Société

ROB HOPKINS, "La transition, une vision positive de l'avenir"

Créé le : 28/03/2019

Interview réalisée par Sans transition !, en mai 2016

L’enseignant en permaculture Rob hopkins est  le  fondateur  du  vaste  réseau  international  qui  dessine  le  mouvement  de  la  Transition. Né en 2006 en Grande-Bretagne dans  la  ville  de  Totnes,  ce  mouvement  a  été  initié  un  an  auparavant  à  Kinsale  en  Irlande par Rob Hopkins et ses étudiants. Aujourd’hui, on compte plus de 2000 initiatives  de  Transition  dans  44  pays,  dont  150 en France. Rencontre avec celui qui a impulsé cette dynamique vertueuse.

Il sera en tournée exceptionnelle en France, du 14 au 19 avril prochain !

Rob  Hopkins,  pouvez-vous  nous  expliquer  comment a germé ce projet à l’origine d’un tel mouvement d’ampleur dont vous êtes l’initiateur ? Quel a été l’élément déclencheur de la transition ?

En  2004,  j’ai  vu  un  film  qui  traitait  du  sujet  de  la  fin  de  l’âge  du  pétrole  et  de  ce  que  cela  impliquait.  Je  n’y   avais   jamais   vraiment   pensé   auparavant   aussi   consciemment  même  si  je  lisais  énormément  de  choses  sur le changement du climat. J’étais à l’époque professeur de design en permaculture et de design environnemental, je le suis toujours d’ailleurs, et je me rappelle m’être fait la  réflexion  suivante  :  «  l’échelle  du  défi  est  tellement  énorme et nous sommes si petits. comment mesurons-nous ce que nous faisons ? » Je me suis dit que la réponse était peut être de travailler tous ensemble et de faire quelque chose de positif, en restant concentrés sur les solutions et  non  sur  les  problèmes.  Cette  approche  rentrait  dans  le champ des nouvelles technologies sociales. C’était une idée  ambitieuse  qui  a  donné  naissance  au  mouvement  Transition.

Qu’est-ce qui définit concrètement la transition ? En quoi cela consiste-t-il ?

La  transition  est  basée  sur  de  simples  outils,  des  expériences  qui  permettent  que  nous  nous  mettions  en  marche  pour  nous  réveiller.  Il  s’agit  de  cultiver  un  réseau  d’apprentissage  au  sein  de  communautés  en  phase  de  création.  Et  on  le  voit  bien  avec  le  réseau  constitué  de  plus  de  quarante  pays,  c’est  un  puzzle  qui   peut   être   dupliqué   partout.   Ce   concept   peut   inspirer dans le travail, et à tous les niveaux dans nos communautés. Car notre approche n’est pas basée sur du lobbying ou quelque chose de ce genre. Le mouvement est d’ailleurs apolitique. Il s’agit plutôt d’un mouvement alternatif  basé  sur  une  vision  positive  de  l’avenir.  Car  nous portons un regard différent sur les crises, que nous voyons comme des occasions incroyables pour changer radicalement nos sociétés actuelles.

Effectivement, cette originalité de pensée semble à  la  source  du  succès  que  connaît  votre  mouvement.  Vous  vous  inspirez  d’ailleurs  de  théories  psychologiques comme la résilience, n’est-ce pas ?

Oui,   la   résilience   écologique   est   la   capacité   d’un   écosystème, d’un environnement, d’une espèce mais aussi d’une  population,  à  rebondir  après  des  perturbations  en  vue  de  retrouver  un  équilibre  dynamique.  Transition  invoque  la  résilience  pour  faire  face  au  double  défi  que  représentent  le  pic  pétrolier  et  le  dérèglement  climatique.   Nous   nous   sommes   aussi   inspirés   des   approches psychologiques. Elles traitent des dépendances toxicologiques,  pour  tenter  d’apporter  une  réponse  face  au  manque  d’espoir  consécutif  à  la  prise  de  conscience  de  notre  dépendance  au  pétrole.  Dans  ce  sens,  nous  incitons les villes en transition à l’éveil des consciences, grâce à une sensibilisation positive. Ceci dédramatise les mutations à venir en valorisant, autant que possible, les petites  victoires.  Cela  fournit  la  motivation  nécessaire  pour s’engager dans un profond processus de changement. Il se fait beaucoup au travers de conférences, de débats ou  de  projections  de  films.  Ensuite  sont  constitués  des  groupes  de  travail  à  partir  desquels  sont  rédigés  des  plans  d’action  de  décroissance  énergétique,  en  lien  avec  l’alimentation,  les  déchets,  l’énergie,  l’éducation,  la  jeunesse...  La  permaculture  influence  beaucoup  les  actions. Mais il n’y a pas de réponse toute faite. Chaque groupe de travail doit trouver ses propres solutions.

D’ailleurs,  pouvez-vous  également  nous  rappeler  ce qu’est la permaculture ?

