Écologie

Gaël Derive : « Le changement climatique, c'est maintenant ».

Créé le : 18/11/2016

Alors que la Cop22 se termine à Marrakech sur fond de possible désengagement des Etats-Unis de l'accord de Paris, il est plus que jamais important de témoigner de l'urgence d'agir pour la planète. Le cinéaste et documentariste Gaël Derive parcourt le monde pour rapporter les traces du réchauffement climatique. Le 11 octobre dernier, il était l'invité de Sans Transition ! et d'Harmonie Mutuelle pour parler du climat aux côtés de Jean-Louis Étienne, à l'Université de Bretagne Occidentale.  

 



PODCAST - Montpellier métropole : des habitants préfèrent l'oxygène à "Oxylane"

Créé le : 17/11/2016

Emission initialement diffusée sur FM Plus, le 28/10/2016

Un grand magasin de sport, une jardinerie ou encore une grande surface alimentaire : un centre commercial de 24 hectares doit voir le jour à Saint-Clément-de-Rivière, au nord de Montpellier. Les travaux devaient débuter en 2015 pour une livraison en 2017. Mais c’était sans compter l’action du collectif Oxygène, qui s’est mobilisé contre le projet porté par le groupe Oxylane, filiale de Décathlon. Malgré le rejet de leur recours déposé auprès du tribunal administratif de Marseille,en juillet dernier, les opposants continuent leur combat. Contre ce projet de centre commercial qui menace des terres agricoles. Mais aussi pour imposer une autre valorisation de ce secteur encore relativement préservé de l'urbanisation. Rencontre avec Françoise et Jean-Michel Hélary, représentants du collectif Oxygène.

Retrouvez l'émission « Sans Transition ! », les 4èmes vendredi de chaque mois sur FM Plus.

 

 

La réduction des quotas d'espèces profondes n'empêchera pas leur surpêche

Créé le : 15/11/2016
Pixabay

Par Bloom

Les ONG BLOOM, Deep Sea Conservation Coalition (DSCC) et Seas at Risk, et sont déçues par les totaux admissibles de capture (TAC) fixés hier soir pour les espèces profondes par le Conseil des ministres de l’UE. Les ministres ont baissé le total autorisé de capture pour la plupart des stocks de poissons profonds, mais cette décision n'empêchera pas la surpêche. La plupart des quotas sont fixés bien au-dessus des niveaux recommandés par la communauté scientifique pour parvenir à une pêche durable et permettront par conséquent la surpêche d’espèces profondes vulnérables.

Les ONG BLOOM, Deep Sea Conservation Coalition (DSCC) et Seas at Risk, et sont déçues par les totaux admissibles de capture (TAC) fixés hier soir pour les espèces profondes par le Conseil des ministres de l’UE. Les ministres ont baissé le total autorisé de capture pour la plupart des stocks de poissons profonds, mais cette décision n'empêchera pas la surpêche. La plupart des quotas sont fixés bien au-dessus des niveaux recommandés par la communauté scientifique pour parvenir à une pêche durable et permettront par conséquent la surpêche d’espèces profondes vulnérables.

Monica Verbeek, directrice de Seas At Risk, déclarait : “Nous espérions que les ministres des pêches compléteraient l'accord politique trouvé en juin dernier pour la protection des grandes profondeurs marines en adoptant des quotas de pêche très prudents. Il est extrêmement décevant que les ministres aient décidé d'ignorer les avis scientifiques et dautoriser la surpêche.”

Les ministres ont totalement ignoré les avis scientifiques au moment de fixer les quotas de pêche pour des poissons comme la dorade rose, le sabre noir et la mostelle de fond, ce qui met ces espèces en danger. Les ministres ont également autorisé la poursuite de la pêche du grenadier de roche qui a été classé comme "en danger d’extinction" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans sa première « Liste rouge de poissons marins d'Europe » publiée en 2015.

