Des poissons mieux étiquetés

Créé le : 27/12/2015

Le consommateur européen risque moins de prendre du merlu pour du cabillaud. C'est la conclusion d'une étude sur les étiquetages de poissons vendus en supermarchés, poissonneries et marchés, publiée le 1er décembre 2015 dans le journal « Frontiers in Ecology and the Environment ». Cette enquête a été réalisée dans le cadre du projet scientifique européen LABELFISH, en partenariat avec différents groupes de recherche en Europe, dont le Centre Ifremer Atlantique à Nantes. « Entre 2013 et 2014, nous avons réalisé des tests génétiques sur des produits de la mer dans 19 villes européennes » souligne Véronique Verrez-Bagnis, co-auteure de l'étude et chercheure à l'Unité Biotechnologies et Ressources Marines (BRM) à l'Ifremer.

Un taux d'erreur de 4,9%

L'étude concerne les poissons les plus consommés, notamment la morue, le thon, l'églefin, la plie, la sole, l'espadon, l'anchois, le merlu et la baudroie. Des tests ADN ont été réalisés sur 1563 échantillons. Ils ont révélés que seulement 4,9% d'entre eux étaient mal étiquetés, « alors que des études réalisées 5 ans plus tôt avaient montré un taux d'erreur de 40% sur les étiquettes », précise l'Ifremer dans un communiqué. Une meilleure traçabilité attribuée à l'évolution de la législation européenne mais aussi à une plus grande sensibilisation des consommateurs. Une bonne nouvelle !

Photo © Pixabay

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