Économie

OCCITANIE : UNE COLLECTE DE 7000 EUROS POUR DES BOCAUX LOCAUX

Créé le : 19/06/2017
Chloé Duteau, commerciale chez 7/e c'est eux les producteurs. Crédits : Justine Carnec

Rassembler 7000€ en 45 jours, c’est le pari de 7/e c’est eux les producteurs, une marque de conserves occitane qui transforme des produits que la grande distribution refuse de commercialiser. Cette entreprise lance aujourd’hui une campagne de récolte de fonds sur KissKissBankBank, plateforme web de financement participatif. L’objectif : financer la vente en ligne des produits sur le site internet.

Déjà disponibles dans une dizaine de commerces dans la région de Montpellier (34), les conserves de 7/e c’est eux les producteurs devraient bientôt être vendues en ligne. Cette entreprise montpelliéraine se dit « gourmande et militante ». Depuis sa création, il y a trois ans, elle lutte contre le gaspillage alimentaire issu de la production agricole locale (bio et raisonnée) en transformant invendus, surplus de production et produits « hors calibres » (dont la forme, la taille, etc. ne correspondent pas aux standards de la grande distribution), pour en faire des produits cuisinés.

Vendre en ligne au-delà des frontières occitanes

L’an passé, Christelle Rodier, Sylvain Goineau et Arturo del Rio, les fondateurs, décident de créer leur propre marque, qui connaît un certain succès. « De plus en plus de personnes sont intéressées par les produits et par la démarche. Le problème, c’est que nous sommes basés localement, ce qui ne nous permet pas de vendre nos produits en dehors de la région Occitanie. La solution, pour nous, c’était la vente en ligne », précise Chloé Duteau, commerciale pour 7/e c’est eux les producteurs. Cette décision est à l’origine de la campagne de financement participatif qui débute aujourd’hui.

Entre chasse anti gaspi et juste rémunération des producteurs

Derrière le projet de cette entreprise réside une double ambition : mettre fin au gaspillage alimentaire, et rémunérer les producteurs à un juste prix. De quoi mettre en bocal du local éthique et de qualité.

Plus d'info :
7/e c'est eux les producteurs - Le site internet
Leur campagne de financement participatif sur KissKissBankBank

HYPER LOCALISME ET RSE, THÈME DU 3ème FORUM RESET

Créé le : 19/06/2017
Forum National Reset du jeudi 22 juin 2017

« Citer pour inciter », tel est le leitmotiv du Forum National Reset, qui a pour ambition de faire émerger et se rencontrer les actions territoriales éco-responsables. C’est au Parc Chanot de Marseille (13) que sera hébergée la 3ème édition de ce forum dédié à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), le jeudi 22 juin.

La RSE propose dès 9h et jusqu’à 19h pas moins de neuf ateliers oscillant entre une et deux heures d’intervention, et quatre mini conférences d’une quinzaine de minutes chacune. Le village de l’innovation rassemblant une vingtaine de structures, tout comme le speed-coaching, ouvriront leurs connaissances aux visiteurs curieux et aux désireux souhaitant tester la viabilité de leurs projets. Vous pourrez y retrouver notre revue Sans Transition !, également engagée dans l’éco-responsabilité.

L'hyperlocalisme sera la thématique de cette édition 2017. La journée sera notamment marquée par une vaste opération de reforestation. Elle offrira la possibilité à 1000 visiteurs d’être acteur du reboisement en plantant gracieusement un arbre virtuel ou physique dans les massifs des calanques. Une démarche ont pour but de démontrer que la RSE n’est pas une contrainte, mais bel et bien une source d’opportunités et d’innovations.

Teaser du Forum National Reset - Jeudi 22 juin 2017

Plus d’infos : http://www.forumreset.com

MONTPELLIER : UN CONCOURS POUR « SEMER LE CHANGEMENT »

Créé le : 14/06/2017
Boris Aubligine, fondateur de l’association Etika Mondo - DR

À l’occasion de son anniversaire, Etika Mondo, association qui accompagne et recense les initiatives éthiques, organise le concours du projet entrepreneurial éthique de l’année. Appelé Sème le changement, le rendez-vous aura lieu le samedi 17 juin à la salle Edgar Tailhades de l’Hôtel de Région de Montpellier (34).

« Sème le changement » vise à la fois à montrer au public la richesse de l'écosystème entrepreneurial d'Occitanie et « à dynamiser les porteurs de projet en imaginant des solutions coopératives », explique Boris Aubligine, fondateur de l’association Etika Mondo. Seulement dix candidats seront retenus parmi la multitude de postulants présents sur les réseaux sociaux. 12 500€ de dotations sont mis en jeu. Les trois gagnants du podium se répartiront cette somme afin de pouvoir « monter plus vite et avec plus d’efficacité leur projet », précise l’organisateur. Les internautes ont jusqu’à mercredi pour élire leurs projets préférés via la page Facebook de l'événement.

