Économie

DOSSIER - Demain : la fin des banques ?

Créé le : 12/12/2016
Crédit : Pixabay

Par Magali Chouvion, Julien Dezécot, Virginie Guéné et Gaëlle Rony

Nombreux sont les économistes et analystes à prédire une prochaine crise bancaire et financière. Dérégulations progressives du marché, Brexit, condamnation de la Deutsche Bank, fragilité des banques italiennes, affaire des Panamas Papers, bulle sur les énergies, crise pétrolière ou encore accroissement des liquidités sur fond de crise économique, tous les éléments semblent une fois de plus réunis pour amener le système à exploser.

Car depuis 2008, rien n'a changé, ou si peu. Que faire alors ? Attendre patiemment et sagement l'effondrement du système ? Quitte à en payer le prix fort sur son épargne, dûment gagnée. Ou tenter, à son échelle, de peser sur les banques et les politiques ? Sans Transition ! a choisi et vous livre ses précieux conseils.


 

Banques : vers une mort annoncée ?

par MC et JD

Après l’annonce cet été par les États-Unis d’une amende de 12 milliards d’euros infligée à la Deutsche Bank, pour sa responsabilité dans la crise des subprimes, c'est à nouveau la Société Générale qui est sous les feux de la rampe cet automne. En effet, le ministre des Finances vient de lui demander de rembourser les 2 milliards d'euros de crédits d’impôts octroyés par l’État, suite à sa responsabilité avérée dans l'affaire Kerviel. De fait, le monde de la finance est fragilisé. Ajoutez la fébrilité croissante des banques italiennes, un système financier mondial bâti sur des bulles prêtent à exploser et un contexte socio-économique mondial difficile. 8 ans après la faillite de Lehman Brothers et le krach qui s’en est suivi, la prochaine crise sera-t-elle bancaire ? 

« 97 à 98% des flux financiers quotidiens...

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Sébastien Paule, Mouves Occitanie : « l'enjeu d'une entreprise sociale, c'est son capital »

Créé le : 04/10/2016
Sébastien Paule, représentant du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) à Montpellier - Crédits : FD

Le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) organise son deuxième « Tour du financement » à Montpellier, au pôle Réalis, le 13 octobre prochain. Rencontre avec Sébastien Paule, représentant du Mouves en Occitanie.

 

Qu'est-ce que le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) Occitanie ?

Le Mouves en Occitanie c'est la branche régionale du Mouves, réseaux national des entrepreneurs sociaux. Nous rassemblons plus de cent adhérents dans la région, pour la plupart des dirigeants d'entreprises sociales. Nous proposons deux types d'actions. Certaines sont tournées vers l'extérieur. Elles sont destinées à montrer la diversité de l'entrepreneuriat social et son rôle dans la société. Des actions sont davantage tournées vers nos membres et leurs besoins. Il s'agit principalement d'ateliers et de rencontres professionnelles. Chaque trimestre, nous organisons des dîners du réseau auxquels nous invitons des personnes issues d'autres collectifs d'entreprises. Les questions abordées sont diverses : comment lever des fonds ? Comment trouver un nom pour un nouveau produit ? Comment toucher son public ? Il s'agit d'accompagner les membres dans leurs pratiques. Nous favorisons le conseil de pair à pair.

Qu'est-ce qu'un entrepreneur « social » ?

C'est un entrepreneur dont les activités répondent à des besoins d'intérêt général. Tout en essayant de trouver un équilibre entre cet intérêt général et l'efficacité économique. Des indicateurs concrets définissent l'entrepreneuriat social. Comme la manière d'associer ses collaborateurs à la prise de décision. Etre entrepreneur social, c’est faire le choix de la lucrativité limitée. Ce qui va se retrouver dans un encadrement des salaires, dans la redistribution des bénéfices en proposant des parts aux salariés et/ou en réinjectant une grande partie de l'argent dans les réserves de la société ou dans des actions d'intérêt collectif (diversification, essaimage, création d’emploi, maximisation de son impact social…). En somme, cette lucrativité limitée garantit la poursuite de l’utilité sociale et environnementale du projet et la redistribution équitable de ses bénéfices. Elle exige néanmoins une certaine performance économique pour assurer cette mission. 

