Écologie

[ COMMUNIQUÉ ] - Réseau Action Climat - Fiscalité écologique

Créé le : 29/10/2018

Fiscalité écologique : les réponses que devrait apporter le gouvernement face à son augmentation

Le constat est clair : la hausse de la fiscalité des carburants, dans un monde sous contrainte climatique, est tout simplement indispensable. Elle participe à faire transiter nos déplacements actuels reposant essentiellement sur les énergies fossiles vers d'autres types de mobilités, moins émetteurs de gaz à effet de serre. Les transports restant dans notre pays le premier poste d'émissions de gaz à effet de serre, les mesures à prendre dans ce secteur constituent une priorité.

Il n'en reste pas moins que la transition énergétique (et écologique en général) implique un changement profond de nos modes de vie et de consommation qui, s'il n'est pas accompagné, est condamné à échouer. En plus de l'incitation fiscale, ces changements doivent bel et bien être accompagnés pour les citoyens vers de nouvelles solutions de mobilités : transports en commun, véhicules peu émetteurs et covoiturage, modes actifs, etc.

Les situations que vivent aujourd'hui les citoyens face à l'augmentation de la fiscalité, en particulier des carburants, méritent cependant d'être nuancées :

Il y a ceux qui peuvent faire autrement et la fiscalité est là pour les y inciter. A titre d'exemple, aujourd'hui, un déplacement sur deux effectué en ville en voiture fait moins de 3 km.

Et il y a ceux qui, aujourd'hui, ne peuvent pas faire autrement et ont de faibles ressources. Ceux-là ont donc besoin, face à l'augmentation de la fiscalité écologique, d'être aidés.

Nous sommes nombreux à avoir plaidé depuis plusieurs mois auprès du Gouvernement pour que ce dernier mette en place, parallèlement à l'augmentation nécessaire de la fiscalité écologique, des solutions, de court et de moyen à long terme. L'objectif étant qu'au final, personne ne soit laissé sur le carreau et que tout le monde puisse se déplacer et exercer ses activités, sans pour autant nuire au climat.

Et sur ce point, les mesures prises par le Gouvernement demeurent insuffisantes pour entrainer la France vers une transition écologique qui soit également juste socialement. A l'heure où le projet de loi de finances pour 2019 et les arbitrages sur la future loi mobilités sont en cours, nous appelons le Gouvernement à utiliser les recettes tirées de l'augmentation de la fiscalité écologique pour, entre autres, garantir une mobilité durable à tous en :

1.       Aidant réellement les français à sortir du piège du diesel et de l'essence dans lequel ils sont enfermés

Aujourd'hui, la prime à la conversion permet l'achat de véhicules qui continuent, pour l'essentiel, de fonctionner sur la base d'énergies fossiles (diesel, essence). Ainsi, seulement 7% des aides octroyées dans le cadre de la prime à la conversion ont servi à l'achat d'une voiture électrique. En recentrant les aides en vigueur sur des véhicules à très faibles émissions et plus sobres (par exemple en imposant des critères de taille ou de puissance du véhicule), les montants alloués pour changer de véhicules pourraient être beaucoup plus généreux pour les ménages les plus fragiles.

2.       Transformant la prime à la conversion, centrée sur l'automobile, en une prime à la mobilité ouverte, à tous les modes de transports

Pour sortir les français de leur dépendance aux énergies fossiles, la prime à l'abandon d'un vieux véhicule devrait être ouverte à d'autres formes de mobilités telles qu'une adhésion à un service d'autopartage ou de covoiturage, l'acquisition d'un vélo (dont électrique), un abonnement aux transports en commun, etc. Le Gouvernement devrait également renforcer son soutien financier au vélo pour permettre son utilisation combinée avec le train ou les transports en commun (stationnements sécurisés pour les vélos dans les pôles d’échanges multimodaux, possibilité de cumuler le forfait mobilité durable avec le remboursement des transports en commun, etc.).

