée générale est de dire : « Mesdames et Messieurs les maires des communes rurales, autonomisez vous et visez la résilience de vos communes ». Les communes rurales doivent s'autonomiser et viser la résilience parce qu'on peut imaginer qu'elles soient un jour coupées de leurs sources d'approvisionnement, que ce soit en énergie, en eau, en alimentation, au niveau des médicaments ou de la santé. Nous pensons que nous approchons une zone d’extrême turbulence au niveau financier avec des conséquences au niveau bancaire et sur les réseaux d'une manière générale. Ces idées ont émergé en 1972 avec le rapport du club de Rome et de Meadows. D'autres auteurs ont depuis mis le doigt sur le risque d'effondrement brutal de la société. Il est possible que pendant ces périodes difficiles il y ait des afflux de citadins vers les communes rurales. On essaye d'apporter cette mise en garde aux maires qui pourront peut-être un jour – et j'espère que ce sera le plus tard possible – sauver quelques vies humaines.


Alexande Boisson : Et nous ne manquons pas d'exemples d'effondrement brutal. Il n'y a pas besoin de s'intéresser à l'étranger, on peut prendre en considération des cas français comme Saint-Martin. Il y a eu l'ouragan qui a certes fait des dégats, mais ce qu'il faut prendre en considération c'est l'aspect humain des choses. Comment faire face à la désorganisation sociétale. À Saint-Martin, de gentils contribuables, pères de familles, se sont regroupés, armés, et se sont mis à piller des magasins. C'est ce qu'on veut éviter absolument.

 

"Nous voulons aider les maires à conscientiser la base solide de la paix publique : la permaculture, l'accueil des réfugiés, le vivre ensemble, la transition énergétique"
 

Quels sont les facteurs qui pourraient conduire à un tel chaos ?


A.B : Une désorganisation sociétale peut-être liée à plusieurs choses : peut-être une irruption solaire (et ce n'est pas moi qui le dit mais un communiqué de la NASA qui explique qu'on a failli retourner au XVIIIe sicèle en 2012), on pourrait imaginer, comme met souvent en garde le FMI, que la bulle de la dette qui explose. Ou encore une désorganisation politique avec la Russie et la Chine qui peuvent décider de moins nous approvisionner en hydrocarbure... La vulnérabilité est multiple. De telles crises pourraient entraîner de l'insécurité, et il sera impossible d'être partout en même temps.


A-J.H : Nous aimerions éveiller les consciences des maires et des administrés à ce niveau-là, c'est pour cela que nous avons créer SOS Maires. J'espère bien que l'effondrement, le collapse – ce dont Pablo Servigne et d'autres personnes parlent – n'arrivera pas trop vite pour que les maires aient le temps de prévoir cette autonomie des communes, qui est de toute façon bonne pour une résilience à long terme. Sans tomber dans le survivalisme, nous aimerions diffuser un esprit de renaissance, c'est la raison pour laquelle nous avons volontairement mis un arbre en fleur en photo d’accueil de notre site. Mais on est vraiment dans un monde qui est sur une crête. En 2006, personne ne pensait que la crise financière aurait lieu. En 2008, 1 million d'Américains étaient sur les routes parce qu'ils n'avaient plus de maison. Cela peut bien se passer, et c'est ce que nous espérons tous, mais cela peut aussi basculer très vite dans le n'importe quoi. Et là, les États ne pourront plus rien faire.

 



 

 

Comment intervient le maire dans le processus de résilience ?

A.B: Nous considérons que l'élu, en cas de rupture de ressources, sera le représentant de l’État le plus exposé au manque. Les ministres et le président sont loin, alors qu'on pourra faire quelques centaines de mètres pour aller voir le maire et lui dire « alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? ». Il a un rôle politique et une responsabilité de sécurité publique. Nous voulons aider les maires à conscientiser et identifier la base solide de la paix publique : les personnes qui font de la permaculture et qui pourront nourrir assez de monde, toutes celles qui sont dans une démarche d’accueil de réfugiés – j'entends par là des personnes qui peuvent venir de très très loin tout comme des urbains qui n'ont pas assez à manger en ville et qui viennent en ruralité, toutes les personnes qui préparent une transition énergétique  car aujourd'hui, sans énergie, que faisons-nous ? Tous ces acteurs vont être en mesure d'éponger en partie les crises. Le problème c'est que sur notre territoire nous n'avons pas assez d'éponges.

