Écologie

[ AGROÉCOLOGIE & SEMENCES PAYSANNES ] La parole aux acteurs engagés

Créé le : 09/12/2019
Photo : Sans transition !

Le 18 octobre dernier, le magazine Sans transition !, ainsi que Biobreizh et Kaol Kozh, les coopératives de fruits et légumes bio, recevaient à Rennes, Marc Dufumier, pour une conférence dédiée à l'agroécologie et aux semences paysannes. La soirée s'est poursuivie autour d'une table ronde avec les acteurs locaux. Nous avons souhaité donner la parole à nos partenaires engagés, sans qui l'événement n'aurait pas pu avoir lieu.

Jean-Luc Poder est le fondateur et directeur de la société Poder :
Cyriaque Crosnier-Mangeat est le président d'Agrosemens :
Fabrice Rault est le directeur du site grand ouest de Pronatura Bretagne :
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[ BIODYNAMIE ] Corne de vache et zodiaque : la biodynamie trace son sillon en Occitanie

Créé le : 06/12/2019
Un sol vivant est grumeleux, odorant et traversé de nombreuses racines. Ces sols non tassés sont plus favorables à la pénétration de l’eau (crédit : Anaïs Marechal).

En viticulture, si le nombre d’hectares certifiés et en conversion bio a augmenté de 20 % en 2018, le nombre de domaines viticoles en biodynamie ne représente actuellement que 15 % de ce vignoble. En Occitanie, les domaines labellisés restent rares, à l'image de celui du viticulteur Patrick Maurel.

Par Anaïs Maréchal

Démarche agricole méconnue, la biodynamie est souvent perçue comme « ésotérique ». Pourtant, la marque Demeter, certifiant la qualité biodynamique des produits, a été élue « super label préféré des consommateurs »  de produits bio en 2018 ([1]). En Occitanie, où la filière viticole est l’une des filières bio les plus dynamiques, seuls 67 domaines sont aujourd’hui labellisés Demeter, dont le petit domaine familial Terres du Pic de Patrick Maurel.

Un chemin caillouteux serpente dans la garrigue du Pic Saint-Loup, emblématique pic héraultais aux portes de Montpellier. De nombreux panneaux artisanaux en bois renseignent le visiteur : olivier, figuier, chêne vert... Mais le bout de la route ne mène pas à un jardin botanique : le domaine viticole Terres du Pic étale ici ses vignes sur 5 hectares. Bonnet gris vissé sur la tête, Bob son chien toujours sur ses talons, Patrick Maurel, le propriétaire des lieux, est fier de présenter ses quatre vaches : « Les animaux contribuent à équilibrer le domaine. Un domaine sans animaux est mort ! » Et...

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[ BIODYNAMIE ] Dans le Beaujolais, des vignerons engagés pour un terroir et des vins vivants

Créé le : 29/11/2019
À Blacé, face au Mont Brouilly, les vignes de Sylvère Trichard s’étendent sur 8,5 hectares (crédit : Emmanuelle Berne)

Souvent décriée en raison de son approche perçue comme « ésotérique », la biodynamie reste une démarche viticole méconnue et encore mineure à l’échelle du vignoble français. Selon le label Demeter, le nombre de domaines viticoles certifiés et en conversion en biodynamie s’élève à 374 en France en 2019, soit une surface viticole de 6 363 hectares. À l’échelle de la Bourgogne et du Beaujolais, seuls 37 domaines sont actuellement labellisés. Cependant, la biodynamie fait aujourd’hui son chemin auprès d’une jeune génération de vignerons, inspirés par l’expérience de quelques aînés et désireux de revenir à une viticulture sans chimie, favorisant la biodiversité, un terroir vivant et des vins naturels.

