Social

Handicap : la Haute-Garonne souhaite favoriser l'autonomie

Créé le : 03/12/2018

Le Conseil départemental de Haute-Garonne adopte un schéma pour l’autonomie des personnes handicapées.

Depuis plus d’un an, le Département de Haute-Garonne a engagé l’élaboration d'un schéma départemental en faveur des personnes en situation de handicap, pour la période 2019-2023. Il a été voté en octobre dernier, afin de mettre en place des politiques adaptées aux besoins concrets des publics concernés. Pour cela, la collectivité a fait le choix d’une méthodologie participative afin d’associer les acteurs et les publics concernés à la définition de ces politiques. Plus de 1 100 personnes ont contribué aux réunions de concertation organisées par le Conseil départemental dans ce cadre.

Ces deux schémas répondent à quatre objectifs majeurs : agir pour une société plus inclusive, qui s’adapte aux problématiques des personnes handicapées, faciliter l’accès aux droits des publics concernés, accompagner les aidants, et soutenir les acteurs sociaux dans leurs missions.

 

L'enjeu de l'autonomie


Le schéma départemental en faveur des personnes en situation de handicap comporte 30 actions opérationnelles telles que : développer un nouveau dispositif de téléassistance, prendre en compte les besoins des personnes handicapées dans le plan d’aménagement des aires de covoiturage du Département, proposer une offre culturelle spécifique via notamment la Médiathèque départementale, faciliter l’accessibilité des documents administratifs de la collectivité, expérimenter un nouveau dispositif d’accompagnement à destination des familles monoparentales, renforcer les partenariats entre les structures d’accueil et déployer une nouvelle offre d’accueil de courte durée.

L’autonomie des personnes en situation de handicap représente un enjeu de société majeur pour le Département qui mobilise, en 2018, plus de 182 M € en sa faveur. Ce budget conséquent permet notamment de financer la Prestation de compensation du handicap, qui compte près de 10 000 bénéficiaires en Haute-Garonne.

Georges Méric, Président du Conseil Départemental :

 

"Avec l’élaboration de ce schéma, le Conseil départemental agit concrètement pour une société plus juste, plus inclusive, qui s’adapte aux besoins et aux projets de vie de chacun. Il va permettre d’adapter l’action sociale du Département envers les personnes en perte d’autonomie, mais également de créer des dispositifs innovants qui répondent à leurs attentes. Chef de file de l’action sociale, le Département œuvre au quotidien pour favoriser le bien vivre des personnes handicapées en Haute-Garonne."

 


Plus d'infos
www.haute-garonne.fr

[DOSSIER] - HANDICAP, LE GRAND OUBLIÉ DE L'EMPLOI ?

Créé le : 19/11/2018
Le café Joyeux, à Rennes emploie principalement des personnes en situation de handicap. Il fait figure d'exception sur le marché de l'emploi - Crédit Benoit Vandestick

Par Cyprien Caddeo


Il est rarement sur le devant de la scène politique ou médiatique, ne s’invite jamais comme une thématique majeure lors des périodes électorales. Pourtant, le handicap concerne près d’un Français sur six, avec un taux de chômage important (lire page 46). Certaines initiatives montrent pourtant qu’il est possible de concilier emploi et handicap

L’emploi, un chemin de croix pour les handicapés ? Selon l’Agefiph, qui gère le fonds d’insertion professionnelle pour les personnes handicapées, 500 000 d’entre elles étaient inscrites au chômage en 2017. Le taux de chômage des personnes en situation de handicap atteint 22 %, alors que la moyenne nationale pointe à 8,9 %... « Des chiffres alarmants », commente Anne Baltazar, présidente de l’Agefiph. Mais celle qui est également en charge du handicap pour le syndicat Force Ouvrière, veut nuancer le tableau : « En revanche, le taux d’emploi des handicapés progresse tout doucement, de 0,1 % par an environ. »


Pour Anne Baltazar, ce taux très élevé de chômage s’explique de plusieurs manières : d’abord, la crise de 2008, qui a frappé tout le monde. Ensuite, le recul de l’âge de la retraite qui, mécaniquement, augmente le nombre de personnes handicapées sur le marché du travail : « On a de nouvelles personnes assez âgées qui se déclarent handicapées tardivement, lorsqu’elles se retrouvent par exemple au chômage, explique Anne Baltazar. Elles n’avaient pas eu besoin...

