Écologie

Étiquetage des OGM : une pétition lancée auprès de la Commission européenne

Créé le : 29/09/2016
Crédits : Pixabay

Par OGM Transparence 

La plainte - déposée le 16/02/2016 auprès de la Commission européenne n’ayant pas abouti faute d’éléments juridiques suffisants – est déposée à nouveau mais sous forme de PÉTITION. Pétion qui sera remis à la Commission des pétitions de la Commission européenne AFIN D’OBTENIR QUE LE PARLEMENT EUROPÉEN VOTE UN AMENDEMENT QUI CONFÈRE À LA CONVENTION D’AARHUS (art.5) de véritables modalités d’application se traduisant entre autres par l’obligation d’étiquetage faisant toute la transparence sur les produits alimentaires. Par exemple, la mention « nourri aux OGM » pour tous les produits alimentaires issus d’animaux nourris avec des OGM – soit 9 animaux sur 10 en France (ce qui impacte toutes les viandes, charcuteries, beurre, lait, fromages, œufs, poissons d’élevage, plats cuisinés, etc.)

Retrouvez les modalités de saisine de la Commission des pétitions ICI. Et les fondement et argumentaire de la plainte ICI

Plus d'infos :

www.bioconsomacteursprovence.com

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Le cypnis menace les châtaignes

Créé le : 28/09/2016
Dans les Hautes-Pyrénées, un parasite, le cynips, menace les châtaingnes. Crédits : Pixabay
Vers un automne sans marrons ? Dans les Hautes-Pyrénées, le cynips du châtaignier menace la filière apicole et castanéicole. Cet insecte parasite originaire de Chine pond dans les bourgeons, ce qui génère des gales qui poussent à la place des feuilles et des fruits. Un collectif d’associations, le Groupement de défense du châtaignier 65, vient donc d'être créé pour sensibiliser le grand public à cette problématique et récolter des fonds.

CHRONIQUE : Respirer tue

Créé le : 28/09/2016
Crédit : Lemieux éditeur

92% de la population mondiale respire un air trop pollué : c'est la principale conclusion d'un rapport, intitulé Pollution de l'air ambiant : une évaluation globale de l'exposition de la charge de morbidité, publié par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mardi 27 septembre. Ce livre de Gérard Bouvron, militant breton pour la protection de l'environnement, fait écho à cette situation alarmante. 

 

De la Bretagne aux Antilles

Particules fines, résidus de pesticides ou encore composés benzéniques : Agir contre la pollution de l'air détaille les substance nocives qui passent, bien malgré-nous, dans nos poumons. Au travers des cas concrets antillais et bretons, le livre dresse l'incapacité des pouvoirs publics à agir efficacement pour lutter contre les pollutions, notamment issues de l'agriculture. Mais il ne manque pas aussi de souligner que des citoyens ou des villes ont su se mobiliser et obtenir des résultats positifs en matière d'amélioration de la qualité de l'air. Des résultats qui ne pourront être généraliser que si l'on change de modes de consommation. Et si l'on ouvre davantage la gestion des risques à la société civile.

A lire :

Respirer tue, Un livre pour s’informer et agir contre la pollution de l’air, Gérard Bouvron, 2016, Lemieux Editeur, 144 p. 12 euros

Rennes, capitale 2016 de la biodiversité

Créé le : 26/09/2016
Le quartier de la Courrouze, réalisé sur friche militaire, a particulièrement retenu l'attention des organisateurs du concours - Crédit : DR

La capitale de la région Bretagne est aussi celle de la biodiversité. Un titre que Rennes a reçu la semaine dernière de la part de Plante & Cité, organisme national d'études et d'expérimentations spécialisé dans les espaces verts. La ville était en lice avec 72 autres collectivités candidates. 

"Sols et biodiversité"

La thématique de l'édition 2016 du concours était « Sol & biodiversité ». Plusieurs actions et démarches rennaises ont retenus l'attention du jury. Notamment l'aménagement du quartier de la Courrouze, réalisé sur une friche militaire qui « en préservant au maximum les sols, la végétation en place et le fonctionnement hydrologique du site, est un exemple de reconstruction de la ville sur elle-même utilisant et optimisant les fonctions écosystémiques », indiquent les organisateurs. Organisateurs qui ont aussi été séduit par la volonté de la ville de «  recréer une zone naturelle d’expansion des crues en cœur de ville dense ». La création d'un Conseil local de la biodiversité – organisme associant collectivités, institutions et association - a aussi joué en la faveur de la métropole bretonne.  

