Écologie

NDDL : des expulsions qui annonceraient le pire

Créé le : 11/01/2016

Par France Nature EnvironnementBretagne VivanteLPOMayenne Nature EnvironnementSOS Loire Vivante 

Le jugement portant sur les arrêtés d’expulsion des occupants du site de Notre Dame des Landes devrait être rendu le 13 janvier. Aussi des expulsions pourraient intervenir dès le 14. La manifestation pacifique du samedi 9 janvier, que nous soutenons, tient à dénoncer tant la méthode que le projet de nouvel aéroport lui-même.

Un projet déloyal et illégal

Le 12 décembre 2015, François Hollande déclarait au Bourget que « la France mettra tout en œuvre non seulement pour appliquer l’Accord » de la COP 21, « mais pour accélérer le mouvement ». Moins d’un mois plus tard, c’est à une accélération totalement contradictoire avec cette déclaration que l’on assiste : celle de la réalisation annoncée de l’aéroport nuisible et inutile de Notre-Dame-des-Landes, qui alourdira le bilan carbone de la France ainsi que les impôts locaux des habitants du Grand Ouest pour de nombreuses années.

Le démarrage des travaux de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes serait, par ailleurs, contradictoire avec l’engagement du Président de la République d’attendre l’épuisement des recours que nous avons lancés devant la Justice contre le projet : le résultat des appels formulés est toujours attendu. Il serait également illégal puisque plusieurs autorisations de destruction d’espèces protégées sont toujours manquantes.

Un projet ruineux

Nous rappelons qu’en plus de présenter un bilan environnemental catastrophique (eau, biodiversité, carbone…), ce nouvel aéroport n’apporterait strictement rien à l’économie, au contraire même  : payé en grande partie par les impôts de chaque citoyen pour un coût nettement supérieur à celui d’un réaménagement de l’aéroport actuel, il comportera une aérogare plus petite que ce dernier, pour faire plus de place aux espaces commerciaux… alors même que le principal argument des soutiens au projet est la saturation de l’aéroport actuel ! De plus, il nécessiterait la construction d’infrastructures d’accès particulièrement coûteuses (pont sur la Loire, nouvelles routes et voies ferrées).

« L’accord de Paris oblige la France à abandonner les réflexes d’aménagement et de mobilité des années 70 et à adopter enfin des politiques fondées sur une analyse sincère des besoins et sur l’optimisation des infrastructures existantes » estime Denez L’Hostis, Président de FNE. « La réalisation du projet de Notre-Dame-des-Landes marquerait l’obstination de la France à ne pas s’engager dans le XXIe siècle, le passé n’est pas un avenir souhaitable ».

Pour mieux comprendre la mobilisation contre ce projet d'aéroport, lire ici le résumé des 8 choses à savoir sur Notre-Dame-des-Landes.

Plus d'infos :

www.fne.asso.fr

Le Muséum national d’Histoire naturelle rend hommage à Jean-Marie Pelt

Créé le : 05/01/2016

Par le Muséum national d'Histoire naturelle

Jean-Marie Pelt (né en 1933), pharmacien et botaniste, vient de décéder dans la nuit du 23 décembre 2015. Il était l’une des grandes figures de l’écologie en France et dans le monde. Agrégé de pharmacie, il fut professeur des Universités, durant 10 ans à la faculté de pharmacie de Nancy, puis ensuite à la faculté des sciences de Metz où il enseigna alors la botanique et la physiologie végétale. Il a participé à de très nombreuses missions de terrain à l’étranger, en particulier en 1967 au Togo pour l’Institut de Recherche pour le Développement (alors ORSTOM) où il affirmera son intérêt pour les thérapeutiques traditionnelles.