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Victor-Hugo Espinosa, Ecoforum : « Nous demandons une cartographie de l'habitat insalubre »

Créé le : 15/11/2018
Vue de Marseille - Crédit : Pixabay

Victor-Hugo Espinosa est ingénieur, expert en risques majeurs. Il anime Ecoforum, collectif marseillais dédié à l'environnement, à la solidarité et au cadre de vie. L'association plaide pour la création d'une cartographie transparente de l'habitat insalubre dans la cité phocéenne.

Suite à l'effondrement des immeubles, rue d'Aubagne, le 5 novembre dernier, Ecoforum a organisé une conférence, le lundi suivant. Pour quelles raisons ?

Il s'agissait d’abord d'être solidaire avec les victimes et leurs familles. Je suis intervenu en tant qu'expert sur la prévention des risques. L'architecte, ex-président du conseil de l'Ordre des architectes de Paca, Marc Jolivet et le géologue du CNRS Michel Villeneuve sont respectivement intervenus sur les question liées à l'état des bâtiments et à la nature des sols. L'objectif était de formuler des propositions pour éviter que le pire ne se reproduise.

 

Quelles sont ces propositions ?

Nous avons d'abord proposé la création d'ambassadeurs des risques. Ce type de fonction existe déjà dans le cadre des risques d’inondations. Des personnes sont missionnées par les municipalités pour indiquer aux habitants comment se mettre en sécurité.

Les fonctions de ces ambassadeurs pourraient être complétées. Ils pourraient aussi être dédiés aux risques liés à la dégradation de l'habitat. Ils pourraient par exemple se rendre dans des squats ou des des immeubles délabrés. Et informer les personnes sur l'état réel de leur habitation, leur dire quels sont les signes avant coureur qui indiquent qu'elles devraient quitter l'immeuble... Il faut développer une culture du risque partout. Il ne s'agit pas de faire peur au gens, mais de développer un sens du risque.

 

Vous plaidez aussi pour une cartographie détaillée des points noirs de l'habitat...

Oui. Nous demandons aux pouvoirs publics que soit réalisée une cartographie de la ville, dans laquelle seraient représentés les secteurs et immeubles qui posent problème. Ce document devra être transparent et accessible à tous les citoyens. Il pourrait comporter une sorte d'échelle de la dégradation allant de l'habitat en bon état, jusqu'à celui qu'il faut démolir, en passant pas celui sur lequel il faut faire des travaux.

Cette cartographie pourrait être réalisée par des experts. Mais citoyens et associations pourraient être partie-prenante de sa conception. Il faut également expliquer au gens comment repérer des éléments de dégradations : fissures, portes qui ne ferment pas... Marc Jolivet préconise de faire un état des lieux, îlot par îlot. Par ailleurs, il faut bien saisir qu'elle est la nature des sols avant de construire un immeuble. Michel Villeneuve estime qu'il faut entamer un travail afin de mieux connaître la géologie marseillaise.

Nous rappelons par ailleurs que la non-assistance à personne en danger relève du droit pénal. Nous demandons à ce que soit mieux définie la responsabilité, entre celle des pouvoirs public, des syndic, des marchands de sommeil. Il faut sortir de cette approche où tout les monde est responsable mais où, au final, personne n'est coupable !

 

 

 

[ COMMUNIQUÉ ] L'Union Solidarité Laïque, soutient les sinistrés de l'Aude

Créé le : 18/10/2018

Les intempéries qui ont touché le département de l’Aude ont fait plusieurs victimes et causé des dégâts considérables ainsi que des milliers de sinistrés. L'union Solidarité Laïque lance un appel aux dons d’urgence pour apporter soutien et réconfort aux enfants du département. Les dons serviront à assurer des activités périscolaires et à financer des kits de loisirs, du petit matériel sportif et créatif.

13 morts, des milliers de sinistrés, des dégâts matériels importants, notamment dans les écoles et les centres de loisirs, tel est le bilan des intempéries qui se sont abattues sur le département de l’Aude.

Solidarité Laïque apporte d’ores et déjà son aide sur le terrain en lien avec ses partenaires qui gèrent des centres éducatifs sur place.

Pour mieux répondre aux besoins, elle lance dès aujourd’hui un appel aux dons d’urgence destiné à accompagner les enfants victimes de ces intempéries.

L’ESPER, la Ligue de l’enseignement, des syndicats enseignants ont déjà rejoint la mobilisation. Elles seront rejointes par d’autres organisations membres de Solidarité Laïque liées à l’économie sociale et solidaire et à l’éducation populaire qui feront prochainement connaître leur engagement.

