« Réunification » et «différenciation » abordées par le Conseil régional de Bretagne

Créé le : 20/02/2018
Le château des ducs de Bretagne, à Nantes. - Crédit : F.Delotte

Statut de la langue bretonne, davantage d'autonomie en matière économique... Après la Corse, le débat sur la « différenciation » territoriale touche la Bretagne. 

Emmanuel Macron s'est dit « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Consitution », à Bastia, le 13 février dernier. Une déclaration qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd !

Droit à l'autonomie fiscale

Le président du Conseil régional, Loïg Chesnais-Girard a réagi le lendemain dans un communiqué :

« Le discours du Président de la République en Corse est une opportunité pour faire valoir nos convictions et nos propositions. J’en retiens des ouvertures sur le droit à la différenciation et l’autonomie fiscale qui correspondent à des souhaits déjà exprimés pour la Bretagne. La Bretagne a toujours œuvré pour que les régions soient reconnues, que la capacité à agir soit renforcée et que notre région puisse expérimenter de nouvelles compétences au service de ses territoires et de ses habitants. »

Un pas vers la « réunification »

Dès le 15 février, les élus du Conseil régional étaient amenés à plancher sur un groupe de travail portant sur la « différenciation » de la Bretagne.

L'occasion, notamment, de remettre sur la table la question de la « réunification » de Nantes et de la Loire-Atlantique avec l'actuelle région Bretagne. Le groupe d'opposition Droite, centre et régionalistes a proposé un amendement pour demander d'allouer 500 000 euros à des actions allant dans le sens de cette réunification.

 

L'amendement a été rejeté par la majorité. Mais le président du Conseil régional a proposé de financer une « mission commune » avec la région Pays-de-la-Loire.

« Je veux bien vous missionner pour aller négocier avec les Pays-de-la-Loire. Nous, on apporte 500.000 €, et eux aussi. Allons-y, avançons, et on se retrouve à la prochaine session ! », a indiqué Loïg Chesnais-Girard à la conseillère régionale d'opposition, Isabelle Le Bal.

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