A-J.H : Il faut que les maires envisagent les problèmes suivants : eau, énergie, alimentation, santé, sécurité et hébergement. Ces six problématiques principales peuvent créer des urgences. On peut  y travailler dès à présent. Nous essayons d'insister sur la notion de référent dans les communes. Dans quasiment chaque commune, il y a des médecins, des pharmaciens, des anciens policiers, des spécialistes de l'énergie, de l'eau, etc. S'ils le souhaitaient, les maires pourraient s'appuyer sur des référents, qu'ils soient actifs ou retraités.



 

Comment votre action s'articule ?

A-J.H : Sur notre site web nous proposons des kits de ressources qui contiennent des informations sur les outils de résilience communale, sur les pouvoirs des maires... Il y a quelques jours, nous avons lancé une pétition qui s’appelle « Aux Maires de communes rurales, aidez-nous à rendre nos communes autonomes et résilientes ».

Nous préparons aussi une conférence qui se tiendra le 4 mai sur internet pour qu'elle soit accessible au plus grand nombre. Cette conférence numérique va rassembler des maires qui sont déjà en train de faire de la résilience avec de la permaculture, de la production d'énergies alternatives, de la réforme sociétale, qui travaillent sur le vivre ensemble... Cette conférence va démontrer par la pratique que la transition est en marche et que la France est capable de réformer ses territoires avec toute la société civile. Non pas une société civile qui attend un miracle au niveau des urnes, mais une société civile consciente, organisée. Et cela donne un signe fort à ceux qui pensent – à l'ouest comme à l'est  qu'en tournant un peu les vannes du robinet du pétrole, la France serait morte et une proie dans leur escarcelle.

A.B : SOS Maires est voué à disparaître une fois que nous aurons atteint notre but : augmenter l'indice de résilience des communes françaises, cette capacité à éponger les crises sociales et humaines. On veut inspirer un maximum de maires pour qu'ils puissent rajouter toutes les directives légales – cela peut paraître anxiogène, mais c'est vraiment un booster de la solution 
 à la nécessité de protéger la population et diffuser cette vision. Le maire est en première ligne et tous ceux qui n'auront pas fait le boulot vont avoir une foule de personnes qui diront « mais, Mr le Maire, qu'avez-vous fait pendant toutes ces années ? ».


 

Plus d'infos : https://sosmaires.org/

Retrouvez aussi notre enquête "Les petites communes, postes avancés de la transition ?" dans le numéro 10 de Sans Transition ! actuellement en kiosque.

LES PETITES COMMUNES, postes avancés de la transition ?

Créé le : 10/04/2018
La petite commune corrézienne d’Ayen (750 habitants) est précurseure en matière de préservation de l’environnement et de démocratie participative : ouverture d’une Maison du développement durable en 2016, covoiturage rétribué en monnaie locale, création d’un espace naturel protégé. Ce fut aussi l’une des premières communes rurales à avoir initié un agenda 21, en 2005. DR

Écologie, solidarité, gouvernance... Un nombre croissant de communes modestes, souvent rurales, innovent. Alors que la traduction en actes de l’accord de Paris par la communauté internationale est incertaine, la transition serait-elle en train de se mettre en place depuis le plus petit échelon de la démocratie ?

Par François Delotte


COMMUNES EN TRANSITION : LE CHANGEMENT PAR LE BAS

De la Bretagne à la Provence en passant par l’Alsace, le Limousin et le Languedoc, des petites communes, proches de leurs administrés, mettent concrètement la transition en oeuvre. Revue et analyse d’un mouvement de fond qui part souvent de la volonté du monde rural de se prendre en main.

