Société

[INTERVIEW] Relocalisation : vers une production de masques bretons

Créé le : 07/07/2020
Photo : Creative commons

Propos recueillis par Virginie Jourdan

L'ancien secrétaire d’État à l’Économie solidaire, Guy Hascoët, a piloté la relance d'une production coopérative de masques de protection à Grâces cet automne, près de Guingamp (22). Pour l'initiateur des Sociétés coopératives d'intérêt collectif (Scic), ce projet baptisé « coop des masques » est aussi une manière de donner aux citoyens la responsabilité qu'ils ont revendiquée pendant le confinement. Entretien.

200 000 euros de la région Bretagne, 50 000 euros du Département, une mobilisation d'acteurs privés, le projet d'usine de masques aurait-il vu le jour sans le Covid ?

Clairement non. La nécessité de fédérer un tel nombre d'acteurs et de sécuriser nos approvisionnements n'étaient dans la tête de personne avant le confinement. Aujourd'hui, c'est une évidence. La désorganisation de l'Etat et l'éloignement de la production ont été mis à jour lors de la crise sanitaire. Personne n'oubliera que des professionnels se sont trouvés sans protection pour assurer leurs missions.

25% du capital social de la société repose sur les citoyens, pourquoi ce choix ?

Il faut revenir à la co-production des solutions. Nous avons reçu 40 000 messages de personnes qui en appelaient à l'action. L'Etat a tendance à déresponsabiliser les citoyens. Peu de place leur est faite pour qu'ils puissent agir directement. Introduire 10 000 parts sociales à 50 euros l'unité est une manière de répondre aux besoins de ré-engagement.

Pourquoi avoir choisi le statut coopératif Scic ?

Elle s'est imposée aux lanceurs du projet qui voulaient rassembler des acteurs privés et publics, tout en proposant une gouvernance qui ne soit pas à l'avantage du plus riche, de l'Etat ou d'une collectivité. Je les ai accompagnés. Personne n'a plus de 50% des parts dans le projet*.

Les 30 à 40 emplois créés sont-ils tributaires de l'évolution de la pandémie ?

Non, surtout pas. La capacité de production est de 45 millions de masques certifiés, correspondants à des besoins locaux hors Covid. L'outil industriel pourra même produire ponctuellement jusqu'à 70 millions de masques.

 

*Les clients possèdent 40% des parts sociales de la scic, les collectivités 24,9%, les citoyens 25%, les salariés 1,6%.

 

[ REPORTAGE ] Tero Loko : reprendre pied les mains dans la terre

Créé le : 06/07/2020
Crédit Elodie Horn

Les locaux de Tero Loko sont implantés sur la commune de Notre-Dame-de-l'Osier en Isère.

 

Par Elodie Horn

En Isère, l’association Tero Loko s’est donnée comme mission d’accompagner les personnes réfugiées et toutes celles en situation de fragilité vers une insertion durable dans le territoire. Avec, en filigrane, la volonté de valoriser et de ramener de l’activité dans le village d’accueil.

Douze employés sur un chantier d'insertion et quatre référents à plein temps dans un village isérois : voici les ingrédients de Tero Loko. L'association fait le pari d'embaucher des personnes, réfugiées ou non, en pleine campagne, afin de les ramener vers le chemin de l'emploi ou de la formation.  En toile de fond : la dynamisation d'un village ne disposant d'aucun service.

Ce mardi matin, ils sont six employés à s'affairer à laver et nettoyer les légumes dans les petits locaux de Tero Loko, à Notre-Dame-de l'Osier, un village de 500 habitants, situé à cinquante kilomètres de Grenoble. Masqués et gantés, les cinq salariés en insertion sont tous employés en contrat à durée déterminée d'insertion (CDDI) par l'association iséroise du même nom. Trois d'entre eux ont par ailleurs le statut de réfugié. Ils garnissent les paniers qui seront distribués aux 70 adhérents, la majorité venant les récupérer lors du marché qui continue de se tenir toutes les semaines. Une botte de carottes, des pommes de terre, une salade, un mélange de mesclun, un chou-fleur et un bouquet d'herbes aromatiques sont dispatchés dans des paniers...

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[LUTTE] En Bretagne, la fronde anti-Linky se poursuit

Créé le : 03/07/2020

Par Virginie Jourdan

Craintes sanitaires ou refus des collectes de données personnelles, des collectifs bretons poursuivent la lutte contre la pose des compteurs Linky.

