Écologie

L'éco-habitat breton ouvre ses portes

Créé le : 03/11/2016
Crédits : Scop L'Acacia

Vous aimeriez construire ou faire construire une maison mais vous avez le parpaing en horreur ? Vous avez un projet de réhabilitation ou de rénovation mais vous vous méfiez de la laine de verre ? L'association bretonne Approche éco-habitat organise ses portes-ouvertes, les 5 et 6 novembre prochains. L'occasion de découvrir des constructions saines et respectueuses de l'environnement dans toute la région. Rencontre avec Sébastien Gaunand, sociétaire de la Scop finistérienne de charpentes et ossatures bois « L'Acacia », et membre d'Approche éco-habitat. 

Quel est le principe des journées portes-ouvertes d'Approche éco-habitat ?

Pendant ces deux jours, les particuliers pourront visiter 39 maisons et chantiers répartis dans toutes la Bretagne, mais dont une majorité se trouvent dans le Finistère. Les personnes retrouvent sur le site d'Approche les réalisations qui les intéressent et s’inscrivent par téléphone pour les visiter. Une des entreprises ayant participé aux travaux les accueille sur place pour leur expliquer comment elle travaille et pourquoi telle technique ou tel matériau ont été utilisés. L'idée est d'éveiller les gens à l'habitat écologique en faisant de la pédagogie. C'est une façon de semer les graines de l'éco-habitat.

Il s'agit de découvrir l'habitat écologique breton sous toutes ses formes ?

Oui. Durant le week-end, seront présentées à la fois des constructions neuves, des réhabilitations et des extensions. Tous les aspects de l'habitat écologique pourront être abordés : l'isolation écologique et bio-sourcée, la construction bois, les énergies renouvelables, les toitures végétalisées ou encore l’efficacité énergétique et les principes de l'architecture bioclimatique.

Quelles sont les réalisations que vous allez présenter ?

En ce qui concerne l'Acacia, nous allons présenter trois sites sur lesquels nous sommes intervenus, dans le Finistère. Il s'agit de trois maisons dont deux ont été livrées et une sur laquelle seul le bardage a été posé. Nous ne travaillons qu'avec du douglas, bois non-traité. Nous expliquerons l'intérêt de travailler avec cette essence. Mais nous parlerons aussi des études thermiques qui ont été réalisées par les maîtres d'ouvrages et les maîtres d’œuvres.

Plus d'infos :

www.approche-ecohabitat.org

VIDEO – Jean-Louis Étienne : engagé pour le climat !

Créé le : 03/11/2016

L'aventurier engagé, Jean-Louis Etienne, faisait l'honneur de répondre à l'invitation de Sans Transition ! et d'Harmonie mutuelle, en partenariat avec l’Université Bretagne Ouest (UBO), pour participer à une conférence, à Brest, le 11 octobre dernier.  Voici la vidéo intégrale de son intervention dans laquelle il est question de réchauffement climatique et d'abnégation.

 



Salon de l'écologie 2016 : l’événement « phare de la filière » biodiversité

Créé le : 31/10/2016
DR

Colloques, revue de l'innovation du secteur de la gestion de la biodiversité mais aussi rendez-vous grand-public : la 8ème édition du salon de l'écologie aura lieu du 2 au 5 novembre, à Montpellier. Rencontre avec Olivier Thaler, maître de conférence en écologie à l'université de Montpellier, qui organise l’événement avec ses étudiants. 

Pourquoi dédier un festival à l'écologie professionnelle ?

Le salon est né en 2008. Il s'agissait de proposer aux étudiants en Master d'ingénierie en écologie et gestion de la biodiversité d’organiser un événement dans le but d’acquérir des compétences opérationnelles en matière de management de projet. Le tout dans un contexte où, depuis le début des années 2000, s'est développée une écologie professionnelle appliquée. Ce qu'on appelle la « croissance verte » a entraîné la création de nouveaux métiers, dans les secteurs des déchets, des transports ou encore des énergies. Ce mouvement a généré la création de plusieurs milliers d'emplois dans la biodiversité. Nous sommes devenus en quelques années le salon phare de la filière.

