Écologie

[ COMMUNIQUÉ ] - Générations Futures réagit après les déclarations ahurissantes du sénateur Medevieille sur le glyphosate

Créé le : 14/05/2019

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifique et techniques (OPECST) va publier jeudi un rapport qui abordera notamment la question du glyphosate. Bien avant sa publication le sénateur Medevielle s’est laissé aller ce week-end à des déclarations qui font craindre le pire ! Florilège de ses déclarations du week-end :

  • Pour le sénateur il n’existerait aucune étude scientifique montrant que le glyphosate est cancérogène ! C’est faire fi de la revue complète réalisée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en 2015. C’est faire également fi des études commanditées par l’industrie elle-même et qui montrent aussi le potentiel cancérogène du glyphosate ( voir notre rapport https://www.generations-futures.fr/publications/glyphosate-cancer-autorites-infraction-systematique-aux-reglementations/
  • Pour le sénateur il y aurait confusion entre risque et danger. Dans les faits il ignore que la réglementation européenne sur les pesticides prévoit justement d’exclure automatiquement les pesticides cancérogènes certains ou probables sur leur dangerosité intrinsèque, sans évaluation des risques préalable !
  • Le sénateur nous ressort le vieil argument utilisé par l’industrie selon lequel le glyphosate serait moins cancérogène que la viande. Totalement à côté de la plaque cet argument fait allusion au classement cancérogène de la viande rouge par le CIRC. Il vise à brouiller les cartes. La cancérogénicité du glyphosate doit être reconnue en tant que telle, un nombre suffisant d’études sur l’animal et des données d’épidémiologiques existant.
  • Le sénateur parle des « études » réalisée par l’ANSES sur le glyphosate. En l’occurrence ces études …n’existent pas puisque l’ANSES a évalué (mal selon nous) des études faites par d’autres…en mettant de côté de nombreuses études à charge.

« Le sénateur Medvielle est, il est vrai, très sensible aux arguments de la FNSEA et des JA, qu’il n’a pas hésité à reprendre lors de la dernière AG des JA de son département par exemple. C’est son droit. Mais, à la lumière de ce parti pris, le rapport qui sera publié jeudi devra être lu pour ce que nous pouvons déjà savoir qu’il sera : un rapport biaisé niant l’ensemble des preuves scientifiques montrant la cancérogénicité du glyphosate, au service de ceux qui veulent que surtout rien ne change dans l’agriculture de ce pays !. » Déclare François Veillerette, Porte parole de Générations Futures. « Nous demandons aux partis politique représentés au Parlement de se désolidariser publiquement de ces propos!’ » Ajoute t’il

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[ COMMUNIQUÉ ] - Protéger l'environnement : une priorité pour le Finistère

Créé le : 12/05/2019

La protection des mers et des océans est aujourd'hui au cœur des préoccupations. Le Finistère, premier département maritime de France, s’attelle chaque jour à protéger et conserver ce patrimoine marin qui lui est si précieux. En menant des actions de fond en faveur du littoral et de ses océans et en effectuant des recherches pour réduire l’empreinte de l’homme sur les écosystèmes, le Finistère se démarque. Acteur majeur de la protection de l’environnement, le territoire regorge d’entités qui chaque jour travaillent à la préservation du patrimoine naturel. Coup d’œil sur ces forces finistériennes qui luttent quotidiennement pour un meilleur lendemain.

Protéger son patrimoine naturel

Son environnement naturel est son trésor le plus précieux. Le Finistère fourmille de pépites qu'il faut protéger, parmi celles-ci, le parc marin d'Iroise, premier parc naturel marin français. L'Iroise joue aujourd'hui un rôle de précurseur dans la protection des autres parcs naturels marins. Depuis 15 ans, il œuvre pour la protection de l'environnement, développe des programmes et des unités de recherche suivant un plan de gestion pour ses 3500km2 de richesses naturelles.