Cet appel à dons permettra

–        d’apporter un soutien de première urgence aux familles victimes des intempéries

–        d’aider les structures éducatives touchées et d’apporter un soutien aux activités pédagogiques

–        de proposer des activités de loisirs et de réconfort aux enfants traumatisés par ces inondations

–        d’équiper en kits sportifs et créatifs

Vigne de Cocagne : de la solidarité par grappes

Créé le : 08/10/2018

Par François Delotte et Célia Pousset

Elle s’inspire des fameux Jardins de Cocagne, qui emploient des personnes en insertion dans des exploitations maraîchères. La première Vigne de Cocagne de France a été inaugurée cette année, près de Montpellier. Reportage, en pleines vendanges.

Un chemin de terre traverse les vignes pour mener à un antique corps de ferme au toit de tuiles rondes. Des cagettes pleines de généreuses grappes violettes rythment les rangs. Par endroits, des têtes émergent de cette étendue verte. Dans la parcelle, on s’active pour ramasser les fruits au plus vite. 

La saison des vendanges bat son plein dans le massif de la Gardiole. Et, à première vue, rien ne distingue les sept hectares du Mas Mirabeau, situé à Fabrègues, une quinzaine de kilomètres à l’est de Montpellier, des autres domaines alentour. Pourtant, une saveur inédite parfume déjà cette cuvée 2018...Inaugurée en juin dernier, mais opérationnelle depuis décembre 2017, l’exploitation est la première Vigne de Cocagne de France. Elle applique à la viticulture les principes des Jardins de cocagne (cf. encadré), et devient une exploitation maraîchère employant des personnes éprouvant des difficultés d’insertions professionnelles.

Former et accompagner

Les parcelles viticoles s’insèrent dans un ensemble de 220 hectares appartenant à la ville de Fabrègues. Cette dernière délègue leur gestion à la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Vigne de Cocagne, via un bail de fermage. « Nous partons d’un constat simple : le secteur du vin a du mal à recruter localement des professionnels expérimentés. Et ce, alors que le taux de chômage peut atteindre 15 % par endroit dans le département », expose Pauline Chatin, entre deux pieds de vigne, sécateur à la main, lunettes de soleil et chapeau vissé sur la tête.

Les vignes du domaine sont situées dans le secteur naturel sensible du massif de la Gardiole, secteur confronté à la pression de l’urbanisation. © F. Delotte

La jeune femme de 33 ans est à l’origine du projet. Elle est aussi la gérante de la coopérative. Après avoir effectué une reconversion professionnelle en obtenant un BTS viticulture et œnologie, cette ancienne consultante en développement durable a voulu concilier sa passion du vin et la solidarité. « Des personnes ont besoin de reprendre confiance en elles. Nous voulons les accompagner en leur offrant une formation complète », poursuit Pauline Chatin.

Céline, 25 ans, a rejoint l’équipe fin août. Cette paysagiste de formation, originaire du Territoire de Belfort, a elle aussi souhaité se réorienter dans les métiers de la vigne. Elle est à ce jour la seulesalariée en insertion du groupe. « Je viens d’une région viticole et le sujet m’a toujours intéressé. Après avoir travaillé quatre ans dans le paysage, je ne voyais pas de perspectives d’évolution dans cette branche », raconte-t-elle. Le temps de trouver sa voie, Céline est passée par l’usine. Short et chaussures de rando aux pieds, elle débute son contrat sur les chapeaux de roue, en pleine période de ramassage des grappes. « Le travail physique ne me fait pas peur, mais je voulais faire quelque chose qui ne soit pas monotone. Puis j’aime bien être à l’extérieur », assure-t-elle, enthousiaste.

« Un public qui peut être fragile »

Le Mas Mirabeau accueille des travailleurs en contrat d’insertion depuis décembre dernier. Ces contrats, de deux ans maximum, sont rémunérés au Smic et financés pour moitié par l’État1. Des chômeurs de longue durée peuvent y prétendre ou encore des jeunes sans-emploi de moins de 26 ans. Pauline Chatin ne cache pas qu’il peut y avoir du mouvement : « Un autre salarié va nous rejoindre la semaine prochaine et nous souhaiterions en recruter un troisième. Depuis décembre, deux autres personnes ont déjà tenté l’aventure avec nous, avant de partir. Ces risques font partie du projet, car nous travaillons avec un public qui peut être fragile. »

L’idée est justement d’offrir une sécurité aux individus en leur « apprenant toutes les étapes du travail du vin, de la taille à la cave, en passant par le labour et les vendanges », explique Jean-Charles Thibault, chef de culture de la Scic. Ce professionnel aguerri de 48 ans a, avant tout, le souci de transmettre sa passion, quelle que soit la personne en apprentissage. « Je n’ai pas le sentiment de faire de l’insertion », affirme-t-il. Néanmoins, au fil des semaines, il découvre les parcours souvent accidentés de celles et ceux qu’il encadre : difficultés professionnelles, familiales ou de santé. « Quelques fois, les personnes se confient. Cette écoute fait partie du travail. Il faut repenser la place de l’humain dans l’agriculture », glisse-t-il.