Une journée éthique et productive

Une fois la sélection faite jeudi, les lauréats auront jusqu’à samedi pour préparer leur présentation. Avant de leur ouvrir la scène à 14h, le concours propose une matinée de coaching par des professionnels de l'écosystème entrepreneurial. Adéquation du projet, place de l'éthique, viabilité du modèle économique, stratégie de communication,… Autant d’éléments qui ne seront pas à négliger. En tant que partenaire du concours, notre revue Sans Transition ! engagera également ses compétences au service des candidats en leur proposant un module centré sur la rédaction d’un bon communiqué de presse. « Sans Transition ! apporte un regard média essentiel pour se lancer dans un nouveau projet. Il est important de prendre en compte les médias pour créer une mécanique favorisant le développement », affirme Boris Aubligine. Les initiatives seront ensuite évaluées à 30% sur leur éthique, 30% sur leur gestion et 40% par les votes du public présent.

De nombreuses activités connexes au concours apporteront une vision globale sur la signification d’une démarche éthique. En ce sens, une conférence sur la place des femmes dans les projets entrepreneuriaux sera animée par Martine Viguier, formatrice dans la création de réseaux d'entreprises et marraine du concours. Un atelier sur l'alimentation et la santé, des tables rondes, une pièce de théâtre ainsi que des repas bio et locaux rythmeront l’ensemble de la journée, qui se clôturera vers 23h au son de la musique du Trio Léna Vassiliu.

 

Montpellier : la coopérative d'entrepreneurs Crealead fête ses quinze ans

Créé le : 08/06/2017
Frédéric Sanchez, gérant de la coopérative montpelliéraine d'entrepreneurs, Crealead - JD / LMDP

Entreprendre tout en étant salarié : c'est ce que propose la coopérative d'entrepreneurs de Montpellier, Crealead. La structure fédère 204 porteurs de projets à qui elle propose de démarrer ou de pérenniser leurs activités dans un cadre sécurisant et collaboratif, bien loin de l'auto-entrepreneuriat. Crealead fête ses quinze ans vendredi 9 juin. Rencontre avec Frédéric Sanchez, gérant de la coopérative.  

 

INTERVIEW SONORE : Bertrand Piccard : « Il existe des solutions rentables pour protéger l'environnement »

Créé le : 07/06/2017
Le Suisse Bertrand Piccard donnait une conférence à Cavaillon (84), vendredi dernier, à l'occasion de l'inauguration de l'extension des locaux de l'entreprise Raiponce, distributeur de produits bio - JD / LMDP

L'avion solaire « Solar Impulse », le tour du monde en ballon... Le nom de Bertrand Piccard évoque d'emblée l'aventure et le rêve de se déplacer grâce des énergies propres. Le Suisse donnait une conférence à Cavaillon (84), vendredi dernier, à l'occasion de l'inauguration de l'extension des locaux de l'entreprise Raiponce, distributeur de produits bio. Une conférence animée par Sans Transition ! Bertrand Piccard revient avec nous sur sa conception du développement durable qui, selon lui, doit allier rentabilité et protection de l'environnement. Un positionnement qui tranche avec ceux de l'écologie politique française, souvent critique à l'égard de l'économie de marché.  

L'Amap les Paniers Marseillais pleure sa co-fondatrice, Monique Diano

Créé le : 29/05/2017
Monique Diano, fondatrice des Paniers Marseillais, le premier réseau d’Amap (Association de Maintien de l’Agriculture Paysanne) biologique de Marseille, est décédée, dans la nuit du 14 au 15 avril derniers - DR

Monique Diano, fondatrice des Paniers Marseillais, le premier réseau d’Amap (Association de Maintien de l’Agriculture Paysanne) biologique de Marseille, est décédée en avril dernier. L'association, qui compte aujourd'hui près de 1300 familles adhérentes, lui rendra hommage à l’Equitable Café, mercredi 31 mai à 20h30.

Ancienne chercheuse en biochimie au CNRS, « Monique Diano était sur tous les fronts, défendant le projet d'une société meilleure, plaçant l'Homme et la Nature au premier rang de ses valeurs. Elle s'est ainsi engagée au niveau « politique » en intervenant dans les commissions agricoles de la région, du département, de la ville pour promouvoir l'agriculture bio, les circuits courts et locaux et auprès de la métropole MPM pour le plan d'occupation des sols », rappelle Françoise Fabre, co-fondatrice de l'Amap.

La disparition de Monique Diano intervient durant les préparatifs des dix ans des Paniers Marseillais, qui seront célébrés le 24 septembre prochain. Un événement auquel s'associera Sans Transition !

