Écologie

Nuit de l'agro-écologie, 3 questions à Nathalie Horn : « La solution est une agriculture saine et propre »

Créé le : 21/06/2016

La nuit de l’agro-écologie se tiendra dans toutes les régions de France le 23 juin. Les citoyens peuvent venir à la rencontre d’agriculteurs engagés, afin de découvrir les pratiques agro-écologiques. Un rassemblement initié par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. SanCtum méditerranée participe à cet événement à Junas, dans le Gard (30). Cette ferme expérimentale de 5 hectares présente un réseau de producteurs/transformateurs de matières premières végétales. Une agriculture propre et biologique qui prône la biodiversité. Nathalie Horn en est la présidente. Afin de soutenir et réconcilier l’agriculture avec l’environnement, elle organise la Nuit de l’agro-écologie à Junas. Explications. 

Dans un monde où agriculture et environnement ne vont pas toujours de pair, pourquoi avez-vous décidé de participer et d’organiser la nuit de l’agro-écologie à Junas ?

Nous fonctionnons depuis des années avec une agriculture propre et de nouvelles variétés de graines. L’environnement est notre priorité. Des possibilités formidables existent pour pallier aux engrais chimiques. Ainsi, quelques plantes oubliées ont besoin connues et intégrées dans les itinéraires culturaux. Pour la nuit de l’agro-écologie, des éleveurs, le GIEE du Lazac, un viticulteur ou encore une formatrice en bio seront présents. Nous travaillons tous ensemble pour le respect de la nature et de l’animal. L’objectif est de sensibiliser chaque individu à l’environnement. Ainsi, des dégustations, une démonstration de presse à huile avec distillation, et des échanges sont prévus. Nous créons des gammes de produits en leur apportant de la valeur. Obtenir une alimentation locale, afin d’avoir les moyens de changer les choses. L’objectif est de faire connaître les atouts de l’agro-écologie face aux attentes et interrogations de la société.   

 

Comment vous inscrivez-vous dans une démarche d’agro-écologie ?

Pour parvenir à la valorisation de nos produits, nous transformons des plantes et des graines en huile. Ce sont les éléments de première transformation. Nous obtenons également de l’engrais vert, et fabriquons de la farine sans gluten ou du savon. Ce sont les produits de deuxième transformation. Ainsi, nous cultivons la cameline. Cette plante produit une huile très riche en oméga 3 et s’insère dans des associations de cultures. Elle importe l’azote à la surface de la terre. La cameline remplace les engrais, et ce que les pétroliers nous inoculent. Des solutions existent, mais le monde n’est pas prêt à abandonner la poule aux œufs d’or. Pourtant, l’agro-écologie n’inclut pas une perte de rendement. Il faut se diriger vers une agriculture saine, propre et plus diversifiée pour l’environnement.

 

Que souhaitez-vous apporter et démontrer aux gens présents avec le débat ?

Nous voulons mettre en avant la notion de qualité et de pureté des produits. Chaque individu doit avoir conscience de ce qu’il met dans son estomac et comprendre l’enjeu de l’agriculture sur l’environnement. Les hommes demeurent déconnectés de la nature. Pourtant, ils sont de plus en plus sensibles à l’agro-écologie. Nous incitons le retour aux valeurs fondamentales qui ont disparues. Ainsi, nous sensibilisons notre société à l’importance de la terre. Les jeunes agriculteurs sont les enfants du productivisme : produire vite afin que ça rapporte. Nous les invitons à réfléchir à une meilleure valorisation des matières premières. Nous travaillons de la semence, jusqu’au produit fini. Nous transformons et distribuons. Changer le paysage est notre objectif. Nous faisons un travail de longue durée dans l'intérêt général.

