Écologie

[ ÉVÉNEMENT ] GREENPEACE FRANCE - Marche du siècle - 16 mars

Créé le : 08/03/2019

Greenpeace soutient la grève des jeunes entamée le vendredi 15 février dernier et encourage les autres, dans toutes les villes de France, à les rejoindre le plus vite possible, avec un point culminant les 15 et 16 mars. Le ton est donné ! En Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse, mais aussi au Japon, en Australie, aux États-Unis, au Canada et dans d’autres pays encore, le mouvement prend la forme de grèves scolaires pour le climat.

Tout a commencé aux Pays-Bas avec Greta Thunberg, cette suédoise de 16 ans figure désormais emblématique du mouvement climatique. Remarquée lors de la COP24 au cours de laquelle elle a pris la parole, elle faisait grève chaque vendredi depuis plusieurs mois pour demander aux responsables politiques des actions concrètes pour le climat. Elle appelle les jeunes à se mettre « en colère » contre les pays qui n’en font pas assez pour éviter le dérèglement climatique.

Son initiative a été entendue et répliquée aux quatre coins du monde autour d’un même mot d’ordre : “Fridays For Future” (les vendredis pour le climat).

Les mouvements de jeunesse pour le climat commencent à s’organiser. Ils se sont structurés autour de Youth for Climate France (YFC). Près d’une centaine de villes ont déjà répondu à l’appel et des groupes YFC se développent un peu partout en France. Ces groupes ont vocation à construire ce lien entre la jeunesse française et les revendications climatiques. Ils ont lancé un appel intitulé “Pourquoi devrions-nous travailler sur notre avenir s’il n’y a pas d’avenir ?”.

De nombreuses organisations de jeunesse et syndicats étudiants et lycéens ont eux aussi souhaité apporter leur soutien à ce mouvement sans précédent.

La percée a d’abord été particulièrement visible dans le milieu étudiant parisien. Une première grève a eu lieu vendredi 15 février devant le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. La semaine suivante, vendredi 22 février, le milieu lycéen est entré en scène. Une deuxième grève a ainsi réuni plusieurs milliers de lycéen.ne.s et étudiant.e.s qui ont marché entre la place de l’Opéra et la place de la République.

Le principe est simple : tant qu’ils ne seront pas entendus, les étudiantes et étudiants poursuivront la grève chaque vendredi avec des “devoirs” à faire par le gouvernement pour la semaine suivante. Leur slogan : “Zéro degré ou zéro pointé !”

Face à l’inaction des adultes aujourd’hui aux responsabilités économiques et politiques, les jeunes ont plus que jamais raison d’élever la voix. La France pèche sur tous les aspects de l’action climatique : développement des énergies renouvelables, efficacité énergétique et réduction des émissions des gaz à effets de serre.

Si ce gouvernement était crédible, il investirait massivement dans les transports en commun et les mobilités alternatives pour réduire drastiquement l’usage de la voiture individuelle, il lancerait une grande politique de rénovation énergétique du logement, il en finirait avec le modèle agricole industriel porté à bout de bras par des subventions publiques. Il taxerait fortement les industries polluantes et sortirait des traités de libre-échange qui ne respectent pas l’environnement. Il arrêterait de favoriser les multinationales responsables du changement climatique en défendant leurs projets climaticides, comme les forages de Total en Guyane, ou sa bioraffinerie à l’huile de palme à la Mède. Il faut un changement de modèle : plus d’égalité sociale et de démocratie pour faire face aux industriels et à leurs lobbies.

Un appel à la grève mondiale des jeunes pour le climat a été lancé pour le vendredi 15 mars. Greenpeace France encourage tous les lycéen-ne-s et tous les étudiant-e-s à participer à cette grève inédite qui marquera probablement l’histoire des revendications politiques pour le climat.

Retrouvez la carte des initiatives déjà prévues sur ce lien !

Greenpeace appelle également à participer massivement le lendemain, samedi 16 mars, à une grande journée de mobilisation aux quatre coins de la France dans la lignée des marches pour le climat et autres événements organisés depuis l’automne. Une journée qui donnera un écho tout particulier à ce mouvement de grève.