Par Emmanuelle Berne                            

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[ L'AGROÉCOLOGIE PEUT NOUS SAUVER ! ] Entretien avec Marc Dufumier

Créé le : 29/11/2019

Marc Dufumier est ingénieur agronome, docteur en géographie et professeur honoraire d’agriculture comparée à AgroParisTech, est aussi président de Commerce équitable France. Il a réalisé de nombreuses missions d’appui à la conception et à la mise en œuvre de projets de développement agricole dans les pays du Sud et plaide aujourd’hui pour une agriculture paysanne inspirée de l’agroécologie. Nous avons eu la chance de le rencontrer à Rennes lors de la conférence gratuite organisée par Sans transition ! magazine, Biobreizh et Kaol Kozh.

Pour Marc Dufumier, l’agriculture doit tenir compte du fonctionnement de l’écosystème dans sa globalité. Son dernier ouvrage, L’agroécologie peut nous sauver, vient de paraître chez Actes Sud.

Entretien.

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[ BIOPLASTIQUES ] La grande embrouille !

Créé le : 27/11/2019
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, complétée par la loi EGAlim, interdit la mise à disposition d’objets plastique comme la vaisselle je-table, saladiers, pots à glace à partir de 2020 … sauf si ceux-ci sont compostables à domicile, et tout ou en partie biosourcés.(crédit : Pixabay)

Une infime partie des plastiques produits chaque année affiche l’appellation « bioplastiques ». Alors que certains finissent leur vie incinérés et que d’autres mobilisent de précieuses terres agricoles, l’ombre du greenwashing plane sur ces plastiques supposés verts. Des chercheurs de nos régions le réinventent dans une logique d’économie circulaire et de moindre impact sur l’environnement.

 

Par Anaïs Maréchal

On le retrouve dans les sacs destinés aux fruits et légumes, certaines bouteilles de soda ou pots de yaourts : le bioplastique. Appellation complexe, « bioplastique » désigne les plastiques biosourcés issus de végétaux, mais aussi les plastiques biodégradables. Et ceux pouvant se targuer d’être à la fois biodégradables et biosourcés sont minoritaires … Le grand écart écologique est bien trop important pour justifier d’une terminologie commune. De fait, la confusion règne. Et l’argument marketing tend à prendre le dessus au détriment d’une réelle avancée écologique.

« La guerre à la pollution plastique est déclarée », annonçait cet été la secrétaire d’état Brune Poirson en lançant son plan de lutte contre la pollution plastique. Depuis quelques années, les industriels se sont déjà engouffrés dans ces effets d'annonce grâce un nouveau produit : le bioplastique. Mais qu’ils soient biosourcés ou biodégradables (voir encadré), les emballages en bioplastique - comme les sacs pour les fruits et légumes - seraient-ils LA solution alternative ?

Les bioplastiques ne sont qu’une aiguille dans une botte de foin. Moins d’1 % des 335 millions de tonnes de plastique produites dans le monde en 2018 étaient des bioplastiques ([1]). Pourtant peut-être, sans le remarquer, avez-vous déjà tenu du bioplastique entre vos mains. Dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance, tous les sacs plastiques à usage unique ont été interdits en France au 1er janvier 2017. Sauf les sacs à la fois biosourcés et compostables, les fameux bioplastiques, qui sont depuis mis à disposition dans nos rayons fruits et légumes. Et la vaisselle jetable s’apprête à subir le même sort en 2020. « Les sacs à la fois biosourcés et compostables représentent 20 000 tonnes sur le marché français, détaille Marie Plancke, déléguée générale du Club bioplastiques, association regroupant l’ensemble des acteurs français de la filière. Ce sont principalement les sacs fruits et légumes, et de façon encore marginale des gobelets ou couverts en plastique. » Au rayon boissons, bouteilles de Coca, Vittel ou Volvic sont aussi en bioplastique, et les pots de yaourt Danone devraient bientôt subir le même sort.

