Société

CENTRE RESSOURCE MONTAUBAN : « NOUS NOUS OCCUPONS DE LA PERSONNE ET NON DU MALADE DU CANCER »

Créé le : 22/09/2017
Crédit : Centre Ressource Montauban

Le Centre Ressource de Montauban accompagne des personnes atteintes de cancer et leurs proches pour les aider à gérer le stress et à lutter contre l'isolement. Différentes activités liées au bien-être sont proposées aux bénéficiaires. Une initiative soutenue par la Fondation Macif à découvrir dans le cadre de la Fête des Possibles, samedi 23 septembre. Entretien avec Astrid Romain, naturopathe, qui a co-fondé le projet il y a trois ans. 

Qu'est-ce que le Centre Ressource?

Le Centre Ressource est un accueil pour les personnes atteintes de cancer et leur entourage. Nous n'intervenons pas dans le champ médical. Nous proposons des soins de bien-être. Il s'agit d'aider les personnes à sortir de l'isolement dans lequel elles peuvent se trouver et de les aider à se sentir mieux via des techniques complémentaires : naturopathie, réflexologie, art-thérapie, sophrologie, taï-chi, méditation, ostéopathie, chiropraxie... Les professionnels qui interviennent le font de façon bénévole.

Pourquoi intervenir en complément du suivi médical de ces personnes ?

Ces personnes sont stressées et l'objectif est de leur fournir des outils pour gérer ce stress. Mais aussi pour créer du lien social. Lorsque l'on est atteint par cette maladie, nos repères changent. Souvent, les gens arrêtent de travailler. Et ne peuvent plus faire les activités qu'ils menaient tous les jours. Les relations avec leur famille se modifient. Notre rôle est de les aider à se reconstruire. Nous nous occupons de la personne et non du malade.

Des travaux sur l'impact de ces activités sur la vie du malade sont en cours. Les résultats seront publiés prochainement. Nous avons de bons résultats.

Combien de personnes participent à ce projet ?

Nous sommes réunis dans une association loi 1901. Thérapeutes et bénéficiaires sont adhérents, ce qui représente environ 80 individus. Une quarantaine de personnes sont suivies au centre.

Quand pourrons-nous vous retrouver dans le cadre de la Fête des Possibles ?

Nous organisons des portes ouvertes samedi 23 septembre. Il sera possible de voir ce qui se passe au centre, de rencontrer des thérapeutes et des personnes qui fréquentent le centre.

Plus d'infos : Centre Ressource Montauban, 4340 Route d’Albefeuille Lagarde - 82000 Montauban - www.centre-ressource-montauban.org

RHÔNE-ALPES-AUVERGNE, NOUVELLE GRANDE RÉGION DES POSSIBLES

Créé le : 21/09/2017
Crédit : Google

Avec près de 300 événements organisés dans le cadre de la Fête des Possibles, Rhône-Alpes-Auvergne apparaît comme une région particulièrement dynamique en matière de transition citoyenne, écologique et solidaire. Entretien avec Jan Wyceh, animateur de la délégation de la Fondation Macif dans cette nouvelle grande région. La Fondation est partenaire de la Fête des Possibles et soutient de nombreuses initiatives d’Économie sociale et solidaire sur le territoire. 

La fondation Macif accompagne la Fête des possibles. Pour quelles raisons ?

Il s'agit d'abord de mettre en valeur les structures que la Fondation soutient dans la France entière et ce depuis des années. En région, cela nous permet de conforter notre ancrage territorial au travers des programmes que nous avons accompagnés.

En Rhône-Alpes, j'ai sollicité 44 structures et une bonne dizaine ont répondu présentes pour cette Fête des Possibles. Certaines organisent plusieurs animations. J'ai également fait des démarches auprès des élus locaux que je connais pour valoriser auprès d'eux des manifestations organisées.

J'ai relayé l'information dans tous nos réseaux. Les structures que nous soutenons ou que nous connaissons n'organisent pas forcément de manifestations. Mais elles et leurs adhérents sont bien évidemment susceptibles d'assister à celles des autres. Nous avons également promu la Fête auprès de nos délégués.

Dans le périmètre de la nouvelle grande région Rhône-Alpes-Auvergne, la Fondation Macif soutient une quinzaine d'initiatives par an pour un total de 200 000 euros.