Quels seront les temps-forts du salon ?

Le salon se déroule sur trois jours. Chaque journée est dédiée à un type de public. La première, le jeudi 3 novembre , est vraiment consacrée aux professionnels de l'écologie au sens strict. « Ecolotech », un congrès scientifique passera en revue les principales innovations techniques du secteur. A 14h, nous décernerons un « trophée de l'innovation ». Le ou les gagnants remporteront 25 000 euros.

Le vendredi 4 novembre, le public convié sont plutôt des étudiants et des lycéens. La journée est intitulée « Ecolo-job ». Il s'agit de se renseigner sur les formations et les métiers de l'écologie professionnelle. Une cinquantaine de structures seront là pour présenter leurs activités. Dans ce cadre, sera organisée la remise du « Prix de l'environnement », en partenariat avec la Banque populaire du Sud, et animée par le présentateur Denis Cheissoux. Le prix récompensera les meilleures réalisations environnementales des associations.

La troisième journée, samedi, sera plus grand public. Elle se déroulera au Zoo du Lunaret. Nous proposerons des animations artistiques et culturelles basées sur la biodiversité. Il s'agit de rappeler que la biodiversité c'est sympa et dynamique et que celle-ci est loin d'être foutue ! Ce sera un vrai rendez-vous nature pour montrer combien on peut s'amuser avec la nature.

Il y a t-il une nouveauté cette année ?

Le salon est désormais officiellement parrainé par l'université. Ce qui est très important pour nous car avant, l'événement était essentiellement perçu comme étant une manifestation étudiante. Cela nous donne une légitimité supplémentaire. Rappelons que le salon, c'est 5000 à 6000 visiteurs et plusieurs centaines de professionnels présents. Nos objectifs futurs seront que l'agence nationale de la biodiversité, qui doit s'installer à Montpellier, devienne partenaire du salon. Mais aussi que la nouvelle grande région Occitanie s'associe à notre démarche. Il s'agit de passer d'un événement étudiant à un événement institutionnel.  

Plus d'infos :

www.salon-ecologie.com

Tags: 

VIDEO - Jean-Louis Etienne : engageons-nous pour le climat !

Créé le : 28/10/2016

C'est un aventurier engagé pour le climat. Jean-Louis Etienne a répondu à l'invitation de Sans Transition ! et d'Harmonie mutuelle en partenariat avec l’Université Bretagne Ouest (UBO) pour participer à une conférence, à Brest, le 11 octobre dernier. Voici le résumé en vidéo de cet événement, en attendant sa diffusion en version complète. Dans les mois à venir Sans Transition !, organisera d'autres conférences. Une avec le psychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik, le 5 avril 2017, au théâtre Toursky, à Marseille, et une autre avec Béa Johnson, également au printemps 2017, à Mazan, dans le Vaucluse.  

 



Les citoyens du plateau Albion vont produire leur propre énergie renouvelable

Créé le : 26/10/2016

Sans Transition ! Provence a rencontré Arnold Achard, l'un des membres de la Société coopérative d'intérêt collectif (Scic) qui porte le projet de centrale villageoise du plateau d'Albion, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Entre quarante et soixante sociétaires tentent d'installer des toitures photovoltaïques sur des toitures de bâtiments publics et privés du territoire. Interview sonore. 

 

Michèle Rivasi : « Les autorités essayent de taire le risque nucléaire »

Créé le : 21/10/2016
Crédits : DR

La députée européenne Michèle Rivasi est qualifiée pour le second tour des primaires d'Europe Écologie les Verts. Nous l'avions rencontré en 2014 pour parler de la question du nucléaire, qu'elle connaît bien. Un sujet plus que jamais d'actualité, à l'heure où EDF a décidé d'étaler la fermeture de 5 de ses réacteurs, jusqu'à fin janvier...

