Écologie

CHRONIQUE : Respirer tue

Créé le : 28/09/2016
Crédit : Lemieux éditeur

92% de la population mondiale respire un air trop pollué : c'est la principale conclusion d'un rapport, intitulé Pollution de l'air ambiant : une évaluation globale de l'exposition de la charge de morbidité, publié par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mardi 27 septembre. Ce livre de Gérard Bouvron, militant breton pour la protection de l'environnement, fait écho à cette situation alarmante. 

 

De la Bretagne aux Antilles

Particules fines, résidus de pesticides ou encore composés benzéniques : Agir contre la pollution de l'air détaille les substance nocives qui passent, bien malgré-nous, dans nos poumons. Au travers des cas concrets antillais et bretons, le livre dresse l'incapacité des pouvoirs publics à agir efficacement pour lutter contre les pollutions, notamment issues de l'agriculture. Mais il ne manque pas aussi de souligner que des citoyens ou des villes ont su se mobiliser et obtenir des résultats positifs en matière d'amélioration de la qualité de l'air. Des résultats qui ne pourront être généraliser que si l'on change de modes de consommation. Et si l'on ouvre davantage la gestion des risques à la société civile.

A lire :

Respirer tue, Un livre pour s’informer et agir contre la pollution de l’air, Gérard Bouvron, 2016, Lemieux Editeur, 144 p. 12 euros

Ronan Dantec: "la gouvernance multi-acteurs est la seule possible."

Créé le : 16/09/2016
Ronan Dantec. Crédits photos: Nantes Métropole.

Par Climate Chance

Climate Chance, sommet mondial des acteurs du climat, a eu lieu à Nantes du 26 au 28 septembre. Pour l’occasion, Climate Chance a interviewé Ronan Dantec, conseiller municipal de Nantes, sénateur de Loire Atlantique, et porte-parole Climat CGLU, à propos de la gouvernance multi-acteur. 

Vous défendez la gouvernance multi-acteurs comme seul mode de gouvernance possible pour répondre au défi climatique. Pourquoi ?

Par sa nature et son ampleur, la lutte contre les changements climatiques est l’un des plus grands défis auxquels la communauté internationale a été confrontée. Pour atteindre l’objectif fixé dans les accords de Paris, il faut désormais passer de l’intention des Etats à la concrétisation des actions sur le terrain.

La question de la gouvernance devient alors fondamentale. Pour être efficace, la lutte contre le réchauffement climatique nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs concernés par les changements climatiques. L’approche de gouvernance traditionnelle, type top-down, utilisée sur d’autres enjeux ne peut pas convenir dans le cas de la lutte pour le climat.

Si les états doivent fournir le cadre législatif indispensable à l’action publique, on voit bien que c’est la société civile qui est en première ligne dans cette lutte, en agissant au quotidien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre sur les territoires, ou dans les process industriels.

Je suis convaincu que la gouvernance multi-acteurs est la seule possible. En confrontant les Etats et les acteurs de la société civile, qui agissent sur le terrain, elle permet en effet de croiser en permanence les politiques publiques, verticales, et les dynamiques sectorielles, plus horizontales, et ce, à l’échelle infranationale et internationale.

Comment le Sommet Climate Chance peut-il répondre à cet enjeu ?

De grands pas ont d’ores et déjà été faits dans la reconnaissance du rôle des acteurs non étatiques dans la lutte pour le climat, mais ceux-ci doivent continuer de se fédérer et de se coordonner, en se dotant d’outils collectifs pour faire entendre leurs voix auprès des Etats.

Ce n’est pas toujours facile : il y a aussi des intérêts divergents entre les acteurs de la société civile, et rassembler ces acteurs autour d’objectifs communs impose un grand nombre de discussions et d’échanges. C’est justement pour leur offrir ce temps d’échanges et dialogue, en amont des COP, qu’a été imaginé Climate Chance. Premier sommet des acteurs non-étatiques engagés dans la lutte pour le climat, s’inscrivant dans l’agenda de l’action, Climate Chance a vocation à devenir un véritable point d’étape opérationnel de l’agenda climatique.

Ce sommet sera pour eux l’occasion de dessiner l’état de l’action à travers le monde, d’approfondir les échanges sur les réussites comme sur les difficultés et de favoriser la mutualisation des expériences et des innovations. Le renforcement de coalitions thématiques sur tous les grands sujets, avec une feuille de route 2016/2018, est aussi l’un des grands enjeux du Sommet. Climate Chance doit permettre ainsi de délivrer aux Etats les messages communs des acteurs non-étatiques, avec une déclaration commune qui sera présentée à Nantes, et de se mettre en position pour participer positivement à la réévaluation dès 2018 des contributions des Etats.

