Économie

Politique agricole commune : Changer d’approche pour construire une agriculture durable

Créé le : 04/05/2017
Pixabay

par France Nature Environnement

Alors que s’achève la consultation lancée par la Commission européenne sur la future politique agricole commune (PAC) pour 2020, FNE salue la très forte mobilisation des acteurs de la société civile sur ce sujet, au niveau national et européen. Afin de porter un message commun, plus de 300 organisations européennes, dont France Nature Environnement, se sont réunies au sein du collectif « Living Land », pour inscrire les défis environnementaux, sociaux et alimentaires au cœur de la PAC.

Les enjeux de la PAC concernent chacun d’entre nous

Pour la première fois, la société civile s’est mobilisée massivement pour faire entendre sa voix et ses préoccupations auprès de la Commission européenne. Bien que nous déplorions un cadre de réflexion trop restreint sinon étriqué, cette consultation a été l’occasion d’alerter l’opinion publique sur les enjeux liés à la PAC. Si les agriculteurs sont les premiers concernés par cette politique, les enjeux alimentaires, environnementaux et sociétaux ne peuvent plus être négligés comme ils l’ont été dans la PAC actuelle.

Changer d’approche pour construire une agriculture durable

Il est crucial que la nouvelle PAC promeuve une agriculture diversifiée, respectueuse de l’environnement et liée au terroir. Son objectif premier doit être une production alimentaire durable, produisant une forte valeur ajoutée équitablement répartie entre les acteurs. Cette PAC doit devenir lisible par les citoyens et les consommateurs en visant des résultats bien identifiables. Elle permettra de valoriser nos richesses patrimoniales : paysages, biodiversité et productions alimentaires de qualité.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission agriculture de FNE : « La politique agricole a un impact bien plus large que la sphère agricole. Elle influence la qualité de notre eau, de notre air mais aussi la déforestation en Amérique du Sud. Sa réforme, pour une transition vers un modèle agroécologique, aura des conséquences fortes sur la qualité de vie de chacun d’entre nous. Il faut donc que l’ensemble des acteurs, professionnels et associatifs, soit associé aux réflexions qui construiront la PAC de demain. » 

Rémunérer les prestations d’intérêt général de l’agriculture

FNE demande que la PAC s’affranchisse du système existant à deux piliers qui n’est plus efficace. Il paraît essentiel de passer du principe d’aide au revenu des agriculteurs au principe de rémunération de services d’intérêt général à la fois pour ne plus placer les agriculteurs dans une position de dépendance et pour légitimer la PAC.

Pour Jean-Claude Bevillard, pilote du réseau agriculture de France nature environnement : « Nous sommes face à une situation de crises multiples : faillite économique d’une partie de l’agriculture, impacts très négatifs des systèmes agricoles productivistes sur la qualité des sols, de l’air et de la biodiversité. Il faut que nous parvenions à prendre le virage de l’agro-écologie. Pour cela, la PAC est un outil puissant. Nous devons nous mobiliser pour que cette transition devienne une réalité. »

PRÉSIDENTIELLE : LES ENTREPRENEURS SOCIAUX FONT DES PROPOSITIONS AUX CANDIDATS

Créé le : 21/04/2017
Crédits : Elodie Quatresous

Par Gaëlle Rony

Le 9 mars dernier, le Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) présentait aux candidats des propositions pour promouvoir l'ESS. Retour sur la table-ronde.

« Créer un poste en insertion comme le fait Acta Vista (association spécialisée dans l’insertion et la formation professionnelles par des chantiers de restauration de monuments historiques, NDLR) permet d’éviter des coûts et fait gagner à la société entre 6 800 à 10 000€. Les entrepreneurs sociaux ont donc des propositions concrètes à vous faire pour réconcilier performance économique, justice sociale et protection environnementale. » Le 9 mars dernier, Jonathan Jérémiasz, président du Mouves, a introduit les idées phares de ce mouvement d’entrepreneurs sociaux devant les porte-paroles de quatre candidats à l’élection présidentielle (B. Hamon, E. Macron, F. Fillon, J.-L. Mélenchon). 

1 milliard d'euros sur 5 ans 

La première d’entre elles consiste à injecter 1 milliard d’euros sur 5 ans pour des projets à fort impact social quand ils démarrent, autrement dit, durant une phase délicate et fertile en innovation. Ce fonds pourrait être financé par des Fonds en déshérence gérés par la Caisse des dépôts. Ensuite, pour les territoires où les idées existent sans pour autant aboutir – comme souvent dans le milieu rural –, le Mouves veut lancer « un dispositif catalysateur » étalé sur 2 ans. Il inclut des ateliers de créativité croisant les différents types d'acteurs locaux et un accompagnement pour accélérer la concrétisation de projets. Troisième proposition : les pouvoirs publics devraient intégrer des clauses sociales et environnementales à leurs commandes, par exemple lors d’un appel d’offres pour un marché public. L’ESS augmenterait ainsi rapidement son chiffre d’affaires et les grandes entreprises seraient contraintes de renforcer leur politique de RSE. La dernière mesure proposée par le Mouves est plus technique mais néanmoins indispensable : elle vise à revoir le dispositif fiscal et juridique actuel qui oppose encore organisme d’intérêt général et logique entrepreneuriale, fut-elle à impact social.

Plus d'infos : www.mouves.org

PRÉSIDENTIELLE : QUE SOUHAITENT LES CANDIDATS POUR L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ?

Créé le : 16/04/2017

L'ESS (Économie sociale et solidaire) est en pleine croissance. Le secteur emploie en effet plus de 10 % des salariés en France. Et, depuis 2000, l'emploi privé dans l'ESS a progressé de 24% alors qu'il n'a augmenté que de 4,5% dans le secteur privé classique. À quelques jours du premier tour de la présidentielle, Sans Transition ! a choisi d'interroger les candidats sur leur vision de l'ESS… Six ont répondu. Bilan.

