Écologie

SEVERN CULLIS-SUZUKI - "Au nom des générations futures"

Créé le : 14/03/2019
David Suzuki Foundation

A l'occasion de la mobilisation sans précédent menée depuis plusieurs semaines par les étudiants du monde entier contre l'inaction climatique des décideurs politiques et à l'aube des grandes manifestations climat des 15 et 16 mars prochains dans toute la France, nous avons choisi de republier une interview de Severn Cullis-Suzuki, parue en mai 2016 dans le dernier hors-série de Bretagne Durable. Cette canadienne prit la parole à l'âge de 12 ans, comme Greta Thunberg, mais lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, afin d'alerter les politiques sur l'état de la planète. Un combat qui n'a pas pris une ride, trente ans plus tard... Inaction vous avez dit ?

« Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés partout dans le monde et dont les cris ne sont plus entendus. J’ai peur de m’exposer au soleil à cause du trou dans la couche d’ozone. J’ai peur de respirer l’air car je ne sais pas quelles substances chimiques il contient... »

Ces paroles ont été prononcées lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 par Severn Cullis-Suzuki, alors âgée de 12 ans et dotée d’un aplomb hors du commun. A 37 ans, cette canadienne poursuit son combat, en donnant des conférences et en sensibilisant le plus grand nombre grâce à sa visibilité dans les médias.

Severn, on a particulièrement entendu parler de vous en france à travers le film éponyme de Jean-paul Jaud, « severn, la voix de nos enfants » sorti en 2010. vous êtes connue pour votre engagement. Quelle est votre action principale aujourd’hui ?

Mon rôle le plus important est celui de mère. J’ai 2 petits garçons ; et non seulement cela m’a appris des choses sur moi-même, mais cela m’a également fait penser aux changements que nous affrontons chaque jour. Aux changements que nous demandons aux gens de faire et à quel point il est difficile de les mettre en oeuvre. Je dirais même que c’est presque impossible. Soyons franc. Qui prend les décisions sur la tenue d’une maison, sur les concessions quotidiennes que les humains font ? Ce sont les femmes, les mères. Or ces mêmes femmes, déjà tellement occupées et qui ont tellement de responsabilités à qui on demande de faire des efforts colossaux pour préserver la planète. C’est injuste. Je réfléchis à cette question fondamentale en lien avec le fait que les individus ont besoin d’aide, d’infrastructures, de changement systémique pour répondre favorablement aux enjeux environnementaux.

En tant que femme, mère, épouse tout en étant engagée pour défendre l’écologie, peut-on dire que vous êtes une « chercheuse d’équilibre » ?

Il est certain que je suis constamment en train de chercher un équilibre. Et pour le garder , je passe beaucoup de temps dans la nature. Mais dans le même temps, je ne pense pas que l’équilibre soit véritablement quelque chose qu’il est possible d’atteindre. Je fais partie de la génération des femmes du XXIe siècle. Ma génération suit celle des années 60 qui s’est battue pour l’égalité et les droits des femmes. Aujourd’hui, on attend de nous de tout faire, tout réussir. Or il y a moins de femmes dans la politique qu’il y a quelques temps. Pourtant le rôle des femmes dans ce champ maintient la société dans un certain équilibre. Je m’interroge.

Qu’est-ce qui a changé depuis vingt ans, depuis votre première prise de parole publique ?

Nous avons toujours une seule planète pour 7 milliards d’habitants. Et nous n’avons plus les capacités de continuer de la même manière. Nous sommes dans une nouvelle ère, dans laquelle nous devons nous inscrire dans une montée en puissance en matière de développement durable. Notre ingéniosité ne peut plus être une simple option. Encore faut-il que les décideurs aient la connaissance et la capacité d’avancer et d’intégrer une vision des ressources à long terme. Car nous continuons de traiter le climat par exemple avec une approche politique et une pensée linéaire, ce n’est pas suffisant. Aujourd’hui, nous sommes dans une crise de culture et nous devons être capables d’identifier les liens entre les crises énergétiques, économiques et environnementales. Nous vivons un moment historique.