Vous avez souhaité créer une coalition dédiée à la gouvernance multi-acteurs. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La question de la gouvernance est au cœur des enjeux climatiques. Pour aller encore plus loin et plus vite dans cette logique, il faut favoriser la mise en place de partenariats entre les acteurs dans l’ensemble des pays et territoires. Une coalition dédiée au développement de ces gouvernances multi-acteurs verra donc le jour lors de Climate Chance à Nantes, aux côtés des coalitions existantes, plus thématiques (transport, énergie, eau, etc.). Portée notamment par les acteurs européens, qui ont davantage l’expérience de ce type de gouvernance, et rassemblant des membres du monde entier, notamment canadiens et africains, elle aura pour objectif de promouvoir et accompagner la gouvernance multi-acteurs comme véritable cadre pour l’action en pensant la bataille pour le climat de manière globale.

 

Plus d'infos :

www.ronandantec.fr

www.climatechance2016.com/fr

J’ai mal à ma Terre

Créé le : 25/05/2016

Gaïa, notre Terre-mère, se porte mal. Elle souffre des affronts de son propre enfant, l’Homme.

Ce dernier est bien conscient que les malheurs qu’il impose à la planète risquent de causer son propre déclin et sa perte. Mais il tarde à redresser la barre, à changer de comportement et de pratiques. Pourtant, les solutions sont entre ses mains. Elles reposent dans «la solidarité et la convivialité». Et on s’étonne parfois que ces valeurs positives demandent à l’Homme de faire autant d’efforts pour qu’il les applique... Devant tant d’inertie, Gaïa s’énerve. Mais sa colère envers l’Homme ne dure jamais longtemps car elle sait qu’il retrouvera la voie de la raison. Dans ce livre, Jean-Claude Pierre, militant écologiste breton et parrain de Bretagne Durable, a de nouveau recours à l’allégorie pour aborder les désastres environnementaux et sociaux produits par les sociétés humaines. Passé le constat, l’auteur dévoile sa bienveillance et sa confiance envers l’humanité. Et assure qu’il faut croire en nos capacités à construire un monde plus juste et respectueux de la Nature.

Les colères de Gaïa, qui en appelle à la solidarité et à la convivialité, JC. Pierre, Liv'Éditions, 2015, 122 pages, 13 euros

Plus d'infos sur :

www.liv-editions.com/livre/476-les-coleres-de-gaia.html

Le mieux-être sans médicaments, c'est (souvent) possible !

Créé le : 11/02/2016

Anxiété, stress insomnie... Autant de maux qui peuvent être traités efficacement sans un recours systématique aux anxiolytiques. C’est ce qu’explique le Dr Patrick Lemoine dans Soigner sa tête sans médicaments...ou presque.

Le psychiatre et docteur en neurosciences observe que les médicaments sont indispensables dans le traitement de pathologies psychiatriques graves (hallucinations, psychoses...). Mais que, dans bien d’autres cas moins « aiguës », les professionnels de santé se tournent trop rapidement vers l’allopathie. Dans une approche pragmatique de la santé, le médecin aborde, par exemple, des techniques comme l’hypnose ou l’EMDR, utiles pour soigner des personnes atteintes de traumas. Ces méthodes, souvent sujettes à caution par la science, sont passées au crible de l’auteur qui en évalue l’efficacité sur des pathologies identifiés. Loin de remettre en question le savoir et les résultats de la médecine conventionnelle, Patrick Lemoine propose une approche du soin ouverte mais aussi critique à l’égard des pratiques dites « alternatives ».

Soigner sa tête sans médicaments... ou presque Dépression, stress, insomnie : ce qui marche vraiment, P. Lemoine, Robert Laffont, 384 pages, 2014, 21 euros

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XAVIER DAVAL, "L'énergie solaire est porteuse d'avenir"

Créé le : 15/02/2019

XAVIER DAVAL est le vice-président du Syndicat des énergies renouvelables, groupement présent au salon BePOSITIVE au parc des exposition de Lyon du 13 au 15 février. La commission solaire, présidée également par Xavier Daval, y organisait pour l'occasion un congrès dédié au photovoltaïque, une énergie citoyenne.