Les espèces d'eau profonde ont généralement une croissance lente et un faible taux de reproduction, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la surpêche, surtout lorsque les connaissances scientifiques à leur propos sont limitées.

Le Conseil a également adopté des totaux admissibles de captures pour les requins d'eau profonde, dont plusieurs sont menacés d’extinction ou même en danger « critique » d’extinction, selon l’UICN. Cette décision grave remet en cause les quotas de pêche fixés à zéro pour les requins profonds depuis plusieurs années. « Cela souligne un vice fondamental dans la gestion des pêches profondes » a réagi Matthew Gianni de la Deep Sea Conservation Coalition. « Le Conseil devrait s’assurer que les pêches profondes sont gérées de façon à éviter la capture d'espèces menacées plutôt que d'abdiquer sa responsabilité en fixant un quota permettant la capture accessoire de ces espèces dans des pêcheries non sélectives ».

Les attentes n’ont fait que croître vis-à-vis du Conseil à la suite de l'accord politique trouvé le 30 juin 2016 sur la réforme du règlement encadrant la pêche profonde, qui renforcera considérablement la protection des habitats d'eau profonde. « Nous attendions des ministres de la pêche qu’ils soient à la hauteur des enjeux car le processus de décision des quotas est supposé compléter, et non pas amoindrir, les mesures de protection des fonds marins en empêchant la surpêche des espèces profondes » s’indignait Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM.

Une telle attitude du Conseil aurait été conforme non seulement à la Politique commune de la pêche qui prévoit de mettre fin à la surpêche d'ici à 2020, mais aussi aux engagements internationaux pris à l'Assemblée générale des Nations unies, où il est clairement indiqué que lorsque les informations scientifiques disponibles ne permettent pas d’identifier les taux d'exploitation durables, aucune possibilité de pêche ne devrait être attribuée aux pêcheries concernées.


Plus d'informations :

Ici les recommandations de Seas At Risk’s et l’annexe, envoyées au Conseil des Ministres avant la décision du Conseil.

 

VIDEO - Jean-Louis Etienne, engagé pour le climat

Créé le : 15/11/2016

Il y a un an, débutaient à Paris les tractations de la COP 21. A cette occasion, nous publions l'ensemble des conférences que nous avons organisées, il y a un mois, autour de l'aventurier engagé pour le climat, Jean-Louis Etienne, en partenariat avec Harmonie Mutuelle et l'Université de Bretagne Occidentale.

 

 


 

COP 22 : « Qui contrôlera les engagements climatiques  ? »

Créé le : 15/11/2016

La COP22 sur le climat a débuté lundi à Marrakech. L’accord de Paris, ratifié début novembre par près de 100 pays est désormais entré en vigueur, même si sa mise en œuvre n'est prévue qu'à partir de 2020. Plus de 40 chefs d'Etats et 30 chefs de gouvernements vont désormais discuter des modalités de sa mise en œuvre.

«Marrakech, c'est le moment de faire avancer l'action climatique», a exhorté la responsable Climat de l'ONU, Patricia Espinosa, lors de la session plénière d'ouverture lundi dernier, appelant les pays à « accélérer le rythme et l'ampleur des mesures ». La nouvelle conférence climatique de l'ONU pour le climat, la COP22, doit permettre de concrétiser les engagements pris par la communauté internationale à Paris l'an dernier, pour lutter contre le dérèglement planétaire.

22000 participants appartenant à 196 nations échangent ainsi depuis lundi dernier à Marrakech, où se tient cette nouvelle grande messe climatique. Un an après la très médiatique COP21 du Bourget, les négociateurs réunis au Maroc vont désormais entrer dans le vif du sujet, en précisant les modalités techniques pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre décidés lors de la COP21. Car l’accord mondial sur le climat a été ratifié début novembre par suffisamment de pays pour entrer en vigueur. Pour que ce « compromis » mondial de réduction des gaz à effet de serre soit ratifié, il fallait qu’au moins 55 pays -représentant au minimum 55 % du total des émissions de GES- le paraphent. Le 4 novembre dernier, une centaine de parties émettant près des 2/3 du CO2 mondial s’y sont engagées. Mais l'élection du climato-sceptique Donald Trump, aux États-Unis, risque de faire retomber cet enthousiasme...

