Écologie

Le Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées offre une ruche à Mme Batho, M. Chanteguet et M. Bapt !

Créé le : 18/03/2016
Le Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées offre une ruche à Mme Batho, M. Chanteguet et M. Bapt !

Communiqué du 17 mars 2016.

Interdiction des pesticides tueurs d'abeilles !

Le Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées offre une ruche à Mme Batho, M Chanteguet et M Bapt !

Si le Sénat le confirme, la France interdira les insecticides néonicotinoïdes.

« Lundi c'est le printemps ! Et les abeilles qui vont enfin se réveiller vont pouvoir découvrir qu'une fois de plus le pot de miel a gagné contre le pot de pesticides ! Nous tenons à remercier les députés de tous bords politiques nous ayant apportés leur soutien », déclare Olivier Fernandez, Président du Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées.

Après un débat exceptionnellement long (près de 3h), et certains députés présentant les mêmes arguments que l'agrochimie, le vote en scrutin public a eu lieu dans une ambiance de suspens inédit. Par 30 voix Pour contre 28, l'Assemblée Nationale adopte ainsi une interdiction ferme et définitive des insecticides néonicotinoïdes à partir du 1° septembre 2018. Mais comme le dit Delphine Batho (ancienne Ministre de l'Environnement) « Quelle sera la volonté du pouvoir chargé de l'appliquer ? ».

   

C'est pour cette raison que le Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées reste plus que jamais mobilisé sur le dossier des néonicotinoïdes et suivra de très près le prochain passage au Sénat.

Nous invitons les citoyens à continuer à nous soutenir en signant LA pétition de demande d'interdiction des néonicotinoïdes.

Pétition en partenariat avec la Fondation Nicolas Hulot : https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/stop_pesticides/

PLUS D’INFOS : www.apiculteurs-midi-pyrenees.fr
Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées – Président : Olivier Fernandez
Adresse postale : 23 rue Bourdon, 31200 Toulouse
Tèl : 05.62.87.54.89 ou 06.37.20.27.46 / contact@apiculteurs-midi-pyrenees.fr

 


Les Bulldozers débarquent dans la Crau

Créé le : 18/03/2016
Les Bulldozers débarquent dans la Crau

A grand renfort de Bulldozers et de tronçonneuses, les engins sont arrivés cet après-midi sur le site dit du "Mas de Gouin" à Saint-Martin-de-Crau. Avec un objectif simple : faire place nette pour permettre les premiers travaux concernant une nouvelle plateforme logistique. Pourtant, les recours juridiques portés par les habitants du lieu n'ont pas encore tous été épuisés.
C'est donc en toute illégalité que cette opération est menée. Agir pour la Crau dénonce cette manœuvre.

PLUS d'INFOS : cliquez ici    /  Contact et information : Daniel SCHMITT 06.75.27.50.11

Vous pouvez soutenir les actions de "Agir pour la Crau" Association citoyenne indépendante de défense de l'environnement dans la Crau >> cliquez ici

 


A Lacq, une surmortalité liée à une pollution chimique

Créé le : 09/03/2016

Plus on s'approche de Lacq, plus la mortalité augmente. Ce sont les conclusions édifiantes d'un travail de l'Institut de faculté de médecine de Bordeaux (Isped), dans un rapport datant de 2002, qui a mis 14 ans à sortir des cartons. Plusieurs associations, élus et institutions ont demandé une étude épidémiologique au ministère de la Santé, comme le préconise l'étude, afin d'identifier les conséquences de cette pollution au dioxyde de souffre et à l'azote. Après une hausse significative des cancers et des maladies pulmonaires autour de Lacq (Pyrénées-Atlantique), une nouvelle étude serait enfin en cours. Mais les services de l'État ne semblent pas pressés d'en fournir les résultats...  

 

Par Julien Dezécot

L'Agence régionale de santé (ARS) refusait de divulguer le document dans son intégralité : quatorze ans plus tard, on peut enfin lire l'étude de l'Institut de faculté de médecine de Bordeaux (Isped), réalisée sur le bassin de Lacq, près d'Orthez, dans le Sud-Ouest. 