Appréhender et gérer les pollutions marines

Les naufrages sont des catastrophes qu'il faut savoir anticiper pour sauvegarder la biodiversité et la nature environnante. Créée en 1998, la société morlaisienne Le Floch Dépollution participe chaque jour à la conservation et la protection des océans. Spécialisé dans le traitement des boues huileuses et la dépollution des terres polluées aux hydrocarbures, LFP s'efforce de maintenir l'équilibre de l'écosystème marin.

"Nous sommes référencés dans le monde entier pour notre expérience et notre savoir-faire", Jean-Pierre Vanbaelinghem, PDG de l'entreprise Le Floch Dépollution

Parce que les carburants sont des sources de pollution supplémentaires des océans, plusieurs sociétés ont décidé de contrôler la consommation afin de mieux ajuster et réguler les émissions. SeaSideTech, initialement basé à Quimperlé, est un bureaux d'études spécialisé dans les systèmes électroniques embarqués. Leur technologie permet désormais aux armateurs de savoir en temps réel la consommation de gazole de ses unités.

Depuis plus de 70 ans et sur l'impulsion du Dr Frank Karg, HPC International suit une ligne de conduite visant la responsabilité envers ses clients, la société et surtout l'environnement. Entreprise leader dans le domaine environnemental à l'international, HPC, basée à Roscoff est à la manœuvre dans la gestion des sites et sols pollués du territoire. Les services et projets d'ingénierie de HPC ont un impact positif et significatif sur l'environnement et contribuent à la renaissance des territoires.

Oeuvrer en faveur de l'environnement 

Prévention et lutte contre les pollutions sont des sujets relevant de la Marine Nationale. Pour l'aider dans sa mission, le CEPPOL (Centre d'Expertises Pratiques de Lutte Antipollution) a été créée. Basé à Brest pour des raisons pratiques, le CEPPOL jouit d'un rôle clef dans la lutte en mer contre tous les types de pollutions (hydrocarbures, chimiques, conteneurs) Sont exclues les pollutions d'origine radioactives ou générées par l'introduction d'une énergie dans le milieu marin. Le champ d'actions du CEPPOL est double :

1)      Préparer la Marine Nationale aux responsabilités environnementales

2)      Apporter son soutien, son conseil et son expertise dans la gestion aux autorités maritimes et responsables opérationnels.

Depuis 40 ans, le CEDRE évolue au niveau national et international avec pour rayon d'expertise : les pollutions accidentelles des eaux. Fort d'une équipe de 50 personnes composée de docteurs, d'ingénieurs et de techniciens, le CEDRE agit sur les pollutions des eaux marines ou des eaux intérieures. Son champ d'actions est simple : accumuler et capitaliser du savoir et développer des outils pour exécuter ses missions en France ou à l'étranger.

"Le CEDRE n'est plus seulement le pompier des mers. Nous formons chaque année près de 1000 personnes à travers le monde." Stéphane Doll, Directeur du centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles de l'eau au CEDRE.

L'avenir des déchets plastiques 

Le plastique est de plus en plus présent dans notre environnement, le « 7ème continent » envahit chaque année nos mers et océans avec des millions de tonnes de déchets. Pour lutter contre cette augmentation croissante et le risque environnemental que cela représente,  Plastic Odyssey Association à Concarneau a décidé d'agir. En organisant un tour du monde du premier navire propulsé grâce aux déchets plastiques, POA se lance dans un véritable défi : démontrer que ces déchets peuvent être utiles.

A bord d'un catamaran de 6m, l'association prendra le large en 2020 pour une expédition de 3 ans afin de remplir trois objectifs :  mieux comprendre l'impact de la pollution plastique et définir des solutions potentielles, démontrer la valeur des déchets plastiques en les utilisant directement comme ressources pour alimenter les moteurs du navire et pour fabriquer des objets lors des ateliers à chaque escale. 

Réduire l'incidence sonore en milieux aquatiques ?