 

Redécouvrez son discours de 1992 à Rio de Janeiro :

AGROLOGIE - Dégradation des sols : un phénomène « réversible »

Créé le : 12/03/2019
Claude et Lydia Bourguignon au Chili en 2017 - Crédit photo : LAMS

par Julien Dezécot

Lydia et Claude Bourguignon, spécialistes mondiaux des sols, seront à la boiserie de Mazan (Vaucluse), le 12 mars prochain, pour une conférence, à 19h, organisée par Sans transition !. A cette occasion, nous republions un entretien, paru dans le numéro 4 de Sans transition ! Bretagne, avec les fondateurs du laboratoire d’analyses microbiologiques des sols (LAMS).

Dans quel état sont les terres agricoles de l’Hexagone ?

Les sols agricoles sont relativement endommagés. Les techniques culturales actuelles ne sont pas adaptées aux sols, dans la mesure où elles ont fait disparaître en 50 ans la moitié de la teneur en matière organique des sols. Conséquence : le sol a perdu sa fertilité. Et les agriculteurs sont condamnés à utiliser des fertilisants pour atteindre d’importants rendements. Paradoxalement, alors que le potentiel génétique des céréales devrait permettre des rendements en blé avoisinant les 150 quintaux par hectare, nous ne dépassons que rarement les 80 quintaux aujourd’hui. Des chercheurs néo-zélandais ont montré que la cause résultait bel et bien de la baisse de fertilité du sol.

Comment évoluent les rendements en céréales ?

Ils s’effondrent dans tous les pays. En raison notamment de la déforestation, d’une trop forte irrigation, voire d’une salinisation des sols… Et la conséquence directe de la dégradation des terres arables, ce sont ces baisses de rendements avec, comme corollaire, le risque de malnutrition, de carences, voire de famines dans certaines contrées. En France, on grignote également de plus en plus les terres agricoles de qualité, on bétonne également ! Quant aux terres cultivées, la qualité et les rendements se dégradent eux-aussi.

Comment en est-on arrivé là ?

C’est d’abord l’arrivée massive, après la guerre, des engrais, pour augmenter les rendements. Cette utilisation importante des intrants a signé le début de la dégradation des sols. La spécialisation des cultures, les monocultures, en sont les causes majeures, ainsi que les engrais qui ont favorisé la perte de la matière organique et la minéralisation des sols. Ces engrais ont puisé dans le sol comme dans un garde-manger. Et comme les paysans n’ont pas toujours remis cette matière organique (car les bêtes ont souvent été déplacées hors des champs…), cela implique une chute drastique des rendements. De plus, on a utilisé des engins de plus en plus lourds. Ces derniers, en tassant les sols, ont diminué leur porosité, c’est-à-dire l’entrée de l’air dans les sols, autre facteur de dégradation. Puis on a utilisé les herbicides, l’irrigation à grande échelle, tout cela concourt à la dégradation des sols !

Infos événement.

[ PROVENCE ] - Semer une graine pour lutter contre l’érosion des sols

Créé le : 08/03/2019
Un suivi post-revégétalisation a été réalisé au col Agnel dans le cadre de Sem’Les Alpes, afin de mesurer le taux de recouvrement de la végétation. © S. Huc

Par Marie Lyan           

Dans les Hautes-Alpes, le Conservatoire botanique national alpin (CBNA) s’est saisi de la la lutte contre l’érosion des sols en montant un programme, baptisé Sem’les Alpes. L’objectif ? Végétaliser des espaces naturels fortement dégradés, en accompagnant le marché de semences locales.

Alors que la neige occupe une grande partie des massifs alpins, sonne l’heure du premier bilan pour les acteurs du projet Sem’les Alpes. Partout où ils sont passés, la végétation a repris le dessus. Il n’y a plus aucune trace de foin ou de restes de fond de grange sur les sentiers, vestiges d’un processus de revégétalisation. Ni dans les Hautes-Alpes, sur la piste de ski de la station Saint-Léger-les-Mélèzes, qui a retrouvé sa végétation de prairie, ni sur les terrains caillouteux du désert de Valjouffrey, en Isère. Expérimenté depuis 2016, ce projet européen, dirigé par le Conservatoire botanique national alpin (CBNA), l’Irstea et la Société d’économie alpestre de la Haute-Savoie (SEA 74), vise à réensemencer une dizaine de sites pilotes dégradés, en raison de la fréquentation humaine ou de travaux. Un premier test « grandeur nature », à l’échelle française, a été mené au sein de domaines skiables, de sentiers et prairies naturelles. « Chaque fois que l’on touche à une prairie de montagne, il s’agit d’un véritable trésor, qui est là depuis près de 10 000 ans », met en garde Antoine Rouillon, directeur de la...
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[ ÉVÉNEMENT ] GREENPEACE FRANCE - Marche du siècle - 16 mars