Pourquoi, selon vous, y a-t-il autant d'événements organisés dans la région ?

Chaque jour apporte son lot de nouvelles manifestations. Mais on peut estimer qu'il y a plus de 1000 événements prévus dans toute la France. Et près de 300 rien qu'en Rhône-Alpes-Auvergne.

Je pense que nous avons réussi à rallier un maximum de nos partenaires autour de la Fête des Possibles. La Chambre régionale de l’Économie Sociale et Solidaire, que j'ai sollicitée, a bien relayé l'information. Les structures locales ont également bien joué le jeu.

Rhône-Alpes-Auvergne est un véritable territoire d'innovation. Il y a ici une dynamique exemplaire qui émane des habitants. Certaines initiatives régionales ont essaimé au niveau national. Prenons l'exemple des accorderies (structures qui favorisent l'échange de services) que la Fondation Macif a soutenues. Nous avons ramené ce projet du Canada. Il s'est implanté en Rhône-Alpes. Désormais, on trouve ce type de structures dans plusieurs régions.

Il existe par ailleurs ici une grande sensibilité des citoyens pour la préservation de l'environnement. Les projets que nous soutenons en ce domaine, comme ceux relatifs à l'économie circulaire ou à la consommation responsable fonctionnent très bien.

Nous avons aussi d'excellentes relations avec les organismes qui travaillent dans le champ de l'habitat et qui tentent de faire reculer la précarité en ce domaine : Habitat & Humanisme, Habicoop, les Compagnons Bâtisseurs...

Nous avons aussi établi des relations de confiance avec des structures intervenant plus largement dans le champ de la solidarité : les apprentis d'Auteuil, Unis-Cité (dont nous sommes co-fondateur), ou encore Emmaüs Connect (projet de lutte contre la fracture numérique)...

Par ailleurs, la fondation a soutenu les deux incubateurs d'entreprises lyonnais, Antropia et Alterincub, depuis leurs débuts.

Où pourrons-nous retrouver la Fondation durant la Fête des Possibles en Rhône-Alpes ?

Vous pourrez nous retrouver dans tous les événements portés par des structures « labellisées » Fondation Macif : les accorderies de Grenoble et celles des Portes de Maurienne, Pain et partage, le Rezo Pouce Tarentaise (structure qui facilite la pratique de l'auto-stop), Emmaüs Connect, la Marmite Urbaine (structure qui organise des ateliers de jardinage et de cuisine dans les quartiers prioritaires), Oasis Jardin de Cocagne à Saint-Just-Saint-Rambert (42), les Compagnons Bâtisseurs ou encore l'agence Écomobilité à Chambéry... Beaucoup d'acteurs ont répondu présents ! Retrouvez la date et les lieux des événements sur la carte des possibles !

Plus d'infos :

www.fete-des-possibles.org

Une rentrée solidaire " Urgence Antilles " - Les syndicats enseignants, les acteurs de l’ESS et de l’éducation populaire solidaires et mobilisés

Créé le : 15/09/2017

Dans les territoires touchés par l’ouragan, presque tous les établissements scolaires ont été détruits et le retour à l’école sera difficile. Dans ce contexte, les organisations membres de Solidarité Laïque ont fait le choix de se mobiliser massivement pour soutenir les structures éducatives touchées et équiper en kits scolaires et sportifs les enfants victimes de l’ouragan Irma. 

Cette mobilisation de l’ensemble des syndicats enseignants, des principaux acteurs de l’économie sociale et solidaire et de l’éducation populaire ne se substitue pas à l’Etat mais interviendra en complémentarité des pouvoirs publics. « En situation de post-urgence, il est important que les enfants puissent vite retrouver leur vie quotidienne. Les dons serviront à acheter du matériel scolaire, sportif et de loisirs aux enfants et aux jeunes. Ce sera un souci de moins pour les parents qui ont tant à faire maintenant ”, souligne le Délégué général de Solidarité Laïque. Celui-ci rencontrera les 17 et 18 septembre les partenaires sur place, les directeurs d’école, les représentants des parents d’élèves, les interlocuteurs des ministères de l’Education nationale et de l’Outre-Mer et leur remettra lors d’une conférence de presse un premier chèque pour soutenir les actions en cours.       