Ses conslusions sont d'un intérêt fondamental. Elle confirme une alerte de la Cour des comptes, lancée l'an dernier, qui signalait « une surmortalité de 14% chez les moins de 65 ans, dans la zone la plus proche des installations industrielles »

Michel Rodes, secrétaire régional de la fédération Sepanso, mobilisée au sein du réseau France nature environnement, explique ce que souligne l'étude :

« Une surmortalité de 136 personnes à proximité des sites chimiques du bassin de Lacq, sur la période 1968 - 1998. »

Pas d'étude épidémiologique ?

L'étude précise qu'il y a eu « une surmortalité par cancer sur la période 1991-1998, de 39 % chez les moins de 65 ans, par rapport à la zone témoin la plus éloignée. » Ainsi qu'une hausse de « 56 % des maladies pulmonaires sur la dernière décennie d'étude, soit 1988-1998 », poursuit Michel Rodes.

Le document de l'Isped préconise la réalisation d'une étude épidémiologique complémentaire. Celle-ci viserait à connaître l'impact sanitaire, de 1998 à nos jours. L'Institut de veille sanitaire (INVS) a repris cette recommandation. Pourtant, la Cour des comptes constate qu'à ce jour : 

« Il n’a pas été réalisé d’étude épidémiologique complémentaire, contrairement aux préconisations, alors que les dispositions du plan national santé prévoient la possibilité d’échanges d’informations anonymes entre les services de la médecine du travail et les services de santé publique. »

Dernier enseignement de ce travail universitaire : à l’approche de Lacq, la surmortalité observée s’accroît, chaque décennie, sur la période 1968-1998… Michel Rodes résume : 

« Plus on s'approche de Lacq et plus on est touché ! »

Une pollution historique

En 1959, suite à la découverte de gaz, à Lacq, la plus importante usine de désulfuration de gaz naturel en Europe est construite. Ce gaz acide a été extrait par les entreprises SNPA, Elf, puis Total. Et une vingtaine d'usines de type Seveso (classées très dangereuses) s'y sont installées à proximité. Elles y sont encore, pour la plupart. 

Pour avoir un ordre d'idée des niveaux de pollutions qui ont touché les communes avoisinantes, on peut se référer à l'expertise de l'ARS, auditionnée en 2006 par la Haute autorité de santé. M. Noussitou, ingénieur, explique :

« A Lacq, il existe 250 points de rejet canalisés, dont certains multi-polluants, et 140 polluants. »

Des niveaux de pollution ont pu atteindre des pics de « 700 tonnes de dioxyde de souffre par jour, dans les années 70 », précise la Haute autorité. Pour quelque 20-25 tonnes en 2006. Des seuils très élevés, qui expliquent en partie les odeurs nauséabondes qui émanent régulièrement dans ces villages béarnais alentours, portant même jusqu'à Orthez.

Un risque de « briser la paix sociale... »

Pourquoi cette étude riche en enseignements n'a-t-elle pas été prise en considération par l'ARS depuis 15 ans ? Raison invoquée par le même ingénieur M. Noussitou : « Une population non significative » sur le territoire (alors que 22 000 personnes ont été touchées pendant un demi-siècle…). Mais aussi parce que, toujours selon l'ingénieur, la demande sociale vis à vis de l'environnement et des problèmes de santé « n'est pas très importante » et que cela risque de « briser la paix sociale... ».

Personne n'a aucune idée aujourd'hui de l'impact sanitaire réel de cette pollution, depuis 1998, notamment due à deux gaz toxiques (dioxyde de soufre et azote). Soit un blanc de 18 années, au cours desquelles les personnes classées à l'époque comme « moins de 65 ans », auront naturellement vieilli de près d'une génération...

Enfin une étude ? 

Voilà pourquoi le conseil presbytéral d'Orthez-Lagor, informé par la Sepanso64 de cette omerta inquiétante, s'est fendu d'une missive en mai 2015 auprès de la ministre de la Santé Marisol Touraine. L'objectif : demander une étude épidémiologique, au même titre que la Sepanso64, que l'INVS, que cinq élus locaux ou que la Cour des comptes. Réponse du chef de cabinet de Mme Touraine, en octobre 2015 : « Une étude d'évaluation des risques sanitaires » serait en cours et une sociologue diligentée sur la zone. 

