Bretagne

[ ENERGIES RENOUVELABLES ] Une hydrolienne innovante en test dans le Morbihan

Créé le : 07/03/2019
Mise à l'eau de l'hydrolienne Guinard Energies en ria d'EtelIfremer - Michel Répécaud

La PME Guinard Energies vient de mettre à l’eau un démonstrateur d’hydrolienne en Ria d’Etel (Morbihan) dans le cadre du projet MegaWattBlue. L’Ifremer participe pour caractériser les écoulements, le bruit rayonné et les bio-salissures.

La contribution de l’Ifremer permettra de décrire l’environnement physique par la caractérisation des écoulements amont et aval à proximité de la turbine durant des cycles de marée caractéristiques. Un ensemble de capteurs de courants est ainsi déployé en absence et en présence de l’hydrolienne. De même, le bruit ambiant à proximité de l’hydrolienne est mesuré en absence et en présence de la turbine afin de connaitre son impact acoustique. Concernant les bio-salissures, différentes peintures de protection sont testées et leurs efficacités sont analysées.

Enfin, une reconnaissance préalable par des plongeurs de l’Ifremer a permis de mieux connaître la nature des fonds sur le chemin du câble de raccordement.

Plus d'infos.

[INTERVIEW] - Bretagne : le réseau Bruded a une nouvelle co-présidente

Créé le : 11/06/2018
Valérie Poilâne-Tabart-crédit Bruded

Valérie Poilâne-Tabart, 44 ans est maire de Laurenan (22). Investie très tôt dans le milieu associatif de l’éducation populaire, elle est la nouvelle co-présidente du réseau Bruded  (Bretagne rurale et rurbaine pour un développement durable) qui rassemble plus de 140 communes de Bretagne et Loire-Atlantique engagées en faveur de la transition écologique et sociale.

Pourquoi avoir décidé de prendre part à la présidence du réseau Bruded ?

L’adhésion de la commune de Laurenan à Bruded est assez récente, elle date de janvier 2016, mais dès 2017 je suis entrée au sein du conseil d’administration de l'association. J’ai très vite eu envie de contribuer à la dynamique du réseau. Les projets liés au développement durable sont souvent complexes à mettre en œuvre, notamment dans les petites collectivités rurales. Il est donc très important de se sentir épaulé. Ce n’est pas facile de convaincre et d’embarquer tous les acteurs ! Bruded permet de partager des expériences, réussites ou écueils. C’est une association chaleureuse qui favorise l’entraide. Nous avons beaucoup reçu, j’ai donc souhaité donner en retour. N’oublions pas que la démarche est horizontale : Bruded, ce n’est pas un visage mais un collectif !

De quelle manière la commune de Laurenan a-t-elle bénéficié de l’expérience Bruded ?

Laurenan est une commune du centre Bretagne en perte d’habitants et d’attractivité. L’objectif est d’imaginer, en concertation avec les habitants, de nouvelles manières de vivre ensemble. Nous nous sommes appuyés sur les innovations de plusieurs collectivités pour concevoir notre projet de rénovation de la salle des fêtes avec des matériaux bio-sourcés. Muël, en Ille-et-Vilaine, nous a particulièrement inspiré en terme d’éco-construction avec l’usage des bottes de paille comme isolant.

Qu’a mis en place Laurenan en terme de développement durable ?

Depuis 2011, nous sommes en zéro-phyto. Nous sommes lauréat d’un appel à projet régional « dynamisme des bourgs ruraux » : dans ce cadre, nous nous efforçons de rendre les espaces publics plus conviviaux et de les végétaliser. Un bar associatif-épicerie est en projet. J'aimerais aussi que notre restauration collective passe un jour au 100% bio et local.

Quels sont les axes de travail de votre mandat comme co-présidente de Bruded ?

