[KAROS] Quand les ZFE deviennent des Zones pour Faire des Économies

Publié le jeu 14/10/2021 - 11:03
© Pixabay

Par Karos

A l’approche de la journée nationale pour la qualité de l’air le 14 octobre, l’instauration des ZFE (Zones à Faibles Émissions) fait débat partout en France. Alors que les prix du carburant battent des records, plusieurs pistes concrètes permettraient pourtant aux ZFE d’être encore plus écologiques tout en favorisant la cohésion sociale et le pouvoir d’achat des Français.

Le constat : une voiture Crit’Air 4 pollue moins que deux voitures Crit’Air 3

Et si nous commencions par arrêter les contre-sens ? Aujourd’hui, le conducteur d’une voiture Crit’Air 4 qui prend deux passagers en covoiturage est interdit de rentrer dans une ZFE. Ces mêmes personnes pourraient pourtant y accéder séparément dans des voitures Crit’Air 3 en polluant davantage au final : une aberration !

Les ZFE sont pourtant soumises à toutes sortes de dérogations : transport de détenus, transport de fonds de la banque de France, véhicules de collection…  Mais le covoiturage, pourtant écologique, ne fait pas partie de la liste.

Le débat ne pourrait-il pas être ouvert à ce sujet ? Le covoiturage ne mériterait-il pas une ZFE (Zone pour Favoriser cette Exception) ?

Du covoiturage au court-voiturage : le plus court chemin vers les lignes de transport en commun

Attention toutefois : cette exception ne devrait pas octroyer un feu vert sans condition à la voiture, même en covoiturage, dans des zones où les mobilités douces sont à privilégier.

Si le terme de « court-voiturage » est fréquemment utilisé pour désigner le covoiturage domicile-travail sur de courtes distances, par opposition aux trajets longs, peu connaissent la véritable raison de cette terminologie.

« Contrairement à un covoiturage qui privilégierait le tout-voiture, le principe du court-voiturage est aussi de trouver le trajet automobile le plus court vers une ligne de transport en commun. Il sert donc de rabatteur vers les mobilités douces. Moins de voiture c’est bien. Avec des trajets plus courts c’est encore mieux. » explique Olivier Binet, le cofondateur de Karos. Cet opérateur spécialisé dans le court-voiturage interconnecte ainsi son réseau de 500 000 court-voitureurs en France avec les réseaux de transports en commun traditionnels des zones urbaines.

Seul un véritable court-voiturage intermodal permettrait donc, dans le cadre d’une dérogation, de rester irréprochable sur les objectifs d’une ZFE (Zéro Faille envers l’Ecologie).

Restons « ZFE » (Zen en Faisant des Économies) : fin du monde et fins du mois enfin réconciliées !

Enfin, il serait vain de vouloir imposer les ZFE sans concilier la lutte contre la fin du monde et celle pour les fins des mois. Les prix des carburants sont d’ailleurs en train de dépasser ceux d’octobre 2018 au début de la crise des gilets jaunes, a-t-on retenu la leçon ?

Conjointement à l’instauration d’une ZFE, le développement du court-voiturage intermodal apporte là encore des solutions pour le portefeuille. Avec un gain moyen de 97 € / mois, il permet côté conducteur d’annuler complètement le coût du carburant. Pour les entreprises qui favorisent ce dispositif auprès de leurs salariés, cette source de revenus représente l’équivalent d’un treizième mois net d’impôt pour un travailleur au SMIC.

Du côté des passagers, la solution est déjà connue et éprouvée : elle consiste à intégrer du court-voiturage gratuit dans les cartes de transports publics, sans même attendre l’instauration des ZFE. En Île-de-France, n’importe qui peut aujourd’hui court-voiturer gratuitement sur l’application Karos avec un pass Navigo.

Pas étonnant quand on comprend que pour les collectivités locales, les milliers d’automobilistes prêts à court-voiturer constituent un réseau de transport en commun « augmenté ». Cofinancer ce réseau de court-voitureurs coûte 15 fois moins cher pour la collectivité que si elle avait dû développer un réseau de transport public équivalent. Citoyens, entreprises, collectivités, écosystèmes : tout le monde y gagne.

« Plutôt que de penser les Zones à Faibles Émissions comme une contrainte à imposer, nous pourrions porter un projet plus fédérateur : créer des Zones pour Faire des Économies, mieux desservir la France périphérique, favoriser les liens sociaux et faire du bien à la planète. » conclut Olivier Binet.

 


A propos de Karos :

Créé en 2014, Karos compte 500 000 utilisateurs en France.

L’entreprise a développé une solution technique (intelligence artificielle) qui répond spécifiquement à la problématique du covoiturage domicile – travail. L’application mobile offre une grande flexibilité pour court-voiturer avec des gens différents, à des heures différentes et à des jours différents.

Mieux encore, les places vides dans les voitures sont géolocalisées en temps réel et forment ainsi un immense réseau de transport accessible à tous et complémentaire aux réseaux de transports publics existants pour desservir quotidiennement les périurbains et les ruraux.

Karos a ainsi été sollicité par de nombreuses collectivités (Régions Ile-de-France, Occitanie, Normandie, Réunion, Pays-de-la-Loire, Département de l’Aube) et des métropoles (Troyes, Grenoble, Angers, etc.) pour le développement de ce réseau de transport en commun « augmenté ».

Karos apporte en parallèle son aide aux entreprises (AP-HP, Airbus, Aéroports de Paris, Safran, l’UGAP, etc.) qui souhaitent optimiser l’accessibilité de leurs sites, améliorer leur impact environnemental et augmenter le pouvoir d’achat des salariés.

Karos fait partie des deux seules startups françaises ayant pour investisseur la Commission Européenne, laquelle soutient activement son développement dans l’UE et à l’international (Danemark, Algérie…).