Le Tour du financement participatif, qui aura lieu le 13 octobre prochain, s'inscrit dans cette dynamique. En quoi va consister cette journée ?

La première édition du Tour a eu lieu l'année dernière à Toulouse. Cette année, elle se déroule logiquement à Montpellier, au Pôle Réalis. Le principe : faire se rencontrer des entrepreneurs qui ont des besoins particuliers et des structures de financement. Le tout en essayant de casser le côté « rencontre individuelle » conventionnel. Nous souhaitons allier conseil et rencontre directe avec des financeurs, dans un climat bienveillant et décontracté. Il y a des projets formidables en région qui sont malheureusement loin des radars des financeurs. Notre ambition est de les détecter et les rassembler autour de et avec nos partenaires et les réseaux de l’économie sociale et solidaire, mais aussi les structures de l’accompagnement. 

Qui seront les invités ?

Il y en a deux types. D'abord, des entrepreneurs et des directeurs administratifs et financiers qui ont des projets concrets. Il s'agit de personnes qui sont confrontées à des problématiques précises de trésorerie, d'amorçage ou d'investissement. Le but est d 'apporter des réponses à leurs interrogations. Réponses données par des experts du financement, qui constituent le second profil d'invités. Des structures et des organismes comme France Active, le Fond structurel européen ou des plateformes de crowdfunding comme Wiseed ou Ulule seront présents. Des partenaires institutionnels, comme la région Occitanie, seront également là pour présenter leurs dispositifs de financement. La palette d’acteurs du financement à impact social s’étend aux fonds publics à l’investissement solidaire, en passant par les structures du financement participatif et le financement bancaire.

Pour les entrepreneurs, ces rencontres qui se situent entre le « in » et le « off », permettent de jauger la solidité des projets. C'est un peu un crash-test pour évaluer à quels types de financements ils sont éligibles ou si les montants souhaités sont réalistes. En somme, c'est un moyen d'aider les personnes à affiner leurs demandes.

Quelles réponses peut offrir le financement participatif aux entreprises et aux porteurs de projets de l'économie sociale et solidaire ?

Il faut d'abord souligner qu'il existe beaucoup de formes de financement participatif. Des organismes proposent à des particuliers de prêter de l'argent pour financer un projet. D'autres permettent de rentrer au capital d'une entreprise. D'autres (Ulule, KissKiss BankBank...) s'apparentent plus à du don ou à de l'achat-don.

Le recours à ce type de financement évite mécaniquement des phénomènes de dépendance pour les entreprises. L'enjeu d'une entreprise sociale, c'est son capital. Car il faut bien payer les gens et investir. Or le recours au prêt bancaire peut être difficile. D'autant plus pour les entreprises sociales qui, justement, ont souvent peu de capital. Et les personnes qui portent ces projets n'ont pas forcément des objectifs capitalistiques. Pour disposer de capitaux, il faut donc trouver diverses sources de financements, à la fois publics et privés. Mais aussi trouver le moyen de mettre à contribution nos communautés. Le crowdfunding est l'illustration de cette dynamique.

Plus d'infos :

Sur le compte facebook du Mouves en Occitanie  

« Dix ans après Lehman Brothers, comment redonner du sens à l'économie ? », retour sur les conférences de Benoît Prévost

Créé le : 06/12/2018
L'économiste Benoît Prévost et le directeur de publication de Sans Transition !, Julien Dézecot, à la Toulouse Business School - Crédit : VE / ST

Paul Jorion a donné une conférence en compagnie de Sans Transition !, à Marseille, lundi soir dernier. Il a ensuite décidé de ne pas assurer les dates prévues à Montpellier et Marseille, mardi et mercredi soir. Benoît Prévost, maître de conférence en économie à l'Université Montpellier III a accepté de le remplacer au pied levé. Ce spécialiste des questions de développement est intervenu avec pertinence sur le sujet initialement prévu, à savoir : « Dix ans après Lehman Brothers, comment redonner du sens à l'économie ? ».

