Écologie

Un rapport fait état d'un net recul de la biodiversité en France

Créé le : 17/01/2019

Plus d'un quart des espèces présentes sur le territoire métropolitain et en outre-mer sont menacées de disparition, selon un récent rapport réalisé par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité. La France possède, avec ses territoires ultramarins,  près de 10% de la biodiversité de la planète.
 
Il ne fait pas bon être un animal ou un végétal en France. C'est ce qu'indique l'édition 2018 des « chiffres-clés des la biodiversité » publiée par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité. La mise à jour de cette étude actualisée tous les ans montrent que la situation s'aggrave. 
 
Au total près d'un quart (26%) des espèces dites « à risques » pourraient, purement et simplement disparaître. Les chauves-souris sont un exemple marquant : elles ont perdues 38% de leur population en dix ans. La situation est encore plus critique en outre-mer ou près de 40% des espèces sont en danger d'extinction.   
 

La responsabilité de l'Homme

Le rapport montre que le déclin des espèces animales et de la biodiversité tient « principalement aux pressions exercées par les activités humaines ». Notamment par l'artificialisation des sols. Les constructions humaines ont grignotées 65 000 hectares par an, entre 2006 et 2015. 
Cette action de l'Homme se couple avec la progression des espèces envahissantes qui menacent la faune et la flore autochtone. 60% animaux ou plantes invasives ont été repérées en outre-mer, tel que l'iguane vert en Martinique. 
 

Des lueurs d'espoir

Tout n'est pourtant pas si noir et le rapport montre une hausse de la participation des citoyens dans les sciences participatives. Plus de 50 000 d'entre eux ont participé, en 2017, à un programme de collecte de données, soit un chiffre multiplié par 2,5 en six ans. L'association France Nature Environnement souhaite que la publication de ce rapport permette « d’accélérer la mise en œuvre des solutions connues et prévues pour préserver le monde vivant ».  
 
 

Quelles alternatives aux carburants fossiles ?

Créé le : 10/01/2019

La station Kargreen, à Locminé, distribue du bioGNV, un carburant à empreinte carbone nulle. © Liger


par Nicolas Troadec

Agrocarburant, bioGNV, hydrogène... Des alternatives à l’essence et au gazole existent déjà. Mais la faiblesse des réseaux de production et de distribution les cantonne encore à des flottes captives, pour les entreprises et les collectivités. Pour plusieurs spécialistes de l’énergie, c’est d’abord notre conception de la mobilité qu’il faut revoir.

Avec quel carburant allons-nous alimenter nos voitures demain ? En France, le secteur des transports représente environ 30 % des émissions de CO2, avec une écrasante majorité imputable au transport routier (93 %, selon des chiffres du ministère de l’Environnement datés de 2015). Les alternatives aux combustibles fossiles existent, encore faut-il que leur production et leur consommation soient pertinentes, tant au regard de la protection de l’environnement que de la santé, ou de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Jérémie Almosni est chef de service Transport et mobilité à l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Pour lui, « il n’y a pas de meilleure solution » parmi les alternatives aux carburants fossiles : « Il faut une approche d’ensemble » et prendre en considération toute la chaîne logistique, de la production à la consommation.

Les agrocarburants, une « fausse bonne idée » ?

Depuis les années 2000, l’objectif en France est d’incorporer une part de biocarburants dans les...

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Energy Observer : nouveau défi pour le breton Jérôme Delafosse

Créé le : 09/01/2019
Le catamaran de la mission Energy Observer dans le port de saint-Malo - Crédit : Energy Observer

Grand reporter et passionné d'écologie, Jérôme Delafosse prend la tête de la mission Energy Observer qui se déroule sur le premier catamaran à hydrogène du monde. Partie de Saint-Malo le 26 juin 2017, l'expédition a terminé son tour de France. La durée de la mission est de six ans et prévoit des escales dans plus de 50 pays. 

« J'en avais marre de dénoncer, de me trouver face aux mêmes problématiques. » Voilà comment Jérôme Delafosse, photographe et écrivain, justifie son choix de rejoindre Energy Observer. Il dirige l'opération avec Victorien Erussard, qui a pensé l'architecture énergétique du navire. C'est toute l'originalité de l'expédition Energy Observer : prouver que les navires peuvent être écologiques et adaptés aux conditions extrêmes. 

Jérôme Delafosse et Victorien Erussard vont embarquer sur ce bateau à hydrogène, premier navire autonome en énergie et qui n'émet ni gaz à effet de serre ni particule fine lors de ses déplacements. Le catamaran est doté d'une propulsion électrique, alimentée par un mix énergétique : 130 m² de panneaux photovoltaïques et un système de production d'hydrogène décarboné provenant d'eau de mer.