3.       Réduisant les fractures territoriales en luttant contre l'étalement urbain et en renforçant le réseau de transports en commun

Les déplacements quotidiens des ménages périurbains et ruraux subissent les situations les plus critiques de précarité liée à la mobilité comparativement aux grandes agglomérations françaises. C'est le résultat d'une politique centrée sur la voiture. La lutte contre l'étalement urbain et la diversification des modes de transport dans tous les territoires est essentielle dans un contexte de hausse du prix de l'énergie. Le Gouvernement doit soutenir le réseau ferré en investissant dans sa régénération plus de 3 milliards d'euros chaque année afin de rendre le train attractif et accessible au plus grand nombre. Aujourd'hui, c'est pourtant l'inverse qui se déroule sous nos yeux avec près de 9000 km de petites lignes qui sont menacées de fermeture par un manque d'investissements dans la régénération du réseau.

4.       Cofinançant, auprès des collectivités locales, le développement des transports plus propres

Le Gouvernement devrait consacrer sous le quinquennat 1 milliard d'euros en faveur des transports en commun, des bus plus propres et de la résolution des nœuds ferroviaires (afin, pour ce dernier point, de développer des réseaux de train rapides de type RER autour des métropoles françaises).

 

Le Réseau Action Climat fédère les assocations impliquées dans la lutte contre les changements climatiques.

 

Plus d'infos > https://bit.ly/2EPFSOG

 

À Toulouse, Citoy’enR met l’énergie en commun

Créé le : 26/10/2018

par Grégoire Souchay

La société coopérative Citoy’enR est parvenue à lever 100 000 € de fonds auprès des citoyens, ce qui a permis de mettre sur les rails un projet de construction de panneaux photovoltaïques sur 2000 m² de toiture appartenant à la Métropole.


L’énergie solaire débarque à l’Union

Après deux ans d’existence, la coopérative Citoy’enR vient d’inaugurer ses premiers panneaux photovoltaïques citoyens dans la périphérie toulousaine. Une première étape pour resserrer le lien distendu entre les habitants des villes et leur production d’énergie.

Parlez de l’Union, et vous aurez rapidement en tête deux images : les colonnes de voitures dans les bouchons et une paisible banlieue pavillonnaire aux abords de Toulouse. Cette ville-dortoir relativement aisée, située au nord-est de la métropole, manque un peu de vie et de lieux de convivialité. Pourtant, c’est peut-être elle qui sera demain à l’avant-garde de la transition énergétique. En ce début du mois d’août, nous y avons rendez-vous avec Citoy’enR.

Le programme du jour : inspecter les deux premiers parcs photovoltaïques de la toute jeune coopérative de production d’énergie renouvelable et citoyenne. Elle regroupe 280 sociétaires et elle est portée par un noyau dur d’une quinzaine de bénévoles actifs, parmi lesquels Maxime Gomez, un jeune chargé d’affaires thermiques. Ce genre de visite technique n’est pas dans ses habitudes : son engagement dans Citoy’enR était jusque là plutôt face au grand public.

 

« Accélérer la transition énergétique »

Si l’inauguration officielle des installations a déjà eu lieu en juin, il faut encore une série de vérifications avant la mise en service effective, fin septembre. La visite est menée par Eric Ehrmann, technicien chargé d’opérations à la mairie de l’Union, et se concentre sur l’une des deux installations, à l’école primaire Borde-d’Olivier, vide et désertée de son tumulte habituel. Les panneaux photovoltaïques, d’une puissance maximale de 9 kilowatts-crête (kWc) courent le long d’une toiture basse, mais ne sont pas encore fonctionnels, malgré les 36 °C extérieurs. « Ils ne produisent à pleine puissance qu’en dessous de 25 °C. Au-delà, ils s’échauffent et sont moins performants »,explique Eric Ehrmann. Il faudra revenir avec une nacelle pour inspecter l’autre projet de 200 m², installé sur la toiture du gymnase Georges-Beyney.

Si la coopérative a déjà réussi à lever près de 100 000 euros de fonds auprès de 280 citoyens de l’agglomération, c’est que son engagement dépasse largement la seule production d’énergies vertes. La structure ambitionne de rassembler « toutes celles et ceux qui souhaitent accélérer la transition énergétique sur l’ensemble du territoire de la métropole toulousaine ».

