Écologie

Conférence avec François Veillerette et Gilles Nalbone : "les perturbateurs endocriniens, quels risques pour la santé ?"

Créé le : 28/05/2018
François Veillerette, porte-parole de Générations Futures - DR

On les trouve dans notre alimentation, dans les produits cosmétiques, dans les meubles et même dans nos vêtements. Les perturbateurs endocriniens ont envahi notre environnement. Quels dangers exactes représentent-ils pour notre santé ? Comment les éviter ? A l'occasion de la semaine du développement durable, Sans Transition ! Provence, l'associationPain et Liberté et la Biocoop Nature Eléments, invitent François Veillerette, directeur et porte-parole de Générations Futures pour une conférence sur les perturbateurs endocriniens le 30 mai à Vaison-la-Romaine (84).

François Veillerette sera accompagné de Gilles Nalbone, Directeur de recherche émérite àl'INSERM et correspondant local (Marseille) du Réseau Environnement Santé. Ainsi que de André Bucher, paysan bio et écrivain.

La conférence sera suivie d'un cocktail offert par la Biocoop Nature Elements de Vaison-la-Romaine et Pain et Liberté avec les produits Artisans du Monde.

- Mercredi 30 mai à 19h au centre culturel de Vaison La Romaine -

 


 

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Un perturbateur endocrinien est un agent chimique capable d’interférer dans le système hormonal d’un organisme. 

"Un perturbateur endocrinien qui se fixe sur le récepteur hormonal d’un organe ou d’un tissu peut alors créer un stimulus et modifier le comportement de celui-ci, même lorsque aucune hormone n’a été sécrétée. Les perturbateurs peuvent aussi bloquer l’action des hormones en se fixant en grand nombre sur les récepteurs que ces dernières doivent utiliser ".

Selon  Générations Futures, " 73,3 % pesticides le plus souvent décelés dans les eaux souterraines ou les cours d'eau seraient pour la plupart des perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques, qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies, ont été décelées à 53,3% dans les pesticides prélevés dans les eaux souterraines... et à 50% dans ceux existants dans l'eau du robinet."

François Veillerette est également président du réseau européen Pesticides Action Network, l’auteur de «Pesticides, le piège se referme» et coauteur de «Pesticides, révélations sur un scandale français»

Retrouvez l'interview de François Veillerette pour Sans Transition ! lors de sa venue pour une conférence sur les pesticides à Manosque (04)

Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier Perturbateurs endocriniens : comment les éviter ?, dans le numéro 8 de Sans Transition !

 

[LIVRE] - Dix ans de tourisme durable

Créé le : 24/05/2018

Voyageons-Autrement.com, premier portail d’information sur le voyage responsable et durable, sort un livre pour fêter et compiler ses dix années d’activité.

Quatre cents pages. C’est le cadeau que s’est offert le site Voyageons-Autrement.com pour matérialiser une décennie de travail passée à informer et fédérer les internautes autour du voyage responsable et durable.

« Nous avons commencé par lancer Consom-acteur.com, un portail de commerce équitable qui permettait d’acheter moins cher et solidaire », explique le fondateur Romain Vallon. « On traitait de biens de consommation classiques mais pas de voyages. Or, je ressentais le besoin d’entrer en dynamique avec les gens qui sont en mouvement. » Ainsi Romain lance Voyageons-Autrement.com en 2008, en parallèle de son métier d’ostéopathe. « C’est aussi un désir d’équilibrer mes activités, motivé par un mélange de philosophie et de militantisme. »


Boîte à outils

Porté par une équipe technique et éditoriale – « un véritable collectif, même si le statut reste une SARL » –, Voyageons-Autrement.com s’est imposé comme l’agrégateur de contenus de référence autour du voyage responsable et durable. Le site fait le lien entre tous les acteurs du milieu : professionnels, grand public, associations, bloggueurs, journalistes…

Aujourd’hui, la plateforme compte plus de 4 000 articles. L’ouvrage intitulé « 10 ans de voyages autrement – le guide » rassemble les meilleurs contenus (travail d’enquête, de terrain, interviews, rencontres, chroniques, etc.) dans l’optique de retracer l’évolution du tourisme durable sur dix ans.

« Lorsqu’on me demande quelle est la définition du tourisme durable, plutôt que de donner une définition technique, je botte en touche. Les thématiques sont tellement transversales ! La preuve : au départ, le livre devait faire cent vingt pages. Il en fait finalement quatre cents ! » De quoi vous faire votre propre idée sur le sujet. Et vous inviter au voyage... Autrement !

