Écologie

[CLIMAT] Efficacité énergétique : la France fait l'autruche

Créé le : 29/02/2020
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Alors qu’Emmanuel Macron réaffirme publiquement son souhait de faire de l’écologie une des priorités de la deuxième moitié de son quinquennat, le Haut Conseil pour le Climat rappelle que la France « n’est pas du tout sur la bonne trajectoire » pour tenir ses engagements climat. Comment expliquer un tel écart ?

Par l'association Negawatt

En matière de transition énergétique, la décarbonation - ou l’électrification massive des usages - ne suffit pas : la maîtrise des consommations est essentielle pour répondre aux enjeux climatiques. Or, si le gouvernement engage une politique volontariste sur la première, force est de constater qu’il semble avoir rendu les armes sur la seconde : révision à la baisse des objectifs de réduction de la consommation dans la récente loi Énergie-Climat, absence de mesures adaptées dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie, modifications tendancieuses de la règlementation énergétique dans le bâtiment, augmentation des budgets carbone dans la Stratégie nationale bas carbone, etc.

Le constat est clair : face à un retard qui s’accumule et à une situation qui s’aggrave, le gouvernement se montre plus préoccupé par l’efficacité de sa communication que par celle de son action. [...]

  • Dans le secteur du bâtiment, où les réformes annoncées, sous couvert de technicité, [les révisions] vont à l’encontre de l’objectif de massification de la rénovation performante qui a fait ses preuves dans nombre de territoires.
  • [Même constat] dans le secteur des transports, où l’électrification des véhicules routiers ne constitue qu’une solution parcellaire pour se passer du pétrole. Elle ne prend tout son sens qu’en complément de la réduction des distances parcourues et du report modal qui semblent être ignorés.
  • [Idem]sur la trajectoire d’évolution du mix énergétique de la France, où l’obsession de la décarbonation de l’électricité se fait au dépens de l’efficacité énergétique tout en pénalisant le développement de la chaleur renouvelable.

[POLLUTION] : Lettre ouverte aux futurs élus par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Créé le : 27/02/2020
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À quelques semaines seulement des élections municipales et intercommunales, les administrateurs d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes – l’observatoire régional de surveillance et d’information sur la qualité de l’air - se mobilisent et adressent une lettre ouverte à l’ensemble des candidats. Leur objectif : interpeller les futurs élus de proximité pour que l’air ne soit plus l’oublié des politiques publiques. 

LE CHIFFRE : 8 habitants sur 10 reconnaissent être inquiets quant à la qualité de l’air respiré*. 

La qualité de l’air constitue une des préoccupations majeures des concitoyens et demeure un enjeu de santé publique. Pour autant, il n’y a pas de fatalité. Les administrateurs d’Atmo l’affirment : oui, il est possible d’améliorer durablement la qualité de l’air !
L’élu de proximité est un acteur de premier plan. La commune et les intercommunalités, du fait de leurs compétences dans les domaines de la mobilité, de l’urbanisme et du développement économique notamment, disposent d’un potentiel considérable pour mener des actions structurantes dans les territoires et contribuer à améliorer significativement la qualité de l’air de manière pérenne.

L’heure n’est plus au constat, il est temps d’agir. Aussi, les candidats sont invités à répondre à Atmo Auvergne-Rhône-Alpes afin de présenter leurs engagements en faveur de la qualité de l’air. Les citoyens quant à eux peuvent se saisir du sujet, utiliser la lettre et l’infographie d’Atmo pour interpeller leurs candidats. 

Je vous prie de bien vouloir trouver, ci-dessous, la lettre ouverte rédigée par les Administrateurs d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ainsi qu’une infographie détaillant les actions concrètes en faveur d’un air meilleur. 

*Sondage BVA pour Atmo

> Lettre ouverte :

> Comment lutter contre la pollution de l'air à l'échelle de votre commune ou de votre intercommunnalité ?

[VOTE] Aide un restau à devenir plus écolo

Créé le : 25/02/2020
asso conscience &impact écologique

L'Association Conscience et Impact Ecologique souhaite accompagner gratuitement les restaurants / bars / fast-foods volontaires pour réduire
leur impact environnemental.

Pour cela, elle propose un diagnostic simple et adapté basé sur 5 critères : approvisionnement, déchets, énergie, numérique et finance. Mais pour en arriver là, elle a besoin de vous ! En effet, ce projet est actuellement soumis au vote citoyen de la Région Occitanie, et ce jusqu'au 02 mars 2020. C'est de l'issue de ce vote dont dépend le financement du projet, et c'est là que vous pouvez nous soutenir !
La démarche à suivre :

1) Rendez-vous sur : La Région Citoyenne
<https://www.laregioncitoyenne.fr/auth/realms/laregioncitoyenne/protocol/openid-connect/auth?response_type=code&client_id=capcollectif&scope=openid+email+profile&redirect_uri=https%3A%2F%2Fjeparticipe.laregioncitoyenne.fr%2Flogin%2Fcheck-openid>

2) Connectez-vous ou créez votre compte

3)  Rendez-vous sur la page du projet : Nos restos + écolos
<https://jeparticipe.laregioncitoyenne.fr/projects/ma-solution-pour-le-climat/collect/depot-des-solutions/proposals/accompagnement-gratuit-de-nos-restos-et-bars-preferes>

4) Cliquez sur "Voter pour", et voilà !

