Écologie

PROVENCE - Projet All bike : un combat gagné au Mont Ventoux

Créé le : 29/01/2019

par Magali Chouvion

Dans le Vaucluse, au pied du Mont Ventoux, deux villages de 3000 habitants sont concernés par des projets d’aménagement touristiques d’envergure.

Le maire de la commune, Luc Reynard, a annoncé lors de ses voeux, vendredi 27 janvier 2019, leur abandon. Sans transition ! s'était rendu sur place à l'été dernier. Retrospective d'un long combat qui n'aura pas été vain ...

Au cœur d’un futur parc naturel régional, habitants et élus s’interrogent sur l'attitude à avoir face à des volontés privées d’investir lourdement sur leur commune dans des complexes touristiques, au risque de dégrader l’environnement, les paysages et le vivre ensemble. Certains opposants allant jusqu’à crier aux « grands projets inutiles imposés ». Reportage.

« Un projet idéal, qui intègre l’environnement, la population, une philosophie respectueuse des hommes, du patrimoine et de la nature, et qui pourrait apporter des retombées économiques à tout le monde. » Michèle Aragon, porteuse du projet All Bike, sait vendre son rêve. Et à première vue, le futur vélodrome enterré, accompagné de son complexe d’activités touristiques et culturelles qu’elle propose, a tout pour séduire les investisseurs et habitants de Bedoin, petite commune de 3000 âmes au nord du Vaucluse.

Pourtant les choses ne sont pas si simples. Des voix s’élèvent depuis que la Municipalité s’est déclarée favorable au projet en proposant de modifier son PLU (Plan local d’urbanisme), rendant une zone de 3 ha constructible – des terrains privés en friche, à destination initiale agricole – pour la réalisation du futur aménagement : « Un projet mégalomane, un échec économique garanti. Des promoteurs qui vont s’enrichir et les Bédouinais qui vont rester sur l’épave », s’inquiète l’un des habitants dans la pétition lancée en décembre dernier par le collectif citoyen Bédoin Ventoux en lutte contre le projet. Pétition qui a par ailleurs reçue 1202 soutiens à l’heure où nous bouclons ce numéro.

Attirer plutôt qu’accueillir

L’importance du projet sur une commune rurale modeste, qui vit principalement de la notoriété des paysages du Mont Ventoux, inquiète la population. L’aspect paysager va être impacté et ses conséquences environnementales pourraient être irréversibles (bétonnage, risque d’inondation, perte de biodiversité…). Il faut dire qu’All Bike est un projet d’aménagement touristique comme Bedoin ou les villages alentours n’en ont jamais connus : un vélodrome enterré, un hôtel 4 étoiles de 100 chambres, un Spa, un musée du vélo, une place de spectacle au cœur de l’arène, un restaurant, un campus… « Le tout pour la somme maximale de 80 millions d’euros, dont pas un centime ne sera demandé à la mairie ni à ses habitants », précise Michèle Aragon. Cette multiplication des équipements interroge les opposants au projet : « Nous nous sommes renseignés et avons enquêté sur les autres vélodromes de France : jamais All Bike ne sera viable économiquement », affirme Philippe Babinet, l’un des membres du collectif Bédoin Ventoux et ancien professionnel du tourisme. « Et un hôtel 4 étoiles fonctionnant toute l’année, avec des emplois stables et pérennes (100 emplois annoncés) pour les Bedouinais, c’est un leurre ! », s’amuse-t-il. En effet, dans le territoire proche, aucun hôtel de cette classe ne parvient à remplir ses chambres en hiver.

« C’est normal », réagit Michèle Aragon. « Car aucun hôtel n’a su créer de l’activité autour de lui. Attendre que les clients viennent ne suffit plus ! » Et de poursuivre : « avec All Bike, la démarche est complètement différente. Des sportifs de haut niveau, dans le vélo ou autre, vont pouvoir venir s’entraîner à chaque saison. Et leur famille pourra les accompagner pour profiter des attractions qui seront proposées à tout un chacun. Nous allons les attirer, et pas uniquement les accueillir », précise-t-elle. Un pari osé auquel est loin d’adhérer le collectif citoyen.