Michèle Rivasi est la fondatrice de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), créée en 1986, après la catastrophe de Tchernobyl. Elle préside Nuclear Transparency Watch, une ONG européenne, visant à prévenir le risque nucléaire par la transparence et la participation publique. Députée européenne EELV, cette militante est très active dans la lutte contre le nucléaire.

Vous affirmez que la sécurité sanitaire lié au nucléaire civile n’est pas suffisamment prise en compte par les pouvoirs publics. Pourquoi ?

Les rejets radioactifs liquides et gazeux des centrales nucléaires posent problème, même sans accident. En 2008, la centrale du Tricastin (26) a par exemple rejeté accidentellement 75 kilogrammes d’uranium (sous forme liquide) qui se sont répandus dans les cours d’eau. Des arrêtés préfectoraux avaient été pris pour interdire l’usage de l’eau, la baignade, les activités nautique, la pêche et l’irrigation dans le secteur de Bollène. Au cours de l’enquête effectuée, on a d’ailleurs pu découvrir que la nappe phréatique avait été contaminée avant même cet accident ! En 1980, un autre accident à Saint-Laurentdes- Eaux a abouti au rejet de plutonium dans la Loire. Le cas de l’usine de la Hague est aussi emblématique. On y rejette au large, dans la Manche, des quantités phénoménales d’éléments radioactifs. Il faut arrêter de croire que les dangers sanitaires n’existent qu’après un accident nucléaire. Le danger n’est pas la seule irradiation mais aussi la contamination à faibles doses, par ingestion via la chaîne alimentaire, et par inhalation.

Les salariés du nucléaire seraient donc les premiers à être exposés à un risque de contamination ?

Les salariés sont exposés à des risques de contamination au quotidien : en 2008 au Tricastin encore, lors d’une opération de maintenance, des substances radioactives se sont échappées, contaminant « légèrement » une centaine de salariés sur le site. Les sous-traitants, aussi appelés « viande à becquerels », sont les plus exposés : l’industrie nucléaire a d’ailleurs recours à leurs services et non aux salariés d’EDF car ils n’ont pas les mêmes moyens (syndicats) pour se défendre face à EDF. On considère en temps normal que l’exposition de la population à la radioactivité doit être inférieure à 1 millisievert/an, les salariés du nucléaire ont des normes 20 fois supérieures (20 mSv / an). Lorsqu’ils effectuent leurs missions de maintenance, les 22 000 sous-traitants français sont suivis grâce à un dosimètre individuel et personnel qu’ils doivent porter pour vérifier qu’ils ne dépassent pas les doses admissibles. Mais avec des indemnités journalières de 60 euros, certains sont tentés de laisser leur dosimètre au vestiaire ou de l’isoler avec du plomb, pour pouvoir travailler plus et ne pas dépasser leur dose annuelle admissible trop rapidement.

Et l’accident ? Est-ce un risque à prendre en compte en France ?

Nous avons la plus grande concentration de réacteurs nucléaires par habitant au monde, nous sommes donc particulièrement exposés à un accident. Certaines centrales sont situées dans des zones à risques (inondations, séismes, la conjugaison des deux pouvant mener à un événement de type Fukushima). En 1999, la tempête Martin et les grandes marées ont provoqué des vagues qui ont dépassé les digues de protection de la centrale du Blayais (Gironde). Les secours n’avaient pas accès au site à cause des inondations, nous avons évité le pire de peu. 16 réacteurs français sont menacés par ce type d’inondation en cas de forte tempête. Et il ne faut pas oublier les risques de séisme ou des actes terroristes qui pourraient très bien avoir les mêmes conséquences.