Plus d'infos

www.voyageons-autrement.com/leguide/


 

Plastic Attack : des consommateurs remontés contre le suremballage

Créé le : 22/05/2018
DR

Qui n'a jamais été interpellé par la vision absurde d'une banane emballée seule sur une barquette en polystyrène ? C'est pour lutter contre ce genre de pratique qu'a été lancée la Plastic Attack, dont la première édition a eu lieu le 1er mars dernier, à Bristol, en Angleterre. Et dont des répliques se dérouleront dans plusieurs villes et régions de France, le 2 juin prochain : à Quimper, Montaigu (Vendée), Strasbourg, Nouméa, Montpellier, Lyon, en Martinique et bien sûr à Paris

Les participants cibleront un supermarché dans lequel ils achèteront des produits jugés « suremballés » : fruits, légumes, viande, poisson... Les clients-activistes placeront leurs denrées dans des récipients réutilisables. Les emballages seront ensuite déposés dans des caddies à la sortie du magasin. À charge pour l'enseigne de se débarrasser des déchets.

Générer moins de déchets

« Nous cherchons aussi bien à interpeller les consommateurs, les distributeurs que les industriels pour que tous se dirigent vers des produits éco-responsables et à faire évoluer les pratiques », défend Fanny Vismara, organisatrice de Plastic Attack dans la capitale. À Paris comme dans d'autres villes, le supermarché qui fera l'objet de l'opération n'est pas encore choisi. D'où l'importance de suivre les groupes locaux pour en savoir plus et de s'inscrire comme participant à l'événement. « Cela nous permet d'évaluer quelle ampleur pourrait prendre l'opération. À Paris, nous estimons pouvoir remplir plus d'une centaine de caddies », avance Fanny Vismara. À vos chariots !

 

Les glaneurs de Provence

Créé le : 07/05/2018
Depuis mars 2017, plus de 300 personnes ont participé aux activités de Partage d'amour : récolte, transformation ou vente entre adhérents. © E. Besatti

Chaque saison, dans la région, fruits et légumes promis à la destruction car non conformes, arbres fruitiers, voire vergers entiers délaissés par leurs propriétaires, engendrent la perte de tonnes de denrées consommables. Pour lutter contre ce gâchis, des citoyens se rassemblent pour ramasser, redistribuer et valoriser ces ressources abandonnées. Reportage dans les Bouches-du-Rhône, où en un an, l’association Partage d’amour a sauvé quatre tonnes de fruits et légumes promis à l’abandon autour de Barbentane (13).

Par Éric Besatti

En ce début de printemps, l’assemblée générale des adhérents de Partage d’amour prépare l’avenir. Des enfants jouent autour des tables qui supportent les victuailles, des chiens se disputent un bout de bois et la petite trentaine de personnes assises en cercle discutent des prochaines actions à mener. Un maraîcher bio voisin a un problème avec ses épinards. Toute sa parcelle a le mildiou, un champignon qui donne des petites tâches jaunes sur les feuilles. En l’état, le paysan prévoit de tout arracher et de brûler la récolte. « L’idée est d’aller les ramasser bénévolement, ce qui évite du travail inutile au maraîcher pour ensuite les valoriser nous-mêmes : les partager ou les vendre à des prix justes »,explique Anthony Saint-Michel, 28 ans, initiateur du projet et président de l’association. Parce que si les épinards tachetés ne sont pas très présentables, leur qualité nutritive n’est pas remise en question. « C’est de la récup, sortir du système de vente actuel, éviter le gaspillage »,s’enthousiasme Amandine Chevalier, 39 ans, adhérente et déjà deux ateliers participatifs au compteur, l’un sur la fabrication de...

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Éco-construction : le gabion, une école engagée

Créé le : 07/05/2018
Chantier de la construction du plateau technique au centre de formation du Gabion, à Embrun. © Le Gabion

Le centre de formation en écoconstruction et restauration du patrimoine du Gabion, à Embrun (05), est une institution qui fait corps avec son environnement pour proposer des formations en adéquation avec les spécificités régionales. Reportage.

Par Nadia Ventre

Les étudiants en formation Ouvrier Professionnel en éco-construction sont en pleine préparation du dossier de stage qu’ils auront à présenter pour leur examen du mois de juin. Ce matin de mars, ils suivent un cours théorique sur la couverture en pisé – un procédé de construction en terre crue – dispensé par François Moreau, ouvrier spécialisé et formateur occasionnel. En début d’après-midi, avant de réintégrer la classe, ils notent des mesures de linéaires que relèvent deux élèves hissés sur le toit d’une structure pédagogique aux agencements et aux matériaux apparents.