Au bout du chemin qui borde des haies boisées et des noues ombragées, la ferme de Brigitte Plunian apparaît. Dans son élevage de vaches, cette agricultrice installée depuis 1996 dans la commune de Tremargat, dans le Centre-Bretagne, fabrique du fromage qu'elle vend sur les marchés. D'ici quelques jours, elle va organiser un petit chantier chez elle. Le cadenassage de son compteur électrique qui se trouve sur sa propriété privée. « Nous avons reçu en début d'année un courrier d'Enedis qui indiquait que notre compteur allait être remplacé par un compteur intelligent Linky. Et je le refuse », explique Brigitte. Pour en savoir plus sur les actions qu'elle peut mener et passer l'information à des voisins, elle a organisé une réunion au début du mois de mars. « Plus de 80 personnes ont répondu présentes », raconte la bretonne âgée de 63 ans.

La plupart des habitants venaient des communes alentours : Maël-Pestivien, Saint-Nicodème, Plounévez-Quintin. Autant de villages qui ont, eux aussi, reçu le courrier annonçant la venue des techniciens pour remplacer leur compteur. En Bretagne, d'après Enedis, près de 90% des communes...

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[LUTTE] Linky : les citoyens ne badinent pas avec la liberté

Créé le : 03/07/2020

Crédit photo : Céline Cammarata

Par Céline Cammarata 

En pleine campagne d’installation du compteur « communicant » Linky dans les 35 millions de foyers français, des citoyens s’organisent pour faire entendre leurs voix et refuser une installation systématique. Rencontres en Cévennes.

Dans les Cévennes gardoises, terre de résistance, la liberté n’est pas un concept abstrait. Certains élus ne mâchent pas leurs mots pour soutenir la détermination des citoyen.nes. Ainsi, Monoblet annonce la couleur dès l’entrée du village où s’étale une grande banderole « Non au Linky ». « Avant même d’être sollicité par mes administré.es, mon avis était déjà forgé concernant ce compteur. Au-delà de nos arguments contre ce déploiement, notre commune a toujours défendu la liberté de sa population », assure en préambule Philippe Castanon, maire de Monoblet, qui cite pour source de documentation le Canard enchaîné. « Nous avons engagé les délibérations et arrêtés municipaux pour interdire l’installation du Linky afin d’accompagner notre collectif anti-Linky. Par deux fois, nous avons été au tribunal. Nous avons perdu malgré la pitoyable défense d’Enedis. Le juge a tout fait pour leur permettre de s’en sortir. Ces arrêtés (qui n’ont pas de valeur légale – NDLR) nous ont simplement permis de soutenir nos citoyens et de gagner du temps.» Même refrain auprès de Laurent Martin, agriculteur et maire de la toute petite commune de Fressac, qui en fait...

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[Crise sanitaire ] : Quand l’agriculture régionale et durable répond à la précarité alimentaire locale

Créé le : 26/06/2020
paniers légumes

Par le collectif ALIMENT (Association Libre pour un Manger Équitable Naturel et Territorial)

La crise actuelle, et particulièrement pendant le confinement, a eu des répercussions dans tous les domaines. L’aide alimentaire n’a de ce point de vue là pas fait figure d’exception. D’un côté, son approvisionnement qui dépend habituellement de “circuits longs”, notamment internationaux, a été mis à mal. De l’autre, les “bénéficiaires” ont vu leur nombre et nécessités augmenter. A Marseille, des collectifs de citoyens solidaires ont fait se rejoindre l’offre agricole locale et durable momentanément davantage disponible avec les besoins pressants de familles dans le besoin. 

“Durant le confinement, les Français ont massivement plébiscité les circuits courts et les produits biologiques” titrait France 3 Val-de-Loire le 25 mai dernier. Mais, cela n’a pu que concerner les personnes ayant la liberté de choisir leur alimentation. Cela n’est justement pas le cas des 4 millions de personnes qui font appel à l’aide alimentaire chaque année en France pour subvenir à leurs besoins. Ceux-là en général doivent se contenter des invendus ou dons provenant majoritairement des “circuits longs” de l’industrie agroalimentaire. Or, la crise a perturbé toute l’économie, et le transport d’aliments, de surcroît international, n’a pas échappé à la règle.

