Écologie

[ZERO DECHET] : À Montpellier, se faire livrer sans déchet

Créé le : 06/12/2020
loopeat. crédit A.Mariette
Les boîtes Loopeat viennent directement de Suisse, où le système de consigne est déjà bien implanté. Crédit : A.Mariette

Par Alice Mariette

Armées de leurs vélos et de boîtes réutilisables consignées, la startup LoopeEat et l’association Les Coursiers montpelliérains veulent révolutionner la livraison de repas en ville. À Montpellier, salades, poke bowl et burgers sont livrés de façon éthique et zéro déchet. Une première en France.

Dans le restaurant Oh my bowl!, rue de l’Université, quelques clients rentrent, une boîte vide couleur aubergine à la main. Ils viennent la faire remplir et ainsi emporter leur déjeuner sans générer de déchet. « La gestion est très simple, : les clients reviennent avec leur boîte déjà lavée, nous n’avons rien à faire de plus que de la remplir, comme on remplit un contenant jetable », raconte Julien Lurienne, cogérant du restaurant. Pour avoir la boîte la première fois, une consigne de 10 € est collectée directement en ligne par la startup Loopeat. Ce système de fonctionnement, Adeline Lefèvre, ingénieure de formation, l’a ramené de Suisse. « Comme je pense qu’il ne faut pas réinventer la roue, je suis allée observer le mécanisme de leur système national de consigne », explique-t-elle. De son séjour en terre helvète, elle a aussi importé ces boîtes violettes fabriquées en Suisse, légères, résistantes, mais aussi esthétiques et pratiques. Avec son associée Clémence Hugot, elle a lancé Loopeat en septembre 2018. Leur ambition : supprimer totalement les contenants à usage unique dans la restauration à emporter. Un projet d’envergure, qui permet...

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[ODYSSEUS] : Ils se jettent à l’eau pour l’environnement

Créé le : 06/12/2020
crédit Jeremy pain/odysseus

Odysseus rassemble des plongeurs amateurs et confirmés. L’association possède ses propres embarcations / Photo © Jérémy Pain 

Par Jérémy Pain

Du repêchage de déchets dans les eaux du Rhône à l’exploration de lacs gelés dans les Alpes, l’association lyonnaise Odysseus 3.1 œuvre pour la préservation des milieux naturels. Elle s'est donnée comme mission d’allier recherche scientifique et transmission aux générations futures. Le tout avec une communication choc. De quoi faire des émules.

Le soleil frappe fort ce dimanche1 à Lyon et les quais du Rhône sont bondés. Près du pont de la Guillotière, les passants sont venus se balader le long du fleuve et n’avaient pas prévu d’assister à un tel spectacle. Complètement rouillé, une branche coincée dans le guidon et des algues sur les pédales, un vélo gît sur le quai. À côté, des trottinettes électriques sont dans un sale état et des panneaux de circulation font grise mine. Le Rhône recrache un à un ces objets qui n’auraient jamais dû finir leur trajet ici. « C’est abominable », souffle un couple de Lyonnais, médusé.

Depuis le matin, Lionel Rard, fondateur de l’association lyonnaise Odysseus 3.1, et son équipe s’activent dans l’eau et ses abords. « Il faut combien de personnes pour remonter la trot’ sur le bateau ? Rachid tu veux y aller ? » Combinaison et bouteille d’oxygène sur le dos, une dizaine de plongeurs sondent le fleuve en mode commando, cherchant à extirper de ses profondeurs un maximum de déchets.

« Explorer sans peur, éduquer sans reproche »

En septembre 2019, l’association...

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[AGRICULTURE] La méthanisation met les gaz dans l’Ain mais se heurte au réchauffement climatique

Créé le : 30/11/2020

Mickaël Grange devant l'un des deux moteurs du méthaniseur. Crédit photo : M.Legras-Maillet. 