Aussi bien à Montpellier qu'à Toulouse, Benoît Prévost a rappelé que peu de choses avaient été réalisées, après 2008, pour éviter une nouvelle crise financière. Il a notamment attiré l'attention sur le risque de contagion lié à l'endettement d'une partie de la population et singulièrement des étudiants en Amérique du Nord.

Plusieurs solutions ont été évoquées pour contribuer à « ré-orienter » l'économie capitaliste : création d'établissements bancaires publics finançant la transition dans les territoires, soutien aux initiatives locales...

Un autre regard sur l'économie

Ce second volet a été développé dans le cadre des tables-ronde qui, à Montpellier comme à Toulouse, ont réunies des acteurs régionaux de l’Économie sociale et solidaire (ESS). Cette dernière a été envisagée comme une voie de transition vers une économie davantage fondée sur la coopération que sur la compétition. La question du changement d'échelle de l'ESS, aujourd'hui surtout focalisée sur le local, a aussi été évoqué. Enfin, la nécessité de « dépolluer » les esprits et de proposer un autre regard aux jeunes générations sur l'économie a été exprimée avec force par différents participants.

Retrouvez très bientôt les vidéos de l'événement sur le site internet de Sans transition !

[RENNES] SESSION DE JOB DATING POUR LES METIERS DE LA TRANSITION

Créé le : 30/11/2018

Nathalie Tessier, cheffe du bureau des métiers de la transition écologique au ministère de la Transition écologique, et Laurence Ferrette, chargée de formation et d'emploi à l'Ademe Bretagne devant l'Exploratoire de Rennes.

Plus de 130 participants ont répondu à l'invitation de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) Bretagne pour découvrir les métiers de la transition énergétique, lors d'une session de job dating organisée à l'Exploratoire, à Rennes.

Le but de la journée qui avait lieu à l'Exploratoire de Rennes, jeudi 29 novembre : faire se rencontrer les recruteurs des métiers de la transition énergétique et les demandeurs d'emplois qualifiés pour ces métiers. "Les métiers de la transition énergétique sont aussi ceux de l'industrie, du génie civile, qui sont des métier en tension", explique Laurence Ferrette, chargée de formation et d'emploi à l'Ademe Bretagne. 150 emplos étaient à pourvoir, pour des personnes diplômées "du CAP au bac +5", précise Laurence Ferrette. Quatorze entreprises étaient présentes. Parmi les postes disponibles : des chargés de projet ; des techniciens de maintenance ; des conseillers en énergie pour, par exemple, effectuer des diagnostics énergétique sur le bâti... Mais aussi des fonctions de support : achats et approvisionnements ; informatique ; électronique de stockage...

Des milliers d'emplois en perspective

Nathalie Tessier, cheffe du bureau des métiers de la transition écologique au ministère de la Transition écologique et solidaire, était présente pour cette session de job dating, organisée par l'Ademe Bretagne. "L'idée est aussi de revaloriser ces métiers, explique-t-elle. S'engager pour l'environnement, ce n'est pas seulement protéger la biodiversité." 

Selon l'Ademe, en 2015, 80 000 emplois directs en France étaient inclus dans le secteur des énergies nouvelles et renouvelables. "Depuis, les entreprises se sont développées et les offres d'emploi se sont multipliées, précise l'Ademe. En Bretagne, les données chiffrées restent difficiles à préciser, mais les évolutions s'accordent sur 7000 emplois verts et 190 000 emplois verdissants."

[ESS] DES ATELIERS POUR LES ENTREPRISES ENGAGÉES

Créé le : 29/11/2018

Matthieu Theurier, vice-président de Rennes Métropole à l'économie sociale et solidaire (ESS), a contribué à l'organisation des ateliers des entreprises engagées, qui avaient lieu mardi 27 novembre au couvent des Jacobins, à Rennes. Le but : faire un bilan sur l'ESS dans Rennes Métropole et identifier les axes d'amélioration. Parmi ceux-ci : l'accès à l'immobilier et au financement pour les entreprises. L'élu EELV revient avec Sans transition ! sur ces problématiques. 

