Écologie

[CONFERENCE]- Jean Jouzel : « Les vagues de chaleur concerneront davantage le pourtour méditerranéen »

Créé le : 24/09/2018

Pour la 4è édition de la série de conférences co-organisées par la mairie de Mazan (84) et le magazine Sans Transition ! Provence, Jean Jouzel, climatologue et glaciologue français, sera notre invité à La Boiserie de Mazan, le 4 octobre 2018, à 19h00. En compagnie d'autres experts régionaux, le scientifique nous démontrera l'urgence d'agir face aux changements climatiques et parlera de leurs impacts en Provence. 

Avant-goût de cette soirée : une interview que nous a accordée Jean Jouzel sur les évolutions possibles du climat méditerranéen. Diminution des précipitations, vagues de chaleur, impacts sur l'agriculture et le tourisme font partie de ses prévisions...

Quels pourraient être les effets du réchauffement climatique d’ici la fin du siècle sur le pourtour méditerranéen ?

Prenons un scénario dit « intermédiaire » avec un réchauffement de 3 à 5 °C. Les réchauffements seraient plus importants l’été que l’hiver, avec une diminution des précipitations de 20 à 30 %. Les vagues de chaleur qui toucheront l’ensemble de l’Europe concerneront davantage le pourtour méditerranéen. Ce qui va poser des problèmes de ressource en eau, d’élévation du niveau de la mer (1 m d’ici la fin du siècle) ou d’acidification de celle-ci. Écosystèmes, agriculture, santé, tourisme ou encore infrastructures seront impactés…

Les étés caniculaires devraient donc être plus fréquents ?

Les étés caniculaires de la deuxième partie du XXIe siècle pourraient être 7 à 8 °C plus chauds qu’un été moyen. Tous les étés pourraient être plus chauds que celui de 2003, toujours selon un scénario « moyen ».

Ces vagues de chaleur pourront-elles avoir un impact sur la qualité de l’air ?

L’ozone troposphérique (de basse altitude, ndlr), les particules, l’oxyde de souffre et l’azote devraient croître l’été dans les régions déjà polluées. Or, on sait qu’il est très difficile de faire face à la pollution durant un été caniculaire car l’air est très stable. Les risques de feux de forêt pourraient aussi être plus importants. Or ces derniers génèrent aussi de la pollution. D’où l’importance de rester sous la barre des 2 °C d’augmentation de la température globale. C’est possible. Il faut y aller !

 


"Et demain, quel climat pour la Provence ?" - La Conférence, en pratique 

- Entrée 9€ (ou 9 Roues à régler sur place) -  Entrée offerte pour toute souscription d'un abonnement à Sans Transition ! - 

Librairie, buvette, petite restauration en partenariat avec la Biocoop L'AUZONNE, à Carpentras et massages sur place.

 

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Informations et demandes spécifiques à : reservation@sans-transition-magazine.info / 09 73 53 36 87 .

Des actions pour sauver le récif de l'Amazon des griffes des compagnies pétrolières

Créé le : 22/09/2018

Le récif corallien de l'Amazon, au large du Brésil et de la Guyanne française, est un réservoir unique de biodiversité. Mais il est en danger. « Malheureusement, à peine découvert, le récif est déjà menacé par des projets d'exploration pétrolière que Total et BP veulent mener au large de l’embouchure de l'Amazone », indique Greenpeace sur son site. L'ONG et l'association de lutte contre le réchauffement climatique ANV Cop 21 préparent une série d'actions pour inciter Total à ne pas réaliser de forages. Mireille Villion, militante du collectif ANV Cop 21 d'Aix-en-Provence nous en dit plus. Un pétition est déjà en ligne.  

Camions : ces cadeaux fiscaux toxiques accordés aux poids lourds de la pollution de l’air

Créé le : 19/09/2018
Pixabay

Par France Nature Environnement 

Trois ans après le scandale du « Dieselgate », les constructeurs automobiles soupçonnés de tromperie par l’Etat Français n’ont toujours pas été sanctionnés. Et les polémiques s’accumulent : tests sur des singes et des humains, tricheries des camions… A la veille de la 4ème Journée Nationale de la Qualité de l’Air, France Nature Environnement s’insurge contre un autre scandale sur le diesel : les cadeaux fiscaux accordés gazole professionnel, avantageux pour les camions les plus pollueurs.