Compostable, biodégradable, biosourcé… les mots ne sont pas simples et le marketing s'en amuse (en abuse?). Le terme « bioplastique » est en fait employé pour deux types de plastiques : biosourcé (c'est-à-dire composé au minimum à 40% de matière d'origine biologique, le reste étant issu de la pétrochimie comme les plastiques conventionnels) et biodégradable (voir encadré). Or « biosourcé » renvoie à la composition, alors que « biodégradable » renvoie à la fin de vie du produit. Deux notions qui ne sont pas liées ! Attention donc à ne pas s’y méprendre : tous les plastiques biosourcés ne sont pas biodégradables, et inversement. 57 % des bioplastiques produits en 2018 n’étaient d’ailleurs pas biodégradables (voir infographie). Les bouteilles de Coca-Cola, composées en partie de canne à sucre, font partie de ces produits non biodégradables, qui seront recyclés ou incinérés comme les plastiques traditionnels. Les sacs pour les fruits et légumes respectent eux, la réglementation : ils sont biosourcés ET biodégradables… ou plus précisément compostables, à domicile.

Pas si biodégradables...

Deuxième source de confusion : la notion de biodégradabilité. L’Ademe ([2]) précise qu’un matériau est dit biodégradable s’il peut être décomposé sous l’action de micro-organismes, comme des bactéries ou des champignons. Le matériau est entièrement détruit, converti en eau, dioxyde de carbone et méthane, pendant que la population de ces micro-organismes croit. « Le terme biodégradable ne veut rien dire si on ne précise pas les conditions dans lesquelles le matériau est capable de se dégrader !, souligne Anne-Fleur Hug, chargée de plaidoyer chez Zero Waste France. Cela rend tout très confus chez le consommateur, à juste titre. »  Des normes encadrent en effet la biodégradabilité des emballages plastiques, qui peuvent être garanties par des labels délivrés par des organismes de certification européens. Si le logo OK Compost Industrial figure sur votre emballage, alors celui-ci a été conçu pour se dégrader dans des composteurs industriels, installés dans les villes collectant les biodéchets ([3]) par exemple. C’est bien souvent le cas de la vaisselle jetable ou des barquettes alimentaires en bioplastique. Les plastiques labellisés OK Compost Home, comme les sacs fruits et légumes, peuvent quant à eux se dégrader dans des composteurs à domicile. Mais attention, comme dans ces petites installations la température est bien moins élevée que dans les composteurs industriels, un plastique OK Compost Industrial ne s’y dégrade pas ! D’où l’importance de vérifier les conditions de biodégradation du matériau grâce à ces labels.

Si les emballages alimentaires représentent presque 65 % du marché des bioplastiques, on les retrouve aussi chez les professionnels sous forme de film de paillage pour l’agriculture, de composants électroniques ou encore d’airbags dans nos voitures (crédit : pxhere).

Mais alors, que devient un sac biodégradable qui se retrouve dans la nature ? À l'instar d'un mouchoir en papier, disparaît-il au bout de quelques mois ? L’Ademe balaie toute ambiguïté en 2016 ([4]) : « Les plastiques biodégradables ne doivent en aucun cas être abandonnés dans la nature. En effet, la biodégradation se fait dans certaines conditions bien précises, qui ne sont pas nécessairement réunies en milieu naturel. » Valérie Massardier, chercheuse en éco-conception des matériaux polymères à l’INSA ([5]) Lyon, explique : « La dégradation d’un matériau dépend de la température, l’humidité et la qualité du microbiote du milieu dans lequel il se trouve. » Il est donc impossible de prédire la vitesse de dégradation d’un sac bioplastique dans la nature. « Il se dégrade probablement plus vite que les plastiques conventionnels, mais c’est très variable et dans tous les cas bien plus long qu’en composteur », détaille la chercheuse. Conçus uniquement pour être compostés, l’appellation « biodégradable » de ces plastiques entretient la confusion. « Les informations disponibles sont incohérentes ou trompeuses : les consommateurs pensent souvent que les plastiques biodégradables sont un meilleur choix pour l’environnement, relate Graham Forbes, chef de projet chez Greenpeace USA. Mais dans la nature, ils vont se fragmenter en petits morceaux, notamment des microplastiques, qui peuvent être ingérés par les animaux et pénétrer la chaîne alimentaire. »