 


À la question ouverte « Pour vous, qu'est-ce que l’Économie sociale et solidaire ? Souhaiteriez-vous prendre des engagements pour son développement ? Si oui, lequels ? », six des onze candidats nous ont répondu. La consigne étant pour eux de proposer une tribune de 1500 signes environ. Certains ont joué le jeu, d'autres ont largement dépassé l'encombrement prévu.
Sans Transition ! a aussi proposé aux candidats de répondre à un questionnaire sur le même thème. Encore une fois, certains se sont pliés aux règles des réponses par « pour »« contre » ou « je n'ai pas d'avis tranché » quand d'autres ont ajouté des commentaires ou d'autres encore n'ont  pas souhaité y répondre. Compte-rendu.

Nathalie Arthaud :

« En tant que communiste, je suis convaincue que l'avenir n'appartient pas au capitalisme, mais à une planification de l'économie sur la base de la propriété collective et sous le contrôle des travailleurs. Toutes les initiatives qui, dès aujourd'hui, font la démonstration de la supériorité du collectivisme ont donc ma sympathie. Mais ce qui est regroupé sous l'étiquette « ESS » est si disparate que je ne saurai, en général, prétendre que je la soutiens. Je vois évidemment d'un bon œil les coopératives ouvrières par lesquelles des travailleurs licenciés essaient de préserver leur emploi, ou encore les associations par lesquelles des petits producteurs tentent de s'assurer un gagne-pain, en marge des réseaux de la grande distribution. Mais combien de coopératives ou de mutuelles, prétendument à but non-lucratif, sont devenues de véritables machines à faire de l'argent ? Les fondations qui permettent aux grandes fortunes de se mettre à l'abri des impôts sont un autre exemple du visage le moins reluisant de l'ESS. Des grèves récentes dans le secteur de l'ESS ont mis en évidence le fait que, malgré ses prétentions, il n'échappe pas à la logique dominante du profit, et que ses salariés, comme tous les autres, ont à se regrouper pour faire respecter leurs droits. 

La candidate de Lutte Ouvrière n'a pas souhaité pas souhaité répondre au questionnaire. Sa justification ? 

« Il est difficile pour moi de répondre à vos questions par un simple OUI ou un simple NON. Mais cela ne veut pas dire que je n'ai « pas d'avis tranché » sur vos questions, et je peux en deux mots vous donner mon point de vue, qui découle de ce que j'explique ci-dessus.

Sur la fiscalité, je suis contre les cadeaux aux entreprises privées, même celles qui s'affichent « RSE ». Dans le cadre du capitalisme, se prétendre « social » ou « écologique », c'est une méthode patronale commode pour faire croire que l'exploitation de l'homme par l'homme a disparu. Le CICE ne doit pas être transformé en baisse de « charges sociales », mais être remboursé à la collectivité par tous les patrons qui l'ont empoché. Il est d'ailleurs choquant que vous repreniez le terme de « charges sociales » affectionné par le Medef ou la CGPME pour parler de ce qui est en fait du salaire différé.

Pour ce qui est de valoriser la « démocratie participative » dans les entreprises, c'est en général de la poudre aux yeux. Les « groupes de travail » ne servent qu'à faire croire aux salariés que leur avis est pris en compte, quand le pouvoir reste en dernier ressort aux actionnaires. La démocratie sociale ne saurait exister tant que les moyens de production seront dans les mains de la minorité capitaliste. L'amélioration de la « qualité de la vie au travail » ne passe donc pas par un meilleur « dialogue social », avec un patronat qui n'a jamais « dialogué » que sous la pression des grèves, mais par un accroissement des droits des travailleurs, par leur contrôle sur les rouages de l’économie, par la transparence des comptes des entreprises, par l’abolition du secret industriel, commercial et bancaire, la levée du secret bancaire et du secret des affaires que le patronat défend bec et ongles parce qu’ils lui permettent de travestir la réalité ou de cacher aux travailleurs des décisions qui menacent leur avenir, des agissements contraires à l’intérêt des populations ou de l’environnement. »

 

Nicolas Dupont-Aignan :