Pourtant cet accord intervient en un temps record d'engagement diplomatique : le précédent traité international sur le climat, le fameux protocole de Kyoto, avait mis pour sa part près de 7 ans à être entériné par les États en 1997. « Et encore, souffle Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique très engagé dans les questions climatiques qu'il suit depuis de nombreuses années, à l'époque il avait fallu prier les russes de s'engager… Alors qu'avec l'accord de Paris, l'engagement diplomatique en faveur du climat n'a jamais été aussi important !»

Pour mémoire, l'accord de Paris prévoit de limiter le réchauffement climatique « à moins de 2 degrés en moyenne à l'échelle planétaire, si possible 1,5 °C à l'horizon 2100 », rappelle Jean Jouzel, climatologue et membre du Giec, le Groupement intergouvernemental sur le climat.

Régler les innombrables modalités techniques

Pour limiter la hausse à +2°C de moyenne, les scientifiques observent qu'il ne faudrait plus émettre dans l'atmosphère que 42 gigatonnes équivalent CO2 en 2030 (contre 52,7 en 2014). De facto, même si tous les pays tenaient leurs promesses de la COP21, 54 à 56 gigatonnes devraient encore être émises en 2030 selon les projections, « soit 12 à 14 de trop », estime le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) . Dès lors, « le monde doit radicalement réduire les émissions de GES à l'origine du réchauffement mondial s'il veut éviter une tragédie humaine, a prévenu l'ONU jeudi. « Si nous ne commençons pas à prendre des mesures supplémentaires dès la conférence de Marrakech, nous finirons par pleurer devant une tragédie évitable », a surenchérit Erik Solheim, directeur du PNUE, qui publie son rapport annuel sur l'action climatique mondiale. Selon les Nations Unies, malgré l'accord de Paris, le monde se dirige d'ici 2100 vers des températures comprises entre +2,9 et +3,4°C en moyenne, par rapport au niveau pré-industriel.

Pour faire face à ce constat cinglant, le PNUE insiste sur le rôle des villes, des entreprises, des citoyens, afin d'intensifier les efforts, notamment en faveur des économies d'énergie.

Ronan Dantec, également porte-parole du réseau mondial des villes engagées dans la lutte contre le climat, souligne « le rôle majeur que vont jouer les acteurs non étatiques dans la réduction des gaz à effet de serre, dont les ONG, entreprises et collectivités, réunis à Nantes en octobre dernier lors du sommet Climate Chance. Nous savons comment réduire les gaz à effet de serre pour contenir le phénomène climatique. Il convient à ce stade de mettre en œuvre les financements nécessaires pour y parvenir, tant au niveau global qu'à l'échelon local » poursuit-il. Les 100 milliards du fonds vert, promis en 2009 aux pays en voie de développement pour faciliter leur transition, sont l'une des voies de financement. « Mais il faudra s'attaquer aux milliers de milliards que représentent l'ensemble des flux financiers planétaires, pour s'assurer que les investissement vont en priorité vers les énergies décarbonées » reprend Ronan Dantec.

Outre les modalités financières, Marrakech devra également « approfondir la question de l'éducation pour une développement durable », rebondit pour sa part Jacques Brégeon, président de l'école des métiers de l'environnement, de Rennes (EME) pour qui l'éducation doit être au cœur des priorités du bassin méditerranéen. « A Paris, le volet éducatif n'a été que survolé, argumente-t-il, nous espérons créer à Marrakech une dynamique d'éducation positive. »

Compte tenu de l'urgence climatique et environnementale, détaille Jacques Brégeon, l'éducation pourrait permettre un changement majeur de paradigme en une génération. Ce serait une véritable révolution », espère-t-il.

