Écologie

[ CE QUI DÉPEND DE NOUS ] Manifeste pour une relocalisation écologique et solidaire

Créé le : 10/06/2020

Les militants d'Attac ont rédigé un manifeste pour encourager une relocalisation écologique et solidaire qui s'annonce urgente et nécessaire.

Présentation du manifeste par les militants d'Attac :

Le manifeste Ce qui dépend de nous - manifeste pour une relocalisation écologique et solidaire, constitue un bien commun à la disposition de toutes celles et ceux qui veulent empêcher le « retour à l’anormal » et construire un « monde d’après » solidaire et désirable.

  • Ce qui dépend de nous, c’est d’agir aux côtés des personnels hospitaliers, pour augmenter les salaires et les effectifs, pour préserver et étendre les organisations coopératives et horizontales du travail de soin qui ont sauvé tant de vies pendant l’épidémie.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de désobéir à la gouvernance par les chiffres pour initier une refondation des services publics centrée sur le care, le soin des autres et de la nature, l’attention aux usager·es et aux élèves, à commencer par les plus fragiles.
  • Ce qui dépend de nous, c’est d’imposer par nos luttes un partage des richesses, un revenu garanti, un droit au logement et aux papiers pour les précaires et chômeurs victimes d’une crise sociale qui ne fait que commencer.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de poursuivre et d’amplifier les multiples réseaux de solidarité concrète que nous avons tissés pendant l’épidémie.
  • Ce qui dépend de nous, c’est d’empêcher que repartent comme avant, soutenues par l’agent public, les activités insoutenables pour la vie.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de décider, en nous réunissant sur nos lieux de travail et de vie, ce à quoi nous devons renoncer, ce que nous voulons transformer, ce que nous voulons inventer pour mieux vivre et respecter les limites de la planète.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de défendre bec et ongles nos libertés et nos droits contre d’illusoires promesses de sécurité et une surveillance électronique généralisée.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de sauvegarder les terres en installant des paysan·ne·s, de défendre la
    biodiversité en bloquant les projets de béton et d’extraction, de protéger l’eau contre les pollueurs et les traders.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de délégitimer et rejeter le pouvoir exorbitant des multinationales sur nos vies, pour que Big Oil&Gaz, Big Pharma, Big Data... laissent la place à l’économie solidaire et aux communs.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de déployer à grande échelle les expériences alternatives, inclusives et féministes, comme autant d’utopies réelles qui érodent le capitalisme.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de soumettre au principe démocratique nos mouvements et nos luttes, afin de n’y pas reproduire les dominations sociales, sexuées, racistes qui empoisonnent nos sociétés.
  • Ce qui dépend de nous, c’est de construire un projet enthousiasmant de relocalisation écologique et solidaire, pour discréditer les simulacres néolibéraux, la régression nationaliste, et proclamer notre interdépendance avec les autres peuples et le vivant.

Ce qui dépend de nous - manifeste pour une relocalisation écologique et solidaire, aux éditions Les Liens qui Libèrent (96 pages - 10€), sortira en librairie le 24 juin.

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[ PÉTITION ] Sauvez l'abeille noire de l'ïle de Groix !

Créé le : 02/06/2020
Photo : Pixabay

L'ONG Pollinis demande que les petits territoires dans lesquels sont conservées les abeilles locales soient protégés. Une pétition est ligne.

Pour l'ONG, les abeilles locales " sont un patrimoine unique qu'il faut sauver de l'extinction, pour nous aujourd'hui et pour les générations futures ".

Une vidéo de sensibilisation est disponible sur le web :

> Signez la pétition

L'occasion également de (re) lire l'interview réalisée par Sans transition ! auprès de Christian Bargain, apiculteur amateur sur l'Ile de Groix !

[ QUALITE DE L'AIR ] Quel impact de la première séquence de déconfinement sur la qualité de l’air en Région Sud ?

Créé le : 02/06/2020

Pour limiter la propagation du virus COVID-19, le gouvernement a mis en place un confinement généralisé à partir du 17 mars à midi, qui a pris fin le 11 mai 2020 sur l'ensemble de la région Sud. AtmoSud livre ici l’analyse des deux premières semaines de déconfinement. Alors que l’activité reprend progressivement et que les écoles ont commencé à rouvrir, quel impact observe-t-on sur la qualité de l’air en région Sud ?

Une remontée des niveaux d’oxydes d’azote (NOx) mais qui restent inférieurs aux niveaux habituellement observés

Pendant la période de confinement, la mise en place des restrictions de sortie a généré une baisse drastique de la circulation. Depuis le déconfinement, le trafic a partiellement repris et engendre ainsi une augmentation des NOx, principaux traceurs du trafic routier. Cependant, si les concentrations des NOx ont augmenté par rapport à celles observées pendant la période de confinement, elles restent toutefois inférieures aux niveaux mesurés habituellement les années précédentes à la même période en observant toutefois des disparités territoriales. 