Plus d’infos :

www.nuitagroecologie.fr/Je-decouvre-la-nuit-de-l-agro

www.sanctummediterranee.com/fr-FR/

Caroline Sénécal

Sauvez l'école des abeilles du 06

Créé le : 21/06/2016

Le CIVAM Apicole des Alpes-Maritimes a besoin de vous ! Jusqu’au 25 juin, une pétition circule pour tenter de sauver l’école des abeilles et le rucher-école du 06 menacés de disparition dès septembre prochain. 

 
 
 

En plus de 30 ans, le CIVAM Apicole des Alpes-Maritimes a formé des milliers d’apiculteurs amateurs et professionnels et contribue activement à la préservation des abeilles dans le département, mais aujourd’hui, tout comme ses chères protégées, l’association est menacée d’extinction.

En effet, ses outils de travail, le rucher école et la salle de formation du CREAT à la Gaude, vont être détruits pour faire place au nouveau MIN dans le cadre de l’aménagement de la plaine du Var.

Aucune solution de remplacement satisfaisante n’a pour le moment était faite. Le CIVAM Apicole 06 ne pourra donc pas dispenser le premier cours de formation apicole 2016-2017 qui doit avoir lieu le 10 septembre 2016.

Une fois clôturée, la pétition sera adressée à Monsieur le Président du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes.

Pour en savoir plus et signer la pétition, cliquez ici

« Des terres, pas d'hypers » à Montpellier, marche contre le projet Oxylane

Créé le : 11/06/2016

Le 11 juin, le collectif Oxygène organise une marche à Montpellier, dans le cadre du mouvement « Des terres, pas d'hypers », pour s'opposer à la construction d'un complexe commercial, le projet Oxylane. Pour en savoir plus sur cette manifestation et les revendications qu'elle défend, nous avons contacté Françoise Hélary, du Collectif Oxygène.

Vous organisez une marche à Montpellier le 11 juin contre le complexe commercial Oxylane, mais que reprochez-vous concrètement au projet ?

Pour reprendre les termes du mouvement « Des terres, pas d'hypers », nous lui reprochons d'être un « projet commercial inutile et imposé ». Il viendrait s'installer sur une terre agricole exploitable, actuellement cultivée en agriculture conventionnelle mais qui intéresse aussi l'agriculture bio, car c'est une bonne terre pour la maraîchage. Ce serait donc un gaspillage de terres agricoles et l'artificialisation qu'il causerait renforcerait encore le risque d'inondations auquel nous sommes déjà exposés à l'automne et au printemps. La terre joue un rôle régulateur contre ces risques environnementaux, et c'est une raison de plus en faveur de sa conservation. De plus, il y a une zone protégée sur l'emplacement. Elle restera protégée mais un parcours d'accrobranche y est prévu et la zone sera enclavée. Il est nécessaire de réfléchir davantage aux emplacements de ces centres commerciaux !

 

Comment la journée du 11 juin va-t-elle défendre vos revendications, quelle en sera l'organisation ?

Il s'agit d'une journée nationale. Quinze collectifs ont répondu à notre appel, car ils se reconnaissent dans le mouvement « Des terres, pas d'hypers ». Il y aura donc des actions simultanées dans un ensemble de villes françaises, mais certains collectifs ont aussi choisi de se regrouper pour avoir plus de poids. Nous serons nous-mêmes rejoints par les opposants au projet de la gare de la Mogère à Montpellier,  le collectif de las Rebes avec la ZAD qui luttent contre le bétonnage du dernier poumon vert d'un quartier populaire de Montpellier, et Nuit Debout.  Alternatiba  est à l'initiative de la vélorution qui partira de la Gare Saint-Roch (9h) qui passera par las Rebes (10h) pour retrouver le collectif Oxygene à 11h pour le début de la marche. N ous partirons de la station de tram Occitanie sur la ligne 1, à Montpellier jusqu'au lieu d'implantation d'Oxylane aux Fontanelles, soit 3km et demi. Suivront un pique-nique, une bourse aux plantes, etc mais aussi des tables rondes sur les thématiques de la sauvegarde des terres agricoles et de la nature ou encore de la participation citoyenne quant à l'aménagement des territoires. La journée devrait se terminer vers 17h.