« L’ESS rassemble les entreprises qui cherchent à concilier solidarité, performances économiques et utilité sociale. Acteur économique de poids, l'ESS représente 10 % du PIB, 10,3 % du total des emplois en France et 13,8% de l’emploi privé. Ce secteur compte environ 200 000 entreprises et structures et 2,38 millions de salariés.
L’économie sociale et solidaire est porteuse d’espoir pour les jeunes Français. De vraies possibilités de carrière s’ouvrent pour les jeunes au travers d’une grande diversité de métiers dans des entreprises innovantes dans de nombreux domaines comme les énergies renouvelables, la recherche médicale, l’agriculture biologique et les circuits courts, la finance solidaire.
L’économie sociale et solidaire permet de créer des emplois emplois durables et non délocalisables autour de projets au service du développement économique et social des territoires. Il s’agit d’une économie du quotidien: clubs de sport, écoles d'arts (danse, musique, théâtre...), mutuelles, crèches et accueil de jeunes enfants, banques, assurance, établissements de soins, commerces, etc. L’économie sociale et solidaire offre aussi à notre pays une capacité de résistance à la crise économique : entre 2008 et 2013, l’ESS est restée créatrice d’emplois : le nombre d’emplois a augmenté de 4,5% dans le secteur privé hors ESS entre 2000 et 2013, il a augmenté de 24% dans l’ESS.
Il faut assurer la relève des salariés partant à la retraite. En 2013, 30,1% des salariés de l’ESS ont 50 ans et plus (26,9 % sur l’ensemble de l’économie française), 100 000 départs dès 2017, plus de 700 000 d’ici 2025. Nous devons prévoir les difficultés de recrutement, liées pour certains postes aux conditions de travail peu attractives ainsi qu’aux pertes de savoir-faire et de compétence.
Pour affronter cette difficulté, nous devons renforcer l’attractivité de l’emploi : travailler à l’amélioration des conditions d’emploi (salaires, temps de travail, contrats) en particulier pour les secteurs de l’action sociale et de la santé. Améliorer la formation est aussi nécessaire, nous devons faire monter les niveaux de compétence pour remplacer les départs à la retraite et adapter les formations initiales et la formation continue aux besoins de l’ESS. La communication doit être affermie, il est nécessaire de mieux informer sur les postes libérés par les départs à la retraite ; rendre les opportunités d’emplois de l’ESS plus visibles pour tous les publics. La question de l’équilibre des territoires est au cœur des enjeux de l’ESS : l’ancrage local des entreprises de l’ESS est indéniablement une force, il peut être une contrainte lorsqu’il s’agit de recruter des nouveaux salariés, dans des territoires isolés et/ou peu attractifs.
Afin de renforcer l’économie sociale et solidaire je propose des mesures concrètes. Il est impératif de soutenir cette activité et de mieux communiquer :
- Supprimer les cotisations patronales sur les salaires des employés à domicile ;
- Mettre en place, au niveau des chambres de commerce et d’industrie, un guichet unique destiné à aider les ESS dans leurs démarches RH et administratives en leur fournissant des appuis juridiques pour l’ensemble des questions liées à leurs activités (mise à disposition d’avocats fiscalistes, en droit du travail, dispositifs de formation) ;
- Faciliter les clauses d’insertion des ESS dans les marchés publics ;
- Orchestrer des campagnes de communication autour des entreprises sociales et solidaires et de leurs opportunités d’emplois.

Il faut aussi faciliter le financement des entreprises de l’économie sociale et solidaire :

- Permettre de déduire 100% de l’ISF pour des investissements dans les entreprises sociales et solidaires
- Clarifier et harmoniser les règles en matière de collecte de fonds et accélérer la dynamique du financement participatif
- Favoriser les structures permettant aux épargnants de choisir la destination de leur argent parmi une sélection d’entrepreneurs à fort impact social.

Réponse au questionnaire : 

 

Pour

Contre

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question

Consolider la loi Economie sociale et solidaire de juillet 2014.

Pour

 

 

Privilégier l'attribution des marchés publics aux entreprises de l'ESS.

Pour

 

 

Favoriser fiscalement les entreprises engagées dans une démarche sociale et environnementale (RSE), œuvrant pour la transition écologique et l'économie circulaire par exemple.

Pour

 

 

Récompenser, parmi les start up, celles qui intègrent une démarche éthique/participative / RSE et/ou une gouvernance ESS.

Pour

 

 

Valoriser le collectif dans la gouvernance des entreprises et donc la démocratie participative.

Pour

 

 

Favoriser un meilleur dialogue social dans les entreprises et encourager les actions pour une meilleure qualité de vie au travail.

Pour

 

 

Promouvoir l'innovation sociale au même titre que l'innovation technologique.

Pour

 

 

Créer une TVA réduite pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

 

 

pas d'avis tranché

Transformer le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) en baisse de charges sociales pour les entreprises, dont celles de l'ESS.

Pour

 

 

Inciter la reprise d'entreprises saines par les salariés (en coopérative notamment).

Pour

 

 

Faire connaître davantage
l'ESS dans les établissements scolaires (collèges, lycées),
dont les grandes écoles et l'université.

Pour

 

 

 


François Fillon : 

« L’Économie sociale et solidaire : un enjeu de cohésion. »
« L’ESS en France présente des caractéristiques originales liées à deux choses : ses activités à but non lucratif ou à lucrativité encadrée et ses finalités d’intérêt collectif, qui sont à mes yeux essentielles pour construire une société française plus inclusive et solidaire. Je considère que l’ESS doit être pleinement intégrée dans les réflexions et débats qui conduisent à la définition et à la mise en œuvre des politiques publiques, en particulier pour les politiques sociales et environnementales, ainsi que pour celles qui visent à encourager l’innovation sociale. Il est donc nécessaire de reprendre les propositions du rapport Vercamer de 2010, en particulier pour sa reconnaissance à travers son rattachement à Bercy et sa représentation accrue dans les instances de dialogue.
L’ESS est un secteur à part entière de l’économie française, avec 10,5% de l'emploi et 10% du PIB. Dans le respect de sa spécificité, elle devra être concernée directement et immédiatement par les mesures que j’ai proposées aux Français en vue de libérer les forces productives dans notre pays : allègement des charges fiscales et sociales des entreprises, allègement et suppressions de normes et contraintes inutiles.
Enfin, mon programme prévoit explicitement de renforcer la coopération entre la puissance publique, y compris dans les territoires, et les structures de l’ESS, sur le principe de conventions partenariales pluriannuelles. Il est indispensable en effet que les acteurs du lien social en France soient à même de mieux se projeter dans l’action. C’est là une part majeure de la cohésion du pays qui est en jeu. »

La candidat des Républicains n'a pas souhaité pas souhaité répondre au questionnaire. Sa justification ? 