C’est  une  base  philosophique  qui  prend  pour  modèle  le  mode  de  fonctionnement  naturel  des  écosystèmes. Il n’y  a  pas  meilleur  modèle  pour  réduire  la  consommation  d’énergie   fossile,   reconstruire   une   économie   locale   vigoureuse  et  soutenable.  L’objectif  est  de  retrouver  un  bon degré de résilience par la relocalisation de ce qui peut l’être et acquérir les qualifications nécessaires.

N’est-ce pas difficile, voire contradictoire, d’avoir un  projet  sur  du  local  et  de  devoir  voyager  partout  pour  le  mouvement  devenu  désormais  international ?

C’est  vrai,  l’un  des  aspects  vraiment  étonnant  avec  Transition,  c’est  que  le  mouvement  s’est  répandu  dans  44  pays  très  rapidement.  Et  c’est  en  utilisant  l’Internet,  l’auto-organisation des réseaux, la vidéo, les conférences, etc, que je reste en lien avec les acteurs du mouvement... Je   visite   certains   endroits   bien   sûr   mais   j’y   vais   principalement  en  train  et  j’utilise  très  rarement  l’avion.  Il y a le projet Transition aux Philippines, ou dans d’autres pays de ce type, mais je n’ai pas besoin d’aller visiter ces contrées, ce sont les populations locales qui décident de ce qu’elles veulent mettre en place. Elles n’ont pas besoin de ma présence sur place.

Quel  regard  portez-vous  sur  la  france  et  sur  le  développement  durable  dans  notre  pays  ? Ne  sommes-nous pas à la traîne ?
En France, Transition a commencé plus lentement que dans d’autres  pays.  Il  faut  dire  que  culturellement,  l’idée  de  changement est organisée par le gouvernement. L’idée qu’il puisse  venir  directement  des  gens  a  plus  de  difficultés  à  prendre corps. D’autre part, peut être que les Français ont besoin de regarder le projet et d’y penser plus longtemps que  d’autres  pays.  Mais  quand  je  viens  parfois  en  France,  je  constate  qu’il  y  a  beaucoup  de  groupes  Transition  et  qu’un réseau national français se met en place. Je suis très optimiste quand je vois que des racines du projet s’installent dans le contexte français, c’est très excitant à voir naître. Je  crois  même  que  le  nouveau  livre  de  Transition  va  être  traduit en français pour une sortie prochaine.

Pouvez-vous nous citer un exemple d’une action qui a bien fonctionné en france ?
Je sais par exemple qu’à Rennes, l’association Jardins (ou)Verts  a  été  créée  afin  de  sensibiliser  les  habitants  de  la  ville à la protection de leur environnement et à la création de lien social entre  voisins. Un réseau d’acteurs a vu le jour au travers de jardins partagés répartis sur le territoire rennais. Un premier jardin est sorti de terre au printemps 2014. Et cette association a beaucoup d’autres projets très intéressants.

Qu’aimez-vous  faire  parallèlement  à  votre  projet  ? Quelles sont vos passions dans la vie au-delà de ces questions?
Je  pense  que  l’une  de  mes  passions  est  ma  famille.  J’ai  quatre  garçons  qui, je pense, sont l’une des principales raisons pour lesquelles je fais tout ça.  Les  gens  parlent  de  plusieurs  générations  futures.  J’ai  rencontré  la  première et je suppose que la seconde n’est pas très loin et que tout a un sens. Ce qui me pousse à faire Transition ? C’est l’immense plaisir d’aller à des endroits qui font partie du projet, et d’entendre les histoires des gens, d’écouter leurs témoignages et à quel point ils se sentent en mesure d’agir, de rompre leur dépendance à la surconsommation et à ses dérives.  Les  gens  me  disent  :  «  j’ai  vécu  à  cet  endroit  pendant  plus  de  vingt  ans  et  les  deux  dernières  années  où  j’ai  participé  au  mouvement  m’ont  permis  de  mieux  connaître  ce  lieu,  de  me  sentir  connecté  et  de  connaître  tout le monde. c’est fantastique. et je commence à voir le changement s’effectuer ». À l’endroit même où j’habite, je peux marcher dans la rue et je peux voir les choses qui ont changé depuis le moment où nous avons commencé. C’est très addictif et excitant. Voilà ma passion !

 

> Infos supplémentaires

Pascal Brice : « Il faut dissocier politique de l’asile et politique migratoire »

Créé le : 22/03/2019

Des migrants en Hongrie durant la crise migratoire de 2015. © Gémes Sándor/SzomSzed

Recueilli par Nicolas Troadec

Pascal Brice a été pendant 6 ans le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). Il a écrit un livre, Sur le fil de l’asile, édité chez Fayard, où il livre un témoignage de son expérience pour, dit-il « contribuer à la réflexion à travers le caractère exemplaire, inspirant, du réel et de l’action ». Il est également membre du comité d'accompagnement du projet Migrations en questions, qui vise à apporter des "réponses objectives" au questions liées aux migrations. A ce titre, le 23, 24 et 25 avril, auront lieu les Rencontres de Migrations en questions, desquelles Sans transition ! est partenaire, à Vaison-la-Romaine (84), Lunel-Viel (34) et Marseille (13).

