Écologie

Pesticides : la Gazette de Montpellier distribue les bons et les mauvais points

Créé le : 13/05/2016

Pérols, Castelnau-le-Lez ou encore Fabrègues : autant de communes de l’agglomération montpelliéraine converties au « zéro phyto ». L'hebdomadaire la Gazette de Montpellier vient de recenser les bons et mauvais élèves du désherbage sur le territoire du « Grand Montpellier ». Le journal a ainsi représenté sur une carte 26 municipalités n'utilisant plus aucun pesticide, vingt « ayant entamé une conversion mais n'ayant pas de label » (dont Montpellier) et sept « n'ayant entrepris aucune démarche de conversion » (Cournonsec, Saussan, St-Gély-du-Fesc, St-Jean-de-Cuculles, St-Clément-de-Rivière, Vendargues, Restinclières). Un classement à retrouver sur le site de la Gazette avec un focus sur Murles, village qui a banni l'usage des produits chimiques dans l’entretien de la végétation et des espaces verts.  

Photo © Pixabay

Des carburants pas si bio...

Créé le : 12/05/2016
© Pixabay

Les biocarburants émettraient plus de gaz à effet de serre (GES), que les combustibles fossiles (essence et diesel). C'est ce que révèle l'étude de l'ONG européenne Transport et Environnement (T&E), publiée le 25 avril. La Commission européenne a commandé cette étude en mars dernier. 

Les émissions liées aux biocarburants sont parfois considérées comme plus faibles que celles des carburants classiques. Pourtant, cette alternative au pétrole est devenue particulièrement controversée. La raison : elle engendre des effets néfastes, tels que la déforestation, la disparition des cultures vivrières ou encore le rejet important d'émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, l'étude britannique de Transport et Environnement révèle l'impact prospectif des biocarburants, d'ici 2020. Du moins, si l'on continue sur les bases actuelles... Ainsi, ces derniers émettraient alors 3,5 % de GES en plus que l'essence. Pas de quoi y voir des carburants bio... 
Mais depuis 2004, l'UE a d'ores et déjà freiné le développement de ces biocarburants, devenus agrocarburants. Leur part ne s'élève plus qu'à 7 % dans les transports, contre 10 % auparavant. L'ouvrage choc de Fabrice Nicolino (La Faim, la bagnole, le blé et nous, sorti en 2007 chez Fayard), avait également jeté un pavé dans la mare, en dénonçant les méfaits écologiques des agrocarburants, ainsi que leur impact humanitaire. 
Jos Dings, directeur de T & E, estime que le plafonnement actuel des agrocarburants devrait même, compte tenu de leur impact, être abaissé à zéro d'ici 2020. Par ailleurs, il explique que l'huile végétale pour le biodiesel est produite sur des zones de cultures alimentaires. Ainsi, cette production augmenterait le prix de nos denrées alimentaires. De plus, si cette production passe par l'extension de surfaces déjà cultivées, la déforestation serait aggravée. Selon plusieurs ONG, les conditions de vie des populations sur les terres utilisées et la biodiversité seraient alors en péril. En somme, les carburants bio ne sont pas encore d'actualité...

 

Plus d'infos :

http://mobile.lemonde.fr/energies/article/2016/04/28/les-biocarburants-e...

http://fabrice-nicolino.com/ 

 

Fêtons la nature !

Créé le : 09/05/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Pezibear

C'est la fête de la nature,partout en France, du 18 au 22 mai 2016. Pour sa 10ème édition, l'événement met à l'honneur les "Passionnés par nature", celles et ceux qui oeuvrent au quotidien pour les milieux naturels. 

Au programme lors de cette édition  : plus de 5000 animations gratuites, ouvertes à tous, pour se laisser surprendre par les millieux naturels près de chez soi. Chaque année, l'événement rassemble près de 800 000 participants sur tout le territoire français dans les villes, à la campagne comme dans les secteurs protégés.   Découvertes exceptionnelles d'espaces habituellement fermés au public, jeux de piste, chasses au trésor, visites de réserves naturelles, randonnées, pique-niques nature sotn autant d'activités proposées par les organisateurs. 

De quoi découvrir ou redécouvrir des richesses naturelles extraordinaires, souvent insoupçonnées et renouer avec notre environnement ! Pour apprendre, comprendre ou tout simplement jouer et s’émerveiller.

