Société

Nuit Debout Rennes: « C’est une expérience »

Créé le : 11/05/2016

Ce week-end de Pentecôte a été riche en manifestation dans toute la France. Mais Rennes est devenu l'épicentre des contestations contre le gourvernement. Ces actions sont en partie dues au mouvement Nuit Debout. Rencontre avec Charles, l'un des animateurs de la "gazette debout" à Rennes, Les Noctambules

Pouvez-vous décrire votre mouvement ?

Ce n’est pas « notre » mouvement, mais celui de tous. Il a commencé le 5 avril à Rennes. Nuit Debout, c’est sortir du système pour en expérimenter un autre. Les plus grands moments, 3500 personnes se retrouvent sur la place du Peuple et au mail François Mitterrand. Il y a certaines commissions importantes, fixes et durables : sur le travail et l’agriculture tous les mercredi soirs, et pleins de petits projets qui fleurissent : actions,  manifestations ou occupations de lieux comme la Maison du peuple. 

Comment s’organise une Nuit Debout à Rennes ?

Les Assemblées Générales prennent place chaque mercredi et samedi, avec souvent des projections de films ou de documentaires. Il y a aussi une commission démocratie. Il faut vraiment distinguer les commissions et les actions. Des actions non-violentes. Les participants des commissions réfléchissent et discutent sur certains sujets. Elles fixent elles-mêmes leurs horaires de réunion et présentent leurs travaux et propositions, qui sont alors discutés et votés par l’Assemblée Générale. Les actions y sont aussi proposées. Il y a toujours un esprit démocratique. On accepte tout le monde.

Quelles sont ces actions concrètement ?

Outre l’occupation de la Maison du peuple, on projette des films pendant les rassemblements. Nous préparons aussi des distributions de tracts sur le chantier du centre des congrès. Autre exemple : la création d’une gazette et d’un bulletin pour communiquer et informer les gens. Les hiérarchies sont aplanies, on peut objecter à toutes les décisions. Les Noctambules, gazette papier de Nuit Debout à Rennes, est issu du bénévolat. Tout le monde, à travers la France, peut y participer. C’est une expérience, on n’a pas voulu répéter les mêmes erreurs des médias traditionnels. Nous cherchons un modèle économique stable, en proposant une ligne éditoriale désintéressée. 

Plus d’infos sur :

www.facebook.com/Nuit-debout-Rennes-1718425701733962/

www.twitter.com/rennesdebout

www.wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Rennes

Bulletin n°0 : www.issuu.com/nuitdeboutrennes/docs/bulletin-n0/1?e=24834767/35483066

130 agriculteurs bio se rendront ce soir place de la République pour apporter leur soutien au mouvement « Nuit Debout »

Créé le : 04/04/2016

Par la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique 

Les agriculteurs de la Fédération Nationale d’Agriculture biologique (FNAB) tiennent depuis aujourd’hui leur Assemblée Générale à Paris. Dès dimanche soir une délégation s’est rendue place de la République pour apporter son soutien au mouvement « Nuit debout ». Ce soir, 130 agriculteurs bio de toutes les régions de France convergeront vers cette même place où ils ont prévu d’arriver à 19h15. Cette présence est en particulier à mettre en lien avec la Charte des valeurs que les agriculteurs bio de la FNAB adopteront au cours de leur Assemblée Générale des 4 et 5 avril, et qui a pour vocation d’affirmer et de renouveler leur engagement à œuvrer en faveur d’une société plus démocratique, plus humaine et plus solidaire. 

« Des éleveurs refusent d'envoyer leurs bêtes à l'abattoir »

Créé le : 04/04/2016

En 6 mois, l'association L214 a révélé trois vidéos témoignant de traitements cruels infligés à des animaux dans deux abattoirs du Gard (Alès et le Vigan) et un du Pays-Basque (Mauléon-Licharre). Ces documents choquants relancent vivement le débat autour de l’abattage. Interview de Pierre Pauchet, vice-Président de L’association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité (Afaad).

Les images révélées par L214 à Alès puis au Vigan sont choquantes. Pourquoi en arrive-t-on à de tels traitements envers les animaux alors qu’une réglementation existe en matière d’abattage ?

