Écologie

Marseille : un congrès national pour le bâtiment durable

Créé le : 09/09/2016
La Boiserie, à Mazan (84), salle de spectacle construite en bois du Ventoux et isolation paille. Crédit : FD

Du 14 au 16 septembre 2016, à la Villa Méditerranée à Marseille, se tient le 5ème congrès national du bâtiment durable. Rencontre avec Daniel Faure, organisateur de l'édition 2016 avec le réseau Inter-Clusters, et ancien directeur d’EnvirobatBDM, rassemblement de professionnels de la construction. 

Pourquoi avoir organisé un congrès national à Marseille ?

Il ne s’agit pas de la première édition du congrès en région. Chaque année, nous organisons la congrès dans un lieu différent. Il peut faire très chaud dans la région de Marseille. Il était alors normal pour nous de parler de l’adaptation climatique des bâtiments. L’idée est d’arriver à construire en PACA des bâtiments confortables sans dépenser d’énergie. Il faut prendre ce congrès comme une formation à très haut niveau pour les professionnels et à très bas prix (180€ par jour) grâce à l’aide de l’Ademe et de la région PACA

Quels sont les événements importants lors de ces trois jours de congrès ? 

Sur 3 jours, nous avons plus de 50 événements. Cette année, il y a près de 400 personnes qui se sont inscrites. Emmanuelle COSSE, Ministre du Logement et de l'Habitat Durable, et la région se déplacent à notre congrès. Les politiques ont compris qu’ils fallaient s’appuyer sur les professionnels qui veulent vraiment changer quelque chose. Nous travaillons déjà avec le gouvernement. Maintenant, les professionnels sont beaucoup plus écoutés depuis quelques mois déjà. L’état recommence à reconnaître notre travail. Le changement climatique est une urgence. C’est pour cela que chaque présentation est issue de l’expérience et non de la théorie. Ce sont des bâtiments déjà construits, sur lesquels on a eu des retours sur leur confort et leur fiabilité. Il s’agit de pratiquer un urbanisme plus vert.

Le congrès porte sur les différences de température, mais n’y-a-t-il pas d’autres problèmatiques ou thèmes à aborder ?

Pendant toute l’année, nous organisons entre 20 et 30 manifestations sur d’autres thèmes que la température, dans toute la France. Mais là, on a voulu toucher du doigt un sujet très préoccupant : comment réaliser des bâtiments confortables et économiques. Les professionnels ont pris du retard. A une époque, on construisait selon le territoire. Après, on a plus pensé au confort et à la technologie. Maintenant, on pense une meilleure construction selon l'imbrication de plusieurs facteurs : le climat, le territoire, l’architecture et en dernier lieu, la technologie. Le bâtiment sera plus efficace selon la prise en compte de la position du soleil et des changements de température de la région. Mais aussi s’il est fiable au niveau de sa construction. La technologie passe en dernier, car il faut d’abord qu’une fenêtre soit bien orientée et bien posée avant d'envisager de la fermer électroniquement.

Plus d’infos :

www.envirobat-med.net

www.reseaubeep.fr

www.congresbatimentdurable.com

www.interclusters.fr

www.ademe.fr

www.regionpaca.fr

www.gouvernement.fr/ministre/emmanuelle-cosse

Pétition contre l’abattage des platanes dans le Canal du Midi

Créé le : 08/09/2016
Canal du midi (crédits photos: CC0 Public Domain Pixaba)

Déjà plus de 16 000 signatures pour la pétition de Guy Tourade qui s’adresse directement à Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, et au Directeur Général des Voies Navigables de France, Marc Papinutti. La pétition dénonce l’abattage massif des platanes du Canal du Midi, atteints du champignon le Chancre Coloré, et propose des solutions et des traitements naturels pour ces arbres. 

L'arrêt de l'abattage et la mise en place d'un traitement 100% naturel qui a fait ses preuves concernant les platanes du Canal du Midi.

Depuis le lancement de cette pétition, Guy Tourade, l’auteur, ne cesse de remuer les services concernés afin de se faire entendre.