 

Pourquoi avoir eu envie de raconter vos 6 années de mandat dans un livre ? Etait-ce un besoin, après une expérience particulièrement marquante ?

C’est à la fois parce que c’était marquant, mais aussi parce que j’ai été frappé, pendant ces six années, par ce que j’ai très vite ressenti comme un abîme, en ce qui concerne l’accueil des réfugiés, entre la réalité sociale du pays, qui est plus complexe et plus riche que ce que laissent penser les discours politiques, souvent simplistes. J’ai voulu livrer un témoignage et non un prêt-à-porter politique. C’est un récit. Parce que je crois beaucoup à l’idée que ce qui compte, dans l’action administrative et politique, c’est le réel. C’est donc d’abord le récit des multiples mobilisations (de fonctionnaires, de travailleurs sociaux, de bénévoles associatifs...), les portraits des demandeurs d’asile et des réfugiés, de ceux qui travaillent à leur accueil. Et aussi de ce qui traverse le tissu social, des doutes et des interrogations dans un moment de crise sociale et identitaire.

L’accueil des demandeurs d’asile est une question, je crois, vitale pour notre propre humanité : que serait une société qui n’accueillerait plus les persécutés ? Je crois que le débat public est simpliste, j’en suis même sûr. Et nous sommes dans des temps où il y a une déconnexion croissante entre le réel et le politique. Je souhaite que ce livre puisse contribuer à la réflexion à travers le caractère exemplaire, inspirant, du réel et de l’action.

Vous souhaitez aussi continuer de pourfendre l’idée de « submersion migratoire » ?

Oui bien sûr, ça fait partie de cette volonté de donner à voir le réel, face aux fantasmes : l’idée qu’on serait submergé ne correspond pas à la réalité. J’ai aussi voulu montrer que l’accueil des réfugiés n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Et qu’on avance quand on fait cet accueil dans le strict respect du droit, de manière ordonnée, en faisant en sorte qu’il y ait la place pour tous les acteurs.

Avec du recul, comment analysez-vous le fait que vous n’avez pas été reconduit à la tête de l’Ofpra ? Etait-ce une tentative du ministère de l’Intérieur de reprendre la main sur cet office ?

Je crois que j’ai touché aux limites, au bout de 6 ans, de ce que je pouvais faire à la tête de l’Ofpra, dans le système tel qu’il est organisé. Ce dernier a plusieurs caractéristiques. D’abord, la politique de l’asile est confiée aux mêmes autorités qui gèrent la politique migratoire, c’est-à-dire le ministère de l’Intérieur. Or, la politique migratoire est restrictive depuis plusieurs décennies et elle est toujours prioritaire. L’asile ne vient qu’en second rang des priorités. Elle devient même une variable d’ajustement lors des phases de tensions migratoires réelles ou supposées. En outre, ce ministère a une tendance naturelle à être dans des politiques de dissuasion : il ne faut pas que les conditions d’accueil soient trop bonnes, sinon ça fait un « appel d’air », à leurs yeux. Dernier élément : l’impensée de la politique migratoire. Il faut impérativement dissocier l’asile de la politique migratoire. J’ai voulu porter la politique de l’asile avec l’indépendance absolue de l’Ofpra, telle que la loi la prévoit. Mais, en l’absence de réelle politique migratoire, l’asile est sous pression. Au bout de 6 ans, j’ai sans doute atteint les limites, dans ce contexte. Il était donc logique que je passe la main. Il faudra changer ce système, dissocier la conduite de la politique de l’asile et de la politique migratoire, s’ouvrir à tous les acteurs, sur les territoires. Et dans l’attente, préserver l’acquis de l’indépendance de l’Ofpra.

Le règlement Dublin* doit-il évoluer ? Où en sont les travaux à ce sujet ?

Je ne suis pas très rassuré : nous sommes dans une situation étrange. A peu près tous le monde a pu comprendre que le règlement Dublin a des effets dévastateurs. On le voit en Italie, mais aussi en France, avec des demandeurs d’asile en attente, pour rien, pendant des mois. On sait que ça ne marche pas. Et, au niveau européen, les négociations conduites par les ministères de l’Intérieur (au sein du Conseil de l’Union européenne, ndlr) restent très axées sur ce règlement-là. Or, je montre dans le livre que nous avons contribué à mettre en œuvre des systèmes alternatifs : protéger les personnes dans les pays de transit pour les réinstaller en Europe ; instruire la demande d’asile à l’arrivée dans les ports européens, comme on l’a fait avec l’Aquarius... Il devrait s’y ajouter une agence européenne de l’asile, indépendante comme l’Ofpra. Mais tant qu’on est dans Dublin, on est dans des stratégies avec un manque de solidarité avec les pays d’arrivée, on provoque du désordre au détriment de tout le monde. Il y a urgence à évoluer au niveau européen, mais là on a un conservatisme très fort.

