Écologie

[ DOMINIQUE GAUZIN-MULLER ] " L'architecture écologique implique un changement radical dans la manière de penser l'architecture sur les territoires ".

Créé le : 13/06/2019
Résidence Bregenz en Allemagne. Photo : D. Gauzin-Müller

Dominique Gauzin-Müller est une architecte pionnière en matière d'architecture écologique ou "éco-responsable". Co-fondatrice du manifeste sur l'architecture frugale, elle conçoit l'architecture écologigue comme étant une démarche globale qui nécessite de prendre en compte à la fois la construction en elle-même et son environnement. Une approche qui implique un changement radical dans la manière de penser l'architecture sur les territoires. Qu'ils soient ruraux ou urbains. Entretien.

Sans transition ! a rencontré l'architecte dans le cadre du Printemps de l'éco-construction, un événement qui s'est tenu début juin à Rennes.

Elle était également présente lors du séminaire prospectif Aix demain 2019, entreprendre le futur.

[ COMMUNIQUÉ ] - Générations Futures, "nouveau rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes".

Créé le : 13/06/2019

Après une première édition en février 2018, Générations Futures publie ce 6 juin 2019 une nouvelle édition de son rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes consommés en France.

Contexte

Les résidus de pesticides présents dans les aliments préoccupent les consommateurs et consommatrices français(es) et européen(ne)s. Ainsi la présence de résidus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales apparait au tout premier rang des préoccupations en matière de risque alimentaire en Europe ! En France ces résidus dans les fruits, légumes, céréales, infusion, aliments pour bébé font l’objet de plans de surveillance annuels réalisés par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Malheureusement les consommateurs ne retirent pas une information réellement utilisable de ces plans de surveillance. En effet les résultats détaillés, aliment par aliment, ne font pas l’objet d’une communication grand public, seuls des résultats globaux étant la plupart du temps mis en avant. De plus, les résultats fournis sont irréguliers et pas forcément représentatifs : tous les aliments ne sont pas analysés tous les ans, ou alors le sont en nombre trop faible pour que les résultats trouvés soient réellement significatifs. Une grande ONG américaine (EWG) diffuse également des rapports sur les résidus de pesticides dans les aliments, mais ces rapports ne rendent pas compte de la situation française car les substances actives pesticides autorisées aux Etats-Unis ne sont pas les mêmes qu’en Europe et les pratiques agricoles sont différentes. C’est pourquoi aujourd’hui Générations Futures souhaite aller plus loin pour répondre à l’attente des consommateurs/trices français.es en leur permettant de pouvoir avoir accès à une information aussi complète et à jour que possible sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits et légumes non bios réellement vendus et consommés en France.

Données et méthologie

Nous avons donc réalisé ce nouveau rapport en intégrant les données des plans de surveillance de 2012 à 2017 de la DGCCRF, ce qui représente une période d’étude de 6 années ! De plus, pour pouvoir fournir des résultats réellement significatifs nous n’avons retenu que les végétaux analysés au moins 5 années sur 6 et dans un nombre significatif d’échantillons. Le résultat est un rapport exclusif bâti sur les résultats de plus de 13 000 analyses ! En tout ce sont 18 fruits et 32 légumes qui ont pu être étudiés sur la base des données fournies par la DGCCRF.

> Lire les résultats et l'intégralité du communiqué.

[ EVENEMNT ] 2ème Edition des journées Portes ouvertes des énergies renouvelables du 6 au 8 juin

Créé le : 03/06/2019

Soutenue par le Ministère de la transition écologique et solidaire et par l'ADEME, la deuxième édition des Journées Portes Ouvertes des énergies renouvelables se déroulera du 6 au 8 juin prochain dans toute la France.