 

Qu'attendez-vous de cette mobilisation de demain, qu'en espérez-vous ?

Nous demandons que soit mis un terme à la prolifération de ces centres commerciaux, et que puissent se réaliser des aménagements réellement conçus pour l’intérêt des citoyens. Ainsi, nous voudrions voir évoluer la nouvelle loi Pinel qui écarte les associations des décisions d'aménagements commerciaux et empêche leurs recours, ce qui est tout de même paradoxal dans une période où la dynamique est à l'intégration de la dimension environnementale dans les projets ! L'idée pour ceux qui sont à l’initiative de cette journée nationale est de poursuivre cette dynamique et de continuer à fédérer d'autres collectifs. Ainsi, les collectifs signataires de l’appel du 11 juin participeront en juillet à un forum-débat à Notre Dame des Landes. Ces journées seront aussi l’occasion de rencontrer d’autres collectifs qui portent des combats similaires. Localement nous participons le 9 juillet à l’accueil de la caravane internationale à vélo qui rejoint le forum contre les grands projets inutiles imposés (GPII) prévu à Bayonne du 15 au 17 juillet.

 

Pour soutenir le Collectif Oxygène

Une pétition en ligne a été créée par le collectif Oxygène (13 associations dont les deux associations fondatrices SOS-Lez-Environnement et Vivons Montferrier), pour s'opposer à l'implantation de cette  zone commerciale et favoriser le maintien d'une activité agricole à Saint Clément de Rivière. Vous pouvez signer cette pétition en ligneEt si vous voulez aller plus loin, vous pouvez participer aux frais de justice du collectif, nécessaires pour faire entendre sa voix par le soutien d'avocats, par une souscription en ligne

Suite à la marche

La marche fut un succès, pour les organisateurs. Elle a réuni plus de 250 personnes sur un « itinéraire bis ». Il était d'abord prévu de prendre la route de Ganges et de freiner la circulation mais des questions de sécurité l'ont emporté et c'est une route parallèle plus sûre qui a finalement été empruntée.
La jonction entre les collectifs contre les « projets commerciaux inutiles et imposés » et les opposants à d'autres projets comme la gare de la Mogère s'est faite en douceur et c'est encore une centaine de personnes qui se sont réunies pour discuter lors des tables rondes.

On a pu noter aussi la présence discrète de quelques personnalités politiques comme Fanny Dombre-Coste de l'observatoire national de la consommation des espaces agricoles (ONCEA) et d'autres collectifs comme « Non à un Hinterland à Poussan ».

 

Amaëlle OLIVIER

Nos océans sont à bout de souffle !

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash	Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Surpêche, pêche illégale, captures accidentelles… Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables capables de nous nourrir et de se régénérer à l’infini mais il n’en est rien. Dans le monde, 90% des stocks de poissons sont surexploités ou exploités à leur maximum, les captures accidentelles représentent 40% des volumes de pêche globaux, 12 à 28 %des prises mondiales proviennent de la pêche illégale. De nombreuses solutions existent pour réduire les pressions exercées sur les océans. Il est urgent de les mettre en œuvre !                                                     

Pour rappel, le 30 mai, le WWF annonçait qu’en moins de 6 mois la France avait déjà consommé l’équivalent de l’ensemble des ressources halieutiques qu’elle pouvait pêcher et élever dans ses eaux nationales métropolitaines et reportait, à compter de ce jour, ses impacts sur les autres pays, notamment sur les plus vulnérables.

 

En cette Journée Mondiale des Océans, le WWF rappelle ainsi que nous sommes tous concernés et que chacun d’entre nous, peut accélérer le mouvement vers une pêche plus durable. « L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées », explique Isabelle Autissier, présidente du WWF France. « Les institutions, l’industrie et les consommateurs ont une grande responsabilité sur la durabilité des ressources et les conditions de vie des communautés des pays qui dépendent le plus de la pêche ».