 

DES RENCONTRES NATIONALES POUR FAIRE AVANCER LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE SUR LES TERRITOIRES

Créé le : 19/05/2017
Crédits : Le Cler

Les Rencontres de la transition énergétique ont eu lieu à Marseille du 17 au 19 mai dernier, à la Friche de la Belle de mai. Professionnels des énergies renouvelables sont venus échanger sur les enjeux et perspectives du secteur. Un événement national co-organisé par Enercoop Paca, Energie partagée, la Nef, et Le Cler – Réseau pour la transition énergétique. Entretiens sonores avec Cyril Jarny, Président d'Enercoop Paca et avec Mathieu Gros, représentant de la banque éthique, la Nef, dans les Bouches-du-Rhône.

 

UN APPEL AU PRÊT CITOYEN POUR LE PARC ÉOLIEN D'ACIGNÉ (35)

Créé le : 19/05/2017
Pixabay

Le projet de parc éolien à Acigné – commune de Rennes Métropole – s'ouvre au financement citoyen. Porté par l'entreprise bretonne P&T Technologie, son budget se situe entre 15 et 30 millions d'euros. L'appel au prêt est ouvert aux particuliers, habitants en Ille-et-Vilaine, sur la plateforme Lendosphère

Des taux d'intérêts bonifiés pour les locaux

L'objectif est de collecter au moins 80 000 euros. « Une première initiative sur Lendosphère, plateforme en ligne de financement participatif dédiée aux projets d’énergie renouvelable, est mise en place dès maintenant », explique Michel Frangeul, membre de l'association Courant Alternatif, partenaire du projet. « Depuis internet, les citoyens pourront ainsi prêter à P&T Technologie à partir de 50 € selon un taux d’intérêt réservé à l’Ille-et-Vilaine et des taux d’intérêt bonifiés selon la commune de résidence des prêteurs : pour les habitants de Rennes Métropole ainsi que pour ceux d’Acigné et des 7 communes limitrophes (Thorigné-Fouillard, Liffré, La Bouëxière, Servon-sur-Vilaine, Noyal-sur-Vilaine, Brécé et Cesson-Sévigné) », détaille Michel Frangeul. Le nombre et la puissance des éoliennes doivent être déterminés en fin d'année pour une mise en service envisagée en 2020.

Plus d'infos sur :

www.lendosphere.com/les-projets/donner-une-dimension-citoyenne-au-projet-eolien-d-a

www.acigne.eolien.bzh/demarche/

www.sites.google.com/site/caacigne/

MURIEL DECOUT, URSCOP MIDI-PYRÉNÉES : LE TERREAU COOPÉRATIF DE LA RÉGION EST TRÈS ANCIEN

Créé le : 16/05/2017

L'Urscop (Union régionale des sociétés coopératives de production) de l'ex-région Midi-Pyrénées a 80 ans cette année. Plusieurs événements sont destinés à fêter ce qui sera sans doute son dernier anniversaire, puisque la structure se prépare à fusionner avec sa sœur de l'ex-Languedoc-Roussillon au sein d'une future Urscop Occitanie. Entretien avec Muriel Decout, directrice de l'Urscop Midi-Pyrénées. 

 

Muriel Decout, directrice de l'Union régionale des Scop de Midi-Pyrénées - DR

 

L'Union régionale des Scop (Urscop) de l'ex-région Midi-Pyrénées a 80 ans cette année. Ça se fête ?

Oui. Nous organisons plusieurs événements pour l'occasion : le premier aura lieu lors de notre assemblée générale, le 10 juin prochain, à Brassac, dans le Tarn. Il s'agira d'un temps festif, ouvert à nos adhérents et nos partenaires, axé autour des mutations et des transitions. Nous souhaitons montrer que durant les 40 ou 50 dernières années, les coopératives ont été soumises à de nombreux changements, aussi bien au niveau des métiers que de l'environnement économique et social des entreprises. Il nous faut envisager ensemble ce qui va changer demain. Il nous faut réfléchir sur la communication et la façon de s'organiser pour préparer à nous développer davantage.

Puis nous avons souhaité proposer des événements, en direction du grand public, organisés dans plusieurs lieux du territoire afin de faire connaître les coopératives. Le premier aura lieu le 16 juillet à Cologne, dans le Gers. L'orchestre de chambre de Toulouse viendra donner un concert sous la halle de la commune. L'événement est co-organisé avec la Scic Le Colibri qui propose toute l'année des événements culturels.

Ensuite, en partenariat avec la Scop Editions 138 qui édite le magazine culturel Clutch et qui a cinq ans cette année, nous allons fêter en même temps nos anniversaires. Pour l'occasion, nous allons organiser un événement au Bikini, salle de musiques actuelles de Toulouse, le... Le but est de faire connaître les coopératives à un public de jeunes dans le cadre d'un moment festif.