Travailleurs saisonniers, Manon et Alexandre participent à ces premières vendanges. © F. Delotte

La place de l’environnement au sein des pratiques agricoles fait aussi partie des sujets de réflexion. À l’image des herbes folles qui poussent dans les rangées de vignes, la vie reprend petit à petit ses droits à Mas Mirabeau. « Nous avons hérité d’un vignoble qui, auparavant, était exploité de façon intensive, avec usage de pesticides et recours à de trop nombreux labours qui fatiguent les sols », décrit Pauline Chatin. « Nous avons logiquement fait le choix de la certification bio », poursuit-elle. Une démarche qui dure trois ans, au bout de laquelle l’exploitation pourra obtenir le précieux label. Mais la Vigne de Cocagne ne s’arrête pas là. Les salariés Mirabeau doivent passer obligatoirement le brevet permettant de conduire un tracteur, sésame nécessaire à une insertion durable dans le secteur. Cependant, le recours à la mécanisation, qui peut abîmer les pieds de vigne, est limité. Ainsi, les six ou sept saisonniers employés pour les vendanges ramassent les grappes à la main, armés de simples sécateurs. La garantie d’obtenir des grains de bonne qualité. « Cela me plaît. Nous travaillons dans le respect de la nature, tout en visant la qualité plutôt que la quantité », déclare Céline, près d’une caisse remplie de belles grappes de Merlot. 

De la décharge à l’agroécologie

Cette approche environnementale s’insère dans un projet plus vaste de reconquête de la biodiversité. Durant les années 2000, la communauté d’agglomération de Montpellier souhaitait implanter une décharge sur le site. Un projet fortement contesté par les habitants, réunis en association (Les Gardiens de la Gardiole) et par la municipalité de Fabrègues. La mobilisation a payé car, en 2011, le projet a été abandonné. Le terrain a alors été laissé à l’abandon, avant que le projet de Pauline Chatin ne soit adopté par la mairie, en 2016. La ville a profité de l’occasion pour reprendre la main sur ces terres, situées au cœur du site naturel sensible de la Gardiole. Signe de l’évolution de son positionnement, Montpellier Méditerranée Métropole est devenu partenaire du projet. « Il a été décidé de faire de Mirabeau une vitrine de l’agroécologie. Un site destiné à montrer qu’agriculture et biodiversité sont compatibles », commente Pauline. 

La coordination de la gestion globale du site a été confiée au Conservatoire des espaces naturels du Languedoc-Roussillon (CEN-LR), association de protection de la nature. Plusieurs espèces emblématiques du massif de la Gardiole ont été recensées. Parmi elles, « l’ail petit moly, la magicienne dentelée — une sauterelle — ou encore le lézard ocellé… », énumère Pascal Cauchois, chargé de gestion écologique au CEN-LR. La régénération d’un écosystème équilibré et résilient sera soutenue par un projet d’agroforesterie, avec la présence d’ovins. Des haies abriteront des auxiliaires de l’agriculture, évitant l’usage de produits chimiques sur les cultures. En plus de l’oliveraie déjà présente, des figuiers, des grenadiers et d’autres arbres seront plantés.

Céline, 25 ans, est embauchée via un contrat d’insertion. L’occasion de se former à un nouveau métier. © F. Delotte

D’ici 2019-2020, un maraîcher et un éleveur de moutons devraient rejoindre l’aventure. Le site sera alors ouvert au public avec, à terme, la création d’une guinguette, et même d’un gîte rural ! Côté vin, la première cuvée « Cocagne » devrait être mise en vente sur place ou dans quelques magasins de produits locaux, d’ici le printemps prochain. « Nous espérons pouvoir produire 25 000 bouteilles de rouge et de rosé bénéficiant de l’indication géographique protégée Collines de la Mourre », témoigne le chef de culture, Jean-Charles Thibault. Patience... 

