Écologie

Ronan Dantec: "la gouvernance multi-acteurs est la seule possible."

Créé le : 16/09/2016
Ronan Dantec. Crédits photos: Nantes Métropole.

Par Climate Chance

Climate Chance, sommet mondial des acteurs du climat, a eu lieu à Nantes du 26 au 28 septembre. Pour l’occasion, Climate Chance a interviewé Ronan Dantec, conseiller municipal de Nantes, sénateur de Loire Atlantique, et porte-parole Climat CGLU, à propos de la gouvernance multi-acteur. 

Vous défendez la gouvernance multi-acteurs comme seul mode de gouvernance possible pour répondre au défi climatique. Pourquoi ?

Par sa nature et son ampleur, la lutte contre les changements climatiques est l’un des plus grands défis auxquels la communauté internationale a été confrontée. Pour atteindre l’objectif fixé dans les accords de Paris, il faut désormais passer de l’intention des Etats à la concrétisation des actions sur le terrain.

La question de la gouvernance devient alors fondamentale. Pour être efficace, la lutte contre le réchauffement climatique nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs concernés par les changements climatiques. L’approche de gouvernance traditionnelle, type top-down, utilisée sur d’autres enjeux ne peut pas convenir dans le cas de la lutte pour le climat.

Si les états doivent fournir le cadre législatif indispensable à l’action publique, on voit bien que c’est la société civile qui est en première ligne dans cette lutte, en agissant au quotidien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre sur les territoires, ou dans les process industriels.

Je suis convaincu que la gouvernance multi-acteurs est la seule possible. En confrontant les Etats et les acteurs de la société civile, qui agissent sur le terrain, elle permet en effet de croiser en permanence les politiques publiques, verticales, et les dynamiques sectorielles, plus horizontales, et ce, à l’échelle infranationale et internationale.

Comment le Sommet Climate Chance peut-il répondre à cet enjeu ?

De grands pas ont d’ores et déjà été faits dans la reconnaissance du rôle des acteurs non étatiques dans la lutte pour le climat, mais ceux-ci doivent continuer de se fédérer et de se coordonner, en se dotant d’outils collectifs pour faire entendre leurs voix auprès des Etats.

Ce n’est pas toujours facile : il y a aussi des intérêts divergents entre les acteurs de la société civile, et rassembler ces acteurs autour d’objectifs communs impose un grand nombre de discussions et d’échanges. C’est justement pour leur offrir ce temps d’échanges et dialogue, en amont des COP, qu’a été imaginé Climate Chance. Premier sommet des acteurs non-étatiques engagés dans la lutte pour le climat, s’inscrivant dans l’agenda de l’action, Climate Chance a vocation à devenir un véritable point d’étape opérationnel de l’agenda climatique.

Ce sommet sera pour eux l’occasion de dessiner l’état de l’action à travers le monde, d’approfondir les échanges sur les réussites comme sur les difficultés et de favoriser la mutualisation des expériences et des innovations. Le renforcement de coalitions thématiques sur tous les grands sujets, avec une feuille de route 2016/2018, est aussi l’un des grands enjeux du Sommet. Climate Chance doit permettre ainsi de délivrer aux Etats les messages communs des acteurs non-étatiques, avec une déclaration commune qui sera présentée à Nantes, et de se mettre en position pour participer positivement à la réévaluation dès 2018 des contributions des Etats.

Vous avez souhaité créer une coalition dédiée à la gouvernance multi-acteurs. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La question de la gouvernance est au cœur des enjeux climatiques. Pour aller encore plus loin et plus vite dans cette logique, il faut favoriser la mise en place de partenariats entre les acteurs dans l’ensemble des pays et territoires. Une coalition dédiée au développement de ces gouvernances multi-acteurs verra donc le jour lors de Climate Chance à Nantes, aux côtés des coalitions existantes, plus thématiques (transport, énergie, eau, etc.). Portée notamment par les acteurs européens, qui ont davantage l’expérience de ce type de gouvernance, et rassemblant des membres du monde entier, notamment canadiens et africains, elle aura pour objectif de promouvoir et accompagner la gouvernance multi-acteurs comme véritable cadre pour l’action en pensant la bataille pour le climat de manière globale.