En parallèle, la production agricole locale a enregistré des surplus dû à l’arrêt de certains débouchés (restauration, marchés etc.). Comment donc l’agriculture locale (et durable) a pu servir les bénéficiaires de l’aide alimentaire, en cette période où leurs besoins ont été encore plus pressants qu’auparavant ? Coup de projecteur sur quelques initiatives solidaires marseillaises qui ont rendu une nourriture locale, saine et durable accessible à des familles dans le besoin alimentaire.

L’union de la solidarité et de l’agriculture locale et durable : Témoignages à Marseille

L’épicerie paysanne ADELE - Association de Distribution Équitable, Locale et Écoresponsable (Agnès R.) : « ADELE a proposé à ses clients un panier suspendu pour les maraudes qui se sont mises en place dans le quartier Réformés et Belsunce. Des collectifs d'habitants passent régulièrement récupérer les dons des clients. L’épicerie prend en charge 20% de ces dons. Avec les invendus cela doit représenter environ 10 kg par jour de fruits et légumes issus d’une agriculture paysanne locale, et pour partie biologique. »

Par le Collectif des Rosiers / le Panier de la Rotonde (Valérie J.) : « Des enfants ne mangent pas à leur faim dans le quartier des Rosiers depuis qu'il n'y a plus de cantine. Beaucoup de petits boulots ont disparu. Un collectif s'est monté pour venir en aide à ces familles et organiser des distributions de nourriture et de jouets. Nous avions déjà parlé de solidarité lors de notre dernière AG. Nous pensions aider une famille du quartier en finançant un panier. Avec la situation aux Rosiers, il a fallu changer d'échelle ! Aujourd'hui : Loïc Péré, notre maraîcher, fournit 20 paniers hebdo de 13€ au lieu de 17€, que nous proposons à 3€ aux familles des Rosiers. Les 10€ restants sont couverts grâce aux dons collectés sur cette page. Surpris de la grande générosité des donateurs, nous allons même fournir quelques paniers à l'ADPEI – Association Départementale pour l’Emploi Intermédiaire »

Par les Paniers de chanot (témoignage de Claudette C.) : « Certaines personnes sont confinées loin de leur Panier Marseillais, elles peuvent faire don de leur panier de légumes. Ce panier récupéré par des bénévoles est donné (ou cuisiné) pour des sans papier, sans revenu, femmes seules avec enfants, familles en grande précarité … La semaine dernière au Panier de Chanot, distribué par la maraicher Thierry Gozzerino, des soupes, tartes aux légumes ont été cuisinés pour une famille dont la maman a subi une césarienne et est, pour l’instant, dans l’incapacité de le faire elle même. Même si l’objectif reste de leur donner directement les légumes pour qu’elles les cuisinent elles-mêmes. »

Par le Panier de l'AUBERGIN (témoignage d'Alexandra S.) : "Avez-vous entendu parler des paniers suspendus? Adaptés à notre Panier Marseillais, il s'agit, pour ceux qui le désirent, de faire un don en espèces (de 1 ou 2 € ou 5, ou 10€...), de manière à acheter à notre producteur des paniers supplémentaires qui seront distribués à des personnes en détresse alimentaire. Les besoins sont encore plus criants que d'habitude et les associations qui œuvrent dans notre quartier sont débordées de demandes de personnes au bord du gouffre qui n'ont plus de quoi se nourrir. Avec vos dons remis dans une boite collective prévue lors de nos distributions, nous achetons des paniers suspendus à Loïc Péré, notre maraîcher. Ces Paniers sont donnés au collectif "Le panier en colère" qui organise la distribution alimentaire auprès de familles du quartier en lien avec le Centre Social Baussenque et des directeurs d'écoles du quartier. Il s'agit d'un circuit solidaire court ! »

La crise sanitaire que nous vivons est rapidement devenue une crise économique et donc sociale. Activité vitale, l’alimentation n’a pas fait exception au chamboulement général qui a bouleversé la société. Les populations les plus précaires ont donc vécu une double peine : la perte de revenus les ont touchés plus brutalement, et la désorganisation des filières a perturbé l’approvisionnement de l’aide alimentaire dont certains dépendaient au quotidien. En conséquence, nombreux sont ceux qui ne mangaient plus à leur faim, dont des enfants depuis la fermeture des écoles, des cantines scolaires. Ces quatre initiatives solidaires marseillaises ont démontré que l’agriculture régionale et durable constitue une des réponses à la précarité alimentaire locale." Le collectif ALiMENT - Association Libre pour un Manger Équitable Naturel et Territorial - espère qu’elles bien fassent “tâche d’huile” (locale et durable !). La Cité de l’agri va organiser à l’automne en collaboration avec Graines de Soleil une journée autour de la question de l'accessibilité à une alimentation de qualité, à Marseille dans le 15eme. De son côté, les Paniers Marseillais projetteront à la même période le film « La part des Autres » qui porte sur l’accès à une alimentation de qualité pour les personnes en grande précarité.

