Débat

Quel avenir pour le projet de parc du Ventoux ?

Créé le : 07/06/2016

Le 8 juin prochain, les élus des 39 communes concernées devront se prononcer pour ou contre le projet de Parc National Régional (PNR) du Mont Ventoux dans le Vaucluse. Une consultation qui fait polémique. Nous avons interrogé à ce sujet Nicole Bernard, présidente de France Nature Environnement 84.

Vous défendez le projet de PNR du Ventoux pour lequel vous avez créé une pétition qui a recueilli plus de 6000 signatures, qu'est-ce que ce parc apporterait selon vous ?

D'abord, la reconnaissance d'un territoire emblématique. Mais aussi une cohérence dans la gestion permettant l'accès à des fonds européens, donc à une mise en valeur des productions du Ventoux. Enfin, il faciliterait la mise en œuvre des projets collectifs ou citoyens. Il serait aussi une « contrepartie » accordé aux habitants pour le soin apporté à ce territoire précieux, mais pas toujours facile à vivre.

 

Une première consultation avait déjà été effectuée quant à l'acceptation ou non du PNR du Ventoux. Que pensez-vous de cette nouvelle consultation ?

C'est une étrangeté. Des PNR ont vu le jour, comme au Lubéron, alors pourquoi le refuser au Ventoux ? Le Syndicat Mixte du Ventoux et 900 personnes de tous bords ont travaillé à élaborer une charte où tout le monde a pu s'exprimer. Elle est actuellement examinée par le ministère de l’Écologie et devait être soumise au vote des communes concernées en décembre 2016. Cette consultation régionale impose donc un vote anticipé et limité aux élus, avec un délai extrêmement court (4 semaines à peine), qui empêchera sûrement certaines communes de se prononcer alors que, contrairement à ce qui se fait habituellement, les communes qui ne se prononceront pas ou se prononceront hors-délai seront considérées comme contre le PNR. Les modalités sont peu démocratiques, d’autant plus les modalités du vote et de son interprétation n’ont pas été préalablement définies. Enfin, la documentation transmise aux communes choisit des exemples d'une manière qui n'est pas anodine, en mettant l'accent sur les contraintes dues à un parc. A mon sens, c'est une stratégie purement politique, qui prive le territoire d’une valorisation importante et des 28 millions prévus par l’UE pour le parc.

 

Comment envisagez-vous l'après 8 juin ?

Quel que soit le résultat, il n’empêche que le mode de consultation est plus que contestable. Il faut que quelque chose change dans la gestion de ce genre de projet qui concerne tous les citoyens. Je souhaite dire aux élus qu'on en a assez de cette gestion politicienne, on doit travailler tous ensemble pour ce territoire emblématique. Après le 8 juin, on continuera à se mobiliser pour lui !

 

Et du côté des “parco-sceptiques” ?

Du côté des « contre », qui se définissent plutôt comme des « parco-sceptiques », on craint les restrictions mais aussi le coût d'un parc ou encore le risque de « millefeuille » administratif, préférant au parc l'idée d'une « grande intercommunalité ». Parmi ceux-là, on retrouve le député du Vaucluse et vice-président délégué aux finances de la région PACA, Julien Aubert, ainsi que les maires de quelques communes. Dominique Bodon, édile de Malaucène, interrogé par nos confrères de France Bleu déclare que les maires des petites communes du Ventoux « ont surtout le sentiment de se faire enlever le pouvoir décisionnel. » Les communes a priori opposées au PNR sont surtout les communes situées sur le Ventoux, qui, en terme d'habitants ne sont pas majoritaires. Ce que déplore Julien Aubert : « Vous ne pouvez pas faire le parc du Ventoux sans le mont Ventoux » (propos recueillis par France Bleu).

 

Amaëlle OLIVIER

Peut-on vraiment ne plus produire de déchets ?

Créé le : 06/06/2016
De gauche à droite, Alain Barbier pour Emmaüs, Cédric Hémery pour Sydéo, Julien Dézécot pour Bretagne Durable, Béa Johnson et Lucien Ménahes pour Vannes Agglo. Crédits : AO - BD

Ce mercredi 1 juin, Bretagne Durable et les magasins BioGolfe, en partenariat avec Vannes Agglo et la ville de Vannes, accueillaient au Palais des Arts une invitée de prestige : Béa Johnson, ambassadrice du mode de vie « zéro déchet ». Pour l'occasion, Bretagne Durable animait une table ronde où se sont rencontrés autour d'une question les acteurs locaux et l'auteure du livre « Zéro Déchet » : Comment construire ensemble, un avenir zéro déchet pour le territoire vannetais ? Une émission qui a été diffusée sur Tébéo et Tébésud. Lucien Ménahes, vice-président de Vannes Agglo, Alain Barbier d'Emmaüs Vannes et Cédric Hémery, co-fondateur de Sydéo, étaient donc réunis aux côtés de la franco-américaine, auteure du livre « Zéro Déchet ».