Plus d'infos :

www.capitale-biodiversite.fr

 

Yves-Marie Le Lay, Sauvegarde du Trégor, : « Les autorités ne veulent pas admettre que les marées vertes sont dangereuses »

Créé le : 26/09/2016
Crédit Sauvegarde du Trégor. Yves-Marie Le Lay faisant des analyses dans l'estuaire du Gouessant.

Le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc a ordonné, le 22 septembre, l'exhumation du corps d'un joggeur retrouvé mort, enlisé dans une vasière, à Hillion, près de Saint-Brieuc. L'homme est décédé le 8 septembre à l'embouchure du Gouessant, près du lieu où, en 2011, une trentaine de sangliers avaient été découverts intoxiqués par l'hydrogène sulfuré dégagé par des algues vertes en décomposition. Après avoir nié tout lien entre le décès du jogger et la présence d'algues les autorités font marche arrière, en demandant une autopsie et des « analyses complémentaires, toxicologiques et anatomopathologiques ». Autopsie et analyses demandées dès la découverte du corps par l'association La Sauvegarde du Trégor, collectif dont Yves-Marie Le Lay est le président. Interview.

Dans quelles circonstances est mort le joggeur en baie de Saint-Brieuc ?

L'estuaire du Gouessant situé en baie de Saint-Brieuc est une réserve naturelle, encaissée voire inaccessible. Il n'y a pas d'habitation et le joggeur s'est retrouvé isolé. Il s'est intoxiqué et a fait un malaise. Nous avons été sur cette plage deux jours après son décès. Nous avons fait des prélèvements avec un détecteur de gaz et en portant des masques. Nous avons donc pu vérifier la présence d'hydrogène sulfuré (H2S) dans la vase qui atteignait jusqu'à 360 ppm (parties par million) aux endroits où l'homme a été retrouvé. Dans toute cette zone la vase est gorgée d'hydrogène. Alors que c'est une resserve naturelle elle est aujourd'hui devenue une vaste zone morte.

Pensez-vous que les prélèvements qui vont être fait puissent prouver l'intoxication ?

Les prélèvements sont faits 15 jours après le décès, or comme un corps en décomposition produit de l'hydrogène sulfuré, je crains que les autorités affirment que les taux observés soient « normaux ». Le seul espoir c'est qu'en analysant les poumons il y ait les traces d'un œdème. Ceci prouverait l'intoxication puisque l'hydrogène empêche les alvéoles de pratiquer l'échange entre l'oxygène et le sang.

Comment expliquer que les analyses ne soient faites que 15 jours après son décès ?

La version officielle fut que le joggeur avait été retrouvé enfoncé jusqu'à la taille dans la vase et que c'est en voulant se dégager qu'il aurait eu un accident cardiaque. Ce déni a permis de ne pas faire de prélèvements immédiatement après le décès. Après avoir été sur place nous avons rejeté cette analyse et la presse a transmis nos revendications. Cela a libéré la parole d'un pompier qui a contredit la version officielle en expliquant qu'ils avaient retrouvé le joggeur allongé le nez dans la vase. Les autorités ne veulent pas admettre que les marées vertes sont dangereuses malgré nos nombreuses alertes. Elles ont ouvertement menti. Nous avons porté plainte contre les représentants de l’État cette après-midi (le 23/09/2016, ndlr) au tribunal de Saint-Brieuc pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui.

Plus d'infos :

www.alguesvertes.fr

Jean-Louis Etienne : engagé dans l'aventure

Créé le : 26/09/2016
Jean-Louis Etienne, explorateur-écologiste, donnera une conférence, le 11 octobre prochain, à Brest. Un événement organisé par Harmonie mutuelle et Sans Transition ! Crédits : FD/LRMP

Sans Transition !, Harmonie Mutuelle et l'Université de Bretagne Occidentale ont l'honneur de recevoir, Jean-Louis Etienne, le 11 octobre prochain, à Brest, pour une conférence exceptionnelle. Au programme : l'engagement personnel et le réchauffement climatique. Voici notre portrait de cet aventurier "persévérant". 