Il se rendra aussi en Amazonie et en Afghanistan à plusieurs reprises et publiera de nombreux articles scientifiques consacrés à l'écologie végétale et aux pharmacopées traditionnelles. Il était président d’honneur de la Société française d'ethnopharmacologie et ces dernières années professeur honoraire de l’université Paul-Verlaine (Metz). Parallèlement, il a mené une vie d’élu local actif comme maire-adjoint de la ville de Metz où il a contribué à des restaurations urbaines majeures.

Défenseur de l'environnement

Son combat pour la défense de l’environnement fut constant : dès 1977, il écrivait : « Il paraît chaque jour plus évident que la croissance économique ne se poursuit qu’au prix d’une décroissance écologique, tout comme une tumeur cancéreuse ne s’alimente qu’au détriment de l’organisme qu’elle épuise : dans les deux cas, le bilan final est désastreux. » (dans L’Homme re-naturé, 1977, Le Seuil). Il fonde à Metz en 1971 l’Institut européen d’écologie, qu’il présidera  jusqu'à sa mort. Il s’opposera  aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et a co-fondé le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique dont il était le secrétaire général. Grand défenseur de l'agriculture biologique, il s’est beaucoup battu contre l’usage inconsidéré des pesticides. Jean-Marie Pelt était un homme qui aimait partager son savoir. Il est sorti de son laboratoire à l'occasion d'émissions et documentaires pour la télévision, comme L’Aventure des plantes, et de nombreuses interventions à la radio, ses multiples ouvrages, sur l’histoire des plantes, l’évolution, l’écologie, ou encore ses conférences. C’était un chrétien pratiquant et il a souvent abordé la question des relations science-religion.

Auteur d’une soixantaine d’ouvrages

Il écrivait en 1997 (chez Fayard) dans « Plantes en péril » : « ... elles s’éteignent dans un silence assourdissant... annonce-t-on à la télévision l’agonie ou le trépas d’une espèce végétale... ? ». C’était un homme de conviction, scientifique engagé, remarquable passeur d’idées et grand humaniste. Infatigable auteur et conférencier, il était extraordinaire  de par sa force de conviction et sa capacité à s’émerveiller, s’enthousiasmer et à s’indigner. Ce fut l’un des grands écologues français à la fois impliqué dans la science et dans la communication de la science. Auteur d’une soixantaine d’ouvrages, il a publié avec Pierre Rahbi en 2014 «  Le monde a-t-il un sens ? » (chez Flammarion). Nous perdons un valeureux compagnon de défense de nos valeurs. Le Muséum national d’Histoire naturelle lui rend un vibrant hommage et présente ses condoléances à sa famille. 

Photo : © Centre Jean-Marie Pelt

Des poissons mieux étiquetés

Créé le : 27/12/2015

Le consommateur européen risque moins de prendre du merlu pour du cabillaud. C'est la conclusion d'une étude sur les étiquetages de poissons vendus en supermarchés, poissonneries et marchés, publiée le 1er décembre 2015 dans le journal « Frontiers in Ecology and the Environment ». Cette enquête a été réalisée dans le cadre du projet scientifique européen LABELFISH, en partenariat avec différents groupes de recherche en Europe, dont le Centre Ifremer Atlantique à Nantes. « Entre 2013 et 2014, nous avons réalisé des tests génétiques sur des produits de la mer dans 19 villes européennes » souligne Véronique Verrez-Bagnis, co-auteure de l'étude et chercheure à l'Unité Biotechnologies et Ressources Marines (BRM) à l'Ifremer.

Un taux d'erreur de 4,9%

L'étude concerne les poissons les plus consommés, notamment la morue, le thon, l'églefin, la plie, la sole, l'espadon, l'anchois, le merlu et la baudroie. Des tests ADN ont été réalisés sur 1563 échantillons. Ils ont révélés que seulement 4,9% d'entre eux étaient mal étiquetés, « alors que des études réalisées 5 ans plus tôt avaient montré un taux d'erreur de 40% sur les étiquettes », précise l'Ifremer dans un communiqué. Une meilleure traçabilité attribuée à l'évolution de la législation européenne mais aussi à une plus grande sensibilisation des consommateurs. Une bonne nouvelle !