Nouveau courrier cinglant en janvier 2016 de Mme Isenmann, présidente du conseil presbytéral :

« Nous vous demandons de mettre en œuvre une étude épidémiologique qui nous dise ce que sont devenus depuis 1998 les habitants de la zone impactée. »

Depuis, silence radio…

 

Image : Pixabay.com

Paul Watson ouvrira le festival de la Terre

Créé le : 08/03/2016

Le festival de la Terre, aura lieu en Dracénie, Coeur-du-Var et Verdon, du 17 mars au 30 avril 2016. Le capitaine Paul Watson, fondateur et emblème de Sea Sheperd, ouvrira l'événement le jeudi 17 mars, à 20h, au complexe Saint-Exupéry, à Draguignan (Var).

 

Trois questions à...

Michel Berthelot, président de l'association Colibris 83, organisatrice du festival de la Terre.

Parlez-nous un peu de Paul Watson ?

Paul Watson défend depuis de nombreuses années la biodiversité et la mer. Il lutte contre la pêche illégal, et il est toujours à l'affut des bateaux de pêche qui ne respectent pas la loi. C'est un travail qui normalement incombe aux garde-côtes, mais apparemment ils ne le font pas toujours très bien.. Il est sous le coup de mandats d'arrêt, du Japon notamment, et ne peut plus prendre l'avion. Voilà pourquoi il est réfugié en France. C'est une figure importante de la protection de la nature, car quand on protège la mer on protège aussi la Terre. Elles sont dépendantes l'une de l'autre.

Pouvez-vous nous présenter le festival ?

Notre mission est de mettre en valeur les initiatives locales. Le festival a lieu autour de Draguignan, et s'étend jusqu'au Coeur-du-Var. On y fera des ciné-débats, des portes ouvertes chez des producteurs qui s'en sortent parce qu'ils ont choisi une filière bio et une commercialisation en circuit court... Ce sont des solutions que nous prônons durant tous le festival. Il y aura aussi des portes ouvertes chez des maraichers, des vendeurs de fruit, des éleveurs, etc. Il y a aussi un volet énergie durable : on s'intéressera à l'habitat participatif. On fera des visites de trois maisons isolées, dont une entièrement autonome. Un autre moment fort : Guillaume Bodin sera présent. Ce cinéaste nous parlera de son dernier film, Insecticide mon amour. Il sera aussi là lors de l'ouverture, le 17 mars.

Quel lien a le festival avec la Semaine sans pesticides, qui a lieu du 20 au 30 mars ?

Le festival existe depuis huit ans, et depuis le début nous sommes en partenariat avec la Semaine sans pesticides. Cela nous permet de mettre l'accent sur ce drame, puisque la France est l'un des premiers consommateur de pesticides. Génération Future, l'association qui a pris cette question à bras le corps, sera présente. Le film de Guillaume Bodin s'intéresse aussi aux viticulteurs, qui consomment beaucoup de pesticides.

Plus d'infos :

www.colibris83.org 

Henry Augier en dédicace à la librairie de l'Arbre, à Marseille

Créé le : 07/03/2016

L'intellectuel et militant écologiste Henry Augier dédicacera ses ouvrages, jeudi 17 mars, à la librairie de l'Arbre, à Marseille. L'écrivain est à la tête de l'Union calanque littoral, qui a déposé un référé pour annuler l'arrêté préfectoral du 28 décembre dernier. Ce texte autorise l'industriel Alteo à rejeter ses effluents d'alumine dans les eaux du parc national des Calanques. Dans un communiqué, l'association dénonce un « permis de polluer et de tuer la flore et la faune marine avec la bénédiction des autorités de l'État ».

Henry Augier est maître de conférence à la faculté des sciences de Marseille-Luminy et professeur de l'École nationale des travaux publics de l'État. Jeudi, il dédicacera ses quatre derniers ouvrages de vulgarisation scientifique : Calanques, scandales et laxisme d'un parc national ; Climat, un scandale planétaire ; PCB, des polluants invisibles et polluants et Des égouts sous la mer.

