Écologie

[ COMMUNIQUÉ ] - L’Etat ordonne la destruction du barrage illégal de Caussade

Créé le : 07/05/2019

Par France Nature Environnement

Il y a un mois, le tribunal administratif de Bordeaux confirmait l’illégalité du barrage de Caussade. Une décision désormais confortée par l’Etat, qui vient de prendre un arrêté décisif : la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne a 3 mois pour détruire la retenue d’eau construite sans autorisation. Dans un an et demi, le site devra avoir été remis dans son état initial. La protection de l’environnement passe enfin au premier plan, un soulagement pour France Nature Environnement et la SEPANSO Aquitaine, qui suivront de près la remise en état du site.

Une position de l’Etat attendue et logique

Après 5 décisions de justice favorables, France Nature Environnement et sa fédération régionale, la SEPANSO Aquitaine, réclamaient la remise en état du site du barrage de Caussade. En toute illégalité, la Chambre d’agriculture du département y avait permis la construction d’une digue pour barrer le ruisseau de Caussade, détruisant notamment l’habitat de plusieurs espèces protégées. Objectif affiché : créer un lac artificiel de 920 000 m3 pour un usage par une vingtaine d'agriculteurs. Mais ce projet ne répond en rien à la problématique locale, qui est de partager la ressource de la manière la plus juste, pour l’ensemble des habitants d’un territoire où l’eau manque régulièrement.

« Afin de retrouver sa crédibilité en matière de gestion partagée de l'eau, et particulièrement sur le bassin Adour-Garonne, l'État devait impérativement organiser la remise en état du site mais aussi obliger à la compensation des dommages d’ores et déjà réalisés sur la nature », explique Michel Dubromel, président de France Nature Environnement.

Obligation de détruire le barrage et de remettre en état le site, sous la contrainte si nécessaire

La Chambre d’agriculture a donc 3 mois pour détruire le barrage et 18 mois pour remettre le site en état : restaurer le lit de la rivière, les zones humides, les habitats détruits des nombreuses espèces protégées ; mettre en place des mesures de compensation proportionnées aux impacts liés aux travaux illégaux…

Les auteurs des faits vont-ils aujourd’hui respecter les demandes de la préfecture ? Les discours entendus depuis des mois et les années d’intimidations par des personnes déjà condamnées pour agressions et dégradations ont de quoi faire douter. C’est pourquoi l’arrêté précise que la Chambre d’agriculture devra consigner 1 million d’euros montant correspondant aux travaux de suppression du barrage, avec une astreinte de 500€ par jour d’ici 3 mois si la retenue n’a pas disparu.

Racketter l’eau ne peut être une solution face au dérèglement climatique

Le projet de Caussade est l'illustration d’une fuite en avant face aux effets du changement climatique. Le réchauffement en cours de +2 à +4 degrés a déjà de lourdes conséquences À l’avenir, les situations de stress hydrique risquent de devenir plus fréquentes et les sécheresses plus longues, voire pluriannuelles, empêchant le remplissage des stockages qui se sont multipliés. Ces stockages aggravent la situation hydrologique des territoires et sont une fausse solution pour des agriculteurs confrontés au manque d’eau pour bien des années.

Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont pour rôle de faire respecter les règles communes et d’accompagner l’élaboration de projets de territoires permettant de mieux partager une ressource limitée, dans le respect des milieux aquatiques et leur biodiversité. « Il ne peut y avoir aucune complaisance avec la délinquance écologique et la prise de risques pour la sécurité publique. Ce racket de l’eau ne peut plus durer. C’est pourquoi nous déposerons dans les tous prochains jours une action en responsabilité contre la Chambre d’agriculture devant le tribunal administratif », ajoute Florence Denier-Pasquier vice-présidente de France Nature Environnement.

France Nature Environnement et la SEPANSO Aquitaine soulignent également qu’un meilleur partage de la ressource en eau passera nécessairement par une réduction de la dépendance des agriculteurs à l’irrigation, une meilleure utilisation des retenues déjà créées, un accompagnement au changement vers des cultures moins gourmandes en eau et moins impactantes sur sa qualité et le développement des modèles agro-écologiques plus robustes face au changement climatique.

Accéder au communiqué en ligne.

BRETAGNE : une course aux déchets

Créé le : 29/04/2019

Le 16 juin, de 10h à 13h, le département du Finistère organise une opération de plogging sur la plage de la Torche. A vos marques !