Une passion intacte

Jérôme Delafosse est un habitué des actions en faveur de l'environnement et de la défense de la biodiversité. Après une jeunesse faite d'exploits maritimes, il est le plus jeune scaphandrier de France à l'âge de vingt ans en 1991, puis il devient animateur de l'émission de Canal + : Les Nouveaux explorateurs. Il réalise alors  des « films incarnés » traitant des « peuples de l'eau » qui entretiennent un lien particulier avec l'océan. Il a aussi travaillé sur des documentaires engagés, « mais pas militants », précise-t-il, notamment sur les espèces menacées de requins. À 47 ans, Jérôme Delafosse veut continuer le combat en faveur de la mer, « qui compose 99% de la biosphère terrestre et 70% de l'oxygène que l'on respire », rappelle-t-il. Pour sa prochaine étape, l'équipage mettra le cap sur l'Europe du Nord. *

Plus d'infos : www.energy-observer.org

 

De l’agroécologie pour sauver le plateau de Valensole

Créé le : 21/12/2018
Crédit photo : Perrine Puyberthier

Par Hélène Saveuse

Derrière la carte postale du plateau de Valensole se cache une autre réalité : les plants de lavandins se meurent à cause d’une maladie véhiculée par un parasite, les sols fatiguent et les masses d’eau souterraine se dégradent. Des acteurs locaux se sont rassemblés autour du projet Regain, afin de mener à des « pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement ».

Sur la table en formica de sa cuisine, Jacky Piatti, agriculteur et lavandiculteur installé à Puimoisson (Alpes-de-Haute-Provence), et Perrine Puyberthier, animatrice du projet Regain pour le Parc naturel régional du Verdon, font le point sur la saison passée.

« Quel taux de dépérissement des lavandins (*) en 2017 ? Quelle technique pour contrecarrer la prolifération de la bactérie tueuse de lavandin, le phytoplasme du Stolbur ? », s’interrogent-ils. Les deux partenaires dessinent et planifient une expérimentation de couverts végétaux dans les champs de lavandins. Ils évaluent les progrès, les risques et surveillent les rendements. Dans quelques jours, ils présenteront aux agriculteurs inclus dans le dispositif Regain les résultats de leurs expérimentations sur les parcelles de Jacky. « Le projet Regain existe pour que la ruralité reste dynamique sur ce territoire. Nous essayons de trouver le bon équilibre entre viabilité économique, valeurs environnementales et sociales », explique Perrine Puyberthier.

 

Jusqu’à 50 % des lavandins contaminés

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[ COMMUNIQUÉ ] - L'Assemblée nationale met fin à l'avantage fiscal dont bénéficiait l'huile de palme

Créé le : 21/12/2018

Dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre, l’Assemblée nationale a voté au Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2019 – comme ce fut le cas en première lecture – un amendement mettant fin à un avantage fiscal dont bénéficiait jusqu’alors l’huile de palme.

Par l’adoption d’un amendement que je portais avec plus de soixante-dix collègues issus de la majorité et de l’opposition, et grâce à des voix venues de tous les bancs de l’hémicycle, l’huile de palme ne pourra dorénavant plus être considérée comme un biocarburant.
Par cette décision, la France confirme son engagement dans la transition écologique du pays et envoie un message fort à destination de ses partenaires européens.
L’huile de palme, de par son empreinte carbone considérable et ses effets désastreux sur la déforestation et la biodiversité, est encore plus polluante que l’essence ou le diesel. Supprimer l’avantage fiscal dont bénéficiait ces faux biocarburants permet d’être cohérent avec les objectifs affichés par le Gouvernement sur la fiscalité écologique.
Cette mesure permet également de donner une plus grande crédibilité à la filière des biocarburants en France, et de renforcer l’ensemble des producteurs français qui utilisent des alternatives à l’huile de palme.

> Consulter l'amendement

Fongicides : du petit lait pour remplacer le cuivre ?

Créé le : 20/12/2018
Crédit photo : Guilaume Bernard. Ferme du Vernou

Par Guillaume Bernard.

Ajouter du petit lait pour enlever du cuivre dans sa solution fongicide, c’est le pari écologique d’un pomiculteur bio ariégeois. Si son initiative demeure expérimentale, elle exprime néanmoins le besoin de renouveau de la filière, dans une période où l’Union européenne prévoit de réduire l’usage du cuivre.