 

Jeudi 17 mars, à partir de 18h30, à la librairie de l'Arbre, à Marseille.

 

Plus d'infos :

http://libreetsolidaire.blogspot.com

http://librairiedelarbre.blogspot.com

La loi sur la biodiversité de retour à l’Assemblée nationale

Créé le : 03/03/2016

Par WWF France

La loi sur la biodiversité, après son passage à l'Assemblée nationale en mars 2015 puis au Sénat en janvier, revient maintenant à l'Assemblée. Le texte sera discuté en commission développement durable dans un premier temps (du 1er au 9 mars) puis en plénière (du 15 au 17 mars).

Parmi les très nombreuses dispositions de cette loi visant à "reconquérir", et non simplement "préserver" la biodiversité, le WWF France maintient tout particulièrement la pression sur les sujets en lien direct avec son expertise et son implantation géographique. Il continuera notamment à veiller à la bonne représentation de l’Outre-mer dans les instances de gouvernance de la biodiversité en France.

Le préjudice écologique

Le préjudice écologique est déjà reconnu par les tribunaux. Son introduction dans le code civil inscrit un principe général nouveau en droit de la responsabilité.

La transcription dans le code civil ne doit donc pas être en-deçà de ce que reconnait déjà le juge. C’est malheureusement le cas des propositions faites à l’Assemblée nationale que ce soit par le gouvernement ou par la rapporteure. Celle du gouvernement est totalement inacceptable et constituerait une régression du droit de l’environnement et de quinze ans de jurisprudence : une pollution survenant dans le cadre d’une activité «  autorisée » ne pourrait constituer un préjudice écologique et être réparée à ce titre. Avec une telle disposition, l’arrêt de la Cour de cassation sur l’Erika ne serait plus possible.

La proposition de la rapporteure n’emprunte pas ce chemin mais pose aussi problème. Elle restreint le préjudice écologique aux atteintes « graves » à l’environnement alors que le juge aujourd’hui n’utilise pas ce critère tout en ne retenant pas les dommages minimes. Ce serait donc aussi une régression.

Selon Pascal Canfin, directeur général du WWF France, « la proposition du gouvernement est totalement inacceptable : elle vide le préjudice écologique d’une grand partie de son contenu et constitue une régression du droit de l’environnement. L’introduction dans le code civil du préjudice écologique doit aller au-delà de ce que permet la jurisprudence actuelle.  Au lieu de garantir la protection de l’environnement, le gouvernement garantit une impunité des pollueurs. Avec une telle position Total ne serait plus condamné. » 

La lutte contre la biopiraterie

Le projet de loi initial prévoyait le consentement des communautés pour l’utilisation de leurs savoirs traditionnels mais mais non pour les demandes d’accès aux ressources génétiques situées sur le territoire où elles sont présentes.

Le dispositif a été considérablement amélioré au Sénat : en Outre-mer, les communautés pourront être consultées à travers un comité territorial des parties prenantes chargé de conseiller les exécutifs locaux. Elles seront par ailleurs informées lorsqu’une autorisation de prélèvement de ressources génétiques sera donnée à des chercheurs et ceux-ci auront l’obligation de rendre compte aux communautés des connaissances acquises.

Ces obligations d’information et de restitution n’ont été instituées que pour les prélèvements à des fins de recherche. Le WWF demande, et c’est bien la moindre des choses, à ce qu’elles soient étendues aux prélèvements effectués à des fins commerciales.

Le chalutage profond

La commission du Sénat avait introduit l’interdiction du chalutage profond, la profondeur à partir de laquelle cette interdiction s’appliquait étant renvoyée à un décret. Cinq sénateurs de droite et tout le groupe socialiste ont demandé et obtenu la suppression de cette disposition ; Jérome Bignon, rapporteur de la loi au Sénat et sénateur LR et Ségolène Royal l’ont au contraire défendue.

La France aurait pu faire preuve d’exemplarité et d’ambition. Le Sénat a préféré se faire le porte-parole du lobby de la pêche industrielle.