L’organisation est démocratique : chaque sociétaire ne dispose que d’une voix, quel que soit son nombre de parts. Ce principe est né dès la gestation du projet, au sein du groupe « énergie » de Toulouse en Transition, une association qui fait partie du réseau des Villes en transition. C’est là qu’Aurore Lopez, salariée d’un bureau d’études environnemental, s’est retrouvée « presque par hasard » comme force motrice de cette équipe de bénévoles. Soutenue au sein de l’incubateur d’innovation sociale Première Brique de Toulouse Métropole, Citoy’enR est devenue depuis un an une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif).

« L’impression d’avoir un deuxième boulot »

L’entreprise réalise presque tout : montage des projets et investissements, suivi du chantier d’installation jusqu’à la mise en service, maintenance et même vente de l’électricité. Pour l’heure, EDF va récupérer la production d’électricité, mais les coopérateurs espèrent nouer d’ici quelques mois un partenariat avec le fournisseur alternatif Enercoop. La coopérative va même réaliser des opérations de sensibilisation dans les écoles et les crèches, où des panneaux photovoltaïques auront été installés. Seule l’installation des panneaux est confiée à une entreprise locale, Courant Naturel, qui s’approvisionne auprès du fabricant Sunpower.

Ce montage économique a conduit la région Occitanie à compléter financièrement le projet à hauteur de l’engagement citoyen, avec près de 100 000 euros supplémentaires. De quoi apporter la trésorerie suffisante pour emprunter auprès de la NEF et ainsi financer les seize premiers projets, qui recouvriront en tout 2000 m² des toitures de la Métropole.

Mais avant cela, il faut déjà conclure les deux projets pionniers de l’Union. Chaque phase apporte son lot de procédures, normes et paperasse. Un travail fastidieux, qu’il faut réaliser le plus sérieusement possible. Il suffit de se rendre à une de leurs réunions techniques régulières pour que saute aux yeux le professionnalisme de l’équipe. Celle-ci est majoritairement composée d’ingénieurs. Le 26 juillet, quelques jours avant l’inspection à l’Union, ils étaient plus d’une dizaine, de tous âges, studieux et efficaces, à s’être déplacés à la maison des associations du centre de Toulouse pour faire le point sur les projets en cours. « On a parfois l’impression d’avoir un deuxième boulot »,lâche Aurore.

Toulouse en ligne de mire

L’attelage a en tout cas séduit la Ville de l’Union. « Nous avions des bâtiments disponibles et nous étions intéressés pour entrer au capital de la structure »,souligne le maire, Marc Péré. Une participation assez symbolique de 2000 euros (40 parts à 50 euros), mais qui permet de donner de la visibilité aux enjeux énergétiques pour lesquelles l’élu, ancien directeur du pôle de compétitivité Aerospace Valley, a une forte appétence. Tandis qu’il imagine déjà des projets beaucoup plus ambitieux au niveau de la Métropole, Frédéric Bamière, son adjoint au développement durable, sourit. Lui aussi est pleinement convaincu de l’importance de la question énergétique en ville : « Nous avons déjà diminué la consommation des bâtiments publics et réfléchissons à une extinction nocturne de l’éclairage. »Il sent bien que « les collectivités doivent avoir un rôle prépondérant sur la question énergétique dans leur territoire ».

À Citoy’enR ? On se réjouit de la mise en service des premiers panneaux, fin septembre, même si le rythme soutenu provoque une certaine fatigue. « On est à un virage pour que de nouvelles personnes s’impliquent »,souligne Aurore. Elle pense déjà aux futurs projets, qui pourraient voir le jour sein même de la ville de Toulouse. La complexité sera encore plus grande, puisqu’il faudra alors parvenir à s’insérer dans l’organisation d’une grande ville. Une nouvelle étape, difficile, mais essentielle, pour ne pas réserver cette transition énergétique aux multinationales, techniciennes du renouvelable.