Plus d'informations sur le projet ici :
https://association-cie.fr/le-vote-citoyen-pour-cie-a-montpellier/ "

[ CLIMAT ] Un budget participatif citoyen

Créé le : 25/02/2020

Les citoyens de la région Occitanie ont jusqu'au 2 mars pour élire leur projet préféré en matière d'atténuation ou d'adaptation au changement climatique.

" Ma solution pour le climat " est une initiative lancée par la Région Occitanie, dont l'objectif est de financer des projets citoyens qui limiteraient l'impact du changement climatique sur la région. Ces initiatives doivent être concrêtes et rapidement réalisables, permettant ainsi d'apporter ou d'expérimenter une solution innovante répondant aux enjeux climatiques locaux.

97 projets sont soumis à ce vote citoyen.

> Participer au vote

[ PRÉPARER L'APRES PÉTROLE ] Entretien avec Guy Rey, président de la CoVe

Créé le : 18/02/2020

Sans transition ! a rencontré Guy Rey, président de la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin (CoVe), lors de la signature du premier contrat de transition écologique à Carpentras. Pour l'occasion, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Brune Poirson, avait le déplacement en ce début de février.

Entretien avec Guy Rey :

[ CLIMAT ] Urgence climatique : la fin des petits pas ?

Créé le : 14/01/2020
Crédit : Pixabay.

Par Julien Dezécot

Et si, face à l’urgence climatique, les « petits pas » ne suffisaient plus ? Faut-il définitivement les enterrer, comme le préconisent certains, et notamment l’ONU, au profit d’actions bien plus ambitieuses, à l’échelle des états ? Ou faut-il, comme le défendent d’autres, valoriser chaque petit pas, chaque petite pierre ainsi posée dans les rouages infernaux du réchauffement climatique, désormais inéluctable ? Deux visions s’affrontent chez les écologistes tels que Arthur Keller et Pierre Rabhi. Irréconciliables, vraiment ?

 

Alors que certains scandent la fin des petits pas, et réclament des chantiers plus ambitieux pour sauver la planète, d’autres continuent de croire en l’importance de l’action individuelle. Militants écologistes, universitaires, philosophes, adeptes de la thèse de l’effondrement, leurs visions se complètent et parfois s’opposent. Mais tous ont en commun la prise de conscience de l’urgence climatique. Des petits pas aux grandes enjambées, la course contre la montre est lancée.

« Face à l'urgence climatique, les petits pas sont un leurre ! »,scandent des militants d'ANV COP21 et Extinction Rébellion, venus nombreux une nouvelle fois participer à la dernière marche pour le climat, le 8 décembre à Rennes, Lyon, Avignon ou Toulouse, à la veille de la COP25 madrilène. Ce grand sommet climatique n'a pas accouché de réelles avancées supplémentaires du côté des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre. Toutefois, 80 pays ont tout de même promis de présenter de nouveaux objectifs plus ambitieux en 2020. Mais ils ne totalisent que... 10,5 % des émissions mondiales de CO2 ! Quand les pays du G20 représentent 78 %...

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[ENVIRONNEMENT] : La demi-victoire du Larzac contre Solarzac

Créé le : 13/01/2020
Crédit : Dominique Voillaume

Légende : Le projet prévoyait l'installation de 29 990 tables photovoltaïques, nécessitant 80 000 m3 d'eau – plus de la moitié de la consommation en eau potable des habitants du Larzac méridional -, réparties sur 400 hectares, soit la superfice de 550 stades de foot. Crédit : Dominique Voillaume

Par Julie Chansel

Alors que la société Arkolia spécialisée dans les énergies renouvelables souhaitait installer un méga-parc photovoltaïque sur des terres agricoles du Larzac, la mobilisation des opposants face à ce projet industriel colossal a entraîné son gel temporaire.

L'opposition des habitants et le manque de soutien des élus ont provisoirement mis fin à Solarzac, le méga-parc photovoltaïque de 400 hectares d’Arkolia. La société héraultaise spécialisée dans les énergies renouvelables a repoussé d'un an l'éventuel dépôt d'un permis de construire d'un projet revu à la baisse. 