Le thèmede  cette  année ? « Passionnés par nature ». Pour son 10ème anniversaire, la Fête de la Nature met à l’honneur les hommes et les femmes qui œuvrent pour la nature au quotidien. L’occasion pour le public de découvrir le quotidien des acteurs de la nature, des métiers méconnus et pourquoi pas faire naître des vocations !

Découvrez le programme ! Celui-ci sera régulièrement mis à jour avec les dernières manifestations proposées. 

 

Plus d'infos: 

www.fetedelanature.com/recherche-de-manifestation

 

Ce que Sans Transition vous conseille pour la Fête de la Nature :

PACA :

En Provence-Côte d’Azur, à Sérignan-du-Comtat, le Naturoptère ouvre ces portes pour deux jours. Exceptionnellement pour la Fête de la Nature, le samedi 21 et le dimanche 22 mai, ce musée des plantes et des insectes sera ouvert gratuitement pour toute la famille. Des animations sont prévues pour l’occasion.

Plus d’informations sur :

www.naturoptere.fr/accueil-1-0-0

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/le-naturoptare/le-naturoptere-ouvert-gratuitement

 

Occitanie :

Dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées se trouve la 5ème édition du Festival Rebrousse-Poil. A Montlaur, dans l’Aude, du 20 au 22 mai, de nombreuses animations sont prévues : randonnées, conférence et projections sont au rendez-vous pour fêter la nature qui « nous fait du bien ».

Plus d’informations sur :

www.rebroussepoil.jimdo.com

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/nture-et-humour/la-nature-nous-fait-du-bien

 

Bretagne :

« Fêtons notre biodiverCité » à Brest le samedi 21 et le dimanche 22 mai. Toute la ville organise pour l’occasion plusieurs activités pour toute la famille, comme par exemple au Conservatoire botanique national de Brest.  

Plus d’informations sur :

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/brest-ma-c-tropole/fetons-notre-biodivercite

 

INTERVIEW SONORE - Pierre Rabhi : « Le temps heureux se trouve dans la simplicité »

Créé le : 03/05/2016
Une image nommée Pierre Rabhi (credits photos: MC)

Pierre Rabhi est un agriculteur bio et essayiste français. Il est le fondateur du mouvement Colibris. Il soutient notamment le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et qui préservent les ressources naturelles :l'agro écologie ou encore l'agriculture biodynamique, par exemple. Pierre Rabhi s'est engagé pour une société plus respectueuse des humains et de la Terre. Sollicité pour de nombreuses conférences à travers le monde, il a également publié plus d'une quinzaine d'ouvrages, tel que Pierre Rabhi, semeur d'espoirs. Julien Dézecot, directeur de publication de Sans Transition !, a fait sa rencontre. Interview sonore.

 

Plus d'informations sur: 

www.colibris-lemouvement.org  et  /www.pierrerabhi.org/

 

Vandana Shiva : « Nous faisons tous partie de la grande famille de la Terre. »

Créé le : 03/05/2016
Vandana Shiva (Crédits photos: Lionel Astruc)

Vandana Shiva fera partie de notre hors-série sur les personnalités engagées. Cette femme à la personnalité forte a reçu le prix Nobel alternatif en 1993 pour sa lutte contre l’introduction des OGM en Inde et contre la bio-piraterie des grandes entreprises d’agro-alimentaire. Rencontre lors de son passage en France, par nos collègues d’Eco-breton. 

L’interview vidéo sur Eco-Breton par Marie-Emmanuelle GRIGNON (Eco-Breton) avec François GILLES (Solidarité) :

http://www.eco-bretons.info/ecomag/interview/vandana-shiva-nous-pouvons-tous-nous-investir-pour-libert%C3%A9-semences

 

Pour en savoir plus sur Vandana Shiva (en anglais):

http://vandanashiva.com/

 

Ouverture du deuxième parc éolien citoyen français en Loire Atlantique

Créé le : 02/05/2016
Montage de l'éolienne en  novembre 2015. Crédits Photos : Isac-Watts

Le deuxième parc éolien citoyen de France sera inauguré, samedi 7 mai, à Séverac, en Loire Atlantique. Un projet économique, solidaire et écologique porté par des citoyens et élus du territoire. 

Ça tourne ! Le deuxième parc citoyen français a ouvert ses portes, à Sévérac, en région Pays de la Loire, samedi 7 mai. Quatre éoliennes ont été mises en fonctionnement. L’occasion de remercier partenaires, riverains, bénévoles et clubs d’investisseurs pour la concrétisation de ce projet. David Laurent, directeur de l’association Eoliennes en pays de Vilaine, propose une table ronde concernant l’investissement dans les énergies renouvelables citoyennes. L’objectif est d’appréhender cette démarche et les changements qu’elle engendre en faveur de la société et des citoyens.