« Nous ne répondons pas aux questionnaires à choix multiples qui sont pratiques mais qui contraignent parfois un peu trop notre démarche, notre pensée, notre méthode, fondées sur la liberté, le dialogue et la concertation. »


Benoît Hamon :

« L’ESS est pour moi l’économie de demain. Face aux grands défis à venir, qu’ils’agisse du changement climatique, du vieillissement de la population ou encore du délitement du lien social, elle est seule capable d’offrir des solutions innovantes et accessibles à tous. Injustement méconnue, l’ESS est pourtant un gisement de valeur dans tous les sens du terme : économique avec 10% du PIB, d’activité avec 1 emploi sur 8 et d’engagement avec plus de 13 millions de bénévoles. Ce sont ses acteurs et leurs engagements que j’ai voulu faire connaître et reconnaître dans la loi ESS du 31 juillet 2014. C’est enfin, une économie politique où la démocratie ne s’arrête pas aux portes de l’atelier. Elle redonne du pouvoir aux gens car dans l’ESS chaque voix compte, qu’on soit actionnaire ou salarié. L’ESS a été au coeur de mon engagement politique et ses valeurs nourrissent aujourd’hui mon programme présidentiel. Il s’agira d’abord d’accélérer son développement par la commande publique, grâce à un « SocialBusiness Act », mais aussi d’en faire un levier majeur du développement des territoires, à travers la mobilisation de fonds citoyens d’innovation sociale. J’ai aussi la conviction que l’ESS s’affirmera comme une économie de transformation : elle doit contribuer au renouvellement des politiques publiques en permettant d’atteindre « zéro pauvreté », mais aussi polliniser l’économie, notamment par l’émergence d’entreprises de l’économie collaborative et coopérative. »

Réponse au questionnaire :

 

 

Pour

Contre

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question

Consolider la loi Economie sociale et solidaire de juillet 2014.

Pour

 

 

Privilégier l'attribution des marchés publics aux entreprises de l'ESS.

Pour

 

 

Favoriser fiscalement les entreprises engagées dans une démarche sociale et environnementale (RSE), œuvrant pour la transition écologique et l'économie circulaire par exemple.

Pour

 

 

Récompenser, parmi les start up, celles qui intègrent une démarche éthique/participative / RSE et/ou une gouvernance ESS.

Pour

 

 

Valoriser le collectif dans la gouvernance des entreprises et donc la démocratie participative.

Pour

 

 

Favoriser un meilleur dialogue social dans les entreprises et encourager les actions pour une meilleure qualité de vie au travail.

Pour

 

 

Promouvoir l'innovation sociale au même titre que l'innovation technologique.

Pour

 

 

Créer une TVA réduite pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

 

 

Je n'ai pas d'avis tranché

Transformer le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) en baisse de charges sociales pour les entreprises, dont celles de l'ESS.

Pour

 

 

Inciter la reprise d'entreprises saines par les salariés (en coopérative notamment).

Pour

 

 

Faire connaître davantage
l'ESS dans les établissements scolaires (collèges, lycées),
dont les grandes écoles et l'université.

Pour

 

 

 


Jean-Luc Mélenchon :

« L'économie sociale et solidaire est la préfiguration d'une alternative au capitalisme et au productivisme. Le pouvoir aux citoyens dans l’entreprise, dans les associations et sur les territoires, doit servir des productions utiles, qui répondent aux besoins des populations, et respectueuses de la Planète. La socialisation des entreprises répond à cette exigence de pouvoir de décision des citoyens à la fois comme travailleurs et usagers.
Dans la VIe République, nous voulons restaurer le pouvoir de l'initiative populaire que porte historiquement l'économie sociale et solidaire. Associations d'éducation populaire, régies de quartier, Amap, recycleries, habitat coopératif, coopératives de consommation autogérées... nous favoriserons une articulation intelligente entre le pouvoir public et toutes ces alternatives concrètes qui dessinent le chemin de la transition.
À l'heure de l'urgence écologique, il est aussi important de réhabiliter le droit d'usage face à la propriété privée exclusive par de nouveaux modes de gestion commune.
Les SCOP, sociétés coopératives et participatives, représentent aujourd’hui la pointe avancée de l’ambition démocratique dans le monde de l’entreprise. Sur le mode « Une personne égale une voix », elles garantissent aux salariés le droit de décider collectivement des orientations et du mode de fonctionnement de l’entreprise. Les SCIC, sociétés coopératives d’intérêt collectif, dessinent un nouveau modèle économique qui associe, non seulement les salariés, mais aussi les usagers et clients, les collectivités publiques et d’autres partenaires. »

Réponse au questionnaire :

 

Pour

Contre   

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question

Consolider la loi Economie sociale et solidaire de juillet 2014.

Pour
En particulier en instituant un véritable droit de préemption des salariés pour la reprise en coopérative et en précisant plus dans la loi les conditions de fonctionnement démocratique des structures de l'ESS.

X

 

Privilégier l'attribution des marchés publics aux entreprises de l'ESS.

Pour

Notamment par l'intégration de clauses sociales et environnementales et de statut dans les appels d'offre publics.

 

 

Favoriser fiscalement les entreprises engagées dans une démarche sociale et environnementale (RSE), œuvrant pour la transition écologique et l'économie circulaire par exemple.

Oui la RSE étant le minimum « syndical » !

 

 

 

Récompenser, parmi les start up, celles qui intègrent une démarche éthique/participative / RSE et/ou une gouvernance ESS.

Pour

Oui encore plus si elles se transforment en SCOP.

 

 

Valoriser le collectif dans la gouvernance des entreprises et donc la démocratie participative.

Pour

 

 

Favoriser un meilleur dialogue social dans les entreprises et encourager les actions pour une meilleure qualité de vie au travail.

Pour

 

 

Promouvoir l'innovation sociale au même titre que l'innovation technologique.

Pour

 

 

Créer une TVA réduite pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

Pour

 

 

Transformer le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) en baisse de charges sociales pour les entreprises, dont celles de l'ESS.

 

 

Je n'ai pas d'avis tranché

Inciter la reprise d'entreprises saines par les salariés (en coopérative notamment).