Par Margaux Legras-Maillet

Complément de revenu, valorisation des déchets, Mickaël Grange a fait le pari de la méthanisation. Comme lui, d’autres exploitants agricoles de l’Ain privilégient aujourd’hui le biogaz. Dans le département, quatre unités sont en construction cette année. Cet engouement pourrait cependant prendre fin plus rapidement que prévu. Les périodes de sécheresse à répétition limitent la production de cultures et la question de privilégier la production d’énergie ou de nourrir l’humanité se pose alors.

À Courtes, en pleine région bressanne, dans le nord de l’Ain, la ferme du gaec P2MN est l’une des premières exploitations agricoles du département à avoir installé une unité de méthanisation. En 2014, les associés du groupement agricole en font le pari en raison d’un problème de stockage de lisier. « La fausse bateau n’était pas aux normes. Il y avait du lisier partout et ce n’était pas propre », explique Mickaël Grange, l’un d’entre eux. Grâce aux subventions publiques européenne (FEADER), régionale, départementale et de l’ADEME, le gaec fait dans un premier temps installer un moteur de 50 kWh par Bio4gaz. Le méthaniseur est alimenté majoritairement par le lisier, un peu de fumier et depuis 2018 également par des cultures intermédiaires à vocation énergétique dites CIVE. En 2017, l’exploitation passe en zone vulnérable, le méthaniseur est alors agrandi pour être aux normes. Une deuxième fosse de stockage est achetée, la première ne suffisant plus, de même qu’un deuxième moteur, plus puissant celui-ci, 100 kWh, le troupeau s’étant agrandi entre temps. Une bâche nénuphar est également installée sur les fosses permettant désormais de récupérer le gaz accumulé lors du stockage et de faire d’une pierre deux coups.

Pour Mickaël Grange, « c’est un nouveau métier qui peut faire soucis. Il faut constamment surveiller le méthaniseur et c’est du travail en plus. On apprend sur le tas et quand il y a une panne, il faut réparer soi-même ou connaître quelqu’un qui peut le faire ». Malgré tout, l’agriculteur ne regrette pas son investissement. En plus de valoriser les déchets, le recours à la méthanisation permet d’assurer un complément de revenu non négligeable. Le contrat signé avec EDF lui garantit un tarif de rachat à taux fixe, équivalent à 22 centimes le kWh, pour une durée de vingt ans. De quoi s’assurer 20% de chiffre d’affaires en plus chaque année. Le méthaniseur permet également de produire de l’azote ammoniacal utilisé pour les cultures, et ainsi de réduire la quantité d’engrais épandue dans les champs.

Plus qu’une ressource matérielle et mercantile, installer une unité de méthanisation avait du sens pour Mickaël Grange. Le méthaniseur permet de fournir environ 150 foyers en électricité verte, soit une bonne partie du village de Courtes qui compte près de 300 habitants. « Je ne l’ai pas précisé parce que cela me paraissait tellement évident. On essaye de faire au mieux pour l’environnement », assure-t-il. Pour les gérants du gaec, c’était aussi une manière de valoriser l’emploi local. Hormis les cuves qui viennent de Belgique, « le mécano est un voisin d’à côté, mon beau-père s’occupe des dépannages électriques, le terrassier est aussi d’ici », déclame Mickaël Grange.

Un département à haut potentiel méthanisable

Depuis 2014, d’autres exploitants agricoles ont suivi l’exemple de Mickaël Grange et fait le pari de la méthanisation. Entre 2019 et 2020, 13 dossiers ont été déposés auprès de la chambre de l’agriculture de l’Ain et 4 unités sont en cours d’installation cette année. Elles seront mises en service d’ici l’année prochaine. C’est notamment le cas de l’unité Jugnon Biogaz à Viriat. Bastien Mercier et ses sept associés ont décidé d’installer un double digesteur afin de diversifier leur activité, de s’assurer un complément de revenu, un apport en azote ammoniacale pour les cultures, de valoriser leurs déchets, mais aussi de mutualiser leur production.