L'attrait pour la réduction des déchets n'est pas neuf

Pour initier la discussion, Béa Johnson n'hésite pas à souligner la diversité des initiatives zéro déchet françaises, et surtout bretonnes, mettant en avant la synergie à créer entre elles afin d'initier une dynamique positive de réduction des déchets. Cette synergie semble en cours de construction à Vannes puisque la ville, en plus de ses efforts de sensibilisation et de l'attention portée à la gestion des déchets (composteurs collectifs, location de gobelets réutilisables, etc) s'allie avec un acteur historique de la valorisation des déchets : Emmaüs, dont la mission de réemploi s'inscrit fermement dans la dynamique zéro déchet, comme le rappelle Béa Johnson.

Du sang neuf dans la dynamique zéro déchet vannetaise

De jeunes initiatives cherchent aussi à intégrer cette coopération. C'est de cette volonté dont témoigne la présence de Sydéo, puisque l'objectif premier de la start-up qui vient d'être créée par deux étudiants, Cédric et Julien de l'Institut Catholique des Arts et Métiers de Vannes est de créer le chaînon manquant entre les entreprises et les diverses initiatives de valorisation, dans le cas précis des déchets organiques. Il s'agit d'une bourse d'échange en ligne qui permettra aux producteurs de déchets de rencontrer de potentiels utilisateurs. Objectif : envoyer le moins de déchets possibles à la benne et miser sur l'économie circulaire. Mais c'est aussi par le soutien apporté au projet de Vannes Agglo en réponse à l'appel d'offre du Ministère de l’Écologie en juin 2015 par une vingtaines de structures que se reflète la volonté de créer ensemble un territoire zéro déchet. Pour l'heure, un habitant du Sud-Est Morbihan produit en moyenne 590kg de déchets par an selon le sySEM. Il reste encore beaucoup à faire afin de mettre en musique toutes ses solutions pour atteindre un mode de vie « zéro déchet ».

Retrouvez l'émission de Tébéo et Tébésud ainsi qu'une tribune sur la conférence de Béa Johnson la semaine prochaine, sur Bretagne Durable et Sans Transition !

Plus d'informations sur :

www.arenes.fr/livre/zero-dechet

www.zerowastehome.com

Retrouvez l'interview de Béa Johnson, auteure du livre "Zéro déchet":

www.soundcloud.com/sans-transition-magazine/bea-johnson

Retrouvez la conférence sur Tébéo et Tébésud ici:

www.tebesud.fr/?titre=bretagne-durable&mode=numEmission&crit1=300&id=104099

www.tebesud.fr/?titre=bretagne-durable&mode=numEmission&crit1=300&id=104099


Zoom sur un projet engagé: Les Cuisiners Solidaires !

Après collecte des aliments voués à être jetés par les producteurs, restaurateurs et même les particuliers, les cuisiniers solidaires se déplacent dans les quartiers défavorisés et invitent les habitants à en faire des repas à partager. Une belle initiative qui réduit les déchets tout en créant du lien !

Plus d'infos à retrouver sur leur site :

www.les-cuisiniers-solidaires.fr

 


 Amaëlle OLIVIER

Jean-Louis Etienne : engagé pour le climat ! Troisième partie

Créé le : 04/06/2016

A l’occasion de la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » le 17 juin à Manosque, retrouvez celle de Jean-Louis Etienne du 10 mars dernier à Marzan (84), en partenariat avec Provence Durable et Sans Transition !. Aux côtés du célèbre médecin-explorateur, les spécialistes du Groupe Régional d'Experts sur le Climat (GREC) en PACA (le géographe Wolgang Cramer et la sociologue Marie Jacqué), Claude Holyst, directeur de l'Agence Régionale pour l'Environnement de PACA (ARPE) et l'écrivain-paysan André Bucher, ont pu chacun apporter leurs expertises et leurs témoignages au sujet des changements climatiques, aussi bien à l'échelle globale que régionale. A l'occasion de la semaine du développement durable et en écho à notre hors-série qui met en avant les personnalités engagées dans les Transitions, Sans Transition remet à l'honneur l'auteur du livre "Persévérer" !