Créé le : 08/03/2019

Greenpeace soutient la grève des jeunes entamée le vendredi 15 février dernier et encourage les autres, dans toutes les villes de France, à les rejoindre le plus vite possible, avec un point culminant les 15 et 16 mars. Le ton est donné ! En Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse, mais aussi au Japon, en Australie, aux États-Unis, au Canada et dans d’autres pays encore, le mouvement prend la forme de grèves scolaires pour le climat.

Tout a commencé aux Pays-Bas avec Greta Thunberg, cette suédoise de 16 ans figure désormais emblématique du mouvement climatique. Remarquée lors de la COP24 au cours de laquelle elle a pris la parole, elle faisait grève chaque vendredi depuis plusieurs mois pour demander aux responsables politiques des actions concrètes pour le climat. Elle appelle les jeunes à se mettre « en colère » contre les pays qui n’en font pas assez pour éviter le dérèglement climatique.

Son initiative a été entendue et répliquée aux quatre coins du monde autour d’un même mot d’ordre : “Fridays For Future” (les vendredis pour le climat).

Les mouvements de jeunesse pour le climat commencent à s’organiser. Ils se sont structurés autour de Youth for Climate France (YFC). Près d’une centaine de villes ont déjà répondu à l’appel et des groupes YFC se développent un peu partout en France. Ces groupes ont vocation à construire ce lien entre la jeunesse française et les revendications climatiques. Ils ont lancé un appel intitulé “Pourquoi devrions-nous travailler sur notre avenir s’il n’y a pas d’avenir ?”.

De nombreuses organisations de jeunesse et syndicats étudiants et lycéens ont eux aussi souhaité apporter leur soutien à ce mouvement sans précédent.

La percée a d’abord été particulièrement visible dans le milieu étudiant parisien. Une première grève a eu lieu vendredi 15 février devant le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. La semaine suivante, vendredi 22 février, le milieu lycéen est entré en scène. Une deuxième grève a ainsi réuni plusieurs milliers de lycéen.ne.s et étudiant.e.s qui ont marché entre la place de l’Opéra et la place de la République.

Le principe est simple : tant qu’ils ne seront pas entendus, les étudiantes et étudiants poursuivront la grève chaque vendredi avec des “devoirs” à faire par le gouvernement pour la semaine suivante. Leur slogan : “Zéro degré ou zéro pointé !”

Face à l’inaction des adultes aujourd’hui aux responsabilités économiques et politiques, les jeunes ont plus que jamais raison d’élever la voix. La France pèche sur tous les aspects de l’action climatique : développement des énergies renouvelables, efficacité énergétique et réduction des émissions des gaz à effets de serre.

Si ce gouvernement était crédible, il investirait massivement dans les transports en commun et les mobilités alternatives pour réduire drastiquement l’usage de la voiture individuelle, il lancerait une grande politique de rénovation énergétique du logement, il en finirait avec le modèle agricole industriel porté à bout de bras par des subventions publiques. Il taxerait fortement les industries polluantes et sortirait des traités de libre-échange qui ne respectent pas l’environnement. Il arrêterait de favoriser les multinationales responsables du changement climatique en défendant leurs projets climaticides, comme les forages de Total en Guyane, ou sa bioraffinerie à l’huile de palme à la Mède. Il faut un changement de modèle : plus d’égalité sociale et de démocratie pour faire face aux industriels et à leurs lobbies.

Un appel à la grève mondiale des jeunes pour le climat a été lancé pour le vendredi 15 mars. Greenpeace France encourage tous les lycéen-ne-s et tous les étudiant-e-s à participer à cette grève inédite qui marquera probablement l’histoire des revendications politiques pour le climat.

Retrouvez la carte des initiatives déjà prévues sur ce lien !