Pour

cf plus haut

 

 

Faire connaître davantage
l'ESS dans les établissements scolaires (collèges, lycées),
dont les grandes écoles et l'université.

Pour

 

 

 

 


Philippe Poutou :

« Si les mots ont un sens, l’économie sociale et solidaire devrait être une économie débarrassée de la logique de la recherche du profit maximum. Mais le NPA ne croit pas à une organisation économique où coexisteraient deux secteurs : un secteur dominant capitaliste et un secteur minoritaire qui tenterait de faire vivre d’autres valeurs. Ce second secteur serait contraint de faire de plus en plus la « part du feu » pour accéder aux financements, aux rayons des distributeurs, réduire ses coûts, etc.
La création des coopératives, associations, mutuelles a correspondu à l’origine à une volonté positive de recherche de modes d’organisation alternatifs mais les formes juridiques ne sont pas une garantie à la longue, y compris sur la qualité des rapports aux parties-prenantes (cf. les relations de certaines grandes coopératives avec les agriculteurs qui les approvisionnent) ou sur la gestion des salariés. Par contre, dans une économie où les grands intérêts capitalistes auraient été expropriés, il y aurait certainement une place pour des initiatives coopératives et associatives. Le socialisme ne doit pas être synonyme d’uniformité et de refus des initiatives des travailleurs/ses, des consommateurs/trices, etc. »

Réponse au questionnaire :

 

Pour

Contre

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question

Consolider la loi Economie sociale et solidaire de juillet 2014.

 

 

Les dispositions de la loi sont trop diverses pour une réponse globale

Privilégier l'attribution des marchés publics aux entreprises de l'ESS.

Oui, au niveau local, sous réserve d’une observation scrupuleuse du droit social

 

 

Favoriser fiscalement les entreprises engagées dans une démarche sociale et environnementale (RSE), œuvrant pour la transition écologique et l'économie circulaire par exemple.

 

Non

 

Récompenser, parmi les start up, celles qui intègrent une démarche éthique/participative / RSE et/ou une gouvernance ESS.

 

Non

 

Valoriser le collectif dans la gouvernance des entreprises et donc la démocratie participative.

Oui, mais cela passe par des réformes législatives et d’autres comportements des dirigeants, notamment quant au respect des syndicats

 

 

Favoriser un meilleur dialogue social dans les entreprises et encourager les actions pour une meilleure qualité de vie au travail.

 

 

La santé au travail (expression que je préfère à la qualité de vie) est aussi lié à la fin de la course à la productivité, à un renforcement de la médecine du travail, etc.

Promouvoir l'innovation sociale au même titre que l'innovation technologique.

 

Il y a des bonnes et de catastrophiques innovations sociales : l’« ubersation », par exemple.

 

Créer une TVA réduite pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

 

Non

 

Transformer le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) en baisse de charges sociales pour les entreprises, dont celles de l'ESS.

 

Non ; il faut supprimer

le CICE.

 

Inciter la reprise d'entreprises saines par les salariés (en coopérative notamment).

 

Cette formulation (entreprises « saines ») ne convient pas : au regard de quels critères ?

 

Faire connaître davantage
l'ESS dans les établissements scolaires (collèges, lycées),
dont les grandes écoles et l'université.

 

 

Une réforme globale de l’enseignement du management et de l’économie est nécessaire.

 

 

 

 

 

 

TRIBUNE - NE PLUS CONFONDRE … (Partie 2) POUR CONSTRUIRE AU LIEU DE SUBIR

Créé le : 31/03/2017

Par Aymeric Jung 

Aymerci Jung est membre de Sustainable Finance Geneva. Il est aussi co- fondateur de Slow Money Francophone, structure qui soutient l’investissement direct dans les dispositifs de productions agricoles en circuits-courts. Il nous livre dans ce texte la suite de ses réflexions (initialiement publiées sur son blog) sur les enjeux économiques, démocratiques et écologiques auxquels nos sociétés sont confrontées. 

Tout d’abord merci pour les nombreuses réactions au blog précédent, aussi bien sur la durabilité que la spiritualité. J’aimerais partager la suite de mes réflexions, celles qui m’aident à remettre de la mesure dans la démesure et à construire le long terme plutôt que de réagir à court terme. 2017 continue à nous étonner et je lui trouve une résonance très particulière ; cela pourrait nous amener le meilleur comme le pire. Ce sont les 10 ans de la crise financière des subprimes qui bouleversa notre économie nécessitant une transition vers plus de justice et de conscience environnementale ; c’est également le centenaire de la naissance de JFK, de l’entrée en guerre des Etats-Unis et de la révolution Bolchévique. Chacun individuellement au cours de l’année va prendre des décisions, mener des actions, et compte tenu de l’accélération que nous vivons, elles se répercuteront très vite collectivement, pour le bien de tous ; ou pas. 
 

Ne plus confondre Election et Réaction

 
Comment peut-on encore prendre la responsabilité de voter sans mesurer avec soin les conséquences ? La libre expression existe dans la plupart des pays, donc oui pour des coups de gueule et des actions démonstratives, mais de grâce, pas de vote sanction au lendemain duquel l’inconscience collective serévèle bien supérieure à la somme des colères individuelles.
 