« Dieselgate » : 3 ans après, pas d’avancée majeure

La pollution de l’air est le risque environnemental le plus important pour la santé en Europe[1], et la 3ème cause de mortalité en France derrière le tabac et l’alcool. Cela représente 52 000 décès prématurés en France, mais aussi plus de 101,3 milliards d’euros de coûts sanitaires chaque année pour la France.

Trois ans après le « Dieselgate », qui avait permis de révéler que le secteur routier était un contributeur encore plus important qu’estimé à la pollution de l’air, les constructeurs automobiles n’ont pas été sanctionnés et la plupart des véhicules mis en cause sont toujours sur nos routes. De plus, une enquête sur la pollution des camions devait être menée par la France. Mais sur ce sujet, silence radio …

Un cadeau fiscal pour les poids lourds qui s’élève à 900 millions d’euros

Le gouvernement continue de favoriser le diesel pour les camions par le biais d’exonérations fiscales. Depuis 2015 le secteur du transport routier de marchandises est ainsi exonéré des hausses de la Contribution Climat Energie (taxe carbone) sur le gazole. Les camions à moteur diesel ne payent donc pas, contrairement aux automobilistes, la totalité des émissions de CO2 qu’ils génèrent par leur consommation de carburant. En 2017, ce cadeau fiscal représentait près de 900 millions d’euros pour le gazole routier des poids lourds sur un total de 1,2 milliards d’euros[2] pour les niches fiscales accordées au gazole professionnel. Une somme colossale qui pourrait être investie dans le développement des modes de transport moins polluants.

Le lobby routier fait-il trop peur ?

Plusieurs secteurs sont concernés par cette exonération. Le gouvernement semble donc décidé à y mettre fin… mais uniquement pour le gazole non routier. Une mesure qui viserait principalement les engins de chantier du secteur industriel (BTP en particulier).

« Autrement dit, les poids lourds, qui sont les principaux bénéficiaires de cet avantage fiscal, seraient épargnés. Une aberration, quand on sait que cette somme permettrait d’investir dans des trains du quotidien plus fiables par exemple », réagit Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « l’exonération du gazole routier est un non-sens d’un point de vue politique, et une injustice vis-à-vis des ménages qui eux paient la totalité de leur plein. L’intégralité de l’effort à accomplir pour la transition énergétique ne doit pas reposer sur eux. Le nouveau Ministre de l’Ecologie a affirmé vouloir s’inscrire dans ‘l’écologie de l’action’. Il doit aller au bout de la démarche. »

La loi d’orientation sur les mobilités prévue pour fin 2018 et la loi de finances 2019, qui sera présentée par le gouvernement dès lundi prochain, sont deux grandes occasions de lever les freins vers des mobilités plus durables. La fin des exonérations fiscales du gazole professionnel dans son ensemble, dont le routier nous permettrait de tenir nos objectifs en matière de lutte contre la pollution et le dérèglement climatique, en dégageant de nouvelles ressources pour financer le développement des mobilités plus durables.

C’est pourquoi France Nature Environnement lance une pétition pour demander la fin des cadeaux fiscaux accordés aux camions les plus pollueurs. La fédération demande également la reprise de la commission d’enquête sur le diesel afin de faire un suivi des rappels des véhicules diesel et poursuivre les enquêtes sur les véhicules essence et les poids lourds.

Voir la Pétition « Stop aux cadeaux fiscaux accordés aux camions les plus pollueurs »

Voir les Propositions de France Nature Environnement pour la Loi d’Orientation sur les Mobilités

 
[1]According to the World Health Organization (WHO), air pollution is the biggest environmental risk to health in the European Union.”

 

Dominique Robin (AtmoSud) - « Air24 explore le futur de la qualité de l'air »

Créé le : 18/09/2018
© DR

Dominique Robin, directeur de l'association d'observation de la qualité de l'air AtmoSud, nous présente Air24. Cet événement exceptionnel était organisé à Aix-en-Provence, sur le campus de thecamp, le 18 septembre 2018. Objectif : mettre en lumière les solutions digitales pouvant contribuer à améliorer la qualité de l'air dans les territoires.