Le WWF appelle ainsi les organisations internationales à prendre de toute urgence des décisions en faveur de la préservation des ressources, comme la réduction de la pêche des thons dans l’océan Indien qui doit être accélérée. L’Union européenne  à renforcer la mise en œuvre de sa législation en matière  de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Les entreprises à transformer leurs politiques d’approvisionnement en produits de la mer en respectant des chartes proscrivant tout achat provenant de la pêche illégale et en  favorisant les pêcheries certifiées MSC ou les élevages ASC. Le WWF invite également  les entreprises qui le peuvent à se faire le relais de sensibilisation pour une pêche responsable, aux consommateurs à prendre conscience de leur rôle et de leur pouvoir.

Le WWF a ainsi lancé en 2015, le programme Fish Forward, sensibilisant les citoyens européens à l’impact de leur consommation sur les pays du Sud et recommandant notamment  l’achat responsable de produits de la mer en favorisant par exemple les produits certifiés MSC ou ASC

 

Afin de sensibiliser le plus grand nombre à une pêche durable, le WWF France s’investira sur plusieurs fronts lors de la Journée Mondiale des Océans, le 8 juin. Au programme notamment : une collaboration avec Demotivateur afin de sensibiliser le grand public à l’importance de la diversification via une recette simplissime faite à partir du trop peu connu thon listao. De 17h à 18h, l'Atelier des Chefs proposera, avec le WWF France, un e-atelier à destination des parents/enfants. Ces derniers y apprendront à cuisiner du chinchard en live avec un chef qui répondra en direct aux questions des internautes. A partir de 20h50 et jusqu’au petit matin, le WWF France accompagnera enfin La Nuit des Océans sur France Ô

Pour suivre notre campagne pour une pêche responsable :

www.wwf.fr/oceansmenaces/

Plus d'infos :

www.un.org/fr/events/oceansday/

www.wwf.fr/

www.francetelevisions.fr/nuit-ocean2016

www.fishforward.eu/fr/

www.demotivateur.fr/

Zéro Déchet : Mode d'emploi

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos : Amaëlle Olivier

Le 1 juin dernier, Béa Johnson livrait le ​mode d'emploi de son mode de vie zéro déchet lors d'une conférence au Palais des Arts de Vannes, organisée par Bretagne Durable et les magasins BioGolfe, en partenariat avec Vannes Agglo et la ville de Vannes. Morceaux choisis ! Retrouvez notre playlist ici !

« Nous voulions une vie basée sur le verbe être et non avoir ». C'est la raison qui a mené Béa Johnson à changer de mode de vie. Ce faisant, elle a inspiré des milliers de gens à travers le monde. Le 1 juin, elle donnait une conférence au Palais des Arts de Vannes devant plus de 600 personnes. L'objectif : faire partager au plus grand nombre le mode d'emploi de cette façon de vivre sans déchet. Aujourd'hui, leurs déchets annuels générés par sa famille de 4, elle, son marie et ses 2 enfants (sans compter Zizou, le chien zéro déchet !) sont contenus dans un bocal de 500 ml (1L en 2014) ! « Pour en arriver là, un long processus a été nécessaire. Il a fallu trouver un nouvel équilibre, désapprendre les habitudes et trouver des alternatives. Parfois ça marche très bien et parfois... Pas du tout ». C'est ce que nous explique Béa Johnson, avec humour, en nous racontant par exemple la réaction de son mari à une recette de shampoing alternative, nécessitant un rinçage au vinaigre de cidre : « J'en ai marre que tu sentes la vinaigrette ! » s'exclame-t-elle sur scène.

Plus qu'un challenge, un mode de vie !