Médecin, spécialiste en nutrition et biologie du sport, cet ancien directeur de l’Institut Océanographique a participé à de nombreuses expéditions en Himalaya, au Groenland, en Patagonie... En 1986, il est le premier homme à atteindre le pôle Nord en solitaire. Rencontre avec ce grand explorateur qui, à 69 ans, tente toujours de « rallumer l'espoir ».

Sa voix est rassurante, sa présence réconfortante. Mais lors de ses conférences, Jean-Louis Etienne n'hésite pas à interpeller la foule, pour inciter à l'engagement en faveur de la préservation de la planète. Mais aussi à l'engagement citoyen, pour changer la donne, en impulsant des initiatives positives. Son credo fait écho à sa propre expérience, par « le dépassement de soi ». Comme l'illustre le titre de son dernier ouvrage : « Persévérer », paru aux éditions Broché en 2015.

Jean-Louis Etienne n'a de cesse de rappeler ce qui se déroule sur le cercle polaire. « L'Antarctique est en train de changer de couleur, rapporte-t-il. Avant, son océan était recouvert par la glace durant la grande majorité du temps et il se teintait de blanc. Désormais, la neige arrive plus tard, repart plus tôt. Par conséquent, la banquise se réduit », détaille ce scientifique aguerri. Et Jean-Louis Etienne d'ajouter : « Sur les pôles, on assiste à une accélération du réchauffement climatique, avec une hausse moyenne qui a atteint jusqu’à 4°C en 60 ans ! ». C’est le fameux phénomène d’emballement climatique, scénario du pire à éviter à l'échelle planétaire.

Objectif Polarpode

Tourneur-fraiseur de formation, le parcours de Jean-Louis Etienne incarne cette détermination, tel le jour où il décide de devenir médecin. Il réussira alors à lever les obstacles pour y parvenir. Avant de changer de voie quelques années plus tard, pour participer à des expéditions hors-du-commun, en ballon, en chien de traîneau, en bateau... Dernier projet en date, Polarpode, vaisseau flottant de 125 mètres de hauteur, capable de dériver durant des mois à la même latitude que le Cap Horn. « Cette plate-forme de 720 tonnes est dimensionnée pour affronter les plus grosses vagues de cette zone méconnue du globe », explique Jean-louis Etienne. Une aventure de plus pour celui qui a réalisé en 1990 la plus longue traversée de l'Antarctique en traîneau à chiens, l'une des expéditions qui le rendra célèbre dans le monde entier.

Expédition parentale

Durant ses nombreuses expéditions il se retrouve souvent seul dans un environnement qui appelle l'introspection. Il raconte que l'un des moments les plus intenses de ses expéditions polaires fut lorsque la chaleur de son corps a permis à son baladeur de fonctionner malgré le froid, pour lui permettre d'écouter de la musique classique. « Une telle émotion m'a chamboulé, c'était une indescriptible intensité après des semaines de silence, j'ai pu alors reprendre contact avec le monde », exprime-t-il. Dernière grande émotion en date ? Devenir le père de deux jeunes enfants, Eliot et Ulysse, âgés respectivement de 12 et 14 ans. Voilà notamment ce qu'il aimerait leur transmettre. « Les enfants ont réussi à perturber ma routine, renchérit-il. Grâce à eux, je me rends compte qu'il ne faut pas oublier de donner. » Des générations futures qui, peut-être, inverseront les pôles du changement climatique en cours...

A lire :

Persévérer, Jean-Louis Etienne, Editions Paulsen, 2015, 215p. 22 euros

 

 

Transport maritime : alors, ça gaze ?

Créé le : 21/09/2016
Crédits : Pixabay

Par France Nature Environnement 

A l'occasion de la journée nationale de la qualité de l'air, France Nature Environnement présente le bilan de sa campagne « Transport Maritime : alors, ça gaze ? » réalisée en partenariat avec l’ONG allemande NABU et qui fait suite à la campagne « La croisière abuse ! » de 2015. Les équipes de France Nature Environnement et NABU sont retournées à Marseille le 22 et 23 août 2016 lors de l’escale de l’Harmony of the Seas afin de réaliser des mesures de la qualité de l’air à proximité du port. L’occasion de s’indigner à nouveau à propos d’une pollution inconnue du grand public, au cœur des villes, loin des images de rêve et de vacances véhiculées par ces monstres flottants.