A travers cette initiative, les acteurs des énergies renouvelables des différentes filières présenteront au grand public différents sites de production d'énergies renouvelables. Parcs éoliens, solaires, unités de méthanisation, chaufferies biomasse, sites géothermiques, centrales hydroélectriques, sites d'essais d'énergies marines renouvelables, réseaux de chaleur, laboratoires, centres d'exploitation, de production et de gestion, ouvriront leurs portes aux citoyens.
Les acteurs de la transition énergétique, associés pour ces Journées Portes Ouvertes, partagent une certitude : cette transition ne se fera pas sans le soutien de nos concitoyens et de leurs représentants, qui sont amenés à devenir des acteurs à part entière de cette transformation.
L'ambition de ces journées : faire découvrir les différentes filières à travers la diversité des technologies, les métiers, le travail des équipes sur les installations, répondre aux interrogations du public et présenter les atouts économiques, environnementaux, sociaux et locaux des énergies renouvelables.
Le site internet www.jpo-enr.fr permet, dès maintenant, aux entreprises d'inscrire les sites qu'elles proposent à la visite et aux particuliers intéressés de s'inscrire.

 

[ Breizh COP] Thierry Burlot : « Engageons le plus grand nombre d'acteurs ! »

Créé le : 28/05/2019

Deux ans après le carrefour des transitions de mars 2017, l’un des événements initiateurs de la Breizh COP, Thierry Burlot, vice-président de la Région en charge des questions environnementales, nous détaille l'événement à venir à St Brieuc début juin autour de la Breizh Cop.

Où en est-on de la Breizh COP 2 ans après le lancement ?

A l'occasion de la semaine du développement durable début juin, il s’agit de faire un point d’étape sur la mobilisation des acteurs. Après une large concertation sur les objectifs, il convient désormais de définir les moyens opérationnels pour les atteindre, en engageant le plus grand nombre d'acteurs dans la Transition écologique. Seront abordées début juin à Saint Brieuc les nouvelles actions à mener, notamment sur l’adaptation au changement climatique et pour la biodiversité.

A ce stade, on a déjà mobilisé l'ensemble des corps intermédiaires, associations, établissements publics, pays, conseils de développements, collectivités qui ont pris eux aussi des engagements. Désormais ce sont aussi les entreprises qui ont répondu de manière positive à la Breizh Cop, tout comme les agriculteurs. Il a fallu rassurer tout le monde sur notre démarche positive, en intégrant l'ensemble des parties prenantes. Pour l'heure, plus de 1000 personnes participeront à ce nouveau temps fort de la première semaine de juin, à l'occasion de la semaine du développement durable.

Thierry Burlot, , vice-président de la Région en charge des questions environnementales

Comment continuer à donner envie aux citoyens et acteurs de s'engager ?

Plus de 2200 acteurs se sont déjà engagés dans la démarche, en signant la charte des valeurs de la Breizh Cop. Mais aussi en proposant des projets concrets d'intérêt général. Début juin, des associations emblématiques comme la LPO par exemple, vont proposer que tous les lycées de Bretagne puissent être refuges LPO. Certaines entreprises, dont Guyot environnement, vont s'engager à dépolluer les véhicules à hauteur de 98 %, dans une logique d'économie circulaire. En somme, Cela va du simple engagement sur le climat, à des démarches de fond selon les acteurs.

Comment validez-vous les engagements pris par les acteurs ?

Il s'agit de permettre à tous les acteurs -dont les citoyens- d'adresser leurs engagements via la plateforme Breizh Cop. Le comité scientifique, dont des universitaires et Instituts en Région (Inra, Brgm… mais aussi institut d'études politiques, etc), observeront ces engagements durablement.

Il s'agira ensuite de promouvoir les belles initiatives.

Notre idée est de créer des trajectoires politiques de Transition. Illustration : zéro enfouissement de déchet, la réduction de 15 % des pertes en eau du réseau, stocker du carbone, passer les cantines en bio, ne plus avoir de foncier urbain en zone agricole...C'est alors aux acteurs de s'inscrire dans ces dynamiques. Début juin, les partages d'expériences proposés, les ateliers, tables-rondes, pourront permettre de l'envie de faire, de valoriser les acteurs, pour réussir ensemble la Transition écologique !

Plus d'infos : breizhcop.bzh

[ REPORTAGE ] Grenoble, ville de toutes les transitions ?

Créé le : 27/05/2019

Les initiatives liées à la transition écologique vont bon train en Auvergne-Rhône-Alpes. À Grenoble, la Biennale de la transition a permis de mettre en lumière toutes ces initiatives qui contribuent à la mise en place d’une société où justice environnementale va de pair avec justice sociale.

