Social

[DOSSIER - DEMOCRATIE ALIMENTAIRE] Terres de Lorraine : un projet territorial exemplaire

Créé le : 14/07/2020
Photo: Pixabay

Par Julien Dezécot

Associations, collectivités et producteurs se sont regroupés pour mettre en œuvre un accès digne et durable à une alimentation de qualité. Initié par ATD Quart monde, ce projet alimentaire territorial repose sur plusieurs piliers : « Le refus de l’aide alimentaire distributive comme solution pérenne aux situations d’insécurité alimentaire », souligne Huguette Boissonnat, militante de l’association qui a publié en 2016 l'ouvrage Se nourrir quand on est pauvre. Et « le souhait de la mise en œuvre du droit à l’alimentation en France », poursuit Magali Ramel, également engagée dans le réseau et juriste spécialisée dans le droit à l'alimentation. Pour elle, il s'agit de prendre en compte « l’objectif d’une alimentation digne et durable pour tous, ainsi que la valorisation du rôle social de l’alimentation, en reconnaissant toutes les personnes en situation de précarité comme des acteurs à part entière de la démarche ».

D'un travail collectif entre les acteurs du territoire est née une charte baptisée « De la dignité dans les assiettes », signée en 2019 par l'ensemble des partenaires, dont la Chambre d'Agriculture, les collectivités, les centres sociaux, les associations d'aide alimentaire et des agriculteurs. Cette démarche, récompensée par le ministère de l'Agriculture et de l'alimentation, a permis d'expérimenter sur Terres de Lorraine un panier d'aliments sains et locaux pour 57 euros par mois. Concrètement, 150 familles ont eu accès à des légumes de qualité à prix abordable, grâce à des achats groupés de surplus de production des producteurs locaux et à des dons. « Cette expérimentation s'est accompagnée d'une action par les militants du réseau ATD, en lien avec les collectivités. Pour mettre à disposition des familles des jardins et cultiver l'autonomie alimentaire ! »

Plus d'infos : https://www.atd-quartmonde.fr/

 

À Brest, le Cabas se démocratise !

Le Civam 29 - Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural - s’est engagé dans le projet AcceCible, avec le centre social de Kéredern, l’un des quartiers populaires de Brest. À travers « le Cabas des champs », une forme de groupement d’achats solidaire, le centre social a souhaité renforcer les liens entre consommateurs et producteurs. Depuis 2016, les adhérents du Civam, les habitants du quartier de Kéredern, le centre social et l’association CLCV (Consommation logement et cadre de vie), travaillent ensemble à rendre accessible l’alimentation saine. Outre l’achat groupé de produits pour une centaine de consommateurs, l’action collective se traduit par une sensibilisation à cet enjeu sociétal majeur, notamment par des temps d'échanges conviviaux : repas-discussions et rencontres de terrain avec les producteurs.

Plus d'infos : www.civam29.org

[DOSSIER - DEMOCRATIE ALIMENTAIRE] Liberté, Égalité, Bien manger !

Créé le : 14/07/2020
Collecte alimentaire par la Banque alimentaire dans un Carrefour Market à Villeurbanne. Crédit : Creative Commons

Collecte alimentaire par la Banque alimentaire dans un Carrefour Market à Villeurbanne. Crédit : Creative Commons

Par Julien Dezécot

Si le confinement a dopé positivement l'image du bio et des circuits courts, des incidences fortes ont ébranlé nos systèmes agricoles et alimentaires : liste limitée de commerces ouverts, étals vides, manque de main d’œuvre agricole, fermeture des marchés, agriculteurs précarisés... Avec des inégalités alimentaires qui se sont accrues durant cette période pour les familles, selon les ONG sur le terrain. Dans ce dossier, nous explorons les solutions pour tenter de remettre de l'égalité dans l'assiette et rendre plus résiliente notre alimentation.