Au milieu du verger de la ferme du Vernou, les pommes bio que ramassent patiemment Audrey Tremouroux et Amélie Astoury, pomicultrices, affichent une santé éclatante. Cette année, la récolte de la petite exploitation ariégeoise a échappé à l’une des maladies les plus redoutées par la profession : la tavelure. Alex Franc, propriétaire de l’exploitation, rayonne : « Je ne m’attendais pas à de tels résultats. »

Depuis le printemps 2016, cet ancien ingénieur agronome teste un nouveau mélange à base de petit lait pour affronter le champignon responsable de l’apparition de tâches et de crevasses sur le fruit. « Il y a deux ans, j’en avais mis sur une seule rangée et j’avais l’impression que l’expérience était fructueuse. Je l’ai donc généralisée en 2018 », explique l’agriculteur. La tavelure, capable de ruiner toute une récolte, n’aura pratiquement pas atteint ses sept hectares de pommiers. Un succès, pour un pomiculteur qui travaille en bio, tant par conviction que par nécessité.

« L’agriculture conventionnelle, ce n’était plus possible. Mon père ne pouvait plus toucher à un produit phytosanitaire. On pense qu’il a développé de grosses allergies à force d’y être exposé », témoigne l’Ariégeois. Lorsqu’Alex Franc récupère le verger familial en 2010, celui-ci est déjà cultivé en bio depuis dix ans, un choix qui n’a pourtant rien d’évident dans la filière. La pomme, fruit préféré des Français avec une consommation moyenne de 18 kg par an et par foyer, est aussi l’un des plus traités. Une étude de 2015, menée par Greenpeace, révèle qu’elles reçoivent en moyenne 35 traitements par an en agriculture conventionnelle.

Du bio dopé au cuivre

Cultiver en bio et refuser la douche de pesticides pour ses récoltes, c’est évidemment s’exposer davantage aux maladies du verger. Pour s’en prémunir, il reste néanmoins une solution aux agriculteurs bio : la bouillie bordelaise, un mélange bleuté à base de cuivre.

Or, ce métal lourd a des effets néfastes sur la croissance et le développement de la plupart des plantes. Elle a aussi un impact sur les communautés microbiennes et la faune des sols, nuisant ainsi à leur durabilité.

Un rapport de l’EFSA (Autorité européenne pour la santé alimentaire), publié en janvier 2018, soutient qu’il est également nocif pour la santé des agriculteurs, lorsqu’il est employé à haute dose. Car même s’il n’est pas classé comme cancérogène, une surexposition peut entraîner une accumulation dans les organes, des irritations oculaires… « Face à ces problèmes, je me suis mis à chercher une alternative. C’est là que des collègues qui travaillent en biodynamie m’ont parlé du petit lait », raconte Alex Franc.

Si les propriétés fongicides du lactosérum sont connues depuis longtemps, il aura fallu attendre 2009 pour qu’il soit autorisé en agriculture biologique. Et pratiquement dix ans de plus pour que l’Ariégeois tente l’expérience. « J’étais prêt à le faire, mais je n’avais pas le principal : le petit lait lui-même », raconte l’agriculteur. Avec un besoin d’environ 15 litres pour 500 litres de mélange, il lui manquait quelqu’un capable de le fournir en grande quantité.

Heureux hasard de la géographie : le précieux lactosérum encombrait justement la station d’épuration d’une laiterie bio située à une quinzaine de kilomètres de la ferme du Vernou. Alex Franc avait trouvé son fournisseur ! Grâce à lui, il a réduit par cinq son utilisation de cuivre et réussi à éloigner la tavelure, malgré un printemps très humide, propice au développement de la maladie.

Alex Franc et l'atomiseur avec lequel il répand sa solution fongicide. Crédit photo : Guillaume Bernard

Le petit lait, solution miracle ?

Cette association locale entre laitier et pomiculteur a permis à Alex Franc de devenir un précurseur dans la lutte contre la maladie dans la région. Son expérience intrigue d’ailleurs les chambres d’agriculture des départements voisins, notamment celle du Tarn-et-Garonne, plus gros verger du Sud-Ouest.

« Le lactosérum est surtout utilisé comme fongicide en viticulture, mais pas en pomiculture. On peut supposer que ce sont les mêmes molécules qui agissent contre l’oïdium (une maladie fongique, NLDR) pour préserver les raisins et contre la tavelure pour les pommes », décrypte Jean-François Larrieu, conseiller en arboriculture fruitière à la chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne. L’expérience concluante d’Alex Franc n’atteste toutefois pas à elle seule des propriétés du petit lait. Car ce dernier utilise toujours un peu de cuivre. « Pour connaître son efficacité réelle contre la tavelure, il faudrait répéter l’expérience avec une solution qui en serait totalement dépourvue », précise Jean-François Larrieu.