Fin novembre, le calme semble revenu sur la partie méridionale du Larzac. Trois semaines après l'annonce par Arkolia, le 25 octobre, du report du dépôt d'un permis de construire, l'association Terres du Larzac, Terres de Biodiversité, Terres de Paysans – créée dès l'annonce du projet et fortement mobilisée contre Solarzac – s'est félicitée de ce « grand succès ». Tout en indiquant rester « vigilante pour la préservation des terres agricoles et pastorales ainsi que pour la biodiversité » de ce territoire. Presqu'un an de lutte depuis que fin 2018, Arkolia a annoncé vouloir créer un parc photovoltaïque de 400 hectares sur l'actuel domaine de chasse de Calmels et du Luc qui en couvre 1 000. Dépendant de la commune du Cros, le domaine est un groupement foncier agricole - la nature agricole des...

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[BIODÉCHETS] :Les Détritivores à l’assaut des déchets alimentaires

Créé le : 10/01/2020
crédit Alice Mariette

Par Alice Mariette

Limiter l’impact des déchets alimentaires dans la restauration, c’est le défi relevé par les Détritivores. Le credo de cette jeune entreprise lyonnaise ? Collecter, composter les biodéchets et leur trouver une nouvelle vie, comme servir de compost pour verdir les ronds-points.

Collecter, composter, valoriser. Ainsi pourrait se résumer la mission des Détritivores Lyon. Chaque jour, ils récoltent les biodéchets et huiles alimentaires de quelque 50 professionnels de la restauration lyonnaise. L’objectif : les revaloriser en un compost 100 % naturel.

Dans un local en bois qui sent bon la forêt, Gaétan Lepoutre, à l’origine des Détritivores Lyon, est fier de montrer la matière qui sort tout juste de son nouveau composteur électromécanique, inauguré en juillet dernier. « C’est formidable le compost ! », lance-t-il. Cette cabane de quelques mètres carrés abrite la deuxième plateforme de compostage de la jeune entreprise sociale, qui s’est lancée dans le compostage de proximité des biodéchets de restaurants à l’été 2018. « Les déchets alimentaires représentent un tiers de nos poubelles et dans les métiers de la restauration c’est plutôt la moitié, explique-t-il. Ces déchets sont constitués d’eau et de plein de choses bonnes pour la terre. Donc, quand c’est envoyé en incinérateur, on brûle de l’eau… On voulait contrer cette aberration...

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[ ENERGIES RENOUVELABLES ] RES fête ses 20 ans !

Créé le : 16/12/2019

RES est une entreprise spécialisée dans l'éolien terrestre et offshore, ainsi que dans le solaire, le stockage et la transmission et redistribution. Elle a fêté ses 20 ans à Paris en octobre dernier. Le célèbre climatologue Jean Jouzel était l'invité d'honneur. Sans transition ! magazine, partenaire du groupe, y était et a eu la chance de s'entretenir avec l'ancien membre du Giec.

Visionnez l'entretien avec Jean Jouzel :

Visionnez la présentation de l'événement :

[ ZÉRO DÉCHET ] La consigne de verre s’implante en Ardèche

Créé le : 10/12/2019
La mireuse permet, lorsqu'une bouteille est passée dans la laveuse, de vérifier sa propreté et son état général (crédit : Élodie Horn)

Depuis l’été, la Drôme-Ardèche applique la consigne pour les bouteilles de verre usagées. Plus écologique que le recyclage, économique, la filière du réemploi semble avoir de beaux jours devant elle. À l’instar de « Ma bouteille s’appelle reviens », une startup qui tente d’entraîner les producteurs de la région dans cette démarche.

Par Élodie Horn

Écologique, économique, favorisant l'emploi localement, la consigne a tout pour s'inscrire dans l'ère du temps. La Drôme-Ardèche regorgeant de producteurs de bières, de jus et de vin local, a réintroduit ce dispositif depuis l'été, afin de réutiliser les bouteilles en verre usagées. En parallèle, la consigne des bouteilles en plastique, présentée comme une mesure phare du projet de loi pour une économie circulaire, a été rejetée par le Sénat, bien que défendue par Brune Poirson, secrétaire d’État à la transition écologique.

Au centre de la boutique « Comme 3 pommes », une épicerie favorisant la vente de produits bios, locaux et de saison, quatre caissettes remplies de bouteilles de jus de fruits vides sont empilées. Estampillées du logo « Ma bouteille s'appelle reviens », ces casiers permettent de collecter les bouteilles consignées de la ferme Margerie. Cette dernière produit artisanalement, depuis plus de 35 ans dans le bâtiment jouxtant l'épicerie, des jus de fruits locaux à Portes-lès-Valence, dans la Drôme. Manuel Doucet et Vivien Lafite, les fondateurs de la Scop, connaissaient leurs produits et c'est tout...

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