Société

[Crowdfunding] – On passe à l'acte veut créer une « pépinière de projets d'intérêt commun »

Créé le : 22/05/2018
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On passe à l'acte passe la seconde ! Ce site diffuse depuis douze ans des témoignages vidéo d'acteurs du changement dans le champ des transitions écologiques, économiques et sociales. Transitions que l'association qui porte le projet veut désormais mettre concrètement en œuvre. Elle a lancé en ce sens une opération de crowdfunding. Objectif : créer notamment une « pépinière de projets de bien commun ». Mais pas seulement...

« La plupart des projets de bien commun ne sont pas soutenus par les pépinières existantes car ils ne sont pas jugés viables. Nous voulons les accompagner », affirme Mathias Lahiani, fondateur de On Passe à l'acte. Le site a déjà réalisé plus de 800 vidéos rendant compte d’initiatives positives, faisant aussi bien intervenir la « star » de l'agroécologie Pierre Rabhi que le citoyen lambda qui a décidé de lancer une Amap dans sa commune.

Relier « idéalistes et pragmatiques »

Mais Mathias Lahiani et son équipe ont voulu passer du témoignage au concret. Ils mènent une campagne de financement participatif jusqu'au 31 mai 2018. Le but est de réunir 20 000 euros pour créer une Société coopérative d'intérêt collectif (Scic) qui portera une « pépinière de projets de bien commun », selon les mots de Mathias Lahiani. Il s'agit de créer une structure dédiée à l'accompagnement de projets socialement et écologiquement positifs « sans sélection à l'entrée sur la rentabilité économique », indique l'association.

 

 

Cette « phase 2 » de On passe à l'acte ne s'arrête pas là. Forts de leur expérience, les animateurs du projet veulent continuer à « valoriser les bonnes pratiques » en créant « des zones de contact entre les idéalistes et les pragmatiques », indique Mathias Lahiani. Édition de livres (dont des bandes dessinées) et réalisation de films consacrés aux transitions sont déjà dans les tuyaux. Ils n'attendent plus que vous pour devenir réalité...

Plus d'infos : www.zeste.coop/fr/decouvrez-les-projets/detail/on-passe-a-lacte-phase-2

[Événement] – Environnement, social : l'entreprise face à ses missions

Créé le : 11/05/2018
"Transitions développement durable ! L'entreprise face à ses nouvelles missions ?" aura lieu le 31 mai prochain, à l'université de la Sorbonne - Pixabay

Et si la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) était l'occasion de renforcer la capacité des entreprises à proposer des solutions dans le cadre de la transition ? La fondation FACE-Les entreprises contre l'exclusion en est convaincue. À partir de ce constat, elle a décidé d'organiser un événement exceptionnel, le 31 mai prochain, à l'université Panthéon Sorbonne. Intitulée Transitions développement durable ! L'entreprise face à ses nouvelles missions ?, la manifestation proposera 3 heures de rencontres, de débats et d'échanges entre citoyen.ne.s et représentants du monde économique et des pouvoirs publics autour des responsabilités sociales et environnementales de l'entreprise. 

Les transitions, mission de l'entrepreprise 

Le projet de loi PACTE, dont la présentation en Conseil des ministres est prévue pour le 23 mai, sera au cœur de cette rencontre. Les organisateurs (Convergences, la Fondation FACE - les entreprises contre l’exclusion, Paris 1 Panthéon Sorbonne et la Fondation des transitions), en appellent,

« au gouvernement et à tous les parlementaires pour donner toute ambition à cette loi. Nous affirmons que l’entreprise à mission existe déjà dans l’économie sociale et solidaire comme dans l’économie traditionnelle. Mais c’est encore trop expérimental. Nous sommes convaincus que cette Loi PACTE est l’opportunité d’un réel changement d’échelle. »

Sans Transition ! fait partie des médias partenaires de «Transitions Développement durable ? L’entreprise face à ses nouvelles missions », dont vous retrouverez le riche programme ci-dessous. Inscription obligatoire

« Le tarif de l’eau est inégalitaire aujourd’hui »

Créé le : 07/05/2018

La coordination Eau Bien Commun souhaite un retour en régie public de la gestion de l’eau. Monique Cosson, bénévole de l’antenne lyonnaise, nous a expliqué les avantages d’un tel fonctionnement lors du dernier salon Primevère de Lyon.