Greenpeace appelle également à participer massivement le lendemain, samedi 16 mars, à une grande journée de mobilisation aux quatre coins de la France dans la lignée des marches pour le climat et autres événements organisés depuis l’automne. Une journée qui donnera un écho tout particulier à ce mouvement de grève.

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Aix : trois heures de séminaires pour esquisser le futur de l'habitat

Créé le : 08/03/2019

Imaginer l'habitat de demain. Tel était le thème du second séminaire prospectif et participatif organisé, le 7 mars dernier, par l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix-Durance (Aupa) et la Ville d'Aix-en-Provence. Un séminaire qui, comme l'an dernier, était animé par le magazine Sans Transition ! Provence.

L'événement a rassemblé plus de 300 personnes venues écouter les experts invités et échanger avec eux durant plus de trois heures. 
 
Ce moment de réflexion et d'échange était structuré autour de deux grands axes : l'habitat intergénérationnel et l'habitat durable. 
 
Durant la première partie, le sociologue Guy Tapie, spécialiste de l'habitat intergénérationnel, professeur à l’École nationale d'architecture et du paysage de Bordeaux, a exposé les grands enjeux de l'habitat intergénérationnel contemporain. Il a présenté ce dernier comme une solution permettant de « réinsérer les seniors dans une société bienveillante ». 
 
L'architecte Rüdiger Krisch a ensuite présenté le projet d'habitat intergénérationnel de Tübingen, ville allemande jumelée avec Aix. Puis, une table-ronde a réuni Guy Tapie, Franck Le Huede, chef de projet senior au Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), et Agnès Filizetti, responsable de l'agence Paca de Recipro-Cité, structure qui met en place des actions autour de la mixité générationnelle dans les différents modes d'habitat.
 

Économie d'énergie 

 
Le séminaire s'est ensuite orienté vers l'habitat durable et les questions d'économie d'énergie. Une table-ronde a notamment réuni Thierry Salomon, fondateur du collectif négaWatt, qui propose un scénario de réduction de 50% des dépenses énergétiques dans le bâtiment, en France, d'ici 2050, Florence Rosa, présidente de l'association EnvirobatBDM, qui réunit les professionnels de la construction durable en Paca, et l'architecte et urbaniste Michel Chiappero. 
 
En conclusion, Thierry Salomon a tracé quelques priorités pour l'avenir : se concentrer sur l'habitat passif (qui consomme très peu de chauffage) et positif (qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme), sur la modularité des logements et développer des habitats connectés « intelligents ».
 
Le séminaire a par ailleurs fait l'objet de riches discussions avec le public. Des initiatives et des projets portés localement par des associations, citoyens et entreprises ont également été présentés. A Aix, le futur de l'habitat s'invente maintenant. 

[ ENERGIES RENOUVELABLES ] Une hydrolienne innovante en test dans le Morbihan

Créé le : 07/03/2019
Mise à l'eau de l'hydrolienne Guinard Energies en ria d'EtelIfremer - Michel Répécaud

La PME Guinard Energies vient de mettre à l’eau un démonstrateur d’hydrolienne en Ria d’Etel (Morbihan) dans le cadre du projet MegaWattBlue. L’Ifremer participe pour caractériser les écoulements, le bruit rayonné et les bio-salissures.

La contribution de l’Ifremer permettra de décrire l’environnement physique par la caractérisation des écoulements amont et aval à proximité de la turbine durant des cycles de marée caractéristiques. Un ensemble de capteurs de courants est ainsi déployé en absence et en présence de l’hydrolienne. De même, le bruit ambiant à proximité de l’hydrolienne est mesuré en absence et en présence de la turbine afin de connaitre son impact acoustique. Concernant les bio-salissures, différentes peintures de protection sont testées et leurs efficacités sont analysées.

Enfin, une reconnaissance préalable par des plongeurs de l’Ifremer a permis de mieux connaître la nature des fonds sur le chemin du câble de raccordement.

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[ COMMUNIQUÉ ] - Collectif Alternatives Territoriales Aix Marseille Provence - À un mois du vote annoncé du plan climat métropolitain, la société civile se mobilise !

Créé le : 04/03/2019

Des millitant.e.s ont organisé le 28 février une opération symbolique pour interpeller les élus sur leur action pour le climat. Face à une « haie d’honneur » de vélos des livrets de 300 propositions pour des actions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires leur ont été remis. Ils rappellent aux élus les attentes fortes de la société civile sur la question environnementale.