8 000 m² de panneaux photovoltaïques qui captent les rayons du généreux soleil des Corbières. Le premier parc photovoltaïque participatif français a été inauguré à Luc-sur-Aude, en janvier dernier. Une localité de quelque 230 âmes située à une quarantaine de kilomètres de Carcassonne. Un quart des habitants est actionnaire du projet. La puissance de 250 Kwc (kilowatt heure crête) permet de produire l'équivalent de la consommation électrique de l’ensemble des Lucois, hors chauffage. L'énergie est revendue à Enercoop, fournisseur d'énergie renouvelable. Qui la redistribue. Une initiative concrète de transition énergétique et citoyenne qui découle d'une mise en synergie de la municipalité et de ses administrés. En effet, le parc solaire est installé sur des terrains communaux et c'est la mairie qui a effectué le travail de mobilisation des particuliers. « À chaque fois que l'on nous proposait un projet de parc solaire, il provenait d'investisseurs lointains. Nous nous sommes dit : pourquoi ne pas faire plutôt profiter les habitants des plus-values grâce à de l'épargne locale », explique Jean-Claude Pons, maire du Luc-sur-...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

[Communiqué] - La réaction de France Nature Environnement sur les expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Créé le : 10/04/2018

Par France Nature Environnment 

France Nature Environnement et ses associations membres des Pays de Loire et Bretagne dénoncent une opération de manipulation médiatique qui fragilise le dialogue engagé avec l’ensemble des acteurs locaux autour du projet de territoire.

L'intervention en cours à Notre-Dame-des-Landes, à l'initiative de l'Etat, risque de compliquer la recherche de solutions pérennes, respectant le droit. Elle se déroule sous le signe prioritaire de la communication, et ne s'imposait pas dans ces délais ni sous cette forme. Alors que le dialogue commençait à bien s’enclencher entre toutes les parties, il n’y avait aucune urgence à une intervention au nom d’un soi-disant « État de droit ». Cette analyse a été transmise vendredi dernier par le président de France Nature Environnement à plusieurs membres du gouvernement, au Premier Ministre et au Président de la République. France Nature Environnement n’a pas été entendue et est aujourd’hui très inquiète.

France Nature Environnement appelle à sortir de la spirale de l'affrontement, à refuser toute provocation à la violence et à recréer au plus vite les conditions d'un dialogue respectueux entre les parties prenantes, seule voie efficace de construction de l'avenir.

Mais dans les conditions présentes, comment la fédération et les associations locales membres (France Nature Environnement Pays de la Loire, Bretagne-Vivante, la coordination régionale LPO Pays de Loire, Eau et Rivière de Bretagne…), vont-elles pouvoir continuer à apporter des propositions ?

France Nature Environnement rappelle son soutien à la construction d'un projet de territoire impliquant tous les acteurs locaux, à la fois respectueux du droit et incluant des formes innovantes d'occupation de ce territoire, associant des pratiques agroécologiques à la préservation d'écosystèmes précieux et d'une biodiversité très riche.

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 74 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. www.fne.asso.fr

En mai, les Journées Portes Ouvertes de l’Habitat Participatif

Créé le : 07/04/2018

En mai 2018 aura lieu pour la cinquième année, les Journées Portes Ouvertes Européennes de l’Habitat Participatif, avec 150 évènements attendus sur tout le territoire.

En cette année de Rencontres Nationales et dans un contexte de mobilisation de l’ensemble des forces vives autour du développement de l’Habitat Participatif, ces JPO souhaitent incarner la dynamique des « Habitants en mouvement ! », thématique qui a été retenue comme fil rouge de cette édition 2018.

Les groupes/projets sont invités à être nombreux cette année encore, à ouvrir leurs portes ou à créer des évènements pour faire découvrir l’habitat participatif, selon ses envies et sa créativité : visites de lieux existants, de chantiers en cours, de terrains en projet, déambulations, rassemblements autour d'activités ou de jeux, animations participatives, ludiques, artistiques ... sur le thème de l'habitat participatif.