Pour Jean-Daniel Ferrier, chargé de mission énergie à la chambre de l’agriculture, cet engouement dans l’Ain s’explique en partie par le haut potentiel méthanisable du département (voir rapport de l’ADEME à ce sujet)[1], par l’effet émulatif de l’accroissement du nombre d’unités de méthanisation sur le territoire, mais aussi par la communication de la chambre de l’agriculture, proactive dans ce domaine. Les subventions départementales vont également dans ce sens. Chaque année, une enveloppe de 200 000€ est consacrée au développement de la méthanisation dans l’Ain. « Il y a plusieurs enjeux que l’on situe dans le cadre de notre accompagnement, précise Jean-Yves Flochon, conseiller départemental vice-président à l’aménagement, aux aides aux communes, à l’habitat, à la ruralité et à l’agriculture. Il y a notamment la question de la réduction des déchets organiques qui pose des problèmes de voisinage, la question des enjeux d’énergies renouvelables et la dimension économique. Les agriculteurs essaient d’avoir une diversification de revenus. »

Nourrir l’humanité, produire de l’énergie, des possibilités irréconciliables ?

Avec le réchauffement climatique, la méthanisation fait toutefois débat. Les canicules réduisent la production de cultures, or une partie d’entre elles sont utilisées pour la méthanisation alors qu’elles étaient initialement destinées à l’alimentation humaine et animale. Ce sont les cultures prioritaires qui se distinguent des CIVE. « Le risque, c’est que les structures utilisent des terres agricoles pour autre chose que pour nourrir l’humanité, c’est une fuite en avant », craint Alice Courouble, porte-parole de la Confédération paysanne dans l’Ain. Une inquiétude renforcée par les prévisions climatiques pour les prochaines années. Déjà à l’époque, Mickaël Grange avait conscience de ce problème. Lui-même n’utilise aucune culture prioritaire et 75 % des déchets alimentant le digesteur proviennent du lisier et un peu du fumier de ses vaches. Il est d’ailleurs catégorique à ce sujet. S’il n’avait pas eu de troupeau, il n’aurait jamais investi dans la méthanisation. La réglementation limite de toute manière l’utilisation de cultures prioritaires à 15 % des intrants utilisés pour alimenter le méthaniseur. Dans l’Ain, les unités de méthanisation en utilisent au maximum 10 %. Cela semble tout de même trop étant donné les sécheresses à venir. Jean-Daniel Ferrier assure prendre cette problématique au sérieux : « On demande aujourd’hui aux exploitations d’anticiper les mauvaises années par des stocks de fourrage. Il faut quand-même prendre en compte ce schéma climatique sur le long terme. » Même son de cloche du côté du Département. « C’est une problématique qui pourrait arriver surtout pour les unités qui ont moins d’élevage. On est très sensible à cette question et on cible nos aides en fonction de cet aspect-là aussi », assure Jean-Yves Flochon. Du reste, si les périodes de canicule persistent, il sera inévitable de repenser le schéma actuel d’alimentation des digesteurs.

Crédit photo : ML-M. Petite exploitation d'environ 70 têtes, les recettes perçues grâce au méthaniseur ont participé à l'agrandissement de la ferme qui possède aujourd'hui un cheptel d'une centaine de vaches.

La méthanisation peut parfois aussi être source de pollutions. Un cas a par exemple eu lieu récemment dans le Finistère. Une cinquantaine de communes ont été privées d’eau potable au mois d’août en raison d’une pollution de l’Aulne. L’origine, le débordement d’une cuve dans une usine de biogaz. Une situation qui pourrait se reproduire, en théorie, pour n’importe quelle unité de méthanisation, davantage pour les méthaniseurs qui sont alimentés par des déchets en provenance d’autres exploitations agricoles et acheminés quotidiennement par camions. De ce point de vue-là, la production d’énergie n’est plus si durable puisque le transport de lisier ou cultures est source de CO2 et engendre également une pollution odorante. Dans l’Ain, ce schéma est rare puisque la majorité des unités utilisent des déchets de proximité, mais il n’est pas inexistant. Ce sera notamment le cas pour la nouvelle unité de méthanisation de Viriat qui sera mise en service l’année prochaine. Elle est alimentée par les cultures de huit exploitations agricoles, certes de proximité, mais tout de même à plusieurs kilomètres. L’un des gérants du gaec, Mercier a bien conscience du problème. Avec les autres co-gérants ils réfléchissent pour développer des partenariats avec des biscuiteries locales ou autres entreprises produisant des déchets pouvant alimenter leur méthaniseur. Une solution qui permettrait de valoriser d’autres déchets, de ne plus utiliser les cultures, et de ne plus risquer une pollution en cas de déversement d’un camion notamment. Le transport produira toujours du CO2, mais l’alternative a tout de même le mérite d’être étudiée.