Tiers-lieux : les étudiants s’engagent

Créé le : 07/05/2018
Les locaux de l’association, au 21 rue Kessler à Clermont-Ferrand. LieU’topie vient de remporter le 1er prix des lauréats «Culture» du CNOUS. © S. Reyne

En février 2014, ils étaient 17, « perchés dans [leurs] utopies… ». Quatre ans plus tard, leurs rêves se sont incarnés : un lieu de vie explore les valeurs de l’économie sociale et solidaire et du développement durable ! Association loi 1901, LieU’topie est une adresse solidaire et culturelle inédite à Clermont-Ferrand, créée pour les étudiants, par les étudiants.

Par Sonia Reyne

Café et épicerie solidaires, lieu de réunion, cuisine partagée… En fin d’après-midi, les étudiants arrivent à LieU’topie pour des raisons variées. Aujourd’hui, une maman et ses deux enfants attendent sagement le début d’un atelier « light painting » en buvant des limonades maison, pendant que Guilherme Abreu, étudiant brésilien, remplit son cabas de produits d’épicerie et de fruits et légumes bio. Louis, étudiant et bénévole à l’asso, sert une bière à Franck, qui plie les programmes au comptoir. « Je viens réviser là quand je me sens trop à l’étroit dans mon 9 m2 », confie l’étudiant à l’ESPE (École supérieure du professorat et de l’éducation). « Je cuisine ici parfois aussi. Pour une soirée anti-gaspi, j’ai préparé des cookies aux poivrons ! »Deux jeunes femmes s’isolent sur des canapés pour se faire des confidences, pendant qu’un jeune homme et une quinqua sportive installent le matériel pour l’atelier suivant. Jeanne découvre la cuisine partagée et son lave-linge à prix libre… La démarche initiale fonctionne, LieU’topie crée du lien social. Les étudiants ont même créé des jardins partagés intergénérationnels...

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Breizh Cop : participez à la concertation

Créé le : 04/05/2018
Le Conseil Régional de Bretagne s'est réuni en session exceptionnelle, le 19 avril dernier, pour voter les grandes étapes de la Breizh Cop - Conseil Régional de Bretagne

Les grandes étapes de la Breizh Cop ont été votées par le Conseil Régional de Bretagne, réuni en session extraordinaire, le 19 avril dernier. Inspiré des Conférences des parties (COP) de l'Onu, le but de la Breizh Cop est l'aménagement du territoire de transition en associant citoyen-e-s, collectivités, associations et représentants du monde économique. Concrètement, la démarche doit aboutir à la définition du Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires, document qui dessine les grandes lignes de l'avenir de la Bretagne à l'horizon 2030.

Dans cette perspective, la session du 19 avril a soumis trois documents au vote :

  • Un rapport d’étape sur les premières orientations qui constitueront le socle du projet de territoire ;

  • Une charte des valeurs et principes à laquelle tout citoyen peut adhérer ;

  • Les éléments de calendrier de la concertation.

A cette occasion a été ouvert le processus de concertation de la Breizh Cop. Les citoyen-e-s étant invités à s'exprimer via la mise en place d'une plateforme participative. Objectif : aboutir à la rédaction d'un document d'orientation et d'un cahier des engagements.

Pour en savoir plus, téléchargez gratuitement le document d'information réalisé par Sans Transition! Bretagne sur la Breizh Cop, en partenariat avec la région Bretagne :

 

Plus d'infos : www.bretagne.bzh/jcms/prod_422426/fr/la-session-sur-la-breizhcop-en-bref?preview=true


 

 

 

"En cas de rupture de ressources, l'élu sera le représentant de l’État le plus exposé au manque" - SOS Maires

Créé le : 02/05/2018

Convaincue que l'effondrement des systèmes actuels – bancaire, commercial et économique  peut conduire à l'isolement total des communes rurales, l'association SOS Maires vise à engager les maires et les citoyens dans des processus d'autonomie et de résilience. Entretien avec Alexandre Boisson (spécialiste en sécurité) et André-Jacques Holbecq (économiste), deux membres fondateurs de ce « groupe de conseil en résilience ».