Cette nouvelle pratique venue de Suède consiste à ramasser des déchets lors des courses à pied ou, pour les moins sportifs, au cours de leur randonnée pédestre.

Chacun sait que ces déchets sauvages ont des conséquences immédiates ou sur le long terme, sur la pollution des sols et des nappes phréatiques, et sur la biodiversité (en sachant qu’un sac plastique met 450 ans à se désagréger). Des milliers d’animaux décèdent chaque année en les ingérant ou en étant prisonniers des détritus.

Chaque participant.e recevra un kit de ramassage ainsi qu’un sac réutilisable (en coton bio) pour caser tous ses déchets, durant la course et lors de prochaines excursions. Les associations, telles que CLCV, Surfrider et Courir à Plomeur, participent à cette journée de ramassage. À l’issue de l’opération, la quantité de déchets sera pesée. La Communauté de communes du Pays Bigouden Sud et la Commune de Plomeur ont été contactées pour recycler les déchets collectés.

Le nombre de places est limité à 100 personnes, il est conseillé de s'inscrire ici.

 

Plus d'infos

www.finistere.fr

[ COMMUNIQUÉ ] - La Rochelle, territoire zéro carbone

Créé le : 29/04/2019

Le territoire rochelais s’est engagé dans une démarche ambitieuse pour lutter contre le dérèglement climatique, celle d’atteindre la neutralité carbone dès 2040 et de devenir ainsi le 1er territoire urbain littoral zéro carbone.

Pour opérer cette transition et préfigurer ce que sera la ville de demain, la Communauté d’Agglomération, Atlantech, la Ville de La Rochelle, l’Université de La Rochelle et le Port Atlantique proposent un programme coopératif innovant dans le cadre de l’appel à projets « Territoires d’Innovation » du Programme d’investissements d’avenir.

Pour aller encore plus loin, plus vite, et servir ce projet systémique reposant sur différents leviers d’action, le consortium rochelais va déployer avec ses partenaires un outil innovant inédit qui s’inscrit en droite ligne de la création du label Bas Carbone : l’agrégateur carbone territorial.

Vous pourrez trouver plus d’informations sur ce dispositif dans le communiqué de presse et visualiser l’infographie en ligne.

"POLLUTION MARITIME : BASTA !"

Créé le : 18/04/2019

Une journée d'action a lieu ce vendredi 19 avril contre la pollution de l'air générée par les navires des ports méditerranéens, dont celui de Marseille, avec le développement du croisièrisme notamment. Le matin, des eurodéputées et une délégation d'élus et de représentants associatifs visiteront et échangeront avec le Grand Port Maritime de Marseille.Vous êtes conviés à 14h15 pour la conférence de presse et l'action devant les navires polluant du port de Marseille, avant l'action militante. Une réunion publique est également organisée le soir à la Joliette.

Par Michèle Rivasi, eurodéputée écologiste 

Chaque année, la pollution de l'air par les navires maritimes cause 1730 décès, rien que sur le pourtour méditerranéen, et coûte entre 8 et 14 milliards d'euros.

Nous exigeons pour faire face à ce fléau sanitaire le passage de la Méditerranée en Zone ECA qui plafonne le taux de soufre dans les carburants marins à 0,1 %, une norme en vigueur depuis 2015 en mer Baltique, mer du Nord, Manche et Amérique du Nord. Et ceci plus vite que ne le propose le gouvernement. Nous exigeons aussi des mesures d'urgence de raccordement électrique sur le port de Marseille pour les navires à quai.

La pollution générée par les navires a d'abord un impact en termes de santé publique pour les populations riveraines et les marseillais en paye un lourd tribu. La zone ECA éviterait de nombreux décès liés à la pollution atmosphérique. Selon l'étude du ministère de la Transition écologique, la pollution atmosphérique des navires induit, pour l'ensemble de l'Europe, une mortalité prématurée évaluée à 50 000 cas par an et un coût associé de 58 milliards d'euros.

"Ce calendrier doit être accéléré"

Dans le cadre de la présentation de l'étude, nous apprenons que le gouvernement français compte mettre en place le calendrier suivant : 2019, les travaux préparatoires pour la mise en place d'une Zone ECA en Méditerranée ; 2020, le dépôt conjoint avec les parties prenantes du dossier à l'OMI ; 2021, l'adoption de la mesure ; 2022, son entrée en vigueur.