Le bruit est partout, et même jusque dans les profondeurs marines. S'il est difficile de s'en apercevoir, Quiet Oceans, société basée à Plouzané tente de comprendre les effets que ces nuisances peuvent avoir sur les écosystèmes et essaie de les réduire. Smart Pam, bouée d'observation acoustique en temps réel est un projet issu des recherches de la société. Son but est de suivre les pressions subies par les fonds marins et de permettre l'exploitation des bruits sous-marins comme indicateurs de la santé de l'écosystème, de fournir des indicateurs de pression anthropique liés aux bruits des activités maritimes, et de de fournir aux acteurs maritimes une interface opérationnelle de gestion et d'aide à la décision.

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[ ÉVÉNEMENT ] Breizh COP : la Région Bretagne s'engage pour le climat

Créé le : 10/05/2019

La Breizh COP est un projet collectif visant à construire la Bretagne de demain dans une logique de transitions et de sobriété. Alors qu’elle a voté, en décembre dernier, 38 objectifs, partagés les mois précédents avec un grand nombre d’acteurs, la Région invite communes, entreprises, associations, citoyens, à s’impliquer pour contribuer à l’aménagement équilibré et solidaire de la Bretagne à horizon 2040. Chacun est appelé à prendre part à ce projet global et participatif en s’engageant individuellement ou collectivement, suivant la méthode des Conférences des parties de l’ONU. Rendez-vous est donné du 3 au 7 juin à Saint-Brieuc pour recueillir les engagements de tous en faveur du climat.

La Breizh Cop est organisée au Palais des Congrès de Saint-Brieuc, du 3 au 7 juin 2019.

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[ COMMUNIQUÉ ] - 15 enseignes françaises s’engagent pour la planète avec l’opération « Ensemble pour le Climat »

Créé le : 07/05/2019

Paris, le 06 mai 2019 – Pour la première fois, 15 enseignes françaises, adhérentes du Club Génération Responsable, s’unissent autour d’une opération nationale baptisée « Ensemble pour le Climat ». Du 1er au 15 juin, collaborateurs, consommateurs et citoyens seront sensibilisés & mobilisés à travers diverses actions organisées dans les 15 000 points de vente des enseignes participantes, ou en ligne grâce à un site dédié : pourleclimat.com.  L’objectif ? Donner à chacun des clés pour agir et s’engager dans son quotidien.

Ensemble pour le Climat : 15 enseignes, 15 000 points de vente, 150 000 collaborateurs du 1er au 15 juin 2019

Chaque jour, le dérèglement climatique se manifeste aux quatre coins du globe. Le constat est évident : plus que jamais, l’heure est venue d’agir. Face à l’urgence, la plus grande de notre époque, chacun de nous a sa part de responsabilité et chacun a son rôle à jouer.

15 enseignes du retail français engagées au sein du Club Génération Responsable, ont décidé d’allier leurs forces en co-créant « Ensemble pour le Climat », le premier événement national de mobilisation et d’action en faveur du climat. Les enseignes engagées : Bureau Vallée, L’Occitane, Maisons du Monde, Norauto, Intermarché, Bricomarché, Roady, Poivre Rouge, AutoSécurité, Vérif’Autos, Securitest, Carglass, Gémo, Nature & Découvertes, Truffaut.

Du 1er au 15 juin, une opération de sensibilisation, d’engagement et d’action est organisée en partenariat avec la Solidarité Climatique, à destination du plus grand nombre. Si l'activation a lieu sur l’ensemble du territoire, le digital n’est pas en reste, avec la création d’une plateforme web dédiée, de sensibilisation, d'engagement et d’action : POURLECLIMAT.COM Citoyens & collaborateurs peuvent s’y engager concrètement & facilement, découvrir les actions mises en place par les 15 enseignes, trouver des solutions d’action pour minimiser nos impacts, se sensibiliser aux enjeux climatiques pressants et faire un don pour notre action commune.

Une action en faveur de l’agroforesterie française sera menée avec l’association Arbre & Paysages. Les enseignes apportent un crédit de 50 000€ pour un premier programme de plantation de 5000 arbres afin de produire et protéger. Les citoyens pourront abonder cette action collective pour être acteurs et amplificateurs du retour de l’arbre dans et autour des champs.