En attendant, l’expert doute que sous un climat propice au développement du champignon, les pomiculteurs puissent se passer totalement du métal. Alex Franc le regrette : « Après le succès de cette année, j’aurais envie de ne plus en utiliser du tout... Mais c’est risquer ma récolte et je ne peux pas me le permettre. » Jean François Larrieu rappelle que, si l’efficacité du lactosérum en tant que fongicide n’est pas encore avérée, celui-ci présente au moins l’avantage de ne pas être toxique.

« L’interdiction du cuivre finira par arriver, c’est sûr »

Alex Franc, pomiculteur

Passer au zéro cuivre demeure néanmoins difficile. Dans une étude publiée en janvier 2018, l’Inra (Institut national de recherche en agronomie) recense les différentes manières de réduire son utilisation, mais concède que sa suppression totale du jour au lendemain serait très compliquée pour la filière bio. Parmi les nombreuses alternatives envisagées par le rapport, il n’est jamais fait mention du petit lait. « Nous nous sommes basés sur la littérature scientifique existante et nulle part on ne parle du lactosérum », explique Didier Andrivon, pilote scientifique de l’étude.

Le cuivre dans le viseur de l’UE

Les chercheurs pourraient pourtant être bien inspirés de tourner la tête vers la petite exploitation ariégeoise, puisque la nécessité de trouver une alternative au métal lourd se fait pressante au sein de l’Union européenne : son autorisation en agriculture prend fin le 31 janvier 2019. Son renouvellement, qui doit être voté par les États membres au cours de l’automne 2018 est, comme l’a été le glyphosate avant lui, largement sujet à débat.

« Certains pays du Nord de l’Europe sont pour une interdiction totale du cuivre en agriculture, mais après le vote de cet automne, on devrait passer d’une autorisation de 6 kg par hectare, lissé sur cinq ans, à 4 kg », pronostique Jean-François Larrieu. C’est d’ailleurs cette position qui sera défendue par le ministère de l’Agriculture français, à la Commission européenne. À l’inverse, le Danemark et les Pays-Bas ont déjà interdit l’utilisation du métal à l’intérieur de leurs frontières.

Pour notre pomiculteur ariégeois, « l’interdiction finira par arriver, c’est sûr ». En attendant, il se prépare en cultivant des variétés de pommes plus résistantes à la tavelure et ajoute du soufre à sa solution fongicide pour en améliorer l’efficacité. Le lactosérum s’avère selon lui un levier, parmi d’autres, dans la lutte contre l’utilisation du métal. Mais il reste dans l’angle mort de la recherche actuelle. Peut-être plus pour longtemps : Jean-François Larrieu évoque la possibilité de reproduire ce test au sein de sa chambre d’agriculture en 2019. Chiche ?

Thierry Burlot : « Le droit à l'eau, c'est aussi le droit au développement ! »

Créé le : 18/12/2018
T. Burlot / Crédit photo : E. Pain

Thierry Burlot, vice-président de la Bretagne en charge de l'environnement, l'eau, la biodiversité et le climat. Il est également président du comité de bassin Loire-Bretagne pour l'Agence de l'eau. A l'occasion des 20 ans du Carrefour de l'eau, qui se déroule les 30 et 31 janvier à Rennes, il revient sur les grands enjeux de la politique de l'eau en région.

 

« Toute l'eau qui coule en Bretagne, s'infiltre et se jette ici. C'est une spécificité du massif Armoricain. 80 % de l'eau en région provient des rivières et 20 % des eaux souterraines, alors qu'ailleurs en France, c'est l'inverse. De fait, si l'eau se dégrade, c'est bien l'aménagement du territoire et le développement économique de nos bassins versants qui sont en cause. Désormais, la Bretagne en a pris la mesure et met en œuvre une politique de l'eau ambitieuse. Avec la Breizh Cop, nous embarquons l'ensemble des acteurs de l'eau : associations, entreprises, agriculteurs, collectivités et citoyens !

Il y a 30 ans, nous faisions le choix d'une production agricole quantitative. Puis on s'est rendu compte que les sols n'en pouvaient plus. Les Côtes d'Armor et le Finistère étaient particulièrement touchés. Nous étions la région avec la plus mauvaise qualité de l'eau. Sous l'impulsion des associations, nous avons décidé d'engager des plans de reconquête, avec Bretagne Eau pure notamment.

Qu'en est-il aujourd'hui ?