A ce jour, sont impliqués : Casden, Cemea, Francas, Ligue de l’Enseignement, MAIF, MGEN, SE-Unsa, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU, Unsa-Education (liste en cours de constitution) 

A propos de Solidarité Laïque

Depuis 1956, Solidarité Laïque lutte contre les exclusions et améliore l’accès de toutes et tous à une éducation de qualité.L’association est un collectif de 50 organisations liées à l’école publique, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire. Grâce aux donateurs et aux bailleurs, Solidarité Laïque agit dans une vingtaine de pays et en France pour favoriser l’accès à l’éducation, lutter contre les inégalités et éduquer à la citoyenneté. 

 

FÊTE DES POSSIBLES. DÉCOUVREZ LES ÉVÉNEMENTS PRÈS DES CHEZ VOUS

Créé le : 13/09/2017
DR

Agriculture, économie, solidarité, biodiversité, énergie renouvelable. Chaque jour, dans tous ces domaines, des collectifs citoyens s'engagent pour un monde plus juste et respectueux de l'environnement. Sans Transition ! s'associe à la Fondation Macif pour promouvoir les initiatives présentées dans le cadre de la Fête des Possibles 2017 (anciennement Journée de la Transition Citoyenne).

 

- En Bretagne, retrouvez-nous à Pont-Péan, près de Rennes, le 21 septembre, à 19h, pour une conférence donnée par Béa Johnson, ambassadrice du "Zéro déchet" - Un événement organisé par Sans Transition !

- En Occitanie, Sans Transition ! vous donne rendez-vous à Montpellier sur l'Esplanade Charles De Gaulle, samedi 23 septembre. Egalement samedi 23, la Fondation Macif vous propose de découvrir le Rézo Pouce, structure qui remet l'autostop au goût du jour, à Caussade (82), Moissac (82) et dans le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes (66). La fondation sera également aux côtés du Centre Ressource de Montauban (82), organisme qui accompagne les malades du cancer et leurs proches, des jardins de Cocagne du Comminges et du Volvestre (31), de l'association Unis Cité de Toulouse ou encore de l'association Bois & Cie, qui propose des abris provisoires en bois pour les personnes démunies. Retrouvez aussi notre magazine à Toulouse, samedi 23 septembre, Prairie des Filtres, au village des alternatives d'Alternatiba.

- En Provence, retrouvez-nous à Marseille vendredi 22 à la soirée festive organisée à La Meute par Enercoop Paca. Samedi 23, nous interviendrons à la Maison de l'architecture et de la ville de Marseille pour parler habitat, urbanisme durable et énergies renouvelables. Le lendemain, nous participerons aux 10 ans des Paniers Marseillais, réseau local de promotion de l'agriculture paysanne. 

- En Rhône-Alpes-Auvergne, région invitée cette année par Sans Transition ! pour le grand nombre d'initiatives présentées dans ce territoire, retrouvez notamment Emmaüs Connect Lyon (projet de lutte contre la fracture numérique porté par Emmaüs) pour une journée porte ouverte, le 28 septembre. Des ateliers collectifs, un buffet partagé et un spectacle seront organisés à l'accorderie des Portes de Maurienne, le 29 septembre. Oasis Jardin de Cocagne à Saint-Just-Saint-Rambert (42), vous invite à visiter ses jardins, le 22 septembre. 

Cette année, plus de 2000 rendez-vous sont prévus, du 18 au 30 septembre, dans toute la France et en Belgique. Découvrez sur la carte interactive de la Fête des Possibles l'ensemble des événements organisés près de chez vous !

Plus d'infos : www.fete-des-possibles.org

 

Vers un artisanat COLLABORATIF

Créé le : 11/09/2017
© F. Delotte

Échange de savoir-faire et mutualisation de moyens : l’artisanat renouvelle son ancestral compagnonnage via l’influence des « FabLabs » et du numérique dans des lieux partagés qui émergent sur tous les territoires.

 
 

 

DES ATELIERS partagés et connectés

Par François Delotte

Bois, métal, électronique ou textile. Un peu partout en région, des artisans viennent travailler leurs matières et concevoir leurs objets dans des ateliers collaboratifs. Ces lieux, souvent ouverts au grand public et aux nouvelles technologies, permettent de mutualiser moyens et compétences. Mais aussi de lutter contre l’isolement des créateurs.