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[ COMMUNIQUÉ ] - Appel des Villes pour un avenir européen plus durable et plus équitable

Créé le : 07/05/2019
Les maires de Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Rennes, Nantes, Lille, La Rochelle, Grenoble, Dijon, Brest, Montreuil et Sceaux exhortent le Conseil européen et ses États membres à engager l'Union Européenne dans une stratégie climatique de long terme et à prendre des engagements de réduction des émissions contraignants et ambitieux.
Leur lettre ouverte, publiée en amont de la Conférence sur l’Avenir de l’Europe, appelle aussi au relèvement des engagements de l’UE pour assurer une transition énergétique juste et rapide ainsi que l’abolition des subventions aux énergies fossiles.

Lettre ouverte au Conseil Européen et à ses États-membres

" Président du Conseil Européen,

Chefs d'État et de Gouvernement des États-membres de l'Union Européenne,
Nous soussignés, maires et chefs de gouvernements locaux, nous associons pour exhorter les Chefs d'État et de Gouvernement des États-membres à engager l'Union Européenne (UE) et toutes les institutions européennes dans une stratégie climatique de long-terme visant un niveau et d’émissions nul d'ici 2050 - lors de la conférence sur l'Avenir de l'Europe qui se tiendra à Sibiu, en Roumanie, le 9 mai 2019. L'urgence de la crise climatique requiert une action immédiate, un renforcement de notre ambition climatique et tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5°C d'ici le milieu du siècle, en cohérence avec le Rapport Spécial sur le Réchauffement Planétaire de 1,5°C du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat. Or, les politiques actuelles en matière d'énergie et de climat mises en place à l'échelle mondiale engagent la planète sur la voie d’un réchauffement global de l’ordre de 3°C. Les milliers de jeunes manifestant chaque semaine dans les rues des villes européennes et du monde entier nous rappellent l'inadéquation de notre réponse au
changement climatique. Nous ne pouvons pas laisser le statu quo compromettre leur avenir et celui de millions de citoyens européens. Nous devons aux générations futures de prendre des engagements plus ambitieux pour lutter contre le changement climatique à tous les niveaux de gouvernement et dans tous les aspects de l'élaboration des politiques européennes. Nous reconnaissons et soutenons les positions du Parlement Européen et de la Commission pour réussir la transition vers une économie neutre en carbone en tant que seule option viable pour l'avenir de l'Europe et du monde. Nous pensons maintenant que le Conseil Européen a une occasion unique de concrétiser cette vision. Nous vous demandons de relever le niveau d’ambition de l’Union Européenne en matière de climat, afin de faire preuve de leadership mondial, d’entrainer un relèvement global de l’ambition et de progresser de manière appropriée et rapide dans la mise en oeuvre de l'accord de Paris. Nous vous exhortons à :
• Développer une stratégie européenne de long-terme, juste et inclusive, visant à améliorer la résilience et à s’assurer que les émissions de l’UE atteignent leur paroxysme en 2020, déclinent de plus de moitié d’ici 2030 et atteignent un niveau net d’émissions nul en 2050 ;
• Renforcer les objectifs climatiques et énergétiques de l'UE de 2030 et la Contribution Nationale Déterminée pour assurer une transition énergétique résiliente, rapide et juste, conforme aux objectifs précités;
• Aligner le prochain budget à long terme de l'UE sur cette stratégie, supprimer les subventions aux combustibles fossiles et intégrer l'action pour le climat en priorité dans tous les programmes de financement; et
• Engager tous les États membres à adopter des objectifs contraignants de réduction des émissions pour atteindre la neutralité carbone et les objectifs susmentionnés.