La franco-américaine offre son témoignage comme un outil pour aider chacun à trouver son propre équilibre. « Le zéro déchet ne doit pas être un challenge de court terme mais un mode de vie à long terme ! », assume-t-elle. Pour s'y tenir, l'important serait selon elle donc de prendre son temps, « pour trouver ce qui convient à son style de vie ». Le point de départ ? « 5 règles primordiales à appliquer dans un ordre précis : Refuser (ce dont on a pas besoin), réduire (ce qui nous est nécessaire), réutiliser, recycler et enfin composter. » La clé ? Questionner sa consommation. « Ai-je vraiment besoin d'un épluche-légumes ? » donne-t-elle en exemple. Et étonnamment, sa réponse est non : sa famille consomme les légumes (bio) qui le peuvent avec leur peau, pour conserver les vitamines. A chacun donc, de questionner ses automatismes pour réévaluer ses besoins. Attention tout de même au piège de remplacer à l'identique les produits emballés ! « Il est préférable de se satisfaire de ce que l'on a à disposition », précise-t-elle, et de se laisser surprendre par de nouveaux produits.

40% d'économie !

Mais si c'est à chacun de définir ses besoins, il y a des objets auxquels l'ambassadrice du zéro déchet a déclaré la guerre : les produits à usage unique. « Acheter du jetable c'est littéralement investir dans la décharge, jeter son argent par les fenêtres ! ». En effet, puisque depuis qu'elle applique ce mode de vie zéro déchet, Béa Johnson a réduit de 40 % sa facture… « A ce moment-là, détaille-t-elle, j'ai réussi à convaincre Scott, mon mari », souffle-t-elle. Et elle en profite pour nous donner sa méthode pour bannir les déchets de sa vie : éviter les allées centrales des supermarchés pleines de produits suremballés. Préférer les pourtours du magasin, remplacer les sacs plastiques par des sacs en tissus, et même, remplacer les protections hygiéniques jetables par la coupe menstruelle, alternative durable ! A l'écouter, ça ne semble pas sorcier. Et quand on l'entend vanter le temps gagné , on ne regrette qu'une seule chose : Ne pas avoir essayé avant !


Le livre de Béa Johnson, « Zéro Déchet », traduit en 11 langues, connaît un succès retentissant. Il s'agit d'un guide pièce par pièce, étape par étape pour passer à une vie sans déchet. A lire, dès que possible ! 


Pour en savoir plus :

www.zerowastehome.com

Retrouvez ici l'interview de Béa Johnson, auteure du livre "Zéro déchet":

www.soundcloud.com/sans-transition-magazine/bea-johnson

Retrouvez notre playlist ici :

www.dailymotion.com/playlist/x4k9re_BD_info_zero-dechet-conference-de-be...

Amaëlle OLIVIER

Saint-Jean stoppe les pesticides

Créé le : 07/06/2016

Depuis le 21 mai, il est désormais interdit d’utiliser des pesticides à moins de 50 mètres des habitations, pour les entreprises et les particuliers, à Saint-Jean, Haute-Garonne. Le premier adjoint au maire et député de ce département, Gérard Bapt, a encouragé la signature de cet arrêté municipal. Une décision importante quand la commission européenne propose de réautoriser le glyphosate pour une période de 18 mois. 

La ville de Saint-Jean, près de Toulouse, en Haute-Garonne, est devenue une commune « zéro pesticide ». Depuis le 21 mai dernier, l’épandage à moins de 50 mètres des habitations et le déversement de pesticides dans les fossés publics d’évacuation fluviale sont désormais interdits. Ainsi, les agriculteurs ne peuvent plus utiliser de pesticides à moins de 50 mètres des habitations ou de particuliers. Quant à ces derniers, ils peuvent toujours utiliser des pesticides mais ne peuvent pas déverser leurs déchets dans la rue ou dans les égouts municipaux. Une décision municipale prise en réaction aux demandes des riverains : « Certains particuliers se sont rendu compte que les pesticides utilisés par les agriculteurs se retrouvaient en grande quantité chez eux, dans leur jardin, » comme nous l’explique Gérard Bapt, député de Haute-Garonne et premier adjoint au maire de Saint-Jean. « Protéger des espaces sensibles comme des crèches ou des écoles ne suffit pas. Il peut y avoir des femmes enceintes et des jeunes enfants exposés chez eux. La distance de 50m est arbitraire mais elle existe pour limiter l’extension de l’épandage chez des particuliers. » Gérard Bapt a officiellement déclaré son opposition à la reconduction du glyphosate par la commission européenne, en attendant les résultats de l’Agence Européenne des produits chimiques (ECHA), le 18 juillet.