En effet, comme plus de 16 000 personnes, Guy Tourade dénonce l’abattage massif de ces platanes en pleine santé ! Il propose et étudie depuis, des solutions permettant d’éviter cette catastrophe environnementale. Il entre plusieurs fois en contact avec M. Papinutti, Directeur Général des Voies Navigables de France, ainsi que Mme Ségolène Royal sans succès. Loin d’être découragé, M.Tourade a dès la semaine dernière relancé Mme Royal sur le sujet. Il a également demandé à chacun de ces signataires de transmettre cette lettre type auprès de la ministre de l’Environnement. Après plusieurs recherches, il demande aujourd’hui la possibilité d’effectuer sur quelques platanes des essais gratuits permettant certainement de sauver ces platanes. D’autres actions sont en cours de préparation sur le sujet.

Pour se faire entendre, Guy Tourade a besoin de vous et de votre soutien ! Nous vous invitons donc à prendre contact avec cet auteur de pétition engagé depuis près de 3 ans.

 

Plus d’informations sur :

www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/arr-abattage-mise-place-traitement-100/18397

31ème édition de la Foire Régionale Biologique BioZone à Mûr-De-Bretagne !

Créé le : 07/09/2016
Crédits photos: Foire Biozone

La 31ème Foire Régionale Biologique Biozone ouvre ses portes à Mûr-de-Bretagne (22), le 10 et 11 septembre. Organisé par l'Association Produire et Consommer Biologique, l’événement, de 10h à 19h, présente de nombreux exposants bio mais aussi de nombreuses activités pour toute la famille. 

Potager, ornemental, aromatique, médicinal, médiéval, urbain, partagé ouvrier, pédagogique… Les déclinaisons sont tellement importantes que de nouvelles formes d’animation sont imaginées : ateliers pratiques, rencontres avec des jardiniers insolites, découvertes de pratiques écologiques et naturelles… pour présenter le jardin sous toutes ses boutures !

Voici quelques moments à retenir : des conférences de jardiniers de renom comme Denis Pépin et Luc Bienvenu ; des films poétiques comme « Le Potager de mon grand-père » de Martin Esposito, ou « Vivre en ce jardin » de Serge Steyer ; des ateliers sur la vie du sol, les semences, les conserves, le compostage ; des démonstrations de dynamisation et de greffage ; sans oublier les ateliers manuels pour petits et grands … et un spectacle humoristique où Ciboulette rencontre Monsanto (Dimanche à 11h).

Un zoom spécial pour les collectivités avec une table-ronde sur la mise en place de projets de sensibilisation auprès des enfants dans les écoles : créer un jardin pédagogique et introduire du bio dans les cantines, le samedi 10 septembre, à 14h. 

La foire BioZone reste un événement régional majeur où plus de 215 exposants de Bretagne et de toute la France, choisis avec soin par l’équipe des bénévoles associatifs, viennent représenter leurs produits et leurs activités ; pour le plaisir de vos papilles et de vos méninges.

 

Informations pratiques

Samedi 10 et dimanche 11 septembre, Mûr-de-Bretagne, de 10h à 19h.

Entrée : 4 € ; réduit : 2€ ; gratuit pour les moins de 15 ans.

Tel : 02 96 74 75 65 ; contact@foire-biozone.org ; www.foire-biozone.org. 

Jacques Fleurentin : « Retournons à une médecine plus écologique, plus naturelle»

Créé le : 06/09/2016
Jacques Fleurentin milite pour "un retour à une médecine plus écologique"

Nous avons rencontré Jacques Fleurentin, ethno-pharmacologue, au festival Sciences et Fictions du Roussillon. Il nous parle du retour à la médecine traditionnelle et de la phytothérapie, pour éviter le recours à certains médicaments prescrits par les médecins. Interview sonore, réalisée par Julien Dézecot, ci-dessous. 