 

Plus d'infos :

www.ronandantec.fr

www.climatechance2016.com/fr

L'ADEME montre son soutien pour les initiatives de don des agriculteurs

Créé le : 16/09/2016
Crédits Photos: ADEME Bretagne

Le SPACE, salon international des productions animales, s'est déroulait cette semaine, à Rennes, au Parc ExpoA. Près de 1445 exposants et quelques 100 000 visiteurs étaient attendus pour cette 30ème édition. Une rencontre qui aborde de plus en plus les thématiques de l'agriculture durable et du mieux-être animal. L’ADEME Bretagne y a notamment proposé des pistes pour lutter contre le gaspillage alimentaire. 

En partenariat avec la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne (CRAB), relais de l’association SOLAAL dans la région, l’ADEME Bretagne œuvre à la recherche et à la mise en place de solutions pour réduire les pertes et les invendus en agriculture. Objectif : lutter contre le gaspillage alimentaire et contribuer à la prévention des déchets. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que 10 millions de tonnes de produits sont perdues et gaspillées pour l’alimentation humaine par an e France, soit un impact carbone estimé à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2. Des démarches solidaires, soutenues par l’ADEME Bretagne, ont été engagées pour valoriser les produits non commercialisables et créer de l’emploi sur le territoire.

 

Le don agricole : une solution pour valoriser les pertes et invendus en agriculture

Le don alimentaire des agriculteurs est une solution efficace pour lutter contre le gaspillage. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que, sur les 10 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés par an, 32% le sont lors de la production. Ces pertes s’expliquent en partie par les conditions climatiques qui peuvent entrainer la production de volumes importants, qui ne peuvent pas être absorbés par le marché. Cela décourage les agriculteurs d’exploiter le rendement en raison d’un prix de vente trop bas. De même, les exigences du marché (calibres des produits, cahiers des charges, etc.) sont également responsables de certaines pertes et invendus. L’association SOLAAL, relayée en Bretagne par la Chambre Régionale d’Agriculture et soutenue financièrement par l’ADEME Bretagne, facilite les relations entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les Associations d’Aide Alimentaire (AAA). Cette démarche permet de valoriser les invendus, d’aider les personnes en situation de précarité, et même, de créer de l’emploi.

 

Des actions territoriales solidaires engagées par l’association SOLAAL

La Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne mène depuis deux ans des initiatives pour valoriser les invendus et pertes alimentaires. La première mission consiste à mettre les producteurs en relation avec les associations nationales habilitées du territoire comme la Croix Rouge, la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou le Secours Populaire pour faciliter les dons. La CRAB expérimente également, avec l’appui de la Fondation Carrefour, un dispositif qui permet l’acheminement par camion des gros volumes de dons agricoles aux associations.                       

Autre initiative : le tri-reconditionnement. Cette action consiste à récupérer les invendus de pommes ou de pommes de terre des agriculteurs. Les personnes handicapées des Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) trient et reconditionnent en petit emballage les produits qui sont ensuite distribués aux associations d’aide alimentaire du territoire. Enfin, sur les Pays de Saint-Malo et Rennes, SOLAAL travaille également avec les pôles d’Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui mobilisent des CCAS, des Maisons de Jeunes et autres associations locales, pour des opérations de glanage solidaire. Ces structures identifient des glaneurs intéressés pour ramasser des fruits et des légumes non récoltés, laissés au sol ou dans les arbres fruitiers, au profit des associations d’aide alimentaire qui viennent chercher les produits sur place pour leurs bénéficiaires.