Les militants d'Alternatives Territoriales, auxquels se sont joints des représentants du Collectif Vélo en Ville (CVV), de Vélo Sapiens, de Greenpeace, de France Nature Environnement et d'ATTAC, ont accueilli avec une « haie d’honneur » de vélos les conseillers métropolitains qui se rendaient à la séance du Conseil de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence au Palais du Pharo à Marseille. C’est dans un concert de sonnettes qu’a été remis aux élus un livret de 300 propositions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires : "Pour une métropole à la hauteur des enjeux climatiques" préparé par le collectif Alternatives Territoriales qui travaille avec plus d’une vingtaine d’associations et de collectifs présents sur la métropole.

À un mois de la date initialement prévue pour le vote par les élus du plan climat air et énergie métropolitain (PCAEM) les militants espèrent à travers cette action inciter les élus à s’engager dans un plan ambitieux. Avec la présence des vélos ils rappellent l’importance d’agir sur les formes de mobilité, levier clé de réduction des gaz à effet de serre au sein de la métropole. Ils plaident également pour une répartition juste de cet accès à la mobilité.

"Nous sommes bien conscients qu'il faut une action coup de poing pour que nos élus prennent la mesure de leur responsabilité sur la question climatique" explique Charlène Fleury, membre du collectif. "Quand on sait que 50 à 70% des solutions pour le climat se trouvent à l'échelle locale, on comprend tout l'enjeu de ce plan climat métropolitain" renchérit Estelle Moulard, coordinatrice du groupe. "Par la présence de nombreux militants à vélo et la remise en mains propres du livret, nous voulons leur signifier que l'ensemble des citoyens d'Aix-Marseille Provence les regarde. Il est de la responsabilité des élus de prendre des mesures fortes face au dérèglement climatique."

Attendu par un dispositif de sécurité plus conséquent que d’habitude, les membres d’Alternatives Territoriales ont dû faire face au mépris d’un certain nombre d’élus. Cette démarche a cependant permis d’ouvrir le dialogue avec certains d’entre eux, ce qui a encouragé le travail effectué par le collectif. "Il faut que l’on soit nombreux à soutenir les propositions, car ça commence à devenir dangereux", a confié Madame Josette Furace, conseillère de la Métropole. De son côté, Pascale Morbelli, adjointe au Maire de Vitrolles, a encouragé le collectif : "Merci pour votre travail, il est important pour que l’on avance". Mais, pour clôturer l’ensemble, les militants, qui agissaient en vue du vote du 28 mars viennent d’apprendre que ce vote, déjà bien en retard par rapport à l’agenda national, a encore été décalé en juin. "Comment croire que des objectifs ambitieux vont être portés quand on observe encore une prise de retard dans le vote du PCAEM ? Nous espérons cependant que ce délai servira à la prise en compte de nos propositions." remarque Capucine Claudet, membre d’Alternatives Territoriales.

Cette action aura permis enfin de rappeler que la société civile demande à être intégrée dans la prise de décision. Le collectif espère de ce fait qu’un comité de suivi citoyen du plan climat soit mis en place pendant les 6 ans de son déroulement.

 

Lien pour télécharger le livret > http://alternatiba.eu/marseille/livret-de-propositions-alternatives-territoriales-amp/

Page Facebook Alternatives Territoriales AMP > https://www.facebook.com/AlternativesTerritorialesAMP/

 

Contact presse :

alterterri@alternatibaioli.org

Nicolas Nace : 06.19.85.58.42 // Capucine Claudet : 06.33.79.36.40.

[ CLIMAT ] L’Union Européenne s’accorde enfin pour réguler les émissions de CO2 des camions

Créé le : 01/03/2019

Dans le sillage de la révision des normes s’appliquant aux émissions de CO2 des voitures, les Etats membres de l’Union européenne et le Parlement ont trouvé un accord sur la réglementation encadrant la réduction des émissions de CO2 des poids-lourds neufs qui s’appliquera après 2020.