Le WWF attend des députés qu’ils fassent preuve de lucidité et de courage en interdisant ces pratiques de pêche qui consistent à racler les fonds marins. Si cela se passait à la surface, à la vue de tous, cela révolterait tout le monde.

Néonicotinoïdes

L’interdiction des produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes a été adoptée à l’Assemblée nationale en première lecture puis supprimée au Sénat. Le WWF soutient l'interdiction de ces produits, y compris les semences traitées avec ces produits, à partir du 1er janvier 2017. 

Tout comme une multitude d'études scientifiques, l'avis publié le 7 janvier 2016 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) rappelle qu’en l’absence de mesures de gestion adaptées, l’utilisation des néonicotinoïdes entraîne de sévères effets négatifs sur les espèces pollinisatrices.

L’Assemblée nationale a la possibilité de voter cette interdiction portant sur les produits sans être en désaccord avec la réglementation européenne réglementant les substances actives.

 

Ségolène Royal tire à boulet rouge sur la transition énergétique

Créé le : 29/02/2016

La ministre de l'Environnement s'est déclarée favorable à la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires françaises. Une annonce qui ulcère les différents acteurs écologistes, pour qui la transition énergétique est remise en question avec cette annonce. Certains y voit un appel du pied au « monde de la finance » pour sauver EDF, dont le bénéfice net a chuté de 67,9% en 2015.

« Sous réserve de l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) », Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de l'énergie et de la mer, a affirmé sur France 3 être prête à « donner le feu vert » pour prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de dix ans, passant ainsi de 40 à 50 ans. Un argument économique est mis en avant : ces centrales, dont le coût serait déjà « amorti », produiront selon la ministre une électricité « meilleur marché ».

Les réactions des défenseurs de l'environnement ont été vives. Corinne Le Page, ancienne ministre de l'Environnement, a ressorti sur Twitter un chiffre d'un rapport de la Cours des comptes du mois de février : « Et pourquoi Ségolène Royal dit-elle que le coût de l'électricité sera faible, alors qu'il faut investir 100 milliards pour sécuriser les centrales ? »

« L'écologie, c'est fini »

L'ancienne candidate à la présidentielle a ajouté que cette mesure entrerait en adéquation avec la loi de transition énergétique (LTE) du 17 août 2015, qui vise à diminuer la part de production d'énergie nucléaire en France de 75 à 50%. Une précision qui n'a pas empêché la levée de boucliers des représentants d'Europe écologie les verts (EELV).

Sur Twitter, David Cormand, secrétaire national du parti, estime que la ministre de l'Environnement « met à mort la LTE (…). L'écologie, c'est fini ». Dans un communiqué, l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi réagit à une annonce « catastrophique », « un renoncement de plus ». « En conditionnant cette prolongation au feu vert de l'ASN, le gouvernement joue un jeu dangereux », explique-t-elle, étayant que l'ASN « ne dispose pas d'effectifs suffisants pour bien effectuer son travail ». Selon elle, le but est surtout de sauver le groupe EDF, mis « au pied du mur » économiquement par une « mauvaise gestion gouvernementale ». Un avis partagé par Charlotte Mijeon, du réseau Sortir du nucléaire : « Pour EDF, avoir le soutien de la ministre permet de ne pas trop couler en bourse. C'est aussi reculer pour mieux sauter sur la question des démantelements et rassurer les investisseurs. » Elle pointe aussi du doigt « un mensonge sur le fait d'avoir de l'électricité à meilleur marché ». Une possibilité « totalement illusoire », vu le coût des travaux pour assurer la sécurité des installations.

« Ca ne change rien »

Dans tous les cas, l'ASN aura le dernier mot sur la question de la viabilité des centrales et la possibilité de prolonger leur durée de vie. « Pour nous, ça ne change rien, on continuera le boulot », explique une source de l'Autorité. Le 20 janvier dernier, lors de ses vœux à la presse, le président de l'ASN Pierre-Franck Chevet a expliqué que « la poursuite du fonctionnement des centrales nucléaires au délà de 40 ans n'est pas acquise : les conditions de cette poursuite restent largement en débat ». Les études pour un réexamen de sûreté doivent démarrer cette année et l'ASN doit rendre un premier « avis générique » en 2018. Elle ne se prononcera ensuite qu'à partir de 2020, réacteur par réacteur, pour autoriser des travaux qui permettraient de prolonger leur durée de vie.