 

Alenka Doulain : la production d’énergie, « absente de l’imaginaire » des habitants

Au côté de Citoy’enR, une multitude d’initiatives similaires se développent. Alenka Doulain, animatrice du réseau Énergies citoyennes locales et renouvelables (ECLR) Occitanie observe cette dynamique.

Quelles sont les particularités des projets urbains ?

C’est là où l’on trouve la plus grande part des projets photovoltaïques, qui sont les moins difficiles à développer, par rapport à de l’éolien ou de la méthanisation. Le plus complexe, c’est de mobiliser les habitants, déconnectés des unités de productions d’énergies, souvent lointaines, voire absentes de leur imaginaire. Mais les villes offrent aussi des bassins d’épargne importants. C’est un peu à double tranchant.

Quel rôle y jouent les coopératives citoyennes ?

D’abord, elles permettent de sensibiliser à la problématique. Ensuite, les habitants disposant de toitures adaptées n’ont pas forcément l’argent nécessaire pour accueillir du photovoltaïque, et inversement. Tout le rôle des coopératives est de mettre en lien ces deux publics, en faisant appel à l’épargne de ceux qui souhaitent invertir leur argent dans des projets concrets et utiles.

 

Photos : G. Souchay / Citoy'enR

 

Agriculture biologique : les producteurs-rices s'expriment

Créé le : 26/10/2018

L'Assemblée générale de BioBreizh s'est tenue ce mois-ci. Les producteurs et productrices y ont évoqué leurs envies et leurs inquiétudes.

Virginie Jourdan, journaliste à Sans Transition ! est allée à leur rencontre.


Sandrine Le Feur, députée LREM du Finistère,  « je pense que le cahier des charges bio peut encore évoluer ».

A l'occasion de l'assemblée générale de BioBreizh, un groupement de producteurs bretons de légumes, la députée LREM Sandrine Le Feur, également agricultrice bio, a évoqué les limites qu'elle ne souhaite pas voir franchies en bio. Son souhait : voir le cahier des charges de l'agriculture biologique intégrer des objectifs énergétiques et sociaux.

> Ecoutez son interview

 

Luc Calvez, « nous refusons les biotechnologies dans les semences »

Luc Calvez est producteur de légumes dans le Finistère. Il a opté pour l'agriculture biologique en 2008 après une carrière dans le conventionnel. Lors de l'assemblée générale de BioBreizh, le président de ce groupement de producteurs a rappelé son opposition à l'extension des semences issues des biotechnologies.

> Ecoutez son interview

[VIDEOS] - André Bucher : « Mon roman parle d'un combat pour la sauvegarde d'un lieu »

Créé le : 16/10/2018
André Bucher présente son nouveau roman, Un court instant de grâce (octobre 2018 – Le Mot et le Reste) - DR

Il se présente comme un écrivain-paysan. Nous avons rencontré André Bucher, durant la dernière foire bio de Montfroc (26), les 6 et 7 octobre derniers. Dans une série de trois interviews vidéos, l'homme de la vallée du Jabron nous a parlé de son dernier roman, Un court instant de grâce (octobre 2018 – Le Mot et le Reste). Roman dans lequel l'évocation du projet de méga-centrale à bois de Gardanne (13) et ses potentiels impacts dévastateurs sur la forêt ne serait que fortuite...

Retrouvez-ci dessous la chronique d'Un court instant de grâce parue dans le dernier numéro de sans Transition !


A lire : BOIS ET ENERGIE : VERS UNE GESTION RESPONSABLE DES RESSOURCES FORESTIÈRES ?