Quid de l'avancée des engagements ?

Parmi les autres questions cruciales qui n'échapperont pas aux négociateurs à Marrakech, celle du contrôle des engagements sera par ailleurs l'une des plus complexes à régler. Car une fois précisée la stratégie des pays pour limiter contre le réchauffement de la planète, qui contrôlera le respect des engagements climatiques ? Autrement dit, Marrakech ouvre un nouveau cycle climatique jusqu'en 2020, durant lequel des règles de contrôle et de transparence vont êtres écrites pour les années à venir. Au menu desquelles, il conviendra de s’assurer que les États sont prêts à développer les énergies renouvelables, à lutter contre la pollution des voitures, à développer la rénovation des bâtiments… « C’est crucial de pouvoir obtenir cette transparence et de mutualiser les savoir-faire, explique Célia Gauthier, du Réseau action climat (Rac), qui réunit une quinzaine d'ONG françaises : « les gouvernements devront préciser comment on mesure les réductions de gaz à effet de serre menées dans chaque État et de quelle manière celles-ci sont rapportées à l’ONU. » Sans ces informations, les acteurs de la société civile ne saurons pas ce que les États font. Et nous ne pourrons pas contraindre nos gouvernements à tenir leurs engagements. » Pour l’instant, ces règles de « vivre-ensemble » restent bel et bien à inventer...

 

 


L'Air et moi à la Cop22

Air Paca était invité à présenter le programme de sensibilisation des enfants à la qualité de l'air, l'Air et moi, à la Cop22 de Marrakech. A cette occasion, une vidéo a été réalisée aves des élèves de primaire à l'attention "des présidents de la terre". A regarder ci-dessous sans modération.

 

Notre-Dame-des-Landes. Qui va payer la destruction de l'environnement et la construction d'infrastructures inutiles ?

Créé le : 14/11/2016
FD/LMDP

Par France Nature Environnement 

Contre toute attente, la Justice n’a pas suivi les conclusions du rapporteur public qui demandait l’annulation de quatre arrêtés préfectoraux permettant le démarrage des travaux pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. FNE et les associations de son mouvement regrettent cette décision qui condamne les habitants de la région nantaise et l’ensemble des Français à devoir payer pour la destruction de leur patrimoine naturel…

Le rapporteur public de la Cour administrative d’appel de Nantes demandait l’annulation des quatre arrêtés préfectoraux prévoyant une dérogation à la protection des zones humides et des espèces protégées. Il se fondait sur le principe ERC (Eviter, Réduire, Compenser) en critiquant le fait que le porteur de projet saute directement aux compensations (d’ailleurs insuffisantes) sans se demander d’abord comment éviter et réduire les impacts du projet sur les milieux naturels.

Il considérait en effet, par exemple, qu’il y a moyen de les éviter en modernisant l’aéroport existant de façon à répondre à la problématique qui a motivé le projet Notre-Dame-des-Landes : absorber l’augmentation du nombre de passagers. Pour le rapporteur, l’alternative « Nantes Atlantique » est donc crédible au regard de deux rapports[1] qui, intervenus tardivement, ont été largement ignorés par les décideurs publics.

Une décision plus qu’étonnante !

Cependant, les juges n’ont pas suivi son avis alors que c’est le cas dans 90% des affaires. Nous regrettons ces décisions de justice qui vont à rebours d’une véritable prise en compte de la dimension environnementale dans les projets d’aménagement. À l’heure de la COP22, ces décisions sont significatives du chemin qui reste à parcourir à la France pour répondre convenablement aux enjeux environnementaux de ce siècle.