Pendant le confinement, nos systèmes agricoles et alimentaires ont été durement éprouvés, et les inégalités alimentaires ont resurgi de manière criantes, bien que le « consommer local » a bénéficié d’un regain d’intérêt collectif. Remettre un peu d’égalité dans les menus de tous les foyers français et réfléchir à une alimentation plus résiliente, tel est l’un des enjeux du moment.

Face à la crise sanitaire, les inégalités alimentaires ont explosé. En doublant le nombre de repas à la maison, le budget alimentation des ménages a bondi en flèche. Tout le monde n'avait pas les moyens pour se fournir en aliments de qualité, locaux, bio… ni pour préparer des plats cuisinés maison. « La France compte 9 millions de pauvres qui n'ont pas disparu avec le confinement, rappelle le​ ​Secours populaire, ONG de solidarité en première ligne durant la crise sanitaire. Pour ces personnes, la situation est dramatique. Pour des familles qui ont les enfants à la maison et qu'il faut nourrir, il n'y a plus de cantine, alors que les prix des produits augmentent. » Comme à Marseille, où plus de 15 700 familles bénéficient normalement d'une gratuité...

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[DOSSIER - Leur monde d'après] Le monde d’après : une place pour la justice sociale ?

Créé le : 12/07/2020
Distribution alimentaire au Mac Do de Sainte-Marthe, Marseille, le 27 avril (crédit Clara Martot)

Distribution alimentaire au Mac Do de Sainte-Marthe, Marseille, le 27 avril (crédit Clara Martot)

Par Clara Martot

Sur la base des mesures prises par le gouvernement depuis la fin du confinement, peut-on rester optimiste sur la société de demain ? Hausse du chômage, récession la plus grave observée depuis un siècle, fragilité des entreprises, télétravail cauchemardesque… Les défis du monde d’après sont lourds de sens et interrogent les rapports humains.

Le 29 avril, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire enjoint sur LCI « un maximum de Français à reprendre le travail ». Deux semaines avant la fin du confinement, un retour à la normale était déjà évoqué. Ou plutôt, une plongée dans le « monde d’après » : celui où le gouvernement prévoit une chute de 8% du PIB, où le Défenseur des droits dénonce une hausse des inégalités et où la crise économique et sociale explose tous les indicateurs habituels. Le 28 mai, Pôle Emploi annonce la plus forte hausse du chômage jamais enregistrée depuis le début des statistiques en 1996 : 843 000 demandeurs d’emploi supplémentaires pour le seul mois d’avril. Pour ceux qui travaillent, le ton a également changé. Et les propositions pour faire face à la crise sont de circonstances. Début mai, l’Institut Montaigne, groupe de réflexion libéral, proposait par exemple d’allonger la durée moyenne du travail ou de supprimer le jour férié de l’Ascension. De quoi remonter le moral aux travailleurs déjà éprouvés !

Car pour de nombreux salariés, ces pistes sont déjà devenues des réalités quotidiennes. En effet, l’enquête publiée le 4 mai par le syndicat Ugit-CGT...

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[SOLIDARITÉ] LA TABLE DE CANA MARSEILLE LIVRE 28 000 REPAS SOLIDAIRES

Créé le : 02/07/2020

La Table de Cana Marseille continue son action de solidarité post confinement en produisant chaque jour plus de 600 repas pour les personnes les plus touchées par la crise sanitaire et sociale. Fort de son réseau à l’échelle nationale, La Table de Cana Marseille a pu mobiliser ses partenaires pour répondre à la situation d’urgence, avec deux ambitions : donner accès à des repas de qualité aux personnes qui en ont besoin, et maintenir l'emploi dans nos structures d'insertion. Au niveau national, ce sont 100 000 repas qui ont été distribués par le réseau sous la bannière #1don2solidarités.

La pandémie qui s’est installée en France à partir de la mi-mars a entrainé la fermeture des cuisines et des lieux de restauration pour les plus démunis, les plaçant de fait dans une vraie détresse sociale et alimentaire et mettant du même coup à l’arrêt le personnel en parcours d’insertion dans nos établissements.