Êtes-vous familier des conditions d’accueil en Provence et comment les améliorer ?

Je connais la situation, j’ai pu en parler avec Cédric Herrou notamment ou avec les responsables de Forum réfugiés. Il y a une particularité à cette région, qui n’est pas celle qui accueille le plus durablement les demandeurs d’asile en France. C’est plutôt une région de passage. Mais comme partout, il faut pouvoir organiser cet accueil. Il faut que quiconque souhaite demander l’asile puisse le faire et puisse être hébergé dans de bonnes conditions, intégrer ceux qui sont reconnus réfugiés et que ceux qui n’ont pas le droit au séjour soient reconduits.

Une fois qu’un demandeur d’asile a obtenu le statut de réfugié, les conditions d’accueil s’améliorent-elles ?

C’est l’un des grands enjeux. Je pense qu’on a beaucoup progressé sur la phase Ofpra en termes de protection et les délais d’instruction se sont réduits à 3 mois. Mais des difficultés demeurent, dont l’accès à la procédure, lié à Dublin et aux délais dans les préfectures. Et puis il y a tout le problème de l’intégration des personnes reconnues réfugiés : on s’est depuis longtemps basé sur l’idée que l’intégration se faisait toute seule. Mais on a de vraies difficultés, et la nécessité d’avoir une intervention des politiques et des citoyens. C’est là que l’état devrait intervenir, en termes de logement, d’apprentissage linguistique, de formation professionnelle, de partage des valeurs républicaines.

Attendez-vous quelque chose des élections européennes sur la question des politiques migratoires ?

Ce que j’aimerais, c’est que ces élections nous évitent l’énième répétition des approches simplistes : le déni des difficultés, ou l’hystérie sur la peur de la submersion, voire à l’inverse, l’idée qu’il faut accueillir la terre entière, dans le désordre. Ces discours-là ne correspondent pas à la réalité et desservent la capacité de l’Europe à mettre en place des politiques migratoires et respecter le droit d’asile. Des solutions existent, nous les avons pratiquées. C’est notamment pour cela que j’ai écrit ce livre.

On parle de centaine de millions de réfugiés climatiques dans les décennies à venir, est-ce que les gouvernements des pays riches en ont pris pleinement conscience et s’y préparent-ils ?

Je pense qu’il faut faire attention aux annonces prophétiques : elles sont rarement confirmées. Ce qui me paraît vrai, c’est qu’il y a le réchauffement climatique et des déplacements à venir. Il est très probable que cela ait déjà lieu. Le risque est que cela s’amplifie, et donc il faut qu’on s’y prépare au niveau international et européen, y compris sur le plan de l’évolution du droit. Il faut donc engager une réflexion sur notre capacité à accueillir des déplacés sur une politique distincte du droit d’asile – ne touchons surtout pas dans le contexte international actuel à la Convention de Genève. Construire du droit international , européen et national pour répondre à ce défi, comme d’ailleurs de la migration économique légale, fait partie des enjeux d’avenir.

*Selon ce règlement européen, en pratique, le pays d'entrée dans l'Union européenne est responsable de l'instruction de la demande d’asile et rendra la décision finale. Voir aussi la vidéo explicative de Migrations en questions.


Plus d'infos :

www.migrationsenquestions.fr

Voir la vidéo de Pascal Brice sur le site de Migrations en questions, qui donne les chiffres de l'asile en France.

 

[DOSSIER] LES LOW-TECH, des technologies de transition

Créé le : 15/03/2019

Par François Delotte

Sus à l’obsolescence programmée et à la surconsommation des ressources ! Les low-tech — technologies simples, solides et sobres en énergie — proposent de répondre à une multitude de nos besoins de base, tout en réduisant nos impacts environnementaux. Plus que des objets, une véritable culture. 

Méthaniseur pour produire son propre gaz avec ses déchets organiques, eau de pluie rendue potable grâce à un filtre à sable et charbon, chauffage solaire et poêle à bois ultra-performant. Le tout autoconçu. La tiny-house réalisée début 2019 par le Low-Tech Lab est un véritable condensé de low-tech, pour « basse technologie ». « Nous voulons en faire un démonstrateur des solutions low-tech. Que tout le monde puisse l’essayer. La maison ira à la rencontre de son public. Nous la mettrons à la disposition d’associations. L’idée  : que tout le monde copie ses équipements et s’approprie ce qui l’intéresse ! », s’enthousiasme Clément Chabot. Il supervise la construction de la maison avec son compère, Pierre-Alain Lévêque. Tous deux sont membres de l’équipe du Low-Tech Lab, projet porté par l’association Gold of Bengal et hébergé à Concarneau (29) par le fonds de dotation Explore, du navigateur Roland Jourdain. Ce laboratoire des technologies simples, mais efficaces, s’est fixé un objectif : « Trouver des solutions accessibles au plus grand nombre pour réduire l’empreinte écologique de nos modes de vie », expose Clément Chabot. Le Low-Tech Lab, c’est aussi une plateforme web qui recense des « low-tech » testées et approuvées. On y trouvera par exemple des tutoriels détaillés pour concevoir un volet climatiseur composé de bouteilles de plastique, un chauffe-eau à bois, un séchoir solaire pour fruits et légumes et même les plans d’une petite centrale hydroélectrique permettant de produire 1 à 3 kW d’électricité.