D’abord parce que les cadences d’abattage sont industrielles, même dans certaines petites structures. Nous abattons 1 milliard d’animaux terrestres par an en France. On le fait vite et pas forcément bien. On veut offrir aux consommateurs de la viande à bas prix. Ce qui a une incidence sur les conditions de travail des personnes et sur l’abattage des animaux.Des inspecteurs vétérinaires doivent intervenir dans chaque abattoir pour contrôler les aspects sanitaires en bout de chaîne, à la fois lorsque les animaux arrivent à l’abattoir mais également l’abattage lui-même. Or ces inspecteurs sont de moins en moins nombreux. Ils se concentrent sur la dimension la plus critique pour le consommateur, à savoir les aspects sanitaires. Parfois, un inspecteur fait remonter des problèmes en préfecture. Mais l’état ferme souvent les yeux et aucune suite n’est donnée aux infractions constatées, car des emplois et des intérêts économiques entrent en jeu.

L’abattoir du Vigan est destiné au « bio ». Les dérives de l’abattage ne concernent donc pas uniquement l’élevage conventionnel ?

En effet, L214 a voulu faire ce film au Vigan car l’association voulait montrer que la bio n’offre pas forcément plus de garantie que le conventionnel en matière d’abattage. Aussi, nous travaillons avec des éleveurs qui tentent de bien faire leur travail et certains refusent même d’envoyer leurs bêtes à l’abattoir, préférant les abattre dans l’illégalité.

Contrairement à l’association L214, vous ne vous exprimez pas contre l’abattage des animaux mais vous militez pour une plus grande prise en compte de la souffrance animale lors de l’abattage. Que préconisez-vous en ce domaine ?

Il faut mettre en place un étiquetage systématique des produits, pour renseigner les consommateurs sur le mode d’abattage utilisé. Par ailleurs, nous travaillons sur des alternatives au modèle industriel avec une chercheuse de L’Inra, Jocelyne Porcher. Nous réfléchissons à la création d’infrastructures d’abattage à la ferme. Il s’agit d’éviter le stress du transport pour l’animal et les souffrances dues aux cadences. Mais il nous faut obtenir les autorisations nécessaires en toute conformité avec les réglementations sanitaires.

Plus d'infos :

www.afaad.net

Photo : En février dernier, l’association L214 a dévoilé une vidéo montrant des animaux victimes d’actes de cruauté à l’abattoir « bio » du Vigan (30). © L214

INTERVIEWS SONORES - Pédagogie Freinet : à l'école de la liberté - Partie 2

Créé le : 01/04/2016

Les 66 élèves de l’école Freinet de Vence (Alpes-maritimes) sont formés à « l’éducation au travail », selon le titre de l’ouvrage écrit par Célestin Freinet lui-même. C'est d'ailleurs dans cet établissement que cette figure des pédagogies « alternatives » a mis au point sa méthode, dès 1936. Durant une journée complète, nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes pour tenter de comprendre les tenants et les aboutissants de cette autre façon d'apprendre, résolument tournée vers la nature. Entretien sonore avec Aurélia Levet, directrice de l'école de Vence, et David Bichue, parent d'élève. 

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INTERVIEWS SONORES - Pédagogie Freinet : à l' école de la liberté - Partie 1

Créé le : 30/03/2016

Les 66 élèves de l’école Freinet de Vence (Alpes-maritimes) sont formés à « l’éducation au travail », selon le titre de l’ouvrage écrit par Célestin Freinet lui-même. C'est d'ailleurs dans cet établissement que cette figure des pédagogies « alternatives » a mis au point sa méthode, dès 1936. Durant une journée complète, nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes pour tenter de comprendre les tenants et les aboutissants de cette autre façon d'apprendre, résolument tournée vers la nature. Voici deux premiers entretiens sonores réalisés en compagnie de Celia, Lina et de Chade, élèves « freinésiens ».

 

Plus d'infos :

Sur le site de l'institut Freinet de Vence.

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56 000 citoyens demandent aux sénateurs du bio dans les cantines

Créé le : 09/03/2016

Par l'association Agir pour l'environnement

Suite au sabotage au Sénat d'une proposition de loi dont l'objectif est notamment de rendre obligatoire l'introduction de 20 % de bio dans la restauration collective publique en 2020, Agir pour l'environnement, en partenariat avec la FNAB, a décidé de lancer une pétition. En quelques jours plus de 56 000 citoyens ont signé cette pétition et ont envoyé un message aux sénateurs de leur département, demandant le rétablissement de ce seuil.