 

 

 

Plus d'informations sur :

www.pharmacie-fleurentin.fr

 

Jean-Pierre Goux : « On vit sur une Planète unique »

Créé le : 31/08/2016
Crédit : David Blavier

Jean-Pierre Goux travaille dans le domaine de l’environnement et de l’énergie. Il a notamment publié le roman Siècle Bleu. Découvrez son interview ici durant le festival Sciences et Fictions de Roussillon ! (propos recueillis par Julien Dézecot).


Jean-Pierre Goux est né à Nice en 1973. Parti faire ses études à Paris et aux Etats-Unis, il étudie les sciences et plus précisément les mathématiques. Engagé dans l’écologie depuis le sommet de Rio en 1992, il se met à travailler dans l’économie d’énergie en France. En 2002, il obtient le Prix SIAM Optimization pour ses travaux en mathématiques. Il publie en 2010 Le Siècle Bleu, où il y propose différentes solutions pour sauver la planète. En 2012, il publie le second tome, Ombres et Lumières


Plus d'infos : 

www.soundcloud.com/user-408593397-280417410/jean-pierre-goux

www.sieclebleu.org

Sur l'île de Groix des apiculteurs amateurs se battent pour protéger la biodiversité

Créé le : 29/08/2016
Visite pédagogique des ruches d'abeilles noires. Crédit photo: ASAN.GX

Des conditions météorologiques défavorables ont affecté la récolte de miel 2016, deux fois moins importante qu'en 2015. Il existe pourtant des abeilles adaptées à un climat plus rigoureux : les abeilles noires. Cette espèce en danger est protégée par différents conservatoires de l’abeille noire grâce à des apiculteurs passionnés. Trois questions à Christian Bargain, apiculteur amateur sur l’île de Groix. Retrouvez aussi notre reportage « L'abeille noire d'Ouessant, un patrimoine à protéger » dans le numéro 1 de Sans Transition !

Dans quel contexte le conservatoire de l'abeille noire de Groix a-t-il été créé?

En 2008 des analyses ADN montrent que 100% des abeilles de l’île de Groix sont des abeilles noires avec une importante diversité génétique ! Ces abeilles sont plus velues et résistent mieux au froid et au vent. Nous avons alors décidé de nous regrouper au sein d’un conservatoire pour protéger cette biodiversité. Nous avons créé l’Association pour la sauvegarde de l’abeille noire de l’île de Groix ( ASAN.GX). Nous sommes tous des amateurs, c’est-à-dire des apiculteurs non professionnels. L'apiculture est traditionnellement une activité féminine sur l'île de Groix, puisque les hommes pêchaient. Aujourd’hui il y a 27 apiculteurs sur l’île ! Dont 13 qui font parti de l’association. Pour protéger cette biodiversité nous intervenons le moins possible sur les ruches : nous ne nourrissons, ne soignons ni ne sélectionnons les abeilles. Nous les laissons évoluer naturellement.

Quels sont les outils juridiques qui vous aident dans cette démarche?

En 2008 nous avons obtenu la création un arrêté municipal pour la protection génétique de l’abeille noire. Il y a interdiction d’importer des abeilles ou du matériel usagé. Nous avons la chance que les abeilles n’aient pas certaines maladies présentes sur le continent comme la loque américaine et nous allons tout faire pour continuer à nous en protéger. Le problème c’est que cet arrêté a une faible valeur dissuasive, seulement 40 euros d’amende, et qu’il est impossible de contrôler les entrées. Nous cherchons à obtenir la reconnaissance par l’État des conservatoires naturels mais ce dernier ne s’intéresse pas à cette problématique.  Le problème des conservatoires ce ne sont pas les abeilles, ce sont les hommes !

Comment votre association agit-elle pour faire connaître cette espèce unique ?

Nous aimerions que se développe l'usage professionnel de l’abeille noire en dehors des conservatoires. Nous faisons un travail de sensibilisation. Nous avons une ruche pédagogique depuis 2009 à proximité du phare de Pen-Men.  Nous avons aussi mis en place une exposition de 16 panneaux dans la gare de Lorient. En août a lieu un stage de trois jours « un petit pas vers l’apiculture » ainsi que des conférences pendant les journées du patrimoine car nous estimons que l’abeille noire fait partie du patrimoine européen.