Photo © Pixabay

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Stop à l’abattage de loups !

Créé le : 24/12/2015

Le plafond de 36 loups pouvant être abattus entre juillet 2015 et juin 2016 a déjà été atteint cet hiver. L'association Cap Loup demande l'arrêt des tirs contre cet animal à la ministre de l’Écologie. En Paca, les départements dess Alpes de Haute-Provence, des Hautes-Alpes et des Alpes Maritimes sont concernés.

Le 7 décembre dernier, le collectif Cap Loup a adressé une lettre ouverte à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Le but ? Annoncer que le plafond qui autorisait l’abattage de 36 loups, de juillet 2015 à juin 2016, vient d’être atteint. C’est le 5 décembre à Valmeinier (Savoie) que le 36e a été abattu. Le problème : il est prouvé que seuls 28 loups ont été tués par l’homme. Pour les 8 autres, la cause de la mort est incertaine. « Mais nous suspectons que l’homme y soit pour quelque chose. Des analyses sont en cours pour connaître la vérité », explique Marion Fargier, juriste de l’association ASPAS (Association de Protection des Animaux Sauvages) qui est membre du collectif Cap Loup, avec 34 autres associations de protection de la nature. « Des loups sont morts percutés par une voiture. C’est notamment pour ces derniers que l’on a des doutes » ajoute la juriste. « Par le passé, il y a déjà eu des cas de loups renversés. Mais ceux-ci étaient déboussolés à cause d’un empoisonnement. Sinon l’animal ne s’approche pas des axes routiers », précise-t-elle.

Le combat continue

La lettre ouverte adressée à Ségolène Royale est pour le moment sans réponse. « Nous avons fait circuler une pétition en ligne, qui a obtenu plus de 100 000 signatures. Nous allons donc essayer de rencontrer Mme la Ministre, pour les lui remettre » explique Marion Fagier. Le collectif espère se faire entendre, d’autant plus que les éleveurs ovins sont écoutés. Ces agriculteurs qui connaissent d’importantes pertes de bétail à cause des loups, ont déjà été reçus au ministère. « Nous comprenons que c’est un problème pour eux, mais il est plus judicieux de prendre des mesures pour protéger les élevages que d’éradiquer les loups » livre Marion Fagier. L’an passé, l’arrêt ministériel fixait le nombre de loup à abattre à 24. L’espèce n’est pas plus nombreuse mais 12 loups supplémentaires ont pu être tués cette année. Le collectif va continuer à se mobiliser pour protéger l’espèce… Affaire sensible.

Plus d’infos sur www.cap-loup.fr

Photo © P-A Bourquin

COP21 : et maintenant tout commence

Créé le : 14/12/2015

Par France Nature Environnement 

A l’issue de deux semaines d’intenses négociations, les Etats réunis à Paris dans la cadre de la COP21 viennent d’adopter le premier accord universel sur le climat. S’il ne résout pas tout, il donne néanmoins quelques signaux positifs. Décryptage de FNE.

Les Etats les plus vulnérables peuvent encore espérer

En mentionnant l’objectif de limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C et de poursuivre celui de 1,5 °C, l’accord répond à la demande des pays les plus vulnérables. En effet, les rapports du GIEC prévoient la submersion de nombreux archipels du Pacifique et de nombreuses zones côtières si l’on se contente de l’objectif des 2°C.

Sans cap, aucun vent n’est favorable

L’objectif de long terme de 2°C à l’horizon 2100 nécessite un objectif intermédiaire qui donne un signal clair aux économies et aux investisseurs. On attendait de l’accord qu’il fixe ce cap. Mais la formulation retenue est complexe, alambiquée  et manque d’ambition. Elle mentionne notamment un « pic d’émission dès que possible ». Par ailleurs, il n’est aucunement fait mention des énergies fossiles dans le texte. On s’attaque à un mal sans jamais mentionner la cause.