 


« Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.


Plus d’infos :

www.gérardbapt.info

www.mairie-saintjean.fr/haro-sur-les-pesticides-et-herbicides-a-saint-jean.html

www.europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-16-2011_en.htm

www.echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/public-consultat...

La rédaction

La filière bio : un réel essor ?

Créé le : 01/06/2016

A l’occasion de la Semaine européenne du développement durable, Sans Transition ! vous propose de (re)découvrir les débats de la revue Bretagne Durable sur Tébéo-Tébésud. Aujourd’hui, la filière bio est à l’honneur. 1 118 190 ha étaient engagés en bio fin 2014, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à 2013, selon Agence Bio. Retrouvez Magali Chouvion et ses invités ici

Plus d’infos :

www.tebesud.fr/?titre=la-filiere-bio&mode=numEmission&idFicheMere=79724&id=82755

www.agencebio.org/la-bio-en-france 

3 questions à Patrick Deixonne Expédition 7e Continent : « Tout le monde est concerné »

Créé le : 31/05/2016
© Pixabay

A l’occasion de ses 25 ans, NAUSICAA accueille l’Expédition 7e Continent pour une tournée en France, à partir du 12 mai. Du 4 au 5 juin pour la semaine du développement durable, ce déplacement pédagogique s’arrêtera à Toulouse. Leur objectif est d’alerter le public et les politiques sur la gravité de la pollution des océans avec la dispersion des déchets plastiques. Patrick Deixonne est chef de mission des Expéditions 7e Continent. Ce navigateur explorateur est aussi membre de la Société des Explorateurs Français.

Pouvez-vous expliquer votre projet de « déplastiquer » l’océan ?

Il y a un 7e continent constitué de nanoparticules. C’est la zone d’accumulation de plastiques. Il ne cesse d’augmenter. 80 % des déchets de l’océan proviennent de la terre ferme. Même les habitants de Strasbourg ou Toulouse peuvent agir. On estime que 35 millions de tonnes de plastiques polluent les océans. Notre projet consiste à ramener les échantillons de déchets aux scientifiques, afin qu’ils les examinent. A l’heure actuelle, nous n’avons pas d'autres solutions. La meilleure manière d’éradiquer le 7e continent est de sensibiliser les gens, afin de créer une chaîne de consciences. 

 

Quels sont les conséquences de cette pollution sur la faune et la flore ?

Il y a deux conséquences de la pollution des océans. La première est accidentelle. Il s’agit du sac plastique que la tortue ou la baleine avale. L’autre conséquence n’est pas scientifiquement prouvée. Ce que contient le plastique pourrait transiter dans la chaîne alimentaire. Nous nous demandons si ces métaux lourds peuvent se bio accumuler.

 

Quelles seront vos actions à Toulouse et quel est l’intérêt de votre collaboration avec Nausicaa dans cette ville ?

Toulouse a été choisie pour accueillir les rencontres européennes de la science,  ESOF (EuroScience Open Forum) en juillet 2018. Ainsi, cette ville sera la capitale européenne de la science. Notre base scientifique y est d’ailleurs située : le CNRS, le Centre national d’études spatiales ou encore Mercator océan. Du 4 au 5 juin, nous serons sur la place de l’Olivier pour accueillir le public, de 9h à 19h à Saint Cyprien, à Toulouse. Une conférence grand public sera également organisée, en soirée. Scolaires, industriels, scientifiques, mais aussi élus seront présents. Avec notre caravane pédagogique, notre objectif est de sensibiliser la population sur la dispersion des déchets plastiques dans la nature. Ils sont jetés sur le bas-côté de la route et se retrouvent dans nos océans. Nous désirons appliquer le programme et l’esprit de sensibilisation de ramassage à cette ville. Nausicaa se bat pour la protection des océans, le respect et les valeurs de la mer. Nous avons une complicité naturelle et une urgence partagée : comprendre et réduire la pollution plastique, pour une planète préservée.