Quelle est l'intention de SOS Maires ?

André-Jacques Holbecq : Notre idée générale est de dire : « Mesdames et Messieurs les maires des communes rurales, autonomisez vous et visez la résilience de vos communes ». Les communes rurales doivent s'autonomiser et viser la résilience parce qu'on peut imaginer qu'elles soient un jour coupées de leurs sources d'approvisionnement, que ce soit en énergie, en eau, en alimentation, au niveau des médicaments ou de la santé. Nous pensons que nous approchons une zone d’extrême turbulence au niveau financier avec des conséquences au niveau bancaire et sur les réseaux d'une manière générale. Ces idées ont émergé en 1972 avec le rapport du club de Rome et de Meadows. D'autres auteurs ont depuis mis le doigt sur le risque d'effondrement brutal de la société. Il est possible que pendant ces périodes difficiles il y ait des afflux de citadins vers les communes rurales. On essaye d'apporter cette mise en garde aux maires qui pourront peut-être un jour – et j'espère que ce sera le plus tard possible – sauver quelques vies humaines.


Alexande Boisson : Et nous ne manquons pas d'exemples d'effondrement brutal. Il n'y a pas besoin de s'intéresser à l'étranger, on peut prendre en considération des cas français comme Saint-Martin. Il y a eu l'ouragan qui a certes fait des dégats, mais ce qu'il faut prendre en considération c'est l'aspect humain des choses. Comment faire face à la désorganisation sociétale. À Saint-Martin, de gentils contribuables, pères de familles, se sont regroupés, armés, et se sont mis à piller des magasins. C'est ce qu'on veut éviter absolument.

 

"Nous voulons aider les maires à conscientiser la base solide de la paix publique : la permaculture, l'accueil des réfugiés, le vivre ensemble, la transition énergétique"
 

Quels sont les facteurs qui pourraient conduire à un tel chaos ?


A.B : Une désorganisation sociétale peut-être liée à plusieurs choses : peut-être une irruption solaire (et ce n'est pas moi qui le dit mais un communiqué de la NASA qui explique qu'on a failli retourner au XVIIIe sicèle en 2012), on pourrait imaginer, comme met souvent en garde le FMI, que la bulle de la dette qui explose. Ou encore une désorganisation politique avec la Russie et la Chine qui peuvent décider de moins nous approvisionner en hydrocarbure... La vulnérabilité est multiple. De telles crises pourraient entraîner de l'insécurité, et il sera impossible d'être partout en même temps.


A-J.H : Nous aimerions éveiller les consciences des maires et des administrés à ce niveau-là, c'est pour cela que nous avons créer SOS Maires. J'espère bien que l'effondrement, le collapse – ce dont Pablo Servigne et d'autres personnes parlent – n'arrivera pas trop vite pour que les maires aient le temps de prévoir cette autonomie des communes, qui est de toute façon bonne pour une résilience à long terme. Sans tomber dans le survivalisme, nous aimerions diffuser un esprit de renaissance, c'est la raison pour laquelle nous avons volontairement mis un arbre en fleur en photo d’accueil de notre site. Mais on est vraiment dans un monde qui est sur une crête. En 2006, personne ne pensait que la crise financière aurait lieu. En 2008, 1 million d'Américains étaient sur les routes parce qu'ils n'avaient plus de maison. Cela peut bien se passer, et c'est ce que nous espérons tous, mais cela peut aussi basculer très vite dans le n'importe quoi. Et là, les États ne pourront plus rien faire.

 



 

 

Comment intervient le maire dans le processus de résilience ?