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Aix : trois heures de séminaires pour esquisser le futur de l'habitat

Créé le : 08/03/2019

Imaginer l'habitat de demain. Tel était le thème du second séminaire prospectif et participatif organisé, le 7 mars dernier, par l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix-Durance (Aupa) et la Ville d'Aix-en-Provence. Un séminaire qui, comme l'an dernier, était animé par le magazine Sans Transition ! Provence.

L'événement a rassemblé plus de 300 personnes venues écouter les experts invités et échanger avec eux durant plus de trois heures. 
 
Ce moment de réflexion et d'échange était structuré autour de deux grands axes : l'habitat intergénérationnel et l'habitat durable. 
 
Durant la première partie, le sociologue Guy Tapie, spécialiste de l'habitat intergénérationnel, professeur à l’École nationale d'architecture et du paysage de Bordeaux, a exposé les grands enjeux de l'habitat intergénérationnel contemporain. Il a présenté ce dernier comme une solution permettant de « réinsérer les seniors dans une société bienveillante ». 
 
L'architecte Rüdiger Krisch a ensuite présenté le projet d'habitat intergénérationnel de Tübingen, ville allemande jumelée avec Aix. Puis, une table-ronde a réuni Guy Tapie, Franck Le Huede, chef de projet senior au Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), et Agnès Filizetti, responsable de l'agence Paca de Recipro-Cité, structure qui met en place des actions autour de la mixité générationnelle dans les différents modes d'habitat.
 

Économie d'énergie 

 
Le séminaire s'est ensuite orienté vers l'habitat durable et les questions d'économie d'énergie. Une table-ronde a notamment réuni Thierry Salomon, fondateur du collectif négaWatt, qui propose un scénario de réduction de 50% des dépenses énergétiques dans le bâtiment, en France, d'ici 2050, Florence Rosa, présidente de l'association EnvirobatBDM, qui réunit les professionnels de la construction durable en Paca, et l'architecte et urbaniste Michel Chiappero. 
 
En conclusion, Thierry Salomon a tracé quelques priorités pour l'avenir : se concentrer sur l'habitat passif (qui consomme très peu de chauffage) et positif (qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme), sur la modularité des logements et développer des habitats connectés « intelligents ».
 
Le séminaire a par ailleurs fait l'objet de riches discussions avec le public. Des initiatives et des projets portés localement par des associations, citoyens et entreprises ont également été présentés. A Aix, le futur de l'habitat s'invente maintenant. 

[ ENERGIES RENOUVELABLES ] Une hydrolienne innovante en test dans le Morbihan

Créé le : 07/03/2019
Mise à l'eau de l'hydrolienne Guinard Energies en ria d'EtelIfremer - Michel Répécaud

La PME Guinard Energies vient de mettre à l’eau un démonstrateur d’hydrolienne en Ria d’Etel (Morbihan) dans le cadre du projet MegaWattBlue. L’Ifremer participe pour caractériser les écoulements, le bruit rayonné et les bio-salissures.

La contribution de l’Ifremer permettra de décrire l’environnement physique par la caractérisation des écoulements amont et aval à proximité de la turbine durant des cycles de marée caractéristiques. Un ensemble de capteurs de courants est ainsi déployé en absence et en présence de l’hydrolienne. De même, le bruit ambiant à proximité de l’hydrolienne est mesuré en absence et en présence de la turbine afin de connaitre son impact acoustique. Concernant les bio-salissures, différentes peintures de protection sont testées et leurs efficacités sont analysées.

Enfin, une reconnaissance préalable par des plongeurs de l’Ifremer a permis de mieux connaître la nature des fonds sur le chemin du câble de raccordement.

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[ COMMUNIQUÉ ] - Collectif Alternatives Territoriales Aix Marseille Provence - À un mois du vote annoncé du plan climat métropolitain, la société civile se mobilise !

Créé le : 04/03/2019

Des millitant.e.s ont organisé le 28 février une opération symbolique pour interpeller les élus sur leur action pour le climat. Face à une « haie d’honneur » de vélos des livrets de 300 propositions pour des actions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires leur ont été remis. Ils rappellent aux élus les attentes fortes de la société civile sur la question environnementale.