 

Plus d'infos :

http://www.sortirdunucleaire.org/

http://eelv.fr/

http://www.asn.fr/

 

Crédit photo : Pixabay.com

Les aides à l'agriculture biologique menacées

Créé le : 29/02/2016
Les aides à l'agriculture biologique menacées

Par APCA, FNAB et Synabio.

L'Assemblé permanente des chambres d'agriculture (APCA), La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB), le Syndicat des transformateurs et distributeurs bio (Synabio) interpellent les présidents de Région, le ministre de l'Agriculture, et appelle à la mobilisation à l'occasion du Salon de l'agriculture.

Sur fond de crise agricole et alors que les organisations professionnelles et l'Etat s'étaient engagés dans un programme ambitieux de développement de l'agriculture biologique (AB), les aides à la conversion et au maintien en agriculture biologique sont gravement menacées !

- dans plusieurs régions les aides programmées pour la période 2015-2020 sont d'ores et déjà épuisées, comme dans le Centre et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP).

- dans d'autres, elles sont pour la première fois drastiquement restreintes ou plafonnées, comme par exemple en LRMP et en PACA.

Pourquoi ? Parce qu'un nombre croissant d'agriculteurs souhaite passer à l'agriculture biologique et que ce mouvement a été largement sous-estimé !

Les pouvoirs publics doivent soutenir cette perspective d'avenir dans une logique économiquement et écologiquement responsable. Sur un marché intérieur en croissance de 10% par an, les milliers d'exploitants qui veulent passer à la bio doivent – sans exception – être soutenus et accompagnés dans leur projet de conversion.

L'APCA, la FNAB et le Synabio interpellent le ministre de l'Agriculture et les présidents des nouveaux conseils régionaux et leur demande de prendre les mesures nécessaires pour que tous les agriculteurs qui souhaitent passer au bio bénéficient des aides à la conversion et que les aides au maintien, qui rémunèrent les services environnementaux rendus par la bio, soient accessibles partout et pour tous sans limitation de durée. Alors que la demande des consommateurs pour des produits bio ne cesse de progresser, les pouvoirs publics doivent saisir l'opportunité de soutenir les approvisionnements et les filières françaises.

Les organisations appelleront les citoyens à soutenir cette revendication lors du salon de l'agriculture qui se tiendra du 27 février au 6 mars.

Salon de l'agriculture : Terre de Liens favorise l'installation de néo-paysans

Créé le : 25/02/2016

Le salon international de l’agriculture est de retour. Cette année, axé sur l’alimentation citoyenne, le salon se tiendra du 27 février au 6 mars à Paris, Porte de Versailles. Plus de 1 000 exposants vous feront découvrir l’agriculture d’aujourd’hui… Dont Terre de Liens, association qui s’engage pour la préservation des terres agricoles.

Par Terre de Liens

Favoriser l'installation de néo-paysans Alors que l'agriculture a perdu 200 000 actifs entre 2000 et 2010 et que le monde agricole est dans une situation plutôt morose, de plus en plus de personnes, qui ne sont pas nées dans des familles paysannes, choisissent de travailler la terre et s'installent en maraîchage, en culture ou en élevage... Plus du tiers des créations d'activité en agriculture sont aujourd'hui le fait de ces nouveaux arrivants, venus d'horizons professionnels et sociaux très divers, qui contribuent à renouveler les effectifs de la profession. Guidés par une recherche de mieux vivre individuel ou familial ou aspirant à transformer par leurs actes la société dans laquelle ils vivent, ces néo-paysans apparaissent comme le ferment d'une agriculture en lien avec les enjeux des territoires, écologique, pleine d'innovations et d'espoir. Pour autant, l'installation agricole est un parcours semé d'embûches et il est d'autant plus difficile de les surmonter pour ces nouveaux candidats.