Alors que Grenoble fait souvent figure de pionnière en matière de démocratie participative et d’initiatives écologiques, depuis l’arrivée à sa tête du maire Europe écologie les verts (EELV), Éric Piolle, la ville accueillait du 9 au 16 mars la seconde édition de la Biennale des villes en transition. Une occasion, pour la municipalité, de mettre en lumière les initiatives citoyennes et d’évoquer les enjeux à venir.
Il est presque 19 heures, samedi 9 mars 2019, et une foule de Grenoblois converge déjà aux portes du Palais des Sports pour la grande soirée d’ouverture, placée sous le signe de « la culture pour tous ». Avec, au menu, un concert du Big Ukulélé Syndicate, puis de la chanteuse Emily Loizeau. Une affiche digne d’un festival culturel, destinée à rassembler les Grenoblois de tous horizons autour d’une même cause : celle des villes en transition. À l’occasion de cette seconde édition de la Biennale des villes en transition, Grenoble a sorti le grand jeu. Les quatre coins de la ville accueilleront plus d’une centaine d’événements sur une semaine, plaçant l’agglomération aux couleurs de la transition, qu’elle soit écologique, politique, culturelle ou sociale.

Prise de conscience

Lancé en Grande-Bretagne en 2006 par l’enseignant en permaculture Rob Hopkins, le concept des villes en transition s’est ensuite propagé à travers plusieurs villes du monde, dont Grenoble. On dénombre aujourd’hui près de 2 000 initiatives de transition lancées au sein de 50 pays, dont près de 150 en France, toutes réunies au sein du réseau international The Transition Network. L’objectif ? Inciter les citoyens à prendre conscience des conséquences de nos modes de vie actuels, en vue de mettre en place des solutions concrètes pour l’avenir.
Parmi les personnalités présentes ce soir-là, on retrouve les Grenoblois Salim et Linda, gagnants de la 9e édition du jeu télévisé Pékin Express, parrains de cette Biennale, venus témoigner de l’urgence de la situation : « Nous avons beaucoup voyagé depuis 2016, et vu des pêcheurs qui devaient aller plus au large pour trouver des poissons afin de nourrir leurs familles, des gens qui doivent faire 40 km pour trouver de l’eau », expliquent-ils. Même constat pour le réalisateur Cyril Dion, auteur des documentaires Demainet Après-Demain, qui ne fait pas un pas sans être salué. Lui aussi s’est rendu à Grenoble « car on a besoin de voir des initiatives en France qui tirent les choses vers le haut. Il existe encore trop de gens qui vivent dans des passoires énergétiques, qui sont obligés de travailler loin de chez eux, car les logements sont trop chers ».

Créer les conditions d’une rencontre

Des problématiques que connaissent bien les citoyens qui franchissent ce samedi les portes du Palais des Sports : penchés sur la lecture du programme, Mathieu et Thomas, deux frères de 18 et 16 ans, font partie de la nouvelle génération d’une jeunesse engagée, qui se pose déjà des questions sur sa propre consommation. « On est venus ici, car on se sentait concernés par les questions d’écologie et de transition. On voit bien les impacts des changements climatiques et de la pollution sur notre ville, avec la neige qui fond sur nos montagnes et la pollution de la cuvette grenobloise », indiquent-ils. Impliqués dans la marche pour le climat des jeunes, qui s’est déroulée mi-mars à Grenoble — comme dans plusieurs villes du monde —, ils estiment que la prise de conscience, désormais incarnée par la jeune suédoise Greta Thunberg, est plus prégnante que chez leurs aînés. « Depuis que nous sommes nés, nous entendons parler de ces problèmes. On se sent forcément davantage concernés », estiment-ils. À quelques mètres d’eux, Florence, 57 ans, sortie prendre l’air à l’issue de la première partie du concert, n’est pas aussi optimiste : « Je circule déjà à vélo et je participe à la collecte des déchets, et maintenant, la question de la transition m’obsède quand je me balade en ville ».

« Quand on parle de villes en transition, il s’agit à la fois de transition écologique, sociale, sociétale et démocratique. »

Marion Roth, directrice du think tank Décider ensemble

Quelques minutes avant de prendre la parole devant la foule, le maire de Grenoble, Éric Piolle, s’est quant à lui voulu rassembleur : « Nous avons besoin de tout le monde pour créer des solutions à la fois pour tout de suite et demain », a rappelé l’élu, glissant une référence aux incidents ayant émaillé quelques jours auparavant un quartier sensible de la ville, Mistral — où deux jeunes ont trouvé la mort dans une course poursuite avec la police. À ses côtés, Cyril Dion ajoute : « Le mouvement des villes en transition est avant tout un mouvement, par essence, social. On ne peut pas réfléchir à cette question sans que les gens se soient réunis. Alors pourquoi pas autour d’une fête ? ».