 

Des filières agricoles s’engagent dans la lutte contre le gaspillage

Des actions menées par des filières agricoles sur les territoires bretons offrent également la possibilité aux producteurs de faire des dons aux associations d’aides alimentaires. C’est notamment le cas de la filière lait qui organise chaque année des « campagnes laitières ». Les producteurs laitiers donnent une partie de leur production collectée en échange d’un avantage fiscal. Des opérations similaires sont menées en Bretagne par le Comité Régional Porcin (CRP) et l’Union des Groupements de producteurs de viande en Bretagne (UGPVB) qui a notamment fait le don de 750 000 œufs depuis 2011 aux Banques alimentaires.

 

Plus d'infos : 

www.space.fr

www.bretagne.ademe.fr

www.ademe.fr/etat-lieux-masses-gaspillages-alimentaires-gestion-differentes-etapes-chaine-alimentaire

www.solaal.org

www.bretagne.synagri.com

www.ugpvb.fr

www.leporcenbretagne.com

www.ccas.fr

Deux jours pour parler du patrimoine naturel

Créé le : 14/09/2016
La LPO fait découvrir le "bénévolat nature" dans le cadre des journées du patrimoine - Crédits photos: Pixabay

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) vous accueille pour des activités dans toute le France lors des Journées Européennes du Patrimoine, les 17 et 18 septembre 2016. Invité par la Fondation Nicolas Hulot, la LPO souhaite ainsi pendant ces deux jours faire découvrir le « bénévolat nature » lié au thème « Patrimoine et citoyenneté » de cette édition. 

Les 17 et 18 septembre 2016 aura lieu la 33ème édition des Journées européennes du patrimoine. Cette année, l’accent sera mis sur le thème « Patrimoine et citoyenneté ». Tout en faisant découvrir les richesses culturelles et naturelles de la France au travers de nombreuses animations, la LPO donne la possibilité à chacun et chacune de s’impliquer à son niveau.

Organisées par le ministère de la Culture, les journées du patrimoine se déroulent chaque année depuis 1984, le troisième week-end de septembre. Forte de 42.000 adhérents et 5000 bénévoles, la LPO participe activement à ces journées.

« J’agis pour mon patrimoine naturel »

Cette année, la Fondation Nicolas Hulot a proposé à la LPO et à d’autres acteurs tels que Réserves naturelles de France (RNF) ou l’Union nationale des centres d’initiatives pour l’environnement (UNCPIE) de s’associer à l’opération « j’agis pour mon patrimoine naturel ». Cette action invite le grand public à découvrir son patrimoine naturel et à devenir acteur de sa protection. Comment ? En participant aux nombreuses animations proposées partout en France (visites libres ou guidées, conférences, ateliers, expositions…)

Le but étant d’aller vers une plus grande reconnaissance du « bénévolat nature » et du rôle primordial que les associations jouent dans la préservation du patrimoine naturel territorial.

« Patrimoine et citoyenneté »

Être citoyen c’est aussi une affaire d’engagement dans tous les domaines y compris celui de l’environnement et de la protection de la biodiversité. La nature fait entièrement partie de notre patrimoine, il ne tient qu’à nous de veiller à son futur. Pour ce faire, la LPO vous invite à découvrir et mieux comprendre notre patrimoine naturel pour savoir comment le protéger et le préserver :

Quelques animations proposé par la LPO :

La LPO Ile-de-France propose de vous faire découvrir les oiseaux des jardins et de vous initier aux sciences participatives au travers d’expositions et d’animations ouvertes aux plus grands et aux plus petits.

Rendez-vous de 10h à 17h au CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) 9 place d’Iéna, Paris 16

Partez à la découverte du patrimoine naturel du parc des Monts d’Or à Albigny avec la LPO Rhône. Animée par Christian Naessens, tourneur sur bois et passionné des arbres, cette sortie sera bercée d’anecdotes, de devinettes et des récits de légendes.

Rendez-vous à Albigny sur Saône à partir de 10h.

La LPO Maison du Fier vous invite à observer et comprendre les enjeux naturels sur l’île de Ré à travers une exposition ludique et pédagogique.