AIDE ALIMENTAIRE : LE CHOIX D’UN APPROVISIONNEMENT LOCAL

Engagée dans une démarche environnementale labelisée, La Table de Cana Marseille a fait le choix de privilégier les approvisionnements locaux pour produire 28 000 repas solidaires de qualité.  Ce sont donc près de 1,5 tonnes de fruits et légumes locaux et 400 kilos de céréales bio et locales qui ont été transformés pour la production des repas solidaires. Ces repas ont pu bénéficier aux personnes démunies, familles et étudiants, via les maraudes des associations distributrices (Restos du Cœur, Secours Catholique et nombreuses associations).

LA TABLE DE CANA MARSEILLE

La Table de Cana travaille depuis 27 ans sur le territoire marseillais à former, qualifier, et remettre sur le chemin de l’emploi des personnes qui s’en sont éloignées.  Plus grande entreprise d’insertion dans la restauration en région PACA, l’entreprise réalise sa mission sociale à travers deux activités économiques : l’activité traiteur et l’activité de restauration collective, et compte 40 salariés, dont 25 salariés en parcours d’insertion.

L’entreprise est membre du réseau national La Table de Cana, composé de 10 traiteurs-restaurateurs en France ayant une vocation solidaire.

La Table de Cana Marseille remercie l’ensemble des partenaires qui se sont engagés à ses côtés : Les Terrasses du Port, Utopreneur, Mirova, le Groupe Pomona, Vinci et la Fondation Vinci, FONREAL, Fondations Caritas, Brageac, Valoris, PMI, la FAPE Engie et Air Liquide.

[ JOURNÉE MONDIALE DES REFUGIÉS ] Une vulnérabilité accrue pour les populations les plus fragiles

Créé le : 16/06/2020

Ce samedi 20 juin a lieu la journée mondiale des réfugiés. A cette occasion l’ONG Vision du Monde souhaite alerter sur la menace que constitue la crise sanitaire liée au COVID-19 sur ces populations en exil, rassemblées dans des espaces trop souvent bondés, sans accès à l’eau potable ou aux produits d’hygiène de base, et pour qui les mesures de confinement sont venues exacerber les vulnérabilités.

Un nombre de réfugiés sans précédent

Les réfugiés sont en grande majorité des enfants ayant fui les conflits, l’épuration ethnique, ou l’horreur des combats… Dans les camps dans lesquels ils espèrent trouver refuge, ces enfants sont les victimes d’une violation de leurs droits qui est inacceptable.

Plongés dans une pauvreté extrême, souvent livrés à eux-mêmes, ils sont exposés au travail et aux mariages précoces, toujours dans l’espoir d’une vie meilleure. La crise du COVID-19 risque d’accentuer ces phénomènes de violences auxquels les plus jeunes sont exposés quotidiennement.

Au-delà des violences, des réfugiés confrontés à l’extrême précarité

Les populations réfugiées vivent dans une extrême précarité et n’ont pas accès aux services essentiels et aux infrastructures sanitaires nécessaires pour vivre dans des conditions décentes. La propagation massive du COVID-19 dans les camps de fortune pourrait avoir des conséquences dramatiques. La forte densité de population et les conditions d’hébergement inadaptées dans ces lieux, rendent les mesures de distanciation sociale impossibles. Ces personnes sont donc exposées au virus sans aucun moyen de s’en protéger !

Vision du Monde agit sans relâche pour la protection des enfants réfugiés

Depuis le début de la pandémie COVID-19, Vision du Monde intensifie son aide d’urgence dans les contextes les plus fragiles et adapte ses actions pour sensibiliser les réfugiés aux risques que constitue le virus. Celles-ci sont principalement tournées vers :

•                 L’intensification de la prévention aux gestes barrières.