Grenoble, ville des possibles ?

En choisissant de couvrir de nombreux domaines (art, énergie, santé, accessibilité, économie, éducation ou démocratie participative), cette biennale a été l’occasion d’aborder l’ensemble des problématiques susceptibles de toucher le quotidien d’une cité. « Quand on parle de villes en transition, il s’agit à la fois de transition écologique, sociale, sociétale et démocratique. Cela pose la question de comment refonder les politiques publiques », résume Marion Roth, directrice du think tankDécider ensemble. Ce n’est donc pas un hasard si cet événement était aussi l’occasion d’accueillir la 3e édition des Rencontres nationales de la participation citoyenne, qui a réuni près de 800 participants (collectivités, entreprises privées et publiques, associations, ONG...) à la maison de la culture de Grenoble (MC2) durant trois jours autour d’une question centrale : « Comment faire progresser la culture de la participation à tous les échelons ? ». Avec déjà quelques éléments de réponse... « On voit à la fois des démarches qui proviennent des collectivités, mais aussi des initiatives de citoyens qui impulsent des actions comme des jardins partagés ayant un impact sur la transition écologique de la ville », précise Marion Roth.

Une vingtaine de collectifs et des citoyens engagés avaient d’ailleurs fait le déplacement, lundi soir, à la MC2, pour exposer leurs idées lors d’un « Forum des initiatives citoyennes au service de la transition ». Avec, parmi eux, les bénévoles du Repair Café de Grenoble, ces ateliers de réparation destinés aux objets cassés qui possèdent désormais huit antennes à l’échelle de l’agglomération. « Nous proposons, comme la plupart des gens ce soir, une action modeste mais avec une idée plus large, qui est de mieux acheter et mieux consommer. Car deux objets sur trois que l’on nous amène sont réparables », résume Jean-Loup Valière, l’un des bénévoles. Pour autant, ce dernier affirme que ces actions ont aussi besoin d’être accompagnées par le secteur public : « Certains pays comme la Suède ont opté pour une TVA réduite favorisant la réparation des produits, tandis qu’il existe une demande pour une augmentation de la durée des garanties des produits. Mais il est certain que cela ne va pas dans le sens du modèle économique tourné vers une croissance de la consommation, que l’on connaît aujourd’hui ».

« S’adapter pour inclure tout le monde »

À quelques pas de lui, des habitants engagés se sont eux aussi déjà mis en marche, en créant La Bonne Fabrique, un lieu de rencontres basé sur le « faire ensemble ». Nichée au sein d’une petite commune à 15 km de Grenoble, Le Sappey-en-Chartreuse, cette initiative compte désormais près de 250 adhérents sur un total de 1 200 habitants. Si le village organise déjà des cafés et tables rondes autour de la transition, il ne se définit pas tout à fait comme un « village en transition ». « Sinon, une partie de la population ne viendrait pas, car notre commune comprend à la fois des gens du cru et des néo-ruraux. Il faut s’adapter pour inclure tout le monde », expliquent les trois bénévoles, Céline, Agnès et Anne. Car la transition est une notion qui prend du temps. « En attendant, nous semons des graines », glissent-elles.

 

Plus d’infos :

www.rencontres-participation.fr

villesentransition.grenoble.fr

www.repaircafegrenoble.frwww.labonnefabrique.fr

[ COMMUNIQUÉ ] - Grève de la jeunesse pour le climat et élections européennes

Créé le : 24/05/2019

De Youth for Climate France.

Après le succès du 15 mars, la 2eme journée mondiale de grève des jeunes pour le climat aura lieu ce vendredi 24 mai, avec plus de 1400 grèves répertoriées dans 114 pays (voire le site de Fridays For Future)

Vous trouverez ci-dessous des informations de contexte et une série de citations (Laurence Tubiana, Connie Hedegard, Institut Jacques Delors, E3G, jeunes).