A.B: Nous considérons que l'élu, en cas de rupture de ressources, sera le représentant de l’État le plus exposé au manque. Les ministres et le président sont loin, alors qu'on pourra faire quelques centaines de mètres pour aller voir le maire et lui dire « alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? ». Il a un rôle politique et une responsabilité de sécurité publique. Nous voulons aider les maires à conscientiser et identifier la base solide de la paix publique : les personnes qui font de la permaculture et qui pourront nourrir assez de monde, toutes celles qui sont dans une démarche d’accueil de réfugiés – j'entends par là des personnes qui peuvent venir de très très loin tout comme des urbains qui n'ont pas assez à manger en ville et qui viennent en ruralité, toutes les personnes qui préparent une transition énergétique  car aujourd'hui, sans énergie, que faisons-nous ? Tous ces acteurs vont être en mesure d'éponger en partie les crises. Le problème c'est que sur notre territoire nous n'avons pas assez d'éponges.

A-J.H : Il faut que les maires envisagent les problèmes suivants : eau, énergie, alimentation, santé, sécurité et hébergement. Ces six problématiques principales peuvent créer des urgences. On peut  y travailler dès à présent. Nous essayons d'insister sur la notion de référent dans les communes. Dans quasiment chaque commune, il y a des médecins, des pharmaciens, des anciens policiers, des spécialistes de l'énergie, de l'eau, etc. S'ils le souhaitaient, les maires pourraient s'appuyer sur des référents, qu'ils soient actifs ou retraités.



 

Comment votre action s'articule ?

A-J.H : Sur notre site web nous proposons des kits de ressources qui contiennent des informations sur les outils de résilience communale, sur les pouvoirs des maires... Il y a quelques jours, nous avons lancé une pétition qui s’appelle « Aux Maires de communes rurales, aidez-nous à rendre nos communes autonomes et résilientes ».

Nous préparons aussi une conférence qui se tiendra le 4 mai sur internet pour qu'elle soit accessible au plus grand nombre. Cette conférence numérique va rassembler des maires qui sont déjà en train de faire de la résilience avec de la permaculture, de la production d'énergies alternatives, de la réforme sociétale, qui travaillent sur le vivre ensemble... Cette conférence va démontrer par la pratique que la transition est en marche et que la France est capable de réformer ses territoires avec toute la société civile. Non pas une société civile qui attend un miracle au niveau des urnes, mais une société civile consciente, organisée. Et cela donne un signe fort à ceux qui pensent – à l'ouest comme à l'est  qu'en tournant un peu les vannes du robinet du pétrole, la France serait morte et une proie dans leur escarcelle.

A.B : SOS Maires est voué à disparaître une fois que nous aurons atteint notre but : augmenter l'indice de résilience des communes françaises, cette capacité à éponger les crises sociales et humaines. On veut inspirer un maximum de maires pour qu'ils puissent rajouter toutes les directives légales – cela peut paraître anxiogène, mais c'est vraiment un booster de la solution 
 à la nécessité de protéger la population et diffuser cette vision. Le maire est en première ligne et tous ceux qui n'auront pas fait le boulot vont avoir une foule de personnes qui diront « mais, Mr le Maire, qu'avez-vous fait pendant toutes ces années ? ».


 

Plus d'infos : https://sosmaires.org/

Retrouvez aussi notre enquête "Les petites communes, postes avancés de la transition ?" dans le numéro 10 de Sans Transition ! actuellement en kiosque.

LES PETITES COMMUNES, postes avancés de la transition ?

Créé le : 10/04/2018
La petite commune corrézienne d’Ayen (750 habitants) est précurseure en matière de préservation de l’environnement et de démocratie participative : ouverture d’une Maison du développement durable en 2016, covoiturage rétribué en monnaie locale, création d’un espace naturel protégé. Ce fut aussi l’une des premières communes rurales à avoir initié un agenda 21, en 2005. DR

Écologie, solidarité, gouvernance... Un nombre croissant de communes modestes, souvent rurales, innovent. Alors que la traduction en actes de l’accord de Paris par la communauté internationale est incertaine, la transition serait-elle en train de se mettre en place depuis le plus petit échelon de la démocratie ?

Par François Delotte


COMMUNES EN TRANSITION : LE CHANGEMENT PAR LE BAS

De la Bretagne à la Provence en passant par l’Alsace, le Limousin et le Languedoc, des petites communes, proches de leurs administrés, mettent concrètement la transition en oeuvre. Revue et analyse d’un mouvement de fond qui part souvent de la volonté du monde rural de se prendre en main.