UNE ÉCOLE PIONNIÈRE

L’école d’éco-construction du Gabion s’étend sur 18 hectares, en bordure de la Durance. Sur une terre noire jonchée de paille et gorgée d’eau, se dressent une ancienne filature, un vieux manoir ainsi qu’un bâtiment expérimental construit selon les techniques enseignées par cette école. Dans ces locaux à l’efficience thermique et phonique remarquable, le directeur, Pierre Sallé, nous éclaire sur les...

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Vallée du Léguer : une reconquête au long cours

Créé le : 07/05/2018
La rivière du Léguer est labellisée Rivière sauvage sur une trentaine de kilomètres qui va de sa source située dans les tourbières du Trégor jusqu’à Trégrom, à 10 km au nord de Belle-Isle-en-Terre. © S. Jouon

La rivière des Côtes d’Armor est emblématique de la reconquête de la qualité de l’eau en Bretagne. Déformée par l’activité humaine, maintes fois polluée par l’industrie, une partie du Léguer vient d’être labellisée « Rivière sauvage ». Cette distinction couronne vingt ans d’efforts pour lui rendre un cours aussi naturel que possible. Mais ne la protège pas des risques nouveaux qui planent sur son lit.


Par Virginie Jourdan

En janvier dernier, un second plan de lutte contre les marées vertes a été officialisé à Rennes. Au total, huit baies bretonnes sont concernées, dont la baie de Lieue de Grève, située à une quinzaine de kilomètres de côte de Lannion. En ligne de mire : réduire les excédents d’azote issus des élevages hors-sols et intensifs et qui se retrouvent sous forme de nitrates dans les cours d’eau. Et le chemin s’annonce encore long. Vingt ans après les premiers plans « Bretagne Eau pure », seules 37 % des rivières bretonnes ont retrouvé une qualité d’eau satisfaisante. Pour les autres, les pollutions restent nombreuses. Notamment celles aux nitrates qui atteignent toujours 33 mg/ litre en moyenne annuelle, quand le bon état écologique sur ce critère se situe à 25.

UNE BATAILLE DE PLUS DE VINGT ANS

Sur le terrain, certains engagements commencent pourtant à porter leurs fruits. En octobre dernier, la rivière du Léguer, qui prend naissance dans les tourbières du Trégor costarmoricain et se jette dans...

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Que faire des friches urbaines ?

Créé le : 07/05/2018
Un petit troupeau de vaches nantaises, élevées pour leur viande, pâturent sur la friche et quelques champs alentours. © B. Vandestick

Pour lutter contre l’étalement urbain, des communes dépolluent les friches, ces anciens sites industriels, et y construisent logements et centres d’activités. Parfois, ce sont les citoyens qui se les approprient pour en faire des lieux d’expérimentation des transitions. Mais laisser quelques endroits sauvages a aussi son intérêt pour la biodiversité.

Par Benoît Vandestick


Dans la périphérie de Redon, des citoyens se sont emparés d’une friche industrielle pour en faire un espace de convivialité et d’expérimentations. Élevage, potager, apiculture, cuisine et aménagement du paysage sont autant d’ateliers pour entretenir et faire vivre l’ancien site industriel. Une règle : faire uniquement avec ce qu’il y a sur le lieu. Place à l’imagination.

Un arbre pousse au milieu d’un petit bâtiment en parpaing, découvert et bariolé de graffitis. À l’intérieur, de vieux racks rouillés remplis de déchets de toutes sortes. Morceaux de bitume, ferraille, plastique. « Cet endroit est un peu une poubelle, commente Alain Berhault. Nous y avons mis tout un tas de déchets ramassés sur le site dans les premières années où nous avons commencé à l’occuper. » Ce site, c’est une friche industrielle, située à Saint-Nicolas-de-Redon, dans une zone qui borde la Vilaine. Son nom : Le Transformateur. Alain est membre de l’association Les amis du Transformateur, qui gère et anime l’endroit depuis 2005, en collaboration avec le Conseil départemental de Loire-Atlantique, propriétaire du lieu. « Nous sommes une quarantaine de membres actifs à nous en occuper, rapporte ce jeune architecte-paysagiste convaincu par la permaculture. On se répartit en différents ateliers. Il y a l’apiculture, le potager, la cuisine, l’élevage et le paysage. » Lui travaille au paysage. « Puis, chaque premier samedi du mois, on se rejoint tous pour un chantier commun. »