Dès que vous avez décidé de faire un évènement, vous pouvez le saisir sur le formulaire dédié (relié à la base de données nationale des projets), événement qui sera relayé dans le cadre de la campagne nationale. Les plateformes locales sont aussi à disposition pour aider les porteurs de projet, personnaliser l'affiche des JPO pour vos évènements locaux et un kit de communication est aussi à disposition.

 

Toutes les infos sur www.habitatparticipatif.eu

"La Terre en questions" au 15e Festival Photo de La Gacilly (56)

Créé le : 28/03/2018

Le Festival Photo La Gacilly a 15 ans et s’est imposé dans le paysage photographique français et international. Son credo, plus que jamais d’actualité, est d’exprimer, grâce au regard des photographes, les grands enjeux environnementaux et sociétaux liés à la mondialisation.

Du 2 juin au 30 septembre, le Festival invite en effet résidents et touristes à vivre en famille, entre amis, une véritable expérience partagée de qualité sur fond de convivialité, d’authenticité et de sens.

Il y a 15 ans, le Festival Photo La Gacilly était créé pour faire prendre conscience, par la force de l’image, de la beauté si fragile de notre planète, malmenée par une industrialisation effrénée, bouleversée par l’urbanisation, appauvrie par l’exploitation des sols. Les yeux des photographes se sont posés, en douceur ou en révolte, pour magnifier, documenter, interpeller, ou tout simplement mettre en évidence ce lien vital qui unit les hommes à la nature. Les plus grandes signatures de la photographie contemporaine ont accompagnés tout au long de ces années : ils sont, à leur manière, des gardiens protecteurs de notre Terre. Sans leurs clichés, sans leur volonté de faire savoir, sans leur sensibilité, sans leur implacable vision de notre société en devenir, nous n’aurions pas cette même faculté d’émerveillement face au spectacle de la faune sauvage, des dernières forêts millénaires encore inviolées, ou du miracle de la vie. Nous n’aurions pas non plus cette connaissance des tragédies qui se jouent, de ces villes inhumaines où s’entassent des populations toujours plus nombreuses, de ces grands travaux qui détruisent parfois tout un écosystème, de ces pollutions qui mettent en danger notre patrimoine commun. Certains d’entre eux sont devenus des habitués du Festival : Brent Stirton, Pascal Maitre, Michael Nichols, Pierre de Vallombreuse, Sophie Zénon, ou Nick Brandt,

Cette 15e édition, se voudrait être la célébration d’une Terre revitaminée, objet de toutes les attentions d’une humanité enfin soucieuse de son avenir. Malgré cela le temps s’est accéléré, les états n’en finissent pas de se réunir au chevet d’un monde malade et il est urgent d’agir pour ne pas assister à notre propre ruine. Refuser de se voiler la face en assumant de montrer les empreintes irréversibles que nous laissons derrière nous, mais aussi montrer ces ferments de progrès comme des leçons d’espoir, c’est la mission que s’est donné le Festival de La Gacilly. Pour cette édition 2018, il a voulu rassembler les plus belles écritures photographiques, qu’elles soient documentaires, photo-journalistiques ou artistiques, qui allient prise de conscience, mais aussi enchantement ou beauté du monde. On pourra y voir notamment les images de Thomas Pesquet, Spike Walker, Philippe Bourseiller, Jean Gaumy, Olaf Otto Becker, Matthieu Ricard, William Albert Allard, Michael Nichols, Karen Knorr ou Jan C. Schlegel.


Un engagement


Le Festival de La Gacilly ne se contente pas d’être le réceptacle des grands ambassadeurs de la photographie mais se veut un soutien actif de la cause environnementale. Les États ont un rôle à jouer, les entreprises aussi. D’ici 2020, la Fondation Yves Rocher s’est engagée à planter 100 millions d’arbres et finance des projets photographiques pour sensibiliser le public à cette déforestation massive. Les travaux réalisés sur ce thème par Brent Stirton en Ethiopie, Emanuele Scorcelletti en Inde et Phil Moore en France seront dévoilé en exclusivité.