Les militants d'Alternatives Territoriales, auxquels se sont joints des représentants du Collectif Vélo en Ville (CVV), de Vélo Sapiens, de Greenpeace, de France Nature Environnement et d'ATTAC, ont accueilli avec une « haie d’honneur » de vélos les conseillers métropolitains qui se rendaient à la séance du Conseil de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence au Palais du Pharo à Marseille. C’est dans un concert de sonnettes qu’a été remis aux élus un livret de 300 propositions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires : "Pour une métropole à la hauteur des enjeux climatiques" préparé par le collectif Alternatives Territoriales qui travaille avec plus d’une vingtaine d’associations et de collectifs présents sur la métropole.

À un mois de la date initialement prévue pour le vote par les élus du plan climat air et énergie métropolitain (PCAEM) les militants espèrent à travers cette action inciter les élus à s’engager dans un plan ambitieux. Avec la présence des vélos ils rappellent l’importance d’agir sur les formes de mobilité, levier clé de réduction des gaz à effet de serre au sein de la métropole. Ils plaident également pour une répartition juste de cet accès à la mobilité.

"Nous sommes bien conscients qu'il faut une action coup de poing pour que nos élus prennent la mesure de leur responsabilité sur la question climatique" explique Charlène Fleury, membre du collectif. "Quand on sait que 50 à 70% des solutions pour le climat se trouvent à l'échelle locale, on comprend tout l'enjeu de ce plan climat métropolitain" renchérit Estelle Moulard, coordinatrice du groupe. "Par la présence de nombreux militants à vélo et la remise en mains propres du livret, nous voulons leur signifier que l'ensemble des citoyens d'Aix-Marseille Provence les regarde. Il est de la responsabilité des élus de prendre des mesures fortes face au dérèglement climatique."

Attendu par un dispositif de sécurité plus conséquent que d’habitude, les membres d’Alternatives Territoriales ont dû faire face au mépris d’un certain nombre d’élus. Cette démarche a cependant permis d’ouvrir le dialogue avec certains d’entre eux, ce qui a encouragé le travail effectué par le collectif. "Il faut que l’on soit nombreux à soutenir les propositions, car ça commence à devenir dangereux", a confié Madame Josette Furace, conseillère de la Métropole. De son côté, Pascale Morbelli, adjointe au Maire de Vitrolles, a encouragé le collectif : "Merci pour votre travail, il est important pour que l’on avance". Mais, pour clôturer l’ensemble, les militants, qui agissaient en vue du vote du 28 mars viennent d’apprendre que ce vote, déjà bien en retard par rapport à l’agenda national, a encore été décalé en juin. "Comment croire que des objectifs ambitieux vont être portés quand on observe encore une prise de retard dans le vote du PCAEM ? Nous espérons cependant que ce délai servira à la prise en compte de nos propositions." remarque Capucine Claudet, membre d’Alternatives Territoriales.

Cette action aura permis enfin de rappeler que la société civile demande à être intégrée dans la prise de décision. Le collectif espère de ce fait qu’un comité de suivi citoyen du plan climat soit mis en place pendant les 6 ans de son déroulement.

 

Lien pour télécharger le livret > http://alternatiba.eu/marseille/livret-de-propositions-alternatives-territoriales-amp/

Page Facebook Alternatives Territoriales AMP > https://www.facebook.com/AlternativesTerritorialesAMP/

 

Contact presse :

alterterri@alternatibaioli.org

Nicolas Nace : 06.19.85.58.42 // Capucine Claudet : 06.33.79.36.40.

[ CLIMAT ] L’Union Européenne s’accorde enfin pour réguler les émissions de CO2 des camions

Créé le : 01/03/2019

Dans le sillage de la révision des normes s’appliquant aux émissions de CO2 des voitures, les Etats membres de l’Union européenne et le Parlement ont trouvé un accord sur la réglementation encadrant la réduction des émissions de CO2 des poids-lourds neufs qui s’appliquera après 2020.

Découvez le communiqué du Réseau Action Climat :

Le Réseau Action Climat estime que cette législation vient enfin remédier à une anomalie qui permettait aux camions d’émettre toujours plus de CO2 sans jamais être inquiétés : ils comptent pour seulement 5% des véhicules en circulation au niveau européen, mais représentent 25 % des émissions de CO2 du transport routier.