Rendez-vous route du vieux port au Portes en Ré.

La LPO Anjou propose une sortie nature d’observation pour en savoir plus sur la richesse du patrimoine naturel local.

Rendez-vous place de la mairie à 14h à Puy Notre Dame.

La LPO vous guidera dans la réserve naturelle du Marais d’Yves (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes) pour découvrir la vie des oiseaux présents dans les marais. Rendez-vous à la Ferme de la belle espérance à Yves à 15h.

Et bien d’autres animations vous sont proposées sur le site des Journées européennes du patrimoine

 

Plus d'infos: 

En savoir plus sur les journées du patrimoine et les animations

Les journées du patrimoine avec la Fondation Nicolas Hulot

Pour trouver toutes les animations proches de chez vous

www.reserves-naturelles.org

www.cpie.fr

www.ile-de-france.lpo.fr

www.lpo-rhone.fr

www.lpo-anjou.org

www.lpoaquitaine.org

Marseille : un congrès national pour le bâtiment durable

Créé le : 09/09/2016
La Boiserie, à Mazan (84), salle de spectacle construite en bois du Ventoux et isolation paille. Crédit : FD

Du 14 au 16 septembre 2016, à la Villa Méditerranée à Marseille, se tient le 5ème congrès national du bâtiment durable. Rencontre avec Daniel Faure, organisateur de l'édition 2016 avec le réseau Inter-Clusters, et ancien directeur d’EnvirobatBDM, rassemblement de professionnels de la construction. 

Pourquoi avoir organisé un congrès national à Marseille ?

Il ne s’agit pas de la première édition du congrès en région. Chaque année, nous organisons la congrès dans un lieu différent. Il peut faire très chaud dans la région de Marseille. Il était alors normal pour nous de parler de l’adaptation climatique des bâtiments. L’idée est d’arriver à construire en PACA des bâtiments confortables sans dépenser d’énergie. Il faut prendre ce congrès comme une formation à très haut niveau pour les professionnels et à très bas prix (180€ par jour) grâce à l’aide de l’Ademe et de la région PACA

Quels sont les événements importants lors de ces trois jours de congrès ? 

Sur 3 jours, nous avons plus de 50 événements. Cette année, il y a près de 400 personnes qui se sont inscrites. Emmanuelle COSSE, Ministre du Logement et de l'Habitat Durable, et la région se déplacent à notre congrès. Les politiques ont compris qu’ils fallaient s’appuyer sur les professionnels qui veulent vraiment changer quelque chose. Nous travaillons déjà avec le gouvernement. Maintenant, les professionnels sont beaucoup plus écoutés depuis quelques mois déjà. L’état recommence à reconnaître notre travail. Le changement climatique est une urgence. C’est pour cela que chaque présentation est issue de l’expérience et non de la théorie. Ce sont des bâtiments déjà construits, sur lesquels on a eu des retours sur leur confort et leur fiabilité. Il s’agit de pratiquer un urbanisme plus vert.

Le congrès porte sur les différences de température, mais n’y-a-t-il pas d’autres problèmatiques ou thèmes à aborder ?

Pendant toute l’année, nous organisons entre 20 et 30 manifestations sur d’autres thèmes que la température, dans toute la France. Mais là, on a voulu toucher du doigt un sujet très préoccupant : comment réaliser des bâtiments confortables et économiques. Les professionnels ont pris du retard. A une époque, on construisait selon le territoire. Après, on a plus pensé au confort et à la technologie. Maintenant, on pense une meilleure construction selon l'imbrication de plusieurs facteurs : le climat, le territoire, l’architecture et en dernier lieu, la technologie. Le bâtiment sera plus efficace selon la prise en compte de la position du soleil et des changements de température de la région. Mais aussi s’il est fiable au niveau de sa construction. La technologie passe en dernier, car il faut d’abord qu’une fenêtre soit bien orientée et bien posée avant d'envisager de la fermer électroniquement.