D'autres thèmes chers au Festival seront aussi présentés : les méfaits de la surconsommation, les ensembles d'habitation surpeuplés en Inde ou en Chine, les ravages qu’une politique de grands travaux peut engendrer sur les populations locales, la protection des populations indigènes, l'exploitation du lithium... mais aussi ces habitats qui font la diversité de notre territoire breton ainsi qu'une exposition sur la jeunesse galicienne.

Cette 15e édition est également le symbole du développement international du Festival puisque sera inaugurée en Autriche à Baden, la 1re édition du « Festival Photo La Gacilly- Baden ». La preuve par l’image que la culture est source de développement et de fraternité entre les peuples.

 

Plus d'infos sur : www.festivalphoto-lagacilly.com

La vie des gens demain, en Bretagne

Créé le : 20/03/2018

Un comité d'organisation, porté entre autres par l'ancien ministre Pierre Méhaignerie, le maire de Langouet Daniel Cueff ou Jean Ollivro, Président de Bretagne Prospective, souhaite affirmer clairement l’originalité bretonne d’aujourd’hui et aider à la construire pour demain.

Les premiers membres de ce Comité d’organisation, issus de toutes les sensibilités politiques, associatives et professionnelles, souhaitent affirmer clairement que la Bretagne est riche de tous ses territoires et que la valorisation effective de cette diversité est une réelle opportunité pour demain. C'est pourquoi ils donnent rendez-vous à tous, citoyens, associations, entreprises, collectivités, le 19 avril prochain, de 9h30 à 13h30 à la Salle de la Maillette, Rue des Vénètes à Locminé (56).

Sans opposer les territoires, l’avenir va être fondé sur les dynamiques de qualité bien au-delà des seules logiques de chiffre ou de nombre. Il existe autour du mot BRETAGNE une convergence d’intérêt qui doit être bénéfique à tous, que ce soit pour les habitants des grandes villes (pour réduire les risques de segmentation financière, foncière, de prix de logement, de pollution, de temps de transport, d’encombrements…), les habitants des villes, petites et moyennes, les zones parfois stigmatisées comme « isolées » ou « rurales » (risque de déclin, des laissés pour compte de la croissance économique…) alors que la Bretagne s’organise précisément à partir d’une pluralité atypique de ses pays et bassins de vie.

 

Une volonté de convaincre

La Ville de Toulouse a vu sa population croître de 150 000 habitants. La vie des gens s’est-elle améliorée ? Inversement, certaines des villes périphériques et des zones rurales ont vu leur population et leurs emplois parfois décroître. Cette région prend aujourd’hui conscience de cette situation.
D’autres régions en Europe sont parvenues à un meilleur équilibre,
L’étude de l’ODIS (Observatoire du Dialogue et de l’Intelligence Sociale) a analysé les 21 régions françaises à partir de 30 critères de performance économique et performance sociale. Sur les critères de performance économique, l’Ile-de-France est première mais seulement 20ème sur les critères de performance sociale.
Sur les 30 critères de l’ODIS, les Pays de Loire arrivent en tête suivie de la Bretagne. Pour cette étude, la force de ces deux régions tient dans leur réseau de villes moyennes et petites bien liées à leur tissu rural, qui favorisent les capacités d’initiatives, de responsabilité et de solidarité. La Bretagne, tout particulièrement, se singularise par une collection d’indicateurs (la pluralité de ses bassins de vie, le tissu des PME, PMI, ETI, l’importance de l’économie sociale et solidaire, la variété et l’originalité des développements…) qui prouvent que tous les territoires sont utiles et ont leur chance.