Depuis la création de Bruded, en 2005, l’ancrage est communal. Seules deux intercommunalités font partie de l’association : val d’Ille d’Aubigné et Brocéliande. Avec la loi NOTRe  (Nouvelle organisation territoriale de la République ) en 2017, cet échelon politique a pris beaucoup d’importance. Les enjeux de développement durable seront portés au niveau intercommunal. D’où l’effort que je fournirai pour susciter les adhésions des Établissements de Coopération Intercommunaux (EPCI). Les intercommunalités ont tout à gagner à faire partie du réseau !

Plus d'infos : www.bruded.fr

 

Breizh Cop : participez à la concertation

Créé le : 04/05/2018
Le Conseil Régional de Bretagne s'est réuni en session exceptionnelle, le 19 avril dernier, pour voter les grandes étapes de la Breizh Cop - Conseil Régional de Bretagne

Les grandes étapes de la Breizh Cop ont été votées par le Conseil Régional de Bretagne, réuni en session extraordinaire, le 19 avril dernier. Inspiré des Conférences des parties (COP) de l'Onu, le but de la Breizh Cop est l'aménagement du territoire de transition en associant citoyen-e-s, collectivités, associations et représentants du monde économique. Concrètement, la démarche doit aboutir à la définition du Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires, document qui dessine les grandes lignes de l'avenir de la Bretagne à l'horizon 2030.

Dans cette perspective, la session du 19 avril a soumis trois documents au vote :

  • Un rapport d’étape sur les premières orientations qui constitueront le socle du projet de territoire ;

  • Une charte des valeurs et principes à laquelle tout citoyen peut adhérer ;

  • Les éléments de calendrier de la concertation.

A cette occasion a été ouvert le processus de concertation de la Breizh Cop. Les citoyen-e-s étant invités à s'exprimer via la mise en place d'une plateforme participative. Objectif : aboutir à la rédaction d'un document d'orientation et d'un cahier des engagements.

Pour en savoir plus, téléchargez gratuitement le document d'information réalisé par Sans Transition! Bretagne sur la Breizh Cop, en partenariat avec la région Bretagne :

 

Plus d'infos : www.bretagne.bzh/jcms/prod_422426/fr/la-session-sur-la-breizhcop-en-bref?preview=true


 

 

 

« Réunification » et «différenciation » abordées par le Conseil régional de Bretagne

Créé le : 20/02/2018
Le château des ducs de Bretagne, à Nantes. - Crédit : F.Delotte

Statut de la langue bretonne, davantage d'autonomie en matière économique... Après la Corse, le débat sur la « différenciation » territoriale touche la Bretagne. 

Emmanuel Macron s'est dit « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Consitution », à Bastia, le 13 février dernier. Une déclaration qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd !

Droit à l'autonomie fiscale

Le président du Conseil régional, Loïg Chesnais-Girard a réagi le lendemain dans un communiqué :

« Le discours du Président de la République en Corse est une opportunité pour faire valoir nos convictions et nos propositions. J’en retiens des ouvertures sur le droit à la différenciation et l’autonomie fiscale qui correspondent à des souhaits déjà exprimés pour la Bretagne. La Bretagne a toujours œuvré pour que les régions soient reconnues, que la capacité à agir soit renforcée et que notre région puisse expérimenter de nouvelles compétences au service de ses territoires et de ses habitants. »

Un pas vers la « réunification »

Dès le 15 février, les élus du Conseil régional étaient amenés à plancher sur un groupe de travail portant sur la « différenciation » de la Bretagne.

L'occasion, notamment, de remettre sur la table la question de la « réunification » de Nantes et de la Loire-Atlantique avec l'actuelle région Bretagne. Le groupe d'opposition Droite, centre et régionalistes a proposé un amendement pour demander d'allouer 500 000 euros à des actions allant dans le sens de cette réunification.

 

L'amendement a été rejeté par la majorité. Mais le président du Conseil régional a proposé de financer une « mission commune » avec la région Pays-de-la-Loire.

« Je veux bien vous missionner pour aller négocier avec les Pays-de-la-Loire. Nous, on apporte 500.000 €, et eux aussi. Allons-y, avançons, et on se retrouve à la prochaine session ! », a indiqué Loïg Chesnais-Girard à la conseillère régionale d'opposition, Isabelle Le Bal.