A proximité des grands axes routiers de la région Sud, la reprise d’activité et du trafic ont eu un impact sur les concentrations d’oxydes d’azote qui ont augmenté en moyenne de 60% à l’échelle de la région ces deux dernières semaines par rapport à la période de confinement.

Mais les concentrations observées à proximité des grands axes routiers depuis la levée du confinement restent environ 40% plus faibles qu’en période normale, en raison notamment de la reprise partielle de l’activité.

Source : AtmoSud

En milieu urbain, environnement plus éloigné des grands axes de circulation, cette tendance est moins marquée, avec :

  • Une augmentation seulement de l’ordre de 10% en oxydes d’azote par rapport à la période de confinement,
  • Des niveaux inférieurs de l’ordre de -30% par rapport à ce qui est observé à la même période les années précédentes.

Source : AtmoSud

Des concentrations de particules PM2.5 en légère augmentation et dépendantes de divers facteurs

Au début du confinement, du 17 mars au 17 avril, les particules étaient en hausse, principalement liées à la combustion du bois (chauffage au bois et brûlage de déchets verts). Elles ont par ailleurs été influencées par les conditions météorologiques, défavorables à la dispersion des polluants (peu de vent, stabilité atmosphérique, températures douces…). Depuis le 17 avril et jusqu’à la fin du confinement, les concentrations de particules ont baissé sur l’ensemble de la région Sud, notamment en lien avec une baisse de l’utilisation du chauffage résidentiel.

Depuis le 11 mai, l’on observe à nouveau une remontée des concentrations de particules, en lien avec la reprise progressive de l’activité aggravée par les phénomènes météorologiques. Les particules sont formées par les conditions printanières associant une hausse des températures, de l’ensoleillement et peu de vent. La météo actuelle, conforme à la saison, participe en effet à la hausse de particules généralement observée au mois de mai.

Les concentrations moyenne en PM2.5 observées depuis le début du déconfinement (11 mai) sur les stations de fond urbain retenues restent, malgré leur hausse, inférieures de 30 à 40% par rapport à ce qui a été respectivement été mesuré les 3 années précédentes et à la moyenne observée sur l’intégralité du confinement.

Source : AtmoSud

AtmoSud poursuit ses analyses qui seront publiées prochainement afin de confirmer, ou non, les tendances observées.

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[BIODIVERSITE] 14 ONG constatent l’échec de la stratégie gouvernementale

Créé le : 29/05/2020
Crédit : Lubos-Houska /Pixabay

Par Quentin Zinzius

Après 20 ans de volonté, et une seconde stratégie nationale arrivant à son terme, le bilan reste le même en France : la biodiversité est toujours en danger. Face à ce constat peu encourageant, 14 ONG ont remis au gouvernement leur « guide pour agir ».

Un 20ème anniversaire un peu spécial, ce 22 mai 2020. Celui de la journée mondiale pour la diversité biologique, traditionnellement « fêté » par les Nations-Unies, mais quelque peu perturbé par la crise sanitaire. Un jour à marquer d’une pierre blanche. Ou plutôt, d’un livre blanc. Un document de 64 pages en l’occurrence, intitulé Pour que vive la Nature et signé par 14 associations agissant pour la biodiversité. Remis symboliquement ce jour précis à la ministre de l’écologie Élisabeth Borne, le document dresse un constat sans appel : la stratégie mise en place par le gouvernement n’a pas porté ses fruits.

 « Il est aujourd’hui clair que l’objectif global retenu en 2010, mettre fin à l’érosion de la biodiversité, ne sera pas atteint. »

« Mettre fin à l’érosion de la biodiversité ». Telle était l’ambition de la France, il y a bientôt 16 ans de cela, en adoptant sa première Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB). Après l’adoption de la Convention pour la Diversité Biologique en 1992, la France se fixe en 2004 l’objectif d’enrayer la perte de biodiversité sur son territoire à l’horizon 2010. Un objectif « ambitieux », qui ne sera finalement pas atteint. « Les actions n’ont pas été d’une ampleur suffisante pour faire face aux pressions qui s’exercent sur la biodiversité », reconnaîtra le gouvernement dans son rapport. Un échec qui devait servir de leçon, et permettre d’atteindre l’objectif pour 2020. Force est de constater qu’il n’en sera rien. Ce 22 mai 2020, un article paru sur le site du ministère de l’économie et des finances suppose que « l’objectif phare » ait été reporté à 2030 par le Plan Biodiversité de 2018. Si le document mentionnait bien l’année 2030, elle n’est en revanche pas directement associée à l’objectif de mettre fin à l’érosion de la biodiversité. « Ses 6 axes stratégiques, 24 objectifs et 90 actions ne font jamais référence aux 6 orientations stratégiques et aux 20 objectifs de la SNB2 », peut-on d’ailleurs lire dans le livre blanc. Un lapsus ou une révélation de la part du gouvernement, annonçant d’ores et déjà que le succès attendu ne sera pas au rendez-vous. Un échec qui raisonne également dans le guide signé par l’Aspas, le WWF ou encore France Nature Environnement : « Il est aujourd’hui clair que l’objectif global retenu en 2010, mettre fin à l’érosion de la biodiversité, ne sera pas atteint. »