•                 La mise à disposition de points d’eau supplémentaires et la distribution de kits d’hygiène.

•                 Le maintien et l’adaptation des distributions alimentaires et de l’aide apportée.

•                 La détection des cas suspects de coronavirus.

 Vision du Monde place la protection des enfants réfugiés et le respect de leurs droits au cœur de son action. L’accompagnement des filles et des garçons passe alors par : 

•                 La sensibilisation contre les mariages précoces

•                 Les programmes d’éducation et de formation aux compétences professionnelles 

•                 Les Espaces Amis des Enfants, lieu où les plus jeunes peuvent venir  apprendre, jouer et s’exprimer en toute sécurité

•                 Les ateliers de construction de la paix     

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[ SOLIDARITÉ] Action contre la Faim et UNICEF France déploient des actions de solidarité en Ile-de-France.

Créé le : 03/04/2020

Alors qu’en France, la pandémie de COVID-19 représente un risque majeur pour les personnes en situation précaire, Action contre la Faim et UNICEF France, forts de leur expérience mutuelle à l’international, s’allient afin d’apporter un accès à l’eau, à l’hygiène et de renforcer la protection des personnes isolées, des enfants et familles vivant en habitat précaire, sur notre territoire.

Pour intervenir auprès des personnes qui n’ont pas les moyens d’appliquer les gestes barrières, Action contre la Faim, avec le soutien d’UNICEF France, va contribuer dans les prochains jours, à la mise en place de séances de sensibilisation aux gestes barrières en Ile-de-France auprès des populations les plus vulnérables. 1 350 kits d’hygiène seront également distribués pour répondre aux besoins des familles ou des personnes seules et des points de lavage des mains sont déjà installés lors des distributions alimentaires réalisées avec nos partenaires.

« Nous allons distribuer du savon, du gel hydro-alcoolique pour que les personnes les plus fragiles puissent appliquer les gestes barrières. Mais nous allons également apporter des produits d’hygiène de première nécessité comme du dentifrice, des biberons et des couches pour améliorer plus généralement les conditions sanitaires des personnes que nous allons aider » explique Hélène Quéau, Coordinatrice des projets d’Action contre la Faim en France.

Les premières évaluations d’Action contre la Faim montrent que les populations marginalisées vivant à la rue, dans des bidonvilles ou des squats n’ont généralement pas un accès à l’eau suffisant, digne et sécurisant, encore plus en période de confinement. 50 % d’entre eux n’ont un accès à l’eau qu’au travers de bornes incendies ou de fontaines publiques. Les dispositifs de lavage de main avec de l’eau et du savon sont souvent inexistants.

« Les plus vulnérables bénéficient en général du soutien d’associations qui distribuent de l’eau en bouteilles et de centres d’accueil de jour offrant un accès à des douches, mais la crise du COVID-19 a eu pour impact de limiter le champ d’action de ces structures », regrette le Dr. Pierre Micheletti, Président d’Action contre la Faim.

Aujourd’hui les acteurs associatifs travaillent sans relâche pour maintenir leurs activités, mais les besoins sont immenses face à l’ampleur de la crise. C’est pourquoi ce projet s’inscrit en complémentarité avec les initiatives menées par ces associations et par les pouvoirs publics en vue d’assurer une réponse efficace et coordonnée.

« Nous savons qu’au moins 40 % des personnes vivant en bidonvilles sont des enfants. Ils sont déjà vulnérables et le sont encore plus en pandémie. Nous allons leur permettre de se protéger avec l’accès à l’eau, mais nous allons aussi mettre en place un accompagnement sur la santé mentale avec une attention particulière sur la protection de l’enfance dans ce contexte. C’est une première pour UNICEF que d’intervenir dans un pays comme la France. Face à cette crise sans précédent, nous adaptons nos réponses », déclare Sébastien Lyon, directeur général d’UNICEF France.