Compostables, ils finissent pourtant à l'incinérateur

Exit donc les  barquettes, gobelets et autres bouteilles OK Compost Industrial du composteur au fond du jardin ! Ceux-ci doivent être collectés, avec les autres biodéchets, par les collectivités dans des bacs dédiés. Ils seront ensuite placés dans des composteurs industriels. Seul hic : aucune filière de valorisation auprès des particuliers n’existe pour les plastiques compostables industriellement, notamment les PLA qui représentent 10 % des bioplastiques du marché (voir infographie). Donc même si vous avez la chance de faire partie des 6% de ménages qui bénéficient d'une collecte de biodéchets dans votre commune, vos plastiques compostables industriellement n'y sont pas acceptés, faute de débouchés ! Résultat : ils finissent en décharge ou incinérés au milieu des déchets non valorisés. Un comble !

Si la collecte des biodéchets (déchets organiques – ndlr) va être généralisée d’ici 2025, la filière ne semble pas prête à s’ouvrir aux bioplastiques. « Intégrer les plastiques compostables rendrait plus complexe le geste de tri pour le consommateur, alors qu’il est déjà difficile de différencier les plastiques recyclables, explique Clothilde Pinet, chargée de mission valorisation biologique à la FNADE ([6]). Et il est pour nous essentiel de mener en amont une enquête sur l’impact de ces plastiques dans le compost final. » Les acteurs de la filière soulignent en effet le manque de connaissances sur le devenir des plastiques compostables, au milieu des autres biodéchets, à l'instar de ceux laissés en pleine nature. La start-up Les Alchimistes, qui composte les biodéchets des professionnels parisiens, intègre depuis un an les bouteilles en PLA du fabricant de jus Yumi dans leur processus de compostage. « Nous démontrons qu’ils peuvent être effectivement compostés dans un contexte habituel, témoigne Alexandre Guilluy, son co-fondateur. Le plastique a complètement disparu et l’analyse qualité de notre compost montre qu’il répond tout à fait à la réglementation ! » Un axe de travail encourageant.

Plastique ou maïs, il faut choisir

Dernier objet de polémique : comme pour les biocarburants, les végétaux cultivés pour fabriquer le plastique biosourcé – maïs, pomme de terre, canne à sucre, etc. – entrent en concurrence avec l’alimentation. Ceux-ci occupaient pourtant en 2018 moins de 0,02 % des terres arables ([7]). Déjà trop pour Graham Forbes de Greenpeace USA : « Une part croissante des terres agricoles est utilisée pour des cultures non-alimentaires, qui modifient les habitats naturels et déplacent les petits agriculteurs. Nous devons réduire la quantité de terres cultivées, et non l’augmenter. » Une partie de la filière des plastiques biosourcés semble cependant prendre conscience de ce problème et se tourne désormais vers des plastiques dits de seconde et troisième générations dans une logique d’économie circulaire. Micro-algues, bois ou encore déchets remplacent la canne à sucre ou le maïs pour produire les bioplastiques (voir article suivant). « L’industrie doit faire ses preuves sur ces formulations, rétorque Graham Forbes. Nous recommandons aux marques de privilégier la consigne. »

Greenwashing ou filière qui mériterait de se développer, le bioplastique ne doit pas se substituer aveuglément au plastique traditionnel. Un quotidien zéro déchet passe avant tout par une proscription des emballages à usage unique. « Le bioplastique est une solution pour des cas particuliers, où les emballages ne peuvent être évités, assène Anne-Fleur Hug de Zero Waste France. N’oublions pas de considérer l’emballage sur toute sa vie : un sac compostable nécessite une chaîne complète d’extraction de ressources, fabrication, transport… Beaucoup de ressources sont consommées en amont pour le produire ! » Le vrac et la consigne seront toujours des alternatives bien plus respectueuses de la planète.