Ne plus confondre Efficience et Efficacité

 
L’efficacité permet d’obtenir un résultat indépendamment des moyens mis en oeuvre là où l’efficience cherche l’optimisation des ressources utilisées. Il faudrait donc repenser l’efficience avec les externalités négatives d’un mode de production. L’agriculture industrielle s’est montrée efficace pour gérer l’après 2nde guerre mondiale, mais elle n’est pas efficiente compte tenu du nombre de calories dépensées (produitschimiques, transport) pour produire une calorie de nourriture. C’est un rapport de 1 à 10 à la ferme et de 1 à 40 dans l’assiette. A cela il faut ajouter une consommation d’eau délirante, l’épuisement des sols, pollution et perte debiodiversité. Sur le pétrole, là où l’équivalent énergétique de 1 baril permettait d’en extraire 100 dans les années 40, ce rapport est passé en-dessous de 30 (et seulement 20% à la pompe…). Enfin, un vrai enjeu pour l’Impact Investing : l’efficience énergétique. Il est illusoire selon moi de croire que dans un délai raisonnable les énergies renouvelables remplaceront les énergies fossiles et qu’Internet est la solution. C’est dans la réduction de nos besoins énergétique que se trouve l’efficience. Déjà mentionné dans ce blog, je rappelle que la consommation énergétique Internet double tous les 4 ans et qu’en 2030 ses besoins seront l’équivalent de la consommation énergétique mondiale de 2008. 
 

Ne plus confondre Economie Circulaire et Recyclage

 
Pour des raisons logistiques mais aussi environnementales, il est admis que l’économie linéaire, qui consiste à extraire des matières premières, les transformer puis cumuler des déchets, est catastrophique. Cependant, je pense qu’il est temps de dépasser le recyclage. Certes efficace au siècle passé, il n’est pas efficient. Recycler un déchet demande du transport, de l’énergie et à nouveau de la consommation. Mieux vaut concevoir des produits durables, d’usage, et dégradables directement chez le consommateur final. Le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit. En agriculture comme en technologie, c’est raisonner en termes d’économie régénératrice qui nous fera sortir de la crise par le haut sans passer par la case révolution, guerres et émeutes de la faim. 
 

Ne plus confondre Bio et Local

 
Longtemps la Bio donnait une garantie de qualité et de soucis environnemental. Mais elle connait aussi ses propres dérives, et certes je suis satisfait de voir l’absence de chimie et de perturbateurs endocriniens dans le Bio de masse, mais où est la qualité nutritionnelle et la protection de l’environnement avec des monocultures sous serres chauffées à des milliers de km? Une fois de plus, c’est en prenant le temps de s’informer sur la qualité, les circuits courts et le soutien à la production locale que le consom’acteur fera la différence en privilégiant le bon pour l’humain et pour la planète plutôt que le greenwashing. 
 

Ne plus confondre Egaux et Ego

 
Bien sûr ici je vise en premier les responsables politiques, qui avec des discours et des promesses, assouvissent leur rêve de pouvoir. L’égalité, c’est déjà s’assurer que personne ne reste pauvre avecun salaire. C’est un des scandales majeurs de notre époque. Afin d’envisager le long terme, il faut être d’accord de payer le juste prix et rémunérer le travail de chacun sans aller toujours au moins cher. Détruire le travail n’a pas de sens à long terme si on n’arrive pas à créer les emplois de la relève (Schumpeter et sa destruction créatrice à justifier!). Un exemple inquiétant se trouve une fois de plus dans le monde agricole. Il existe 1.3 milliard de paysans. Etendre le modèle occidental, qui a moins de 5% de la population active dans l’agriculture, (contre 40% mondialement) dont beaucoup n’arrivent pas à survivre avec leur travail, demanderait la création d’ici 30 ans de plus de 3 milliards de jobs !!! 
 

Ne plus confondre Exclusion et Construction

 
Pour la finance durable, il est nécessaire de corriger les pratiques des entreprises et c’est l’exclusion de ceux qui ne respectent pas les critères responsables et de gouvernance. En Impact Investing, c’est directement soutenir les entreprises qui créent de nouveaux produits et services avec un impact social et environnemental positif. C’est bâtir l’économie qu’on souhaite au lieu de la subir, c’est la construction Bottom up au lieu des règlementations Top Down. Enfin Ne pas confondre Axe de vie et Destin. Lorsqu’on agit et pense en phase avec son être et son ressenti alors on est dans son axe. Ce n’est pas une question de prédestination mais de cohérence. C’est ce que nous pouvons percevoir dans un monde en transition et avec une finance durable qui peut redonner du bon sens à l’investissement. Ses acteurs sont de plus en plus nombreux et la Suisse y trouve une place de leadership. Je crois alors que “le hasard des rencontres n’existe pas pour ceux qui marchent sur le même chemin"

Energie citoyenne : participez à la rénovation d'une micro-centrale hydroélectrique à Velaux (13)

Créé le : 28/03/2017
La centrale de la Marie-Thérèse, à Velaux (13) - DR
Le premier projet hydrolique citoyen en PACA est en passe de voir le jour. Il s’agit de la rénovation de la centrale hydraulique de la Marie-Thérèse à Velaux (13). Porté par Provence Énergie Citoyenne et accompagné par Enercoop PACA et Énergie Partagée, le projet a obtenu fin 2016 une subvention à l’investissement de 150 000 euros de la Région. Mais pour sa concrétisation, la société a besoin de soutien et cherche de nouveaux associés. À vous de jouer !
 
Plus d’infos :
 

Énergies renouvelables citoyennes : 11 organisations interpellent les candidats à l'élection présidentielle Rendez‐vous le 5 avril

Créé le : 28/03/2017
Pixabay

Par le CLER, le CNCRESS, Enercoop, Energie partagée, la Fondation Nicolas Hulot, ESS France, France Nature Environnement, Le Labo de l’ESS, 4D, le RAC et WWF

Le 5 avril, les candidats à l’élection présidentielle sont invités à s’exprimer sur le développement des énergies renouvelables citoyennes. Une rencontre à l’occasion de la publication des propositions communes portées par le CLER, le CNCRESS, Enercoop, Energie partagée, la Fondation Nicolas Hulot, ESS France, France Nature Environnement, Le Labo de l’ESS, 4D, le RAC et WWF.