Pour Xavier Daval, l'énergie solaire est avant tout une "énergie citoyenne et porteuse d'avenir", car elle est par essence "mutualisable" et elle est au centre de de nos sociétés. Produite par un nombre croissant d'entreprises et de particuliers, les fruits des ses résultats ont la particularité de pouvoir être partagés entre producteurs et utilisateurs.

Découvrez sont interview réalisée pour Sans transition ! :

Nucléaire à Narbonne : des riverains en quête de transparence

Créé le : 30/01/2019
Les bassins de l’usine de traitement de l’uranium de Malvési avec, en arrière-plan, le centre-ville de Narbonne. © François Delotte

Quasiment tout l’uranium naturel destiné à l’alimentation des centrales nucléaires françaises passe par le site Orano (ex-Areva) de Malvesi, à Narbonne. Cette matière y reçoit un premier traitement générant des effluents radioactifs, stockés dans de grands bassins. L’industriel a pour projet de construire une nouvelle installation de traitement de ces déchets par la chaleur. Ses éventuels rejets inquiètent riverains et associations. D’autant que le dispositif doit être couplé par un atelier destiné au recyclage de l’uranium appauvri...

Par François Delotte

 


Site nucléaire de Malvési : quelles gestion des risques ?

 

Risques de débordement des bassins ou sont stockés des effluents nitratés radioactifs, traitement par la chaleur de déchets, recyclage d’uranium appauvri, explosion d’un fût... Le site Orano (ex-Areva) de Malvési, à Narbonne, préoccupe riverains, associations et militants antinucléaires.

Vue de l’oppidum gaulois de la colline de Montlaurès, le site Orano (ex-Areva) de Malvési ressemble à des marais salants. Cependant, dans ces vastes bassins bleus, point de sel. Mais des résidus issus du traitement de l’uranium. Selon l’entreprise, 25 % de l’uranium mondial et la majeure partie de la matière destinée à alimenter les centrales nucléaires françaises passe par cette usine située à moins de 3 km, à vol d’oiseau, du centre-ville de Narbonne....

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Assise territoriale de l'agro-écologie – Mylène Fourcade, Montpellier Méditerranée Métropole : « L'agroécologie est adaptée à notre contexte urbain »

Créé le : 28/01/2019
Mylène Fourcade, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée à l'agro-écologie et à l'alimentation - DR

Montpellier Métropole accueille les première Assises territoriales de l'agro-écologie et de l'alimentation durable. Présentation avec Mylène Fourcade, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée à l'agro-écologie et à l'alimentation. 

A qui s'adressent les Assises de l'agroécologie et de l'alimentation durable ?

L'idée est de réunir ensemble des villes et des métropoles engagées dans des projets alimentaires de territoire et de discuter des outils mis en place. Le but est de voir ce qui est porteur et ce qui l'est moins, quels sont les outils mis en place par les uns et les autres, et échanger à ce propos.

Ces rencontres s'adressent aux fonctionnaires territoriaux, à l'exception de la soirée du lundi 4 février, durant laquelle sera présenté au grand public un spectacle sur les enjeux de l'agroécologie et de l'alimentation durable : Les Yeux plus grands que le monde. Cette pièce de théâtre aura lieu à la salle Pagézy. L'entrée est gratuite et les enfants sont les bienvenus !

Pouvez-vous me présenter le programme des assises de l'agro-écologie et de l'alimentation durable ?

Plusieurs visites de sites seront proposées. Les participants pourront découvrir le Marché d'Intérêt National, le seul en France à intégrer un site de transformation et un espace dédié à la bio et au local. Il sera aussi possible de se rendre à l'agri-parc du Mas Nouguier, dans le quartier des Grisettes, ou l'Esat (Etablissement et service d'aide par le travail) des Compagnons de Maguelones exploite un potager bio sur 4 hectares. Aussi, nous proposerons une ballade urbaine dans le cœur de ville avec la visite de l’épicerie vrac Citizen Market, des halles Laisac, du supermarché coopératif La Cagette ou encore du Locavorium, commerce qui ne vend que des produits issus de l'agriculture locale.

Ensuite, des échanges auront lieu sur le rôle des collectivités dans la construction de systèmes alimentaires durables. Seront présents des élus (le sénateur écologiste du Morbihan, Joël Labbé) du secteur privé (le directeur des relations extérieures du groupe Casino), des ONG mais aussi des représentants de collectivités étrangères.

Est-ce que la présence de l’agriculture durable en milieu urbain est un enjeu important ?