L'Odyssée des Alternatives Ibn Battuta Les acteurs catalans de la transition se mobilisent pour la justice sociale et climatique

Créé le : 21/10/2016
Crédits : Odyssée des alternatives Ibn Battuta

Par Odyssée des Alternatives Ibn Battuta

Un important Forum citoyen s'est tenu mercredi 19 octobre à Barcelone à l'occasion du départ de la flottille de l'Odyssée des Alternatives Ibn Battuta.

 

Une centaine de personnes étaient présentes mercredi soir au Centre Civic Pati Limona de Barcelone pour participer au départ de l'Odyssée des Alternatives Ibn Battûta.

Ce grand moment d'échange sur le défi climatique et migratoire en Catalogne, en Méditerranée et au Sahel a rassemblé des actifs/ves de la Cooperativa Integral Catalana, de la Aurea Social, de NitDempeus BCN - NuitDebout Barcelona, du mouvement Alternatiba, de la Xarxa d'Economia Solidària (XES), de 350.org,  de Barcelona en Comú et du Moviment per la Justicia Climatica.


Le partage initié à Barcelone est le début d'une grande aventure. Les navires de L'Odyssée des Alternatives qui ont pris le départ hier vont relier la France, l'Italie, la Tunisie et l'Algérie avant d'arriver à Tanger le 10 novembre prochain. Les six escales sont l'occasion de fêtes des alternatives, de forums citoyens vecteurs d'espoir et d'initiatives collectives. Le Forum Barcelonais nous a permis de relier le tissu des initiatives Catalanes avec le reste des solutions émergeant en Méditerranée et au Sahel.


A ce jour, plus de cinquante-cinq organisations d'Afrique et d'Europe soutiennent et alimentent la dynamique de partage que constitue L'Odyssée des Alternatives Ibn Battuta : la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Immigration Développement Démocratie (IDD), ATTAC France, Alternatiba, La Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme, ARCI,  Altercarto-Les Mondes de la Terrel'Association Marocaine pour les Droits de l'Homme et la Coalition Marocaine pour la Justice Climatique (CMJC) et beaucoup d'autres.

Les initiatives citoyennes pour la justice sociale et climatique sont en action

La crise climatique a des conséquences graves et concrètes sur les territoires du bassin méditerranéen.

Si rien n'est fait, d'ici 35 ans, 250 millions de méditerranéens seront menacés de pénurie d'eau douce. Le Forum Barcelonais a permis de constater que le « le changement climatique nous impacte tous »  selon les mots d'une participante catalane. Eric, un viticulteur de la région de Perpignan, venu pour l'occasion, précise que les désordres climatiques diminuent le rendement de la vigne. "A très court terme, nous allons manquer d'eau". Ce témoignage en a libéré de nombreux autres.


« Il est indispensable de rendre visible les solutions qui se développent partout » indique Elise Monge, l'une des organisatrices du Forum et membre de l'équipe de L'Odyssée, « cela nous ouvre des perspectives ». « Dans bien des cas, l'inaction individuelle et collective est causée par le manque d'informations sur ce qui existe en termes d'alternatives » estime-t-elle. Elle ajoute que "une fois informé, il est plus facile d'agir non seulement à une échelle individuelle, mais aussi de générer une dynamique de groupe, de se mettre en réseau, et d'agir ensemble pour changer d'échelle".


En Catalogne, les coopératives de production agricole, de consommation ou de logement, les banques du temps et les crèches associatives contribuent à la relocalisation de l'économie ; libérée de la surconsommation et des faillites. Suite à la crise financière ayant durement frappée la population ibérique et ayant impliqué l'ensemble de son système bancaire, les 237 comités locaux de la plateforme des victimes du crédit immobilier ont empêché des centaines de milliers d'expulsions et proposé une loi d'initiative populaire soutenue par de nombreuses municipalités. 


« La proposition de la Coopérative Intégrale vient de la perspective autogestionnaire » explique le musicien et activiste de la CIC, Juanito Piquete. Elle est fondée sur le « développement des outils économiques qui aident à l'autonomie en dehors des banques et des pouvoirs publics ». « C'est une forme de résistance très difficile à construire » concède-t-il. Cependant, « les pratiques existent, mettons-nous en action ». 