Avant la grève de masse de vendredi, un groupe de jeunes militants pour le climat, dont Greta Thunberg, devrait lancer ce jeudi un appel en faveur de la prochaine grève mondiale pour le climat et de la semaine d'actions intensives à partir du 20 septembre, en amont du « Sommet Action Climat » des Nations Unies organisé par le secrétaire général António Guterres le 23 septembre. M. Guterres a prévenu les dirigeants du monde qu’ils devraient venir avec des « plans d'action concrets et réalistes » pour répondre à l'appel des jeunes.

En France, l’appel à la grève lancé par Youth For Climate France est soutenu par 77 organisations (dont le Réseau Action Climat, 350.org et de nombreuses autres ONG environnementales bien sûr, mais aussi, CliMates et le REFEDD, l’UNEF, Enseignants pour la planète, Il Est Encore Temps, le mouvement et On Est Prêt,  Little Citizens for climate, Génération Ecologie et Génération.s, Citoyens pour le Climat, Parents for Future France, et même Grand-parents pour le climat…).

A Bruxelles, Youth for Climate Belgium a invité des délégations de jeunes à se joindre à la grève dans la capitale européenne.

Au Brésil, un groupe de jeunes - qui se présentent comme « les futurs ministres brésiliens de l'Environnement » - enverront vendredi une lettre au Président Bolsonaro pour soutenir la critique exprimée par un groupe d’anciens ministres de l'Environnement sur la position de Bolsonaro en matière de climat et lui demander de faire machine arrière

Impact sur les élections européennes

De jeunes influenceurs des médias sociaux à travers l'Europe appellent les jeunes à aller voter s'ils se soucient du climat, faisant écho à l’appel lancé par Greta Thunberg d'autres membres du mouvement de la jeunesse pour le climat mi-avril au Parlement européen.

Le collectif « On Est Prêt » a ainsi mis en ligne une série de vidéos intitulée « Vote4climate » en France, en Espagne, en Italie (bientôt), ainsi qu’une vidéo pour l’Europe.

Le taux de participation aux élections européennes est traditionnellement inférieur à celui des élections nationales, et particulièrement faible chez les jeunes - lors des élections de 2014, seuls 28% des 18-24 ans ont voté.

Mais certains experts s’attendent à ce que la mobilisation citoyenne croissante pour le climat, notamment de la part des jeunes, ait un impact sur cette élection – voir à cet égard les citations de L. Tubiana, T. Pellerin-Carlin, Connie Hedegaard et Quentin Genard (ci-dessous).

Les jeunes ne sont pas les seuls à réclamer davantage d'actions en faveur du climat : des enquêtes montrent que plus des trois quarts des citoyens de certains des principaux pays de l'UE souhaitent que les responsables politiques s'attaquent au changement climatique (ce chiffre atteint 79% en France et même 82% chez les moins de 20 ans). Une analyse récente du think tank E3G montre que le Parlement européen joue un rôle clé dans la politique climatique de l'UE, car il s'est très souvent révélé être l’institution européenne la plus ambitieuse sur les politiques climatiques.

Autre signe de l’importance du climat dans cette élection, certains partis populistes comme le Rssemblement National et surtout l’AfD en Alemagne se sont saisis du sujet – mais pas pour proposer des solutions, plutôt pour attaquer les militants pour le climat, et notamment Greta Thunberg, ou disséminer des fakes nexs sur les énergies renouvelables

 

[ CLAUDE ET LYDIA BOURGUIGNON ] Acidification des sols, "il reste de l'espoir"

Créé le : 23/05/2019

Claude et Lydia Bourguignon ont créé en 1990 le Laboratoire d'analyses microbiologiques des sols (LAMS). A ce jour, le LAMS a réalisé plus de 9 000 expertises dont le but vise, notamment, à recommander, de manière ciblée, une gestion durable des sols. Ces "médecins du sol" sont aujourd’hui des experts consultants référents dans cette singulière discipline, désormais reconnue. En 2016 Ils ont étés décorés par le ministre de l’agriculture « officiers de l’ordre du mérite agricole » pour leurs travaux au service de l’agriculture française.