Enfin, en association avec l'union commerciale des artisans, des industriels et des commerçants de Carmeaux et le train de Jaurès, nous participeront à l'anniversaire du Viaduc de Viaur (12), le 16 septembre prochain. Nous ferons une halte importante à Carmeaux, lieu emblématique de l'histoire des coopératives, puisque Jaurès a soutenu en son temps le combat des ouvriers de la verrerie de Carmeaux pour la création de leur usine à Albi. Ce sera notamment l'occasion d'évoquer la transmission d'entreprises en coopérative.

Quelle place tiennent Midi-Pyrénées et la région toulousaine dans l’histoire nationale des coopératives ?

Nous avons ici un terreau coopératif très ancien. La Verrerie d'Albi date du début du XXe siècle et fait partie de l'histoire de la région. Par ailleurs, un département comme le Gers possède une tradition de coopération très ancienne, que les historiens font remonter au Moyen-Age.

Si l'Urscop s'est créée en 1937, autour d'une quinzaine de coopératives, c'est qu'il y avait déjà un contexte fertile. Par la suite, la dynamique de création des coopératives a été assez lente parce que, jusqu'en 1978, il fallait fonder une société anonyme pour pouvoir créer une coopérative, ce qui nécessitait d'employer au moins sept personnes dès le départ. Ce n'est qu'en 1984 que les coopératives ont pu être créées avec deux salariés minimum. La possibilité offerte aux entreprises de petite taille de choisir le statut coopératif pour se développer a été tardive.

Mais, depuis quelques années, nous observons une démocratisation de ce statut. Celui-ci est mieux connu et mieux compris. Il correspond aussi aux attentes de personnes qui cherchent à monter des entreprises dans lesquelles sont intégrées collaboration et gouvernance participative.

Est-ce que l'entrepreneuriat en coopérative est en augmentation dans la région ?

L'ex-région Midi-Pyrénées est une des plus dynamiques en terme de création de coopératives. Et nous avons le taux de progression le plus fort. Mais nous sommes la troisième région pour le nombre de structures, après l'Ile-de-France et Rhône-Alpes.

Nous avons créé 29 coopératives en 2016. Nous constatons cet important rythme de création depuis trois ou quatre ans.

À l'heure où nombre de nos concitoyens s'inquiètent des délocalisations et de la financiarisation de l'économie, est-ce que la coopérative est une forme d'entrepreneuriat alternatif ?

Oui, c'est certain. D’ailleurs nous avons senti, après la crise de 2008, une meilleure compréhension de ce que l'on pouvait proposer comme mode d'entreprendre. Les travailleurs d'une coopérative sont copropriétaires de l'entreprise, leur objectif est de maintenir, de développer et de transmettre un outil de travail. L'idée n'est pas de faire des profits au travers du capital et encore moins de délocaliser l'outil de production pour augmenter ce capital. Nous sommes non-délocalisables : nous n'avons pas encore vu des salariés décider de se délocaliser eux-mêmes !

Est-ce que l'Urscop Midi-Pyrénées prévoit de fusionner avec celle de Languedoc dans le cadre de la création de la nouvelle grande région Occitanie ?

Oui. Nous avons un projet de fusion qui interviendra fin 2017-début 2018. C'est une chose qui se prépare et qui se travaille. Mais cela va se faire tranquillement. Et nous n'avons pas voulu nous donner de calendrier trop contraignant pour que l'organisation ait le temps de se mettre en place. Cela va permettre de mutualiser des moyens et de travailler encore plus en synergie. Mais en même temps, nos adhérents sont en attente de plus de proximité. Et il faut que nos équipes soient présentes sur tous les territoires de la région.

Plus d'infos :  www.scopmidipyrenees.coop/sites/fr/unions-regionales/les-scop-midi-pyrenees/

DES SUPERMARCHÉS A PARTAGER

Créé le : 08/05/2017
Les membres du projets Breizh'i'potes, supermarché coopératif de Rennes

Allier consommation et collaboration : c'est ce que proposent les projets de supermarchés coopératifs qui se multiplient aux quatre coins du pays. Une idée pas si neuve, réactualisée par les attentes de citoyens en matière de bien-manger. 


Consommer « coopératif »

La Louve, premier supermarché « coopératif » français, vient d'ouvrir ses portes à Paris, dans le XVIIIe arrondissement. Rares sont les autres grandes villes à ne pas voir éclore de projets similaires. Des commerces appartenant à leurs clients et qui promettent de donner accès au plus grand nombre à une nourriture souvent bio et locale. 

Fruits, légumes, épicerie fraîche, boissons – souvent bio – répartis dans un local neuf de 1500 m². La Louve a ouvert son supermarché coopératif au cœur du XVIIIe arrondissement de Paris. L'établissement est le premier à voir le jour en France, après plus de six ans de travail de ses coopérateurs. Le projet a été...

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