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[ RHONE ] Les animaux au chevet des patients

Créé le : 11/10/2019
Photo : Catherine Maciocia

Par Florence Genestier.

Ehpad, instituts médico éducatif (IME), cliniques, mais aussi particuliers, nombreux sont ceux qui se tournent vers la zoothérapie pour apaiser et soutenir des personnes âgées, handicapées ou encore des jeunes en difficulté. Si les bénéfices de cette pratique ne sont pas encore prouvés scientifiquement, les retours positifs sur le terrain justifient cet engouement. Dans le Beaujolais, Catherine Maciocia en a fait son travail et sa vocation.

Dans ce coin du Beaujolais Vert, Catherine Maciocia a choisi d’installer son centre de médiation animale : Mini’maux. Un engagement à la fois professionnel et personnel pour cette mère d’un enfant autiste. Dans son sillon, de nombreux centres médicaux et d’accueil de personnes handicapées recourent à des zoothérapeutes. Avec l’apaisement et la progression des patients à la clef.

Suivie par sa nouvelle pensionnaire, une agnelle câline de 4 mois appelée Pimprenelle, Catherine Maciocia joue les guides en son domaine. Rien ne destinait cette quinquagénaire à s'occuper un jour d'un centre de médiation animale. Inspectrice principale des impôts à Lyon il y a encore une quinzaine d'années, c’est la naissance de son fils Jérémy, âgé aujourd'hui de vingt ans et diagnostiqué autiste Asperger en 2004, qui a tout changé. « De 2004 à 2014, j'ai réfléchi à ce projet, explique-t-elle. Nous avons d'abord déménagé à la campagne, sur les hauteurs de Saint Clément, puis j'ai pris mon temps. J'ai aussi observé les relations innées que pouvait avoir mon fils avec nos...

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[ LA RUÉE VERS L'ORGE ] La Soyeuse mousse bio et local dans les Monts du Lyonnais

Créé le : 13/08/2019
LaSoyeuse crédit Jean Pierre Valéry

Marie Albessard

Avec 270 brasseries, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus dynamique de France dans ce domaine. Installé comme agriculteur-brasseur avec son établissement la Soyeuse en 2003, Bertrand Burcklé est l’un des pionniers. Avec sa bière bio, il participe au développement d’une filière brassicole riche en saveurs.

« Avec un tel paysage, pas besoin de partir en vacances ! » lance Bertrand Burcklé face aux Monts du Lyonnais, verdoyants et vallonnés. Dans ce coin de campagne qui ferait rêver tout citadin en mal de vert, les agriculteurs sont légion. Bertrand Burcklé est l’un d’eux, et pas tout à fait en même temps. Ce quinquagénaire d’origine alsacienne est l’un des premiers agriculteurs-brasseurs de la région avec sa micro-brasserie* la Soyeuse, créée il y a 16 ans à Rontalon, petite commune du sud-ouest de Lyon.

65 brasseries bio dans la région

« Mon ambition était de tout faire de A à Z, d’être fier de ce que je faisais et de le faire en bio et en circuit court », expose d’emblée Bertrand Burcklé. S’inscrivant dans une filière dynamique, la Soyeuse fait partie des 65 brasseries bio de la région, contre 225 en France, selon l’association Cluster bio Auvergne-Rhône-Alpes, qui soutient les acteurs du bio dans la région. Alors, dans la petite bâtisse qui abrite la brasserie - et la maison du brasseur -, on ne trouve que des ingrédients labellisés bio, dont l’orge que le brasseur, aidé d’un ouvrier...

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[ LA RUÉE VERS L'ORGE ] La Berlue : apporter sa bière à l’édifice

Créé le : 08/08/2019
Fix Photo

Par Guillaume Bernard

Les microbrasseries fleurissent sur tout l’hexagone. En Occitanie, d’après le syndicat des brasseurs indépendants, leur nombre a doublé en 3 ans, passant de 120 à plus de 200. Située à Gaillac dans le Tarn, la microbrasserie la Berlue tente de se faire une place dans la région, tout en conciliant son artisanat avec le choix d’une économie circulaire et le respect de l’environnement.

La micro-brasserie la Berlue à Gaillac dans le Tarn (81), c’est avant tout le rêve de deux amis passionnés de bière qui décident de travailler réellement le goût de leurs boissons. Mais c’est aussi une vision exigeante de l’industrie brassicole fondée sur un modèle éthique et non expansif respectueux de la planète.