Nous, maires et responsables de gouvernements locaux, sommes prêts à soutenir et à contribuer au leadership européen en matière de lutte contre le changement climatique, alors que les impacts du changement climatique menacent l'accès équitable, égal et durable aux opportunités offertes par nos grandes villes européennes. Plus de 9.000 villes ont adhéré à la Convention des Maires pour le climat et l'énergie, dont près de 8.000 en Europe. Beaucoup d'entre nous se sont déjà engagés à atteindre l’objectif d’un niveau net d’émissions nul d'ici 2050 - beaucoup d'autres y travaillent. Collectivement, les villes ouvrent la voie à l’horizon 2050 en menant des actions déterminantes d’ici 2030, en élaborant des stratégies intégrées et en adoptant des engagements sectoriels ambitieux. Ceux-ci incluent des objectifs audacieux visant à atteindre l'objectif zéro déchet d'ici 2030, à respecter les normes de zéro carbone pour tous les bâtiments d'ici 2050, à passer à une électricité 100% renouvelable d'ici 2035 et à une énergie 100% renouvelable dans les villes d'ici 2050, et enfin à une action pour le climat inclusive qui profite
équitablement à tous les citoyens.
En tant que Maires et chefs de gouvernements locaux, nous pouvons jouer un rôle central dans la réalisation de l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris en élaborant et en mettant en oeuvre des plans locaux ambitieux et en collaborant avec les citoyens, les entreprises et la société civile pour parvenir à un changement durable. Cependant, nous avons besoin d'un cadre européen propice pour garantir la stabilité, la détermination et les ressources à long terme pour soutenir nos efforts en faveur du climat. Nous espérons que notre position vous incitera à relever votre ambition et à vous assurer que l’objectif d’un niveau net d’émissions nul d’ici le milieu du siècle est non seulement nécessaire et souhaitable, mais qu’il est également réalisable si nous travaillons de concert. Nous vous encourageons à assumer cette responsabilité et nous, les Maires, partagerons la tâche de la mettre en oeuvre dans l'intérêt des citoyens européens et du monde entier ".

Consulter l'intégralité de la lettre.

[ COMMUNIQUÉ ] - L’Etat ordonne la destruction du barrage illégal de Caussade

Créé le : 07/05/2019

Par France Nature Environnement

Il y a un mois, le tribunal administratif de Bordeaux confirmait l’illégalité du barrage de Caussade. Une décision désormais confortée par l’Etat, qui vient de prendre un arrêté décisif : la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne a 3 mois pour détruire la retenue d’eau construite sans autorisation. Dans un an et demi, le site devra avoir été remis dans son état initial. La protection de l’environnement passe enfin au premier plan, un soulagement pour France Nature Environnement et la SEPANSO Aquitaine, qui suivront de près la remise en état du site.

Une position de l’Etat attendue et logique

Après 5 décisions de justice favorables, France Nature Environnement et sa fédération régionale, la SEPANSO Aquitaine, réclamaient la remise en état du site du barrage de Caussade. En toute illégalité, la Chambre d’agriculture du département y avait permis la construction d’une digue pour barrer le ruisseau de Caussade, détruisant notamment l’habitat de plusieurs espèces protégées. Objectif affiché : créer un lac artificiel de 920 000 m3 pour un usage par une vingtaine d'agriculteurs. Mais ce projet ne répond en rien à la problématique locale, qui est de partager la ressource de la manière la plus juste, pour l’ensemble des habitants d’un territoire où l’eau manque régulièrement.

« Afin de retrouver sa crédibilité en matière de gestion partagée de l'eau, et particulièrement sur le bassin Adour-Garonne, l'État devait impérativement organiser la remise en état du site mais aussi obliger à la compensation des dommages d’ores et déjà réalisés sur la nature », explique Michel Dubromel, président de France Nature Environnement.