Plus d’infos :

www.envirobat-med.net

www.reseaubeep.fr

www.congresbatimentdurable.com

www.interclusters.fr

www.ademe.fr

www.regionpaca.fr

www.gouvernement.fr/ministre/emmanuelle-cosse

Pétition contre l’abattage des platanes dans le Canal du Midi

Créé le : 08/09/2016
Canal du midi (crédits photos: CC0 Public Domain Pixaba)

Déjà plus de 16 000 signatures pour la pétition de Guy Tourade qui s’adresse directement à Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, et au Directeur Général des Voies Navigables de France, Marc Papinutti. La pétition dénonce l’abattage massif des platanes du Canal du Midi, atteints du champignon le Chancre Coloré, et propose des solutions et des traitements naturels pour ces arbres. 

L'arrêt de l'abattage et la mise en place d'un traitement 100% naturel qui a fait ses preuves concernant les platanes du Canal du Midi.

Depuis le lancement de cette pétition, Guy Tourade, l’auteur, ne cesse de remuer les services concernés afin de se faire entendre.

En effet, comme plus de 16 000 personnes, Guy Tourade dénonce l’abattage massif de ces platanes en pleine santé ! Il propose et étudie depuis, des solutions permettant d’éviter cette catastrophe environnementale. Il entre plusieurs fois en contact avec M. Papinutti, Directeur Général des Voies Navigables de France, ainsi que Mme Ségolène Royal sans succès. Loin d’être découragé, M.Tourade a dès la semaine dernière relancé Mme Royal sur le sujet. Il a également demandé à chacun de ces signataires de transmettre cette lettre type auprès de la ministre de l’Environnement. Après plusieurs recherches, il demande aujourd’hui la possibilité d’effectuer sur quelques platanes des essais gratuits permettant certainement de sauver ces platanes. D’autres actions sont en cours de préparation sur le sujet.

Pour se faire entendre, Guy Tourade a besoin de vous et de votre soutien ! Nous vous invitons donc à prendre contact avec cet auteur de pétition engagé depuis près de 3 ans.

 

Plus d’informations sur :

www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/arr-abattage-mise-place-traitement-100/18397

31ème édition de la Foire Régionale Biologique BioZone à Mûr-De-Bretagne !

Créé le : 07/09/2016
Crédits photos: Foire Biozone

La 31ème Foire Régionale Biologique Biozone ouvre ses portes à Mûr-de-Bretagne (22), le 10 et 11 septembre. Organisé par l'Association Produire et Consommer Biologique, l’événement, de 10h à 19h, présente de nombreux exposants bio mais aussi de nombreuses activités pour toute la famille. 

Potager, ornemental, aromatique, médicinal, médiéval, urbain, partagé ouvrier, pédagogique… Les déclinaisons sont tellement importantes que de nouvelles formes d’animation sont imaginées : ateliers pratiques, rencontres avec des jardiniers insolites, découvertes de pratiques écologiques et naturelles… pour présenter le jardin sous toutes ses boutures !

Voici quelques moments à retenir : des conférences de jardiniers de renom comme Denis Pépin et Luc Bienvenu ; des films poétiques comme « Le Potager de mon grand-père » de Martin Esposito, ou « Vivre en ce jardin » de Serge Steyer ; des ateliers sur la vie du sol, les semences, les conserves, le compostage ; des démonstrations de dynamisation et de greffage ; sans oublier les ateliers manuels pour petits et grands … et un spectacle humoristique où Ciboulette rencontre Monsanto (Dimanche à 11h).

Un zoom spécial pour les collectivités avec une table-ronde sur la mise en place de projets de sensibilisation auprès des enfants dans les écoles : créer un jardin pédagogique et introduire du bio dans les cantines, le samedi 10 septembre, à 14h. 

La foire BioZone reste un événement régional majeur où plus de 215 exposants de Bretagne et de toute la France, choisis avec soin par l’équipe des bénévoles associatifs, viennent représenter leurs produits et leurs activités ; pour le plaisir de vos papilles et de vos méninges.