Par ailleurs, Michèle Aragon assure s’entourer d’une équipe de spécialistes qui travaille sans cesse pour faire baisser les coûts grâce à l’utilisation de techniques et matériaux innovants. Ainsi, la toiture végétalisée de l’équipement, par exemple, sera réalisée par un spécialiste avec des plantes méditerranéennes. « Il ne s’agit pas de consommer trop d’eau ou d’énergie car, au-delà de l’environnement, nous souhaitons réduire au maximum nos charges de fonctionnement ! », précise l’entrepreneuse qui parcourt le monde depuis quelques mois à la recherche d’investisseurs « solides et dans une bonne philosophie ».

 

Aelène, Gislaine et Philippe s’opposent au projet All Bike et brandissent leur banderole sur le site de 3 ha du futur projet. Crédit : MC / Sans Transition !

Encore à la recherche de financements

Car c’est là que le bas blesse : le financement du projet n’est pas encore complètement ficelé. Et si la porteuse de projets s’affiche sûre d’elle, elle cherche encore des investisseurs potentiels. « Tant que nous n’aurons pas un projet finalisé, financeurs inclus, nous suspendons le comité de liaison », a donc décidé Luc Reynard, le maire de la commune. Il reprendra dès que les choses auront « avancé ». Pour le collectif citoyen, l’attitude de l’édile est incompréhensible. Ils ne comprennent pas que le maire, « fervent défenseur du projet de parc naturel régional et du patrimoine naturel, puisse accepter un tel projet de développement plutôt que d’autres, plus humains et réalistes, comme la construction d’un gîte d’étape ou le développement d’une industrie sur les huiles essentielles », se désole Arlène, membre du collectif. Du côté de la mairie, on assure « prendre en considération tous les projets, celui-ci comme les autres, car le village a besoin d’emplois et d’économie sur son territoire quand sa population vieillit, régresse et que son nombre de chômeurs augmente », argumente le maire. Du développement, de la croissance, encore. C’est entendable, mais à quel prix ?

De l’autre côté de la montagne, à Malaucène, le son gronde également. Là encore, c’est dans la tête d’un investisseur privé, extérieur à la commune, Vintour SAS, qu’est né le « projet des Papeteries ». Ce nom résonne intimement dans le cœur de chaque Malaucénien puisque l’usine de papier sur laquelle est prévu le site touristique a fermé en 2009, emportant dans son sillage 211 personnes devant Pôle Emploi.

Là encore, il s’agit d’un projet d’envergure : un hôtel 4 étoiles de 80 chambres, 70 apparts-hôtels et 31 villas. Le tout sur un terrain de 32 ha, dont 9,5 constructibles, acheté pour la bouchée de pain de 600 00 euros à l’ancien propriétaire. Mais la comparaison avec Bedoin s’arrête là. Car à Malaucène, la déclaration de projet a été déposée, l’enquête publique terminée, la transformation du site à vocation industrielle en vocation touristique votée par le Conseil Municipal (en maintenant la même surface constructible depuis 2000)… De quoi décourager les opposants au projet ? « Certainement pas ! », clame avec ferveur Jean-Alain Mazas, le président du collectif citoyen de défense du site associé à l’association Aspam. Il poursuit, déterminé : « Nous avons deux recours juridiques en cours concernant les modifications du POS et PLU. Et nous allons continuer à nous battre jusqu’au bout ! »

Des logements sur un site classé

Les raisons de leur colère ? Le projet se découpe en plusieurs lots. L’hôtel sera aménagé sur le site même de l’usine de papier, qui devrait être entièrement détruite – et donc désamiantée – pour la modique somme de 2 millions d’euros, comme le prévoit la convention qui lie la Mairie à Vintour SAS. Puis quelques logements intermédiaires sont prévus en aval de la route. Et enfin le lot le plus lucratif concerne la partie la plus ancienne du site industriel dit « La plus haute ». « Cet endroit est remarquable en tous points », se targuent les membres de l’Aspam, étude paysagère à l’appui. Effectivement, le vallon se situe idéalement à l’entrée du village, entre des espaces naturels, la source du Groseau et une chapelle papale du XIIe siècle. Du fait de sa situation en Loi Montagne et de ce patrimoine culturel, l’intervention de l’architecte des Bâtiments de France est obligatoire pour valider le projet et déposer un permis de construire. « Il a d’ailleurs retoqué par deux fois les premiers plans », illustre Dominique Bodon, le maire du village. L’objectif de ces interventions : obtenir un projet qui ne détériore ni le patrimoine culturel ni naturel du site. « Peut-être le projet va-t-il être mieux intégré, mais nous, nous n’avons pas confiance. Et sommes contre tout aménagement concernant ce vallon ! », résume Alexandrine Gabinel, issue d’une famille de paysans du coin. Le vallon va pourtant être aménagé, mais de manière douce, par un projet public porté par la municipalité, de mise en valeur du Groseau et de sentiers pédestres.