En revanche, les objectifs de réduction retenus de -15% en 2025 et -30% en 2030 par rapport à 2019, restent bien en deçà de la trajectoire nécessaire pour que le secteur contribue au respect de l’Accord de Paris, qui implique une réduction de ces émissions d’au moins 50% en 2030.

Par ailleurs, si l’Union européenne a souhaité envoyer un signal aux constructeurs pour sortir du diesel par le biais d’un seuil minimum de vente de camions à « faibles émissions » en 2025, celui-ci reste non contraignant et des dérogations aux objectifs de réduction fixés restent possibles pour l’industrie jusqu’à cette date.

Le Réseau Action Climat regrette également que certains Etats, dont la France, n’aient pas agi pour augmenter les efforts à fournir dès 2025, alors que le Parlement européen et les principales entreprises du secteur de la logistique et de la distribution demandaient des réductions beaucoup plus rapides.

 

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[ COMMUNIQUÉ ] - Ministère de la Transition écologique et solidaire - Annonce des 20 premiers territoires français à recevoir le label « Territoire French Impact »

Créé le : 01/03/2019

Christophe Itier, Haut-commissaire à l’Économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale, a annoncé lundi à Nantes, les 20 premiers territoires français à recevoir le label « Territoire French Impact », qui a vocation à valoriser et renforcer les synergies entre les acteurs des écosystèmes de l’innovation sociale dans les territoires.

Le French Impact est la bannière nationale qui fédère l’écosystème de l’innovation sociale et environnementale en France, rassemblant dans une même dynamique tous les acteurs qui font de cette innovation un levier de transformation du pays (porteurs de projets, entreprises de l’économie sociale et solidaire, collectivités, entreprises engagées, incubateurs, ruches, investisseurs, etc.).

En juillet 2018, un appel à manifestation d’intérêt permanent (AMI) Territoire French Impact, a été lancé pour labelliser les territoires qui souhaitent renforcer leur écosystème de l’innovation sociale, mettre en synergie des acteurs, favoriser l’émergence, le développement et l’essaimage des innovations sociales.

Vingt territoires ont été retenus pour cette première vague de labellisation. instruite par le Haut-Commissariat à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale avec la contribution de l’AVISE. Une seconde vague de labellisation sera annoncée avant la fin 2019. Un plan d’accompagnement sur-mesure va être mise en place avec chaque territoire labellisé.

> Accès au communiqué

[ COMMUNIQUÉ ] - EELV - Landivisiau (29). Poursuivons les pollueurs, pas les défenseurs de la planète !

Créé le : 26/02/2019

Lundi 25 février 2019,

Le 20 février dernier, Damien Carême, maire de Grande-Synthe et candidat d’Europe Écologie Les Verts à l’élection européenne, a rencontré une cinquantaine d’opposant-e-s au projet de centrale à gaz de Landivisiau devant le site d’implantation prévu. L’un des participants à cette rencontre, Jean-Yves  Quéméneur, Président de l’association Force 5, a été convoqué à la gendarmerie. On lui reproche  «l’organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration ».

Comment peut-on prétendre favoriser la citoyenneté à coup de « grands débats » quand, dans le même temps, on s’en prend à une personne pour la simple raison qu’elle a participé à une rencontre avec un futur député européen ? Il est également reproché au Président de Force 5 de s’être opposé, le 24 janvier, à la réalisation de travaux sur le site de la centrale à gaz. Cet acharnement ne peut qu’inquiéter tou-tes ceux et celles qui sont attaché-es à l’avenir de la planète. Veut-on absolument faire passer les intérêts du groupe Total avant la lutte contre le dérèglement climatique ?  EELV apporte son entier soutien à Jean-Yves Quéméneur et considère ces tentatives d’intimidation comme une atteinte aux droits démocratiques les plus élémentaires. Nous réaffirmons ici la nécessité de sortir de l’électricité d’origine fossile ou nucléaire, néfaste pour l’environnement local et le climat global.

Le Bureau exécutif d’EELV Bretagne.