La participation des citoyens et des collectivités au développement des énergies renouvelables est une condition de succès de la transition énergétique. Onze organisations de la protection de l’environnement, de l’énergie et de l’économie sociale et solidaire, rendent publiques une série de propositions et interpellent les candidats à l’élection présidentielle le 5 avril.

Les citoyens se saisissent de la transition énergétique

La dynamique de l'énergie citoyenne et participative propose un véritable changement de paradigme : de simples consommateurs, les citoyens deviennent acteurs directs de la production d'énergies renouvelables, de la transition énergétique et de la lutte contre le dérèglement climatique au sein des territoires.

Objectif : viser 15 % d'énergies renouvelables entre les mains des citoyens et des collectivités d'ici 2030

Pour amplifier ce mouvement, onze organisations de la protection de l’environnement, de l’énergie et de l’économie sociale et solidaire, rendent publique une série de propositions à l’intention des candidats à l’élection présidentielle. Et en premier lieu, en leur proposant de se doter d'un objectif volontariste de développement de l'énergie citoyenne et participative : viser 15 % des énergies renouvelables entre les mains des citoyens et collectivités à l'horizon 2030.

Ces propositions peuvent être retrouvées ici...

La société civile interpelle les candidats à l’élection le 5 avril

Les onze organisations recevront devant la presse les candidats à l’élection présidentielle ou leurs représentants pour mettre en discussion ces propositions et entendre les réactions et les propositions des candidats sur ce sujet :

Le mercredi 5 avril, de 8 h 45 à 11 h

A la péniche Le Petit Bain – 7 Port de la Gare – 75013 Paris 

Une cafétéria végétarienne, culturelle et solidaire inaugurée sur le campus de l'université Toulouse Jean Jaurès

Créé le : 20/03/2017
Photo : Curupira

La cafétéria Curupira sera inaugurée le 16 mars 2017 sur le campus de l'université Toulouse Jean Jaurès. Ce restaurant-salon de thé végétarien et culturel est portée par trois anciens étudiants du master « Nouvelle économie sociale » associés dans une société coopérative et participative (Scop). Encore une preuve concrète de la compatibilité entre entrepreneuriat et solidarité. Rencontre avec Audrey Bretaudeau, cogérante de Curupira.  

Comment est né ce projet de cafétéria bio et culturelle sur le campus ?

Le projet est né il y a trois ans. Nous étions étudiants en licence Économie sociale. L'un de mes actuels associés a lancé cette idée dans le cadre d'un devoir universitaire. L'université était alors en pleine reconstruction et nous avons étudié la possibilité d'implanter une structure de l’Économie sociale et solidaire dans les nouveaux locaux. Nous avons rencontré des personnes de l'UFR de psychologie qui cherchaient à implanter une cafeteria atypique dans leurs locaux. Nous avons alors proposé de créer sur le campus une cafet' préparant des plats végétariens élaborés avec des produits locaux et de saison.

Pourquoi proposer des produits végétariens mais pas forcément bio ?

L'idée est de pouvoir proposer un menu équilibré à un tarif « étudiant » de 5 euros. Un prix pour lequel il serait difficile de vendre de la viande de qualité. Et nous nous sommes aussi rendu compte qu'il y avait beaucoup de végétariens sur le campus et qu'aucune offre ne leur était adressée.

Concernant la qualité des produits, ils ne sont pas toujours bio mais issus de l'agriculture paysanne. Nous connaissons les producteurs et ils n'utilisent presque pas d'intrants chimiques.

Tous les jours nous proposons un repas (6,10 euros – 5 euros pour les étudiants) composé d'un plat du jour et de fruits en dessert.

Curupira est aussi un lieu « culturel » ?

Oui. La soirée d'inauguration du 16 mars va lancer notre saison culturelle. Pour commencer, nous présenterons une exposition de photos sur l'Arménie. Outre les expos, nous sommes en mesure d'organiser des petits concerts.

Vous vous qualifiez également de cafétéria « solidaire ». Pour quelle raison ?

La solidarité, nous la retrouvons à plusieurs niveaux du projets. D'abord avec les producteurs. Nous faisons travailler des paysans du territoire en les rémunérant le plus justement possible. Mais aussi avec les étudiants, en leur proposant un menu à 5 euros. Enfin, nous sommes trois associés dans la société coopérative qui porte le projet. Ce statut juridique n'est pas anodin. Nous voulions une organisation interne qui soit la moins hiérarchisée possible et où tout le monde puisse s'exprimer. Nous avons recruté une personne pour s'occuper de la cuisine. L'idéal serait qu'elle puisse nous rejoindre en tant que sociétaire de la Scop (Société coopérative et participative).

Pour finir, expliquez nous ce que signifie « Curupira » ?

C'est le nom d'une légende tirée du folklore brésilien. En langue tupi, le « curupira » est l'esprit de la forêt. Il protège cette dernière de ceux qui en abusent : ceux qui coupent plus de bois qu'ils n'en ont besoin, ceux qui chassent à l'excès... Curupira a les pieds à l'envers. Donc, lorsqu'on le traque, on se trompe toujours de sens. D'où notre baseline : « Curupira, la culture du sens ».  

Chronique radio Laser - Peut-on se passer des banques ?

Créé le : 13/03/2017
Pixabay

Demain, la fin des banques ? Tel était, le mois dernier, le thème de la chronique qu'anime Sans Transition ! Bretagne sur Radio Laser. En lien avec le dossier que nous avons consacré au sujet dans le numéro 3 de Sans Transition !, notre journaliste, Virginie Jourdan, s'est demandée si nous avons aujourd'hui les moyens de nous passer des banques ? 