« Face à ce constat de l’érosion du vivant, nos sociétés devraient anticiper, alors qu’elles sont sur la défensive, comme nous le montre cruellement la crise sanitaire de 2020. »

Si la situation économique et sanitaire actuelle est inquiétante, celle de la biodiversité l’est plus encore. Un effondrement du vivant, dans le monde mais aussi en France, qui « figure parmi les dix pays abritant le plus grand nombre d’espèces menacées au monde », relève le document. Mis en cause par les ONG, une destruction des habitats et une artificialisation des sols, qui repart à la hausse après 5 ans de baisse, mais aussi l’utilisation des pesticides, toujours plus importante. Les oiseaux figurent parmi les plus grands perdants face à l’activité humaine. Et leur situation continue de se dégrader : « de 79 espèces en 2011, la France comptabilise 90 espèces d’oiseaux menacées aujourd’hui ». Une hausse du nombre d’espèces menacées, associée à une importante chute des populations d’oiseaux dans les milieux agricoles (38% depuis 1989). « Face à ce constat de l’érosion du vivant, nos sociétés devraient anticiper, alors qu’elles sont sur la défensive, comme nous le montre cruellement la crise sanitaire de 2020. »

Pourtant, dès 2014, le gouvernement affirmait qu’un bon nombre des 20 objectifs d’Aichi, intégrés dans la stratégie nationale, seraient complétés. Parmi ces objectifs, celui de protéger au moins 17% des zones terrestres, a bel et bien été atteint. Avec presque 30% du territoire concerné, on pourrait même y voir une victoire, les associations ayant relevé que dans ces zones protégées « les oiseaux communs y déclinent moins qu’ailleurs ». Mais les mesures de protection y sont aussi largement inégales : « la protection « forte » ne représente encore que moins de 2 % du territoire terrestre métropolitain » soulignent les ONG.                                         

« Il ne s’agit plus d’opposer l’économique, le social et l’écologique mais bien de proposer un système-monde qui intègrerait à part égale ces trois dimensions. »

Une nouvelle stratégie doit donc être en place, sur fond de crise économique et sanitaire d’ordre mondiale. C’est dans ce cadre, que les 14 ONG ont orienté leurs propositions. « Cette crise sanitaire révèle donc une crise bien plus globale, systémique » ayant autant d’impact sur l’activité humaine, que sur la nature elle-même, dans des mesures parfaitement opposées : là où l’humain dépérit, la nature, elle, s’épanouit. Un constat simple mais douloureux, qu’il faudrait ramener à l’équilibre. « Une alliance entre les humains et le reste de l’écosphère doit être centrale dans les stratégies de sortie de crise […] Il ne s’agit plus d’opposer l’économique, le social et l’écologique mais bien de proposer un système-monde qui intègrerait à part égale ces trois dimensions. » Une biodiversité à ramener au cœur des débats et des décisions donc. Non plus comme un problème à contourner, mais comme une solution à l’élaboration d’une société nouvelle, qui s’adapte à son environnement, au lieu de le transformer à sa guise. « La préservation et la restauration [de la biodiversité] sont une partie de la solution pour innover, nous protéger et créer des emplois différents, nouveaux et locaux. »

[INTERVIEW] « En Occitanie, plusieurs projets recréent le lien entre élevage et culture »

Créé le : 26/05/2020
crédit : MP Vincent

Photo : Marie-Pascale Vincent

Propos recueillis par Elodie Crézé

Martine Napoléone est ingénieure et zootechnicienne à l’Inra1. Elle a suivi le projet Fricato, en Pyrénées-Orientales, qui a vocation à recréer une complémentarité entre éleveurs ovins et culture destinée au fourrage. Pour elle, le projet présente un double avantage : valoriser les friches périurbaines et améliorer l’autonomie fourragère d’éleveurs.

Dans quel contexte s’est inscrite la nécessité de recréer une relation entre culture et élevage ?
D’une part depuis l’augmentation du prix des céréales et du fourrage en 2008, celle de l’autonomie fourragère est devenue un enjeu fort pour les éleveurs de piémont et de montagne qui ne disposent pas toujours de leurs surfaces fourragères. D’autre part, dans un contexte de remise en question des pratiques agricoles intensives et de l’utilisation massive d’engrais ou de désherbants, couplée avec l’injonction de se tourner vers l’agro-écologie. En zone méditerranéenne, comme ailleurs depuis les années 60-80, il y a eu une perte d’agriculture diversifiée : en plaine, le territoire s’est massivement spécialisé dans la viticulture, en piémont, les cultures de céréales ont quasiment disparu. Les connexions entre l’arrière-pays (dédié au pastoralisme) et le littoral, ainsi que les relations entre élevage et culture se sont raréfiées.