1Outre la participation de l’État (Direccte - Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), Vigne de Cocagne bénéficie du soutien de la Commune de Fabrègues, du Département de l’Hérault et de la Région Occitanie. Mais aussi de fondations comme la Fondation Macif, la Fondation AG2R La Mondiale, la Fondation Caritas, la Fondation Daniel et Nina Carasso, la Fondation Lemarchand, la Fondation RTE, et la Fondation Immochan.


Un projet inspiré des Jardins de Cocagne

Comme son nom l’indique, la Vigne de Cocagne de Fabrègues est inspirée du fonctionnement des Jardins de Cocagne. Ces derniers sont des exploitations maraîchères biologiques d’insertion sociale et professionnelle. Principalement portées par des associations, elles proposent des contrats de travail à des personnes de tous âges rencontrant « des difficultés d’ordre professionnel, social ou personnel », indique le réseau des Jardins de Cocagne, sur son site internet. « Les Jardins de Cocagne permettent à ces personnes de retrouver un emploi et de (re) construire un projet professionnel et personnel », peut-on lire. Mais un autre volet du projet est de promouvoir une alimentation saine et locale. Les productions sont distribuées à des « adhérents-consommateurs » sous forme de paniers bio hebdomadaires.

Circuits courts

Vigne de Cocagne est adhérent au Réseau de Cocagne. « Cela suppose pour nous de proposer des parcours d’insertion à des personnes éloignées de l’emploi », indique Pauline Chatin, gérante de Vignes de Cocagne. « Il nous faut aussi respecter le cahier des charges de l’agriculture biologique et commercialiser majoritairement notre production en direct et via les circuits courts », continue-t-elle. Ainsi, le vin de Vigne de Cocagne sera disponible en vente directe au domaine ou dans des commerces de proximité. À noter : il est aussi possible de réserver dès aujourd’hui des bouteilles de la cuvée 2019 sur le site suivant : https://bluebees.fr/fr/project/454-vigne-cocagne

Plus d’infos : www.reseaucocagne.asso.fr

[INTERVIEWS] - Attac : 20 ans de lutte pour un autre monde

Créé le : 08/10/2018
Annick Coupé, secrétaire générale d'Attac, à Montpellier, le 27 septembre dernier - FD

Attac a 20 ans. Un anniversaire que célèbre l’organisation altermondialiste, dans le cadre de conférences-débats et de manifestations culturelles, un peu partout en France. Notamment à Marseille, au théâtre Toursky, le 29 septembre dernier, et à Montpellier, au café associatif la Carmagnole, le 27 septembre. Rencontre avec l'économiste Dominique Plihon, porte-parole d'Attac, et avec Annick Coupé, secrétaire générale d'Attac, connue notamment pour son engagement syndical.

Dominique Plihon : « Sans le mouvement social, il n'y aura pas de transition »

Dominique Plihon est économiste. Il est porte-parole d'Attac depuis 2013. Il revient avec nous sur les principaux combats d'Attac, association d'éducation populaire qui se bat pour une « autre mondialisation ».

 

 

Annick Coupé : « Les mots de ce qui est Attac »

Annick Coupé est secrétaire générale d'Attac France. Nous l'avons rencontrée à l'occasion d'une conférence-débat organisée le 27 septembre dernier, dans le cadre des célébrations des 20 ans d'Attac. Elles nous a notamment présenté L'abécédaire engagé, un livre qui vient de paraître aux éditions Les Liens qui Libèrent. Et qui revient mot après mot sur 20 années de mobilisations, d'« altermondialisme » à « zapatisme ».

 

 

À lire : L'abécédaire engagé, D'altermondialisme à zapatisme, Attac, 160p., 20 euros

 

Cantal - Un toit et un emploi pour les mal-logés d’Île-de-France

Créé le : 25/09/2018
Depuis 2014, « Un toit, un emploi » propose à des Franciliens précarisés et mal-logés de s’installer dans le Cantal, à Aurillac. © Ville d’Aurillac

Par Sonia Reynes

À Aurillac, dans le Cantal, le programme « Un toit, un emploi » permet à des habitants d’Île-de-France de rompre avec le mal-logement et d’habiter dans des appartements proposés par un bailleur social. Le gain pour le territoire ? De la main-d’œuvre, là où plusieurs professions sont en tension.