Obligation de détruire le barrage et de remettre en état le site, sous la contrainte si nécessaire

La Chambre d’agriculture a donc 3 mois pour détruire le barrage et 18 mois pour remettre le site en état : restaurer le lit de la rivière, les zones humides, les habitats détruits des nombreuses espèces protégées ; mettre en place des mesures de compensation proportionnées aux impacts liés aux travaux illégaux…

Les auteurs des faits vont-ils aujourd’hui respecter les demandes de la préfecture ? Les discours entendus depuis des mois et les années d’intimidations par des personnes déjà condamnées pour agressions et dégradations ont de quoi faire douter. C’est pourquoi l’arrêté précise que la Chambre d’agriculture devra consigner 1 million d’euros montant correspondant aux travaux de suppression du barrage, avec une astreinte de 500€ par jour d’ici 3 mois si la retenue n’a pas disparu.

Racketter l’eau ne peut être une solution face au dérèglement climatique

Le projet de Caussade est l'illustration d’une fuite en avant face aux effets du changement climatique. Le réchauffement en cours de +2 à +4 degrés a déjà de lourdes conséquences À l’avenir, les situations de stress hydrique risquent de devenir plus fréquentes et les sécheresses plus longues, voire pluriannuelles, empêchant le remplissage des stockages qui se sont multipliés. Ces stockages aggravent la situation hydrologique des territoires et sont une fausse solution pour des agriculteurs confrontés au manque d’eau pour bien des années.

Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont pour rôle de faire respecter les règles communes et d’accompagner l’élaboration de projets de territoires permettant de mieux partager une ressource limitée, dans le respect des milieux aquatiques et leur biodiversité. « Il ne peut y avoir aucune complaisance avec la délinquance écologique et la prise de risques pour la sécurité publique. Ce racket de l’eau ne peut plus durer. C’est pourquoi nous déposerons dans les tous prochains jours une action en responsabilité contre la Chambre d’agriculture devant le tribunal administratif », ajoute Florence Denier-Pasquier vice-présidente de France Nature Environnement.

France Nature Environnement et la SEPANSO Aquitaine soulignent également qu’un meilleur partage de la ressource en eau passera nécessairement par une réduction de la dépendance des agriculteurs à l’irrigation, une meilleure utilisation des retenues déjà créées, un accompagnement au changement vers des cultures moins gourmandes en eau et moins impactantes sur sa qualité et le développement des modèles agro-écologiques plus robustes face au changement climatique.

Accéder au communiqué en ligne.

BRETAGNE : une course aux déchets

Créé le : 29/04/2019

Le 16 juin, de 10h à 13h, le département du Finistère organise une opération de plogging sur la plage de la Torche. A vos marques !

Cette nouvelle pratique venue de Suède consiste à ramasser des déchets lors des courses à pied ou, pour les moins sportifs, au cours de leur randonnée pédestre.

Chacun sait que ces déchets sauvages ont des conséquences immédiates ou sur le long terme, sur la pollution des sols et des nappes phréatiques, et sur la biodiversité (en sachant qu’un sac plastique met 450 ans à se désagréger). Des milliers d’animaux décèdent chaque année en les ingérant ou en étant prisonniers des détritus.

Chaque participant.e recevra un kit de ramassage ainsi qu’un sac réutilisable (en coton bio) pour caser tous ses déchets, durant la course et lors de prochaines excursions. Les associations, telles que CLCV, Surfrider et Courir à Plomeur, participent à cette journée de ramassage. À l’issue de l’opération, la quantité de déchets sera pesée. La Communauté de communes du Pays Bigouden Sud et la Commune de Plomeur ont été contactées pour recycler les déchets collectés.

Le nombre de places est limité à 100 personnes, il est conseillé de s'inscrire ici.

 

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www.finistere.fr

[ COMMUNIQUÉ ] - La Rochelle, territoire zéro carbone

Créé le : 29/04/2019

Le territoire rochelais s’est engagé dans une démarche ambitieuse pour lutter contre le dérèglement climatique, celle d’atteindre la neutralité carbone dès 2040 et de devenir ainsi le 1er territoire urbain littoral zéro carbone.