Quelle est la genèse de Fricato que vous avez suivie ?
À Claira, dès 2008, la commune a identifié que 40% des territoires cultivables étaient des friches. Une animatrice foncière a réuni 33 hectares de friches littorales (47 parcelles) atomisées entre des zones périurbaines, voire parfois intra urbaines. En 2013, ces 33 ha ont été proposés à 7 éleveurs se sont engagés à les remettre en culture, en agriculture bio, en favorisant la production de fourrage de légumineuses. En 2017, 99 hectares répartis en 160 parcelles avaient été remis en culture, et l’autonomie alimentaire (fourrages et céréales) atteinte à 100%.2

Y-a-t-il d’autres projets sur le territoire qui associent élevage et cultures ?
Il y a plusieurs projets, pas toujours sur le même modèle, mais qui ont bien vocation à maintenir ou recréer cette relation. Par exemple dans le Minervois, un céréaliculteur a monté une coopérative avec d’autres céréaliculteurs, et coopèrent avec les éleveurs dans le Sud et l’Ouest du Massif central. Il y a aussi beaucoup d’initiatives dans la région entre les éleveurs ovins et des domaines viticoles qui souhaitent se convertir en agriculture bio : ces derniers demandent aux éleveurs de faire pâturer leurs bêtes sur leurs vignes en hiver.

Plus d’infos : www.idele.fr

  1. Département Terra - UMR Selmet (Système d'élevages méditerranéens et tropicaux)
  2. Aujourd’hui, le projet est rendu à un tournant. La question est de parvenir à le pérenniser.  
Article présent dans les magazines: 

[BIO] À Claira, des éleveurs cultivent des friches agricoles

Créé le : 26/05/2020
Claira, Pyrénées-Orientales. crédit : MP Vincent

Par Marie-Pascale Vincent

À Claira, dans les Pyrénées-Orientales, des éleveurs ovins cultivent en bio des terres jadis laissées à l’état de friches, en zone périurbaine. Ils retissent ainsi le lien ancestral entre plaines et montagnes, et contribuent à l’autonomie fourragère de leurs troupeaux. Une expérience démarrée il y a près de sept ans, qu’il convient aujourd’hui de pérenniser.

À quelques kilomètres de Perpignan, autour du village de Claira, une centaine d’hectares de friches agricoles ont retrouvé une vocation économique. Ces terres cultivées par un groupe d’éleveurs ovins installés au pied du Canigou, contribuent à l’autonomie fourragère des troupeaux. Réunis en Sarl, La clé des champs fleuris, leur objectif est double : améliorer leur revenu et entretenir le territoire, au profit d’un environnement et d’une agriculture locale durable.

À la belle saison, en lieu et place de certaines friches qui ont longtemps prévalu aux abords de Claira, un village dans la grande banlieue de Perpignan, fleurissent ces dernières années, des champs de sainfoin et autres luzernes. Aux portes des Pyrénées-Orientales, le long des routes d’accès à la mer, leur culture en agriculture biologique contribue à un environnement de qualité. Ce renouveau qui permet de limiter les nuisances dues aux terres laissées à l’abandon, dont le risque d’incendie, est le fait d’éleveurs ovins installés sur les contreforts du Canigou. Ces derniers, réunis en SARL, La clé des champs fleuris, comme ils le disent eux-mêmes, « ne s’en frichent plus ! »

« Nous sommes cinq éleveurs avec des troupeaux de 200 bêtes environ, animés par une même philosophie : maintenir des filières locales et des pratiques à haute valeur environnementale, garantes d’une agriculture durable, détaille Olivier Gravas, éleveur à Sahorre. Nous sommes installés pour la plupart hors cadre familial et nos terres, sur des reliefs escarpés, sont souvent morcelées. Les achats d’alimentation animale coûtent cher et dans nos zones de montagne, il est difficile de récolter du bon foin et même impossible de faire pousser des céréales. Nous sommes confrontés à l’altitude, à la pression foncière sur les rares terres cultivables en fond de vallées. Aussi, quand la mairie de Claira a proposé des terres en friche à la Coopérative catalane des éleveurs dont nous sommes adhérents, nous avons répondu présents. »

Exemplarité à Claira

« Claira est depuis longtemps un terrain d’expérimentation en matière de biodiversité, retrace Olivier Galaup, technicien aménagement et faune sauvage à la Fédération des chasseurs des Pyrénées orientales. Dès 1990, des habitants, notamment des chasseurs, se sont préoccupés de l’importance des friches. Suite à l’arrache des vignes, ces dernières représentaient alors plus de 30 % des terres agricoles. »

Plantation de haies, verger conservatoire, sensibilisation dans les écoles, essais de cultures, etc. la Fédération, avec les associations de chasse locales (Acca), a lancé différentes expériences. Elle a toujours bénéficié du soutien des élus qui en 2008, embauchent une chargée de mission pour élargir cette dynamique, trouver des propriétaires prêts à mettre à disposition des friches et leur redonner une vocation économique. 