Nathalie Jammes, Fédération des Scop de la Communication : « Les coopératives sont attachées à des valeurs professionnelles et éthiques fortes »

Créé le : 08/11/2018
De gaucher à droite, Nathalie Jammes, déléguée générale, et Bernard Fautrez, président de la Fédération des Scop de la Communication- Crédit : Jean-François Merle

Le 23e congrès des sociétés coopératives de la communication a eu lieu à Lille, les 11 & 12 octobre derniers. Une manifestation durant laquelle Sans Transition ! à eu le plaisir d’animer des tables rondes et des conférences d’experts. Rencontre avec Nathalie Jammes, déléguée générale de la Fédération des Scop de la Communication

La Fédération des Scop de la communication a organisé son 23e congrès, les 11 et 12 octobre derniers, à Lille. Quel bilan tirez-vous de cet événement ?

Près de 150 congressistes se sont retrouvés à Lille pour échanger et parfois découvrir de nouvelles coopératives de la communication. Beaucoup se connaissent déjà au travers des activités et rencontres organisées par la Fédération, mais le congrès reste le temps fort où beaucoup de coopérateurs de métiers différents peuvent se rencontrer, apprendre des expertises de leurs pairs et envisager de nouvelles coopérations. D’ailleurs, ce congrès fut un bel exemple d’intercoopération. Plus de 25 coopératives et structures de l’économie sociale et solidaire (experts événementiels, techniciens, journalistes, graphistes, imprimeurs, photographes, consultants, éditeurs de logiciel, traiteurs, musiciens, magiciens, comédiens, etc.) ont œuvré ensemble pour organiser ce congrès dont le mot d’ordre était « Telescopez-vous ». Toutes les Scop de la communication dont la diversité des métiers est très étendue (agences de communication, de création graphique, imprimeries, agence web, événementielle, audiovisuelle, éditeurs, journalistes,...) ont pu se « télescoper » avec les coopérateurs de même métier ou des métiers connexes et complémentaires, point de départ des prochaines coopérations.

La digitalisation était au cœur de ces rencontres. Est-ce le principal défi que rencontrent les entreprises de la communication aujourd’hui ?

En effet, la communication est l’une des premières activités à se transformer du fait de la digitalisation de notre société et de nos organisations. Dans ce cadre, la fédération vient régulièrement en appui aux Scop afin qu’elles orientent leurs services et leurs façons de travailler en tenant compte de cette transformation digitale et de l’évolution de la demande et des besoins. Mais la digitalisation n’est pas le seul phénomène de transformation dans les entreprises. L’intégration des jeunes générations est également au cœur de nos préoccupations, la génération Y étant la nouvelle « grande génération » à laquelle nos structures doivent s’adapter, car leurs modes de fonctionnement et de valeurs sont très différents. C’est pourquoi le débat d’experts du congrès de Lille a abordé l’ensemble de ces questions afin que chacun reparte dans sa coopérative avec des éléments de réflexion.

Quelles sont les perspectives de la fédération pour 2019 ?

Le congrès des Scop de la communication n’a lieu que tous les 4 ans. Nos perspectives sont donc à plus long terme sur les 4 années à venir. Pour clore le congrès, notre président Bernard Fautrez a exprimé les orientations qui seront mises en œuvre au cours de ce prochain mandat. Elles sont nombreuses et les décrire ici serait long, mais nous pouvons préciser au moins celles qui seront mises en œuvre rapidement, à savoir : 

  • L’intensification de l’appui « métier » aux Scop de la communication en nommant des délégués métiers au sein du conseil d’administration

  • Le développement de l’intercoopération par le renforcement des « rendez-vous Made in Scop » afin de poursuivre les rencontres entre Scop de la communication et les structures de l’ESS, ou toutes celles qui sont intéressées pour travailler avec des entreprises responsables

  • Le déploiement de notre outil coopératif pour les achats mutualisés (Coopadev, notre centrale d’achat et de développement)

Quel est le principal avantage du statut coopératif pour une entreprise de la communication ?

