« La SCOP peut faire peur »

Créé le : 16/06/2016
Crédit : PhoneAlchemist

Passer en SCOP, ce n’est facile, et encore moins quand on est jeune. Pourtant, en 2014, plus de 400 dirigeants de Scop et de Scic ont moins de 35 ans. 15.5% des entreprises sont dirigées par des jeunes, d’après la confédération générale des SCOP. Rencontre avec un de ces jeunes entrepreneurs, Joachim Bourquardez. Il est le gérant administratif de l Scop PhoneAlchemist, basée à Marseille. 

« Dès que nous avons été majeurs, nous avons fondé Phone Alchemist. Nous avons toujours eu envie d’entreprendre différemment, d’avoir une forme un peu innovante, plus horizontale, sans hiérarchie. Puisque nous avons fondé la société très jeune, nous n’avons pas été formés dans les grandes entreprises. Nous avons choisi de passer en SCOP. On voulait quelque chose de contraignant et de durable. La question de la forme de l’entreprise se pose naturellement quand on est jeune. Il s’agit d’un format pour tout le monde. L’âge moyen du personnel des SCOP est inférieur à 40 ans. Par contre, certains partenaires financiers ne comprenaient pas cette démarche. Le problème est que le statut de SCOP n’est pas très connu et peut faire peur. Cependant, il n’y a pas eu de réticence au sein de l’entreprise. Quand on le vit au quotidien, il y a une certaine fluidité dans les décisions, de travailler en équipe. Le mode du fonctionnement correspond plutôt bien aux jeunes, justement. Notre équipe est jeune mais cela tient plutôt du fait que nous travaillons dans les nouvelles technologies. Au fur et à mesure, nous trouvons des personnes qui apprécient ce type d’organisation. »

Plus d'infos : 

https://www.phonealchemist.com/ 

Partager