La collaboration avec les éleveurs démarre en 2013. La première année, la mairie finance les achats de semences et la Fédération de chasse, partenaire, leur demande que 10 % des surfaces ne soient pas cultivées, mais laissées à « la nature ordinaire », comme l’appelle Olivier Galaup.

Trophée de l’agroécologie

Aujourd’hui, La clé des champs fleuris a remis en culture 100 ha de friches à Claira, mais aussi à Saint-Laurent-de-la-Salanque, Torreilles et Saint-Hippolyte. Une coopération d’utilisation de matériel agricole (Cuma) a permis d’acheter du matériel en commun, tracteurs, etc. Et la SARL qui a obtenu le label GIEE (Groupement d’intérêt économique et écologique) autour de son projet Fricato (Friches reconverties pour l’alimentation destinée à l’autonomie), contribue à un nouvel équilibre entre plaine et montagne. « Deux territoires jadis complémentaires où il était devenu impossible de faire pâturer les troupeaux ovins l’hiver, en raison de l’urbanisation », détaille Michel Cabanat, éleveur à La Bastide.

 « Cette démarche est innovante, insiste Anne Rouquette, technicienne à la chambre d’agriculture qui a accompagné le projet. La recherche d’une autonomie fourragère, pour diminuer ses charges et améliorer son revenu, reste classique. Mais il est peu courant de cultiver céréales et fourrages sous nos latitudes. Et l’originalité du projet réside dans son aspect collectif. Cochant toutes les cases de la protection de la biodiversité, il a d’ailleurs reçu le trophée de l’agro-écologie 2017 et suscité l’intérêt des chercheurs, dont l’Inra. Ces éleveurs se sont lancés dans l’aventure, sans garantie. Aujourd’hui, il faut les aider à pérenniser un projet qui fait l’unanimité. »

Pérenniser l’expérience

Sur les exploitations, les cultures mises en place par La clé des champs fleuris ont des retombées. Chez Olivier Gravas, les céréales et le foin bio achetés à prix coûtant à la SARL, lui ont permis de passer son exploitation en agriculture biologique. Ou encore à Evol, où Benoit Vincent complémente désormais l’alimentation de ses brebis avec des céréales pendant l’agnelage, ce qui joue en faveur du poids des agneaux. Autour des fermes, les prairies de fauche ont été converties en pâturages et à Claira, les éleveurs ont appris à cultiver la terre, un autre métier. Ce projet qui leur permet de sortir de leurs exploitations, « vaut aussi pour la convivialité », rajoute Joël Trézeguet, éleveur à Olette. Y compris avec les propriétaires fonciers, plus d’une soixantaine au total. « Ces derniers peuvent engager leurs terres pour un an tacitement renouvelable ou pour un bail de cinq ans, détaille Olivier Gravas.  Et chaque année, un repas réunit élus, propriétaires, éleveurs ainsi que les partenaires. Mais cette démarche a aussi ses difficultés. »

La distance entre les fermes et les cultures, les aléas des récoltes, un manque de garantie sur le foncier ou encore la charge de travail, fragilisent l’expérience. Plusieurs solutions sont envisagées comme installer un agriculteur sur place pour faire le relais ou trouver de nouveaux associés. Selon Olivier Gravas, l’embauche d’un salarié constitue aussi une piste. « À condition d’avoir le financement. Si la SARL bénéficie de certaines aides de la Politique agricole commune (Pac), elle n’émarge pas aux mesures agri-environnementales, parce qu’elle est atypique. » « Et pourtant, la convention que les éleveurs ont passée avec la fédération, entraîne des contraintes et une perte de rendement au bénéfice de la biodiversité », rajoute Olivier Galaup pour qui la fusion de l’Agence française de la biodiversité avec la Fédération des chasseurs pourrait ouvrir de nouvelles perspectives en matière de financement. 