A contre-courant d'une majorité de Français-e-s favorables au bio, quelques sénateurs en commission des Affaires économiques, le 2 mars dernier, ont décidé de retirer le seuil de 20 % de bio de la proposition de loi visant à favoriser l'ancrage territorial de l'alimentation. Ce vote montre, de la part des sénateurs ayant soutenu cet amendement, une méconnaissance du marché de la restauration collective publique et de la réalité de l'agriculture biologique en France.

Les organisations professionnelles de l'agriculture biologique ont pourtant démontré leur capacité à approvisionner la restauration collective en se fixant des objectifs tout à la fois ambitieux et réalistes. Deux études récentes montrent l'engouement des Français-e-s pour la bio : une étude IFOP de janvier 2016 précise que 76 % des Français-e-s sont favorables à l'obligation d'introduction de produits bio dans la restauration collective publique. Et selon une étude CSA de mars 2015, 87 % des Français-e-s souhaitent du bio dans les cantines scolaires.

Par ailleurs, plus de 116 000 citoyens ont signé une pétition d'Agir pour l'environnement en janvier dernier allant dans ce sens, amenant l'Assemblée nationale à adopter cette proposition de loi à l'unanimité.

Agir pour l'Environnement et la FNAB demandent aux sénateurs d'entendre les souhaits de leurs concitoyens et de rétablir ce seuil de 20 % de bio lors du vote de cette loi le 9 mars prochain.

 

Plus d'infos : www.agirpourlenvironnement.org

L'égalité au travail, c'est pas encore gagné

Créé le : 08/03/2016
Gaëlle Vlody, gérante de la société Belle ligne en mer, à Belle-Île-en-Mer.

Photographie : Gaëlle Voldy, gérante de la société Belle ligne en mer, à Belle-Île-en-Mer. Elle travaille en réseau avec Entreprendre au féminin en Bretagne.

Pour cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous republions un article paru à l'automne dans le numéro 17 de Bretagne durable, intitulé : "Femmes, à quand l'égalité ?"

Pour une femme, travailler est désormais devenu la norme. Les femmes dirigent et créent des entreprises. Pour autant, comme le soulignent les chercheurs, tous s'accordent sur un point : les inégalités professionnelles sont bien réelles. A fonction et compétences égales : 20 % de salaire en moins en moyenne ! Valoriser le care1 ou instaurer la mixité au rang de principe de justice, la société doit faire ses choix.

« On m'a proposé deux postes lors de cet entretien : l'un en direction, très bien payé. Et l'autre en assistanat de direction, moins bien payé mais à 3 jours par semaine. Comme je veux être disponible pour mes enfants, j'ai choisi le second. » Cette histoire, on la connaît tous. C'est celle de Marie, 34 ans, bac + 5 en management, qui met « un peu sa vie professionnelle de côté pour bien s'occuper de ses (mes) enfants ». Mais Marie est très consciencieuse et, finalement, elle accumulera les heures supplémentaires, pour bien faire son travail. In fine : une carrière professionnelle à l'arrêt, des difficultés financières, une maman qui court et une femme frustrée. Bref, une réussite !

« Autocensure »

Pour Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales et auteure de Petit traité contre le sexisme ordinaire (Albin Michel), il s'agit là « d'une deuxième forme de sexisme (ndlr, le premier revenant à la gente masculine à l’égard des femmes) : celui qu'on retourne contre soi-même. Cela veut dire que les femmes se limitent elles-mêmes, s'autocensurent, n'osent pas demander de promotion, d'augmentation. Comme si elles ne se sentaient pas assez légitimes pour le faire. » Mais attention, la féministe est loin de rendre les femmes responsables de cette situation, comme elel l'a expliqué dans un chat à nos confrères du Monde, au printemps dernier :

« Ce n'est pas une question de nature, mais c'est le poids de l'histoire. Les femmes sont de nouvelles entrantes sur le marché du travail. Elles n'ont pas encore la légitimité des hommes. »

D'ailleurs, les faits sont là. Selon le rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), intitulé « Femmes d'affaires et femmes cadres : une montée en puissance », paru en janvier 2015, dans 80 des 108 pays -pour lesquels des données sont disponibles- la proportion de femmes dirigeantes a augmenté pendant ces 20 dernières années. Pour atteindre aujourd'hui.... à peine 5%, pour les PDG des plus grandes sociétés mondiales. Plus l'entreprise est grande, plus il est rare qu'elle soit dirigée par une femme.