Une pollution méconnue aux effets néfastes pour la santé et l’environnement

La majeure partie de la pollution de l'air des navires s’explique par la teneur en soufre des carburants. Fioul lourd, diesel marin... les carburants des navires ont une teneur en soufre jusqu'à 3500 fois plus élevée que le diesel que nous mettons dans nos voitures ! Une fois brûlé, ce carburant rejette du dioxyde de soufre, un polluant réglementé, connu pour son impact sanitaire (maladies respiratoires, bronchites, irritations de la gorge) et environnemental (pluies acides) important.

L’université de Rostock et le centre de recherche sur l’environnement allemand Helmholzzentrum Munich, ont établi un lien sans équivoque entre les gaz d’échappement des cargos et plusieurs maladies cardiovasculaires et respiratoires. Cette même étude montre que la moitié de la pollution de l'air liée aux particules dans les zones côtières et portuaires provient des émissions des navires. Les habitants des régions côtières sont donc les premiers impactés par les fortes émissions des navires. Au total, les émissions du transport maritime causent en toute discrétion 60 000 morts par an en Europe et coûtent 58 milliards d’euros par an aux services de santé européens.

 

Un an après, des résultats toujours aussi alarmants !

Les équipes de France Nature Environnement et de NABU ont mesuré, grâce à des instruments de laboratoire, les concentrations de particules fines et ultra-fines dans l'air. Ces particules sont les plus dangereuses pour la santé car leur taille extrêmement petite (jusqu'à 1000 fois plus fines qu'un cheveu) leur permet de s'accumuler dans les poumons et de passer à la fois dans le sang et dans le système nerveux. Ainsi, le lien entre ces particules et l'augmentation des risques cardiovasculaires (crises cardiaques notamment), l'hypertension artérielle et la maladie de Parkinson a été démontré.Les résultats des mesures réalisées sont particulièrement alarmants. En effet, plus on s’approche des navires, plus la pollution en PUF augmente. Nous avons ainsi réalisé un circuit dans la ville de Marseille et observé près de l’Harmony of the Seas, le plus gros paquebot du monde mis en service en mai 2016, une pollution jusqu’à 20 fois supérieure aux résultats obtenus à notre point « témoin » au parc du Pharo sur les hauteurs de Marseille.

 

GNL, alimentation électrique à quai, épurateurs : des solutions existent !

Les émissions de polluants par les navires ont des implications très nettes en termes de politique de santé publique et de politique environnementale. Pour réduire ces impacts sanitaires, des alternatives existent et certains armateurs ont pris conscience des enjeux en équipant leurs navires de différents dispositifs afin de réduire leurs émissions mais cela ne représente qu’une infime partie de la flotte mondiale ! Les technologies et pratiques opérationnelles disponibles, telles que le changement de carburant, la réduction de la vitesse des navires, l’équipement en filtres et l’alimentation en énergie à terre permettraient de réduire les émissions globales du transport maritime jusqu’à 70%1. France Nature Environnement demande que l’Etat et les armateurs s’activent pour développer ces solutions existantes à quai et en mer.

Pour Michel Dubromel, Vice-président de France Nature Environnement : « Il est primordial que les acteurs du transport maritime se saisissent des enjeux sanitaires et fassent en sorte que le transport maritime demeure le mode de transport le plus respectueux de l’environnement. L’Etat doit soutenir le développement d’alternatives à quai et en mer afin de permettre aux populations littorales de retrouver un air de qualité ! »

Plus d'infos :

www.fne.asso.fr

Réseau Filière paysanne : « Organiser la transition alimentaire des territoires »

Créé le : 20/09/2016
Les "épiceries paysannes de quartier" sont des commerces bio et locavore de proximité. Crédit : Filière paysanne

Promouvoir une agriculture et une alimentation bio et locale dans les Bouches-du Rhône et plus largement, en Paca : tel est l'objet du réseau « Fillière Paysanne ». Ce collectif a notamment créé des « épiceries paysannes de quartier » à Marseille et à Aix. Nous avons covoituré avec Jean-Christophe Robert, représentant de l'association, pour nous rendre au forum « Manger bio local » de Carpentras, le week-end dernier. Interview.