 

       

 

 

 

 


Chronique - LA BATAILLE DU BOIS
 
Émilie vit sur les pentes de la montagne de Palle. Depuis la mort de son compagnon, elle cultive seule ses terres, avec force et détermination. Son existence est bousculée par un projet de centrale à biomasse qui menace la forêt. Mais aussi par Victor, ami (amour ?) d’enfance, qui revient vers elle, sans crier gare... Avec ce neuvième roman, André Bucher fait référence à la controversée centrale électrique de Gardanne, dans les Bouchesdu- Rhône (lire Sans Transition ! N° 5). Loin des images d’Épinal, l’auteur décrit, avec réalisme et sensibilité, le combat, les joies et les peines de celles et ceux qui vivent au quotidien une certaine ruralité. De la résistance à la complaisance, il donne à voir le petit théâtre de la vie d’une vallée, confrontée aux impacts de ce que d’aucuns qualifient de « grand projet inutile ». Le tout sous le regard d’une nature imposante, qui semble n’en penser pas moins...
 
Un court instant de Grâce, André Bucher, Le Mot et le reste, septembre 2018, 208 pages, 19 euros

[CONFERENCE] - Les effets sur notre santé des pesticides et des Perturbateurs endocriniens – François Veillerette (Générations Futures)

Créé le : 10/10/2018
François Veillerette, directeur de Générations Futures - Crédit : Générations Futures

François Veillerette, Directeur de l'association Générations Futures, donnera une conférence exceptionnelle sur le thème « Pesticides, Perturbateurs endocriniens, quels effets sur notre santé ? » , jeudi 11 octobre à 19 heures à la Maison de l’Environnement de Lyon, 14 avenue Tony Garnier, Lyon 7ième. Un événement auquel Sans Transition ! Auvergne-Rhône-Alpes est partenaire. 

Comment nous protéger ?

François Veillerette décrira les graves effets nocifs de ces produits dangereux et surtout nous donnera des clefs pour nous protéger et protéger nos enfants. Il est est une voix forte en Europe sur le sujet et auteur de nombreux ouvrages, notamment Perturbateurs endocriniens, la menace invisible, coécrit avec Marine Jobert aux éditions Buchet – Chastel (2015). Plus récemment, il a écrit avec Fabrice Nicolino le manifeste Nous voulons des coquelicots, (Les Liens qui Libèrent, 2018) en lien avec la pétition du même nom demandant l'interdiction des pesticides de synthèse.

A lire : notre enquête, Pesticides: l’agriculture peut-elle se désintoxiquer ? 

Entrée libre.

Plus d'infos : www.facebook.com/events/179310989615389/

[VIDEO] - Jean Jouzel : « Nous avons deux ans pour agir »

Créé le : 09/10/2018
Jean Jouzel, sur la scène de la Boiserie de Mazan (84), le 4 octobre dernier -FD

Le climatologue Jean Jouzel, ancien membre du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) était l'invité de Sans Transition !, pour donner une conférence exceptionnelle le 4 octobre dernier, à Mazan, dans le Vaucluse. Nous l'avons interrogé à propos du dernier rapport du Giec, paru lundi 8 octobre. Rapport particulièrement alarmant sur l'évolution du climat, si nous n'arrivons pas à rester sous la barre des 1,5°C de réchauffement par rapport à la période pré-industrielle...

 


Quelques témoignages de partenaires de la soirée de Mazan...

L’organisation de cette soirée n'aurait pas pu être possible sans le concours de nos nombreux partenaires. Nous donnons la parole ci-dessous à trois d'entre eux.

 

 

 

[COMMUNIQUÉ] - Malformations sur des enfants dans l'Ain, la Loire Atlantique et le Morbihan : une nouvelle faillite de notre système de surveillance et de notre démocratie sanitaire !

Créé le : 05/10/2018
Michèle RIVASI, députée européenne écologiste - DR

Par Michèle RIVASI (députée européenne écologiste, biologiste agrégée et normalienne)

 

Depuis quelques semaines les 7 cas d'enfants nés sans bras ou sans mains dans l'Ain entre 2009 et 2014 et l'alerte donné par l'épidémiologiste du REMERA (registre des malformations en Rhône Alpes) restent sans explication et montre une fois de plus la défaillance de notre démocratie sanitaire et de notre système de surveillance.

Deux autres territoires sont concernés : entre 2007 et 2008, 3 enfants sont nés en Loire Atlantique avec le même type de malformations ; entre 2011 et 2013, 3 autres enfants sont nés avec des malformations génitales graves dans la région de Lorient.