Loin des lieux de décision

Dans les entreprises, les conseils d'administration entièrement masculins sont monnaie courante. Mais leur nombre diminue, les femmes parvenant à atteindre 20% ou plus des sièges dans quelques pays, dont la France. Najat Vallaud-Belkacem, lors de son passage au ministère du Droit des femmes, a modifié le profil des entreprises concernées par la loi Copé-Zimmermann et l'obligation d'atteindre 40 % de femmes dans les conseils d'administration d'ici 2040 ; ainsi que 40 % de femmes entrepreneures.

Pour autant, l'économiste Hélène Périvier, chercheure à l'Observatoire français des conjonctures économiques, à Sciences Po, déplore toujours une insuffisance de femmes dans les lieux de prises de décision :

« Le pouvoir ne se concentre pas dans les conseils d'administration, mais dans les comités de direction ou les conseils décisionnels des entreprises. Or, les femmes y sont insuffisamment représentées ! »

Blocages structurels

Autre chiffre édifiant : les femmes sont payées, à travail et compétences égales, près de 20 % moins cher que les hommes. Quant à leur place sur le marché du travail après leur maternité, d’après l’étude SOS Préma-institut des mamans, 36 % des salariées du secteur privé sont stressées à l’annonce de leur grossesse. 28 % ont trouvé un accueil défavorable à leur retour de congé maternité et 19 % estiment que cette période a eu un impact négatif sur la perception de leurs compétences.

Et lorsqu'on arrive au pouvoir politique : « Sur 197 pays, seuls 11 chefs d'État et 13 chefs de gouvernement sont des femmes, alors qu’elles sont aussi nombreuses que les hommes dans la population. Cela peut être interprété avec Rousseau, comme l’expression de l’incapacité des femmes à être des êtres de raison et de pouvoir, ou comme le résultat de blocages structurels », résume Réjane Sénac, chercheure CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po, spécialiste du genre et des inégalités.

 

1Le care est un mot anglais qui n'a pas d'équivalent en français. Il s'agit d'avoir le «souci des autres » (être à l'écoute, assurer le suivi médical, nourrir...) : ses enfants, ses parents, sa famille...   

 

Entre 15 000 et 50 000 opposants à Notre-Dame-des-Landes mobilisés

Créé le : 29/02/2016

Dans le calme, une vaste manifestation a eu lieu, samedi, sur les axes routiers encadrant le périmètre du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes. 15 000 personnes selon la préfecture, 50 000 selon les organisateurs, ont marché contre le projet. C'est deux fois plus de monde que lors de la manifestation du 9 janvier. Plus de 60 cars ont acheminé des manifestants de toute la France. Des centaines de vélos étaient également de la partie. Les manifestants ont notamment exprimé leur opposition au référendum local annoncé par le président de la République, le 11 février dernier. Selon Manuel Valls, Premier ministre, cette consultation vise à « légitimer »le projet, dont les travaux pourraient démarrer « à l'automne », comme il l'a annoncé dans le quotidien Ouest-France.

Viande et OGM : A quand la transparence ?

Créé le : 22/02/2016
Viande et OGM : A quand la transparence ?

Michèle Rivasi, députée européenne écologiste et membre de la commission « environnement et santé » au Parlement européen, était présente ce week-end à la 8e Faites sans OGM qui se déroulait à Avignon. L’événement contre les OGM tombe à pic avec la sortie de l’étude de Gilles Eric Séralini sur l’impact d’un maïs transgénique sur la santé des vaches.

Michèle Rivasi, fin janvier, vous avez présenté au Parlement européen l’étude du professeur Séralini concernant l’impact d’un maïs transgénique sur la santé des vaches. Qu’en ressortait-il ?

Une autorisation avait été donnée pour nourrir les vaches au maïs BT176. Mais seule une évaluation de 15 jours sur 6 vaches avait été réalisée. Alors, il avait été observé que ce maïs transgénique n’avait aucun impact sur la santé des vaches. Or le professeur Gilles Eric Séralini a refait cette étude sur 70 vaches pendant 3 ans. Contrairement à la première étude, il a observé des paralysies, des problèmes de foie et de reins et même 10 % de morts. Le maïs a été retiré de la vente, mais cela révèle des tests et évaluations qui ne sont pas satisfaisants.