...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

L'autisme entre Guillemet

Créé le : 18/08/2017
David Guillemet et Camille, l'une des stagiaires qu'il accueille sur son exploitation agricole de Ploerdüt (56) - DR

« Je ne suis pas autiste », répétait François Fillon en mars dernier, en direct à la télévision. David Guillemet l'est, lui, autiste Asperger. Ce qui ne l'a pas empêché de se présenter aux dernières élections législatives sous la bannière de la France Insoumise. Mais ce Morbihannais de 43 ans est avant tout un éleveur bovin généreux qui accueille dans sa ferme des stagiaires en situation de handicap. 

« L’agriculture, c’est suffisamment compliqué en ce moment, on ne va pas non plus s’embêter avec des débiles ». Cette phrase, David l’entend alors qu’il est délégué des parents d’élèves, dans le lycée agricole où est scolarisé son fils. Elle fait référence à deux dossiers « atypiques », des élèves souffrant, l’un d’autisme Asperger, l’autre de dysphasie (trouble lié au développement du langage oral). Pour David, c’est le déclic.

Ferme solidaire

Handicapé des membres inférieurs, il est diagnostiqué autiste Asperger à l’âge de 18 ans. Après une adolescence qu'il juge « catastrophique » et un burn-out alors qu’il occupe le poste de directeur informatique dans un groupe de la grande distribution, il éprouve des difficultés à se réinsérer sur le marché du travail. En effet, si le syndrome d’Asperger n’est pas associé à un déficit intellectuel ou à des problèmes de langage, il se caractérise par d’importantes difficultés d’interaction sociale. Ce qui, ajouté aux préjugés, courants sur cette maladie, complexifie considérablement l’accès à l’emploi pour ceux qui en souffrent.

Éleveur de vaches à titre amateur depuis des années, David décide à la fin 2014 de s’installer officiellement en bio à la ferme de Runasquer, à Ploërdut (56). Malgré la frilosité des banques, une épidémie l’hiver dernier, et un redressement judiciaire, l’exploitation continue de tourner. David y forme des jeunes en situation d’autisme ou de handicap. Les revenus de l'exploitation sont entièrement reversés au projet : les stagiaires y sont logés, nourris, blanchis, et perçoivent une indemnité. « C’est très difficile pour ces jeunes de trouver des stages à l’extérieur du lycée. Après leur expérience ici, ils auront fait leurs preuves, et auront plus de facilités à s’insérer », espère David.

Camille, qui effectue son troisième séjour à la ferme du Runasquer, est du même avis. Passionnée par les animaux, rêvant de devenir soigneuse animalière, elle a beaucoup gagné en expérience et en assurance au cours de ses stages. « J’ai vu que je pouvais faire exactement la même chose que les autres », explique avec fierté la jeune femme de 18 ans. Quand elle raconte comment, accompagnée par David, elle a appris à conduire le tracteur, son ton est enjoué : « quand David voit qu’il y a quelque chose qui bloque, il trouve toujours une solution ».

Car l'agriculteur souhaite que ces stages soient pour les jeunes qu’il accueille l’opportunité de progresser à la fois du point de vue professionnel et de celui de leur autisme. Deux aspects qui, pour lui, sont indissociables. « L’un ne va pas sans l’autre », soutient-il. Et pour lui aussi, ces rencontres sont une façon d’apprendre : « je prends conscience que j’ai encore beaucoup de progrès à faire, aussi bien en termes pédagogiques que vis à vis de mon propre handicap ».

Candidat aux législatives

Des progrès, cette année, David en a fait, non seulement à la ferme, mais aussi… En politique. Suite au rejet en première lecture d’un projet de réforme sur la prise en charge de l’autisme à l’Assemblée Nationale, en décembre 2016, David décide de se présenter aux législatives, sous l’étiquette de la France Insoumise. Sa candidature reçoit 11% des suffrages exprimés, et « rien que ça, c’est une victoire ».