Retrouvez la conférence ici

Habitat participatif : réellement positif ?

Créé le : 03/06/2016

A l’occasion de la Semaine européenne du développement durable, Sans Transition ! vous propose de (re)découvrir les débats de la revue Bretagne Durable sur Tébéo-Tébésud. Aujourd’hui, l’habitat participatif est à l’honneur. En 2014, il y a eu 23 100 attributions pour 50 600 demandeurs en Bretagne, selon Aro Habitat. Retrouvez Magali Chouvion et ses invités ici

Plus d’infos :

www.tebesud.fr/?titre=l-habitat-participatif&mode=numEmission&idFicheMere=79724&id=96626

www.arohabitat-bretagne.org/

Jean-Louis Etienne : engagé pour le climat ! Deuxième partie

Créé le : 03/06/2016
Jean-Louis Etienne au micro lors de la conférence

A l’occasion de la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » le 17 juin à Manosque, retrouvez celle de Jean-Louis Etienne du 10 mars dernier à Marzan (84), en partenariat avec Provence Durable et Sans Transition ! Aux côtés du célèbre médecin-explorateur, les spécialistes du Groupe Régional d'Experts sur le Climat (GREC) en PACA (le géographe Wolfgang Cramer et la sociologue Marie Jacqué), Claude Holyst, directeur de l'Agence Régionale pour l'Environnement de PACA (ARPE) et l'écrivain-paysan André Bucher, ont pu chacun apporter leurs expertises et leurs témoignages au sujet des changements climatiques, aussi bien à l'échelle globale que régionale. A l'occasion de la semaine du développement durable et en écho à notre hors-série qui met en avant les personnalités engagées dans les Transitions, Sans Transition remet à l'honneur l'auteur du livre "Persévérer" !

Retrouvez la deuxième partie de la conférence :

 

Conférence de Jean-Louis Etienne ici.

Jean-Louis Etienne : engagé pour le climat ! Première partie

Créé le : 02/06/2016
Photographie issue de la vidéo de la conférence (Dailymotion)

A l’occasion de la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » le 17 juin à Manosque, retrouvez celle de Jean-Louis Etienne du 10 mars dernier à Marzan (84), en partenariat avec Provence Durable et Sans Transition ! Aux côtés du célèbre médecin-explorateur, les spécialistes du Groupe Régional d'Experts sur le Climat (GREC) en PACA (le géographe Wolfgang Cramer et la sociologue Marie Jacqué), Claude Holyst, directeur de l'Agence Régionale pour l'Environnement de PACA (ARPE) et l'écrivain-paysan André Bucher, ont pu chacun apporter leurs expertises et leurs témoignages au sujet des changements climatiques, aussi bien à l'échelle globale que régionale. A l'occasion de la semaine du développement durable et en écho à notre hors-série qui met en avant les personnalités engagées dans les Transitions, Provence Durable remet à l'honneur l'auteur du livre "Persévérer" !

Retrouvez la première partie de la conférence ci-dessous :

 

Conférence Jean-Louis Etienne - Partie I

Deux ans avec les zadistes de Notre-Dame-des-Landes

Créé le : 25/05/2016

Le combat des Zadistes de NotreDame-des-Landes suscite l’adhésion, la répulsion et souvent bien des fantasmes.

Pour saisir au plus près la teneur de la lutte qui anime ces hommes et ces femmes, le réalisateur Vincent Lapize a partagé leur quotidien pendant deux ans. L’homme a pris part à leurs préoccupations de tous les jours, participé à leurs constructions de cabanes et surtout à leurs discussions. Une façon de saisir les motivations et les visions du monde de ces militants altermondialistes et écolos. Il en résulte un film fait de témoignages, qui sont autant de portraits croisés d’individus d’âges et d’origines différentes, mais associés dans la poursuite d’un même objectif. Les débats, notamment entre activistes, habitants et agriculteurs, donnent à voir et entendre comment s’organise cette cohabitation dans le combat. Il permet aussi de comprendre en quoi cette opposition au projet d’aéroport exprime, chez la plupart, un rejet global d’un modèle économique et social.