 Entretenir les friches, une obligation

Saint-Laurent de Salanque a été conquis par l’expérience menée à Claira. Depuis 2017, 4,5 ha ont été mis à disposition des éleveurs. Et 10 ha supplémentaires sont envisagés. « La mairie leur a confié une réserve foncière constituée à l’entrée de la ville, explique Marie-Claude Alba, adjointe. Ici, des terres agricoles sont laissées en friche suite au recul de la vigne et de l’arboriculture. Il est vain d’espérer qu’elles deviennent constructibles. Elles sont classées en zone inondable et la politique d’urbanisation est à la valorisation de l’existant, pas à l’extension. »

Pour la commune, dotée d’un Agenda 21, l’entretien des friches est obligatoire. « Ce projet diminue les frais et joint l’utile à l’agréable, détaille Tristan Fajula, chargé de mission.  Outre les risques d’incendie, les friches comptent des plantes allergènes, une petite faune indésirable et favorisent les décharges sauvages. » « Ce projet fait aussi reculer les nuisances et le choix de l’agriculture biologique est un atout pour les riverains », conclut Marie-Claude Alba. 

Plus d’infos : Projet Fricato sur www.idele.fr

Article présent dans les magazines: 

[ POLLUTION ] Des journalistes bretons s'unissent face à l'agro-industrie

Créé le : 26/05/2020
Prolifération d'algues vertes sur la plage du Valais à St Brieuc durant l'été 2017. En se décomposant, ces algues dégagent un gaz toxique appelé sulfure d'hydrogène. © Maxppp / Cyril Frionnet

En Bretagne, de nombreux journalistes ont décidé d’unir leur voix pour dénoncer la difficulté d’informer sur l’agroalimentaire local. En toile de fond : l'omerta qui règne autour de la question de la pollution issue du secteur, acteur économique local incontournable. France Inter a fait le point dans une émission parue ce lundi.

Présentation de l'émission parue lundi 25 mai dans l'Instant M sur France Inter :

L’affaire Inès Léraud prend de l’ampleur. Au départ, une enquête de longue haleine diffusée sur France Culture et France Inter, dénonçant à la fois le scandale des algues vertes et l’omerta sous lequel la Bretagne l’a enfoui. Puis, une BD publiée chez Delcourt. Succès, 46 000 exemplaires. Seulement voilà, un salon du livre des Côtes d’Armor annule la venue de l’auteur et une maison d’édition locale renonce à la traduction de son livre en breton. 

La coupe est pleine. Ces petits baillons, loin d’être insignifiants, s’ajoutent aux plaintes en diffamation, campagnes de dénigrement et autres actes d’intimidation. Début mai, paraît dans Libération une tribune portée par des avocats, des militants, des élus, etc… qui appellent à défendre le droit d’informer en Bretagne et le droit d’enquêter sur les pratiques des industriels de l’agroalimentaire.

La Bretagne, première région laitière, productrice de la moitié de la viande française. La Bretagne, tenue par des poids lourds comme les groupes Triskalia, Daucy, Doux ou encore Chéritel qui ont le bras long. Ils font vivre une partie de la population et leurs dépenses de communication, elles, font vivre les médias locaux.  

Une nouvelle génération de journalistes interpelle publiquement le président de la région Bretagne. Une lettre ouverte va lui être adressée aujourd’hui. Initiatives de jeunes consoeurs et confrères exerçant dans la région, directement victimes de pression ou régulièrement témoins d’entraves. Pour la première fois, ils se mettent en réseaux, les langues se délient. Un texte est rédigé demandant à ce qu’aucune subvention ne soit retirée auprès publication de cette lettre ouverte. Ils connaissent trop bien la mécanique des représailles. Ils veulent que les élus et les administrations cessent de se barricader lorsqu’un journaliste les interroge sur ces sujets. Ils veulent qu’un « Observatoire régional des libertés de la presse » soit créé, au même titre que les ministères de l'Intérieur et de l'Agriculture ont adoubé des observatoires de « l'agribashing ». Les journalistes, eux aussi, voudraient se sentir soutenus, en finir avec « le mur du silence » et l’auto-censure.  

Ce week-end, les signatures ont spontanément afflué au bas de cette lettre. L’un des jeunes instigateurs me confiait hier ne pas avoir « osé solliciter certains de ses aînés, des plumes bien connues en Bretagne, des journalistes qui ont été en première ligne, qui en ont pris plein les dents et qui n’aspiraient qu’à une chose, qu’on leur foute la paix ». Vous savez quoi ? Leurs noms sont sur la liste.

> Réécouter l'émission

[TRIBUNE] : Sortir de la crise et engager la transition écologique

Créé le : 11/05/2020
logo asso negawatt

Par l'association NegaWatt

Face à la crise majeure que nous traversons, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer une véritable prise en compte des enjeux sociétaux et environnementaux dans les mesures qui seront prises pour en sortir.

Depuis près de 20 ans, les experts de l'Association négaWatt réfléchissent à un avenir plus soutenable pour la France et aux moyens d'y parvenir.

Le scénario négaWatt dessine ainsi un chemin possible pour une transition énergétique et écologique. La trajectoire qu'il propose est une voie vers plus de résilience, porteuse d'une meilleure protection de l'environnement et de notre cadre de vie, mais aussi de justice sociale et de création d'emplois.