Désormais, 40 % des masses d'eau sont conformes, contre seules 10 % il y a 30 ans !
Dans le Finistère, 80 % y sont conformes, 60 % en Côtes d'Armor. Quant aux autres départements, nous y observons une moindre pression historique : on est par exemple à 11 % des masses d'eau conformes en Ille-et-Vilaine. Les Plans algues vertes ont montré des résultats positifs. Depuis 5 ans, on a réduit en moyenne de 15 à 20 mg par litre les nitrates. Une ONG vient même de classer le Léguer « rivière sauvage ». Le Scorff doit l'être en 2019. Mais nous devons poursuivre nos efforts, comme à St Michel-en-grève, où nous avons divisé par 10 les quantités d'algues vertes ramassés l'an passé.

 

Autre problème majeur : le changement climatique. Désormais, l'eau arrive en moindre quantité sur le Massif armoricain (2 fois moins), alors que les besoins s'accroissent...

Rennes doit chercher de l'eau de plus en plus loin, parfois hors de son bassin versant. Or ans eau, pas de nouvelle population, ni d'entreprises. Et c'est aussi s'assurer de la bonne santé de tous avec une eau de qualité. Le droit à l'eau, c'est aussi le droit au développement.

 

D'où la volonté de porter une politique de l'eau intégrée et solidaire ?

Le château d'eau de la Bretagne se situe au centre, il faut le protéger, alors que le développement économique s'accroît sur le littoral. Nous devons organiser une solidarité nécessaire entre l'amont et l'aval, entre le centre Bretagne et le littoral, entre l'est à l'ouest. Et intégrée, car la politique de l'eau c'est aussi la politique agricole, la politique économique, au carrefour des politiques publiques, dans une logique de concertation.

[ CONFÉRENCE ] Les Français et l'eau

Créé le : 18/12/2018

RÉSULTATS DU BAROMÈTRE DE L'OPINION CENTRE D'INFORMATION SUR L'EAU / TNS-SOFRES
 

Ce que les Français nous ont dit de l'eau et de son service...

 

Que pensent-ils de leur eau du robinet ? De sa gestion ? Du process de contrôle ? Des intervenants ?  Ont-il confiance ? Quelles sont leurs craintes vis-à-vis d’une éventuelle pénurie ? de la pollution ? Quelles sont leurs attentes en matière d’information ? Comment perçoivent-ils les risques liés au changement climatique ?…
 

Les résultats de l'enquête seront révélés lors de la conférence de presse du mardi18 décembre à 10:00, dans les locaux de l'UNAF.

Pour approndir le sujet, rendez-vous également les 30 et 31 janvier 2019 au Carrefour des Gestions Locales de l'eau au Parc des expositions de Rennes.

[ COMMUNIQUÉ ] Réseau Action Climat - COP24

Créé le : 17/12/2018

COP24 : FACE A L’URGENCE CLIMATIQUE, LES ÉTATS SE DÉROBENT DEVANT LEURS RESPONSABILITÉS

Communiqué de presse des ONG du Réseau Action Climat à l'issue de la COP24.

 

Après deux semaines de négociations et une journée de prolongation, les 196 pays réunis pour la COP24 sont enfin parvenus un accord. Mais le texte issu des discussions propose un manuel d’application de l’accord de Paris comportant des lacunes et pose des fondations fragiles pour limiter le réchauffement mondial à 1,5°C.

Consulter le communiqué de presse.

[ COMMUNIQUÉ ] Le 8 décembre, sonnons l’alarme climatique !

Créé le : 06/12/2018

Associations et syndicats s'engagent à rejoindre les mobilisations du 8 décembre et appellent à amplifier le réveil citoyen pour la justice sociale et écologique.

Il est encore temps d’agir pour engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste, à la hauteur de l’urgence climatique

En décembre 2015, alors que les chefs d’Etats célébraient la signature de l’Accord de Paris, le mouvement pour la justice climatique se mobilisait pour dresser des lignes rouges et pointer l’insuffisance des engagements des États pour limiter le réchauffement mondial à 1,5°C. Trois ans après, le compte n’y est toujours pas et nous n’avons pas le luxe d’attendre. Les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques sont déjà là et les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes, au Nord comme au Sud.

Le 8 décembre, en pleine COP 24, plus de 120 marches sont déjà prévues en France et l’étranger pour faire sonner l’alarme climatique. Cette mobilisation sera riche de la diversité des citoyen.ne.s, organisations, réseaux et mouvements qui s’y impliqueront. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre constat à rejoindre les marches.

Plus d'infos

 

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