PLUS D’INFOS :

https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/adm00013766_adm_attache1.pdf

https://www.zerowastefrance.org/publication/6851/


[1]Rapport European Bioplastics (2018) : « Bioplastics market data 2018 »

[2]Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

[3] Déchets organiques comme les épluchures de légumes, restes alimentaires, déchets verts du jardin, papier …

[4]Fiche technique de l’Ademe (septembre 2016) : « Plastiques biodégradables »

[5]Institut national des sciences appliquées

[6]Fédération nationale des activités de la dépollution et de l’environnement

[7]Rapport European Bioplastics (2018) : « Bioplastics market data 2018 »

 

 

 

 

[ MONTAGNE ARDECHOISE ] RES fêtait les 15 ans d'existence de son parc éolien

Créé le : 26/11/2019

RES est à l’origine de près de 850 MW d’énergie éolienne et solaire installés sur le territoire français. Situé sur la commune de Cros-de-Géorand en Ardèche, le parc éolien du Plateau Ardéchois fête, en cette année 2019, ses 15 ans d’existence. Une table ronde participative animée par Sans transition ! y a réuni citoyens et acteurs locaux pour échanger autour de la transition énergétique.

Pionnière dans la transition énergétique, la commune de Cros-de-Géorand a accueilli les 8 premières éoliennes du Plateau Ardéchois en 2004. C’est alors le premier parc éolien de la Montagne Ardéchoise.

En 2011, 4 autres machines sont implantées en complément des premières, portant à 12 le nombre total d’éoliennes du parc.

Depuis 15 ans, les 12 éoliennes du Plateau Ardéchois produisent une énergie 100% renouvelable à hauteur de 21 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique d’environ 9200 personnes.

Elles sont venues étoffer le bouquet d’énergies renouvelables produites sur la commune de Cros - de - Géorand qui dispose également d’un barrage hydroélectrique et d’un parc photovoltaïque.

Année après année, les éoliennes ont apporté une contribution directe à la préservation de l’environnement, au bénéfice des générations futures. En 15 ans, elles ont déjà permis d’éviter l’émission de 125 000 tonnes de CO2 et la production de 33m3 de déchets radioactifs, ainsi que de préserver 25 000 tonnes d’équivalent pétrole et 570 000 m3 d’eau (soit 19 piscines olympiques).

Malgré les réticences au début de la part de quelques habitants, très vite le défit collectif de la transition énergétique a été relévé.

Sans transition ! est allé à la rencontre des acteurs du projet.

Françoise Laurent, maire de Cros-de-Géorand :

Joseph Bourez, direcreur de l'agence locale de l'énergie en Ardèche :

Augustin Pesche, ingénieur territorial chez RES :

> Plus d'infos

[ URGENCE CLIMATIQUE ] : LE VRAI SCANDALE DU FRET

Créé le : 23/11/2019
Gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. © patrick janicek/wikimedia commons

 Par Magali Chouvion

Si les plans de relance du fret ferroviaire se suivent au gré des gouvernements, le transport des marchandises par train décline inexorablement depuis près de trente ans au profit du transport par camions. Un paradoxe national dans un contexte d’urgence climatique où la France affirme vouloir prendre des engagements.

Le transport de marchandises par train en France ne cesse de baisser depuis les années 1990 au profit de la route, en complète opposition aux engagements climatiques du pays. Les plans de relance se multiplient, à l'instar de l'ouverture à la concurrence en 2006 ou du Pacte ferroviaire de 2018, pour « sauver le fret ». Ultime tentative : la filialisation de Fret SNCF en janvier 2020. De quoi remettre le train sur les rails ?