Plus d'infos : www.air24.tech

[TRIBUNE]- Nous voulons des coquelicots : « Appel des 100 » pour l’interdiction des pesticides chimiques de synthèse

Créé le : 12/09/2018
Pixabay

Par Nous voulons des coquelicots 

100 citoyen.nes anonymes, de tous horizons, partout en France lancent, ce jour, un Appel solennel Nous voulons des coquelicots. Soutenus par de nombreuses ONG et des personnalités  et grâce à l'élan impulsé par notre ami Fabrice Nicolino, ils clament « Nous voulons des coquelicots ».

Pourquoi cet Appel ?

 
L’heure n’est plus à compter les oiseaux, les abeilles, les papillons morts et les humains malades. Le constat a été fait tant de fois, au travers de centaines d’études scientifiques rigoureuses, que discuter encore n’a plus de sens. Notre pays est devenu méconnaissable à cause des pesticides. Toutes les politiques ont échoué. Nous lançons ce 12 septembre 2018 un immense Appel qui doit provoquer un soulèvement pacifique de la société française. Il pourrait durer deux ans et vise à mobiliser au moins cinq millions de soutiens. C’est ambitieux, mais l’objectif l’est, car il s’agit d’obtenir l’interdiction de tous les pesticides (de synthèse) en France. Il faut donc relever la tête, unir toutes les forces disponibles, agir tout de suite. Le pari repose sur l’espoir que la société française reste vivante. Un pays libre garde le droit de refuser ce qu’il ne supporte plus et de l’imposer à ses dirigeants, quels qu’ils soient. N’oublions jamais qu’en vingt ans, des millions de consommateurs se sont détournés, au moins en partie, de l’alimentation farcie de pesticides. C’est sur eux et sur toutes celles et ceux qui se sentent concernés que nous comptons. 
 

Qui sommes-nous ?

 
L’association « Nous voulons des coquelicots »
 
Un groupe de bénévoles sans argent, composé d’une quinzaine de personnes, parmi lesquelles une directrice de crèche (retraitée), des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG, deux journalistes. Nous avons créé dans l’urgence une association, Nous voulons des coquelicots, dont le président est Fabrice Nicolino. 
 
L’Appel des 100
 
L’Appel est lancé par ces bénévoles et les 100 premiers signataires, hommes et femmes « anonymes », résidant partout en France, ayant des professions aussi diverses qu’artisan, coiffeur, responsables des ventes, agent immobilier, ouvrier, enseignant, infirmier, maraicher, photographe, instituteur, vétérinaire etc. Découvrez-les en ligne ici : www.nousvoulonsdescoquelicots.org/nos-soutiens 
 
 
 
 

Embrun : la Foire Bio de GENEPI fête ses vingt ans !

Créé le : 06/09/2018
Florian Pépellin, Wikimedia Commons

Vingt ans déjà ! La vingtième édition de la Foire Bio, organisée par l’association de conservation de l’environnement GENEPI, se tiendra les 7, 8 et 9 septembre prochains, à Embrun (Hautes-Alpes). « Une célébration de cet anniversaire est prévue avec les visiteurs », précise le communiqué de presse de l’association.

Cette édition aura pour thématique principale la forêt. Pour l’occasion, la forêt de Boscodon sera labelisée « forêt d’exception ». Au programme : un « village-forêt » regroupant associations et professionnels, des conférences et des visites guidées des forêts de Boscodon et d’Assan, pilotées par l’Office National des Forêts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DÉCOUVREZ LE DERNIER NUMÉRO DE SANS TRANSITION !

Créé le : 30/08/2018

Le numéro d'été de Sans Transition ! est en kiosque ! Au sommaire : 

  • ENQUÊTE – ILS VEULENT NOUS FAIRE MANGER DES INSECTES- Pâtes à la farine d’insectes, terrine à base de grillons, barre chocolatée aux criquets, et bientôt « steak » mélangeant poudre de ténébrions et ingrédients végétaux. Le tout prochainement vendu en supermarchés. Des entreprises françaises travaillent sur l’élaboration de produits dans lesquels les « bébêtes » ne se voient plus. Ces stratégies marketing vont-elles parvenir à faire entrer sauterelles et autres larves dans notre alimentations courante ?