Blanche, brune, blonde ? La question sur le choix de la bière qui revient dans le moindre bar est définitivement à bannir à la Berlue. « Réduire la bière à ces trois couleurs, c’est oublier toutes les possibilités qu’offre sa production », regrette Cédric Spazzi un des deux brasseurs fondateurs de la Berlue.
Dans cette petite brasserie locale située au cœur de vignes gaillacoises, quand on parle bière on en parle avec amour et goût du détail. « Ici, nous fabriquons, par exemple, la Désinvolte, bière de blé (blanche, pour ceux qui y tiennent), brassée avec du rooibos [thé rouge africain – ndlr] et des écorces séchées de bergamote », détaille Mathieu Daupleix, co-fondateur de la Berlue. Et pour cause, les deux brasseurs qui y officient sont avant tout des passionnés de bière.

L’histoire commence comme n’importe quelle histoire de « self made man » : « On faisait de la bière dans notre cuisine, pour nos potes, et ils la trouvaient très bonne. Ça nous passionnait vraiment alors on s’est dit : pourquoi ne pas se lancer dans l'aventure ? », résume Mathieu. N’ayant pas les ambitions d’un Mark Zuckerberg, en lieu et place de start-up, Mathieu et Cédric, 40 ans et respectivement sociologue et éducateur spécialisé, fondent une société coopérative et participative (Scop). Leur but n’est pas de conquérir le marché de la bière, seulement de « donner la berlue » aux papilles des aficionados d’orge fermentée et d’avoir un salaire décent pour eux et deux autres employés.

En deux ans, les brasseurs passent d’une fabrication personnelle de 28 L à 60 000 Litres/an, investissent les restaurants, les bars spécialisés locaux et pratiquent la vente directe. « Pour l’instant, on se paie au SMIC et on bosse 60 heures par semaine, ponctue Mathieu. Mais venir travailler ici est vraiment un plaisir, on s’y épanouit. La Berlue, c’est avant tout un espace de créativité ».

« Les retours sont généralement positifs, ça nous donne du cœur à l’ouvrage » Mathieu Daupleix

De fait, Mathieu et Cédric ont fait de ce hangar, acheté bon marché, un lieu où ils laissent libre-court à leur savoir-faire. Mais c’est aussi un lieu de vie. Dans leur grand jardin, impeccablement tondu et situé au bord d’une départementale passante, on trouve de nombreuses tables pour prendre le soleil avec sa bière, un food-truck, un terrain de badminton, un boulodrome, des jeux pour les enfants - auxquels on peut servir de la limonade maison et du jus de pomme bio fourni par un verger du coin - et surtout une scène. Elle leur permet d’inviter régulièrement des groupes de musique. « Quand arrivent les beaux jours, on voit des enfants gambader dans le jardin la journée. Et le soir, on organise des concerts auxquels participent plusieurs centaines de personnes », détaille Mathieu.

Pour les jours moins ensoleillés, la brasserie dispose d’un vaste espace bar où il est possible de déguster les bières de la maison pour 2.5€. La vitre placée derrière le comptoir permet d’admirer les cuves de fermentation de la bière. « Ainsi, on ne perd pas le lien entre la production et la consommation, poursuit Mathieu, comme c’est le cas lorsqu’on achète une bière industrielle produite en Belgique ou en Allemagne dans d’immenses usines. Les gens comprennent ce que c’est que de fabriquer une bière, le travail et l’attention que cela demande. Et en consommant sur place, ils peuvent nous faire directement des retours. Heureusement, ils sont généralement positifs : ça nous donne du cœur à l’ouvrage ! »

Ecosystème local

Si la petite brasserie gaillacoise est un lieu idéal pour recevoir du monde, son emplacement géographique peut être problématique. En effet, comment faire une bière locale dans un département plus connu pour ses vignes que pour ses rares champs d’orge ? Dans un département qui ne dispose d’aucune malterie conséquente ?

« Le malte n’est pas une céréale particulière comme le croient beaucoup de gens, détaille Cédric. Mais il résulte du maltage ; un processus de transformation des céréales qui leur permet de donner un maximum de sucre. Il s’agit d’humidifier le grain afin qu’il commence à germer puis à le faire sécher à haute température pour qu’il libère ses arômes ». S’il est bien souvent fabriqué à partir d’orge, le malte peut aussi être fait avec du blé, du seigle ou de l’avoine. « Notre orge est française mais nous la faisons malter en Belgique pour des raisons de maîtrise des coûts, de régularité et de qualité. C’est d’ailleurs une pratique courante chez les brasseurs locaux ».