« Entre juin 2015 et décembre 2017, grâce à ce projet, nous avons accueilli à Aurillac vingt-et-une familles, soit quarante-huit personnes, adultes et enfants », détaille Pascal Polonais, chef de service d’Aurore à Aurillac. Né il y a environ quatre ans, le programme « Un toit, un emploi » part d’une double réalité. D’abord, le constat du mal-logement en Île-de-France : « 36 000 personnes sont hébergées tous les jours à l’hôtel par le SAMU social », rappelle Jean-François Roux, directeur administratif et financier de Polygone. Ensuite, à plusieurs centaines de kilomètres de là, à Aurillac dans le Massif central, « nous sommes quasiment au plein emploi, avec un taux de chômage inférieur à 6 % », explique Pascal Polonais. Cependant, la population active est en baisse et les métiers du bâtiment, des transports et de l’hôtellerie sont en tension et manquent de main-d’œuvre.

L’association d’insertion Aurore et le bailleur social Polygone se sont associés pour résoudre ce problème : ils proposent à des Franciliens de s’installer à Aurillac et les...

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[ FOREZTIVAL ] - La paroles aux bénévoles engagés de l'association Selam

Créé le : 23/09/2018

L'équipe de Sans transition ! est allée à la rencontre de trois bénévoles de l'association Selam, pépinière d'initiatives solidaires, basée à Saint-Etienne et Rabat. Une rencontre qui a eu lieu lors du festival écoresponsable Foreztival.

OCCITANIE - Un habitat participatif dans mon jardin

Créé le : 09/09/2018
Le groupe de la coopérative d'habitants Lez'Coop et des adhérents à l'association Casalez © F. Brau

Par Florence Brau

C'est un projet novateur, écologique et solidaire auquel donne vie une coopérative d'habitants dans le périurbain montpelliérain. Casalez, l'ancienne propriété d'un des coopérateurs, sera rénovée et agrandie pour accueillir 10 foyers, des espaces communs et un bâtiment de services d'intérêt local, hors du schéma immobilier classique. Une initiative qui voudrait être un exemple d'urbanisme durable.

À première vue, Casalez est une villa comme les autres à l'entrée de Prades-le-Lez, à 10 km au nord de Montpellier. Le portillon entrouvert laisse apercevoir un vaste jardin, des arbres, un bout de potager. À l'intérieur, la coopérative d'habitants Lez'Coop, officiellement propriétaire des lieux depuis le printemps, tient sa réunion bimensuelle dans la salle commune appelée « CasaTous ». Entre un coin lecture et une cuisine d'appoint, ils définissent et conçoivent leurs logements et espaces collectifs. Autrement dit l'habitat participatif qui prend corps à cette adresse depuis que Bruno, 57 ans, le propriétaire historique, a décidé de transformer sa demeure « trop grande, mal isolée, consommatrice de foncier » en un projet plus vertueux. Car l'homme, un temps élu sur une liste « écologique et sociale » dans l'opposition municipale, assume son militantisme : « je veux faire de la politique chez moi, tous les jours. Si chacun rend meilleur son coin de jardin, la terre ira mieux ». C'était il y a quatre ans. Aujourd'hui coopérateur au même titre que les autres, il vit toujours à Casalez avec sa petite dernière en garde alternée. Un...

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Rennes : Une cagnotte solidaire en librairie

Créé le : 01/08/2018
Crédits : EliFrancis, Pixabay

A la librairie La Nuit des Temps, une cagnotte solidaire est désormais mise en place dans le cadre de l'initiative "Les Suspendus de Rennes". L'objectif ? Permettre aux personnes défavorisées d'acheter des livres.

 

 

 

 

Pour un livre de poche neuf, il faut compter entre six et dix euros, ce qui n'est pas à la portée de tous les revenus. Mais à la librairie La Nuit des Temps, quai Emile Zola, aux bords de la Vilaine, on peut désormais participer à la cagnotte solidaire mise en place dans le cadre de l'initiative "Les Suspendus de Rennes". A chaque fois que dix euros sont récoltés, la librairie émet un bon d'achat à destination des personnes qui n'auraient pas les moyens de s'acheter un livre. Les bons d'achat sont ensuite à demander au moment du passage en caisse.

Un réseau dynamique

La librairie rejoint le réseau des commerces "suspendus" de Rennes, qui compte des cafés, des boulangeries et des petits commerces. Ce principe de consommation solidaire a été développé dans la capitale bretonne par l'association "La Maison des Citoyens de Rennes". Ainsi au Mange-Disque (rue Vasselot) par exemple, vous pouvez commander un café pour vous, et un deuxième qui sera "suspendu", c'est-à-dire mis en attente, pour quelqu'un d'autre.  

 

 

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