Pour Denez l’Hostis, Président de FNE : « Cette décision est une très mauvaise nouvelle pour la nature et l’environnement mais au-delà, pour tous les habitants du grand ouest qui devront financer non seulement l’aéroport et les divers projets annexes (autoroutes, LGV, ligne tram-train, voiries…). De plus ce projet accélère encore la destruction de leur patrimoine naturel et la perte d’une infrastructure naturelle gratuite que constitue cette zone humide qui stocke du carbone, régule les sécheresses, absorbe les crues et génère de la biodiversité. Malgré cette décision, nous continuons à demander l’abandon définitif du projet qui nous paraît toujours aussi absurde, en rappelant que toutes les autorisations ne sont pas encore délivrées et le contentieux européen est toujours pendant ».

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[1] Rapport DGAC :Evaluation des coûts de réaménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique dans le scénario d’un maintien de l’activité (nov 2013) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Evaluation-des-couts-de,35299.html et rapport CGEDD : Etude sur les alternatives pour le développement aéroportuaire du Grand Ouest (mars 2016) http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/010459-01_rapport_cle28d63c.pdf

 

 

Rapport de la Cour des comptes : Le Réseau Action Climat appelle à une transition vers une fiscalité écologique et juste

Créé le : 10/11/2016
Crédits : Pixabay

Par le Réseau Action Climat

La Cour des comptes souligne, dans un rapport publié le 8 novembre [1], le poids prépondérant des dépenses fiscales défavorables à l’environnement. Non seulement celles-ci sont largement supérieures aux dépenses fiscales favorables à l’environnement mais elles se sont accrues ces dernières années. Pour le Réseau Action Climat, le système fiscal a besoin d’être réformé en profondeur pour être mis en accord avec les objectifs de lutte contre les changements climatiques. En attendant, des mesures peuvent d’ores et déjà être adoptées dans le PLF2017.

L'Etat finance donc davantage la pollution que les solutions environnementales et climatiques via son système fiscal. Si on tient compte du différentiel de taxation entre le gazole et l’essence (6,11 Md€ en 2015 [2] , le total des dépenses fiscales défavorables au développement durable s’élève alors, selon la Cour des comptes, à 13 Md€ en 2015 [3], contre moins de 5 Md€ en faveur de l'environnement.  

C’est sans compter d’autres niches fiscales accordées à des secteurs très émetteurs de gaz à effet de serre comme le transport aérien qui bénéficie d’une exemption de taxe totale sur le carburant équivalant à 2,825 milliards d’euros en 2015 [4]. Bénéficiant avant tout aux personnes les plus aisées [5] et contraire au principe de pollueur-payeur, cette niche fiscale est une aberration. 

Pour le Réseau Action Climat, les niches fiscales défavorables à l’environnement doivent être supprimées pour mettre le système fiscal en cohérence avec la loi de transition énergétique et l’Accord de Paris sur le climat. Afin d’anticiper les impacts sur les acteurs et les secteurs concernés et d’accompagner cette transition, un échéancier doit être programmé au plus tôt.  

Enfin, il est encore temps pour le gouvernement et les parlementaires de laisser un bilan plus honorable sur la fiscalité écologique en rectifiant le tir dans la loi de finance 2017. Le Réseau Action Climat préconise la poursuite du rattrapage fiscal entre le diesel et l’essence en augmentant la TICPE sur le gazole et l’accélération de la trajectoire de la composante carbone.  

Afin de mettre ces mesures au service d’une transition écologique plus juste, les recettes de la fiscalité écologique devront bénéficier aux ménages en premier lieu : directement pour les personnes en situation de précarité énergétique, au travers d’investissements dans les alternatives au transport routier individuel, bonnes pour la santé et le climat (transports en commun, projets pour rendre les territoires cyclables).

Plus d'infos :

www.rac-f.org 

[1] Lien vers le rapport : Cour des comptes, L’efficience des dépenses fiscales relatives au développement durable, 9 novembre 2016. http://www.ccomptes.fr/Accueil/Publications/Publications/L-efficience-des-depenses-fiscales-relatives-au-developpement-durable

[2] Calculé en comparant les taux de 62,41 €/hl de taxe intérieure de consommation pour les supercarburants, et de 46,82 €/hl pour le gazole et en utilisant les consommations annuelles de carburant (données DGDDI, 2015).