ANNE-MARIE ROBIC, Société Protection Paysages et Esthétique de France : « LE PROJET DE PARC ÉOLIEN DANS LA FORET DE LANOUÉE (56) EST UN DÉSASTRE »

Créé le : 20/07/2017
Anne-Marie Robic, déléguée à la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France). Crédits photos : Sites et Monuments (SPPEF)

16 éoliennes de 186 mètres de haut érigées sur 331 hectares. Voici le plan prévu par la société canadienne Boralex sur la partie sud-est de la forêt de Lanouée (56), deuxième massif forestier breton. Des riverains (l'association Vent de Forêt) ainsi que des défenseurs de la biodiversité et des paysages (l'association Bretagne Vivante) mènent une lutte sans relâche depuis plusieurs années à l’encontre de ce projet. À l’image de Anne-Marie Robic, déléguée du Morbihan pour la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France) que nous avons interviewé.

Un engagement non sans résultat puisque le 11 juillet dernier, le tribunal administratif de Rennes a officiellement annulé ce projet de parc éolien industriel. Ce dernier avaitr été lancé en 2007 avec l’achat de parcelles par la société française Louis Dreyfus. Le chantier a ensuite été cédé à l'entreprise Boralex, en 2016. Depuis, plus d’une dizaine de socles éoliens ont été construits.

Pourquoi vous opposez-vous au projet de parc éolien au cœur de la forêt de Lanouée ?

Ce projet éolien a été initié au nom du développement durable. Mais c'est un désastre. On parle de machines de 186 mètres de haut, tout de même. Il a donc fallu créer des chemins pour les déplacer en abattant des quantités folles d’arbres. On était dans une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, ndlr) en raison de sa richesse écologique. C’était un réservoir de biodiversité qui abritait 60 espèces protégées ! Et ces travaux ont un impact direct sur la vie animale du territoire. Toutes les grenouilles ont été décimées. Quand les camions sont arrivés, les oiseaux ont foutu le camp. Il y avait 16 espèces de chiroptères (chauves-souris, ndlr) dont 5 qui étaient inscrites à la Directive Européenne « Habitat-Faune-Flore ». C’est une richesse faunistique exceptionnelle. Mais avec les vibrations dans le sol causées par les machines, tous les animaux de terre se sont enfuis. C’est triste à voir. À terme, la forêt finira peut-être en désert animalier.

 

Sur 16 éoliennes, environ 13 socles ont déjà été installés. Comment se fait-il que les permis soient annulés alors que les travaux sont sérieusement engagés ?

C’est en partie la faute des constructeurs. Une fois que les permis de construire ont été délivrés en février 2014, on a immédiatement déposé des recours. Non pas un, mais six (autorisation d’exploitation, dérogation aux espèces protégées, défrichement, …). Tant que l’affaire n’est pas exemptée de tout recours, ils ont pris un gros risque en commençant les travaux. Un risque qui s’élève à 64 millions d’euros ! Sachant que le tribunal administratif de Rennes reconnaît que la nature, les sites et les paysages naturels sont d’intérêt public, Boralex n’aurait jamais dû y toucher. Il est vrai que l’affaire a un peu traîné … Du coup, quand la constitution des socles a commencée en 2017, on a lancé un référé. Ce jugement en urgence a validé la suppression des travaux. Par la suite, Boralex a annoncé sa volonté de faire appel. On part pour une bataille juridique qui peut encore durer trois ou quatre ans. Un long combat au bout duquel on demandera la remise en état du site avec reboisement et destruction des socles. Le juge a retenu plusieurs arguments en notre faveur dans chaque recours ! Donc on est très confiants sur la suite des opérations.

Pourquoi s’opposer à l’éolien alors que nous savons que la transition énergétique est aujourd’hui nécessaire ?