 

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XAVIER DAVAL, "L'énergie solaire est porteuse d'avenir"

Créé le : 15/02/2019

XAVIER DAVAL est le vice-président du Syndicat des énergies renouvelables, groupement présent au salon BePOSITIVE au parc des exposition de Lyon du 13 au 15 février. La commission solaire, présidée également par Xavier Daval, y organisait pour l'occasion un congrès dédié au photovoltaïque, une énergie citoyenne.

Pour Xavier Daval, l'énergie solaire est avant tout une "énergie citoyenne et porteuse d'avenir", car elle est par essence "mutualisable" et elle est au centre de de nos sociétés. Produite par un nombre croissant d'entreprises et de particuliers, les fruits des ses résultats ont la particularité de pouvoir être partagés entre producteurs et utilisateurs.

Découvrez sont interview réalisée pour Sans transition ! :

Nucléaire à Narbonne : des riverains en quête de transparence

Créé le : 30/01/2019
Les bassins de l’usine de traitement de l’uranium de Malvési avec, en arrière-plan, le centre-ville de Narbonne. © François Delotte

Quasiment tout l’uranium naturel destiné à l’alimentation des centrales nucléaires françaises passe par le site Orano (ex-Areva) de Malvesi, à Narbonne. Cette matière y reçoit un premier traitement générant des effluents radioactifs, stockés dans de grands bassins. L’industriel a pour projet de construire une nouvelle installation de traitement de ces déchets par la chaleur. Ses éventuels rejets inquiètent riverains et associations. D’autant que le dispositif doit être couplé par un atelier destiné au recyclage de l’uranium appauvri...

Par François Delotte

 


Site nucléaire de Malvési : quelles gestion des risques ?

 

Risques de débordement des bassins ou sont stockés des effluents nitratés radioactifs, traitement par la chaleur de déchets, recyclage d’uranium appauvri, explosion d’un fût... Le site Orano (ex-Areva) de Malvési, à Narbonne, préoccupe riverains, associations et militants antinucléaires.

Vue de l’oppidum gaulois de la colline de Montlaurès, le site Orano (ex-Areva) de Malvési ressemble à des marais salants. Cependant, dans ces vastes bassins bleus, point de sel. Mais des résidus issus du traitement de l’uranium. Selon l’entreprise, 25 % de l’uranium mondial et la majeure partie de la matière destinée à alimenter les centrales nucléaires françaises passe par cette usine située à moins de 3 km, à vol d’oiseau, du centre-ville de Narbonne....

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PROVENCE - Projet All bike : un combat gagné au Mont Ventoux

Créé le : 29/01/2019

par Magali Chouvion

Dans le Vaucluse, au pied du Mont Ventoux, deux villages de 3000 habitants sont concernés par des projets d’aménagement touristiques d’envergure.

Le maire de la commune, Luc Reynard, a annoncé lors de ses voeux, vendredi 27 janvier 2019, leur abandon. Sans transition ! s'était rendu sur place à l'été dernier. Retrospective d'un long combat qui n'aura pas été vain ...

Au cœur d’un futur parc naturel régional, habitants et élus s’interrogent sur l'attitude à avoir face à des volontés privées d’investir lourdement sur leur commune dans des complexes touristiques, au risque de dégrader l’environnement, les paysages et le vivre ensemble. Certains opposants allant jusqu’à crier aux « grands projets inutiles imposés ». Reportage.

« Un projet idéal, qui intègre l’environnement, la population, une philosophie respectueuse des hommes, du patrimoine et de la nature, et qui pourrait apporter des retombées économiques à tout le monde. » Michèle Aragon, porteuse du projet All Bike, sait vendre son rêve. Et à première vue, le futur vélodrome enterré, accompagné de son complexe d’activités touristiques et culturelles qu’elle propose, a tout pour séduire les investisseurs et habitants de Bedoin, petite commune de 3000 âmes au nord du Vaucluse.

Pourtant les choses ne sont pas si simples. Des voix s’élèvent depuis que la Municipalité s’est déclarée favorable au projet en proposant de modifier son PLU (Plan local d’urbanisme), rendant une zone de 3 ha constructible – des terrains privés en friche, à destination initiale agricole – pour la réalisation du futur aménagement : « Un projet mégalomane, un échec économique garanti. Des promoteurs qui vont s’enrichir et les Bédouinais qui vont rester sur l’épave », s’inquiète l’un des habitants dans la pétition lancée en décembre dernier par le collectif citoyen Bédoin Ventoux en lutte contre le projet. Pétition qui a par ailleurs reçue 1202 soutiens à l’heure où nous bouclons ce numéro.