[3] La Cour des comptes a estimé à 11,87 Milliards d’euros (Md€) le total des dépenses fiscales en 2015. Alors que les dépenses fiscales favorables à l’environnement s’élèvent à 4, 973 Md€ en 2015, les dépenses fiscales défavorables à l’environnement s’élèvent à 6,90Md€. Ce montant a augmenté de 51,9% entre 2010 et 2015.

[4] L’avantage fiscal bénéficiant au transport aérien s’élève à 2 825 M€ en 2015, selon le rapport de la Cour des comptes.

[5] Parmi les ménages dont le niveau de vie est le plus faible, moins d’un quart a pris l’avion au cours de l’année écoulée. Chez les ménages dont le niveau de vie est le plus élevé, cette proportion atteint 49 % Source : Commissariat général au développement durable CGDD - Les Français et la mobilité durable - Septembre 2016.

Automnales de Thau et Éco-Dialogues du Vigan : en novembre, échangeons autour de l'écologie

Créé le : 08/11/2016

Conférences, débats, projections : en ce beau mois de novembre, les Automnales de Thau (34) et les Eco-Dialogues du Vigan (30) vous proposent une programmation riche en rencontres et en découvertes autour de l'écologie et des transitions.

  • Organisé par le Festival de jazz de Thau, en pointe sur les questions de développement durable, les Automnales de Thau se déroulent du 11 au 25 novembre. Au programme : économie sociale, économie (notamment avec Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Economiques) et biodiversité. Interview d'Agnès Gerbe, assistante de communication et de production du Festival de Thau. Le programme ici. 

  • Co-organisé par la mairie du Vigan, les Éco-Dialogues ont lieu les 17, 18 et 19 novembre dans la cité cévenole. Thème de cette édition : « Médias, environnement, et nous ? ». Interview de Clémence Boisson, élue de la municipalité du Vigan, en charge des affaires sociales et des Éco-Dialogues.  Le programme ici

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Yannick Jadot : « La transition est le sens de ma candidature »

Créé le : 08/11/2016
FD/LMDP

Yannick Jadot a remporté la primaire de l'écologie, hier soir. C'est donc lui qui représentera Europe Écologie Les Verts à l'élection présidentielle de 2017. Le candidat victorieux a capté 57,11 % des suffrages exprimés contre 42,89 % pour sa concurrente, Michèle Rivasi.  

Mobilisé contre Tafta et Ceta

Issu du monde associatif, ancien directeur de campagne de Greenpeace, Yannick Jadot a rejoint EELV en 1999. Député européen de l'Ouest (Bretagne, Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire) depuis 2009, il s'est dernièrement illustré par ses virulentes critiques à l'égard des traités de libre-échange Tafta et Ceta. Rencontré en septembre dernier, Yannick Jadot nous disait regretter « profondément que le gouvernement soutienne le Ceta », traité de libre-échange récemment signé entre l'UE et le Canada. « C'est en fait un autre Tafta qui va remettre en cause notre capacité à nous protéger. Mais aussi mettre à mal notre système de santé, l'environnement, l'agriculture ou, tout simplement, notre démocratie », a poursuivit le désormais candidat des Verts. Candidat pour qui « la transition » est « le sens de [la] candidature. C'est faire en sorte que la politique laisse la place aux citoyens qui font du bien à la société. Mais la transition, c'est aussi permettre à la politique de contraindre les intérêts économiques néfastes pour la société », nous a-t-il assuré.

« Écologie rassemblée »

Avec l'investiture de Jadot, « C’est une écologie rassemblée qui entre en campagne. Une campagne qui nous mène jusqu’au mois de juin, une campagne avec 578 élections : une présidentielle et 577 législatives », ont déclaré Julien Bayou et Sandra Regol, porte-paroles nationaux d'EELV. De son côté, Michèle Rivasi a salué « celles et ceux qui se sont mobilisé-e-s sans relâche sur le terrain pour soutenir [sa] candidature, mais également toutes les personnes qui ont apporté leur soutien à Yannick [Jadot] » avant d'adresser à son tour ses « félicitations » et son « soutien » à son concurrent. 