Selon Toni Ribas de la coalition Barcelona en Comu « Nous n'avons plus le temps, nous devons appliquer les solutions individuelles et locales qui forcent les gouvernements à agir ; former des communautés actives et exiger des politiques effectives et immédiates ».


Dans cet état d'esprit général, les acteurs que rassemblent L'Odyssée des Alternatives lancent un Appel Ensemble pour la Justice Sociale et Climatique, traduit dans cinq langues. Le texte est d'ores et déjà signé par l'ancien représentant bolivien aux Nations Unies Pablo Solon, l'animateur de la Coalition Marocaine pour la Justice Climatique, par l'ancienne députée européenne et présidente honoraire d'ARCI Luciana Castellina, par le co-fondateur de la Coopérative Intégrale Catalane Enric Duran, par la présidente de l'ONG sénégalaise ENDA Tiers-Monde Mariam Sow, par les économistes Genevieve Azam et Marcos Arruda, l'essayiste et présidente d'honneur d'ATTAC France Susan George, le vice-président du Comité Consultatif des Droits de l'Homme des Nations Unies Jean Ziegler. Il est ouvert à toutes et tous.      

                                
Actuellement, les navires de L'Odyssée des Alternatives Ibn Battuta voguent vers la Seyne-sur-Mer pour de nouveaux partages. L'escale française aura lieu samedi 22 octobre de 10h à 20h sur l'esplanade marine de la Seyne-sur-Mer, face à la rade de Toulon.

Plus d'infos :

www.odysseeibnbattuta.org/lodyssee-des-alternatives/

Le numérique au service de la qualité de l'air

Créé le : 18/10/2016
A LAB in the AIR, 167 rue Paradis, 13006 Marseille, ouvert au public les mardis et jeudis à partir de 18 h 30

À Marseille, Air Paca, l'association chargée des mesures de la qualité de l'air dans le sud-est de la France, veut mettre le numérique au service de la qualité de l'air. Les innovations de demain commencent dans son FabLab.

 

Des bijoux qui clignotent. Une cravate lumineuse qui passe du vert au rouge. Rien à voir avec la mode, ce sont des outils de prévention inventés par l'équipe du FabLab d'Air Paca, à Marseille. Les leds de ces habits connectés changent de couleur en fonction de la qualité de l'air. Connectés à une application et géolocalisés, les utilisateurs peuvent indiquer leurs activités : « S'ils font du sport et que la qualité de l'air est mauvaise, ils reçoivent une notification leur conseillant d'attendre que le pic soit passé », explique Jonathan Baudin, cofondateur du FabLab. Comme tout « laboratoire de fabrication », il met à disposition des inventeurs une série d'outils numériques, ainsi qu'une imprimante 3D. Baptisé « a LAB in the Air », c'est le premier à être dédié à la qualité de l'air en France.

Modéliser la pollution

Jonathan est en train de mettre au point une maquette en légo. L'objectif : modéliser la pollution dans une rue. Si cette invention est destinée à de la prévention dans les écoles, le FabLab est avant tout au service des entreprises partenaires d'Air Paca. « Nous sommes le lien entre les marchés publics et les entreprises privées, explique Anne Berlanco, cofondatrice du Fab Lab. C'est un endroit convivial où nos partenaires viennent développer leurs projets. » Telle Aria Technologies, qui développe avec Air Paca un projet de modélisation de la pollution, après un accident industriel. Le Fab lab est aussi ouvert à « tous les jeunes qui voudraient travailler en mode start-up sur un projet mêlant numérique et qualité de l'air » ajoute Anne Berlan. Geekez, respirez !

 

« Associer nos compétences ! » - La parole à Dominique Robin, Directeur général d'Air Paca.