  • DOSSIER - UN ÉTÉ EN MODE SLOW - Avec l’été, viennent les envies d’ailleurs. À peine sorti du rythme soutenu du travail, c’est presque une « course » au dépaysement que l’on entreprend lors qu’arrivent les vacances. Aller loin, le plus vite possible. Pourtant, il existe aussi d’autres manières de s’évader, en soi. Que ce soit dans l’introspection, l’imaginaire ou le mouvement, d’autres mondes sont à portée de main. Rencontre avec ceux qui empruntent des chemins de traverse.

  • ENQUÊTE - ÉGALITÉ FEMME/HOMME DANS LE SPORT : encore loin du but ? - Alors que les bénéfices sur la santé du sport sont reconnus par tous, globalement, en France, les femmes font moins d’activité physique que les hommes. Aux plus hauts niveaux, on constate des différences de salaires écrasantes, une minorité de femmes à des postes à responsabilités, une couverture médiatique bien moins importante… Comment se battre efficacement contre ces inégalités ?

  • ENTRETIEN – Rencontre avec l'ex-socialiste Delphine Batho qui défend une écologie « intégrale » au sein du parti Génération Écologie, dont elle a pris la tête.

​Retrouvez vous sujets régionaux en Bretagne, Provence, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes :

Un reportage sur les victimes des pesticides en Bretagne, qui se battent pour faire reconnaître leurs maladies, un sujet sur des enfants-architectes à Marseille, un article sur un atelier qui propose aux agriculteurs de créer leurs propres outils dans l'Isère, ou encore un reportage sur une compagnie de théâtre Aveyronnaise qui utilise leur art comme outil de dialogue citoyen. Et pleins d'autres actus loacales sur l'écologie et l'Economie sociale et solidaire !

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[RÉACTION] - Démission de Nicolas Hulot Bretagne Vivante ne comprend pas l’indifférence politique et générale concernant la tragédie environnementale actuelle

Créé le : 29/08/2018

Bretagne Vivante, association historique de la protection de l'environnement dans la péninsule armoricaine et membre de France Nature Environnement, réagit à la démission de Nicolas Hulot. 

C’est avec tristesse mais sans surprise que Bretagne Vivante a appris la démission de Nicolas Hulot, car nous connaissions son engagement militant de longue date et sa sincérité. Nous sommes extrêmement inquiets, dans le contexte environnemental actuel gravissime, de ce qui sera mis en œuvre dans les années qui viennent. 

Le profond découragement et la tristesse de Nicolas Hulot sont des signes très inquiétants qui entrent en résonnance avec la tristesse et le découragement de plus en plus réguliers que les associations de protection de la nature ont à affronter dans leurs propres rangs.

La protection de la nature, en 2018, reste extrêmement difficile et peu soutenue. Loin d’avoir avancé, il nous est au contraire, dans beaucoup de domaines, et faute de moyens, encore plus compliqué de travailler qu’auparavant. Selon Nicolas Hulot, qui rappelle la force des puissants lobbyings auxquels les protecteurs de l’environnement doivent faire face, « on s’accommode de la gravité et on se fait complice de la tragédie qui est en cours de gestation ».

Du côté de Bretagne Vivante, nous ne baissons pas les bras. Dans notre région, il est plus que jamais nécessaire de mobiliser davantage les élus locaux et des collectivités avec qui nous avons des projets et avec lesquels nous avançons. Mais la tâche reste énorme. Et nous ne pourrons rien faire sans une mobilisation citoyenne beaucoup plus importante qu’elle ne l’est aujourd’hui.

En effet, aujourd’hui en France, les associations de protection de l’environnement, quelles qu’elles soient, manquent cruellement de soutien – alors que de plus en plus de personnes se disent pourtant sensibles à écologie au quotidien. Ce manque d'engagement et donc de force représentative est ce qui nous fait défaut, encore et toujours, pour avoir un poids politique et une crédibilité. Nicolas Hulot en a cruellement manqué pour pouvoir porter son action, comme ceux qui l’ont précédé et ceux qui le suivront, si rien ne change.

Nous appelons donc le gouvernement à tenir compte du sens de cette démission et à prendre enfin acte du drame écologique auquel les hommes politiques contribuent depuis des décennies. Les problèmes environnementaux sont une priorité pour tous les citoyens et leurs enfants : faut-il un lobby pour avoir le droit de vivre en bonne santé dans un monde qui ne soit pas détruit ?