Attirer plutôt qu’accueillir

L’importance du projet sur une commune rurale modeste, qui vit principalement de la notoriété des paysages du Mont Ventoux, inquiète la population. L’aspect paysager va être impacté et ses conséquences environnementales pourraient être irréversibles (bétonnage, risque d’inondation, perte de biodiversité…). Il faut dire qu’All Bike est un projet d’aménagement touristique comme Bedoin ou les villages alentours n’en ont jamais connus : un vélodrome enterré, un hôtel 4 étoiles de 100 chambres, un Spa, un musée du vélo, une place de spectacle au cœur de l’arène, un restaurant, un campus… « Le tout pour la somme maximale de 80 millions d’euros, dont pas un centime ne sera demandé à la mairie ni à ses habitants », précise Michèle Aragon. Cette multiplication des équipements interroge les opposants au projet : « Nous nous sommes renseignés et avons enquêté sur les autres vélodromes de France : jamais All Bike ne sera viable économiquement », affirme Philippe Babinet, l’un des membres du collectif Bédoin Ventoux et ancien professionnel du tourisme. « Et un hôtel 4 étoiles fonctionnant toute l’année, avec des emplois stables et pérennes (100 emplois annoncés) pour les Bedouinais, c’est un leurre ! », s’amuse-t-il. En effet, dans le territoire proche, aucun hôtel de cette classe ne parvient à remplir ses chambres en hiver.

« C’est normal », réagit Michèle Aragon. « Car aucun hôtel n’a su créer de l’activité autour de lui. Attendre que les clients viennent ne suffit plus ! » Et de poursuivre : « avec All Bike, la démarche est complètement différente. Des sportifs de haut niveau, dans le vélo ou autre, vont pouvoir venir s’entraîner à chaque saison. Et leur famille pourra les accompagner pour profiter des attractions qui seront proposées à tout un chacun. Nous allons les attirer, et pas uniquement les accueillir », précise-t-elle. Un pari osé auquel est loin d’adhérer le collectif citoyen.

Par ailleurs, Michèle Aragon assure s’entourer d’une équipe de spécialistes qui travaille sans cesse pour faire baisser les coûts grâce à l’utilisation de techniques et matériaux innovants. Ainsi, la toiture végétalisée de l’équipement, par exemple, sera réalisée par un spécialiste avec des plantes méditerranéennes. « Il ne s’agit pas de consommer trop d’eau ou d’énergie car, au-delà de l’environnement, nous souhaitons réduire au maximum nos charges de fonctionnement ! », précise l’entrepreneuse qui parcourt le monde depuis quelques mois à la recherche d’investisseurs « solides et dans une bonne philosophie ».

 

Aelène, Gislaine et Philippe s’opposent au projet All Bike et brandissent leur banderole sur le site de 3 ha du futur projet. Crédit : MC / Sans Transition !

Encore à la recherche de financements

Car c’est là que le bas blesse : le financement du projet n’est pas encore complètement ficelé. Et si la porteuse de projets s’affiche sûre d’elle, elle cherche encore des investisseurs potentiels. « Tant que nous n’aurons pas un projet finalisé, financeurs inclus, nous suspendons le comité de liaison », a donc décidé Luc Reynard, le maire de la commune. Il reprendra dès que les choses auront « avancé ». Pour le collectif citoyen, l’attitude de l’édile est incompréhensible. Ils ne comprennent pas que le maire, « fervent défenseur du projet de parc naturel régional et du patrimoine naturel, puisse accepter un tel projet de développement plutôt que d’autres, plus humains et réalistes, comme la construction d’un gîte d’étape ou le développement d’une industrie sur les huiles essentielles », se désole Arlène, membre du collectif. Du côté de la mairie, on assure « prendre en considération tous les projets, celui-ci comme les autres, car le village a besoin d’emplois et d’économie sur son territoire quand sa population vieillit, régresse et que son nombre de chômeurs augmente », argumente le maire. Du développement, de la croissance, encore. C’est entendable, mais à quel prix ?