Je sais qu’on a encore du mal avec cette vision là. Et pourtant, ce n’est pas avec des engins d’une telle puissance que l’on va résoudre les problèmes qui ont été causés par l’industrialisation, les énergies fossiles, et autres. On ne résout pas des dégâts provoqués par des machines, par d’autres machines. C’est avec des moyens à échelle humaine que le problème va pouvoir être traité. Pas avec ces instruments éoliens géants ! L’éolien représente uniquement 4% de notre consommation énergétique totale. Ce n’est donc pas une énergie rentable. Je n’ai pas de recette miracle à apporter, je ne suis pas compétente à ce niveau-là. Mais je défends les paysages et je connais la loi qui les protège. Tout ce qui m’importe est la sauvegarde de notre biodiversité. Moi qui ai 66 ans, je ne verrai plus jamais la forêt comme elle l’a été. C’est un bouleversement.

Plus d’infos :
La SPEEF
L'association Vent de forêt
L'association Bretagne Vivante
La société Boralex
La société Louis Dreyfus

UNE OPÉRATION DE CROWDFUNDING POUR LANCER R-PUR, MASQUE ANTI-POLLUTION FABRIQUÉ A NANTES

Créé le : 03/07/2017
Matthieu et Flavien, les fondateurs de R-Pur. Crédits photo : R-Pur

R-Pur est un masque anti-particules performant assemblé à Nantes. Ses fondateurs, Matthieu Lecuyer et Flavien Hello, ont lancé un appel aux dons sur Kickstarter. Et il ne reste plus que trois jours pour participer à la campagne de financement participatif et obtenir un masque anti-pollution à moindre coût. Sa particularité ? Il filtre les particules jusqu'à 0,001 micron.

Ils ont déjà recueilli le triple du montant escompté, mais Matthieu Lecuyer et Flavien Hello, espèrent encore récolter des dons avant la fermeture de leur récolte de fonds sur Kickstarter, le 6 juillet prochain. Les 44 000 euros déjà rassemblés permettront à la start-up d’être propulsée sur le marché et d’entamer la confection des masques commandés par les donateurs.

« Quitte à faire un bon produit, autant le faire de la meilleure manière », lance Matthieu. Tout commence à Nantes, où les masques R-Pur sont fabriqués dans un atelier pour ensuite être conditionnés en région parisienne. « Les Nantais travaillent vite et très bien », précise le jeune entrepreneur tout en déclarant que leurs masques sont « fait par les Français pour les Français ».

Pollution atmosphérique, 3ème cause de mortalité en France

Matthieu Lecuyer et Flavien Hello ont effectué de nombreux voyages autour du monde. Ils ont été particulièrement frappés par les taux de pollution observés dans diverses villes du continent asiatique. A respectivement 27 et 28 ans, ces jeunes entrepreneurs se sont souvenus des populations prenant pour habitude de cacher leur visage sous des « masques de docteur » pour faire face à l’impureté atmosphérique. Aujourd’hui en France, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité et représente chaque année 48 000 décès, selon le rapport de Santé Publique France. Dix fois plus que le nombre d’accident de la route. « Après le tabac et l’alcool qui sont des plaisirs coupables, la pollution atmosphérique, elle, n’est pas un choix individuel », revendique Matthieu, agacé.

Une fois rentrés à Paris sur leurs scooters, ils sont confrontés à la dégradation de la qualité de l’air. Nez qui coule, gorge qui gratte, cela ne pouvait plus durer. Après avoir testé plusieurs masques anti-pollution inconfortables, douloureux et/ou inefficaces, Matthieu s’est exaspéré : « On est en 2015 et il n’y a pas un seul produit capable de répondre à nos attentes ». Ni une ni deux, les jeunes actifs se transforment en auto-entrepreneurs. Entourés d’amis compétents et bienveillants, ils conçoivent près de 200 prototypes avant de parvenir au produit final. La machine est lancée.