Solidarité, partage, gouvernance démocratique, transparence dans la gestion, ancrage territorial et durable... Les Scop sont des entreprises coopératives attachées à des valeurs professionnelles et éthiques fortes. Par leur statut, elles sont engagées dans un processus de gestion responsable et participative. Ce fonctionnement en fait des entreprises créatives et performantes. Et elles se différencient par leur volonté de concilier responsabilité sociétale et succès économique avec tous leurs partenaires. Ainsi, les entreprises publiques et privées soucieuses de valoriser leurs pratiques RSE en développant une politique d’achat responsable sur le long terme trouvent auprès des Scop de la communication des partenaires offrant un riche panel de compétences en prestations intellectuelles.

Plus d'infos : www.fdcom.coop/sites/fr/federations/les-scop-communication/

[ ÉVÉNEMENT ] La transition au programme du mois de novembre

Créé le : 06/11/2018

Sans transition ! s’engage en faveur de l’innovation et la transition dans les territoires.

Voici notre sélection des événements incontournables au programme de ce mois de novembre, dédié à l'économie sociale et solidaire, en partenariat avec les CRESS en région.

BRETAGNE

08 novembre / 9h

> 2e Conférence régionale > Ploemeur (animée par Sans transition ! )

Samedi 10 novembre / 14h

> Rencontres de l’économie sociale et solidaire > Rennes

Samedi 24 novembre / 13h45

> La coopération en parler c’est bien ! La vivre et la pratiquer au quotidien ça vous tente ? > Quimper

27 novembre / 18h

> Rencontres Engagées de Plédran, coorganisées par Harmonie Mutuelle et Sans transition !

 

PROVENCE

08 novembre

> Salon "So Eko" au Parc Chanot > Marseille

10 novembre / 18h

> Rencontres coopératives à la Scierie > Avignon

Mardi 13 novembre / 18h30

> Conférence, « pourquoi a t-on besoin de l’Économie Sociale et Solidaire ? > Nice

Jeudi 15 novembre / 18h

Conférence sur le gaspillage alimentaire > Seyne sur Mer

Lundi 19 novembre / 18h

Conférence interactive : les déchets ça déborde ! > Gap

20 novembre

> Rencontres de l'ESS > Arles

> Rencontres > Avignon

> 9e rencontres de l'ESS en Vaucluse, Hôtel de Ville Avignon

Jeudi 22 novembre / 13h45

> Non recours aux droits, que faire ? > Manosque

 

OCCITANIE

06 novembre

> Lancement mois ESS au Gazette café à Montpellier

mercredi 7 novembre / 18h

> Café mutualiste : « Épargner pour une société plus solidaire » > Perpignan

Mardi 13 novembre / 15h

> Forum ESS et IAE  > Alès

Mercredi 21 novembre / 9h

> Financements européens et entreprises de l’ESS : des synergies gagnantes > Toulouse

Vendredi 23 novembre / 18h

> Café santé « Préventé santé: les bons gestes ! » > Nant

Dimanche 25 novembre / 10h

> Rencontres de l’ESS dans le Tarn > Le Séquestre

Mercredi 28 novembre

> Les rencontres lozériennes de l’ESS > Mende

 

AUVERGNE-RHONE-ALPES

Vendredi 9 novembre

> Inauguration du mois de l’ESS en Haute-Savoie > Annecy

Lundi 12 novembre /19h30

> Construire une société solidaire > Annecy

Mardi 13 novembre / 9h

> Les opportunités d'empoi dans l'ESS > Clermont-Ferrand

Mercredi 14 novembre

> 2e journée ESS et Territoires > Aurillac

>« Ensemble parlons climat » conférence (animée par Sans Transition !) > Lyon / 18h

Jeudi 22 novembre / 19h

> Festival la Chose Publique (en partenariat avec Sans Transition !) > Musée des Confluences à Lyon

Jeudi 6 décembre / 9h

> Entreprendre dans l'ESS > Grenoble

Toulouse : L'incubateur Première Brique lance son 4ème appel à projets ESS

Créé le : 23/10/2018

Première Brique, l'incubateur d'innovation sociale de Toulouse Métropole, a lancé son 4ème appel à projets.