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BREIZH COP : une ambition à affirmer et à partager

Créé le : 02/05/2018
Des membres du collectif pour une transition écologique et solidaire : de gauche à droite Julian Pondaven, directeur du réseau Cohérence, Jean-Luc Toulec, Président de la Fédération Bretonne Nature Environnement, Philippe Nicol de la ferme de La Ferme de Traon Bihan, Carole Le Bechec, co-présidente du réseau Cohérence et Marie-Pascale Deleume administratrice d'Eau et Rivières de Bretagne - DR

Par le Collectif pour une transition écologique et solidaire 

Le collectif pour une transition écologique et solidaire souhaite une vraie mobilisation pour l’avenir de la Bretagne. Notre collectif pour la transition écologique et solidaire soutient l’initiative régionale Breizh COP, ses enjeux et ses ambitions. Mais nous constatons que le document d’orientation présenté aujourd’hui aux élus reste trop timoré et ne transcrit pas suffisamment les ambitions affichées.

Ce jeudi 19 avril, les élus de la Région Bretagne sont réunis à Brest pour une session extraordinaire du Conseilrégional sur la Breizh Cop, déclinaison bretonne de la COP 21. Ils vont débattre, à partir d’un document « point d’étape » présenté par le Président, d’une charte des valeurs et des principes ainsi que des trois
premières orientations de ce rapport.
 

De bonnes ambitions sont affichées :

 
Dans le document « Pont d’étape », le président de la Région écrit : « le changement climatique constitue l’un des enjeux, sinon l’enjeu majeur, requérant des transformations profondes de nos modes de penser
et de faire ».
 
Deux ambitions complémentaires guident cette Breizh Cop :
 
- développer une vision pour la société bretonne de 2040, et définir un véritable engagement dans la transition.
 
- mobiliser tous les bretons, citoyens, collectivités, entreprises pour s’engager ensemble avec la Région dans cette transition, en considérant que la principale valeur ajoutée sera d’être transversale et de croiser les approches jusque-là trop segmentées et cloisonnées.
 

Mais le document d’orientation n’est pas à la hauteur des ambitions affichées :

 
- Ce document ne s’appuie pas sur un diagnostic partagé. Le réchauffement climatique est déjà là, les atteintes graves à la biodiversité aussi. Pour mobiliser largement, il faut d’abord présenter et expliquer les enjeux et les impacts sur la vie et l’activité économique des bretons.
 
- Les orientations ne proposent pas d’objectifs ou même de pistes d’objectifs chiffrés qui puissent montrer son ambition d’impulser réellement de fortes transitions. En matière par exemple de réduction d’émission de gaz à effet de serre, de déploiement des énergies renouvelables, d’ambition pour le bio etc…
 
- Ce document ne rompt pas avec « nos modes de penser et de faire ». L’idée d’une « transformation profonde » que le Président appelle de ses voeux, disparaît progressivement à sa lecture alors que réapparaît
le productivisme quantitatif. Il continue, de manière dramatiquement classique, à exclure l’environnement du champ de l’économie et du social.
 
- la démarche de mobilisation et de concertation n’est pas suffisamment claire et soutenue. Nous attendons les contributions par exemple du comité scientifique sur la méthode de participation. Aucun moyen financier budgétaire spécifique n’est alloué à la nécessaire participation des citoyens, ni aux futures transitions. Pour notre collectif, l’enjeu de cette COP est de réunir (enfin !) les conditions de la transversalité et de la mixité entre l’économie, l’environnement, la qualité de vie. Il ne peut pas y avoir d’économie, d’agriculture, de santé durable en Bretagne dans un environnement de mauvaise qualité.
 

Nous demandons que les élus :

 
- écoutent l’appel des 15000 : il y a URGENCE pour le climat, l’environnement et l’Homme ;
 
- écoutent les citoyens et la société civile bretonne, par exemple le CESER (Conseil Économique, Social et
 
Environnemental de la Région) dont nous soutenons l’avis, voté à l’unanimité des représentants :
 
« Dans son rôle de stratège et de fédérateur, c’est au Conseil régional de Bretagne d’impulser, de se donner les moyens, avec ses partenaires, de mettre en oeuvre le grand projet régional, de créer les conditions de sa réussite. Des orientations fortes auraient ainsi pu être soumises à la concertation et au débat telles que : la Bretagne en 2040 : territoire zéro carbone, territoire zéro chômeur, territoire à énergie positive ? » - mettent en place des modalités et des moyens suffisants pour informer, sensibiliser et mobiliser les bretonnes et les bretons autour de ces enjeux qui engagent l’avenir de notre région La voie est loin d’être toute tracée, c’est certain, mais de nombreux projets et actions existent déjà en Bretagne, qui doivent permettre de s’engager dans cette expérimentation, cette transition dans les
territoires, dans les entreprises, dans les associations, dans les collectivités territoriales.
 