Mais il reste inquiet. « La méconnaissance de l’autisme est affligeante », s’attriste-il. « Je voulais qu’on mette le sujet sur la table, ne serait-ce qu’au niveau local. […] Ça aura permis de montrer que même une personne Asperger est capable de prendre la parole en public », se réjouit-il. L’écho rencontré par sa candidature a toutefois l'a néanmoins réjouit : « Ça a amorcé une vraie réflexion, pour les stages des jeunes autistes. Des paysans m’appellent maintenant des quatre coins de la France pour me poser des questions. Je pense que certains feront au moins l’expérience une fois, ce qui est une sérieuse victoire. » Et pas question pour David de s’arrêter là. Prochaine étape : accueillir des jeunes en apprentissage.

OCCITANIE : L’ALTERTOUR 2017 SE MET EN SELLE SUR « LES CHEMINS DE LA TRANSITION »

Créé le : 07/07/2017
Cyclistes de l'AlterTour 2016. Crédits photo : AlterTour / G de Crop

Marre des compte-rendus quotidiens de la Grande boucle à la télé et à la radio ? Un autre tour est possible ! Organisé par l’association AlterCampagne, l’AlterTour, auto-proclamé le « plus grand Tour de France écolo », s’élancera pour un voyage de six semaines sur « les chemins de la transition ». Depuis la Maison de l’Economie Solidaire à Ramonville-Sainte-Agne (31), ce dimanche 9 juillet à 9h, les cyclistes s’engageront sur les routes d'Occitanie et de Rhône-Alpes-Auvergne pour promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement.

« Le fondement de l’action est la lutte anti-OGM et la mise en lumière de l’agriculture familiale et bio. Mais progressivement on s’ouvre à d’autres questions de société », plante Mathieu Fromont, coordinateur de l’AlterTour. Habitat passif, habitat léger, ateliers participatifs, production d’énergie renouvelable … autant d’initiatives en faveur d’une économie durable et solidaire que les 70 alternatives permettront d’aborder tout au long de cette dixième édition.

Les deux premières éditions, bien trop conséquentes, sillonnaient l’ensemble de l’Hexagone. Pour les AlterTours suivants, on a « voulu rendre l’expérience accessible à toutes les générations », explique Mathieu Fromont. Le circuit est passé de 2 800 kilomètres à parcourir en trois semaines à une virée de 1 200 kilomètres à arpenter en six semaines. Après la région Bretagne l’année dernière, c’est au tour des départements Haute-Garonne, Ariège, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Ardèche, Drôme, et Isère d’être investis par les 350 participants.

 

 

« Nous pouvons sortir du modèle de consommation actuel »

Trois heures, c’est le temps de pédalage quotidien à prévoir pour les cyclistes. Après l’effort, le réconfort. Chaque journée sera l’occasion de « rendre visite aux acteurs de la transition tout en montrant que nous pouvons sortir du modèle de consommation actuel », mentionne Mathieu Fromont avant d’illustrer cette expérience par le changement de vie de Florence. Pour cette ancienne couturière chez Jean-Paul Gaultier à Paris, l’AlterTour a été un vrai tournant. « Suite à mon premier AlterTour, convaincue qu'un avenir meilleur était possible, j'ai plaqué Jean-Paul Gaultier ! », dit-elle. Après avoir vécu en communauté en Italie pendant un an et demi, elle a fondé avec succès, à Rennes, un atelier (Les Piqueuses d'idées) grâce auquel elle transmet son savoir aux autres. 

Ne pouvant pas prendre en charge une quantité trop importante d’aventuriers pour les repas et l’hébergement, « le nombre d’inscriptions est limité. Nous voulons rester sur un événement convivial et humain », précise Mathieu, étonné et ravi du succès de l'opération. C’est autour d’une tablée de plats locaux et bio que chacun pourra profiter de l’ambiance chaleureuse de l’AlterTour. Spectacles participatifs, musicaux et théâtraux seront chaque soir co-produits par les artistes locaux et les participants amateurs d’art. Le financement est participatif et autogéré. Autrement dit, chacun donne ce qu’il peut en fonction de ses revenus. 