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[ PÊCHE ] Un festival pour découvrir la vie des hommes et des femmes de mer

Créé le : 05/03/2020
Dans moins d’un mois, du 22 au 29 mars, le Festival de Film Pêcheurs du Monde se déroulera à Lorient, Pays de Lorient et Vannes pour une semaine de films, d’expositions et d’animations.
Loin des discours dominants, le Festival propose une sélection de plus de 50 films pour découvrir la vie des hommes et des femmes de mer dans une vingtaine de pays : Canada-Québec ,Chili, Pérou, Brésil, Togo, Sénégal, Irlande, Indonésie, Inde, etc...
C’est aussi un temps de partages et d’échanges sur les enjeux d’aujourd’hui avec les réalisateurs et les professionnels de la mer.

 

Service Public de l’Insertion breton : projet retenu !

Créé le : 24/02/2020
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Par La Région Bretagne

Le 23 octobre dernier, l’État lançait un appel à projets afin de mettre en place desexpérimentations visant la mise en œuvre d’un Service Public de l’Insertion (SPI). Sept collectivités bretonnes (les Départements du Finistère, des Côtes d’Armor, de l’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, la Région Bretagne et les Métropoles de Brest et Rennes) y répondaient collectivement après avoir déjà engagé, depuis plusieurs mois, des travaux en vue de mieux coordonner des politiques d’insertion, de formation et d’emploi, en lien avec Pôle emploi. Ce consortium breton fait partie des 14 lauréats dont la sélection a été annoncée fin janvier.

En s’engageant de cette manière, les 7 partenaires souhaitent mettre en œuvre un service plus accessible, mieux articulé, pour être en mesure de construire des parcours inclusifs soutenant de bout en bout les personnes en difficulté et de propose des solutions opérationnelles visant l’accès ou le retour à l’activité.
 
Coordonné par le Département du Finistère, ce consortium breton s’est porté candidat à cette expérimentation avec un projet innovant et ambitieux. Il s’agit de permettre des parcours sans rupture pour les personnes en insertion sociale et professionnelle quel que soit la collectivité qui les accompagne.
En charge de l’insertion, les Départements vont engager une dynamique de fond pour accélérer les mises en parcours des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA), massifier les accompagnements, remobiliser les publics ancrés durablement dans le dispositif RSA.

Pour y parvenir, ils vont s’appuyer sur des partages d’expérience entre collectivités et sur l’activation, plus systématique, de l’offre de formation professionnelle déployée par la Région Bretagne. Un travail est également mené avec les Métropoles pour faire des Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) une interface entre les publics en insertion et les entreprises. Enfin, les Départements renforceront l’offre d’insertion sur leur territoire, du plus social (actions de remobilisation sociale) au plus professionnel (actions de mise à l’emploi, équipes emploi, clauses d’insertion, accompagnement global, parrainage en entreprise…).

Les ambitions du Service Public de l’Insertion breton sont donc de :
•    Raccourcir les délais de mise en parcours des allocataires ;
•    Cadencer les parcours (enchaîner les étapes, ne pas inscrire durablement les personnes dans un mode d’accompagnement) ;
•    Augmenter le nombre de bénéficiaires d’un accompagnement ;
•    Introduire la dimension emploi/formation dans tous les parcours ;
•    Réduire les délais de traitement administratif des situations ;
•    Évaluer en continu le respect de ces délais et des niveaux de service, notamment les résultats atteints ;
•    Innover, collectivement, en faveur de l’accompagnement des personnes et de leur sortie vers l’emploi durable ;
•    Simplifier la gouvernance territoriale afin d’assurer un suivi et un pilotage plus performant des actions entreprises.

Le dossier breton fait partie des 14 projets sélectionnés à l’échelle nationale.
Ces 14 projets seront lancés à partir du mois de mars 2020 et ce, jusqu’à la fin de l’année 2021. Leurs effets sur les parcours des personnes privées d’emploi, ciblées par ces expérimentations, feront l’objet d’une évaluation.