Si des solutions existent, plusieurs problèmes ou contraintes persistent. Par exemple, il est compliqué de sortir de la méthanisation, une fois la machine enclenchée. En théorie, un méthaniseur cesse de fonctionner et de produire dès lors qu’on arrête son alimentation. Une affaire plus compliquée qu’il n’y parait. L’enjeu est d’ordre financier. Les agriculteurs investissent en général plusieurs milliers voire plusieurs millions d’euros à l’installation d’un méthaniseur. Des sommes considérables qu’ils doivent rembourser auprès des prêteurs, en règle générale grâce aux gains qu’ils tirent de la vente d’énergie. En d’autres termes, en investissant dans la méthanisation, les agriculteurs s’enferment inexorablement dans un système économique à long terme alors même que l’avenir financier des exploitations agricoles n’a jamais été aussi incertain.

D’autant plus incertain depuis la fin des tarifs réglementaires sur l’électricité annoncée cet été. Les tarifs de rachat du gaz étant indexés sur ceux de l’électricité, c’est toute la filière qui risque d’en prendre un coup. Pour les agriculteurs possédant une unité de méthanisation ayant signé un contrat avec un fournisseur d’électricité au préalable, pas de difficulté. En revanche, cette décision, qui vise notamment la réduction des prix de l’énergie, pourrait dissuader plus d’un à investir dans la méthanisation dont on ignore si elle sera toujours aussi rentable à l’avenir.

 

[DECHETS] Les biodéchets et le Contrat de transition écologique : une affaire qui roule ?

Créé le : 20/10/2020

Photo : Site de compostage du Centre Lepoire, Briançon. crédits: Camille Felouzis

Par Camille Felouzis

Depuis 2018, 100 territoires sont engagés dans des Contrats de transition écologique (CTE). Dans la multiplicité des actions menées, la gestion des déchets est un enjeu crucial. Le Grand Briançonnais fait partie des 19 territoires pionniers qui ont bénéficié d’un CTE en 2019. Un de ses axes forts de travail : la valorisation des biodéchets.

Le gisement des biodéchets représente 22 millions de tonnes et constitue un tiers des poubelles résiduelles des ménages français. De fait, les biodéchets participent au réchauffement climatique lorsqu’ils ne sont pas compostés. Ces déchets issus de la matière organique (restes alimentaires et de jardinage principalement), peuvent pourtant facilement éviter l’incinérateur. Dans le Grand Briançonnais, ils ont été réduits par toute une campagne d’incitation au compostage, avec une baisse de 4 000 tonnes d’ordures ménagères en 8 ans sur l’ensemble de la communauté de communes du Briançonnais.

600 par jour. C’est le nombre de repas que confectionne l’équipe du centre Lepoire à Briançon, pour toutes les cantines de la ville. Kévin Rio, le cuisinier en chef explique : « J’ai créé mon propre guide de pesées des plateaux repas pour éviter le gaspillage alimentaire. » Et pour cause, en huit ans, le centre est passé de 150g de déchets par assiette à 20 g.  L’équipe de cuisine a également suivi une formation de compostage. Quatre bacs brassent 50 kg de biodéchets par semaine. L’idée ? Récupérer du broyat à la déchèterie, le mélanger au...