A lire, prochainement dans le numéro d'été de Sans transition!, un dossier spécial sur la démocratie alimentaire. 

[PACTE TRANSITION] : Les collectifs locaux appellent à se mobiliser dans les urnes

Créé le : 25/06/2020
logo pacte transition
Dans quelques jours, les Français et Françaises iront voter pour le second tour des élections municipales. C'est une opportunité à ne pas rater pour traduire les urgences de changement dans les urnes. A cette occasion, 40 organisations nationales et plus de 300 collectifs locaux appellent les citoyens à se mobiliser dans les urnes pour la transition dans une tribune parue aujourd’hui.
 
Dans une période marquée par la crise sanitaire, la volonté de construire le “monde d’après” et le report du second tour des élections municipales, la question de la transition n’a pourtant jamais été aussi présente : il est urgent d’agir maintenant pour construire un monde plus juste, plus résilient, plus participatif, et cela commence par les urnes ce dimanche. C’est ce qu’appellent de leurs voeux 40 organisations nationales et plus de 300 collectifs locaux, mobilisés depuis des mois autour du Pacte pour la Transition et ses 32 mesures concrètes à mettre en oeuvre sur les territoires.
 
Avec plus de 150 élus du premier tour engagés dans cette dynamique, et près de 450 listes présentes au second tour signataires, ce sont des milliers de citoyens et citoyennes engagées pour qu’il n’y ait pas “de retour à l’anormal”. Comme l’explique Aliette Lacroix qui coordonne le Pacte pour la Transition “cette dynamique initiée nécessite d’être concrétisée dans les urnes. Les collectivités sont mobilisées depuis des mois pour faire face à la crise, les candidats s’engagent par des promesses de campagne : le changement que nous attendons doit être traduit en acte, et cela commence dimanche”. En effet, les élus locaux sont en première ligne pour faire face aux crises et ont un rôle essentiel dans la mise en place de cette transition puisque les collectivités territoriales portent aujourd’hui plus de 70% des investissements publics (1), dans des domaines tels que l’aménagement de l’espace public, les mobilités, l’eau et l’assainissement, la gestion des déchets, la restauration scolaire, la rénovation des bâtiments, l'énergie ou encore la gestion des centres communaux d'action sociale.
 
Autant de leviers mobilisables pour inverser la tendance et co-construire, avec les citoyens, les territoires de demain.
Cette transition nécessaire aujourd’hui doit se traduire en actes concrets demain, avec la participation des citoyens à la vie locale. Comme l’explique Rebecca Wangler, Alternatiba, voter pour la transition n’est pas qu’un chèque en blanc : “nous tenons aussi à rappeler que nous, associations, ONG, collectifs locaux et habitants, seront là pour assurer le suivi de ces promesses.”
 
Lire nos reportages en région sur la Transition dans le numéro St 22 ! de votre magazine Sans transition!

[ DÉMOCRATIE ] Quelles réponses face à l'urgence écologique et sociale ?

Créé le : 18/06/2020
Photo : Markus Winkler / Pixabay

Le Collège des transitions sociétales organise le vendredi 25 juin prochain une visio conférence : Démocratie locale et implication citoyenne : Quelles réponses face à l'urgence écologique et sociale ?

La visio-conférence sera animée par les auditeurs du Collège des transitions sociétales et donnera la parole à Jean-François CARON, maire de Loos-en-Gohelle, commune engagée au coeur d'une d’une transition systémique, en s’appuyant sur des dispositifs participatifs innovants et « impliquants et à Sabine GIRARD, conseillère municipale de la commune de Saillans, chercheuse à l'INRAE de Grenoble. Sa liste citoyenne a ouvert la voie à des expérimentations démocratiques inspirantes.