A chaque fois, l'alerte est lancé par des médecins généralistes, des centre de surveillance locaux (REMERA) et les autorités sanitaires nationales sont prévenues (dans l'Ain dès 2014) sans que des mesures adéquates ne soient prises pour déterminer les causes (certainement d'origine environnementale -les autres facteurs d'explication ayant été écartés) de ces malformations dépassant sur un territoire restreint énormément la moyenne.

Par ailleurs, il faut savoir que le REMERA avait aussi alerté sur cet agrégat de malformations au moment du scandale de la Dépakine lorsque la presse s'intéressait aux augmentations inexpliquées d'anomalies congénitales. Suite à ce scandale, aucune leçon ne semble avoir été tirée.

Dans l'affaire des enfants de l'Ain, on apprend aussi que l'on assiste à un désengagement de l'Etat et de la Région Auvergne Rhône Alpes (présidée par Laurent Wauquiez) pour le financement du REMERA. Cela va dans le sinistre sens de l'histoire avec la Ministère de la santé qui souhaite réduire les centre de pharmacovigilance régionaux malgré les derniers scandales sanitaires (Levothyrox…). On voudrait tuer l'alerte, on ne s'y prendrait pas autrement.

Une nouvelle fois dans cette affaire, les autorités publiques sont dans le déni, Santé publique France estimant lors d'une réunion sur la question en 2016 que ces anomalies sur ces enfants sur 3 territoires différents sont certainement le fait du hasard. Scandaleux! Comme pour le sang contaminé, la Dépakine ou le scandale du Lévothyrox, on assiste toujours à un défaut d'information et de transparence sur les données de santé et l'usage qui en est fait. C'est cela qui explique la faillite de notre système de surveillance et les critiques répétées et légitimes sur la démocratie sanitaire.

J'exige pour répondre à cet impératif d'explication pour les familles des victimes et pour éviter d'autres scandales que :

  • Ces registres de surveillance des malformations régionaux (à l'instar du REMERA), qui ne couvrent aujourd'hui qu'un tiers du territoire, aient des moyens renforcés car il ont un rôle capital dans l'alerte ;
  • Et que l'Anses (agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail) lancent au plus vite des études de terrain sur ces trois territoires où ont été repérés des agrégats de malformations d'enfants en étudiant le lien avec les intrants chimiques et pesticides utilisés par les paysans sur ces territoires ruraux.

Je me rendrai prochainement dans l'Ain pour rencontrer Emmanuelle Amar et les familles de victimes et mènerai la bataille sur le terrain législatif national et européen pour renforcer l'évaluation de l'impact sanitaire des produits chimiques utilisés dans l'agriculture intensive et renforcer la protection des femmes enceintes et des enfants.

SAMEDI 6 OCTOBRE, ANCIELA INVITE LES GRANDSLYONNAIS À S’ENGAGER POUR RELEVER LES DEFIS ÉCOLOGIQUES ET SOLIDAIRES !

Créé le : 03/10/2018

Par Anciela

Afin de relever les défis écologiques et solidaires de notre région, Anciela invite les grandlyonnais à rencontrer une trentaine d’associations qui ont besoin de bénévoles pour s’engager à leurs côtés et construire le monde de demain. Une manifestation où seront attendues 500 personnes, au gymnase de la Maison pour tous des Rancy.

Transition écologique et solidaire recrute citoyens motivés pour changer le monde !

L’enjeu de cette journée est le passage à l’acte. A l’heure où les défis lancés à notre solidarité, et où l’urgence écologique affectent la plupart des citoyens, l’idée d’Anciela est d’aider chacun à trouver sa place pour agir et construire une société meilleure. Pour Martin Durigneux, président d’Anciela « Nous avons besoin de l’engagement et des initiatives des citoyens pour réussir à relever les défis écologiques et solidaires considérables auxquels nous faisons face ». Et pour agir, pas besoin d’être spécialiste ou déjà engagé, poursuit Martin : « chacun peut être utile à la transition écologique et solidaire de la société. La diversité des engagements et des initiatives est notre richesse ! » .