 

 

 

Le futur projet All Bike tel qu’imaginé par Michèle Aragon. Crédit : Michèle Aragon

 

Les craintes de la création d’un « second village »

Quant aux retombées économiques d’un tel projet pour la commune, là encore les avis divergent. La mairie assure que, grâce à sa convention avec le promoteur, elle va autoriser uniquement la création de commerces « complémentaires » de ceux du centre bourg. La notion de « circuit court » devrait aussi inciter au recrutement d’entreprises et salariés locaux pour booster l’économie et favoriser le ruissellement vers les commerces de proximité. Alors que les opposants parlent de la création d’un « second village » sur le site, avec parking et autres commodités qui pourrait « vider » le centre bourg de ses consommateurs. Là encore, les craintes sont vives. Et seul le temps nous dira si élus et habitants choisiront d’accueillir ces projets ou de les rejeter en tant que Grands projets inutiles imposés.

Plus d’infos :collectifcbv.wordpress.com/projet-all-bike

papeteriesdemalaucene.com/projet

La pétition contre le projet All Bike : nonauprojetallbike.wesign.it/fr

La pétition contre le projet des papeteries : www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9fet-du-vaucluse-non-au-b%C3%A9tonnage-de-sites-class%C3%A9s-au-pied-du-mont-ventoux

Assise territoriale de l'agro-écologie – Mylène Fourcade, Montpellier Méditerranée Métropole : « L'agroécologie est adaptée à notre contexte urbain »

Créé le : 28/01/2019
Mylène Fourcade, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée à l'agro-écologie et à l'alimentation - DR

Montpellier Métropole accueille les première Assises territoriales de l'agro-écologie et de l'alimentation durable. Présentation avec Mylène Fourcade, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée à l'agro-écologie et à l'alimentation. 

A qui s'adressent les Assises de l'agroécologie et de l'alimentation durable ?

L'idée est de réunir ensemble des villes et des métropoles engagées dans des projets alimentaires de territoire et de discuter des outils mis en place. Le but est de voir ce qui est porteur et ce qui l'est moins, quels sont les outils mis en place par les uns et les autres, et échanger à ce propos.

Ces rencontres s'adressent aux fonctionnaires territoriaux, à l'exception de la soirée du lundi 4 février, durant laquelle sera présenté au grand public un spectacle sur les enjeux de l'agroécologie et de l'alimentation durable : Les Yeux plus grands que le monde. Cette pièce de théâtre aura lieu à la salle Pagézy. L'entrée est gratuite et les enfants sont les bienvenus !

Pouvez-vous me présenter le programme des assises de l'agro-écologie et de l'alimentation durable ?

Plusieurs visites de sites seront proposées. Les participants pourront découvrir le Marché d'Intérêt National, le seul en France à intégrer un site de transformation et un espace dédié à la bio et au local. Il sera aussi possible de se rendre à l'agri-parc du Mas Nouguier, dans le quartier des Grisettes, ou l'Esat (Etablissement et service d'aide par le travail) des Compagnons de Maguelones exploite un potager bio sur 4 hectares. Aussi, nous proposerons une ballade urbaine dans le cœur de ville avec la visite de l’épicerie vrac Citizen Market, des halles Laisac, du supermarché coopératif La Cagette ou encore du Locavorium, commerce qui ne vend que des produits issus de l'agriculture locale.

Ensuite, des échanges auront lieu sur le rôle des collectivités dans la construction de systèmes alimentaires durables. Seront présents des élus (le sénateur écologiste du Morbihan, Joël Labbé) du secteur privé (le directeur des relations extérieures du groupe Casino), des ONG mais aussi des représentants de collectivités étrangères.