Découvez le communiqué du Réseau Action Climat :

Le Réseau Action Climat estime que cette législation vient enfin remédier à une anomalie qui permettait aux camions d’émettre toujours plus de CO2 sans jamais être inquiétés : ils comptent pour seulement 5% des véhicules en circulation au niveau européen, mais représentent 25 % des émissions de CO2 du transport routier.

En revanche, les objectifs de réduction retenus de -15% en 2025 et -30% en 2030 par rapport à 2019, restent bien en deçà de la trajectoire nécessaire pour que le secteur contribue au respect de l’Accord de Paris, qui implique une réduction de ces émissions d’au moins 50% en 2030.

Par ailleurs, si l’Union européenne a souhaité envoyer un signal aux constructeurs pour sortir du diesel par le biais d’un seuil minimum de vente de camions à « faibles émissions » en 2025, celui-ci reste non contraignant et des dérogations aux objectifs de réduction fixés restent possibles pour l’industrie jusqu’à cette date.

Le Réseau Action Climat regrette également que certains Etats, dont la France, n’aient pas agi pour augmenter les efforts à fournir dès 2025, alors que le Parlement européen et les principales entreprises du secteur de la logistique et de la distribution demandaient des réductions beaucoup plus rapides.

 

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[ COMMUNIQUÉ ] - Ministère de la Transition écologique et solidaire - Annonce des 20 premiers territoires français à recevoir le label « Territoire French Impact »

Créé le : 01/03/2019

Christophe Itier, Haut-commissaire à l’Économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale, a annoncé lundi à Nantes, les 20 premiers territoires français à recevoir le label « Territoire French Impact », qui a vocation à valoriser et renforcer les synergies entre les acteurs des écosystèmes de l’innovation sociale dans les territoires.

Le French Impact est la bannière nationale qui fédère l’écosystème de l’innovation sociale et environnementale en France, rassemblant dans une même dynamique tous les acteurs qui font de cette innovation un levier de transformation du pays (porteurs de projets, entreprises de l’économie sociale et solidaire, collectivités, entreprises engagées, incubateurs, ruches, investisseurs, etc.).

En juillet 2018, un appel à manifestation d’intérêt permanent (AMI) Territoire French Impact, a été lancé pour labelliser les territoires qui souhaitent renforcer leur écosystème de l’innovation sociale, mettre en synergie des acteurs, favoriser l’émergence, le développement et l’essaimage des innovations sociales.

Vingt territoires ont été retenus pour cette première vague de labellisation. instruite par le Haut-Commissariat à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale avec la contribution de l’AVISE. Une seconde vague de labellisation sera annoncée avant la fin 2019. Un plan d’accompagnement sur-mesure va être mise en place avec chaque territoire labellisé.

> Accès au communiqué

[ COMMUNIQUÉ ] - EELV - Landivisiau (29). Poursuivons les pollueurs, pas les défenseurs de la planète !

Créé le : 26/02/2019

Lundi 25 février 2019,

Le 20 février dernier, Damien Carême, maire de Grande-Synthe et candidat d’Europe Écologie Les Verts à l’élection européenne, a rencontré une cinquantaine d’opposant-e-s au projet de centrale à gaz de Landivisiau devant le site d’implantation prévu. L’un des participants à cette rencontre, Jean-Yves  Quéméneur, Président de l’association Force 5, a été convoqué à la gendarmerie. On lui reproche  «l’organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration ».

Comment peut-on prétendre favoriser la citoyenneté à coup de « grands débats » quand, dans le même temps, on s’en prend à une personne pour la simple raison qu’elle a participé à une rencontre avec un futur député européen ? Il est également reproché au Président de Force 5 de s’être opposé, le 24 janvier, à la réalisation de travaux sur le site de la centrale à gaz. Cet acharnement ne peut qu’inquiéter tou-tes ceux et celles qui sont attaché-es à l’avenir de la planète. Veut-on absolument faire passer les intérêts du groupe Total avant la lutte contre le dérèglement climatique ?  EELV apporte son entier soutien à Jean-Yves Quéméneur et considère ces tentatives d’intimidation comme une atteinte aux droits démocratiques les plus élémentaires. Nous réaffirmons ici la nécessité de sortir de l’électricité d’origine fossile ou nucléaire, néfaste pour l’environnement local et le climat global.

Le Bureau exécutif d’EELV Bretagne.

 

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