 

Le Dernier continent, un film de Vincent Lapize, Réel Factory, 2015, 1h17 min

Plus d’infos sur la diffusion du documentaire :

www.lederniercontinent.tumblr.com

(Re)découvrir l’Europe Sauvage

Créé le : 25/05/2016
Crédit Photo : Pauline Merlaut

Voilà 20 000 ans que nous partageons le cycle des saisons avec la nature. C’est ce que rappelle ce beau livre qui accompagne la sortie du film Les Saisons, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. 

Le documentaire et l’ouvrage proposent de redécouvrir l’Europe. Une Europe sauvage fascinante peuplée de loups, d’ours, d’oiseaux enchanteurs et de chênes robustes. Et qui vit au rythme cadencé du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver depuis la fin de l’aire glaciaire, il y a 80 000 ans. Les Saisons est d’abord un objet visuel : de magnifiques photos mettent en valeur cette faune et cette flore qui peuplent nos campagnes et notamment nos forêts. Forêts qui recouvraient la quasi-totalité du continent avant que l’Homme ne le défriche et l’aménage progressivement – via l’agriculture puis l’urbanisation. Car le livre s’intéresse aussi aux liens ténus existants entre trajectoires humaines et sauvages. Une façon de rappeler que notre avenir se joue avec et non contre la nature.

                Les Saisons, S. Durand et J. Perrin, Actes Sud, 2015, 280 pages, 36 euros.           

                Les Saisons, un film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, sortie le 27 janvier 2016. 

Plus d'infos sur :

www.lessaisons-lefilm.com

www.actes-sud.fr/catalogue/espaces-naturels-parcs-nationaux/les-saisons

 

Immersion dans les Nuits debouts d'Avignon et d'Uzès

Créé le : 11/05/2016
© Amandine Laignel

Mouvement citoyen, Nuit Debout est présent sur tous les territoires français. Depuis le 31 mars, des assemblées se forment, discutent et échangent sur les places publiques. Étudiants, syndicalistes, travailleurs, tous défendent « l’humain ». Nuit Debout ça n'est pas que les rassemblements de la place de la République à Paris. Dès ses débuts, le mouvement a aussi gagné les moyennes et petites villes de province et, bien sûr, de Provence. Sans Transition s'est rendu à Avignon et Uzès pour voir comment le débat s'y organise.

Mercredi 4 mai, 18h30. Entre deux terrasses occupées par des touristes, une vingtaine de personnes sont réunies place aux herbes, à Uzès dans le Gard. Autour d’affiches et de slogans, elles forment un cercle, debout. Voici le décor local de Nuit Debout, dans cette petite ville de quelques 8 500 habitants. L'ambiance est similaire, à Avignon, le samedi 7 mai, sur la  place du Palais des Papes. Un micro, un stand de cuisine gratuit et un espace de partage d’objets sont installés. Une quarantaine de personnes est présente. Une petite fille déambule parmi les gens assis à terre. Elle récolte de l’argent, afin de soutenir la grève de l’entreprise XPO-logistics Monteux.

 Un mouvement citoyen ?

Un volontaire prend la parole, afin de redonner les règles de Nuit Debout. A Uzès et Avignon, elle sont semblables. Il n’y a aucun leader proclamé. Le mouvement se veut « citoyen et démocratique ». Ainsi, tout le monde est invité à participer et à s’exprimer. Une personne de l’assemblée prend des notes, tandis qu’une autre veille au respect du temps de parole, attribué à ceux qui la demandent. Tous se présentent et partagent leurs idées et points de vue à tour de rôle. Place aux herbes, Jonathan explique : “avec ces règles, on essaie d’encadrer un peu le débat, même si on laisse la parole la plus libre possible”. Les autres écoutent, approuvent ou non par le biais de gestes silencieux. Les décisions doivent être acceptées et votées par deux tiers de l’assemblée, au minimum. Par exemple, partout en France, Nuit Debout lance un projet de réécriture de la Constitution. Avignon doit-elle y participer ? La décision est validée aux deux tiers.

Des personnes d’horizons distincts

Dans ces assemblées de rue, les personnes viennent d’horizons différents : des jeunes, des étudiants, des travailleurs, des personnes âgées, des syndicalistes, des représentants du monde associatif. A Uzès, Jonathan est intermittent du spectacle. Il se présente comme militant et écologiste : ”Nuit Debout est un réel partage de connaissances.” Malochante, 89 ans,  vient quelques fois : “je me suis toujours battue pour qu’il y ait moins d’inégalités. Nuit Debout est un peu la continuité de ce que j’ai toujours fait”.  La Nuit debout de Cité des Papes rassemble également des individus bien différents. Bruno parle au micro devant l’assemblée : “ce soir, je ne suis pas syndicaliste, je suis Bruno. Si je suis là, c’est parce qu’il est important que nos luttes convergent”.