Un masque pour tous

A pieds, à vélo, en scooter ou en moto, le masque est conçu pour tous. Il s’adapte aux différents types de casques et peut même être utilisé pour la course à pieds. L’équipe de R-Pur affirme que « le filtre offre une résistance à l’inspiration 50% moins forte que les autres produits similaires actuellement sur le marché ». La filtration est capable de stopper les microparticules « PM 2.5 » et même les « PM 0,001 », 2 500 fois plus petites que la réglementation donc. La norme EN149-FFP3, la plus exigeante en Europe pour les masques de protection respiratoire, n’impose que 0,4 micromètre de filtration. Bactéries, allergènes, particules toxiques et microbes n’ont plus leur place dans les poumons des Français. Sachant qu’une « gastro est de l’ordre 3 à 5 microns, nous on filtre 0,001 microns », dévoile Matthieu. Tout est dit.

 

Le masque est composé de quatre couches filtrantes. En plus de sa technologie déperlante, le masque est lavable en machine. Une deuxième couche de filtration mécanique et électrostatique emprisonne 0,0001 microns. La troisième couche, composée de charbon actif, empêche les odeurs de passer mais aussi les particules toxiques (composés organiques volatils, dioxyde de soufre SO2, ozone 03, hexane C6H12, …). La dernière couche est en fibre et apporte un maintien constant au masque.

Un filtre interchangeable et recyclable

L’efficacité du filtre est garantie pour 400 kilomètres d’utilisation environ, soit une durée moyenne d'un mois à un mois et demi. Après, il faut le changer. Comptez entre 12 euros et 14 euros selon les revendeurs. Une application permettant de connaître le moment opportun pour changer de filtre est mise à disposition par l'entreprise. Soit la géolocalisation permet de calculer le nombre de kilomètres parcourus. Soit, un questionnaire est à remplir manuellement. Une fois le kilométrage atteint, l’application prévient l’utilisateur. Pour cela, la distance franchie est couplée avec les données de pollution de l’air disponibles en open source. Chaque filtre usagé peut être déposé en point de vente pour être recyclé et vivre une deuxième vie.

Un avenir à venir

La commercialisation débutera dès le mois d’octobre. L’étendue de la gamme, qui comprend trois coloris de base, sera développée dès que possible. Quant au financement participatif actuellement en cours, il permettra à la start-up d’élargir son champ d’actions à l’international et d’ouvrir, un jour peut-être, sa propre boutique.

Les deux amis embrayeront ensuite sur la création d’une ligne pour enfants. En effet – selon un rapport de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) publié en mars 2017 – 570 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année d’infections respiratoires liées à la pollution de l’air dans le monde. Un chiffre qui s’explique par le changement climatique observé : les températures et les niveaux de dioxyde de carbone augmente, favorisant la production de pollen, associée à une augmentation des taux d’asthme chez l’enfant. Compte tenu de cette situation, Matthieu dit être « en train de travailler sur des modèles pour les plus vulnérables, les enfants et les personnes âgées, notamment ».

En attendant, la récolte de dons est toujours ouverte, et ce, jusqu’au 6 juillet. Un don pour la start-up vous permet en réalité d’obtenir un masque en pré-commande et à prix réduit. D’ailleurs, « les cent premiers masques au prix de 59€ sont partis en vingt minutes seulement », assure Matthieu.

Plus d'infos :
https://www.r-pur.com/

LE CONCOURS « MON PROJET INNOVANT » LANCE DEUX APPELS A PROJETS

Créé le : 03/07/2017
Edition 2017 du concours Mon Projet Innovant

La Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire lance l'édition 2017 de son appel à projet « Mon projet innovant », destiné aux entreprises de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire). Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 juillet. Parallèlement, toutes les start-up intéressées sont incitées à participer au concours en postulant dès le 4 septembre.

431, c’est le nombre de projets qui ont été présentés depuis la création du concours en 2010. A cela s’ajoutent les 184 lauréats qui ont connu un encadrement et une accélération dans leur démarche innovante. Mon Projet Innovant est un concours qui accompagne et fait émerger les initiatives remarquables à fort caractère d’innovation économique, technologique ou sociale ayant un impact sur les territoires des régions Bretagne et Pays de la Loire.