Mise en bouteille de la bière © Axel Assemat

Bien que les céréales ne proviennent pas du département, la Berlue mérite pourtant son titre de « bière locale » à bien d’autres égards. Tout d’abord parce que tout le processus de transformation a lieu à Gaillac. Mais également parce que son réseau de diffusion reste très local s’étendant, au maximum, dans les départements voisins avec des livraisons effectuées dans les bars spécialisés toulousains. Enfin, la Berlue est une bière locale parce qu’elle dynamise tout un écosystème de proximité. « Par exemple nous donnons nos drèches [résidu du brassage des céréales – ndlr], à un éleveur de Castelnau-de-Montmiral, un village voisin, pour nourrir ses bêtes ». Et preuve que la brasserie s’est totalement intégrée à la vie locale : « notre clientèle vient majoritairement grâce au bouche à oreille. Nous n’avons jamais fait aucune pub », se réjouit Mathieu.

« Retour à l’authenticité »

Si la Berlue a peu de mal à se faire connaître, c’est parce que depuis quelques années, la bière artisanale a le vent en poupe. « Le nombre de brasseries a doublé en Occitanie entre 2016 et 2019, passant de 120 à plus de 200 », indique le Syndicat des Brasseurs Indépendants (SNBI). Cette situation est semblable à l’échelle de la France où on totalise 1500 brasseurs indépendants. Et ce, malgré le « contrat brasseur » dénoncé par Cédric.

« Ce boom de la microbrasserie, je l’explique par la lassitude du public pour une bière aseptisée, la recherche d’un retour à l’authenticité », explique Mathieu. Une bière différente, ni stérilisée ni pasteurisée, dont la levure est vivante... ce n’est pourtant pas une nouveauté en France. « Au début du XXe siècle, pratiquement chaque village avait sa brasserie, il y avait des milliers de goûts différents », rappelle Cédric.

Cette richesse de goûts, les microbrasseurs essaient de la retrouver. Et lorsqu’on demande à Mathieu s’il n’a pas peur que, sur ce nouveau marché en plein expansion, la concurrence soit trop forte, c’est serein qu’il nous répond : « Dans le Tarn on est 13 brasseurs et il doit bien y avoir plus d’une centaine de vignerons. Ils vivent bien ! L’important c’est de ne pas devenir trop gros pour qu’il y en ait pour tout le monde ». Un juste partage.

Plus d’info : www.brasserie-laberlue.com

[ TOULOUSE ] " Le bidonville, je sais qu'on peut s'en sortir "

Créé le : 19/06/2019

Par Florence Brau

Près de 40 familles vivent dans le bidonville de la Flambère, l’un des plus anciens de Toulouse. Ses habitants n’aspirent qu’à une chose : avoir une « vie normale ». Grâce à la politique d’accompagnement social de la mairie et la mobilisation sur le terrain, certains y parviennent. Et aident ceux qui attendent encore.

Cet après-midi du mois de mars, Robert passe en visiteur au bidonville de la Flambère. Il sera resté plus de dix ans sur cette friche industrielle, avant de pouvoir se reloger avec sa famille. Il est employé « au métro de Toulouse », et sa femme travaille dans un hôtel. Une nouvelle vie qu’il résume en souriant : « J’ai fait la manche et maintenant je mange comme tout le monde ! Dans l’appartement, c’est calme et les enfants peuvent se doucher avant d’aller à l’école. » Puis il désigne un hangar désaffecté. C’est là qu’il dormait lorsqu’il est arrivé de Roumanie. Autour de l’ancien squat, des cabanons fabriqués en matériaux de récupération s’insèrent entre des caravanes vétustes, parfois agrémentées d’auvents. Trente sept familles vivent à la Flambère, depuis de nombreuses années. Environ 1301 hommes et femmes, dont un tiers de mineurs, avec qui Pascale, infirmière bénévole de Médecins du monde, a tissé des liens lors de ses veilles sanitaires. « Ils ont quitté leur pays pour fuir la misère et les discriminations contre les Roms. Sans aucune ressource, ils se sont retrouvés en bidonville par défaut », relate-t-elle....

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[ PUY-DE-DOME ] Renaissance d'un commerce rural

Créé le : 18/06/2019

Pour maintenir une vie socio-économique, des petits établissements multiservices émergent dans les villages ruraux en proie à la désertification commerciale. Le Bistrot des Halles, à Tours-sur-Meymont (Puy-de-Dôme) est de ceux-là, avec la particularité d’accueillir les enfants de l’école le midi.