Responsables-payeurs

Les pays riches, qui se sont développés en utilisant massivement les énergies fossiles, ont largement contribué au réchauffement climatique. Par ailleurs, ce sont les pays les plus pauvres qui subissent aujourd’hui le plus fortement les effets des changements climatiques. Ce devoir de responsabilité et de solidarité sera bien acquitté. 100 milliards de dollars par an seront versés par les pays développés avec une première révision d’ici 2023.

Plus tard, il sera trop tard

Le cadre des engagements de réduction de émissions de gaz à effet de serre des Etats est bien fixé pour l’après 2020, avec notamment un processus de révision tous les cinq ans. Cependant les contributions actuelles des Etats qui nous oriente sur une trajectoire de + 3°C ne seront pas révisées. Il est fait mention d’un simple « dialogue facilitateur en 2018 », formulation floue et peu engageante. En l’état, l’objectif des 2°C sera donc difficilement atteignable.

Transports aériens et maritimes : grands oubliés de ces négociations

Les secteurs des transports aériens et maritimes ne sont pas présents dans le texte. Un très mauvais signal quand on sait qu’ils représentent à eux deux 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre actuelles et que, selon leurs projections de croissance, ils pourraient représenter jusqu’à 39 % des émissions en 2050.

Les acteurs non étatiques s’engagent

Depuis deux semaines, nombre d’acteurs non-étatiques ont pris des engagements forts en matière de climat. Plus de 700 maires du monde entier se sont engagés au nom de leurs collectivités locales en matière de transition énergétique. Les milieux économiques et financiers se sont prononcés en faveur de l’application du principe pollueur-payeurs etc.

Aux Etats de transformer l’essai

C’est en faisant converger et en assurant la complémentarité entre la dynamique internationale onusienne et les démarches de terrain où se développent et s’incarnent les solutions, que le succès  de la transition vers le modèle plus juste, plus sobre et décarbonné pourra être assuré. Que ce soit au travers de l’application de la loi sur la transition énergétique, des lois de finances ou encore de l’arrêt de nombreux projets climaticides dont l’aéroport de Notre Dame des Landes par exemple, que les Etats devront se montrer cohérents et appliquer sans attendre les engagements pris au niveau international.

Pour Denez L’Hostis président de FNE : « Si certains signaux positifs sont bien là, tout reste à faire, notamment dès 2016 à la COP22 au Maroc. Par ailleurs, nous avons toujours considéré la COP et le cadre onusien comme un outil et une étape dans le cadre d’un processus plus long et plus large. A nous aujourd’hui d’incarner et d’accélérer la transition écologique et énergétique aux cotés des collectivités, des syndicats, des entreprises et des citoyens. La solution passera par nous ».

Plus d'infos :

www.fne.asso.fr 

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Barnaponics : des potagers urbains, hors du commun

Créé le : 08/12/2015

Antoine Lemoine, 26 ans, cultive des potagers en aquaponie à Nantes et à Rennes. Une méthode peu connue en France, de culture de végétaux en symbiose avec l’élevage de poissons. Antoine Lemoine a découvert cette technique, il y a cinq ans, et la partage aujourd’hui sur son blog Barnaponics. Objectif : faire découvrir l’aquaponie aux Français.

 

Aquaponie : en voilà une appellation technique, pour un potager ! Antoine Lemoine, auteur du blog Barnaponics, cultive des fruits et légumes en aquaponie dans quatre potagers. « À l’aide de poissons rouges et d’une vingtaine d’écrevisses, qui les nourrissent par leurs déjections », explique-t-il. « J'ai opté pour des poissons rouges, car ils sont très résistants aux changements climatiques. Néanmoins, avis aux amateurs, il est possible de faire de l'aquaponie avec des poissons comestibles ! Mais mes écrevisses, je ne les mange pas, j’y suis attaché » sourit l’auteur de barnaponics. L’aquaponie, une culture de végétaux en « symbiose » avec l’élevage de poisson, est un bon moyen d’avoir un potager en ville. « On peut jardiner aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur ou encore sur le rebord d’une fenêtre. J’ai commencé à cultiver de cette manière dans le grenier, chez mes parents », ajoute Antoine. Ce jardinier d’un nouveau genre a découvert cette technique « par des recherches sur internet, puis lors d’un voyage en Australie. L’aquaponie y est bien plus développée là-bas ».