Les éoliennes ont le vent en poupe

Lancé en 2003, ce projet de parc éolien citoyen est une réelle création coopérative et écologique. Au fil des années, l’association EPV, la SARL Site à Watts en 2009 et la SAS Isaac-Watts en 2012, ont été créées pour la gestion et l’exploitation du parc éolien. Ce dernier a tout de suite suscité l’intérêt de la population locale, ce qui s’est traduit en 2014 par la participation de 38 clubs d'investisseurs.  Le parc éolien citoyen est devenu réalité. Il est piloté par des élus de la région, des professionnels de l’énergie et des citoyens locaux.

« Il est la démonstration de la capacité des citoyens à accompagner le financement de la transition énergétique dans le cadre d'un projet à leur échelle. Une initiative qui n'est pas isolée, » explique Claudette Lacombe, présidente d'Isac-Watts.

Au total, près de 600 personnes ont pris part à cette idée. Deux autres parcs sont ou vont être construits sur le territoire breton à Béganne, dans le Morbihan, et à Avessac, Loire-Atlantique. 

Le parc citoyen de Sévérac en quelques chiffres :

Nombre d’éoliennes

4

Hauteur d’une éolienne

140 m en bout de pale

Poids d’une éolienne

Environ 300 tonnes

Puissance nominale du parc

8,2 Mégawatts (2,05 MW/éolienne)

Production estimée

18 000 Mégawattheures par an, soit la

consommation électrique d’un canton de 3500 habitants

Investissement total

11 millions d’euros (20% par l’investissement d’acteurs et de citoyens locaux + 80% par un emprunt)

Durée de vie du parc

25 ans

Plus d’informations sur :

www.eolien-citoyen.fr

www.isacwatts.wordpress.com

La ville rose voit vert

Créé le : 02/05/2016
© Pixabay

Le WWF lance sa campagne We Love Cities du 26 avril au 22 juin. Le but : appeller les citoyens du monde entier à élire la ville la plus exemplaire en matière de lutte contre le changement climatique. Pendant les huit prochaines semaines, urbains ou ruraux pourront poster photos et vidéos sur Instagram, Facebook et Twitter #WeLoveCities

Les villes représentent près de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Pour inciter les villes à réduire leur émission de GES, le WWF a lancer le We Love Cities Award. En France, Toulouse ainsi que Paris et Bordeaux sont en lices. Du 26 avril au 22 juin, Toulouse communiquera, par le biais de ses réseaux sociaux, sur plusieurs actions thématiques : alimentation, transports, énergie, déchets et bâtiments. La ville met en avant un nouvel éco-quartier, l’extension des transports en commun, l’augmentation de la part du vélo et le travail de la municiplaité effectué sur les espaces verts.

Réveil éco-citoyen

France, Chine, Canada, Malaisie et 16 autres pays en compétition, ont été sélectionnés à la finale du Love Cities Award. Objectif : valoriser les actions mises en oeuvre en matière de lutte contre le dérèglement climatique mais aussi dans les domaines des économies d’énergie, de la gestion des déchets, de l'alimentation, des transports et ou encore de l'urbanisme durable. Lors du vote, tout citoyen vivant en ville ou à la campagne peut présenter des propositions, des recommandations.

« L’importance de l’implication des usagers dans la ville est évidente, pour toute collectivité prenant sérieusement en main son développement durable. Sans le soutien de leurs habitants, les villes ne peuvent mener d’actions climatiques ambitieuses. » explique Barbara Evaeus, responsable de la campagne We Love Cities

 



Elemen'terre se met au service de Toulouse

L’association Elémen’terre est spécialisée dans l’événementiel responsable, à Toulouse, en Midi-Pyrénées. Composée de 5 salariés, ses priorités sont la gestion environnementale des événements, la sensibilisation pour adopter une démarche éco-responsable et la réduction des déchets à la source.