Est-ce que la présence de l’agriculture durable en milieu urbain est un enjeu important ?

Nous en sommes convaincus. Ce sont les seuls modes agricoles qui permettent une productivité importante sur des espaces réduits et donc adaptés à notre contexte urbain. Le tout en s'appuyant sur des écosystèmes. Il faut utiliser les espaces qui nous sont donnés pour planter des légumes adaptés au climat. Nous voyons bien que bientôt notre climat sera semblable à celui du Maroc, actuellement. Il faut donc se demander comment on peut avoir des cultures qui ne consomment pas trop d'eau. Le fait d'appeler cette politique « politique publique de l'agro-écologie et de l'alimentation durable » et non pas simplement « de l’agriculture » témoigne du cap que s'est fixé la métropole en ce domaine.

Plus d'infos : http://www.assises-agroecologie-alimentationdurable.fr

Spectacle Les yeux plus grands que le monde : www.assises-agroecologie-alimentationdurable.fr/fr/programme/spectacle-theatre-grand-public

[ ÉVÉNEMENT ] - Pour une rénovation efficace, pensez global ! Journée technique le 05 février à Brest

Créé le : 28/01/2019

La rénovation du parc de logements comme du parc tertiaire constitue un enjeu majeur pour la transition écologique. Qu'est-ce qui permet aujourd'hui de passer à l'action ? Quels sont les freins et leviers identifiés ? Quelles démarches se révèlent les plus efficaces ?

Rendez-vous mardi 5 février 2019, à partir de 9h au Quartz, 60 rue du Château à Brest.

Cette journée est organisée par le Réseau Breton Bâtiment Durable, en partenarait avec le CROA Bretagne, Renov'habitat Bretagne, et le Conseil en Energie Partagée Bretagne.

Déroulé de la journée : échanges en plénière durant la matinée, puis partage des expériences dans le cadre d'ateliers et de visites l'après-midi.

> Plus d'infos

[ COMMUNIQUÉ ] - Procès de Paul François contre Monsanto à Lyon - appel à la mobilisation

Créé le : 25/01/2019

Les plaidoiries concernant le procès de Paul François contre Monsanto auront lieu le mercredi 6 février 2019 à la Cour d’Appel de Lyon.

Paul François est un agriculteur Charentais, dont la vie va basculer le 27 avril 2004.
En voulant nettoyer la cuve de son pulvérisateur, Paul François inhale accidentellement les vapeurs de Lasso, un herbicide de la firme Monsanto (aujourd’hui interdit.)

S’ensuivirent des mois d’hospitalisation, des pertes de connaissances, des comas, des maux de tête très violents… sans que le monde médical ne fasse le lien avec son intoxication. Certains médecins l’accuseront même de “se droguer” volontairement avec l’herbicide…
C’est grâce à la ténacité de sa femme, de ses proches et de scientifiques que le lien est fait entre son intoxication et ses problèmes de santé.

Aujourd’hui, il souffre toujours de graves troubles neurologiques (maux de tête, pertes de connaissance, hospitalisation…) qui l’empêchent parfois de se lever, de travailler et de vivre normalement.

L’association Phyto-Victimes lance un appel à mobilisation afin de le soutenir le mercredi 6 février 2019 devant la cour d’Appel de Lyon (1 rue Palais de Justice 69005 Lyon) à partir de 13h.

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[ COMMUNIQUÉ ] Réseau action climat : nouveau traité franco-allemand, quelles actions sur le climat ?

Créé le : 24/01/2019

Politique climatique dans le nouveau traité franco-allemand : passer de la parole aux actes.
Communiqué du Réseau action climat :