 

 

Une rencontre avec la chauve-souris

Créé le : 25/08/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain seagul

Samedi 27 août, le parc des Alpilles, en partenariat avec Groupe Chiroptères de Provence, organise une rencontre gratuite pour la Nuit de la chauve-souris, à Orgon (13). L'occasion pour d'échanger avec Annabelle Piat, chargée de mission, et spécialiste de cette créature dont les bienfaits sont méconnus.

Pourquoi organiser une nuit de la chauve-souris ?

Nous voulions présenter ce groupe d’animaux au grand public car ils sont assez peu connus. Le parc des Alpilles a un fort enjeu de conservation sur plusieurs espèces menacées d’oiseaux et de chauves-souris. Nous avons aussi un certain nombre de cavités naturelles ou faites par l’homme où les chauves-souris hibernent. Deux sites ont un enjeu international : Saint-Rémy de Provence et Orgon, où il y a un arrêté préfectoral de protection biotope pour les chauves-souris et leur habitat.

Quels sont les intérêts de la chauve-souris dans le contexte écologique actuelle ?

Le parc comprend près de 19 espèces de chauve-souris qui sont insectivores. Elles ont un rôle important dans l’agriculture, elles régulent les populations d’insectes et donc potentiellement les pesticides. Nous avons un partenariat avec certains agriculteurs dans le cadre de Life des Alpilles, un programme d’une durée de 5 ans plus en direction des oiseaux, mais les actions que l’on met en place vont bénéficier aux chauves-souris. Nous privilégions des traitements alternatifs des cultures avec, par exemple, des pulvérisateurs d’argile contre la mouche de l’olivier. Nous plantons également des haies sur le territoire qui permettent aux chauves-souris de se déplacer. Ce programme profite ainsi aux chauves-souris mais aussi aux autres groupes d’animaux et de végétaux.

Quelles sont les activités de la soirée ?

Plusieurs activités se répartiront sur toute la soirée, qui est pour tous les publics : une conférence présentera les chauves-souris sous un aspect biologique, de leur habitat, de leur nourriture et de leur spécificité. Un film documentaire suivra pour montrer de vraies images des chauves-souris. Des échanges auront lieu avec les participants. Puis, il sera possible d’aller sur le terrain pour les observer dans leur milieu naturel et on utilisera avec des détecteurs à ultrason pour écouter les chauves-souris. La soirée commencera à 18h et se terminera aux alentours de 21h30. On attend une trentaine de personne, mais tout le monde est le bienvenu.

Plus d’infos :

www.life-alpilles.com

www.nuitdelachauvesouris.com/animation-nuit-de-la-chauve-souris/nuit-de-la-chauve-souris.html-61

www.parc-alpilles.fr

J’ai testé pour vous … 90 jours, une application écologique ?

Créé le : 22/08/2016
Screenshot de l'application 90 jours, Laignel Amandine.

Lancé le 10 septembre 2015, 90 jours, application mobile gratuite et française, donne des astuces écologiques pour changer ses habitudes. 

 

90 jours avant l’ouverture de la COP 21, Elliot Lepers sort cette application gratuite et « coup de pouce pour commencer à questionner son mode de vie, à douter de nos automatismes et réussir à trouver l’écologie qui nous ressemble », comme il le précise dans la présentation de l’application. Connu pour avoir créé Amazon Killer, application pour rechercher des livres à proximité de chez nous, Lepers présente 90 jours comme une série de défi.

L’écologie, un défi du quotidien ?

Chaque défi est une manière ludique d’apprendre certains gestes et astuces pour protéger sa planète. Ainsi, l’application vous propose d’acheter une bouteille de vinaigre blanc pour réaliser vos tâches ménagères, de poser un autocollant stop-pub sur votre boîte aux lettres ou d’uriner pendant votre douche pour ne pas gâcher d’eau. L’utilisateur se prend au jeu, surtout qu’il peut défier ses amis ou sa famille via les réseaux sociaux. Chaque défi est accompagné d’une explication de notre action et de son impact sur l’environnement. Par mails, l’application envoie des sites internet pour aider l’utilisateur à trouver certains produits biologiques ou des recettes culinaires, lorsque l’on doit se passer de viande pendant une semaine, par exemple.

