Écologie

Automnales de Thau et Éco-Dialogues du Vigan : en novembre, échangeons autour de l'écologie

Créé le : 08/11/2016

Conférences, débats, projections : en ce beau mois de novembre, les Automnales de Thau (34) et les Eco-Dialogues du Vigan (30) vous proposent une programmation riche en rencontres et en découvertes autour de l'écologie et des transitions.

  • Organisé par le Festival de jazz de Thau, en pointe sur les questions de développement durable, les Automnales de Thau se déroulent du 11 au 25 novembre. Au programme : économie sociale, économie (notamment avec Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Economiques) et biodiversité. Interview d'Agnès Gerbe, assistante de communication et de production du Festival de Thau. Le programme ici. 

  • Co-organisé par la mairie du Vigan, les Éco-Dialogues ont lieu les 17, 18 et 19 novembre dans la cité cévenole. Thème de cette édition : « Médias, environnement, et nous ? ». Interview de Clémence Boisson, élue de la municipalité du Vigan, en charge des affaires sociales et des Éco-Dialogues.  Le programme ici

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Yannick Jadot : « La transition est le sens de ma candidature »

Créé le : 08/11/2016
FD/LMDP

Yannick Jadot a remporté la primaire de l'écologie, hier soir. C'est donc lui qui représentera Europe Écologie Les Verts à l'élection présidentielle de 2017. Le candidat victorieux a capté 57,11 % des suffrages exprimés contre 42,89 % pour sa concurrente, Michèle Rivasi.  

Mobilisé contre Tafta et Ceta

Issu du monde associatif, ancien directeur de campagne de Greenpeace, Yannick Jadot a rejoint EELV en 1999. Député européen de l'Ouest (Bretagne, Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire) depuis 2009, il s'est dernièrement illustré par ses virulentes critiques à l'égard des traités de libre-échange Tafta et Ceta. Rencontré en septembre dernier, Yannick Jadot nous disait regretter « profondément que le gouvernement soutienne le Ceta », traité de libre-échange récemment signé entre l'UE et le Canada. « C'est en fait un autre Tafta qui va remettre en cause notre capacité à nous protéger. Mais aussi mettre à mal notre système de santé, l'environnement, l'agriculture ou, tout simplement, notre démocratie », a poursuivit le désormais candidat des Verts. Candidat pour qui « la transition » est « le sens de [la] candidature. C'est faire en sorte que la politique laisse la place aux citoyens qui font du bien à la société. Mais la transition, c'est aussi permettre à la politique de contraindre les intérêts économiques néfastes pour la société », nous a-t-il assuré.

« Écologie rassemblée »

Avec l'investiture de Jadot, « C’est une écologie rassemblée qui entre en campagne. Une campagne qui nous mène jusqu’au mois de juin, une campagne avec 578 élections : une présidentielle et 577 législatives », ont déclaré Julien Bayou et Sandra Regol, porte-paroles nationaux d'EELV. De son côté, Michèle Rivasi a salué « celles et ceux qui se sont mobilisé-e-s sans relâche sur le terrain pour soutenir [sa] candidature, mais également toutes les personnes qui ont apporté leur soutien à Yannick [Jadot] » avant d'adresser à son tour ses « félicitations » et son « soutien » à son concurrent. 

Victor-Hugo Espinosa :"La pollution de l'air tue et rend malade l'homme et notre planète"

Créé le : 07/11/2016
Victor-Hugo Espinosa - FD / LMDP

Porté par l'assocaition Air Paca, le programme pédagogique de sensibilisation à la qualité de l'air « L'Air et moi », est présenté à Marrakech, à l'occasion de la COP22. A cette occasion, nous publions une tribune de son initiateur,Victor-Hugo Espinosa. Cet Ingénieur spécialiste en risques majeurs est aussi militant et coordinateur du réseau Ecoforum, à Marseille, depuis les années 2000. Ce texte est extrait du dernier numéro hors-série du magazine Provence Durable, désormais Sans Transition ! Provence.

Nous n’avons pas tout le ciel pour respirer

L’épaisseur de la couche respirable autour de notre planète est infime et, nous sommes en train de la polluer pas seulement durablement, mais aussi dangereusement pour l’Humanité. Pour mieux comprendre, dans une école, nous avons collé un morceau d’adhésif sur un globe terrestre, et en visualisant cet épaisseur, il est facile de comprendre que nous n’avons pas tout le ciel pour respirer.