Première Brique a lancé son 4ème appel à projets pour détecter et accompagner les pionniers de l’économie de demain, les innovations au service du territoire, de l’environnement et de ses habitants.

Le programme d’incubation de Première Brique offre un accompagnement et une pédagogie adaptée aux spécificités de l’entrepreneuriat social. Cet incubateur apportera des avis d'experts en création d’entreprise, en innovation sociale et en coaching de dirigeants, de la visibilité, un accès privilégié à l’écosystème de l’innovation sociale, une méthodologie de projet élaborée pour les projets d’entreprises à impact social et environnemental. Un accompagnement qui se réalise dans un esprit de bienveillance, de collaboration et d’expérimentation.

Une réunion d'information est proposée le 25 octobre à 11h, 27bis allées Maurice Sarraut à Toulouse. Date limite des candidatures le 4 novembre pour une présentattion des projets pré-sélectionnés devant jury à la mi-décembre.

Cette année, les thématiques des projets attendus sont :

- Comment prévenir, gérer et lutter contre les vulnérabilités ?
- Comment favoriser l’accès au logement pour tous ?
- Comment coopérer pour optimiser les ressources sur un territoire ou comment générer une économie circulaire ?

Téléchargez le cahier des charges de l’appel à projets ici

Téléchargez le dossier de candidature ici
 

Plus d'infos :
www.premiere-brique.fr

David Heckel, Cress Paca : « La loi Pacte minimise l'apport spécifique des entreprises de l'Economie sociale et solidaire (ESS) »

Créé le : 22/10/2018
La loi Pacte a été adoptée en première lecture, à l'Assemblée nationale, début octobre - Crédit : By kimdokhac - Flickr, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6379340

Le Projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises – ou loi Pacte – a été adopté en première lecture à l'Assemblée, au début de ce mois d'octobre. Le texte prévoit la création de « missions » sociales ou environnementales. Nous en avons discuté avec David Heckel, directeur de la Chambre régionale d'économie sociale et solidaire de Paca. La loi Pacte sera au cœur des discussions du prochain salon des achats responsables des entreprises, So Eko, à Marseille, le 8 novembre prochain.

Que peut changer la loi Pacte pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire ?

Le premier constat que l'on peut faire concernant les entreprises de l’économie, sociale et solidaire (ESS), c'est le manque d'ambition de cette loi. Car elle n'adresse qu'une proposition qui concerne notre secteur : un élargissement de la possibilité des entreprises de bénéficier d'un agrément « ESUS » (Entreprise solidaire d'utilité sociale)1.

Par ailleurs, l'un des éléments clés de la loi Pacte est qu'elle introduit la notion d' « entreprise à mission ». Cela donnera la possibilité à une entreprise d'introduire une finalité sociale ou environnementale dans ses objets. Nous pouvons nous féliciter qu'il y ait une volonté de partager cette notion de responsabilité entre toutes les entreprises. En revanche, il est dommage que dans cette description de la responsabilité, la loi Pacte n'introduise pas les entreprises de l'ESS comme étant des acteurs agissant déjà dans cette logique. Elle minimise l’apport spécifiques des entreprises de l'ESS.

Cette possibilité pour des entreprises classiques d'avoir des objets sociaux ne risque-t-elle pas de diluer l'identité des structures de l'ESS ?

Lorsque la loi a été annoncée, en début d'année, beaucoup d'interrogations ont été exprimées à ce propos. Nous avons un peu avancé sur ce sujet. Ce point de vue demeure une stratégie défensive. Nous préférons considérer que nos entreprises ont été pionnières en matière de responsabilité économique dans les territoires. Elles ont donc des choses à faire valoir. Dans la loi Pacte, il y a bien cette introduction de la mission de responsabilité des entreprises. Mais rien sur le partage de la valeurs, sur le fait que des entreprises puissent être à lucrativité limité ou sans but lucratif, et rien non plus sur le partage du pouvoir et de la gouvernance : tout ce qui, de fait, distingue les structures de l'ESS des autres.