Les habitudes de tous les jours

De plus, l’application nous permet de savoir, en théorie, combien de C0² et de litre d’eau nous avons pu éviter la consommation. Si le défi nous semble trop difficile, un « panic button » nous permet de contacter directement le créateur de l’application pour nous aider dans notre quête. Comme dans n’importe quelle application, il s’agit alors à tout à chacun de réaliser ces gestes du quotidien et d’économiser réellement ces litres d’eau et ces kilogrammes de C0² car l’application seule ne fera pas de nous de parfaits écolos.  

Plus d'infos:

www.90jours.org

www.play.google.com/store/apps/details.QuatreVingtDixJours

 

NDDL : les militants se préparent à défendre la ZAD

Créé le : 19/08/2016
Opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - FD/LMDP

Le Oui l'a emporté avec 55% des voix lors de la consultation sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le 26 juin dernier. Manuel Valls déclare que les travaux débuteront à l’automne. Pour autant, les opposants au projet ne sont pas prêts à abandonner la lutte. Trois questions à Dominique Fresneau, coprésident de l’association citoyenne intercommunale des populations concernées par l’aéroport de NDDL (ACIPA). Retrouvez notre dossier « Aéroport : des coûts dans l’aile », consacré aux coûts économiques, environnementaux et sociaux des aéroports, dans le n°1 de Sans Transition.

Comment réagissez-vous aux résultats de la consultation du 26 juin sur le maintien du projet d’aéroport?

Nous contestons cette consultation depuis le départ. La question était erronée : on parle de transfert d’aéroport alors qu’il est prévu de conserver l’aéroport actuel (l’aéroport Nantes Atlantique). François Hollande a choisi d’organiser une pseudo-consultation à l’échelle du département. Alors que le projet concerne les deux régions qui le financent, voir tout le pays. Si la consultation avait été à ces échelles le résultat aurait été négatif. Nous continuons donc notre lutte. Autant que possible sur le terrain, avec les agriculteurs et avec la ZAD.

Suite aux déclarations de Manuel Valls pensez-vous que les travaux vont effectivement débuter dans quelques mois ?

Nous prenons cette menace au sérieux mais en même temps ça fait plus d’un an qu’ils nous promettent de venir en automne. François Hollande a aussi dit qu’il n’y aurait pas de construction tant que tous les recours ne seraient pas rendus. Mais cette menace reste réelle. Notre but est de continuer à faire parler de nous et d’augmenter le nombre de militants pour défendre cette zone. La ZAD fait tout pour se prémunir d’une attaque et continuer à construire un avenir sans aéroport. Nous préparons un grand rassemblement sur place le 8 octobre pour dire à tout le monde de se tenir prêts à s’engager pour défendre Notre-Dame-des-Landes. Face à cette menace nous faisons la même réponse que pendant l’hiver 2012-2013 : s’ils viennent on essayera de résister et on viendra réoccuper le terrain.

Est-ce que vous pensez que les recours peuvent encore retourner la situation ?

Il y a le recours au niveau de l’Europe qui a mis la France en demeure de répondre aux impacts environnementaux des infrastructures en Loire-Atlantique. La réponse sera fournie par le futur Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui est en cours de réalisation. Mais ils doivent proposer de réelles mesures de compensation : pour 1 ha de zone humide détruite il faut créer 1 ha de zone humide dans le même bassin versant. Les promoteurs proposent 1 ha de compensation pour 8 ha détruits, soi-disant parce qu’ils mettraient en place une zone humide « exceptionnelle ». Le recours de la loi sur l’eau rendu le 17 juillet 2015 nous a été défavorable mais nous pouvons encore faire appel de cette décision. Il y a un certain nombre de recours que nous n’avons pas encore déposé, notamment au niveau du permis de construire. On peut aussi faire appel au Conseil d’État. On va jouer cette carte des recours en espérant qu’il y aura un juge assez courageux pour statuer en notre faveur.