Après l’emploi, le logement, l’autonomie, la jeunesse, la santé ou encore le bien-vieillir, le concours 2017 s’articule autour de la thématique suivante : « Initiative remarquable, innovons en Bretagne et Pays de la Loire ». Les domaines abordés cette année sont l’insertion, la culture, la santé, l’éducation, l’environnement, le logement, le handicap et le service à la personne.

Deux appels à projets

Grande nouveauté. Pour sa cinquième édition, le concours Mon Projet Innovant s’adresse bien-sûr aux projets de l'ESS, mais aussi aux start-up issues d’autres horizons. La première vague de candidatures concerne les postulants ESS et se clôture le 15 juillet. Une fois les lauréats sélectionnés le 10 novembre, il faudra attendre le 2 décembre pour connaître le vainqueur de cette catégorie. Le deuxième appel à candidatures, dédié aux start-up, débute le 4 septembre et s’achève le 28 octobre. Après la sélection des participants, le 9 novembre, les entreprises encore en lice devront prendre leur mal en patience jusqu’à la remise des prix en décembre.

Interview de Sophie Stephan, directrice du Développement Coopératif et Solidaire à la Caisse d'Epargne Bretagne Pays de Loire, par Julien Dezécot, directeur de publication à Sans Transition

Des récompenses non négligeables

Les douze initiatives sélectionnées - six pour chaque appel à projets – se verront dotées de 10 000€ chacune. De quoi bien démarrer aux côtés de l’accompagnement technique de FONDES Pays de la Loire, Bretagne Active, la CRESS Pays de la Loire, la CRESS Bretagne et les EnchanTerresPartenaire du concours, Sans Transition ! Bretagne offrira un an d’abonnement au projet victorieux. Nous lui accorderons également la possibilité de participer à l’émission Sans Transition !, diffusée sur Tébéo, chaîne de télévision bretonne.

Plus d'infos : monprojetinnovant.org

ELYANE PALLIER, CONSEILLÈRE DÉPARTEMENTALE DU FINISTÈRE : « FACE AUX RESTRICTIONS BUDGÉTAIRES, LES ASSOCIATIONS DOIVENT RASSEMBLER LEURS FORCES »

Créé le : 28/06/2017
Elyane Pallier, conseillère départementale du Finistère. Crédits photo : CD29 – Bernard Galéron
A l'initiative de son Conseil départemental, le Finistère présentera ses premiers états généraux de l’engagement associatif et du bénévolat. La journée baptisée « à l’asso ! » se déroulera samedi 1er juillet au Campus de l’Université de Bretagne Occidentale de Quimper (29). Elyane Pallier, conseillère départementale à la commission Solidarités, Enfance et Famille, nous parle de la vie associative finistérienne.
 

Qui a initié cette journée dédiée à l’associatif ?

La présidente du conseil départemental, Nathalie Sarrabezolles, est souvent en contact avec les associations. Elle s’est rendue compte que ces structures se posaient beaucoup de questions. Nous souhaitons réellement consolider le tissu associatif finistérien, qui est une force pour le territoire. En ce sens, nous avons organisé une grande journée pour donner la parole aux associations et établir des rencontres avec les élus. L'objectif principal est de regrouper un maximum d’associations et de bénévoles, pour qu’ensemble, nous produisions des solutions. J’ai moi-même travaillé dans des quartiers défavorisés qui avaient des tissus associatifs remarquables.C'est une richesse qui n'est pas assez mise en avant. Il faut trouver un moyen de reconnaître que l’engagement associatif sert l'intérêt collectif. La manifestation vise à ce qu'un maximum d'acteurs du secteur puisse s’exprimer et se faire entendre.
 

Comment se déroulera la journée ?