 

 

Plus d’infos :

www.septiemecontinent.com/

www.nausicaa.fr/  

www.septiemecontinent.com/expedition-7e-continent-annonce-une-tournee-de-sensibilisation-en-france-entre-le-12-mai-le-15-juin-2016/

Vers un tourisme durable ?

Créé le : 30/05/2016

La Semaine européenne du développement durable se tient du 30 mai au 5 juin 2016. L’objectif ? Le rappel des bonnes pratiques et la découverte des initiatives en faveur du développement durable. Tout au long de cette semaine, Sans Transition ! vous propose de (re)découvrir les débats de la revue Bretagne Durable sur Tébéo-Tébésud. Le thème du jour est le tourisme durable.

Nouvel envol du gypaète barbu !

Créé le : 30/05/2016
© Pixabay

Le vendredi 3 juin, deux jeunes gypaètes barbus vont s’envoler en plein cœur du Parc naturel régional des Baronnies provençales, commune de Villeperdrix, dans la Drôme. Cette action est organisée par l’association Vautours en Baronnies, en partenariat avec la LPO France et le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales. Le lâcher de jeunes oiseaux doit permettre de créer des noyaux de population favorisant les échanges entre Alpes et Pyrénées. 

Pourquoi réintroduire le Gypaète barbu ? Au cours du XXème siècle, cette espèce emblématique a disparu de la plupart des massifs montagneux du pourtour méditerranéen. Le Gypaète barbu a bénéficié de programmes de réintroduction sans précédent depuis 25 ans en Europe. En 2011, il ne subsistait que 175 couples en Europe et seulement 50 couples sur l’ensemble du territoire français. Grâce aux programmes de réintroduction entrepris, la population française de Gypaète barbu a tendance à s’accroître ces vingt dernières années mais l’équilibre reste fragile.


Aujourd’hui le projet de réintroduction du Gypaète barbu dans les Baronnies voit le jour, suite aux premiers lâchers effectués de 2010 à 2013, par le Parc Naturel Régional du Vercors. Il est mené par l’association Vautours en Baronnies, en partenariat avec la LPO France et le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales. Pour la première fois, il fait l’objet d’un financement européen LIFE, couvrant un large territoire, des pré-Alpes aux contreforts Pyrénéens, et fait partie d’un programme multi-partenarial (cf dossier de presse). Il s’inscrit également dans le Plan National d’Action (PNA) en faveur de cette espèce, sous l’égide du ministère en charge de l’environnement.


L’objectif ? Renforcer la population française et européenne de gypaètes barbus. Pour ce faire, le lâcher de jeunes oiseaux dans le Massif central et les Préalpes doit permettre de créer des noyaux de population favorisant les échanges entre Alpes et Pyrénées. Pour les Préalpes, les lâchers s’effectuent sur le site de Léoux (26510, Villeperdrix) en 2016, 2018 et 2020 dans les Baronnies, ou sur le site de Tussac (26410, Treschenu-Creyers) en 2017, 2019 et 2021 dans le Vercors. Les deux oiseaux qui seront lâchées cette année proviennent des centres d’élevage de Guadalentin en Andalousie et d’Haringsee en Autriche. Ils seront déposés sur un site adapté, à flanc de falaise et devraient prendre leur envol dans quelques semaines.

Plus d’infos :

http://www.vautoursenbaronnies.com/

https://www.lpo.fr/

http://www.baronnies-provencales.fr/

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