Une volonté d'agir

Le comité souhaite agir… et mettre tous les territoires en capacité de faire. Comme dans le passé, lorsque le CELIB (Comité d’Étude et de Liaison des Intérêts Bretons) associait les volontés en respectant les sensibilités, pour améliorer :
- L’aménagement, l’équilibre du territoire breton,
- La volonté d’une prospérité partagée dans les différents bassins de vie et les pays (agroalimentaire, industrie, sciences du vivant, numérique…)
- La présence d’équipements collectifs conçus pour le plus grand nombre (le plan routier breton)

Une journée riche

Le 19 Avril à Locminé, une dizaine de thématiques seront abordées, rythmées par différents témoignages de 5 à 10 mn :
- Donner aux territoires de l'optimisme, de l'envie et la capacité d'agir
- L'état doit éviter d'aggraver la fracture territoriale
- Des incitations pour un meilleur équilibre des territoires
- Une pluralité territoriale à conforter :
- Rapprocher l'Université des territoires
- Pour une égalité territoriale devant la santé
- Les énergies nouvelles comme levier de l'innovation
- Les identités et l'ouverture au monde

Seront aussi dévoilés les résultats d’une enquête menée auprès des jeunes bretons : les territoires de l’espoir.
La salle participera via interventions écrites.
A noter que le choix de Locminé ne doit rien au hasard, la ville étant une véritable ruche industrielle, symbolisant la possibilité d'équilibrer l'activité sur le territoire.

Participation gratuite (déjeuner possible avec participation de 20 euros)
Inscription sur contact@laviedesgensdemain.bzh

RÉSISTANCES d'hier et d'aujourd'hui en Cévennes

Créé le : 13/03/2018
La maison Abraham Mazel surplombe la vallée du Gardon de Mialet, dans les Cévennes ardoises. © P. Isnard-Dupuy

Faire ressurgir dans les mémoires les résistances d’hier, informer sur les résistances d’aujourd’hui et faire résonner les résistances locales, qu’elles soient écologiques ou sociales. C’est l’objectif de la maison et de l’association Abraham Mazel, qui organise des rencontres du film documentaire « Luttes et Résistances » à Saint-Jean-du-Gard (30) les 6, 7 et 8 avril.

Par Pierre Isnard-Dupuy

De Saint-Jean-du-Gard au hameau de Falguières, la route slalome entre les châtaigniers. C’est après le pont sur le Gardon de Mialet, en surplomb du hameau, que se trouve « la Maison des résistances dhier et daujourdhui ». Autrement appelée Abraham Mazel, elle est animée par l’association du même nom. Expositions, rencontres et soutien des luttes locales font l’engagement de ses membres afin de faire infuser l’esprit de résistance. À propos de son engagement, Catherine Boucon exprime « un besoin de résister à tout ce que lon veut nous faire penser, de garder son libre arbitre ». Jean-Marie Delcourt veut « contrer la pensée dominante de lexploitation, engluée dans le matérialisme ». En moteur de son engagement, Jacques Verseils énonce la pensée de l’écologiste Jacques Ellul, « résister, cest exister ».

...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

EMBALLÉS PAR LE VRAC !

Créé le : 06/02/2018

Consommer en vrac séduit de plus en plus les Français. À la clé : chasse au gaspi, des achats au gramme près, donc un budget maîtrisé, et un geste pour l’environnement. Mais l’offre est vaste. Alors comment s’y retrouver. Sans Transition ! explore cette forte tendance de consommation.

Par Virginie Guéné

LA DYNAMIQUE VRAC

Manger mieux, réduire le gaspillage alimentaire, redynamiser la production de proximité, la promesse du vrac est alléchante. À l’heure où les villes se mobilisent de plus en plus pour le zéro déchet, le fait d’alléger ses poubelles séduit les citoyens. Les épiceries vrac fleurissent un peu partout sur les territoires.