> Rdv de 17h55 à 20h

> Inscriptions

[ AIX-EN-PROVENCE ] Des associations citoyennes appellent à manifester en soutien à l'Hôpital public

Créé le : 15/06/2020
Photo : Mohamed Hassan / Pixabay

Alternatiba, Amis de la Terre,  Attac Pays d’Aix et Attac Gardanne, Citoyens pour le Climat Aix, Collectif climat, Collectif d’échanges citoyens du Pays d’Aix, ANV Cop 21, Gilets Jaunes du Pays d'Aix,  LDH Aix, Résister Aujourd’hui, XR Aix… lançent un appel à manifester notre soutien à l’hôpital public d’Aix-en-Provence et à tous les personnels du secteur de la santé dans le cadre de l’appel national « Plus jamais ça ! 34 mesures pour un plan de sortie de crise »

 Les associations convient tous les citoyens à se rassembler mardi 16 juin à 9h30 place de la Rotonde à Aix-en-Provence pour une manifestation à l’appel de la CGT.

Le cortège déambulera ensuite, dans le respect des gestes protecteurs (masques et distanciation physique) jusqu’à l’hôpital public (Avenue Henri Pontier) où se tiendra un rassemblement de soutien, à partir de 10h30 avec des témoignages des soignants, une pride parole des syndicats et une prise de parole unitaire pour les associations.

[ SOCIÉTÉ ] Les élus bretons appelés à agir pour une Bretagne résiliente

Créé le : 05/06/2020

Interpeller et impliquer les élus bretons pour orienter dès maintenant les aides publiques vers les enjeux climatiques, écologiques et sociaux. C’est le message de la lettre que vient d’adresser à tous les élus bretons le collectif pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises.

Extrait du Télégramme, du 04 mai 2020 :

À l’origine de cette démarche commune, on trouve l’initiative de Fédération Bretagne Nature Environnement (FBNE), Réseau Bretagne Solidaire, Pacte Finance Climat Bretagne et le Réseau Cohérence, à laquelle se sont greffées plus de 200 personnalités, associations, entreprises, syndicats et citoyens1.

« Les crises s’enchevêtrent et se cumulent, il faut donc agir de manière transversale, dans un esprit de coopération des territoires », a résumé hier Carole Le Béchec, présidente du Réseau Cohérence, appelant les élus à accélérer les moteurs de transformation à l’occasion de la sortie de la crise sanitaire liée au Covid 19.

Jean Jouzel lors d'une de ses conférences. Photo : Sans transition !

Le climatologue Jean Jouzel en a profité pour rappeler l’urgence du contexte climatique à l’échelle mondiale. «2020 est une année charnière, si l’on veut avoir des chances de pouvoir respecter les objectifs de limitation du réchauffement climatique ». « Actuellement, nous émettons 54 milliards de tonnes d’équivalent CO2. Si on ne fait rien, on pourrait être confrontés à un réchauffement de 4 à 5 °C d’ici à la fin du siècle, expose-t-il. En France, pour respecter la loi climat énergie qui prévoit une réduction de 40 % de nos émissions, il faudrait ajouter 20 milliards d’euros supplémentaires chaque année d’ici à 2030. C’est précisément le montant des sommes qui sont actuellement engagées chaque semaine pour sortir de cette crise », a souligné le Prix Nobel de la paix.

1Pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises, article paru sur www.sans-transition-magazine.info le 02.05.2020

[ SOCIÉTÉ ] Pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises

Créé le : 02/06/2020

Cinq organisations ont réuni plus de 150 structures bretonnes, ainsi qu'une vingtaine de scientifiques et de personnalités pour appeler tous les élus bretons à agir pour leur territoire.

La Fédération Bretagne, Nature Environnement, Réseau Bretagne Solidaire, Pacte Finance Climat Bretagne, Réseau Cohérence, Bretagne Vivante ont pour objectif de "montrer que la société civile est prête et partage la vision d’une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises".

Elles appellent à conditionnaliser les aides publiques aux enjeux d’écologie et de solidarités et à mener une véritable coopération dans les territoires .

Mercredi 3 juin, ces organisations adresseront une lettre aux élu.e.s de Bretagne, convainceus que c'est avec eux, qu'elles pourront "dessiner la Bretagne de demain, résiliente et riche des coopérations possibles dans les territoires".

La démarche sera présentée demain à 14h00 à l'occasion d'une visio conférence de presse.

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