Mélodie D’Argent, volontaire en communication, détaille les objets de la structure :

« Toulouse est une ville engagée dans le développement durable. Elle a la capacité de remporter cette compétition. Ainsi, notre association propose des solutions écologiques, pratiques et éthiques pour Toulouse." Nous proposons des solutions écologiques, pratiques et éthiques pour Toulouse. Des gobelets ou de la vaisselle sont mutualisés et réutilisés par nos adhérents. Nous accompagnons et conseillons les organisateurs d’éco-événements, des festivals par exemple. Notre action s’inscrit dans une dynamique associative toulousaine particulièrement forte. Autre illustration d’investissement associatif : La Glanerie, structure qui travaille sur la réduction des déchets. Elle les récupère dans les déchetteries, et les revalorise. Le mouvement citoyen Altenatiba est également très implanté dans notre région. Ainsi, près de 1 700 personnes  sont venus débattre et échanger dans ce « Village des Alternatives ». L’innovation était basée sur les thématiques liées au développement durable, à l’économie locale, la promotion d’une consommation écologique responsable. Le regroupement des acteurs qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble, a créé une véritable dynamique pour préparer l’avenir. »

Plus d'infos :

www.elemen-terre.org



 

Plus d'infos :

www.welovecities.org

www.alternatiba.eu/toulouse

www.facebook.com/Asso-La-Glanerie-1561275527447525/info/?tab=page_info

Frédéric Vanpoulle : « Je veux aller plus loin que le bio »

Créé le : 02/05/2016
© Frédéric Vanpoulle
A l'occasion de la tenue du salon Ille et Bio, à Guichen (35), les 8 et 9 octobre, nous republions notre interview de Frédéric Vanpoulle, co-président de cet événement phare de l'agriculture responsable et des transitions.
 
Retrouvez nous à Ille et Bio, en direct sur Radio laser, samedi à 11h, aux côtés de Nicolas Hulot. Et dimanche, toujours à 11h, avec Frédéric Vampoulle et Anne Mommousseau, de l'Université Terre et Mer

 

Frédéric Vanpoulle est ingénieur agronome et agriculteur.  Ce militant engagé dans les transitions écologiques vit à Guichen, en Bretagne. Il est également co-président de l’association Culture bio et co-fondateur du salon Ille et bio.

Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans les transitions écologiques, humaines et économiques ?

Mes parents étaient concernés par l’écologie. Les livres de René Dumont, agronome français, trainaient sur la table familiale. Mon engagement s’est basé sur l’alimentation. A défaut d’exercer mon service militaire, je suis devenu objecteur de conscience pendant deux ans. Engagé dans une association pour un développement international d’agriculture solidaire, je suis devenu syndicaliste, puis arboriculteur en pommes bio.

Quels sont vos engagements aujourd’hui ?

Je suis co-président du salon Ille et bio et espère être remplacé pour qu’il y ait du sang neuf. Je resterai toujours impliqué. Aujourd’hui, mon nouvel objectif est de diversifier ma production sur mon terrain personnel. Ne plus travailler seul. Aller plus loin que le bio et le développement durable qui ont fait leur temps, vers une réelle transition écologique et sociale. Nous disposons déjà d’une maison hospitalière, afin d’accueillir des groupes. Mon concept est plus offensif. Il est basé sur la coopération et la communication avec la nature.

Quels rôles peuvent jouer la société civile et la culture dans ces transitions ?

Il y a trois sphères d’activités principales. Sociale, l’économie qui répond aux besoins des individus. Politique, avec le vivre ensemble. Et la culture, nos mentalités, nos valeurs, nos compétences et libertés. La fraternité doit être la valeur principale. Nous travaillons pour les autres au sein de l’économie. Je ne cultive pas de pommes pour moi. La société a encore une mentalité autarcique.  La culture nous connecte à nous-même, aux autres et à la nature.

 

Plus d’infos sur :

www.illeetbio.org/culture-bio/

Roundup : toxique pour la terre même à une très faible dose

Créé le : 29/04/2016

Une étude prouve que le roundup et ses adjuvants sont mortels pour un champignon, même avec une dose 100% moins importante que celle utilisée actuellement dans les pesticides. L’Aspergillus nidulans est utilisé un champignon comme marqueur de la santé des sols agricoles. L’étude a été publiée par l’équipe de Christian Vélot, enseignant-chercheur en génétique moléculaire, dans la revue internationale Environmental Science and Pollution Research, ce qui vient renforcer les craintes formulées par de nombreux scientifiques et par la société civile. 