 

Informations pratiques

Samedi 10 et dimanche 11 septembre, Mûr-de-Bretagne, de 10h à 19h.

Entrée : 4 € ; réduit : 2€ ; gratuit pour les moins de 15 ans.

Tel : 02 96 74 75 65 ; contact@foire-biozone.org ; www.foire-biozone.org. 

Jacques Fleurentin : « Retournons à une médecine plus écologique, plus naturelle»

Créé le : 06/09/2016
Jacques Fleurentin milite pour "un retour à une médecine plus écologique"

Nous avons rencontré Jacques Fleurentin, ethno-pharmacologue, au festival Sciences et Fictions du Roussillon. Il nous parle du retour à la médecine traditionnelle et de la phytothérapie, pour éviter le recours à certains médicaments prescrits par les médecins. Interview sonore, réalisée par Julien Dézecot, ci-dessous. 

 

 

 

Plus d'informations sur :

www.pharmacie-fleurentin.fr

 

Jean-Pierre Goux : « On vit sur une Planète unique »

Créé le : 31/08/2016
Crédit : David Blavier

Jean-Pierre Goux travaille dans le domaine de l’environnement et de l’énergie. Il a notamment publié le roman Siècle Bleu. Découvrez son interview ici durant le festival Sciences et Fictions de Roussillon ! (propos recueillis par Julien Dézecot).


Jean-Pierre Goux est né à Nice en 1973. Parti faire ses études à Paris et aux Etats-Unis, il étudie les sciences et plus précisément les mathématiques. Engagé dans l’écologie depuis le sommet de Rio en 1992, il se met à travailler dans l’économie d’énergie en France. En 2002, il obtient le Prix SIAM Optimization pour ses travaux en mathématiques. Il publie en 2010 Le Siècle Bleu, où il y propose différentes solutions pour sauver la planète. En 2012, il publie le second tome, Ombres et Lumières


Plus d'infos : 

www.soundcloud.com/user-408593397-280417410/jean-pierre-goux

www.sieclebleu.org

Sur l'île de Groix des apiculteurs amateurs se battent pour protéger la biodiversité

Créé le : 29/08/2016
Visite pédagogique des ruches d'abeilles noires. Crédit photo: ASAN.GX

Des conditions météorologiques défavorables ont affecté la récolte de miel 2016, deux fois moins importante qu'en 2015. Il existe pourtant des abeilles adaptées à un climat plus rigoureux : les abeilles noires. Cette espèce en danger est protégée par différents conservatoires de l’abeille noire grâce à des apiculteurs passionnés. Trois questions à Christian Bargain, apiculteur amateur sur l’île de Groix. Retrouvez aussi notre reportage « L'abeille noire d'Ouessant, un patrimoine à protéger » dans le numéro 1 de Sans Transition !

Dans quel contexte le conservatoire de l'abeille noire de Groix a-t-il été créé?

En 2008 des analyses ADN montrent que 100% des abeilles de l’île de Groix sont des abeilles noires avec une importante diversité génétique ! Ces abeilles sont plus velues et résistent mieux au froid et au vent. Nous avons alors décidé de nous regrouper au sein d’un conservatoire pour protéger cette biodiversité. Nous avons créé l’Association pour la sauvegarde de l’abeille noire de l’île de Groix ( ASAN.GX). Nous sommes tous des amateurs, c’est-à-dire des apiculteurs non professionnels. L'apiculture est traditionnellement une activité féminine sur l'île de Groix, puisque les hommes pêchaient. Aujourd’hui il y a 27 apiculteurs sur l’île ! Dont 13 qui font parti de l’association. Pour protéger cette biodiversité nous intervenons le moins possible sur les ruches : nous ne nourrissons, ne soignons ni ne sélectionnons les abeilles. Nous les laissons évoluer naturellement.

Quels sont les outils juridiques qui vous aident dans cette démarche?