 

Plus d'infos :

filiere-paysanne.blogspot.fr

Loïc Marion : « Notre-Dame-des-Landes, c'est la double peine pour l'environnement »

Créé le : 16/09/2016
Crédit : FD / LMDP

Aigrette, grand cormoran, passereau ou encore canard. Le lac de Grand-Lieu (44) abrite une remarquable diversité d'oiseaux d'eau. Des animaux qui pourraient être fortement dérangés par les avions qui décollent et atterrissent sur la piste de Nantes-Atlantique, située à proximité du lac. C'est en tout cas l'un des arguments développés par les partisans du projet de Notre-Dame-des-Landes pour justifier le déménagement de l'actuel aéroport. Loïc Marion, chercheur en écologie au CNRS, spécialiste du Lac de Grand-Lieu et membre du collectif d'opposants à NDDL « Les Naturalistes en lutte », n'est pas de cet avis. Il a d'ailleurs écrit au Premier ministre pour lui faire part de son point de vue sur le sujet. Interview. 

Retrouvez notre dossier sur les coûts environnementaux, sociaux et économiques dans le n°1 de Sans Transition

 

Les oiseaux qui viennent nicher au lac de Grand-Lieu sont ils gênés par l'aéroport de Nantes-Atlantique ?

La piste de Nantes-Atlantique est orientée vers l'Est du lac. Les avions ne survolent que partiellement la rive Est. Le milieu n'est pas impacté, notamment parce que les appareils volent suffisamment haut. Bien-sûr, lorsqu'ils se posent, leur hauteur décline progressivement. Mais la piste est à trois kilomètres du lac, et les oiseaux ne sont pas dérangés.

Les animaux se sont habitués à cette présence puisque l'aérodrome existe depuis 1920. Cela ne les a jamais empêchés de venir se reproduire à Grand-Lieu. La seule fois où j'ai pu constater une gène des oiseaux à cause des activités aéronautiques, c'était pendant un week-end durant lequel furent organisés des baptêmes de l'air.  

Le lac fait t-il l'objet d'une protection particulière ? 

Le lac est protégé par une réserve naturelle de 2700 hectares. La superficie du lac en été est de 4000 hectares et de 6500 en hiver. La totalité de ce périmètre d'hiver fait est concerné par un classement qui interdit toutes constructions sur 7500 hectares. De plus, la rive la plus proche de l'aéroport est elle concernée par un périmètre de protection anti-bruit qui interdit aussi d'y édifier des bâtiments. Or, si l'aéroport venait à déménager, ce périmètre situé entre le lac et la piste deviendrait constructible et l'urbanisation pourrait menacer les milieux naturels de Grand-Lieu.  

Les partisans du projet, et notamment Manuel Valls continuent pourtant d'invoquer des raisons environnementales pour justifier le déménagement de Nantes-Atlantique...

Oui, et c'est un sacré paradoxe ! Par ailleurs, les élus locaux de Grand-Lieu et Bouaye (communes voisines du lac, ndlr) ne rêvent que de voir disparaître les contraintes environnementales pour pouvoir construire. Et c'est la même chose pour Nantes Métropole. C'est d'ailleurs le principal argument de Jean-Marc Ayrault qui répète à l'envie que la zone fait face à des problèmes de bruit et de saturation urbaine.

En réalité, déménager l'aéroport actuel à Notre-Dame-Des-Landes, c'est la double peine pour l'environnement. On sacrifierait le lac de Grand-Lieu à l'urbanisation et la zone humide de Notre-Dame, que l'on a longtemps sous-estimé mais qui se révèle être un milieu très riche. Et là, les pistes seraient construites sur la zone humide elle-même, alors qu'aujourd'hui la piste n'empiète pas sur le lac de Grand-Lieu !

Plus d'infos :

naturalistesenlutte.wordpress.com

Ronan Dantec: "la gouvernance multi-acteurs est la seule possible."