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[DECHETS] Au sud de Toulouse, les biodéchets valorisés

Créé le : 19/10/2020
CCBA

Légende photo : Après avoir encouragé le compostage individuel, la CCBA va développer des points de compostage collectifs en pied d’immeuble ou dans les espaces verts urbains. crédit : CCBA

Par Catherine Stern

La communauté de communes du bassin Auterivain, au sud de l’agglomération toulousaine, innove en étendant ses consignes de tri, en mettant en place une taxe incitative, du compostage collectif et un partenariat avec des agriculteurs pour utiliser localement le broyage des déchets verts.

« Devoir incinérer les 30% de biodéchets de nos poubelles n’est pas logique », estime Marie-Pierre Bonabesse, responsable du service gestion et prévention des déchets de la communauté de communes du bassin Auterivain (CCBA). D’autant que cette collectivité située au sud de l’agglomération toulousaine regroupe 19 communes plutôt rurales ou semi-rurales, où une grande partie des 32 000 habitant·es vivent en maison. L’incitation au compostage individuel, notamment via la sensibilisation et la vente de composteurs à demi-tarif, a été une mesure importante du programme local de prévention des déchets. Il a contribué à réduire les ordures ménagères résiduelles de 283 kg par personne et par an en 2010 à 316 en 2019. Une enquête a permis d’évaluer le taux d’adeptes du compostage à 50 % des foyers.

La prochaine étape pour la collectivité, qui produit encore 7037 tonnes par an d’ordures ménagères résiduelles, est de proposer du compostage collectif dans les zones plus urbaines. 31 sites seront installés d’ici 2023. « Nous avons contacté les syndics et les copropriétés pour installer des composteurs en pied d’immeuble et fait le...

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[DECHETS] En Bretagne, à la recherche des alternatives au recyclage

Créé le : 17/10/2020
centre de tri

Entre la collecte, le broyage, le nettoyage et les traitements de dépollution, le recyclage du plastique est à la fois complexe et onéreux. Crédit : D.R.

Par Virginie Jourdan

Aller plus loin que le recyclage des déchets ? Dans le Finistère, une cinquantaine d'entreprises, associations et collectivités y réfléchissent sérieusement. De la sobriété à l'éco-conception, elles expérimentent de nouvelles manières de faire.

Des seaux de yaourts dans la remise d'une cantine, des palettes de bois stockées dans un hangar, du mobilier plastique stocké dans une arrière-salle, la liste s'allonge chaque semaine. Parfois négligés, les déchets des uns sont des ressources pour les entreprises voisines. Depuis un an, une cinquantaine d'entre elles a rejoint la plateforme numérique G4dec. Spécialisée dans le déploiement de l'économie circulaire, la structure est née en 2019 et réunit 68 communes à proximité de la métropole brestoise. « La collecte des déchets, en vue du recyclage, a aussi un coût pour les entreprises. La plateforme permet d'en faire une ressource pour les voisines mais aussi de proposer des solutions de transformation. Et ça fonctionne », constate Virginie L'haridon, coordinatrice du G4dec. À ce jour, 38 gisements de palettes, gobelets non recyclables ou autre mobilier plastique, réutilisables, recyclables ou transformables ont été identifiés et la volonté de réduire le recours à des matières premières neuves est clairement affichée. « Auparavant, le déchet ultime était notre cible. Dorénavant, c'est aussi le recyclage. Car il faut diminuer la consommation des...

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[CLIMAERA ]: Quel lien entre réchauffement climatique et pollution ?

Créé le : 16/10/2020

Crédit photo : Pixabay. Les ferry qui restent allumés à quai sont une source de pollution très importante.

Par Elodie Crézé

Mardi, l’association Atmosud a tenu une conférence de presse pour déterminer le lien entre le réchauffement climatique et la pollution, sur les zones transalpines franco-italiennes. Des actions locales sont proposées afin d’infléchir la courbe de ces impacts, avec des projections pour la période 2030-2050.