8 000 m² de panneaux photovoltaïques qui captent les rayons du généreux soleil des Corbières. Le premier parc photovoltaïque participatif français a été inauguré à Luc-sur-Aude, en janvier dernier. Une localité de quelque 230 âmes située à une quarantaine de kilomètres de Carcassonne. Un quart des habitants est actionnaire du projet. La puissance de 250 Kwc (kilowatt heure crête) permet de produire l'équivalent de la consommation électrique de l’ensemble des Lucois, hors chauffage. L'énergie est revendue à Enercoop, fournisseur d'énergie renouvelable. Qui la redistribue. Une initiative concrète de transition énergétique et citoyenne qui découle d'une mise en synergie de la municipalité et de ses administrés. En effet, le parc solaire est installé sur des terrains communaux et c'est la mairie qui a effectué le travail de mobilisation des particuliers. « À chaque fois que l'on nous proposait un projet de parc solaire, il provenait d'investisseurs lointains. Nous nous sommes dit : pourquoi ne pas faire plutôt profiter les habitants des plus-values grâce à de l'épargne locale », explique Jean-Claude Pons, maire du Luc-sur-...

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[Communiqué] - La réaction de France Nature Environnement sur les expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Créé le : 10/04/2018

Par France Nature Environnment 

France Nature Environnement et ses associations membres des Pays de Loire et Bretagne dénoncent une opération de manipulation médiatique qui fragilise le dialogue engagé avec l’ensemble des acteurs locaux autour du projet de territoire.

L'intervention en cours à Notre-Dame-des-Landes, à l'initiative de l'Etat, risque de compliquer la recherche de solutions pérennes, respectant le droit. Elle se déroule sous le signe prioritaire de la communication, et ne s'imposait pas dans ces délais ni sous cette forme. Alors que le dialogue commençait à bien s’enclencher entre toutes les parties, il n’y avait aucune urgence à une intervention au nom d’un soi-disant « État de droit ». Cette analyse a été transmise vendredi dernier par le président de France Nature Environnement à plusieurs membres du gouvernement, au Premier Ministre et au Président de la République. France Nature Environnement n’a pas été entendue et est aujourd’hui très inquiète.

France Nature Environnement appelle à sortir de la spirale de l'affrontement, à refuser toute provocation à la violence et à recréer au plus vite les conditions d'un dialogue respectueux entre les parties prenantes, seule voie efficace de construction de l'avenir.

Mais dans les conditions présentes, comment la fédération et les associations locales membres (France Nature Environnement Pays de la Loire, Bretagne-Vivante, la coordination régionale LPO Pays de Loire, Eau et Rivière de Bretagne…), vont-elles pouvoir continuer à apporter des propositions ?

France Nature Environnement rappelle son soutien à la construction d'un projet de territoire impliquant tous les acteurs locaux, à la fois respectueux du droit et incluant des formes innovantes d'occupation de ce territoire, associant des pratiques agroécologiques à la préservation d'écosystèmes précieux et d'une biodiversité très riche.

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 74 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. www.fne.asso.fr

En mai, les Journées Portes Ouvertes de l’Habitat Participatif

Créé le : 07/04/2018

En mai 2018 aura lieu pour la cinquième année, les Journées Portes Ouvertes Européennes de l’Habitat Participatif, avec 150 évènements attendus sur tout le territoire.

En cette année de Rencontres Nationales et dans un contexte de mobilisation de l’ensemble des forces vives autour du développement de l’Habitat Participatif, ces JPO souhaitent incarner la dynamique des « Habitants en mouvement ! », thématique qui a été retenue comme fil rouge de cette édition 2018.

Les groupes/projets sont invités à être nombreux cette année encore, à ouvrir leurs portes ou à créer des évènements pour faire découvrir l’habitat participatif, selon ses envies et sa créativité : visites de lieux existants, de chantiers en cours, de terrains en projet, déambulations, rassemblements autour d'activités ou de jeux, animations participatives, ludiques, artistiques ... sur le thème de l'habitat participatif.