Une croissance incroyable des sources de pollution

D’une part, le parc automobile mondial était en 1907 de 25 000 automobiles. En 2010, un siècle plus tard il dépasse le milliard. D’une autre part, la production mondiale de produits chimiques a explosé, passant d’un million de tonnes en 1930 à plus de 400 millions aujourd’hui. Or, on ne connaît l’impact toxicologique que de 3.000 substances sur les 100.000 commercialisées en Europe. On estime aujourd’hui, à 37 millions le nombre de substances chimiques utilisées par l’homme. Dans notre région, Air PACA, contrôle une quinzaine des polluants réglementés.

La pollution de l’air tue et rend malade l’homme et la terre

Selon l’Organisation Mondiale de la santé, la pollution atmosphérique cause en moyenne chaque année la mort prématurée de 7 millions de personnes dans le monde dont 600000 en Europe. (50.000 en France). La pollution de l’air est désormais le facteur environnemental le plus important affectant la santé. Selon une récente étude de l’OMS dans le monde, un décès sur 8 est lié à la pollution de l’air. Les femmes et les enfants pauvres paient un lourd tribut à la pollution de l’air intérieur, car ils passent plus de temps à la maison à respirer les fumées et la suie que dégagent les fourneaux à bois ou à charbon mal ventilés. Depuis juin 2012, les gaz d’échappement des moteurs diesel sont classés parmi les «cancérogènes certains » pour les humains par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), l'Agence contre le Cancer de l’Organisation mondiale de la santé.

La pollution de l’air est une aberration économique

Selon un rapport du sénat, la pollution de l’air en France coûte chaque année 101,3 milliards d’euros. Deux fois plus que le tabac (47 milliards d’euros). «La pollution atmosphérique n’est pas qu’une aberration sanitaire, c’est une aberration économique». Le coût de l’inaction est 12 fois plus cher qu’agir! Le coût pour la sécurité sociale atteindrait 1,82 milliard d’euros en 2010. Avec un nombre inquiétant de nouveaux casannuels : 1,40 million pour l’asthme, 1,07 millions de bronchites, 72 000 bronchopathies, 33.530 hospitalisation et 4.400 cancer de voies respiratoires.

La pollution de l’air menace et rend malade notre planète

En plus de conséquences sanitaires, la COP21 a bien montré, le lien de la pollution de l’air (GEs) avec le réchauffement et les dérèglements climatiques.»

Plus d’infos :

www.ecoforum.fr

www.lairetmoi.org

Rapport Senat 2015 : «pollution de l’air : le coût de l’inaction»

Notre-Dame-des-Landes : les autorisations environnementales probablement annulées

Créé le : 07/11/2016
Crédits : DR

Par France Nature Environnement

Lundi 7 novembre, la Cour administrative d’appel de Nantes va examiner la légalité des autorisations environnementales du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les associations* de protection de l’environnement à l’origine de ces recours entendent faire reconnaître l’illégalité de ces autorisations, qu’elles dénoncent depuis plusieurs années

Le coût environnemental majeur du projet

Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et ses divers projets connexes porteraient atteinte à un bocage naturel d’une grande richesse, constitué de vastes zones humides, de plusieurs cours d’eau de tête de bassin versant et abritant plus de 100 espèces protégées. L’Etat a autorisé la société AGO et ses propres services à détruire ces milieux en octroyant plusieurs autorisations dérogatoires que nos associations contestent[1] en appel auprès de la justice administrative.

Des autorisations illégales

Ces autorisations ne respectent pas la séquence « Éviter, Réduire, Compenser » prévue par la loi : non seulement les alternatives au projet n’ont jamais été sérieusement étudiées, mais il a récemment été mis en évidence par les services d’inspection du ministère de l’Environnement[2] que le projet était surdimensionné, occasionnant un gaspillage inutile d’espaces naturels et agricoles.

D’autre part, la conception des mesures compensatoires a été profondément désavouée par de nombreuses instances scientifiques : « les porteurs de projet ne sont pas en mesure de compenser de façon satisfaisante l’atteinte causée par le projet, qu’il s’agisse des espèces protégées, des zones humides ou des cours d’eau » indique Guy Bourlès, président de la LPO 44.