Reprendre le contrôle des machines

Low-Tech Lab s’inscrit dans le développement de la « culture » low-tech que promeuvent et expérimentent depuis quelques années citoyens-bricoleurs, collectifs, associations et même chercheurs. Mais il serait erroné de définir ce mouvement comme une simple opposition de principe au « high-tech » et au numérique. « Il est de toute manière difficile de se passer des high-tech, notamment dans un secteur comme la santé. Il ne s’agit pas de tout débrancher et de vivre dans une grotte », estime l’ingénieur Philippe Bihouix, auteur d’un livre de référence sur le sujet, L’ère des Low-Tech (Le Seuil – 2014). Il poursuit : « Des entreprises souhaitent vendre à tout prix des objets connectés qui envahissent notre quotidien. Nous n’en n’avons pas besoin. Nous pouvons jouir d’un niveau de confort satisfaisant, sans pour autant enrichir notre environnement de technologies. Les low-tech nous alertent sur le fait que la technologie ne peut pas résoudre tous nos problèmes. »

« Le low-tech consiste à faire mieux avec moins »

Cette dernière nous en poserait même souvent de nouveaux. C’est le point de vue du sociologue Alain Gras, professeur émérite à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, fondateur du Centre d’études des techniques des connaissances et des pratiques (CETCOPRA). Lorsque nous l’avons au téléphone, l’homme redoute de devoir remplacer son volet roulant à fonctionnement manuel par un volet électrique. « Je ne pourrais pas le réparer seul », déplore-t-il. C’est précisément le sujet du prochain livre que prépare l’intellectuel sur la place prépondérante qu’a pris l’électricité dans notre quotidien. « Les appareils électriques ont envahi notre quotidien. En particulier nos cuisines. C’est un problème, car une grande majorité de l’électricité produite dans le monde l’est avec des énergies fossiles, notamment du charbon ou du gaz. En France, elle l’est surtout grâce au nucléaire, ce qui pose d’autres questions que celles des seules émissions de gaz à effet de serre. » Le chercheur prend un exemple précis : celui de la machine à café expresso à capsules. « En plus de consommer de l’électricité, elle comporte un menu, comme de nombreux appareils aujourd’hui. Le rapport à la machine est médiatisé par le numérique. On ne comprend pas comment elle fonctionne. On perd le contrôle sur ce type d’appareils qui, par ailleurs, ne sont souvent pas réparables », constate-t-il. « Par ailleurs, cela nous oblige à acheter des capsules en aluminium. Il faut 10 tonnes de charbon pour produire une tonne de ce métal », précise l’universitaire.


Lire aussi : Un tour du monde low-tech


Obsolescence programmée, terres et métaux rares présents dans les appareils numériques et connectés difficilement recyclables, dépenses énergétiques induites par la multiplication des équipements électriques : tout cela pousse Alain Gras à défendre l’utilisation de « technologies simples à comprendre, que l’on maîtrise cognitivement ». Des objets dont on peut changer les pièces. Que l’on n’est pas forcé de remplacer. Et que l’on peut même fabriquer soi-même, avec un minimum de savoir technique et de temps.

Des connaissances partagées

« Le low-tech consiste à faire mieux avec moins. Cette philosophie s’applique à de nombreux domaines : la cuisine, l’habitat, la mobilité, la production d’énergie », défend Clément Chabot, du Low-tech lab. Une philosophie qui se partage. Car qui dit simplicité dit facilité de transmission. Cette transmission, le réseau Tripalium en a fait son objet principal. Créé il y a dix ans, il propose dans toute la France des ateliers de réalisation d’éoliennes « Piggott », du nom de son inventeur. « Hugh Piggott est un Ecossais qui a conçu un modèle d’éolienne autoconstruite, facilement réalisable et robuste », indique Aurélie Guibert, membre de Tripalium et organisatrice de formations en Rhône-Alpes. « Les stages réunissent 10 à 15 personnes. Avec du cuivre, des aimants, du bois, du métal et de la résine, on fabrique ensemble une éolienne opérationnelle, en général en une semaine », indique cette ingénieure de formation. « La réalisation d’une éolienne Piggott coûte entre 2000 et 7000 euros, selon les modèles. C’est bien moins cher qu’une éolienne industrielle », note Aurélie Guibert. L’intérêt est « aussi de comprendre, de se réapproprier le savoir. La personne qui a participé à la réalisation de l’appareil saura comment il fonctionne, il pourra s’occuper de sa maintenance, effectuer des réparations ». Les personnes ayant assisté aux stages peuvent parfois elles-mêmes devenir formatrices et transmettre ensuite leur savoir. Il s’agit aussi d’acquérir des techniques pouvant servir à réaliser d’autres types d’objets. « L’éolienne est un prétexte. On apprend à utiliser des outils pour le bois, à concevoir des moules, à souder... Chaque stagiaire apporte ses compétences », commente Aurélie Guibert.