Un potager qui s’autorégule

« L’aquaponie repose sur la constitution d’un écosystème combinant trois familles d’êtres vivants : poissons, plantes et bactéries » explique Laurent Labbé, directeur d’une unité expérimentale de l’Inra (Institut National de la Recherche Agronomique). « Les bactéries servent d’intermédiaires. Elles transforment l’ammoniaque rejetée par les poissons, en nitrite puis en nitrate, assimilable par les plantes » ajoute-t-il. En pratique, l’eau de l’aquarium est pompée pour être emmenée dans le système nourrir les plantes. Ces dernières purifient l’eau, qui est rejetée dans l’aquarium. « La boucle est bouclée ! Et l’économie en eau signifiante » commente Antoine Lemoine. « Elle est de l’ordre 95 % par rapport aux deux systèmes de productions pris séparément » ajoute Laurent Labbé. Autre avantage : une fois mis en place, le potager aquaponique s’autorégule. Plus besoin d’intervenir. Mais pensez tout de même à nourrir les poissons…

« Je veux partager mon savoir-faire »

Artichauts, tomates cerises ou encore aromates, aujourd’hui, Antoine les cultivent pour sa consommation personnelle. « Je publie mes réalisations sur ce blog pour partager mon savoir-faire », confie-t-il. Le jardinier voudrait aller plus loin : « J’ai pour projet de monter un lieu éducatif à Nantes pour apprendre l’aquaponie, par des méthodes simples et reproductibles chez soi ».

Plus d’infos :

www.barnaponics.blogspot.fr

www.aquaponie.fr

 

Photo : Antoine Lemoine construit lui-même ses systèmes aquaponiques. « Il n’y en a pas en vente dans le commerce », explique-t-il. © A. Lemoine

La Cop21 s'ouvre sous état d'urgence

Créé le : 30/11/2015

«Nous sommes au pied du mur […] ce mur n’est pas infranchissable». C'est par ces mots que François Hollande a ouvert la Cop21, qui se tient au Bourget (93), du 30 novembre au 11 décembre. Les déclarations des dirigeants des grandes puissances que sont la Chine et les États-Unis se sont voulues rassurantes pour l'obtention d'un accord. « En tant qu'une des premières économies du monde, je suis tout à fait conscient que nous sommes à la source du problème », a notamment affirmé Barack Obama. Les ONG, elles, sont plus que jamais sur le qui-vive, alors que, dans le contexte post-attentat, les manifestations et rassemblements restent interdits. Et que 26 militants écologistes et altermondialistes, à ce jour, assignés à résidence.  La Coalition Climat 21, qui regroupe plus de 130 organisations, ne compte pas baisser la pression sur les politiques. Elle appelle notamment les citoyens à participer à une mobilisation nationale, le 12 décembre. Et assure maintenir sa volonté, « d’organiser des actions à Paris dont nous sommes en train de revoir les modalités au vue des circonstances. Elles seront placées sous le signe de la paix et de la justice climatique. Rien ne nous empêchera de faire entendre nos voix à la fin de de la COP21 ».

Plus d'infos :

www.cop21.gouv.fr

www.coalitionclimat21.org/fr

Signaler les OGM

Créé le : 25/11/2015

Lancée par le Collectif Consommateurs pas cobayes, une pétition a été lancée cet été pour un étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM (viandes, charcuteries, œufs, laits, beurres, fromages... et tous les produits cuisinés à base de ces produits présents partout, dans la grande distribution comme dans la restauration collective dont scolaire (de la maternelle à l’université !) Elle est soutenue par un grand nombre de personnalités et d’organisations. Et vous ?