En 2008 nous avons obtenu la création un arrêté municipal pour la protection génétique de l’abeille noire. Il y a interdiction d’importer des abeilles ou du matériel usagé. Nous avons la chance que les abeilles n’aient pas certaines maladies présentes sur le continent comme la loque américaine et nous allons tout faire pour continuer à nous en protéger. Le problème c’est que cet arrêté a une faible valeur dissuasive, seulement 40 euros d’amende, et qu’il est impossible de contrôler les entrées. Nous cherchons à obtenir la reconnaissance par l’État des conservatoires naturels mais ce dernier ne s’intéresse pas à cette problématique.  Le problème des conservatoires ce ne sont pas les abeilles, ce sont les hommes !

Comment votre association agit-elle pour faire connaître cette espèce unique ?

Nous aimerions que se développe l'usage professionnel de l’abeille noire en dehors des conservatoires. Nous faisons un travail de sensibilisation. Nous avons une ruche pédagogique depuis 2009 à proximité du phare de Pen-Men.  Nous avons aussi mis en place une exposition de 16 panneaux dans la gare de Lorient. En août a lieu un stage de trois jours « un petit pas vers l’apiculture » ainsi que des conférences pendant les journées du patrimoine car nous estimons que l’abeille noire fait partie du patrimoine européen.


 

 

Une rencontre avec la chauve-souris

Créé le : 25/08/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain seagul

Samedi 27 août, le parc des Alpilles, en partenariat avec Groupe Chiroptères de Provence, organise une rencontre gratuite pour la Nuit de la chauve-souris, à Orgon (13). L'occasion pour d'échanger avec Annabelle Piat, chargée de mission, et spécialiste de cette créature dont les bienfaits sont méconnus.

Pourquoi organiser une nuit de la chauve-souris ?

Nous voulions présenter ce groupe d’animaux au grand public car ils sont assez peu connus. Le parc des Alpilles a un fort enjeu de conservation sur plusieurs espèces menacées d’oiseaux et de chauves-souris. Nous avons aussi un certain nombre de cavités naturelles ou faites par l’homme où les chauves-souris hibernent. Deux sites ont un enjeu international : Saint-Rémy de Provence et Orgon, où il y a un arrêté préfectoral de protection biotope pour les chauves-souris et leur habitat.

Quels sont les intérêts de la chauve-souris dans le contexte écologique actuelle ?

Le parc comprend près de 19 espèces de chauve-souris qui sont insectivores. Elles ont un rôle important dans l’agriculture, elles régulent les populations d’insectes et donc potentiellement les pesticides. Nous avons un partenariat avec certains agriculteurs dans le cadre de Life des Alpilles, un programme d’une durée de 5 ans plus en direction des oiseaux, mais les actions que l’on met en place vont bénéficier aux chauves-souris. Nous privilégions des traitements alternatifs des cultures avec, par exemple, des pulvérisateurs d’argile contre la mouche de l’olivier. Nous plantons également des haies sur le territoire qui permettent aux chauves-souris de se déplacer. Ce programme profite ainsi aux chauves-souris mais aussi aux autres groupes d’animaux et de végétaux.

Quelles sont les activités de la soirée ?

Plusieurs activités se répartiront sur toute la soirée, qui est pour tous les publics : une conférence présentera les chauves-souris sous un aspect biologique, de leur habitat, de leur nourriture et de leur spécificité. Un film documentaire suivra pour montrer de vraies images des chauves-souris. Des échanges auront lieu avec les participants. Puis, il sera possible d’aller sur le terrain pour les observer dans leur milieu naturel et on utilisera avec des détecteurs à ultrason pour écouter les chauves-souris. La soirée commencera à 18h et se terminera aux alentours de 21h30. On attend une trentaine de personne, mais tout le monde est le bienvenu.

Plus d’infos :

www.life-alpilles.com

www.nuitdelachauvesouris.com/animation-nuit-de-la-chauve-souris/nuit-de-la-chauve-souris.html-61

www.parc-alpilles.fr

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