Les OGM sont-ils vraiment présents dans notre alimentation, dans la mesure où aucun n’est autorisé à la consommation humaine en Europe ?

En ce qui concerne les produits qui ne sont bio, il faut savoir qu’un étiquetage des produits contenant des OGM est obligatoire. Il est défini par la législation européenne. La réglementation autorise tout de même un pourcentage de 0,9 % d’OGM dans ces produits. Mais c’est insignifiant. Cependant, il faut faire attention à certains biscuits qui ont des éléments OGM dans leurs ingrédients. Mais aussi à la viande, au lait et aux œufs qui ne sont pas bio. Pour ces produits, il n’y a aucune garantie. La seule garantie de ne pas consommer d’OGM, c’est de se tourner vers les aliments bio.

80 % de nos importations d’OGM servent à l’alimentation animale. Faudrait-il l’écrire sur les emballages des viandes concernées ?

Une pétition du collectif Consommateurs pas cobayes circule en ce moment pour demander un étiquetage « nourris aux OGM » sur la viande. Elle s’appuie sur la Convention Aarhus, une convention internationale qui explique que toute personne a le droit d'être informée, de s'impliquer dans les décisions et d'exercer des recours en matière d'environnement. La viande d’animaux nourris aux OGM n’est aujourd’hui pas étiquetée en tant que telle, c’est une anomalie puisqu’en Europe, nous sommes pour une transparence et une information éclairée disponible aux consommateurs. Ils devraient pouvoir choisir en connaissance de cause.

Plus d’infos

www.michele-rivasi.eu

www.follavoine.sosblog.fr

© Nathalie Durand

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Les compteurs Linky ne font pas l'unanimité

Créé le : 16/02/2016
Les compteurs Linky ne font pas un tabac

L’installation des nouveaux compteurs électriques, nommés Linky, a débuté le 1er décembre dernier. Linky devraient remplacer tous les boîtiers d’ici 6 ans. Mais ce nouveau compteur, installé et financé par ERDF, ne plaît pas à tout le monde.

Le compteur communiquant, capable de stocker des informations et de les transmettre au gestionnaire réseau, fournisseur ou encore au client, a été mis en place par ERDF en partenariat avec l’Ademe. Le but : « Permettre à chacun de devenir acteur de sa consommation électrique », explique ERDF. Pour l’Ademe, « Grâce à un suivi sur internet, le consommateur peut adapter son usage d’électricité, si elle lui semble trop importante à son goût ».

Linky, mauvais pour la santé ?

Avec Linky, le consommateur devrait être gagnant, si l'on en croit ERDF Mais certains pensent que l'appareil peut présenter des risques pour la santé. Ainsi, l’association de défense des électro-sensibles Robin des Toits pointe du doigt le compteur qui dégagerait des ondes électromagnétiques dangereuses, notamment pour les electro-sensibles. Ces ondes seraient mesurables jusqu’à 2,5 mètres du compteur. Robin des Toits et l'association Solidarité Action Information, appellent es citoyens à refuser l’installation du boîtier. Pour ce faire, une lettre type envoyer à ERDF est disponible sur leurs sites internet. D’autres sont inquiet par des surcoûts que pourrait engendrer le boîtier ou encore se soucient de la sécurité de leurs données personnelles. Des communes ont même refusé l’installation du nouveau compteur. Comme Larnod en Franche-Comté qui a voté une résolution contre le remplacement des compteurs dans la commune. En principe obligatoire, la loi concernant leurs installations n'est pas suffisamment explicite pour interdire les refus. Et l'amende initialement prévue pour les réfractaires a été annulée.

A chacun de se faire un avis ?

Les fournisseurs d’électricité ne sont pas non plus forcément convaincus de l’intérêt de Linky. Enercoop, fournisseur d’électricité renouvelable propose à chaque consommateur de se faire son propre avis sur la question, en le dirigeant vers un panel d’article de presse « pour ou contre » sur le sujet. Enercoop n’incrimine pas les compteurs Linky, cependant, « Nous constatons juste un déficit d'informations précises pour émettre un avis tangible », explique le fournisseur. A vous de juger !

Plus d’infos :

www.ademe.fr/avis-lademe-compteur-linky-analyse-benefices-lenvironnement...

www.robindestoits.org

www.associationsai.canalblog.com

www.enercoop.fr/actualites/sinformer-sur-le-compteur-linky-0

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