Cette journée est co-construite avec les associations, les fédérations et la DDCS (Direction départementale de la cohésion sociale). Une conférence d’entrée, animée par le sociologue Jean-Yves Laville, permettra de situer le fait associatif dans son rapport à la société. Afin d’apporter des éléments de réflexion, quatre tables rondes et huit ateliers seront répartis sur la journée. Nous y aborderons, par exemple, l’engagement de la jeunesse, bien présente mais pas suffisamment visible dans le monde associatif. Les acteurs pour le lien social évoqueront l’engagement de tous et pour tous. Nous nous regrouperons ensuite autour d’un forum l’après-midi, réparti sur quatre thèmes : l’engagement, le besoin des associations, les relations avec l’administration ainsi que la valorisation du bénévolat. Tandis que les plus petits investiront l’espace enfants gratuit, le pôle ressources et le pôle numérique donneront les clefs de la viabilité. Tout au long de la journée, un livre blanc pourra être complété ; constats et préconisations seront ensuite présentés à la journée du bénévolat du 5 décembre. La fin de cette journée sera marquée par une charte d’engagement réciproque entre le conseil départemental et le mouvement associatif.
 

Depuis la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) du 7 août 2015, qui redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale, comment va la santé du monde associatif finistérien ?

On entend beaucoup dire qu’il y a moins de bénévoles, mais ce n’est pas le constat que je fais. En revanche, l’engagement bénévole change. Les bénévoles ne s’engagent plus autant qu’avant ou alors pour quelques années seulement. Et ils ont du mal à prendre des responsabilités. Le fait que l’argent public se fasse rare a automatiquement des répercussions sur certaines associations. Certes nous avons moins de ressources financières et donc de subventions à allouer aux associations. Malgré cela, je pense que le mouvement associatif se porte bien. Maintenant, les structures se sont adaptées et ont été contraintes de se tourner vers d’autres associations pour mutualiser moyens et compétences. Face à ces restrictions budgétaires, les associations doivent rassembler leurs forces. Nous subissons évidemment des baisses budgétaires importantes, mais nous essayons de ne pas faire trop de dégâts au niveau du département et notamment sur la question de la culture. Notre politique culturelle reste forte sur le département.

 

 
Plus d’infos :

40 espèces ou sous-espèces de plantes bretonnes ont disparu

Créé le : 03/04/2017
DR

22 % de la flore indigène bretonne est menacée ou quasi-menacée. Telles sont les conclusions de l'enquête Liste rouge de la flore vasculaire de Bretagne (2016). Réalisée selon la méthode de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) par le Conservatoire botanique national de Brest, cette « évaluation des menaces » qui pèsent sur les plantes bretonnes estime également que « près de 3 % de la flore » (soit 40 espèces et deux sous-espèces) ont disparu de la région.

L'agriculture intensive et l'urbanisation en cause

La gentiane amère est par exemple déclarée comme « disparue », la Malaxis des marais est « en danger » et le Miroir de vénus (petite fleur violette) a « peut-être disparu ». Le document, qui recense par ailleurs 2589 plantes sur l'ensemble des quatre départements de la Bretagne administrative, met en cause l'impact négatif de l'agriculture intensive et de l'urbanisation sur la biodiversité végétale. L'étude indique que « les milieux littoraux, les zones humides et les milieux liés à une exploitation agricole non intensive (prairies « naturelles » notamment) sont parmi ceux qui abritent le plus d’espèces menacées ». Préservons-les davantage.

Plus d'infos : Liste rouge de la flore vasculaire de Bretagne, par le Conservatoire botanique national de Brest  

L'ADEME montre son soutien pour les initiatives de don des agriculteurs

Créé le : 16/09/2016
Crédits Photos: ADEME Bretagne

Le SPACE, salon international des productions animales, s'est déroulait cette semaine, à Rennes, au Parc ExpoA. Près de 1445 exposants et quelques 100 000 visiteurs étaient attendus pour cette 30ème édition. Une rencontre qui aborde de plus en plus les thématiques de l'agriculture durable et du mieux-être animal. L’ADEME Bretagne y a notamment proposé des pistes pour lutter contre le gaspillage alimentaire. 