[ COMMUNIQUÉ ] - Région Bretagne - Urgence climatique et transition énergétique

Créé le : 16/05/2019

Loïg Chesnais-Girard, Carole Delga, Christelle Morançais, Renaud Muselier, Hervé Morin et Alain Rousset, Présidents des Régions littorales engagées dans les énergies marines renouvelables, se sont réunis vendredi 10 mai à Paris avec les représentants du Syndicat des Énergies Renouvelables et de France Énergie Éolienne. Cette rencontre a permis d’échanger sur les propositions respectives des Régions et des industriels qui vont dans le sens d’une Programmation Pluriannuelle de l’Énergie plus ambitieuse que celle prévue actuellement. A l’issue de cet échange, les territoires et industriels sont convenus de porter ensemble leurs attentes auprès du Gouvernement, afin de conduire celui-ci à faire évoluer favorablement le contenu de la PPE en matière d’éolien offshore.

Régions littorales et industriels défendent côte à côte leurs ambitions

Dès la parution du projet de PPE en janvier 2019, les Régions littorales ont clairement manifesté leur insatisfaction, entièrement partagée par les industriels de la filière. Depuis, élus et professionnels ont travaillé, pour élaborer une contre-proposition plus ambitieuse, réaliste et adaptée aux besoins d'une filière émergente et aux territoires qui accueilleront les projets d’implantation. Cette position a été réaffirmée lors de l’événement FOWT, salon dédié à l’éolien flottant qui s’est tenu fin avril 2019 à Montpellier.
 

Hausse des volumes programmés, régularité des appels d’offres

« Sur le volet éolien offshore, le projet de décret est à ce jour très insuffisant au regard des attentes de nos territoires et de leurs habitants, en termes de transition énergétique, ont souligné les exécutifs des six régions. Nous attendons aujourd’hui de l’État des volumes programmés à la hausse et davantage de régularité dans les appels d’offres.» 
 
Elus régionaux et industriels proposent de revoir le calendrier des appels d’offres, tant sur l’éolien posé que flottant, selon un séquençage d’au moins 1 000 MW attribués par an, qui répondrait aux rythmes attendus par les industriels autant qu’aux objectifs planifiés par les territoires. La demande conjointe porte également sur l’équilibre entre les appels d’offres pour le posé et le flottant afin que la PPE n’oppose pas les deux technologies, toutes deux essentielles au développement de l’éolien en mer en France. Il serait donc pertinent, d’insérer, dans le calendrier déjà prévu, des appels d’offres ciblés sur le flottant. L’enjeu est aussi de ne pas mettre en concurrence les façades Méditerranée, Atlantique et Manche et de proposer une planification tenant compte des ouvrages et capacités de raccordement afin d’optimiser les coûts.
 

Défendre auprès du Gouvernement le travail des industriels et des Régions

Alors que la France se positionne en tête des nations dans la lutte contre le changement climatique, il est indispensable que l’État encourage davantage la filière « énergies marines » et les Régions littorales qui ont fait le choix d’accompagner ce développement, en engageant des investissements portuaires massifs, en mobilisant leurs écosystèmes d’entreprises et en encourageant le développement de compétences spécifiques.
 
Les Présidents des Régions littorales sont conscients de la nécessité de baisser les coûts de production de l’électricité produite par ces filières. Ils considèrent que seuls des volumes plus ambitieux permettront d’engager les transitions dont le pays a besoin et de réduire les coûts. La France et ses territoires maritimes ne peuvent manquer de nouveau l’occasion qui leur est donnée de s’engager durablement dans la dynamique des EMR. 
C’est pourquoi les Présidents des six Régions littorales associés à Régions de France, ont sollicité un rendez-vous auprès du Premier ministre pour lui présenter le travail constructif réalisé avec la filière. 
« L’éolien en mer posé est aujourd’hui l’une des filières énergétiques les plus compétitives en Europe, et la France n’y fera pas exception, comme l’appel d’offres de Dunkerque devrait le prouver» ont rappelé les industriels. « De la même manière, l’éolien en mer flottant est une filière d’avenir et a vocation à converger vers des prix compétitifs, sur l’horizon de temps de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, en cours de révision, c’est-à-dire d’ici 2028», ont précisé France Energie Eolienne et le Syndicat des Energies Renouvelables.
 

[ COMMUNIQUÉ ] - Plan Biodiversité - Territoires Engagés pour la Nature

Créé le : 16/05/2019

Les collectivités appelées à se mobiliser pour la biodiversité !