Ce calendrier doit être accéléré et complété par des mesures complémentaires à l'instar de l'électrification des quais, pour éviter la pollution à quai.

Il est impensable également que le gouvernement envisage la mise en place d'une zone ECA en Méditerranée sans sans associer l'ensemble des collectivités aux mesures préparatoires. Rien ne viendra seulement d'en haut. D'autant que le passage en Zone ECA suppose la prise en compte de tous les intérêts au niveau de la transition énergétique. Il ne peut pas se décréter.

[ COMMUNIQUE ] - Pollution incessante dans l’Isère : une filiale de Lactalis enfin condamnée

Créé le : 10/04/2019

Quatre litres par seconde : c’est la quantité de substances polluantes déversée par la fromagerie Etoile du Vercors dans un cours d’eau, l’Isère, en continu depuis 1942. Une pollution colossale, pour laquelle cette filiale du premier groupe mondial laitier et fromager Lactalis vient enfin d’être condamnée à 100 000 € d’amende dont la moitié avec sursis. Un montant loin de compenser les dommages sanitaires et environnementaux pour France Nature Environnement et la FRAPNA Isère, qui rappellent qu’à ce jour, le rejet de ces substances toxiques n’a pas cessé.

[TRANSITION] Rennes signe le Pacte finance climat

Créé le : 05/04/2019

Lors du conseil de Rennes Métropole, les élus locaux ont voté en faveur du Pacte financier pour la climat, projet porté par l'économiste Pierre Larrouturou et le climatologue Jean Jouzel, qui était lui-même présent lors de l'assemblée. Ce véritable "plan Marshall" pour le climat devra être a minima de 1000 milliards d'euros, montant estimé par la Cour des comptes européennes comme étant celui nécessaire pour réussir la transition énergétique dans l'Union.

1000 milliards, voilà ce qu'exige la transition énergétique, selon la Cours européenne des comptes. Cette somme a été formalisée dans un "Pacte finance climat", qui a été signé à Rennes Métropole, jeudi 4 avril, lors du conseil. Le climatologue Jean Jouzel a pris la parole devant les maires et les conseillers municipaux de Rennes Métropole, afin de les convaincre du bien fondé de ce pacte, déjà signé par Bordeaux Métropole, Métropole Nice Cote d'Azur ou encore la communauté de communes de la Roche aux Fées.

"Une récompense du travail engagé"

"Le Collectif35 pour un Pacte finance-Climat européen est très très heureux de cette signature qui récompense le travail engagé. Cette signature de la grande métropole vient s'ajouter à celles des députés, des sénateurs, de l'eurodéputée et des grandes associations qui au delà de leurs spécificités soutiennent ce projet à promouvoir plus encore à l'occasion des élections européennes", précise Jacques Pinchard, référent Bretagne du Pacte finance climat, dans un communiqué.

[AUDIO] La transition énergétique s'accélère en Bretagne

Créé le : 02/04/2019

Accélération de la transition énergétique en Bretagne : l’État, la Région Bretagne, l’ADEME et le Pôle Énergie Bretagne s’associent pour signer un protocole d’actions prioritaires.

La transition énergétique représentant un volet essentiel de la transition écologique. L’État, l’ADEME, le Conseil régional de Bretagne et les Syndicats départementaux d’énergie de Bretagne (SDE) regroupés en Pôle Energie Bretagne (PEBreizh), collaborent déjà depuis plusieurs années sur les thématiques énergétiques. Ils ont signé le 29 avril dernier un protocole qui marque leur volonté de s’associer étroitement pour atteindre les objectifs nationaux et régionaux fixés en matière de transition énergétique.

A l’heure où la Région souhaite mobiliser toute la Bretagne autour de la Breizh COP, déclinaison régionale de la COP21 portée par l’Etat, ces partenaires décident d'accélérer la transition énergétique : réduction des consommations énergétiques, développement des énergies renouvelables, réflexions sur les nouvelles mobilités décarbonées, amélioration de l’efficacité énergétique et renforcement de la solidarité territoriale. Ce protocole permettra une coordination renforcée et un meilleur accompagnement des projets sur le territoire.

 

Témoignages sonores des acteurs :

André Crocq : Conseiller régional délégué à la transition énergétique

Jean Gaubert : Président du Pôle énergie Bretagne

Marc Navez : Directeur de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement à la DREAL Bretagne
 

 

[REPORTAGE] Lutte biologique : les insectes alliés des agriculteurs

Créé le : 01/04/2019

La chercheuse Emma Jeavons dans un champs de La Gacilly (Morbihan).

