[ LE FINISTERE S'ENGAGE POUR L'ENVIRONNEMENT ] La parole à Nathalie Sarrabezolles

Créé le : 11/09/2019
Samedi 28 septembre, à l’occasion de l’Année de l’environnement et des 50 ans du Parc naturel régional d’Armorique, le Conseil départemental du Finistère organise une grande conférence sur le thème « Le Finistère s’engage pour l’environnement ». Sans transition ! Bretagne s’associe à l’événement en travaillant au contenu et à l’animation de la journée. La parole à Nathalie Sarrabezolles, présidente du Conseil départemental du Finistère.
 

Le 28 septembre s’annonce une journée importante pour le Finistère avec la participation debeaucoup d’acteurs, tant publics que privés, à la Conférence de l’environnement. Quels sont vos objectifs pour cette journée ?

Je souhaite surtout faire passer un message de mobilisation pour la nécessaire préservation de l’environnement. Nous avons, dans le Finistère, une longue tradition de préoccupation environnementale, qui a été marquée dans l’histoire à la fois par des oppositions et des propositions. Cette préoccupation a été traduite par exemple au Conseil départemental par une politique engagée sur le sujet : acquisitions d’espaces naturels sensibles, préservation de la ressource en eau, développement du réseau de transports collectifs et de covoiturage... Une valorisation positive du travail collectif e ffectué est souhaitable, même si, je le concède, il reste des défis à relever. Nous avons besoin de ces encouragements pour mieux œuvrer, ensemble, à la protection de l’environnement. Et si nous voulons qu’il y ait un élan général – qui est essentiel pour changer de trajectoire -, nous devons toucher l’ensemble des champs sur lesquels nous pouvons être acteurs. Et l’ensemble des personnes, de l’individu au collectif, dans toutes ses composantes. Ces préoccupations doivent imprégner tout le monde, tout le temps.

Au cours de cette journée, 3 conférences tables- rondes seront organisées sur 3 thématiques : le changement climatique avec Laurent Bopp, l’érosion de la biodiversité avec Gilles Boeuf et la Transition avec Rob Hopkins. Pourquoi travailler sur ces 3 axes ?

Ces 3 thèmes sont étroitement liés. Il faut agir puissamment sur les 3 et en même temps pour conduire une politique efficace. La préoccupation est environnementale, mais le sujet est de savoir comment la planète va évoluer et avec quelles conséquences sur l’espèce humaine. Chacune de nos décisions a des conséquences. D ans cette préoccupation environnementale, la biodiversité est un sujet majeur. Elle contribue à un équilibre que nous devons préserver. Mais je pense également, à l’instar de beaucoup d’acteurs, que l’être humain et la question sociale/sociétale sont des problématiques essentielles que nous devons prendre en compte dans ce débat. Car au cœur des inégalités environnementales se retrouvent aussi des inégalités sociales.

Justement, Rob Hopkins exhorte aujourd’hui à travailler au pouvoir de l’imagination pour changer la société. Que pensez-vous de cette idée ?

J’aime bien ce concept d’imaginer. On a pendant longtemps, sur un certain nombre de sujets, essayé de compenser nos actions pour sortir des impasses. Or quand on se projette dans une pensée différente, on a plus d’ouverture et de possibilités. Et on peut associer la population plus facilement à nos projets. Le fait de se positionner différemment, de faire valoir l’imagination, peut permettre d’avancer. C’est ce que nous essayons de faire au Département, dans l’ensemble de nos politiques publiques, comme celle de la gestion des déplacements ou la lutte contre les précarités.

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