Lire l'interview de Philippe Bihouix : "Les low-tech sont nécessaires pour réussir la transition"


Et c’est aussi l’un des apports des low-tech : la convivialité. C’est ce que souligne le géographe Mathieu Durand, maître de conférence en Aménagement du territoire à l’Université du Mans. Ce chercheur travaille notamment sur l’apport de ces technologies au sein des services urbains. Ce scientifique prend l’exemple du compostage, une des techniques low-tech de traitement des déchets parmi les plus répandues. « Pour mettre en place un composteur à l’échelle d’un quartier ou d’un immeuble, on a besoin de coopération entre les habitants. Alors que si l’on envoie ses déchets à l’incinérateur, nous n’avons pas besoin de connaître nos voisins. L’évaluation d’une telle initiative peut aussi se faire autour de la reconstitution de liens sociaux », assure-t-il. Basse technologie, mais également hautes valeurs humaines !


Plus d’infos : lowtechlab.org/wiki/Accueil

[ GRAND LYON ] On s'y met tous ! Comment passer de l'envie à l'action ?

Créé le : 15/03/2019

Le samedi 9 mars, la Métropole Lyonnaise a convié les associations de son territoire à la construction du volet « citoyen » du Plan Climat : une démarche dans la durée qui avait pour but de renforcer l’engagement de tous pour le climat et la solidarité.

Comment passer de l’envie à l’action, de la volonté au concret ?

Nous l’avons constaté ces derniers temps, la prise de conscience s’intensifie sur l’importance d’agir pour le climat tout en renforçant la justice sociale et la solidarité.

Mais comment agir ? Pour orienter les citoyens et renforcer leurs actions en faveur de la transition écologique et solidaire, les associations sont un relais important. A ce titre, la Métropole a souhaité travailler avec elles à la co-construction d’une meilleure mobilisation citoyenne sur le long terme. Lors d’une journée dédiée, les associations œuvrant dans ces domaines, leurs membres, leurs adhérents ainsi que les habitants ayant bénéficié de leurs actions, ont travaillé à des propositions concrètes.

Déroulé de la journée

La matinée fut dédiée à la présentation, par les élus de la Métropole, du Plan Climat Air Energie Territorial et de sa trajectoire à horizon 2030, ainsi qu’au lancement d’un appel à manifestation d’intérêt en faveur du climat et de la solidarité. L’après-midi permis aux participants de commencer à construire différentes actions permettant une mobilisation plus grande des citoyens sur l’une des 8 thématiques suivantes : implication citoyenne, engagement citoyen, logement et énergie, mobilité et qualité de l’air, alimentation et consommation, ville et changement climatique, numérique et empreinte carbone, co-construction d’un événement grand public sur le climat. Enfin, la restitution des ateliers et table ronde de clôture s'est tenue en présence de grands témoins.

Découvrez l'interview de de David Kimelfeld, président du Grand Lyon :

Découvrez l'interview de Claire Brossaud, chercheuse en sciences sociales :

> Plus d'infos.

GUY TAPIE, SOCIOLOGUE - L'importance du lien social dans l'habitat contemporain

Créé le : 07/03/2019

Guy Tapie est sociologue et spécialiste de l'habitat contemporain. Il sera présent le 07 mars 2019 à Aix-en-Provence, lors de l'événement " Aix demain, entreprendre le futur ", second cycle de séminaires prospectifs dédié aux nouvelles formes d'habitat. Entretien.

Elément primordial de la vie individuelle et collective, le « chez-soi », le domicile, le lieu de vie, l’habitat, ont des valeurs pratiques et identitaires majeures. En matière d’appropriation des espaces de vie, la sociologie a insisté sur le rôle d’un individu plus libre de ses choix, aux multiples expériences, aux désirs plus personnels, lié à des appartenances catégorielles (âge, sexe, classe, ethnie), à des différences de statuts (propriétaires / locataires) en fonction de trajectoires résidentielles plus complexes : au cours de sa vie on habite différemment. S’il est toujours question d’exclusion, de ghettos, de sans-abris, de personnes mal-logées, l’amélioration régulière du confort, la définition et l’application de normes exigeantes en matière d’équipement, de bien-être, d’habitabilité permettent à tous d’accéder à un logement de niveau équivalent, pas au même logement.