« On a demandé à nos fournisseurs de développer de plus en plus le vrac solide, comme liquide », explique Marc Morelle, directeur des magasins La Gambille à St Brieuc et Plérin (22) et administrateur national Biocoop. © L’Oeil de Paco / Biocoop

Depuis le mois de novembre, un camion baptisé Archivrac parcourt les routes de Corrèze, de Dordogne et du Lot. Au volant, Camille Castanier promène sa petite épicerie itinérante pour vendre des...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

[ÉVÉNEMENT] - Sébastien Barles, collectif Marseille en commun : « Le niveau de protection des lanceurs d'alerte est un baromètre de la démocratie »

Créé le : 23/01/2018

Table ronde, rencontres et ateliers. Un Forum des lanceurs d'alerte a lieu, à Marseille, au Mucem, jeudi 25 janvier à partir de 18h. Un événement exceptionnel qui verra notamment intervenir Edward Snowden. Entretien avec Sébastien Barles, membre de Marseille en Commun, collectif qui co-organise la manifestation avec le Mucem. À noter : le Forum se déroule dans le cadre de La Nuit des Idées, rencontre internationale portée par l'Institut Français qui retransmettra l'événement en live sur son site internet

Pourquoi organiser ce forum des lanceurs d'alerte qui réunit des personnes et des personnalités aussi diverses qu'Olivier Dubuquoy (géographe, lanceur d’alerte sur les boues rouges), Michèle Rivasi (eurodéputée, co-fondatrice de la CRIIRAD) ou Hervé Kempf (rédacteur en chef de Reporterre) ?

Il existe déjà un événement consacré aux lanceurs d'alerte à Paris, mais il est plutôt centré sur le livre. Nous souhaitions, nous, davantage focaliser notre forum sur l'Afrique, Marseille étant un carrefour entre l'Europe et l'autre rive de la Méditerranée. Par ailleurs, Marseille est un endroit où l'alerte prend un sens particulier : la ville est gangrenée par l'affairisme et le clientélisme. Et où des héros ordinaires divulguent des choses incompatibles avec l'éthique et/ou l'intérêt général.

L'idée est de rassembler des associations et des ONG comme Anticor ou Transparency International. Mais aussi de parler de la réglementation européenne sur les lanceurs d'alerte. Deux eurodéputées seront présentes : Michèle Rivasi (EELV) et Virginie Rozière, une social-démocrate qui plaide pour une harmonisation de la réglementation en Europe sur les lanceurs d'alerte. Notre idée est d'organiser de grands débats publics. Le niveau de protection des lanceurs d'alerte est un véritable baromètre de la démocratie. Concernant les médias, la question de la protection des sources, qui est remise en question via le secret des affaires, sera notamment abordée.

Edward Snowden devrait intervenir à distance. Sa parole est rare. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Il sera présent en duplex et non par Skype. Nous ne savons pas encore exactement par quel moyen technique, mais il interviendra sur la question de la surveillance généralisée du citoyen.

Une table ronde sera dédiée au rôle de la presse dans l'alerte. Les médias, souvent décriés et accusés d'être liés à des lobbies, sont-ils encore en mesure d'attirer l'attention du citoyen sur des risques ou des pratiques politiques douteuses ?

Nous avons invité des médias spécialisés dans l'alerte. Ils ont un rôle important à jouer. On le voit notamment avec le succès d'une émission grand public comme Cash. Mais ils doivent intervenir dans le respect de la loi Sapin 2 qui protège les lanceurs d'alerte. Ils devront parfois ne pas trop vite donner les noms des personnes qui divulguent des informations au risque de les « carboniser ».

Par ailleurs, nous souhaitons également aborder un sujet qui préoccupe pas mal d'ONG : les procès baillons. Le fait que de grandes entreprises multinationales attaquent en justice un lanceur d'alerte l’assomme de procédures pour le décourager.

"Lanceur d'alerte" semble être aujourd'hui un terme galvaudé, mis à toutes les sauces. Le forum est-il aussi l'occasion de faire le point sur cette notion ?

Oui. C'est vrai que nous avons voulu présenter des lanceurs d'alerte au sens large. Des salariés d'entreprise, des fonctionnaires, une personne victime de «délit de solidarité » pour avoir aidé des migrants à passer la frontière dans la vallée de la Roya... Pour nous il s'agit avant tout des personnes qui agissent, souvent en prenant des risques, pour défendre l'intérêt général. Quitte à désobéir.

 

Pages

S'abonner à Société