56 ans après la signature du Traité de l'Elysée, la France et l’Allemagne actent une nouvelle étape dans leur amitié à l’occasion de la signature par le Président de la République française, Emmanuel Macron, et la Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Angela Merkel, d’un nouveau traité de coopération. 56 ans après la signature du Traité de l’Elysée, la France et l’Allemagne actent une nouvelle étape dans leur amitié à l’occasion de la signature par le Président de la République française, Emmanuel Macron, et la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, d’un nouveau traité de coopération aujourd’hui à Aix-La-Chapelle. Le chapitre « Développement durable, climat, environnement et affaires économiques » pourrait renforcer la coopération institutionnelle des deux pays dans la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Cela pourrait aboutir à une meilleure collaboration dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et du développement des infrastructures. Les organisations environnementales allemandes et françaises regrettent, toutefois, le manque de clarté et d’objectifs ambitieux en matière de politique climatique. Les deux pays doivent enfin passer des paroles aux actes. > lire l’intégralité du communiqué du Réseau action climat : https://bit.ly/2RL0EFu

Glyphosate : Europe Écologie-Les Verts pousse le gouvernement à « préparer la sortie »

Créé le : 18/01/2019
Crédit : F.Delotte

Le tribunal administratif de Lyon a annulé, lundi 15 janvier, la mise sur le marché du Roundup Pro 360, un herbicide à base de glyphosate. Par un communiqué Europe Écologie-Les Verts saluent une « victoire en justice ».

 

« Cette décision établit la dangerosité potentielle des produits à base de glyphosate ». Voilà comment Europe Écologie-Les Verts commente, dans un communiqué, la décision du tribunal administratif de Lyon d'interdire la mise sur le marché du Roundup Pro 360. Le parti espère que cette décision « permet d'envisager la fin de l'usage des pesticides à base de glyphosate pour les professionnels ».

Les Verts appellent le gouvernement à « tirer les conséquences de cette décision » et à mettre en œuvre une sortie du glyphosate. Le communiqué conclut sur la nécessité d'accompagner les professionnels dans « la transition vers une agriculture moins dépendante des produits chimiques, plus rémunératrice, et plus extensive en emplois ».

 

Plus d'info : https://eelv.fr/glyphosate-victoire-en-justice-le-gouvernement-doit-en-tirer-les-conclusions-et-organiser-la-sortie/

[MARSEILLE] Action citoyenne contre l'huile de palme dans le diesel

Créé le : 18/01/2019

Une quinzaine de militants d'ANV-Cop21, des Amis de la Terre et Canopées forêts vivantes ont mené une action à la station-service Total située boulevard du Parc, à Marseille, le 12 janvier dernier,. Le but : informer les automobilistes sur la présence d'huiles de palme dans les carburants.

Les militants présents à Marseille ce jour-là ont diffusé une banderole et invité les automobilistes à signer une pétition qui réunit déjà 400 000 signataires en Europe. Cette pétition vise à interpeller la Commission européenne, qui doit prendre une décision dans les prochaines semaines sur l'avenir du biocarburant. En juin dernier, l’Union européenne a décidé de porter à 2030 l’interdiction de l’importation des agrocarburants de première génération, à base d’huile de palme, de colza et de soja.


Lire aussi : Quelles alterantives aux carburants fossiles ?


Les eurodéputés demandaient la fin des importations à 2021. « Mais il reste une condition : la Commission Européenne doit entériner cette volonté par un acte délégué, attendu pour le 1er février », précise les Amis de la Terre. Selon l'association, « les pays producteurs (Indonésie et Malaisie) et le groupe Total sont...

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Un vote pour préserver les hérissons à Rennes

Créé le : 18/01/2019
Crédit : Pixabay

Le projet « préserver la biodiversité ordinaire de nos quartiers » va être soumis au vote du budget participatif de la ville de Rennes, du 18 janvier au 10 février. L'action principale est centrée sur la préservation des hérissons en milieu urbain. 

Le budget participatif de la ville de Rennes au secours des hérissons ! Le projet consiste à financer des passages à micro-faunes et des gîtes pour ces petits mammifères. Le but est de mettre en avant l'importance de la préservation de la biodiversité ordinaire en milieu urbain.

L'expérience se déroulera dans le quartier de la La Courrouze et pourra être étendue au reste de la ville si elle est concluante. Elle se couplera avec un travail de sensibilisation du voisinage sur la présence du hérisson dans le secteur.

Une dimension sociale

Le projet porte aussi une dimension sociale en impliquant les associations localement engagées dans la préservation de la biodiversité. Par ailleurs les gîtes pourraient être construits par des ateliers d'insertion locaux.