Un train de fret émet dix fois moins de CO2 par kilomètre que le nombre de poids lourds nécessaires pour transporter la même quantité de marchandises ! Autant dire qu'avec l'urgence climatique, « le fret ferroviaire représente un levier essentiel pour le dynamisme économique de notre pays. Pour une mobilité propre, un seul train de fret représente 50 camions en moins sur les routes. », argue le gouvernement, alors que l'Etat est propriétaire à 100% du groupe SNCF.

Pourtant, force est de constater que le fret est en constant déclin en France. De 30% des marchandises transportées par train en 1984, on est passé à 9% en 2018. Et le nombre de gares de marchandises en...

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Article présent dans les magazines: 

[ VIVRE AVEC LA TERRE ] Entretien avec Charles Hervé-Gruyer

Créé le : 15/11/2019

Le 21 octobre dernier, nous avons eu la chance de rencontrer Charles Hervé-Gruyer à l'occasion de la conférence organisée en partenariat avec Actes Sud. Le fondateur de la ferme mondialement connue du Bec Hellouin définit l'écoculture comme étant un " véritable art de vivre avec la terre ", qui prend la nature comme modèle. Entretien.

Charles Hervé-Gruyer est d'abord spécialiste en permaculture. Une pratique qu'il définit comme étant une manière d'habiter durablement la planète à travers une culture permanente. Au fur et à mesure de l'avancée de ses travaux communs avec son épouse, Perrine, il a introduit un nouveau vocable : l'écoculture. L'écoculture est quant à elle, une agriculture qui selon lui, prend la nature comme modèle, tout en intégrant toutes les autres formes d'agricultures naturelles (permaculture, agroécologie...). C'est un véritable " art de vivre avec la terre ".

Il était en conférence à la banque éthique La Nef de Vaulx-en-Velin, le 21 octobre dernier, à l’initiative de Sans transition ! magazine.

Son dernier ouvrage, Vivre avec la terre, est paru cette année chez Actes Sud.

[ MONTPELLIER ] Une campagne pour soutenir un projet de livraison de repas zéro déchet

Créé le : 12/11/2019

La startup LoopEat et les Coursiers Montpelliérains ont un objectif : révolutionner la livraison de repas et allier gourmandise, gain de temps et écologie ! Ils ont créé un projet de livraison de repas zéro déchet, dont le financement participatif prend fin dans trois jours. On aime et on en parle !

LoopEat est une startup de l'Économie Sociale et Solidaire créée par deux entrepreneuses adeptes du zéro déchet, tandis que les Coursiers Montpelliérains visent à lutter contre le manque d’éthique des plateformes traditionnelles de livraison de repas. Tous deux ont un projet : révolutionner la livraison de repas et allier gourmandise, gain de temps et écologie !

Des livreurs à vélo décemment payés vous proposent de vous livrer des repas écologiques dans des emballages réutilisables et consignés.

Pour finaliser leur projet, ils ont lancé un financement participatif qui prend fin dans trois jours.

> Soutenez-les !

[ JARDINS REMARQUABLES ] Balade aux jardins du Rayol

Créé le : 11/11/2019

Propriété du Conservatoire du littoral, le domaine du Rayol est un site naturel remarquable. Situé au pied du Massif des Maures et en face des Iles d'Hyères, dans le Var, cet ensemble de jardins regorge d'une riche biodiversité et permet de découvrir les différentes végétations méditerranéennes. Gilles Clément, jardinier-paysagiste de renommée internationale y a conçut le Jardin des Méditérranées. Il sera en conférence ce soir à la Boiserie de Mazan, à l'initiative de Sans transition !.

Interviews sonores du « jardinier en chef » et régisseur, Alain Menseau et d'Aurélia Leroux, coordinatrice pédagogique des jardins du Rayol.

Plus d'infos :

www.domainedurayol.org

Photo : Domaine du Rayol

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