Nous n'avons donc pas l'impression que notre spécificité soit attaquée. Il faut que nous arrivions à nous faire entendre pour que, à partir de notre distinction, nous soyons à l'origine d'un effet d’entraînement, notamment pour les entreprises à mission.

Comment sera abordée la loi Pacte dans le cadre du salon So Eko, dédié aux achats responsables ?

Le sujet de la loi Pacte sera abordé en plénière, durant l'après-midi. La thématique générale sera la performance économique et les impacts sociaux et environnementaux des entreprises. Cette question de la responsabilité des entreprises vis-à-vis de leur territoire est un élément important de la loi.

Mais il faut souligner que le cœur du sujet de So Eko est la promotion des achats responsables, sur un territoire qui nous concerne : celui de la région Sud Paca. Aujourd'hui, des agents économiques se demandent si, dans leur manière de conduire leurs projets, une partie de leurs échanges économiques, notamment en matière d'achat locaux, peut bénéficier au territoire. C'est le cœur du salon.

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1L'agrément Entreprise solidaire d'utilité sociale (ESUS) est une reconnaissance par l'Etat d'un but d'utilité sociale poursuivit par une entreprise. Dans les faits, il leur permet de bénéficier de financements, et notamment d'accéder à l'épargne salariale solidaire et à des réductions fiscales.

 

 

Financement participatif : la société Lendosphere en croissance

Créé le : 15/10/2018

Lendosphere, société de financement participatif spécialisée dans le développement durable, enregistre une croissance de 36% des montants prêtés pour les énergies renouvelables sur 2018.
 

À l'heure où les engagements de la société civile font bouger les lignes de la transition énergétique, le financement participatif est un bon témoin de ces changements. Sur Lendosphere, les collectes ont connu une croissance de 36% entre 2017 et 2018. Avec près de 9.000 investisseurs répartis dans toute la France, la communauté de Lendosphere, aussi bien rurale que citadine, rassemble toutes les catégories socio-professionnelles et les tranches d'âge.

Laure Verhaeghe, directrice générale de Lendosphere :

« Les énergies renouvelables sont perçues comme un placement sûr et d'avenir. Notre communauté d'investisseurs ne cesse de croître, et son dynamisme suit une belle progression. C'est un marqueur pertinent de la bonne perception de la transition énergétique par les Français. Les 30-50 ans sont les plus nombreux à participer, quand les 50-70 ans sont les plus importants en montants investis »

 

30 millions€ levés et aucun défaut

Cette communauté permet à Lendosphere de s'affirmer comme un des acteurs leaders du financement participatif. En effet, la plateforme représente plus d'un tiers du crowdfunding dédié aux énergies renouvelables et à l'environnement au 1er semestre 2018, selon le Baromètre du crowdfunding par FPF et KPMG, et s'affirme comme la 4ème plateforme française, tous secteurs confondus. Plus de 30 millions d'euros ont été investis par des citoyens pour des projets éoliens et solaires via Lendosphere, dont près de 10 millions depuis le début de l'année,

Laure Verhaeghe :

« Une progression de 36% en un an, qui s'explique par la qualité des projets que nous présentons et leur bonne image auprès des citoyens. »
 


Lendosphere est la seule plateforme du classement établi par Argent et Salaire à afficher un taux nul de défaut et de retard dans les remboursements en cours, ce qui devient rare dans le secteur du crowdlending (prêt direct aux entreprises via des plateformes en ligne).

Laure Verhaeghe :

« Le crowdlending joue un rôle essentiel dans le financement des énergies renouvelables : il oeœuvre en faveur de leur appropriation par les Français, assure des retombées économiques directes et positives et apporte une source de fonds efficace pour les projets. »
 



Plus d'infos :
www.lendosphere.com

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