En partenariat avec la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne (CRAB), relais de l’association SOLAAL dans la région, l’ADEME Bretagne œuvre à la recherche et à la mise en place de solutions pour réduire les pertes et les invendus en agriculture. Objectif : lutter contre le gaspillage alimentaire et contribuer à la prévention des déchets. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que 10 millions de tonnes de produits sont perdues et gaspillées pour l’alimentation humaine par an e France, soit un impact carbone estimé à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2. Des démarches solidaires, soutenues par l’ADEME Bretagne, ont été engagées pour valoriser les produits non commercialisables et créer de l’emploi sur le territoire.

 

Le don agricole : une solution pour valoriser les pertes et invendus en agriculture

Le don alimentaire des agriculteurs est une solution efficace pour lutter contre le gaspillage. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que, sur les 10 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés par an, 32% le sont lors de la production. Ces pertes s’expliquent en partie par les conditions climatiques qui peuvent entrainer la production de volumes importants, qui ne peuvent pas être absorbés par le marché. Cela décourage les agriculteurs d’exploiter le rendement en raison d’un prix de vente trop bas. De même, les exigences du marché (calibres des produits, cahiers des charges, etc.) sont également responsables de certaines pertes et invendus. L’association SOLAAL, relayée en Bretagne par la Chambre Régionale d’Agriculture et soutenue financièrement par l’ADEME Bretagne, facilite les relations entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les Associations d’Aide Alimentaire (AAA). Cette démarche permet de valoriser les invendus, d’aider les personnes en situation de précarité, et même, de créer de l’emploi.

 

Des actions territoriales solidaires engagées par l’association SOLAAL

La Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne mène depuis deux ans des initiatives pour valoriser les invendus et pertes alimentaires. La première mission consiste à mettre les producteurs en relation avec les associations nationales habilitées du territoire comme la Croix Rouge, la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou le Secours Populaire pour faciliter les dons. La CRAB expérimente également, avec l’appui de la Fondation Carrefour, un dispositif qui permet l’acheminement par camion des gros volumes de dons agricoles aux associations.                       

Autre initiative : le tri-reconditionnement. Cette action consiste à récupérer les invendus de pommes ou de pommes de terre des agriculteurs. Les personnes handicapées des Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) trient et reconditionnent en petit emballage les produits qui sont ensuite distribués aux associations d’aide alimentaire du territoire. Enfin, sur les Pays de Saint-Malo et Rennes, SOLAAL travaille également avec les pôles d’Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui mobilisent des CCAS, des Maisons de Jeunes et autres associations locales, pour des opérations de glanage solidaire. Ces structures identifient des glaneurs intéressés pour ramasser des fruits et des légumes non récoltés, laissés au sol ou dans les arbres fruitiers, au profit des associations d’aide alimentaire qui viennent chercher les produits sur place pour leurs bénéficiaires.

 

Des filières agricoles s’engagent dans la lutte contre le gaspillage

Des actions menées par des filières agricoles sur les territoires bretons offrent également la possibilité aux producteurs de faire des dons aux associations d’aides alimentaires. C’est notamment le cas de la filière lait qui organise chaque année des « campagnes laitières ». Les producteurs laitiers donnent une partie de leur production collectée en échange d’un avantage fiscal. Des opérations similaires sont menées en Bretagne par le Comité Régional Porcin (CRP) et l’Union des Groupements de producteurs de viande en Bretagne (UGPVB) qui a notamment fait le don de 750 000 œufs depuis 2011 aux Banques alimentaires.

 

Plus d'infos : 

www.space.fr

www.bretagne.ademe.fr

www.ademe.fr/etat-lieux-masses-gaspillages-alimentaires-gestion-differentes-etapes-chaine-alimentaire

www.solaal.org

www.bretagne.synagri.com

www.ugpvb.fr

www.leporcenbretagne.com

www.ccas.fr

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