Parallèlement, deux « Echappées belles » sont organisées. Le principe est le même que celui de l’AlterTour mais sur des parcours différents et sans véhicule d’assistance. Mathieu Fromont se veut rassurant : « C’est à peine plus physique parce qu’on porte ses bagages mais cela reste très accessible ». Deux semaines sont planifiées. La première débutera en Espagne le 13 juillet pour s’achever à Narbonne le 22 juillet. La seconde sera lancée à Thoiras le 1er août et atteindra Eurre le 10 août. Une fois leur parcours terminé, les vingt-cinq cyclistes rejoindront le groupe principal.

Plus d'infos :
http://www.altercampagne.net

« Il était une fois EN PROVENCE »

Créé le : 30/06/2017
Au sud du Lubéron, dans le village médiéval et préservé de Cucuron, La Petite Maison accueille ses clients à l’ombre de platanes bicentenaires, au bord du bassin historique. © J. Dezécot

Le réseau Slow Food est né il y a 30 ans en Italie et promeut une alimentation saine, locale, de qualité, en tissant un réseau de petits producteurs sur les territoires. La France s’inspire peu à peu de cette initiative transalpine et tente de développer cette philosophie alimentaire à travers l’Alliance des chefs. Nous sommes allés à la rencontre d'une de ces toques, Éric Sapet, qui insuffle cette dynamique.


Sur la place du village, à Cucuron (84), trône La Petite Maison d’Éric Sapet. Ce restaurant gastronomique s’inscrit dans la philosophie Slow Food, en proposant à ses clients une cuisine du marché, saine et de qualité, en lien avec de nombreux producteurs locaux. Reportage gourmand au cœur du Lubéron.

Par Julien Dezécot

 

...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

SLOW FOOD : retour aux sources

Créé le : 30/06/2017
Dans son restaurant Le Comptoir du théâtre, à Quimper, Xavier Hamon propose des plats concoctés à partir de produits locaux, en voie de disparition. Crédit : B. Vandestick

Le mouvement Slow Food est né en Italie à l’initiative de Carlo Petrini. Depuis 30 ans, il promeut une alimentation saine, locale, de qualité, en tissant un réseau de petits producteurs sur les territoires. Zoom sur Les Palais de Cornouaille, à Quimper.


En faisant le lien entre producteurs, transformateurs et consommateurs, le mouvement Slow Food vise à défendre la production de races et variétés locales dans le but de protéger la biodiversité. À Quimper, des militants ont créé le groupe Slow Food local Les Palais de Cornouaille et se retrouvent régulièrement pour organiser des actions autour d’un repas gourmand. Le collectif a, entre autres, participé au renouveau de la production du porc blanc de l’Ouest. Rencontre lors d'un de ces repas, dans le restaurant Le Comptoir du théâtre, pour découvrir l'étendue des activités de ce collectif. Et en bonus, une recette locale !

 

...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

LA SPIRULINE, un or vert cultivé en presqu’île de Rhuys

Créé le : 30/06/2017
Maxime, fils de Marie-Gabrielle et chargé de production, vérifie la température et le pH de l’eau de culture de la spiruline marine. Redécouverte dans les années 1960, cette cyanobactérie est apparue il y a trois milliards d’années dans les eaux tièdes de lacs alcalins. © S. Bju

Particulièrement riche en antioxydants, en fer, en vitamines A et B12 ou encore en oméga-6, la spiruline est un concentré de bienfaits nutritionnels. En presqu’île de Rhuys, dans le Morbihan, l’algocultrice Marie-Gabrielle Capodano cultive cette cyanobactérie selon un process innovant. Elle est, à ce jour, la seule en France à produire une spiruline 100 % à l’eau de mer. Découverte.

Par Stéphanie Biju


Deux microscopes, des tubes à essai, des fioles de toutes tailles alignées sur des étagères et dans lesquelles « glougloutent », sous l’effet d’un air pulsé, un étrange liquide verdâtre… Il fait chaud. 30 °C ambiants, qui contrastent avec un frisquet vent qui balaye la côte bretonne. Sur la pointe de Benance, à Sarzeau, en presqu’île de Rhuys, la Nurserie du Golfe n’est pas une ferme aquacole comme les autres. Marie-Gabrielle Capodano cultive ici la spiruline, une micro- algue aux multiples bienfaits pour la santé. Une activité dans laquelle cette Bretonne d’adoption s’est lancée il y a trois ans...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

Pages

S'abonner à Société