Juste derrière l’église, face à la place couverte du marché, le Bistrot de la Halle allonge sa façade jaune et rouge. Plusieurs générations de Meymontoursins poussent sa porte depuis des lustres. « Mes grands-parents tenaient déjà l’établissement », confie René Boeuf, l’ancien propriétaire. Accoudé au comptoir formica rouge devant un café, il se souvient avec un ami « du temps où l’apéritif allait bon train et où il n’y avait pas les gendarmes à chaque virage ». Pendant 40 ans, René Boeuf a tenu le bar, et avant lui ses parents.

Désormais, ce sont Emma, Camille, Zoé, Sophie, Claire et Marika qui tiennent l’établissement. Elles se sont associées pour reprendre le Bistrot de la halle voilà un peu plus d’une année, parce qu’elles n’acceptaient pas de voir disparaître l’un des derniers lieux de socialisation du village.

La cantine au bistrot

Derrière le comptoir, Sophie essuie les verres et sert les cafés. Pour rien au monde elle n’échangerait sa place. « Reprendre le bar restaurant à six, avec des projets et des valeurs communes me plaît,...

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[ LOCMÉLAR ] - Le retour d'un commerce et d'un lieu de vie

Créé le : 18/06/2019

Par Virginie Jourdan

Au cœur du Finistère, au pied des Monts d’Arrée, la petite commune de Locmélar s’apprête à rouvrir un bistrot. Disparue depuis le milieu des années 1970, cette activité commerciale de proximité parie sur une petite épicerie, un bar et des animations coconstruites avec les habitants.

Sur la place de l’église de Locmélar, commune située au pied des Monts d’Arrée, le camion d’un électricien stationne devant l’ancienne maison paroissiale. À l’intérieur, la rénovation avance à grands pas. Après quatre chantiers participatifs ouverts aux habitants, les professionnels ont pris le relai. Dehors, un voisin regarde le chantier qui a débuté quatre mois plus tôt. « Ça avance ? », se renseigne-t-il auprès de Florian Jéhanno, 32 ans, et de Margot Neyton, 29 ans, les futurs cogérants du lieu. Puis il demande s’il y aura des concerts et une possibilité de manger sur place. La réponse est en tout point positive et s’ensuit une visite des lieux. D’ici le début de l’été, Florian et Margot vont ouvrir un bistrot-épicerie dans cette ancienne bâtisse rachetée pour l’occasion par la mairie de Locmélar.

Convergence d’attentes

Attendu par la population, ce retour du bistrot-épicerie est le fruit d’une convergence d’attentes. Fin 2014, un diagnostic initié par le pôle d’économie sociale et solidaire du pays de Morlaix, l’Adess, révèle que les habitants aimeraient voir...

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[ REPORTAGE ] Au Village, on prend soin des hommes et de la terre

Créé le : 24/05/2019

Par Blandine Janin-Reynaud

Accueil inconditionnel, écologie, autonomie, gouvernance participative… Telles sont les valeurs défendues par l’association Le Village, à Cavaillon dans le Vaucluse. Un lieu de vie et d’insertion pour les personnes précarisées qui constitue une source d’inspiration dans une société en transition.

« L’ossature bois, je ne connaissais pas, mais je kiffe », s’enthousiasme Christophe. Il est 7 heures 45 et le mistral souffle violemment sur Cavaillon, dans le Vaucluse. Après avoir écouté les directives de Florian Istria, encadrant technique, Christophe s’attelle avec ses compagnons de l’atelier d’écoconstruction aux travaux du futur local de transformation de fruits et légumes, dont la structure en bois se dresse déjà élégamment.

Le chantier d’insertion, qui accompagne environ 70 personnes par an au travers d’activités d’écoconstruction, de production d’écomatériaux, de maraîchage biologique et de vie quotidienne (cantine, lingerie et propreté) n’est qu’une des multiples facettes de l’association le Village.

Un lieu d’accueil avant tout

Fondée en 1993, l’association a pour vocation l’accueil, l’hébergement et la réinsertion sociale et professionnelle des personnes en grande précarité. À Cavaillon, le taux de pauvreté frôle les 28 %. « Malgré 20 % de logements sociaux, nous n’arrivons pas à répondre à toutes les demandes et des bailleurs indélicats en profitent...

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[ REPORTAGE ] Quand les générations se mélangent

Créé le : 24/05/2019

Par Céline Cammarata.