Dès que vous avez décidé de faire un évènement, vous pouvez le saisir sur le formulaire dédié (relié à la base de données nationale des projets), événement qui sera relayé dans le cadre de la campagne nationale. Les plateformes locales sont aussi à disposition pour aider les porteurs de projet, personnaliser l'affiche des JPO pour vos évènements locaux et un kit de communication est aussi à disposition.

 

Toutes les infos sur www.habitatparticipatif.eu

Montpellier : Les « alternatives durables » ont bientôt leur librairie – salon de thé

Créé le : 04/04/2018
Chloé Bellue et Wissam Mimouni, co-fondatrices de la librairie "Fiers de Lettres" - Crédit : FD / LMDP

Une librairie-salon de thé entièrement consacrée aux alternatives durables ouvrira en plein centre de Montpellier, rue du Bras de fer, en juin prochain. Poétiquement baptisé Fiers de Lettres, l'endroit sera bien plus qu'un magasin de livre. Il se présente comme un lieu de rencontres entre les porteurs d'initiatives en matière d'écologie pratique, d'économie sociale et solidaire, et le grand public. Vous pourrez notamment y retrouver Sans Transition ! Une campagne de crowdfunding a été lancée pour soutenir cette belle initiative. Parmi les contreparties : des « paniers littéraires ». Discussion avec Chloé Bellue et Wissam Mimouni, porteuses de ce projet engagé.

À quoi ressemblera la boutique de Fiers de Lettres ?

Wissam : Fiers de Lettres, ce sera 60 m² de livres, de salon de thé, de carterie-papeterie. Ce sera un lieu de vie où l'on échange sur les alternatives durables et les innovations en matière de solidarité et de diversité.

Chloé : Nous comptons valoriser tout ce qui porte la société vers plus de solidarité et de durabilité. Nous nous inscrivons dans la même logique que Sans Transition !

Wissam : Il s'agit de mettre en avant tous les ouvrages qui parlent de ces thématiques. Beaucoup de maisons d'édition existent, y compris localement. Nous les trouvons dans les librairies généralistes. Notre idée est de les mettre en avant et d'organiser des événements pour parler des initiatives durables au grand public. Le livre génère des échanges et des réflexions. On trouvera chez Fiers de Lettres des essais mais aussi de la fiction, des romans...

Pourriez-vous nous en dire plus sur les événements que vous comptez organiser ?

Comme la plupart des librairies, nous allons organiser des rencontres avec des auteurs. Mais aussi des ateliers. L'idée est de faire venir des associations en mesure d'animer des rencontres sur des sujets pratiques. Notre volonté est aussi d'amener les personnes vers ces sujets. Nous mettrons en place des ateliers autour de choses assez concrètes, des choses du quotidien... Pour ensuite amener les participants à réfléchir plus largement aux alternatives. Mais nous avons aussi envie de faire témoigner des entrepreneurs sociaux, des personnes qui sont engagées sur ces sujets et les mettre en lien avec le grand public. Les initiatives fourmillent mais ne font pas encore système. Nous voulons les rendre visibles. Nous travaillons actuellement sur une programmation pour le mois de juin.

Vous avez lancé une campagne de crowdfunding. Quels sont vos objectifs ?

Chloé : La campagne se termine le 30 avril prochain. Nous avons atteint notre premier objectif qui était de 4000 euros. Nous avons construit l'opération en trois paliers. Le premier permettra de financer la conception de mobilier en bois par un chantier d'insertion local. Le second palier – fixé à 6000 euros  est destiné à l'achat d'une machine à café professionnelle pour la partie salon de thé. Enfin, un troisième palier (9000 euros) doit permettre de financer l'aménagement de la boutique par un architecte-mesuisier sensible au développement durable. Les contreparties sont des paniers littéraires garnis de livres. 

Wissam : La machine à café est un élément important ! Nous sommes amatrices de café. L'idée est de proposer sur place des cafés de qualité, bio et équitables. Nous voulons offrir aux gens la possibilité de venir découvrir les alternatives autour d'une tasse.

Contribuer à l'opération de crowdfunding : www.tudigo.co/don/fiers-de-lettres

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