Depuis le tournant de la durabilité, les politiques publiques valorisent des principes vertueux : sobriété énergétique, attention à l’environnement, lutte contre le changement climatique. Les éco-quartiers, sont célébrés pour être économes en ressources naturelles. Des habitats originaux concilient une localisation urbaine et des qualités de la maison individuelle, proche des services, des lieux de travail pour limiter les mobilités, en centre-ville ou dans les faubourgs, en lien avec des infrastructures de transports publics. Dans le langage des experts de l'urbanisme, c'est allier densité et individualité, une équation guère réceptive pour une partie de la population qui reste campée sur l'archétype de la maison.

La demande, dans la société française, s’est déplacée de besoins primaires vers d’autres plus sophistiqués. Ainsi se reposer, prendre du temps, affirme une approche hédoniste de la vie. Sur un autre aspect, c’est faire face à des angoisses collectives plus fortes (sur le plan des solidarités sociales, sanitaire, environnemental), dont la recherche de sécurité. En particulier, l’intérêt pour l’habitat intergénérationnel est de remettre à l’ordre du jour l’importance du lien social. C’est la conséquence de constats récurrents sur les sociétés contemporaines en matière de solidarité.

Dans des sociétés individualistes et matérialistes, l’envie sociale de ré-injecter du partage et du lien social passerait par une sociabilité élargie et une dynamique des échanges sociaux entre générations. Elles seraient des remparts contre une mise à l’écart ressentie et subie par les personnes âgées. Privilégier de tels liens est une intention majeure de programmes innovants conçus spécifiquement sur la mixité générationnelle.

[ ETUDE ] - SIA2019 - 1/4 de l’empreinte carbone des français est liée à l’alimentation

Créé le : 27/02/2019

A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2019, l’ADEME relaie une étude sur « l’empreinte énergétique et carbone de l’alimentation en France, de la production à la consommation », conduite en collaboration avec de nombreux partenaires. L’analyse rappelle la part prépondérante de l’empreinte carbone liée à la phase de production agricole, l’intérêt de l’agro-écologie et l’importance du comportement des consommateurs, en constante évolution, dans la réduction des impacts environnementaux.

Et rendez-vous pour l'occasion, le 12 mars prochain à la Boiserie de Mazan, pour un débat citoyen entre Claude & Lydia Bourguignon et des experts, qui défendent une une agriculture raisonnnée et respectueuse des sols.

10ème édition de l'appel à projets du Fonds MAIF pour l'Éducation

Créé le : 15/02/2019

La 10e édition de l'appel à projets du Fonds MAIF pour l'Education a été lancé en janvier dernier. Il récompensera des initiatives locales originales et innovantes.
 

Cet appel à projets est réservé prioritairement aux associations qui œuvrent en faveur du partage de la connaissance au moyen d’une action d’intérêt général à vocation éducative, et concernant prioritairement un public défavorisé, du fait par exemple d’un handicap ou d’une situation sociale difficile. L’objectif est d’encourager et de faire émerger des initiatives répondant à la priorité sociétale de l’accès à l’éducation pour tous. Cet appel à projets récompensera 29 lauréats "académiques". Trois d’entre eux seront ensuite primés au niveau national.

Il se déroule donc en 2 étapes distinctes et complémentaires :

- L’étape académique : pour chaque académie, un jury identifiera la candidature répondant au mieux aux conditions fixées par le Fonds MAIF pour l’Éducation. Au total, 29 lauréats académiques seront ainsi récompensés, chacun recevant une dotation de 1 500 €.


- L’étape nationale : à l’issue de l’étape académique, les 29 projets primés seront présentés à un jury national pour l’attribution de trois prix. Les dotations seront de 5 000 € pour le 1er prix " Edmond Proust ", 3 000 € pour le 2ème prix et 2 000 € pour le 3ème prix.

Vous avez jusqu’au 30 mars 2019 pour déposer votre dossier de candidature. Règlement et dossier de candidature disponibles ici.


Plus d'infos :  www.fondsmaifpourleducation.fr

Thierry Salomon, " La rénovation [de l'habitat] passe par le changement d’échelle !"

Créé le : 12/02/2019

Thierry Salomon est vice-président et cofondateur de l’association négaWatt, qui regroupe plus de 1000 adhérents, dont plus de 300 experts de l’énergie. Il conseille à présent les entreprises et collectivités dans les secteurs de l’énergie et de l’habitat. Il sera présent le 07 mars prochain, pour l'événement Aix demain, un cycle de séminaires initié par la ville d'Aix et organisé par l'Agence d'Urbanisme Pays d'Aix-Durance et Sans transition ! Interview.

La rénovation est l’un des grands enjeux de l’habitat de demain. Comment envisager un changement d’échelle en la matière ?              