À Montpellier (Hérault) se déroule une expérience novatrice : des étudiant·e·s se voient proposer une colocation à des prix défiants toute concurrence par la commune en échange de temps accordé chaque semaine aux personnes âgées. Pour cela, ils ont proposé d’animer des ateliers à thème, trois heures par semaine, dans un Ehpad. Sans transition ! a suivi leurs premiers pas.

Par une journée ensoleillée, nous découvrons l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Michel-Belorgeot de Montpellier. Lumineux et spacieux, le bâtiment s’ouvre sur un jardin. À l’entrée, certain·e·s résident·e·s se regroupent. C’est là que Nour, l’une des étudiantes, leur lit la presse le week-end. La musique guide les visiteurs du jour. Roselyne, une autre étudiante, joue dans une grande salle sur son propre piano, qu’elle a accepté d’installer dans la maison de retraite pour assurer ses ateliers de musicothérapie. Son assistance l’écoute religieusement.

Solidarité intergénérationnelle

Mais que font ces étudiants dans un Ehpad ? Ils ont répondu à l’appel d’élu·e·s de Montpellier, inspiré·e·s d’une expérience menée en Europe du Nord, où des étudiant·e·s louent des chambres bon marché au sein d’une maison de retraite. Avec une différence de taille : les 11 étudiant·e· s retenu·e·s n’occupent pas de chambre à l’intérieur de la résidence, mais dans d’anciens logements de fonction indépendants. La colocation, entre étudiants, leur permet de bénéficier d’un loyer modéré dans trois des sept Ehpad que compte la ville. Ainsi, ont été mis...

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[ REPORTAGE ] Des toitures solaires et citoyennes dans le Morbihan

Créé le : 24/05/2019

Par Marie Lyan.

En Bretagne, une vingtaine de projets citoyens de centrales solaires sont en cours de création. Plus discrets et plus petits que les projets de Bonnemain, en Ille-et-Vilaine et Baud dans le Morbihan, ils entendent tirer profit d’espaces rapidement disponibles. Reportage à Lorient, où une centrale a été installée sur le toit d’une Biocoop.

Dans le quartier de Keryado à Lorient, dans le Morbihan, les avions survolent les toits des grandes enseignes. Au cœur de la zone commerciale, la surface des bâtiments se compte en centaines de mètres carrés. Les toitures aussi. Au-dessus d’un magasin du réseau Biocoop, Jean-Luc Danet va à la rencontre d’un ouvrier qui tire des câbles électriques. Dans son dos, une mer de panneaux aux cellules noires et brillantes occupe la quasi-totalité de l’espace. Depuis 15 jours, cet ancien professeur d’anglais suit la pause de 120 panneaux qui produiront de l’électricité directement destinée à cette moyenne surface commerciale. « C’est le quatrième projet de centrale citoyenne que nous réalisons à Lorient », raconte le vice-président de Bretagne énergie citoyenne.

La transition énergétique par le bas

Créée il y a 10 ans, cette association a initié sa première centrale solaire en 2009, à Mellac, sur le toit d’un magasin alimentaire appartenant lui aussi à Biocoop. « Notre souhait est d’agir...

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[REPORTAGE] A Clermont-Ferrand, éducation populaire et automobile

Créé le : 30/03/2019

Par Sonia Reyne

Basée à Clermont-Ferrand, l’Apima est l’une des plus anciennes associations d’initiation à la mécanique. Ses adhérents réparent leurs véhicules, encadrés et conseillés par des mécaniciens. Le garage associatif propose aussi des cours de mécanique et surtout, prône un autre rapport à la voiture.

Il faut prendre rendez-vous pour réparer son véhicule, mais pas besoin de prévenir pour passer boire l’apéro ! À la sortie de Clermont-Ferrand, l’Apima est nichée dans un long hangar aménagé pour réparer les véhicules. Avec 450 adhérents, l’Association populaire d’initiation à la mécanique automobile a fêté ses 35 ans l’an dernier. Le garage associatif dispose de six postes de travail. Il est bien pourvu en équipement, avec des ponts élévateurs, des palans, du matériel de diagnostic, des cuves de récupération des huiles usées… Mais aussi des containers collectifs de recyclage d’autos et de vélos pour aller chercher des pièces de rechange. Et même un coin aménagé pour les enfants.

Loic Gendrand s’installe au comptoir entre la cuisine et l’atelier. A 31 ans, cet éducateur spécialisé a successivement habité à Lyon, à la Réunion et vient de s’installer à Besançon. Pour l’heure, en tournant son café, il étudie avec application la fiche technique des 405. « Je change la courroie et je refais le système d’injection sur mon diesel de 1993 », explique-t-il. Sa sœur...

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