Régions de France et le Ministère de la transition écologique, appuyés par l'Agence française pour la biodiversité et les Agences de l'eau, lancent ensemble dans la cadre du Plan biodiversité, l'initiative "Territoires Engagés pour la Nature" qui a pour ambition de faire émerger, reconnaître et accompagner les plans d'action en faveur de la biodiversité portés par les collectivités.

Face à l’accélération de l’érosion de la biodiversité, seule une mobilisation collective au niveau international et national peut permettre d’inverser la tendance. C’est pourquoi le ministère de la Transition écologique et solidaire et Régions de France, avec la contribution de l’Agence française pour la biodiversité et les Agences de l’eau, lancent l’initiative « Territoires engagés pour la nature ». A travers cette action du Plan biodiversité, il s’agit de fédérer l’ensemble des acteurs d’un territoire autour de la protection de la biodiversité.

De nombreux partenaires implantés au cœur des territoires (têtes de réseau, associations de protection de la nature, associations d'élus, fédérations techniques, etc.) relaient et accompagnent cette démarche.
Devenir un territoire engagé pour la nature offre aux collectivités de multiples avantages: un accompagnement technique de leur démarche, la possibilité de s'insérer dans un réseau d'acteurs, ou encore de bénéficier d'un appui financier.

A noter : les premières collectivités reconnues « territoires engagés pour la nature » seront présentes, notamment pour un premier partage d'expériences, aux Assises nationales de la biodiversité qui auront lieu les 19, 20 et 21 juin prochain à Massy.

> Infos

> Inscription des territoires intéressés

[ COMMUNIQUÉ ] - Générations Futures réagit après les déclarations ahurissantes du sénateur Medevieille sur le glyphosate

Créé le : 14/05/2019

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifique et techniques (OPECST) va publier jeudi un rapport qui abordera notamment la question du glyphosate. Bien avant sa publication le sénateur Medevielle s’est laissé aller ce week-end à des déclarations qui font craindre le pire ! Florilège de ses déclarations du week-end :

  • Pour le sénateur il n’existerait aucune étude scientifique montrant que le glyphosate est cancérogène ! C’est faire fi de la revue complète réalisée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en 2015. C’est faire également fi des études commanditées par l’industrie elle-même et qui montrent aussi le potentiel cancérogène du glyphosate ( voir notre rapport https://www.generations-futures.fr/publications/glyphosate-cancer-autorites-infraction-systematique-aux-reglementations/
  • Pour le sénateur il y aurait confusion entre risque et danger. Dans les faits il ignore que la réglementation européenne sur les pesticides prévoit justement d’exclure automatiquement les pesticides cancérogènes certains ou probables sur leur dangerosité intrinsèque, sans évaluation des risques préalable !
  • Le sénateur nous ressort le vieil argument utilisé par l’industrie selon lequel le glyphosate serait moins cancérogène que la viande. Totalement à côté de la plaque cet argument fait allusion au classement cancérogène de la viande rouge par le CIRC. Il vise à brouiller les cartes. La cancérogénicité du glyphosate doit être reconnue en tant que telle, un nombre suffisant d’études sur l’animal et des données d’épidémiologiques existant.
  • Le sénateur parle des « études » réalisée par l’ANSES sur le glyphosate. En l’occurrence ces études …n’existent pas puisque l’ANSES a évalué (mal selon nous) des études faites par d’autres…en mettant de côté de nombreuses études à charge.

« Le sénateur Medvielle est, il est vrai, très sensible aux arguments de la FNSEA et des JA, qu’il n’a pas hésité à reprendre lors de la dernière AG des JA de son département par exemple. C’est son droit. Mais, à la lumière de ce parti pris, le rapport qui sera publié jeudi devra être lu pour ce que nous pouvons déjà savoir qu’il sera : un rapport biaisé niant l’ensemble des preuves scientifiques montrant la cancérogénicité du glyphosate, au service de ceux qui veulent que surtout rien ne change dans l’agriculture de ce pays !. » Déclare François Veillerette, Porte parole de Générations Futures. « Nous demandons aux partis politique représentés au Parlement de se désolidariser publiquement de ces propos!’ » Ajoute t’il

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