L'Association négaWatt se mobilise ainsi pour soutenir ces changements qu'il est de plus en plus urgent de mettre en œuvre. Après avoir publié une tribune sur Alternatives économiques, elle vient de signer, aux côtés de plus de 70 autres organisations, un appel commun à la reconstruction que nous vous invitons ci-dessous à signer et à relayer.

Appel commun à la reconstruction

Pandémies, dérèglement climatique, inégalités sociales… Notre société est vulnérable, et nous en avons plus que jamais conscience. Face à la crise actuelle, des mesures de relance vont être prises par les décideurs. Mais avons-nous vraiment envie de relancer ce système qui ne tourne pas rond ?

L'Association négaWatt s'est associée au lancement d'un grand Appel citoyen pour interpeller les décideurs et leur demander une  reconstruction réellement écologique, sociale et sanitaire.

Je soutiens l'appel : https://www.appel-commun-reconstruction.org/

 

[ LE TEMPS EST VENU ] L’appel de Nicolas Hulot

Créé le : 07/05/2020

L'ancien ministre de l'écologie Nicolas Hulot a rédigé mercredi une tribune. Son but : sortir de cette crise par le haut et préparer la société au monde qui vient, en multipliant les solidarités et en mettant fin à certains principes de l'économie de marché au niveau français et européen. Il énonce 100 principes "pour créer un élan collectif".

Les principes :

1. Le temps est venu, ensemble, de poser les premières pierres d’un nouveau monde.

2. Le temps est venu de transcender la peur en espoir.

3. Le temps est venu pour une nouvelle façon de penser.

4. Le temps est venu de la lucidité.

5. Le temps est venu de dresser un horizon commun.

6. Le temps est venu de ne plus sacrifier le futur au présent.

7. Le temps est venu de résister à la fatalité.

8. Le temps est venu de ne plus laisser l’avenir décider à notre place.

9. Le temps est venu de ne plus se mentir.

10. Le temps est venu de réanimer notre humanité.

11. Le temps est venu de la résilience.

12. Le temps est venu de prendre soin et de réparer la planète.

13. Le temps est venu de traiter les racines des crises.

14. Le temps est venu d’appréhender l’ensemble des crises écologiques, climatiques, sociales, économiques et sanitaires comme une seule et même crise : une crise de l’excès.

15. Le temps est venu d’entendre la jeunesse et d’apprendre des anciens.

16. Le temps est venu de créer du lien.

17. Le temps est venu de miser sur l’entraide.

18. Le temps est venu d’applaudir la vie.

19. Le temps est venu d’honorer la beauté du monde.

20. Le temps est venu de se rappeler que la vie ne tient qu’à un fil. 

21. Le temps est venu de nous réconcilier avec la nature.

22. Le temps est venu de respecter la diversité et l’intégrité du vivant.

23. Le temps est venu de laisser de l’espace au monde sauvage.

24. Le temps est venu de traiter les animaux en respectant leurs intérêts propres.

25. Le temps est venu de reconnaître l’humanité plurielle.

26. Le temps est venu d’écouter les peuples premiers.

27. Le temps est venu de cultiver la différence.

28. Le temps est venu d’acter notre communauté de destin avec la famille humaine et tous les êtres vivants. 

29. Le temps est venu de reconnaître notre vulnérabilité.

30. Le temps et venu d’apprendre de nos erreurs.

31. Le temps est venu de l’inventaire de nos faiblesses et de nos vertus. 

32. Le temps est venu de nous concilier avec les limites planétaires.

33. Le temps est venu de changer de paradigme. 

34. Le temps est venu d’opérer la mue d’un système périmé.

35. Le temps est venu de redéfinir les fins et les moyens.

36. Le temps est venu de redonner du sens au progrès.

37. Le temps est venu de l’indulgence et de l’exigence. 

38. Le temps est venu de s’émanciper des dogmes.

39. Le temps est venu de l’intelligence collective. 

40. Le temps est venu d’une mondialisation qui partage, qui coopère et qui donne aux plus faibles.

41. Le temps est venu de préférer le juste échange au libre-échange.

42. Le temps est venu de globaliser ce qui est vertueux et de dé globaliser ce qui est néfaste.

43. Le temps est venu de définir, préserver et protéger les biens communs. 

44. Le temps est venu de la solidarité universelle.

45. Le temps est venu de la transparence et de la responsabilité.

46. Le temps est venu d‘une économie qui préserve et redistribue à chacun.

47. Le temps est venu de mettre un terme à la dérégulation à la spéculation et à l’évasion fiscale.

48. Le temps est venu d’effacer la dette des pays pauvres.

49. Le temps est venu de s’émanciper des politiques partisanes. 

50. Le temps est venu de s’extraire des idéologies stériles.

51. Le temps est venu des démocraties inclusives.

52. Le temps est venu de s’inspirer des citoyens.

53. Le temps est venu d’appliquer le principe de précaution.

54. Le temps est venu de graver dans le droit les principes d’une politique écologique, sociale et civilisationnelle. 

55. Le temps est venu de faire mentir le déterminisme social.

56. Le temps est venu de combler les inégalités de destin.

57. Le temps est venu de l’égalité absolue entre les femmes et les hommes.

58. Le temps est venu de tendre la main aux humbles et aux invisibles.

59. Le temps est venu d’exprimer plus qu’une juste gratitude à celles et ceux, souvent étrangers, qui dans nos pays hier et aujourd’hui exécutent des tâches ingrates. 