 

Plus d'info : https://fabriquecitoyenne.rennes.fr/projects/budget-participatif-4-2/collect/depot-des-projets-3/proposals/preserver-la-biodiversite-ordinaire-de-nos-quartiers

[BRETAGNE] CHIFFRES CLÉS DE L'ENVIRONNEMENT : un exercice de "transparence"

Créé le : 17/01/2019

Thierry Burlot, vice-président à la Région Bretagne en charge de l'environnement.

A la fin de l'année dernière, l'Observatoire de l'environnement en Bretagne (OEB) a publié l'édition 2018 de ses chiffres clés, dans un document édité à 8000 exemplaires, qui sera distribué gratuitement dans les mairies, bibliothèques, collèges, lycées et établissements de l'enseignement supérieur. Thierry Burlot, vice-président du conseil régional à l'environnement, l'eau, la biodiversité et le climat, revient sur l'intérêt du document.

Pour Thierry Burlot, vice-président du conseil régional à l'environnement, l'Observatoire de l'envionnement en Bretagne est d'abord là pour offrir de la "transparence", afin "d'éviter la suspicion" vis-à-vis des institutions sur le sujet du réchauffement climatique et des impacts en Bretagne : "Il n'y a rien à cacher, car c'est trop grave", souligne-t-il. Et cet exercice se poursuit, chaque année, avec la publication des chiffres clés de l'environnement, compilés avec les dernières connaissances scientifiques sur le sujet, dans la région.

Ce document serait aussi "essentiel pour bien progresser, à l'heure de la Breizh cop" et mettre en place des politiques publiques. Thierry Burlot rappelle que "en Bretagne aussi ça se réchauffe, on a gagné 1,5°C en 30 ans. Cela ne sera pas sans conséquence sur l'aménagement et le développement économique de notre territoire". De cette édition 2018 des chiffres clés de l'environnement,Thierry Burlot estime qu'il faut retenir comme grand enseignement la question du réchauffement climatique, traitée sous l'angle des émissions carbonée, dans le but de "réduire notre empreinte".

Par ailleurs, les 30 et 31 janvier, le Carrefour de l'eau aura lieu au Parc des Expo de Rennes : près de 500 exposants seront présents pour évoquer la question de la gestion locale de l'eau, avec plus de 70 conférences, des témoignages, des débats...


Télécharger le document en cliquant ici.

Plus d'infos : www.bretagne-environnement.org

Un rapport fait état d'un net recul de la biodiversité en France

Créé le : 17/01/2019

Plus d'un quart des espèces présentes sur le territoire métropolitain et en outre-mer sont menacées de disparition, selon un récent rapport réalisé par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité. La France possède, avec ses territoires ultramarins,  près de 10% de la biodiversité de la planète.
 
Il ne fait pas bon être un animal ou un végétal en France. C'est ce qu'indique l'édition 2018 des « chiffres-clés des la biodiversité » publiée par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité. La mise à jour de cette étude actualisée tous les ans montrent que la situation s'aggrave. 
 
Au total près d'un quart (26%) des espèces dites « à risques » pourraient, purement et simplement disparaître. Les chauves-souris sont un exemple marquant : elles ont perdues 38% de leur population en dix ans. La situation est encore plus critique en outre-mer ou près de 40% des espèces sont en danger d'extinction.   
 

La responsabilité de l'Homme

Le rapport montre que le déclin des espèces animales et de la biodiversité tient « principalement aux pressions exercées par les activités humaines ». Notamment par l'artificialisation des sols. Les constructions humaines ont grignotées 65 000 hectares par an, entre 2006 et 2015. 
Cette action de l'Homme se couple avec la progression des espèces envahissantes qui menacent la faune et la flore autochtone. 60% animaux ou plantes invasives ont été repérées en outre-mer, tel que l'iguane vert en Martinique. 
 

Des lueurs d'espoir

Tout n'est pourtant pas si noir et le rapport montre une hausse de la participation des citoyens dans les sciences participatives. Plus de 50 000 d'entre eux ont participé, en 2017, à un programme de collecte de données, soit un chiffre multiplié par 2,5 en six ans. L'association France Nature Environnement souhaite que la publication de ce rapport permette « d’accélérer la mise en œuvre des solutions connues et prévues pour préserver le monde vivant ».  
 
 

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