Plus d'infos :

www.acipa-ndl.fr

Réparer plutôt que jeter, le parcours du combattant

Créé le : 12/07/2016
Réemploi et réparation - Crédit photo : Pixabay

Le 23 juin, une étude de Institut du Développement durable et des relations internationales (IDDRI) révèle que l'économie collaborative française n'est pas toujours à la hauteur de ses promesses écologiques. Concurrence, manque d'accessibilité, etc... La culture du réemploi en France, ce n'est pas encore ça. Preuve en est la difficulté à trouver des solutions pour sortir du réflexe « tout à la décharge ». Mais les choses commencent à bouger.

 

 

Le 22 juin, une chaise casse à la rédaction. Premier réflexe : l'amener à la déchetterie. Mais seule la pièce en plastique soutenant le dossier a cédé. Dommage de tout jeter !

 

Et si on trouvait la pièce manquante sur le net ?

Internet regorge de sites de vente en ligne de pièces détachées, on devrait trouver notre bonheur... non ? Je lance une requête sur le moteur de recherche solidaire Lilo. Le premier site de la liste ne fait que de la vente en gros, le deuxième ne vend que des roulettes, etc. Les liens s’enchaînent sans correspondre à ma demande. L'exaspération commence à poindre. J'opte cette fois pour Google. Guère mieux. Après avoir écumé les blogs, sites professionnels et boutiques en ligne, toujours rien.

 

Et si on la réparait ?

C'est le moment de changer de stratégie.

Pourquoi ne pas se tourner vers les ateliers de réparation ? Je lance une recherche rapide et ne trouve que des liens vers des ateliers... québécois.

Et les recycleries ? J'appelle celle d'Apt (84) pour savoir s'ils peuvent m'aider. « La plupart du temps, on n'essaie même pas de réparer les chaises en plastiques: elles sont faites pour casser. Peut-être qu'on aura la pièce mais c'est peu probable. Sinon, ce sera direction la déchetterie », me répond le gérant.

La déchetterie... Mais c'est une idée ! Peut-être auront-ils la pièce qu'il nous faut ! Un passage rapide me fait déchanter. Non seulement ils ne l'ont pas mais ils confirment ce que m'a répondu la recyclerie : les chaises en plastiques sont faites pour casser.

 

Et si on fabriquait la pièce défaillante ?

Ces derniers temps, de nombreux reportages nous vantent l'attrait de l'impression 3D pour réparer nos objets du quotidien... Est-ce si facile ?

Je cherche des imprimeurs 3D sur les pages jaunes et ne retiens que les quatre qui sont à moins de 45 minutes en voiture. Je commence à comprendre l'argument de l'étude IDDRI : Si réparer un objet implique un tel déplacement, l'impact écologique est-il vraiment positif ?
J'appelle ensuite les imprimeurs. Les trois premiers ne font pas de 3D, c'est une erreur d'étiquetage du site. Le dernier me confirme son activité. Je me réjouis mais trop vite... « Vous avez un plan de la pièce réalisé par un-e graphiste ? » Non. C'est pourtant nécessaire.

L'impression 3D sera peut-être une solution à long terme mais ce n'est pas pour tout de suite !

 

Morale de l'histoire

La chaise cassée est devenue un tabouret, et on a racheté une chaise de bureau. Mais cette aventure nous a bien fait réfléchir... Où en est-on, en France, dans la culture du réemploi ? Le réseau des recycleries, ou celui des Repair Cafés qui se développent partout dans l'Hexagone montre une volonté renouvelée de sortir du culte du « tout jetable ». Il n'en reste pas moins que, pour trouver des solutions, c'est un vrai parcours du combattant.

Notre problème, c'était aussi le plastique, non réparable... Changer nos choix de consommateurs et privilégier des matériaux durables, c'est sans doute aussi une partie de la solution.

 

Amaëlle Olivier

 

Plus d'infos

www.repaircafe.org/fr/

www.iddri.org/

Pages

S'abonner à Écologie