Stop à l’abattage de loups !

Créé le : 24/12/2015

Le plafond de 36 loups pouvant être abattus entre juillet 2015 et juin 2016 a déjà été atteint cet hiver. L'association Cap Loup demande l'arrêt des tirs contre cet animal à la ministre de l’Écologie. En Paca, les départements dess Alpes de Haute-Provence, des Hautes-Alpes et des Alpes Maritimes sont concernés.

Le 7 décembre dernier, le collectif Cap Loup a adressé une lettre ouverte à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Le but ? Annoncer que le plafond qui autorisait l’abattage de 36 loups, de juillet 2015 à juin 2016, vient d’être atteint. C’est le 5 décembre à Valmeinier (Savoie) que le 36e a été abattu. Le problème : il est prouvé que seuls 28 loups ont été tués par l’homme. Pour les 8 autres, la cause de la mort est incertaine. « Mais nous suspectons que l’homme y soit pour quelque chose. Des analyses sont en cours pour connaître la vérité », explique Marion Fargier, juriste de l’association ASPAS (Association de Protection des Animaux Sauvages) qui est membre du collectif Cap Loup, avec 34 autres associations de protection de la nature. « Des loups sont morts percutés par une voiture. C’est notamment pour ces derniers que l’on a des doutes » ajoute la juriste. « Par le passé, il y a déjà eu des cas de loups renversés. Mais ceux-ci étaient déboussolés à cause d’un empoisonnement. Sinon l’animal ne s’approche pas des axes routiers », précise-t-elle.

Le combat continue

La lettre ouverte adressée à Ségolène Royale est pour le moment sans réponse. « Nous avons fait circuler une pétition en ligne, qui a obtenu plus de 100 000 signatures. Nous allons donc essayer de rencontrer Mme la Ministre, pour les lui remettre » explique Marion Fagier. Le collectif espère se faire entendre, d’autant plus que les éleveurs ovins sont écoutés. Ces agriculteurs qui connaissent d’importantes pertes de bétail à cause des loups, ont déjà été reçus au ministère. « Nous comprenons que c’est un problème pour eux, mais il est plus judicieux de prendre des mesures pour protéger les élevages que d’éradiquer les loups » livre Marion Fagier. L’an passé, l’arrêt ministériel fixait le nombre de loup à abattre à 24. L’espèce n’est pas plus nombreuse mais 12 loups supplémentaires ont pu être tués cette année. Le collectif va continuer à se mobiliser pour protéger l’espèce… Affaire sensible.

Plus d’infos sur www.cap-loup.fr

Photo © P-A Bourquin

Partager