Nous en sommes convaincus. Ce sont les seuls modes agricoles qui permettent une productivité importante sur des espaces réduits et donc adaptés à notre contexte urbain. Le tout en s'appuyant sur des écosystèmes. Il faut utiliser les espaces qui nous sont donnés pour planter des légumes adaptés au climat. Nous voyons bien que bientôt notre climat sera semblable à celui du Maroc, actuellement. Il faut donc se demander comment on peut avoir des cultures qui ne consomment pas trop d'eau. Le fait d'appeler cette politique « politique publique de l'agro-écologie et de l'alimentation durable » et non pas simplement « de l’agriculture » témoigne du cap que s'est fixé la métropole en ce domaine.

Plus d'infos : http://www.assises-agroecologie-alimentationdurable.fr

Spectacle Les yeux plus grands que le monde : www.assises-agroecologie-alimentationdurable.fr/fr/programme/spectacle-theatre-grand-public

[ ÉVÉNEMENT ] - Pour une rénovation efficace, pensez global ! Journée technique le 05 février à Brest

Créé le : 28/01/2019

La rénovation du parc de logements comme du parc tertiaire constitue un enjeu majeur pour la transition écologique. Qu'est-ce qui permet aujourd'hui de passer à l'action ? Quels sont les freins et leviers identifiés ? Quelles démarches se révèlent les plus efficaces ?

Rendez-vous mardi 5 février 2019, à partir de 9h au Quartz, 60 rue du Château à Brest.

Cette journée est organisée par le Réseau Breton Bâtiment Durable, en partenarait avec le CROA Bretagne, Renov'habitat Bretagne, et le Conseil en Energie Partagée Bretagne.

Déroulé de la journée : échanges en plénière durant la matinée, puis partage des expériences dans le cadre d'ateliers et de visites l'après-midi.

> Plus d'infos

[ COMMUNIQUÉ ] - Procès de Paul François contre Monsanto à Lyon - appel à la mobilisation

Créé le : 25/01/2019

Les plaidoiries concernant le procès de Paul François contre Monsanto auront lieu le mercredi 6 février 2019 à la Cour d’Appel de Lyon.

Paul François est un agriculteur Charentais, dont la vie va basculer le 27 avril 2004.
En voulant nettoyer la cuve de son pulvérisateur, Paul François inhale accidentellement les vapeurs de Lasso, un herbicide de la firme Monsanto (aujourd’hui interdit.)

S’ensuivirent des mois d’hospitalisation, des pertes de connaissances, des comas, des maux de tête très violents… sans que le monde médical ne fasse le lien avec son intoxication. Certains médecins l’accuseront même de “se droguer” volontairement avec l’herbicide…
C’est grâce à la ténacité de sa femme, de ses proches et de scientifiques que le lien est fait entre son intoxication et ses problèmes de santé.

Aujourd’hui, il souffre toujours de graves troubles neurologiques (maux de tête, pertes de connaissance, hospitalisation…) qui l’empêchent parfois de se lever, de travailler et de vivre normalement.

L’association Phyto-Victimes lance un appel à mobilisation afin de le soutenir le mercredi 6 février 2019 devant la cour d’Appel de Lyon (1 rue Palais de Justice 69005 Lyon) à partir de 13h.

> Plus d'info

[ COMMUNIQUÉ ] Réseau action climat : nouveau traité franco-allemand, quelles actions sur le climat ?

Créé le : 24/01/2019

Politique climatique dans le nouveau traité franco-allemand : passer de la parole aux actes.
Communiqué du Réseau action climat :

56 ans après la signature du Traité de l'Elysée, la France et l’Allemagne actent une nouvelle étape dans leur amitié à l’occasion de la signature par le Président de la République française, Emmanuel Macron, et la Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Angela Merkel, d’un nouveau traité de coopération. 56 ans après la signature du Traité de l’Elysée, la France et l’Allemagne actent une nouvelle étape dans leur amitié à l’occasion de la signature par le Président de la République française, Emmanuel Macron, et la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, d’un nouveau traité de coopération aujourd’hui à Aix-La-Chapelle. Le chapitre « Développement durable, climat, environnement et affaires économiques » pourrait renforcer la coopération institutionnelle des deux pays dans la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Cela pourrait aboutir à une meilleure collaboration dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et du développement des infrastructures. Les organisations environnementales allemandes et françaises regrettent, toutefois, le manque de clarté et d’objectifs ambitieux en matière de politique climatique. Les deux pays doivent enfin passer des paroles aux actes. > lire l’intégralité du communiqué du Réseau action climat : https://bit.ly/2RL0EFu

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