Les microorganismes du sol sont grandement exposés aux pesticides et en particulier au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde. Dans le cadre d’un Partenariat institutions-citoyens pour la recherche et l'innovation (PICRI)2, une équipe de chercheurs pilotée par Christian Vélot, enseignant-chercheur en génétique moléculaire, a étudié les effets de la formulation commerciale de Roundup grande culture "GT Plus", contenant 450 g/L de glyphosate (son principe actif déclaré), chez un champignon filamenteux du sol, Aspergillus nidulans, utilisé ici comme un marqueur de la santé des sols agricoles.

Le Roundup plus toxique que le glyphosate seul

Résultats. L’étude réalisée démontre que ce Roundup est toxique pour ce champignon à des doses très inférieures à la dilution agricole. La dose qui provoque 50% de mortalité du champignon (LD50) correspond à un pourcentage de dilution 100 fois inférieur à celui utilisé en agriculture, cette mortalité étant de 100% pour une dose 50 fois inférieure à la dose d’application agricole. La formulation de Roundup s’est avérée être beaucoup plus toxique que le glyphosate seul, soulignant une fois de plus que les adjuvants ne sont pas inertes et la nécessité de les prendre en considération dans les processus d’évaluation. A la LD50 et des doses inférieures, les effets du Roundup sont multiples et incluent une altération de la croissance et de nombreuses perturbations cellulaires, en particulier au niveau du métabolisme énergétique et respiratoire. Ces analyses ont permis de mettre en évidence un nouveau mode d'action du Roundup sur le métabolisme énergétique, différent de celui observé jusqu’alors sur les cellules animales.

Des effets à très faibles doses

Les perturbations du métabolisme énergétique et respiratoire sont également détectées à une dose pour laquelle il n'y a pourtant aucun effet macroscopique. Ceci implique que les effets métaboliques des résidus de pesticides peuvent se produire à des doses d’exposition pour lesquelles il n’y a aucun effet toxique visible, telles que les doses agricoles pour les plantes génétiquement modifiées (GM) tolérantes aux herbicides. 

Plus d’informations sur :

www.generations-futures.fr/picri/roundup-toxique/

Philippe Domergue exposé à Malucène (84) : lorsque art rime avec illusion

Créé le : 29/04/2016

Située à Malaucène, dans le Vaucluse, la galerie Martagon fête ses 25 ans en 2016. Pour fêter l’événement, une exposition de Philippe Domergue a été installée. Ce visiteur d’espaces et de lieux, vole des images aux paysages. Photographies et collages constituent « Outrimage », un rendez-vous avec la magie esthétique, entre land-art et musée, à voir du 2 avril au 5 juin.

Prélever, ajouter, recouvrir… Philippe Domergue laisse ses traces. Ce photographe de 59 ans, à la fois plasticien et jardinier de l’équivoque, utilise des outils conceptuels de la photographie. Il intervient sur l’architecture et les paysages, par le biais de collages d’images photographiques. Actuellement, il expose « Outrimage » à la galerie Martagon de Malaucène, dans le Vaucluse. L’artiste propose un découpage de végétaux et de lieux, à la fois physique et optique. Il est attentif à tout ce qui l’entoure, afin de mettre en scène les images qu’il glane. « Tout part de la vue et y revient, […] une sorte de machination infernale bourrée de leurres, pour nous désillusionner » commente l’écrivain Jacques Quéralt, sur le travail de l’artiste.

Eco-citoyen avant tout

Engagé dans son art comme dans sa vie personnelle, Philippe a entièrement rénové son mas catalan de manière écologique. Selon lui, « le lieu mérite qu’un artiste s’en occupe ». Panneaux photovoltaïques de 50 m2 ou encore chauffage solaire thermique, associés à une excellente isolation, permettent au bâtiment de produire plus d'énergie qu'il n'en consomme. Un potager bio, dont une partie est un jardin pédagogique, accompagne les constructions. Sur la parcelle, l'atelier promeut le lien avec les rencontres d’artistes et d’autres individus. Son lieu de travail a influencé le travail artistique du plasticien : il intervient dans la nature et dans l’architecture. Philippe Domergue fait dialoguer la nature et la culture avec la poésie.


 Philippe Domergue en quelques dates clés

1957 : naissance de Philippe Domergue, à Clermont l’Hérault

1985-1990 : Ecole des Beaux-Arts, à Perpignan

1993 : prix culture et entreprise, à Aix-en-Provence

1996 : exposition personnelle à la galerie de Martagon, à Malaucène

2012 : maison de la Photo, « Futures Mémoires 1 » avec le collectif Perceptions Photographiques, à Toulon

2016 : « Outrimage », galerie Martagon, à Malaucène 


 

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