Jusqu’à 500 participants pour renforcer les associations grandlyonnaises !

Avec l’événement « Une année pour agir », samedi 6 octobre, Anciela compte mobiliser entre 300 et 500 personnes qui souhaitent agir en faveur d’une société écologique et solidaire et leur permettre de découvrir une trentaine d’associations particulièrement actives où elles pourront ensuite s’engager. L’objectif ? Relever six grands défis auxquels notre société fait face : Agir pour une société zéro-déchet ; Favoriser une alimentation écologique pour tous ; Préserver la nature et le climat ; Accueillir les migrants ; S’entraider pour construire une société solidaire ; Faire grandir les économies alternatives. Autour de chaque défi, les participants pourront rencontrer 5 associations.

Un hors-série gratuit du Magazine Agir à Lyon et ses alentours

En amont de l’événement, Anciela distribue gratuitement un hors-série du Magazine Agir à Lyon et ses alentours pour donner envie d’agir à toujours plus de monde en faisant connaître ces six défis à relever et les actions à la portée de chacun. A retrouver dans vos rues et commerces de la région lyonnaise, ou au local de l’association !


« Une année pour agir » : informations pratiques Samedi 6 octobre, de 15h à 19h, au gymnase de la Maison pour tous des Rancy, Lyon 3 ème , Métro Guillotière. Gratuit et ouvert à tous. Espace enfants et goûter bio disponibles sur place . Inscription conseillée sur : www.anciela.info/uneanneepouragir Un événement organisé en partenariat avec la Métropole de Lyon.


Anciela Anciela est une association lyonnaise indépendante qui suscite, encourage et accompagne les engagements et les initiatives des citoyens en faveur d’une société écologique et solidaire. Elle propose un Guide Agir à Lyon pour découvrir mille et une manières d’agir en région lyonnaise et un Magazine mensuel Agir à Lyon et ses alentours. Anciela, 34 rue Rachais, Lyon 7 Métro Garibaldi Permanences les mardis de 16h à 20h contact@anciela.info - 0972386050 - www.anciela.info

5 OCTOBRE, JOUR DE FÊTE NATIONALE : ATTENTION, LE SOULEVEMENT PACIFIQUE DE LA SOCIETE A COMMENCÉ.

Créé le : 03/10/2018
Pixabay

Par le collectif Nous voulons des coquelicots

Vendredi 5 octobre à 18h30, les signataires de l'Appel "Nous voulons des coquelicots" se retrouvent devant la mairie de leurs villes et villages.  La carte et la liste des 265 évènements prévus, c’est ici

L’Appel des coquelicots (https://nousvoulonsdescoquelicots.org) pour l’interdiction des pesticides est d’ores et déjà un grand succès, avec près de 250 000 soutiens en trois semaines. En outre, il s’enracine et va montrer sa force le vendredi 5 octobre 2018 à 18h30, devant les mairies. Les porteurs de coquelicots s’y retrouveront, dans la joie et la détermination, pour envisager ensemble des centaines et des milliers d’événements à venir. A cette date, entre 250 et 400 rassemblements sont prévus, depuis le plus petit des villages jusqu’aux grandes villes. Paris est pour l’heure à la traîne, mais les choses ont le temps de changer, car le mouvement se donne deux ans pour rassembler 5 millions de signataires. D’ores et déjà, la mobilisation est impressionnante – des maires, des magasins et de grands salons, des fondations sont à nos côtés -, et ne cessera de monter en puissance, car nous voulons un pays sans pesticides. Avec des oiseaux, des papillons, des abeilles. Sans ces milliers de malades des pesticides, dont le nombre s’accroit chaque année, et qu’un pouvoir politique aveugle refuse de prendre en considération. Le 5 octobre, les porteurs de coquelicots occupent les villes de France et se retrouveront, plus nombreux encore, le vendredi 2 novembre. Attention, le soulèvement pacifique de la société a commencé. 

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