Créé le : 16/09/2016
Ronan Dantec. Crédits photos: Nantes Métropole.

Par Climate Chance

Climate Chance, sommet mondial des acteurs du climat, a eu lieu à Nantes du 26 au 28 septembre. Pour l’occasion, Climate Chance a interviewé Ronan Dantec, conseiller municipal de Nantes, sénateur de Loire Atlantique, et porte-parole Climat CGLU, à propos de la gouvernance multi-acteur. 

Vous défendez la gouvernance multi-acteurs comme seul mode de gouvernance possible pour répondre au défi climatique. Pourquoi ?

Par sa nature et son ampleur, la lutte contre les changements climatiques est l’un des plus grands défis auxquels la communauté internationale a été confrontée. Pour atteindre l’objectif fixé dans les accords de Paris, il faut désormais passer de l’intention des Etats à la concrétisation des actions sur le terrain.

La question de la gouvernance devient alors fondamentale. Pour être efficace, la lutte contre le réchauffement climatique nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs concernés par les changements climatiques. L’approche de gouvernance traditionnelle, type top-down, utilisée sur d’autres enjeux ne peut pas convenir dans le cas de la lutte pour le climat.

Si les états doivent fournir le cadre législatif indispensable à l’action publique, on voit bien que c’est la société civile qui est en première ligne dans cette lutte, en agissant au quotidien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre sur les territoires, ou dans les process industriels.

Je suis convaincu que la gouvernance multi-acteurs est la seule possible. En confrontant les Etats et les acteurs de la société civile, qui agissent sur le terrain, elle permet en effet de croiser en permanence les politiques publiques, verticales, et les dynamiques sectorielles, plus horizontales, et ce, à l’échelle infranationale et internationale.

Comment le Sommet Climate Chance peut-il répondre à cet enjeu ?

De grands pas ont d’ores et déjà été faits dans la reconnaissance du rôle des acteurs non étatiques dans la lutte pour le climat, mais ceux-ci doivent continuer de se fédérer et de se coordonner, en se dotant d’outils collectifs pour faire entendre leurs voix auprès des Etats.

Ce n’est pas toujours facile : il y a aussi des intérêts divergents entre les acteurs de la société civile, et rassembler ces acteurs autour d’objectifs communs impose un grand nombre de discussions et d’échanges. C’est justement pour leur offrir ce temps d’échanges et dialogue, en amont des COP, qu’a été imaginé Climate Chance. Premier sommet des acteurs non-étatiques engagés dans la lutte pour le climat, s’inscrivant dans l’agenda de l’action, Climate Chance a vocation à devenir un véritable point d’étape opérationnel de l’agenda climatique.

Ce sommet sera pour eux l’occasion de dessiner l’état de l’action à travers le monde, d’approfondir les échanges sur les réussites comme sur les difficultés et de favoriser la mutualisation des expériences et des innovations. Le renforcement de coalitions thématiques sur tous les grands sujets, avec une feuille de route 2016/2018, est aussi l’un des grands enjeux du Sommet. Climate Chance doit permettre ainsi de délivrer aux Etats les messages communs des acteurs non-étatiques, avec une déclaration commune qui sera présentée à Nantes, et de se mettre en position pour participer positivement à la réévaluation dès 2018 des contributions des Etats.

Vous avez souhaité créer une coalition dédiée à la gouvernance multi-acteurs. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La question de la gouvernance est au cœur des enjeux climatiques. Pour aller encore plus loin et plus vite dans cette logique, il faut favoriser la mise en place de partenariats entre les acteurs dans l’ensemble des pays et territoires. Une coalition dédiée au développement de ces gouvernances multi-acteurs verra donc le jour lors de Climate Chance à Nantes, aux côtés des coalitions existantes, plus thématiques (transport, énergie, eau, etc.). Portée notamment par les acteurs européens, qui ont davantage l’expérience de ce type de gouvernance, et rassemblant des membres du monde entier, notamment canadiens et africains, elle aura pour objectif de promouvoir et accompagner la gouvernance multi-acteurs comme véritable cadre pour l’action en pensant la bataille pour le climat de manière globale.

 

Plus d'infos :

www.ronandantec.fr

www.climatechance2016.com/fr

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