Vers une issue positive et un abandon du projet

Le rapporteur public nous a fait savoir qu’il conclura lundi à l’annulation de 3 des 4 autorisations environnementales, ce qui laisse espérer une probable issue positive. Nos associations attendront avec sérénité la décision de la Cour, considérant que cette probable annulation impliquerait de renoncer à tout engagement des travaux dès cet automne: « Nous ne saurions accepter que, comme à Sivens, les milieux naturels soient détruits du fait de l’engagement de travaux qui seraient ultérieurement jugés illégaux » conclut Michel Dubromel, Vice-Président de France Nature Environnement. Elles espèrent même que cette intervention de la justice puisse être l’occasion d’un apaisement de la situation en appelant de nouveau à l’abandon de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et à renoncer à l’évacuation de la ZAD pour se tourner vers la rénovation de l’actuel aéroport Nantes Atlantique, alternative crédible qui permet de bâtir un projet de territoire respectueux de l’environnement.

Plus d'infos :

www.fne.asso.fr

*associations de protection de l’environnement à l’origine de ces recours :

 

France Nature Environnement, France Nature Environnement Pays de la Loire, Bretagne Vivante, coordination régionale LPO Pays de la Loire, SOS Loire Vivante-ERN et Eau et Rivières de Bretagne

Denis Cheissoux : « Ce siècle sera écologique et environnemental ou ne sera pas »

Créé le : 07/11/2016
Denis Cheissoux à remis les prix du salon de l'écologie, à Montpellier, le 4 novembre dernier

Rencontré à l'occasion du Salon de l'Ecologie, à Montpellier, le 4 novembre dernier, l'animateur de "CO² mon amour", revient sur sa vision des enjeux environnementaux. Enjeux qui, pour lui, doivent toucher toutes les « alvéoles » de la société. Interview sonore.  

 

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L'éco-habitat breton ouvre ses portes

Créé le : 03/11/2016
Crédits : Scop L'Acacia

Vous aimeriez construire ou faire construire une maison mais vous avez le parpaing en horreur ? Vous avez un projet de réhabilitation ou de rénovation mais vous vous méfiez de la laine de verre ? L'association bretonne Approche éco-habitat organise ses portes-ouvertes, les 5 et 6 novembre prochains. L'occasion de découvrir des constructions saines et respectueuses de l'environnement dans toute la région. Rencontre avec Sébastien Gaunand, sociétaire de la Scop finistérienne de charpentes et ossatures bois « L'Acacia », et membre d'Approche éco-habitat. 

Quel est le principe des journées portes-ouvertes d'Approche éco-habitat ?

Pendant ces deux jours, les particuliers pourront visiter 39 maisons et chantiers répartis dans toutes la Bretagne, mais dont une majorité se trouvent dans le Finistère. Les personnes retrouvent sur le site d'Approche les réalisations qui les intéressent et s’inscrivent par téléphone pour les visiter. Une des entreprises ayant participé aux travaux les accueille sur place pour leur expliquer comment elle travaille et pourquoi telle technique ou tel matériau ont été utilisés. L'idée est d'éveiller les gens à l'habitat écologique en faisant de la pédagogie. C'est une façon de semer les graines de l'éco-habitat.

Il s'agit de découvrir l'habitat écologique breton sous toutes ses formes ?

Oui. Durant le week-end, seront présentées à la fois des constructions neuves, des réhabilitations et des extensions. Tous les aspects de l'habitat écologique pourront être abordés : l'isolation écologique et bio-sourcée, la construction bois, les énergies renouvelables, les toitures végétalisées ou encore l’efficacité énergétique et les principes de l'architecture bioclimatique.

Quelles sont les réalisations que vous allez présenter ?

En ce qui concerne l'Acacia, nous allons présenter trois sites sur lesquels nous sommes intervenus, dans le Finistère. Il s'agit de trois maisons dont deux ont été livrées et une sur laquelle seul le bardage a été posé. Nous ne travaillons qu'avec du douglas, bois non-traité. Nous expliquerons l'intérêt de travailler avec cette essence. Mais nous parlerons aussi des études thermiques qui ont été réalisées par les maîtres d'ouvrages et les maîtres d’œuvres.

Plus d'infos :

www.approche-ecohabitat.org

VIDEO – Jean-Louis Étienne : engagé pour le climat !

Créé le : 03/11/2016

L'aventurier engagé, Jean-Louis Etienne, faisait l'honneur de répondre à l'invitation de Sans Transition ! et d'Harmonie mutuelle, en partenariat avec l’Université Bretagne Ouest (UBO), pour participer à une conférence, à Brest, le 11 octobre dernier.  Voici la vidéo intégrale de son intervention dans laquelle il est question de réchauffement climatique et d'abnégation.