Par Nicolas Troadec

Peu à peu, les pesticides de synthèse, dangereux pour l’homme et l’environnement, sont interdits par le législateur. Dans le laboratoire Ecobio de l’Université Rennes 1, des chercheurs travaillent à des alternatives naturelles. L’idée n’est plus de dompter la nature, mais de trouver la bonne formule pour s’en faire un allié précieux, afin de lutter contre les ravageurs de culture.

Dans un champ cultivé en bio à La Gacilly, dans le Morbihan, une lutte sans merci se joue entre les insectes. Des parasitoïdes2 (certaines guêpes, abeilles et fourmis) viennent pondre leurs œufs dans le corps des pucerons, alors transformés en cocons. Ce sont ces petites billes que la doctorante en écologie Emma Jeavons traque, le nez dans ce champ mélangeant de la féverole, du pois et du triticale, un hybride entre le seigle et le blé. Le décompte terminé, elle tire une première conclusion : « Les pucerons sont arrivés plus tardivement dans le champ qui mélange les cultures, par rapport à celui cultivé uniquement avec des céréales. » Les insectes, véritables ravageurs de cultures vecteurs de maladies, ont pour habitude de se fixer sur les céréales. Or, lorsque celles-ci sont associées à une autre plante, en l’occurrence ici des légumineuses comme la féverole et le pois, « ils mettent plus de temps à détecter le champ et à s’y installer ». Pour autant, les observations d’Ecobio n’ont pas encore permis de démontrer qu’il y a moins de parasitisme dans les champs mixtes que dans les monocultures. « ...

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[BIODIVERSITE] Insectes : faire le jour sur l’éclairage nocturne

Créé le : 30/03/2019

Le lac de la Ramée, au cœur de la commune de Tournefeuille, est un réservoir de biodiversité. © Kold/Wikimédia Commons

Par Guillaume Bernard

La commune de Tournefeuille, en banlieue Toulousaine, a décidé en 2015 de couper son éclairage aux heures avancées de la nuit. Cette mesure, qui a pour but premier l’économie d’énergie, dispose d’un autre avantage : la protection des insectes, maillons essentiels de notre biodiversité.

« Désolé, ça fait des mois que je me bats pour avoir de vraies tasses... », s’excuse Isabelle Meiffren en nous tendant, presque honteuse, un café dans un verre en plastique. Adjointe au maire de Tournefeuille, déléguée au développement durable et à la transition écologique, l’élue regrette que certaines initiatives écologiques aillent trop lentement au sein de la municipalité.

Mais, si elle n’a pas encore gagné la bataille concernant les gobelets de sa mairie, cette encartée chez EELV (Europe Écologie Les Verts) peut en revanche s’enorgueillir d’avoir institué un projet écologique d’importance à Tournefeuille : l’arrêt de l’éclairage nocturne entre 1 h et 5 h 30 du matin. « En trois ans, la municipalité a réduit de 28 % sa consommation d’électricité et économisé environ 90 000 euros par an. On laisse le centre-ville allumé, mais on éteint de nombreux quartiers résidentiels dont Tournefeuille est essentiellement composée », commente l’adjointe.

Cette mesure a déjà séduit près de 13 000...

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[ COMMUNIQUE ] - "Unis pour le climat Saint Malo"

Créé le : 26/03/2019

"Unis pour le climat Saint Malo" recherche des co-signataires pour demander une audience, lors du G7 préparatoire les 5 et 6 avril 2019 à Dinard et Saint Malo.

Unis pour le Climat - Saint Malo est membre du réseau national Citoyens pour le climat qui organise des mobilisations "grand public" ainsi que d'autres évènements. Le 16 mars dernier, ils ont réunis 1800 personnes dans la cité corsaire, 350 000 en France et plus d'un million dans le monde.
Les 5 et 6 avril prochain Dinard et Saint Malo accueilleront la réunion préparatoire des ministres des affaires étrangères du G7. A cette occasion, le collectif souhaite demander audience et présenter leurs exigences, afin que l'environnement soit placé au centre des décisions du Sommet de Biarritz en août.
 
Ils ont rédigé une pétition en ce sens et recherchent des personnalités et des organisations qui accepteraient d'en être co-signataires afin d'apporter plus de poids à leur demande.
 

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