 

« Les projections proposées sont optimistes, en termes de changement climatique », prévient Dominique Robin, directeur général d’Atmosud, association de surveillance de la qualité de l’air. La mission de Climaera, projet européen porté par Atmosud, est d’explorer le futur de l’air en lien avec l’évolution climatique. À cette fin, l’association a modélisé plusieurs scénarios climatiques à l’horizon 2030 dans les régions transalpines franco-italiennes. L’objectif est de déterminer les actions à mener localement pour diminuer les rejets de CO2 et gaz à effet de serre, et ainsi agir simultanément sur la pollution de l’air et le réchauffement climatique.

Pour réaliser les modélisations, 3 données ont été prises en compte : les émissions de substances polluantes (particules, gaz…) et gaz à effet de serre, les réactions chimiques dans l’atmosphère (cycle de l’ozone ou formation de particules secondaires) et enfin l’évolution météorologique de la région. Le scénario médian du GIEC (RCP 4,5) qui prévoit une stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à la moitié des niveaux actuels à l’horizon 2080 a été retenu par Atmosud.

Urgence à agir

Et les résultats sont alarmants. La température pourrait monter de 2 à 3° C à l’horizon 2030 dans les régions transalpines franco-italiennes, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Auvergne Rhône-Alpes, mais aussi en Ligurie, dans le Piémont et la Vallée d’Aoste. Quant aux émissions de particules fines, dès lors que le réchauffement climatique est pris en compte dans la modélisation, elles augmentent considérablement malgré les plans d’action menés pour les réduire. « Il faut donc aller plus loin », pointe Alexandre Armengaud, responsable de la coopération scientifique internationale pour Atmosud. « Il y a nécessité d’agir localement et d’investir pour réduire les émissions. »

Des actions, il y en a en effet à mener sur cette région transalpine. Comme améliorer le procédé de combustion des fours industriels, électrifier les quais à Marseille, Nice et Toulon, utiliser du gaz naturel liquéfié comme carburant, opérer une rénovation technologique des installations domestiques biomasse bois, généraliser la norme EURO VII pour les véhicules utilitaires légers diesel, etc. L’association espère ainsi parvenir à obtenir une diminution de près de 10 % des concentrations de PM10.

D’après un sondage mené par Atmosud dans la zone transalpine étudiée, plus de 80 % des sondés se disent prêts à changer leurs habitudes de vie. Mais il ressort un manque d’information général important dans la population. Pourtant il y a urgence, car, rappelle Alexandre Armengaud, « on a moins de 50 ans pour sauver la planète ».

Plus d’infos : www.climaera.eu/fr/presentation/climaera

[DECHETS] : Le pays d'Aurillac s’embarque pour une meilleure gestion

Créé le : 15/10/2020

Crédit : S. Reyne. La décheterie du bassin d'Aurillac

Par Sonia Reyne

Le Bassin d'Aurillac, du Carladès et de la Châtaigneraie en Auvergne (15), est engagé dans un contrat de transition écologique. Représentatif de la réflexion des territoires ruraux sur la gestion des déchets, il revisite entre autre la collecte et le tri avec une solide logique de recyclage et de valorisation.

Début 2020, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, s'est déplacée afin de signer le Contrat de transition écologique du Bassin d'Aurillac, du Carladès et de la Châtaigneraie. Ce contrat réunit les acteurs de trois communautés de communes autour de plusieurs actions dont certaines ont pour objectif une meilleure gestion des déchets.

« Aujourd'hui, nous exportons nos déchets ménagers à 200 km dans le Tarn-et-Garonne pour qu’ils y soient enfouis. Nous ne pouvons pas continuer à avoir des bilans carbone aussi mauvais, d'autant que ça coûte 150 euros la tonne à la collectivité. Et le tarif va augmenter avec l’application d’une augmentation très forte de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) d’ici 2025 : 25 €HT/t en 2020 et 65 €HT/t en 2025. Nous avons donc choisi d'investir dans une autre organisation », explique Michel Teyssedou, président de la Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne. « Cela comprend une réorganisation du circuit de la collecte, la tarification incitative au poids et la perspective à plus long terme d'un traitement...