Victor-Hugo Espinosa :"La pollution de l'air tue et rend malade l'homme et notre planète"

Créé le : 07/11/2016
Victor-Hugo Espinosa - FD / LMDP

Porté par l'assocaition Air Paca, le programme pédagogique de sensibilisation à la qualité de l'air « L'Air et moi », est présenté à Marrakech, à l'occasion de la COP22. A cette occasion, nous publions une tribune de son initiateur,Victor-Hugo Espinosa. Cet Ingénieur spécialiste en risques majeurs est aussi militant et coordinateur du réseau Ecoforum, à Marseille, depuis les années 2000. Ce texte est extrait du dernier numéro hors-série du magazine Provence Durable, désormais Sans Transition ! Provence.

Nous n’avons pas tout le ciel pour respirer

L’épaisseur de la couche respirable autour de notre planète est infime et, nous sommes en train de la polluer pas seulement durablement, mais aussi dangereusement pour l’Humanité. Pour mieux comprendre, dans une école, nous avons collé un morceau d’adhésif sur un globe terrestre, et en visualisant cet épaisseur, il est facile de comprendre que nous n’avons pas tout le ciel pour respirer.

Une croissance incroyable des sources de pollution

D’une part, le parc automobile mondial était en 1907 de 25 000 automobiles. En 2010, un siècle plus tard il dépasse le milliard. D’une autre part, la production mondiale de produits chimiques a explosé, passant d’un million de tonnes en 1930 à plus de 400 millions aujourd’hui. Or, on ne connaît l’impact toxicologique que de 3.000 substances sur les 100.000 commercialisées en Europe. On estime aujourd’hui, à 37 millions le nombre de substances chimiques utilisées par l’homme. Dans notre région, Air PACA, contrôle une quinzaine des polluants réglementés.

La pollution de l’air tue et rend malade l’homme et la terre

Selon l’Organisation Mondiale de la santé, la pollution atmosphérique cause en moyenne chaque année la mort prématurée de 7 millions de personnes dans le monde dont 600000 en Europe. (50.000 en France). La pollution de l’air est désormais le facteur environnemental le plus important affectant la santé. Selon une récente étude de l’OMS dans le monde, un décès sur 8 est lié à la pollution de l’air. Les femmes et les enfants pauvres paient un lourd tribut à la pollution de l’air intérieur, car ils passent plus de temps à la maison à respirer les fumées et la suie que dégagent les fourneaux à bois ou à charbon mal ventilés. Depuis juin 2012, les gaz d’échappement des moteurs diesel sont classés parmi les «cancérogènes certains » pour les humains par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), l'Agence contre le Cancer de l’Organisation mondiale de la santé.

La pollution de l’air est une aberration économique

Selon un rapport du sénat, la pollution de l’air en France coûte chaque année 101,3 milliards d’euros. Deux fois plus que le tabac (47 milliards d’euros). «La pollution atmosphérique n’est pas qu’une aberration sanitaire, c’est une aberration économique». Le coût de l’inaction est 12 fois plus cher qu’agir! Le coût pour la sécurité sociale atteindrait 1,82 milliard d’euros en 2010. Avec un nombre inquiétant de nouveaux casannuels : 1,40 million pour l’asthme, 1,07 millions de bronchites, 72 000 bronchopathies, 33.530 hospitalisation et 4.400 cancer de voies respiratoires.

La pollution de l’air menace et rend malade notre planète

En plus de conséquences sanitaires, la COP21 a bien montré, le lien de la pollution de l’air (GEs) avec le réchauffement et les dérèglements climatiques.»

Plus d’infos :

www.ecoforum.fr

www.lairetmoi.org

Rapport Senat 2015 : «pollution de l’air : le coût de l’inaction»

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