60. Le temps est venu de valoriser prioritairement les métiers qui permettent la vie.

61. Le temps est venu du travail qui épanouit.

62. Le temps est venu de l’avènement de l’économie sociale et solidaire.

63. Le temps est venu d’exonérer les services publics de la loi du rendement.

64. Le temps est venu de relocaliser des pans entiers de l’économie.

65. Le temps est venu de la cohérence et de réorienter nos activités et nos investissements vers l’utile et non le nuisible.

66. Le temps est venu d’éduquer nos enfants à l’être, au civisme, au vivre ensemble et de leur apprendre à habiter la terre.

67. Le temps est venu de nous fixer des limites dans ce qui blesse et aucune dans ce qui soigne.

68. Le temps est venu de la sobriété.

69. Le temps est venu d’apprendre à vivre plus simplement.

70. Le temps est venu de nous réapproprier le bonheur.

71. Le temps est venu de nous libérer de nos addictions consuméristes.

72. Le temps est venu de ralentir.

73. Le temps est venu de voyager près de chez nous.

74. Le temps est venu de nous défaire de nos conditionnements mentaux individuels et collectifs.

75. Le temps est venu de faire naître des désirs simples.

76. Le temps est venu de distinguer l’essentiel du superflu. 

77. Le temps est venu d’arbitrer dans les possibles.

78. Le temps est venu de renoncer à ce qui compromet l’avenir. 

79. Le temps est venu de la créativité et de l’impact positif.

80. Le temps est venu de lier notre je au nous.

81. Le temps est venu de croire en l’autre.

82. Le temps est venu de revisiter nos préjugés. 

83. Le temps est venu du discernement.

84. Le temps est devenu d’admettre la complexité.

85. Le temps est venu de synchroniser science et conscience.

86. Le temps est venu de l’unité.

87. Le temps est venu de l’humilité.

88. Le temps est venu de la bienveillance.

89. Le temps est venu de l’empathie.

90. Le temps est venu de la dignité pour tous.

91. Le temps est venu de déclarer que le racisme est la pire des pollutions mentales. 

92. Le temps est venu de la modestie et de l’audace.

93. Le temps est venu de combler le vide entre nos mots et nos actes et d’agir en grand.

94. Le temps est venu où chacun doit faire sa part et être l’artisan du monde de demain.

95. Le temps est venu de l’engagement. 

96. Le temps est venu de croire qu’un autre monde est possible.

97. Le temps est venu d’un élan effréné pour ouvrir de nouvelles voies.

98. Le temps est venu sur cette matrice de choisir, encourager et accompagner nos dirigeants ou représentants.

99. Le temps est venu pour chacun de faire vivre ce manifeste.

100. Le temps est venu de créer un lobby des consciences.

Celles et ceux qui se reconnaissent en ces phrases sont invités à les partager sur les réseaux sociaux ou à se les réapproprier en créant leur propre phrase « #LeTempsEstVenu ».

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[ ECOLOGIE ] Le premier guide Ecolocal en Bretagne Sud

Créé le : 30/04/2020

300 adresses d'initiatives locales et astuces pour agir sur le climat en Bretagne Sud. C'est ce que propose le premier guide Ecolocal créé par l'association Clim'actions qui lance un financement participatif.

L'Ecolocal donnera les clés pour agir pour le climat. La Bretagne Sud regorge d'initiatives et d'acteurs investis pour notre bien-être et celui de la nature. De l'alimentation, à l'hébergement, en passant par les loisirs, la mobilité, ... Ce livre vous permettra de découvrir les meilleures astuces et adresses pour que vous puissiez agir pour le climat dès cet été 2020.

L'Ecolocal valorise, encourage et met en lumière les initiatives locales, positives pour le climat. Clim'actions a sélectionné les meilleures avec des critères environnementaux, sociaux et économiques en lien avec le climat. Aucune participation financière n'est exigée pour être dans le guide afin de garantir l'indépendance de la sélection.

L'Ecolocal est un projet collaboratif réalisé par une équipe d'une trentaine de bénévoles et professionnels accompagnée par les administrateurs de Clim'actions Bretagne Sud.

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