Dans le cas de la rénovation, on est face à une énorme difficulté : ce n’est pas un produit standard, contrairement à la construction. Puisque chaque maison, chaque appartement est différent. Cela nécessite une réponse accessible et coordonnée par les professionnels, pour toucher le plus grand nombre et embarquer la majorité dans la transition. En somme, il nous faut faire de la haute couture pour le prix du prêt-à-porter, si on veut rénover en profondeur. Et changer l’image trop négative de la rénovation, car les enjeux énergétiques et climatiques imposent de faire en sorte que notre parc de logements atteigne rapidement le niveau BBC rénovation (label Bâtiment basse consommation, 50 kWh ep/m²/an). Autrement dit : diviser par 4 et plus la consommation en kWh/m²/an. Or, nous sommes aux balbutiements de la réponse apportée. Des solutions multiples doivent être déployées sur les territoires.

 Pouvez-vous nous détailler ces options, pour une rénovation qualitative et accessible ?  

Le seul chauffage des maisons construites avant 1975 représente 10 % des consommations françaises d’énergie ! Soit 17 millions de résidences principales à rénover en priorité, à un niveau de performance BBC, si possible en une seule fois. Une première piste consiste à proposer, comme nous l’avons fait avec l’Institut négaWatt, une réponse de « groupement d’artisans », formés activement à la rénovation. Baptisé Dorémi, ce dispositif a été lancé en Rhône-Alpes depuis 2012 dans la Drôme, avec Biovallée. L’autre option consiste à organiser davantage d’industrialisation dans ce secteur, pour une rénovation en profondeur, préparée en atelier, avec de l’ingénierie d’intervention. Il faut créer les conditions d’un service rapide et simplifié. Avec un vrai métier de « rénovateur » à la clé. La rénovation doit devenir simple, rapide et économique comme un coup de fil ! Dernier axe clé : rendre plus attractif le processus de rénovation : la positiver ! Pour qu’elle ne soit plus vue comme une contrainte, mais plutôt comme une opportunité. Il faut travailler sur ces bénéfices : confort, meilleure qualité de vie, coût, patrimoine ....

[TRIBUNE] "Nous avons besoin de mesurer l'impact du sport sur la société"

Créé le : 01/02/2019

Nathalie Lannetta, journaliste et consultante en communication et stratégie, ancienne conseillère sport de François Hollande, est désormais vice-présidente en charge de la notoriété du think tank Sport et Citoyenneté. Elle explique l’engagement du think tank pour mesurer l’impact du sport dans la société.

Par Nathalie Lannetta

Les groupes de réflexions et d’innovations sont probablement ce qu’il y a de plus efficace en termes d’impact sur la société. On pense toujours que ce sont les mondes politique ou économique qui détiennent la clé de nos changements de comportements. Ce n’est évidemment pas faux, mais par expérience, j’ai constaté que l’influence de personnalités ou de structures ayant des idées à partager, des arguments à faire valoir et surtout étant en capacité de démontrer un certain nombre de réalités aide les politiques à imposer leurs choix en matière de politiques publiques. L’un des sujets que porte le think tank Sport et citoyenneté est celui de l’évaluation de l’impact sociétal du sport.

Le sport apporte plus qu'il ne coûte

Nous sommes un pays qui s’enthousiasme pour le sport, mais souvent sur un temps limité, à l’occasion d’un grand évènement et si possible lorsque la France gagne. Il faut bien le reconnaître, nous ne sommes pas vraiment un grand pays de sport. Nous avons dû mal à nous intéresser au sport si le patriotisme et le drapeau tricolore ne sont pas mis en avant. Certes, on sait bien que faire du sport, c’est plutôt positif, pour sa santé, son bien-être… Sur le plan social, on perçoit aussi les bénéfices que les enfants peuvent tirer du fait de jouer dans une même équipe, quelle que soit leur origine, à la fois sociale culturelle, idéologique… Mais est-ce que l’on arrive à mesurer ce que cela change réellement chez eux ? Savons-nous expliquer le mécanisme psychologique qui fait que quand l’Équipe de France gagne, les gens descendent dans la rue et sont heureux ? 

Nous avons besoin d’indicateurs clairs, scientifiques et objectifs pour mesurer cela sur du long terme afin de prouver que oui, on a besoin de développer le sport dans les quartiers, dans les campagnes... Parce que cela apporte dix mille fois plus à la société que ce que ça lui coûte. On parle d’un impact tellement puissant qu’il va dépasser les générations et engendrer une transformation profonde de la société.


Plus d'infos :  www.sportetcitoyennete.com

[ PSYCHIATRIE - NOUVELLE ALERTE ]

Créé le : 22/01/2019

Des collectifs de patients et des organisations représentatives de professionnels de santé ont appelé à une journée nationale d'action pour la psychiatrie publique, ce mardi à Paris.

Une profession en manque de moyens, selon Pierre Michel Llorca, chef de service du CHU de Clermond-Ferrand, interrogé par Sans transition !, en novembre dernier, lors du festival La CHose Publique.

Retrouvez les entretiens et des tables rondes, réalisés dans le cadre du festival La Chose Publique, sur notre chaîne Dailymotion.

Pages

S'abonner à Société