Un combat difficile

“Les gens en ont marre, ils veulent changer la société française”, affirme Julie, étudiante, à Uzès. “J’ai de l’espoir, mais je ne peux pas garantir que Nuit Debout va changer quelque chose.” Tout au long des soirées, certains intervenants proposent des débats, des questions et des actions. La loi El Kohmri, les brutalités policières sur les manifestants, les violences sociales, la crise des migrants, le rassemblement du 18 mai sont abordés. Quelques-uns livrent un témoignage. Farida, apolitique, explique : “il faut donner le pouvoir au peuple qui va avancer vers ce qu’il y a de mieux pour lui,” comme dans une démocratie. Cependant, l’incertitude persiste sur le nombre d’individus qui vont continuer le mouvement. D’autres questionnements apparaissent au sein de ces deux villes. Où Nuit Debout doit-elle prendre place ? Comment atteindre d’autres personnes ? Comment être vu et entendu par les autres ? Comment financer les actions ? Attribuer une fonction à une personne de l’assemblée au risque de la distinguer des autres ? En Provence comme ailleurs, l'avenir de Nuit debout est suspendu à de multiples interrogations...

 

Et ailleurs ?

Toulouse : Samedi 7 mai était organisée une rencontre de plusieurs Nuit Debout en Occitanie. L’isle Jourdain, Auch, Albi, Gaillac, Figeac, Cahors, Carcassonne, Perpignan, Foix, Pamiers, Cazères, Villemur, Villefranche se sont ainsi réunis pour échanger et créer une “société plus juste”.

Montpellier : Depuis quinze jours, Nuit Debout a installé une ZAD (zone d’activité démocratique), au cœur du parc de Las Rébès. Cet espace vert est menacé par la construction de HLM. Étudiants, stagiaires et travailleurs ont répondu à l’appel à l’aide des habitants en lutte. Ils sont une trentaine à dormir sur place chaque soir, sous des tentes.


Plus d’infos :

www.facebook.com/nuit.debout.uzes/

www.facebook.com/nuitdeboutavignon/

www.wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Avignon

www.wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Uz%C3%A8s

 

 

Loi biodiversité : entre ambition et répulsion

Créé le : 03/05/2016
© Pixabay

 Tribune à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), France Nature Environnement, Humanité & Biodiversité, Fondation Nicolas Hulot, et l'ANCPEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes).

 

Biodiversité, nature et paysages… Depuis le 3 mai, les sénateurs examinent un projet de loi sur la reconquête de la biodiversité. Plusieurs structures associatives, ONG, écologistes les encouragent à renforcer l’ambition de ce texte. Actuellement en deuxième lecture, il devait répondre aux enjeux d’érosion de la biodiversité. Ainsi, la loi serait adoptée avant l’été.

" De très nombreuses dispositions de ce projet de loi visent à réconquérir la biodiversité. Le texte prévoit sa définition dynamique. Ainsi, les enjeux des paysages nocturnes et de qualité des sols sont pris en compte. L’introduction des principes de solidarité écologique et de non-régression du droit de l’environnement est évoquée. « Eviter, réduire, compenser », traduit l’exigence d’absence de perte de biodiversité.

Des points saillants recherchés ou modestes

Le projet de loi prévoit l'interdiction de l’usage des pesticides néonicotinoïdes. La consolidation d'outils innovants. Le développement de connaissances dans le respect des droits patrimoniaux des associations, fait également partie de cette proposition. Elle prévoit notamment la modernisation de la gouvernance de la biodiversité. Ainsi, les missions et l’expertise technique du Conseil national de protection de la nature, seront confirmées. Une Agence française de la biodiversité sera mise en place. Elle disposera de missions claires, proportionnées et une gouvernance adaptée avec des capacités d’intervention. Le texte renforce le cadre de la compensation écologique. Notamment, afin de garantir la transparence des décisions et l’équivalence écologique. Cela assure leur mise en œuvre effective et efficiente. Enfin, l’intégration de mécanismes financiers, soutenant l’action en faveur de la biodiversité est prévue."  

 

Plus d'infos :

www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl14-359.html

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