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[DECHETS ] : La folie recyclage : l'illusion plastique

Créé le : 13/10/2020

crédit : pixabay

Par Virginie Jourdan

En France, le recyclage avance. Mais pas pour tous les matériaux. Si 80 % du verre et 100 % de l'acier collecté trouvent repreneur sur le marché des recycleurs, le plastique fait grise mine. Malgré l'extension des consignes de tri et de la collecte, seul un petit tiers du plastique d'emballage parvient jusqu'à la case recyclage. Difficile à trier, compliquer à ré-utiliser, voire impossible à recycler, sa seconde vie n'est pas plus brillante. De quoi s'interroger sur l'opportunité de son recyclage.

Chaque année, plus de 100 millions de tonnes de plastique sortent des usines de fabrication. Et la courbe des niveaux de production de ce matériau reste exponentielle. La production des 20 dernières années équivaut à celle de toute son histoire, depuis la création des premiers plastiques naturels dans l'Egypte antique. Une vague qui se retrouve à 70 % dans les incinérateurs, les espaces naturels et les océans, sous forme de déchets ou de micro-particules. Un score dramatique quand les filières verre, acier et papier, affichent respectivement des taux de recyclage de 85 %, 100 % et 70 %*. Peu glorieuse, la France est aussi à la traîne par rapport à ses voisins européens qui affichent 40 % de taux de recyclage des matières plastiques. C'est 10 % de plus que dans l'Hexagone. Les raisons du désastre ? Pour France Nature environnement, elles sont « multiples ».

« Les filières de collecte et de recyclage existent mais elles ne se font pas par matière. Aujourd'hui, le plastique est partout. Et pas seulement dans les emballages », explique Catherine Rollin, chargée de mission Filières et prévention des déchets à l’association. Si 29...

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Pêche électrique : #jeporteplainte, 3 jours pour agir

Créé le : 13/10/2020

Par Bloom association

Le 15 septembre 2020, BLOOM publiait un rapport exclusif révélant les pratiques illégales du gouvernement néerlandais. Alors que le règlement européen d'interdiction de la pêche électrique n'autorise que 15 dérogations jusqu'au 30 juin 2021- toute pêche électrique sera ensuite interdite - les Pays-Bas accordent au moins 27 dérogations à sa pêche industrielle, soit près du double. 

En tant que citoyenne et citoyen européens, nous sommes aujourd’hui toutes et tous victimes de ces pratiques illégales : les entreprises de pêche industrielle néerlandaises continuent de s’enrichir en pillant les ressources, en étouffant la pêche artisanale et en détruisant le bien commun grâce au gouvernement des Pays-Bas et la complicité active d’une Commission européenne qui ne fait pas appliquer la loi. 
C’est pourquoi BLOOM lance une campagne inédite permettant à tous les citoyennes et citoyens de porter plainte individuellement auprès de la Commission européenne pour exiger que la loi soit appliquée et que des sanctions soient prises contre le gouvernement néerlandais. 
Nous avons pour cela créé un formulaire simplifié à remplir avant le 15 octobre : il vous suffit de renseigner votre nom, prénom, adresse postale, les champs avec les détails de la plainte sont pré-remplis. Votre plainte sera automatiquement enregistrée auprès de la Commission européenne. 

 

JE PORTE PLAINTE

Une fois que vous avez déposé plainte, nous avons besoin de vous pour mobiliser un maximum de personnes. Voici différentes actions que vous pouvez mener pour informer vos proches et les inviter à déposer plainte: 
-  Partagez ce texte
-  Taguez vos proches dans les commentaires de notre post Instagram (@bloom_association) afin qu’ils et elles prennent connaissance de la campagne et déposent plainte. 
-  Partagez notre post Facebook (@BLOOMAssociation)
-  Retweetez toutes les infos de la campagne (@Bloom_FR)
Encore une fois, merci de votre soutien indéfectible. 
L’équipe de BLOOM
Alexia, Fanny, Frédéric, Isaure, Jasmina, Lætitia, Sabine, Valérie

 

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