 



Salon de l'écologie 2016 : l’événement « phare de la filière » biodiversité

Créé le : 31/10/2016
DR

Colloques, revue de l'innovation du secteur de la gestion de la biodiversité mais aussi rendez-vous grand-public : la 8ème édition du salon de l'écologie aura lieu du 2 au 5 novembre, à Montpellier. Rencontre avec Olivier Thaler, maître de conférence en écologie à l'université de Montpellier, qui organise l’événement avec ses étudiants. 

Pourquoi dédier un festival à l'écologie professionnelle ?

Le salon est né en 2008. Il s'agissait de proposer aux étudiants en Master d'ingénierie en écologie et gestion de la biodiversité d’organiser un événement dans le but d’acquérir des compétences opérationnelles en matière de management de projet. Le tout dans un contexte où, depuis le début des années 2000, s'est développée une écologie professionnelle appliquée. Ce qu'on appelle la « croissance verte » a entraîné la création de nouveaux métiers, dans les secteurs des déchets, des transports ou encore des énergies. Ce mouvement a généré la création de plusieurs milliers d'emplois dans la biodiversité. Nous sommes devenus en quelques années le salon phare de la filière.

Quels seront les temps-forts du salon ?

Le salon se déroule sur trois jours. Chaque journée est dédiée à un type de public. La première, le jeudi 3 novembre , est vraiment consacrée aux professionnels de l'écologie au sens strict. « Ecolotech », un congrès scientifique passera en revue les principales innovations techniques du secteur. A 14h, nous décernerons un « trophée de l'innovation ». Le ou les gagnants remporteront 25 000 euros.

Le vendredi 4 novembre, le public convié sont plutôt des étudiants et des lycéens. La journée est intitulée « Ecolo-job ». Il s'agit de se renseigner sur les formations et les métiers de l'écologie professionnelle. Une cinquantaine de structures seront là pour présenter leurs activités. Dans ce cadre, sera organisée la remise du « Prix de l'environnement », en partenariat avec la Banque populaire du Sud, et animée par le présentateur Denis Cheissoux. Le prix récompensera les meilleures réalisations environnementales des associations.

La troisième journée, samedi, sera plus grand public. Elle se déroulera au Zoo du Lunaret. Nous proposerons des animations artistiques et culturelles basées sur la biodiversité. Il s'agit de rappeler que la biodiversité c'est sympa et dynamique et que celle-ci est loin d'être foutue ! Ce sera un vrai rendez-vous nature pour montrer combien on peut s'amuser avec la nature.

Il y a t-il une nouveauté cette année ?

Le salon est désormais officiellement parrainé par l'université. Ce qui est très important pour nous car avant, l'événement était essentiellement perçu comme étant une manifestation étudiante. Cela nous donne une légitimité supplémentaire. Rappelons que le salon, c'est 5000 à 6000 visiteurs et plusieurs centaines de professionnels présents. Nos objectifs futurs seront que l'agence nationale de la biodiversité, qui doit s'installer à Montpellier, devienne partenaire du salon. Mais aussi que la nouvelle grande région Occitanie s'associe à notre démarche. Il s'agit de passer d'un événement étudiant à un événement institutionnel.  

Plus d'infos :

www.salon-ecologie.com

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VIDEO - Jean-Louis Etienne : engageons-nous pour le climat !

Créé le : 28/10/2016

C'est un aventurier engagé pour le climat. Jean-Louis Etienne a répondu à l'invitation de Sans Transition ! et d'Harmonie mutuelle en partenariat avec l’Université Bretagne Ouest (UBO) pour participer à une conférence, à Brest, le 11 octobre dernier. Voici le résumé en vidéo de cet événement, en attendant sa diffusion en version complète. Dans les mois à venir Sans Transition !, organisera d'autres conférences. Une avec le psychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik, le 5 avril 2017, au théâtre Toursky, à Marseille, et une autre avec Béa Johnson, également au printemps 2017, à Mazan, dans le Vaucluse.  

 



Les citoyens du plateau Albion vont produire leur propre énergie renouvelable

Créé le : 26/10/2016

Sans Transition ! Provence a rencontré Arnold Achard, l'un des membres de la Société coopérative d'intérêt collectif (Scic) qui porte le projet de centrale villageoise du plateau d'Albion, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Entre quarante et soixante sociétaires tentent d'installer des toitures photovoltaïques sur des toitures de bâtiments publics et privés du territoire. Interview sonore. 

 

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