« En tant qu'association agréée par les pouvoirs publics pour la surveillance de la qualité de l'air, nous collectons avant tout des données. Mais comment les mettre au service du grand public ? Grâce au numérique, nous souhaitons introduire le réflexe « air » dans le quotidien. Pour cela, nous avons besoin d'associer nos compétences : Air Paca comme association pourvoyeuse de données, associée à des entreprises qui savent traiter ces données. Nous venons par exemple de signer un partenariat avec Tera, qui lancera son application d'information sur la qualité de l'air Breathe Up, le 22 novembre prochain. »

 

 

Article écrit par margaïd Quioc

Tags: 

Des pesticides dès le petit déj'

Créé le : 17/10/2016
Crédits : Pixabay

De nombreux français prennent au petit déjeuner un grand bol de... pesticides ! Telles sont les conclusions de l'enquête EXPERT 7, publiée ce mois par l'ONG Générations futures. « 100 % des échantillons non bio analysés contiennent des résidus de pesticides, aucun des échantillons bio analysés n’en contient », assure le rapport d'enquête. 

Ce dernier précise que les taux moyens se situent autour de 0,177 mg/kg. « Soit 354 fois la Concentration maximale admissible (CMA) tolérée dans l’eau de boisson pour l’ensemble des pesticides », assure le document. De son côté, L'Union des industriels de la protection des plantes (UIPP), déclare que 98% des échantillons analysés par Générations futures présentent des taux de pesticides conformes aux limites légales. Mais, pour François Veillerette, porte-parole de Générations futures, « chaque nouveau rapport réalisé par notre association vient démontrer l’urgence à agir. Celui-ci révèle encore l’exposition de la population à de trop nombreux résidus de pesticides perturbateurs endocriniens suspectés pouvant agir à des doses très faibles.»  

Plus d'infos :

www.generations-futures.fr

Tags: 

CHRONIQUE - Architecture Méditerranéenne d'aujourd'hui

Créé le : 10/10/2016
Crédits : Muséo / Envirobat-BDM

Le premier précepte de l'architecture durable est la volonté d'adapter les constructions à leur environnent. Un principe que l'association Envirobat / Bâtiments durables méditerranéens promeut depuis 2009 au travers de la démarche BDM (Bâtiments Durables Méditerranéens). Ce livre en présente les principaux aspects via la sélection d'une quarantaine de bâtiments. 

Pour sa rédaction, Envirobat / BDM, association de professionnels du bâtiment, a fait à appel à Dominique Gauzin-Müller, une des plus éminentes spécialistes de l'architecture durable. L'auteure rappelle les principes d'évaluations des opérations de constructions neuves et de réhabilitation selon le référentiel BDM. Un processus de validation par les pairs destiné à valoriser la progression continue des acteurs et leurs bonnes pratiques. Mais sans pour autant se conformer à la rigidité des processus de certifications. Territoire et site, énergie, gestion de l'eau, social et économie sont autant de thématiques qui doivent être prise en compte par les maîtres d'ouvrage s'inscrivant dans la démarche BDM. Ecole, crèche, lycée, immeubles administratifs : les réalisations présentées dans ces pages sont essentiellement des bâtiments publics avec néanmoins quelques exemples d'habitat individuel. Le bois et les matériaux biosourcés sont ici à l'honneur. Mais lumière de la Méditerranée - que les architectes cherchent à capter tout en protégeant les bâtiments de son intensité - est la véritable vedette de ce beau livre. On ne peut que constater avec regret que la majorité des projets soient encore trop concentrés dans les Bouches-du-Rhône, département d'origine des concepteurs de la démarche. Et que BDM ne fasse pas encore suffisamment d'émules au sein de la nouvelle grande région Occitanie.

A lire :

Architecture méditerranéenne d'aujourd'hui, Dominique Gauzin-Müller, EnvirobatBDM, Museo Editions, 368p., 20 euros  

Pages

S'abonner à Écologie