Notre collectif est, pour reprendre là encore les mots du Président, le symbole même « du volontarisme, de la responsabilité et de l’engagement ». C’est pourquoi le collectif appelle tous les acteurs à se mobiliser et à contribuer. Nous appelons tous les citoyens, les collectivités et entreprises à nous faire part de leurs idées, leurs réflexions, leurs actions pour continuer d’alimenter les expertises et expérimentations que nous avons déjà recensées depuis de longues années. Nous présenterons avant l’été nos 10 priorités partagées pour une BRETAGNE A VIVRE ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE.
 
Rejoignez nous !
@collectiftransition

Triballat : une belle histoire de chanvre

Créé le : 26/04/2018

Triballat Noyal inaugurait le 13 avril dernier le premier bâtiment tertiaire de grande superficie en béton de chanvre.

C'est depuis Noyal sur Vilaine, à quelques encablures de Rennes, que la société Triballat encourage la consommation de produits sains à travers ses marques (Sojasun, Vrai, Sojade...). Elle lançait dès 2014 une gamme à base de chanvre, culture historique en Ille et Vilaine, avec Sojade So Chanvre. L'entreprise pousse un peu plus loin la démarche avec un nouveau bâtiment destiné à accueillir ses services informatiques et RSE, construit en matériaux biosourcés, dont du chanvre issu de la filière locale.

Ce bâtiment de 1 000 m2 est réalisé à partir de panneaux préfabriqués composés de bois pour l’ossature et de béton de chanvre en remplissage, panneaux réalisés et posés par l'entreprise de Bédée LB Eco Habitat, pour un temps de pose record. Une première sur une structure de cette taille et des coûts optimisés grâce à cette pré-fabrication. Triballat s'est adjoint, pour la conception, les services d'un jeune ingénieur architecte passionné, Quentin Pichon, de l'agence nantaise CAN-ia.

 

Passif et bioclimatique 

Le bâtiment qui vise un fonctionnement en passif, comprend tous les avantages d'une structure bioclimatique : impact environnemental faible, confort sanitaire pour les ouvriers et les usagers, confort acoustique et thermique et qualité de l'air intérieur. Isolés par des vitres triple vitrage, ces bureaux seront chauffés par l'apport électrique d'une centrale photovoltaïque posée en toiture, en auto-consommation. Le béton de chanvre, qui absorbe 95% des variations de températures et régule l'humidité, servira de climatisation naturelle. Des brises soleil sont intégrés au bâtiment pour protéger les usagers de la chaleur estivale. Finitions intérieures en enduit chaux/chanvre permettant de limiter les phénomènes de réverbération et peintures intérieures fabriquées en Bretagne sur la base d'algues et résines végétales.

Triballat Noyal prouve aussi ici que la comparaison, à résistance thermique équivalente, entre bâtiment biosourcé et traditionnel, même de grande superficie, n'est pas en défaveur de la solution écologique, avec un écart de coût tout à fait marginal (l'étude effectuée abouti à un écart de 1,1%).

Témoignage d'Olivier CLANCHIN, PDG de Triballat Noyal 

Plus d'infos : www.triballat.fr

Apporter un « label positif au Ventoux » avec le Parc Naturel Régional

Créé le : 23/04/2018
Crédit : Pixabay

L'avant-projet de la charte du futur Parc Naturel régional du Ventoux, dans le Vaucluse, a été présenté dans la commune de Malaucène, mercredi 18 avril. Une étape fondamentale atteinte à l'issu de quatre ateliers de concertation ayant notamment réuni 39 communes du massif et le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

 

Rencontre avec Jacqueline Bouyac, conseillère régionale en charge des Parcs naturels régionaux auprès du Président de région, et Bénédicte Martin, également élue régionale et membre du Conseil municipal de Malaucène.

Un "label positif" pour le Ventoux

Toutes deux sont satisfaites du document produit qui, selon elles, oriente le projet vers des rapports équilibrés entre ses différentes parties prenantes. Pour ces élues de la majorité régionale, le PNR « apportera un label positif au Ventoux ».

Plus d'infos : www.smaemv.fr 

 

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