Pour opérer cette transition et préfigurer ce que sera la ville de demain, la Communauté d’Agglomération, Atlantech, la Ville de La Rochelle, l’Université de La Rochelle et le Port Atlantique proposent un programme coopératif innovant dans le cadre de l’appel à projets « Territoires d’Innovation » du Programme d’investissements d’avenir.

Pour aller encore plus loin, plus vite, et servir ce projet systémique reposant sur différents leviers d’action, le consortium rochelais va déployer avec ses partenaires un outil innovant inédit qui s’inscrit en droite ligne de la création du label Bas Carbone : l’agrégateur carbone territorial.

Vous pourrez trouver plus d’informations sur ce dispositif dans le communiqué de presse et visualiser l’infographie en ligne.

"POLLUTION MARITIME : BASTA !"

Créé le : 18/04/2019

Une journée d'action a lieu ce vendredi 19 avril contre la pollution de l'air générée par les navires des ports méditerranéens, dont celui de Marseille, avec le développement du croisièrisme notamment. Le matin, des eurodéputées et une délégation d'élus et de représentants associatifs visiteront et échangeront avec le Grand Port Maritime de Marseille.Vous êtes conviés à 14h15 pour la conférence de presse et l'action devant les navires polluant du port de Marseille, avant l'action militante. Une réunion publique est également organisée le soir à la Joliette.

Par Michèle Rivasi, eurodéputée écologiste 

Chaque année, la pollution de l'air par les navires maritimes cause 1730 décès, rien que sur le pourtour méditerranéen, et coûte entre 8 et 14 milliards d'euros.

Nous exigeons pour faire face à ce fléau sanitaire le passage de la Méditerranée en Zone ECA qui plafonne le taux de soufre dans les carburants marins à 0,1 %, une norme en vigueur depuis 2015 en mer Baltique, mer du Nord, Manche et Amérique du Nord. Et ceci plus vite que ne le propose le gouvernement. Nous exigeons aussi des mesures d'urgence de raccordement électrique sur le port de Marseille pour les navires à quai.

La pollution générée par les navires a d'abord un impact en termes de santé publique pour les populations riveraines et les marseillais en paye un lourd tribu. La zone ECA éviterait de nombreux décès liés à la pollution atmosphérique. Selon l'étude du ministère de la Transition écologique, la pollution atmosphérique des navires induit, pour l'ensemble de l'Europe, une mortalité prématurée évaluée à 50 000 cas par an et un coût associé de 58 milliards d'euros.

"Ce calendrier doit être accéléré"

Dans le cadre de la présentation de l'étude, nous apprenons que le gouvernement français compte mettre en place le calendrier suivant : 2019, les travaux préparatoires pour la mise en place d'une Zone ECA en Méditerranée ; 2020, le dépôt conjoint avec les parties prenantes du dossier à l'OMI ; 2021, l'adoption de la mesure ; 2022, son entrée en vigueur.

Ce calendrier doit être accéléré et complété par des mesures complémentaires à l'instar de l'électrification des quais, pour éviter la pollution à quai.

Il est impensable également que le gouvernement envisage la mise en place d'une zone ECA en Méditerranée sans sans associer l'ensemble des collectivités aux mesures préparatoires. Rien ne viendra seulement d'en haut. D'autant que le passage en Zone ECA suppose la prise en compte de tous les intérêts au niveau de la transition énergétique. Il ne peut pas se décréter.

[ COMMUNIQUE ] - Pollution incessante dans l’Isère : une filiale de Lactalis enfin condamnée

Créé le : 10/04/2019

Quatre litres par seconde : c’est la quantité de substances polluantes déversée par la fromagerie Etoile du Vercors dans un cours d’eau, l’Isère, en continu depuis 1942. Une pollution colossale, pour laquelle cette filiale du premier groupe mondial laitier et fromager Lactalis vient enfin d’être condamnée à 100 000 € d’amende dont la moitié avec sursis. Un montant loin de compenser les dommages sanitaires et environnementaux pour France Nature Environnement et la FRAPNA Isère, qui rappellent qu’à ce jour, le rejet de ces substances toxiques n’a pas cessé.

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