Plus d'infos :  

www.consommateurspascobayes.com

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Extraction de sable : c'est signé

Créé le : 10/11/2015

Cette fois, c'est parti. Le ministère de l’Économie a publié le 16 septembre le décret autorisant l'ouverture d'un nouveau site d'exploitation de sables coquilliers au large de Lannion. « Un scandale environnemental », selon les militants écologistes. En signant ce texte, le ministre de l’Économie traduit concrètement l'autorisation informelle donnée en avril dernier à la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), porteuse du projet. L'autorisation de travaux à venir doit préciser le suivi environnemental prévu. Les sables marins coquilliers extraits sont des accumulations de débris de coquilles, présentes sous forme de dunes sous-marines au large des côtes. Elles sont une source d'amendements calcaires utiles aux agriculteurs de la région pour compenser l'acidité de leur sol.

Malformations génitales : Les perturbateurs endocriniens en cause

Créé le : 05/11/2015

Une étude coordonnée par le CHU de Montpellier parue le 23 mai démontre le lien entre perturbateurs endocriniens et malformation génitale chez les garçons. Un travail qui insiste sur l’effet cumulatif des expositions domestiques, environnementales et professionnelles.

 

C’est une nouvelle preuve de la dangerosité des perturbateurs endocriniens. Une étude coordonnée par le CHU de Montpellier vient de démontrer que les mères enceintes d’un garçon ont trois fois plus de risques que leur enfant développe une malformation génitale si elles sont exposées à certains polluants (solvants, détergents, pesticides...). Les responsables de ces recherches, Nicolas Kalfa et Charles Sultan, ont observé que sur 600 enfants témoins, 300 présentaient un hypospadias, malformation de la verge.

Une étude "novatrice"

« C’est une étude novatrice ! » s’exclame François Veillerette, porteparole de Générations futures, association qui lutte contre les dangers des pesticides et co-auteur de l’ouvrage Les Perturbateurs endocriniens : la menace invisible. « La littérature scientifique internationale mettait déjà en évidence l’impact des perturbateurs sur des malformations, la fertilité, l’apparition de certains cancers ou des problèmes de développement chez les foetus. Mais là, on voit que l’accumulation des expositions professionnelles et domestiques augmentent les risques », poursuit-il.

Des professions "exposées"

L’étude met en évidence les risques encourus par les enfants de professions dites « exposées » : « Il a été montré que les professions maternelles et paternelles exposées à des perturbateurs endocriniens sont plus fréquentes chez les parents d’enfants porteurs d’hypospadias », précise le CHU de Montpellier. Parmi les activités citées figurent le nettoyage, le ménage, la coiffure, les soins esthétiques, le travail en laboratoire, les métiers agricoles... « La présence d’une usine d’incinération, d’une décharge, d’une usine chimique ou de culture intensive dans un rayon de 3 km autour du lieu d‘habitation, est plus fréquente dans le cas d’enfants hypospadias », indiquent aussi les chercheurs.

« Retirer d’urgence certains produits de la vente »

Pour François Veillerette, ces résultats doivent pousser les pouvoirs publics et la société à agir. « Nous sommes exposés à une trentaine de pesticides via les fruits et légumes que nous consommons. Parmi eux, 12 à 15 sont des perturbateurs endocriniens », commente-t-il. « Il faut mieux connaître ces substances. Il est aberrant qu’on ne teste pas les produits qui entrent sur le marché ». Le militant préconise « de retirer d’urgence certains produits de la vente. La France doit être exemplaire en la matière. Ces substances vont programmer l’état de santé de nos générations futures. »

Plus d'infos :

www.generations-futures.fr

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