De l’autre côté de la montagne, à Malaucène, le son gronde également. Là encore, c’est dans la tête d’un investisseur privé, extérieur à la commune, Vintour SAS, qu’est né le « projet des Papeteries ». Ce nom résonne intimement dans le cœur de chaque Malaucénien puisque l’usine de papier sur laquelle est prévu le site touristique a fermé en 2009, emportant dans son sillage 211 personnes devant Pôle Emploi.

Là encore, il s’agit d’un projet d’envergure : un hôtel 4 étoiles de 80 chambres, 70 apparts-hôtels et 31 villas. Le tout sur un terrain de 32 ha, dont 9,5 constructibles, acheté pour la bouchée de pain de 600 00 euros à l’ancien propriétaire. Mais la comparaison avec Bedoin s’arrête là. Car à Malaucène, la déclaration de projet a été déposée, l’enquête publique terminée, la transformation du site à vocation industrielle en vocation touristique votée par le Conseil Municipal (en maintenant la même surface constructible depuis 2000)… De quoi décourager les opposants au projet ? « Certainement pas ! », clame avec ferveur Jean-Alain Mazas, le président du collectif citoyen de défense du site associé à l’association Aspam. Il poursuit, déterminé : « Nous avons deux recours juridiques en cours concernant les modifications du POS et PLU. Et nous allons continuer à nous battre jusqu’au bout ! »

Des logements sur un site classé

Les raisons de leur colère ? Le projet se découpe en plusieurs lots. L’hôtel sera aménagé sur le site même de l’usine de papier, qui devrait être entièrement détruite – et donc désamiantée – pour la modique somme de 2 millions d’euros, comme le prévoit la convention qui lie la Mairie à Vintour SAS. Puis quelques logements intermédiaires sont prévus en aval de la route. Et enfin le lot le plus lucratif concerne la partie la plus ancienne du site industriel dit « La plus haute ». « Cet endroit est remarquable en tous points », se targuent les membres de l’Aspam, étude paysagère à l’appui. Effectivement, le vallon se situe idéalement à l’entrée du village, entre des espaces naturels, la source du Groseau et une chapelle papale du XIIe siècle. Du fait de sa situation en Loi Montagne et de ce patrimoine culturel, l’intervention de l’architecte des Bâtiments de France est obligatoire pour valider le projet et déposer un permis de construire. « Il a d’ailleurs retoqué par deux fois les premiers plans », illustre Dominique Bodon, le maire du village. L’objectif de ces interventions : obtenir un projet qui ne détériore ni le patrimoine culturel ni naturel du site. « Peut-être le projet va-t-il être mieux intégré, mais nous, nous n’avons pas confiance. Et sommes contre tout aménagement concernant ce vallon ! », résume Alexandrine Gabinel, issue d’une famille de paysans du coin. Le vallon va pourtant être aménagé, mais de manière douce, par un projet public porté par la municipalité, de mise en valeur du Groseau et de sentiers pédestres.

 

 

 

Le futur projet All Bike tel qu’imaginé par Michèle Aragon. Crédit : Michèle Aragon

 

Les craintes de la création d’un « second village »

Quant aux retombées économiques d’un tel projet pour la commune, là encore les avis divergent. La mairie assure que, grâce à sa convention avec le promoteur, elle va autoriser uniquement la création de commerces « complémentaires » de ceux du centre bourg. La notion de « circuit court » devrait aussi inciter au recrutement d’entreprises et salariés locaux pour booster l’économie et favoriser le ruissellement vers les commerces de proximité. Alors que les opposants parlent de la création d’un « second village » sur le site, avec parking et autres commodités qui pourrait « vider » le centre bourg de ses consommateurs. Là encore, les craintes sont vives. Et seul le temps nous dira si élus et habitants choisiront d’accueillir ces projets ou de les rejeter en tant que Grands projets inutiles imposés.

Plus d’infos :collectifcbv.wordpress.com/projet-all-bike

papeteriesdemalaucene.com/projet

La pétition contre le projet All Bike : nonauprojetallbike.wesign.it/fr

La pétition contre le projet des papeteries : www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9fet-du-vaucluse-non-au-b%C3%A9tonnage-de-sites-class%C3%A9s-au-pied-du-mont-ventoux

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