Nous appelons également le soutien de tous, car chacun, à son niveau, peut faire bouger les choses. Nous, protecteurs de l’environnement, n’avons pas de lobbyistes. Nous avons d’autant plus besoin de vous. Adhérez aux associations de protection de l’environnement – la nôtre ou une autre, celle qui vous convient, dans notre région ou ailleurs en France, mais adhérez. Donnez-nous du poids. Donnez-nous une voix.

Près de Narbonne, un camp d'été pour les antinucléaires

Créé le : 06/08/2018
Benh Lieu Song, Wikimédia Commons

Une centaine de militants indépendants antinucléaires, venus du monde entier, sont attendus du 6 au 12 août près de Narbonne (Aude), pour un camp d'été. Une manière de structurer le réseau international des opposants au nucléaire, et de discuter plus particulièrement d'une thèmatique locale : l'usine Orano Malvési.

 

Sa location exacte est tenue secrète, jusqu'à ce qu'on s'inscrive à l'événement. On sait maintenant que le camp d'été international des antinucléaires, dont le coup d'envoi est lancé le 6 août, a lieu sur le terrain d'un privé, près du massif de la Clape. "Dans un champ de jeunes oliviers donnant peu d’ombre à une dizaine de kilomètres de Narbonne et de la mer Méditerranée", précisent les sites internet faisant la promotion du camp.

Au programme : une semaine de débats et d'échanges, mais surtout de rencontres entre différentes organisations antinucléaires internationales, afin de structurer et dynamiser les réseaux. Le camp a été justement créé par le réseau Nuclear Heritage Network, qui oeuvre à tisser des liens entre les militants à travers le globe, et à faire circuler l'expertise citoyenne sur les questions nucléaires.

C'est la première fois qu'une telle rencontre à lieu en France. Les précédents camps d'été avaient tous pris place en Allemagne, où le mouvement social antinucléaire est puissant. Bure avait été un temps plébiscité, mais c'est Narbonne qui a été finalement choisie.

A vingts kilomètres de là, l'usine Orano Malvési

Et c'est tout sauf un hasard. A une demie-heure de route du camp d'été, l'usine Orano Malvési sera un des thèmes principaux abordés durant la semaine. Cette usine de Narbonne est consacrée au traitement du "yellowcake", du nom donné au concentré d'uranium brut que l'on traite, afin qu'il puisse servir pour les centrales nucléaires. De nombreuses intiatives s'étaient élevées en 2017 contre le mauvais traitement des déchets nucléaires par l'usine. « Lors de ce camp, nous consacrerons au moins une journée à une action sur Narbonne ou à proximité », avertit la lettre d'information envoyée aux militants, sans toutefois détailler la nature de cette action.

 

A partir du 1er août, l’humanité a consommé l’intégralité des ressources annuelles de la planète

Créé le : 31/07/2018
Crédits : PIRO4D, Pixabay

Au 1er août 2018, l’humanité vit à crédit. L’intégralité des ressources que la Terre peut renouveler en une année a été consommée. Chaque année, cette date, surnommée « le jour du dépassement », intervient de plus en plus tôt.

 

 

 

 

 

C’est devenu avec le temps le sinistre marronnier de l’été : chaque année, le « jour du dépassement », date à laquelle l’humanité a consommé toutes les ressources annuelles de la Terre, intervient de plus en plus tôt. En 2018, il n’aura fallu que sept mois à l’humanité pour entrer en dette écologique. L’an dernier, le « dépassement » était atteint le 2 août ; en 1998, c’était le 30 septembre. L’Homme consomme donc de plus en plus vite les ressources planétaires.

1,7 Terre serait nécessaire, selon le WWF

La date du jour du dépassement est calculée par le Global Footprint Network, qui met en relation la demande humaine en ressources (bois, énergie, récoltes, ressources halieutiques) et la capacité annuelle de renouvellement de ces ressources par la planète.

Selon le WWF, il faudrait donc 1,7 Terre pour satisfaire la demande humaine. Mais ce chiffre n’est qu’une moyenne : certains pays pèsent davantage que d’autres sur la consommation mondiale. Ainsi, WWF France avait annoncé que pour 2018, le jour du dépassement français, c’est-à-dire le jour du dépassement si le monde entier consommait comme la France, tombait le 5 mai. Parmi les autres très mauvais élèves, on retrouve la Russie (20 avril), le Canada (17 mars) et les Etats-Unis (14 mars).  

 

 

 

 

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