[INSERTION] À Toulouse, Rebonds! ne laisse personne sur la touche

Créé le : 24/01/2020
Photo : Natacha Scheidhauer

Photos : Natacha Scheidhauer.  Une fois par semaine, L’Essai au Féminin permet aux jeunes filles de 8 à 11 ans de prendre toute leur place dans un espace public trop souvent occupé par les garçons. Ici, dans le quartier de la Faourette, à Toulouse.

Par Natacha Scheidhauer

L'association toulousaine Rebonds! parcourt les quartiers prioritaires de Toulouse pour y implanter la pratique du rugby. La finalité ? L'insertion et l'éducation des plus fragiles, depuis presque 16 ans.

La réussite d’un parcours de vie tient souvent à peu de chose. À Toulouse, c’est une rencontre avec un ballon ovale et avec ceux qui le tendent. Éducation, insertion, médiation : depuis 2004, Rebonds! sillonne les quartiers prioritaires, rugby au cœur.

Ça piaille, ça rit, ça crie ! Égayées sur le terrain de sport, elles sont une centaine à se défouler au grand air. Elles, ce sont les gamines de l’Essai au Féminin, un dispositif mis en place par l’association Rebonds! pour permettre aux toutes jeunes filles des quartiers prioritaires de s’initier au rugby. Car malgré l’affluence du jour, au départ, peu d’entre-elles étaient destinées à découvrir ce sport « de garçon » à la réputation violente et dangereuse. À l’origine, il y a 15 ans, Rebonds ! est né d’un constat plus large : celui de l’absence de rugby dans les quartiers prioritaires de Toulouse. « Malgré le fait d’être dans la capitale nationale du rugby, il y avait très peu d’initiatives proposées dans les territoires prioritaires et aux publics en difficulté », explique Sanoussi Diarra, ancien joueur de rugby et co-fondateur de Rebonds! Un diagnostic que...

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[RÉFUGIÉS] Ils veulent refaire leur vie en Bretagne

Créé le : 17/01/2020
Photos : Virginie Jourdan

Photos : Virginie Jourdan. Avant d'arriver à Ploufragan, Yasr et sa famille vivait à Redon, en Ille-et-Vilaine. La scolarisation des enfants a été un facteur important pour rencontrer des familles bretonnes.

Par Virginie Jourdan

Le nombre de demandes d’asile a doublé en Bretagne en dix ans. Dans les Côtes-d’Armor, ceux qui obtiennent le statut de réfugiés ne sont pas au bout de leur peine. Épaulés par des associations, ils tentent de retrouver une vie stable, un logement et un travail. Une deuxième chance rêvée, mais loin d’être gagnée.

Après des mois de démarches souvent chaotiques, l'obtention du statut de réfugié ne signifie pas toujours la fin du parcours du combattant pour les exilés. Si l'État et les collectivités déploient des moyens pour y remédier, en Bretagne, comme ailleurs, repartir de zéro est une gageure.

Devant sa maison de Ploufragran, Yasr désherbe un parterre de plantes aromatiques. Sous ses doigts, la mélisse, le thym et le basilic semblent pousser seuls sous le climat briochin et leurs odeurs exhalent des senteurs qu'il a connu en Syrie. À l'arrière de la bâtisse, cet ancien chef de ferme de 43 ans termine d'installer une petite serre. Bientôt, les tomates, courgettes et aubergines viendront compléter les repas pour lui, ses 5 enfants et Falac, sa femme. Arrivée en France en mars 2018, la famille a obtenu le statut de réfugiée pour 10 ans. En Bretagne, en 2017, environs 200 Syriens, Irakiens ou Afghans ont bénéficié d'un programme de protection similaire. « Avec la guerre, nous avons dû quitter ma région natale d'Idlib pour le Liban. Nous sommes restés un an et demi là-bas. Nous sommes arrivés en France grâce à un programme...

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