A lire : www.sans-transition-magazine.info/economie/dossier-demain-la-fin-des-banques

Huit jeunes condamnés pour s’être logés dans un immeuble abandonné par une propriétaire millionnaire, rue de Sèvres à Paris : Jeudi-Noir interpelle les candidats à la présidentielle

Créé le : 10/03/2017
Jeudi Noir

Par le collectif Jeudi Noir

Souvenez-vous, c’était en 2009, un immeuble entier abandonné depuis plus de sept ans en face du Bon Marché. Huit étudiants fauchés s’y sont abrités pendant quelques mois avant d’en être expulsés. Depuis, la propriétaire des lieux, millionnaire, les a fait condamner à plus de 80 000 €, elle a saisi leurs comptes bancaires, et continue à les poursuivre devant la justice pour obtenir encore davantage.

Un nouveau procès aura lieu jeudi 16 mars 2017 à la Cour d’appel de Paris, après l’annulation d’un précédent jugement par la Cour de Cassation. La propriétaire réclame 250 000 € d’indemnités. Et depuis l’expulsion des occupants, l’immeuble reste vide, de même qu’un hôtel particulier appartenant à la même propriétaire à Neuilly, abandonné lui depuis 32 ans.

Le collectif Jeudi-Noir interpelle les candidats à l’élection présidentielle sur le problème des logements vacants et appelle à un rassemblement

Jeudi 16 Mars 2017 à 12h

devant l’immeuble du 69 rue de Sèvres 75006 Paris

A 14h les habitants et les membres du collectif Jeudi-Noir se rendront à l’audience à la Cour d’appel de Paris.

Nous nous joindrons ensuite au rassemblement organisé en fin d’après-midi au canal Saint-Martin par le Collectif des Associations Unies contre le mal-logement.

Le Collectif Jeudi Noir réclame une politique du logement garantissant à chacun l'accès à un logement digne, la taxation de tous les immeubles vides (bureaux comme logements), l’application de la loi de réquisition des logements vides et l’interdiction des expulsions sans relogement. Les candidats à l’élection présidentielle sont-ils prêts à s’engager sur ces points ?

Résumé des épisodes précédents:

Voila un immeuble abandonné depuis 15 ans qui rapporte gros à sa propriétaire. En entrant dans les lieux alors vides depuis 7 ans, les huit étudiants en galère avaient proposé à la propriétaire de lui payer une redevance. Mais celle-ci a préféré les assigner en justice et est parvenue à les voir condamner à lui verser dans un premier temps 80 000€.

Après leur expulsion en 2009, les jeunes galériens pensaient pouvoir trouver un arrangement pour mettre fin au massacre : ce n’était de toute façon pas leurs Livrets A à sec qui pouvaient solder l’ardoise. Mais la propriétaire a préféré leur réclamer, toujours devant les tribunaux, la bagatelle de 250 000€, toujours sans apporter la moindre justification à son refus de louer ou de vendre son immeuble.

Les médiations tentées par Martin Hirsch, par le député UMP Etienne Pinte, par Bertrand Delanoë et même par Monseigneur Gaillot se sont toutes heurtées à un niet ferme de la part de la propriétaire.

Alors qu’on s’attendait à ce que le temps rende de plus en plus insupportable le fait de garder vide cet immeuble dans un des quartiers les plus tendus de Paris, une décision de la Cour de Cassation a relancé le débat sur le montant de l’indemnisation du préjudice de la propriétaire de l’immeuble laissé à l’abandon.

Cette propriétaire n’est pourtant pas dans le besoin, puisqu’elle possède de nombreux bien immobiliers, dont un hôtel particulier à Neuilly sur Seine, d’une valeur de plusieurs millions d’euros, abandonné lui depuis… 32 ans !

Bien sûr cette situation est révoltante, et il ne faut pas laisser ces huit jeunes seuls face à une dette exorbitante. Mais au-delà de ce cas extrême, une victoire de la propriétaire dans le procès à venir serait préjudiciable à tous les mal-logés, qui se verraient menacés par cette jurisprudence d’être endettés à vie même quand les propriétaires ne font rigoureusement rien de leur bien.

Le procès du 16 mars doit être celui de la victoire du bon sens. Pour y parvenir, les huit ex-occupants de la rue de Sèvres ont besoin de notre soutien pour faire face à leurs frais d’avocats. Jeudi Noir a donc ouvert une cagnotte où vous pouvez contribuer à la hauteur de votre indignation :

https://www.helloasso.com/associations/ensemble-soutenons-les-precaires/collectes/cassation-rue-de-sevres (également accessible depuis la page facebook de Jeudi Noir : www.facebook.com/Jeudi.Noir)

 

FERMES URBAINES : une solution alimentaire d’avenir ?

Créé le : 07/03/2017
Entretien des plantes dans la Ferme urbaine lyonnaise (FUL) - FD

Produits abondants, sains, disponibles en toutes saisons et en circuit-court : l'agriculture urbaine « hors-sol » promet de satisfaire nombre d'attentes des consommateurs. Alors que plusieurs projets de « fermes » sont à l'étude ou en cours de réalisation en région, focus sur ce mode de production mêlant techniques ultramodernes et expérimentations. Et qui soulève des questionnements environnementaux…


ENQUÊTE - Agriculture urbaine : de l'utopie à la réalité

Produits abondants, sains, disponibles en toutes saisons et en circuit-court : l'agriculture urbaine « hors-sol » promet de satisfaire nombre d'attentes des consommateurs. Alors que plusieurs projets de « fermes » sont à l'étude ou en cours de réalisation en région, focus sur ce mode de production mêlant techniques ultramodernes et expérimentations. Et qui soulève des questionnements environnementaux…

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