Terre de Liens et RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles) développent depuis plusieurs années des outils qui répondent en partie à ces enjeux et permettent de faciliter l'accès au métier de paysan pour les candidats non issus du milieu agricole.

Le test d’activité proposé par les membres du RENETA encourage ainsi la création d’activités agricoles professionnelles de manière progressive et durable, en grandeur réelle, sur une durée limitée, dans un cadre sécurisant et en pleine autonomie. Il permet d'évaluer le projet et de décider de la poursuite, de l'ajustement ou de l'abandon de l'installation en réduisant les prises de risques.

Terre de Liens, qui s'engage pour la préservation des terres agricoles, s'attache à débloquer le verrou de l'accès au foncier dans les parcours d'installation : plus de 1 000 porteurs de projets sont conseillés chaque année sur les problématiques foncières.

Terre de Liens et le RENETA s'associent pour débattre et discuter autour d'une conférence sur le thème "Comment favoriser l'installation de nouveaux arrivants dans le monde agricole ?", le mardi 1er mars à 9h au salon de l'agriculture (Paris, porte de Versailles).

 

Le FNAB au salon de l'agriculture

La FNAB, Fédération nationale de l’agriculture bio sera aussi présente au 53e salon international de l’agriculture. La FNAB sera représenté par Stéphanie Pageot, spécialisée en production laitière et fromagère biologique, en Loire-Atlantique. Elle a récemment fait l’objet d’un documentaire, avec la participation de François Morel.

Documentaire à retrouver sur : http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/documentaire-inedit-le-veau-la-vache-et-le-territoire-petit-precis-de-biodynamie-835321.html

 

OGM: boycott du haut conseil des biotechnologies

Créé le : 24/02/2016
OGM: boycott du haut conseil des biotechnologies

Par France Nature Environnement

7 organisations paysannes et de la société civile boycotteront le haut conseil des biotechnologies tant que la pluralité des avis sur les OGM ne sera pas respectée

La semaine dernière, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a publié une première contribution sur les nouvelles techniques de modification génétique, dites NBT (New Breeding Techniques). Un sujet brûlant qui concerne le statut juridique des produits végétaux et animaux issus des nouvelles techniques de modification génétique.

Or l’avis du Comité Scientifique a été tronqué et n’a pas inclus l’avis divergent présenté par l’un des experts membre de ce Comité. Les sept organisations soussignées avaient alors dénoncé une censure (1) qui bafoue le principe de pluralité des opinions qui caractérise théoriquement le fonctionnement du HCB. Le HCB justifie l’exclusion de cet avis au nom d’un vice de procédure non avéré, ce qui est inacceptable. L’expert concerné, M. Yves Bertheau, Directeur de Recherche à l’INRA, a depuis démissionné du Comité Scientifique pour signifier son désaccord profond.

Ces mêmes organisations annoncent leur décision de suspendre leur participation aux travaux du Comité Economique, Ethique et Social du HCB tant que cet avis scientifique divergent n’aura pas été publié et transmis aux autorités européennes par le HCB. Elles demandent également à être reçues par les Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture afin d’exprimer leur vive inquiétude quant à la volonté du HCB de faire taire les avis divergents s’exprimant en son sein.

Suite à plusieurs mois de travaux, les sept organisations font le constat amer qu’un débat pluraliste sur les nouvelles techniques de modifications génétiques ne peut pas se dérouler au sein du HCB tel qu’il fonctionne actuellement. Les graves dysfonctionnements qui existent depuis le début de la nouvelle mandature du HCB ont pourtant été dénoncés à plusieurs reprises.

Cette situation est inacceptable : les organisations rappellent l’importance de la libre controverse scientifique et l’expression des positions divergentes, éléments essentiels du débat public et de la décision politique. En attendant, elles s’appliqueront à faire exister le débat sur les nouvelles techniques de modifications génétiques à l’extérieur du HCB.

Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, Réseau Semences Paysannes, Union Nationale de l’Apiculture Française

(1) http://www.semencespaysannes.org/nouvelles_technique_modificat_genetique_haut_115-actu_325.php#date325

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