Écologie

Assises nationales étudiantes du développement durable 2018 : « Donner au public l'envie d'agir »

Créé le : 02/04/2018

Ateliers, témoignages et remises de prix : les Assises nationales étudiantes du développement durable (ANEDD) auront lieu jeudi 5 avril, comme tous les ans, à la Toulouse Business School (TBS). Une douzième édition placée sous le signe des explorateurs. Présentation avec Chloé Thévenot, étudiante à la TBS et membre de l’organisation des ANEDD. 

Qui sont vos invités cette année ?

En 2017 nous avions fait venir Nicolas Hulot. Cette année, nous avons invité des explorateurs : Emmanuel Hussenet, Gaël Derive, Loïc Blaise (trois explorateurs de l'Arctique) et Théo Rohfritsch, jeune homme qui a fait le tour du monde à vélo et qui a exploré l’Antarctique. Ces personnes prendrons la parole en ouverture de la journée dans le cadre d'une conférence « prise de conscience ».

Le grand thème de la journée est « passer de la sensibilisation à l'action ». Nous avons pensé légitime de commencer la journée par ces témoignages.

Plus précisément, quel est le lien avec la thématique de cette édition ?

Ces gens sont allés voir directement les choses dans les zones polaires. Ils y ont constaté les effets du réchauffement climatique. Ce sont des témoins légitimes du développement durable. Nous avons préféré leur donner la parole plutôt que de laisser la place à un discours moralisateur. Il s'agit de donner au public l'envie d'agir.

Quelle sera la suite du programme ?

De 11h à 14h, seront organisés trente ateliers pratiques, sur la place située derrière notre école : un atelier « do it yourself » avec la confection de produits cosmétiques ou ménagers, une ressourcerie viendra faire une initiation au bricolage et à la réutilisation, il y aura des ateliers de permaculture ou encore de « watertag », publicité écologique et alternative à l'utilisation de papier... Nous avons impliqué nos partenaires comme GRDF qui proposera un quiz sur l'énergie ou Véolia qui encadrera un atelier sur les déchets et la méthanisation. Ecocert proposera aux étudiants de certifier un produit cosmétique bio.

Nous aurons aussi un village « bien être » où une association invitera les participants à faire leurs propres tisanes et à découvrir les vertus des plantes.

Dans le village « alimentation et agriculture » se tiendra un atelier « éco-paturage » avec la présence d'un troupeau de chèvres. Nous allons également faire descendre l'une des ruches installées sur le toit de l'école pour faire découvrir la conception du miel.

Enfin, un village social sera cette année centré sur une sensibilisation à la langue des signes.

En parallèle de tous ces ateliers est organisé un « écoforum ». Plus de quarante stands d'entreprises et d'associations de nombreux domaines d'activités seront présents : alimentation, textile, bien-être, culture...

Remises des éco-awards 2017 - DR

Vient ensuite le temps des concours, durant l'après-midi ?

Exactement. Les appels à candidature ont été lancés en début d'année, dans quatre catégories : « étudiant », « entreprise », « organisation d'utilité publique » (collectivités et associations) et « chercheur ». Il y a six candidats dans chaque catégorie. Tous vont présenter un projet devant un jury. Un prix « coup de cœur » des étudiants (500 euros) et le grand prix du jury (1000 euros) seront décernés dans chaque catégorie. Le prix « chercheur » sera lui doté d'un module de formation offert au lauréat par la Toulouse Business School. Ils repartiront aussi avec une vidéo de leur prestation.

La clôture de la journée est prévue pour 17h30-18h. La matinée est ouverte au grand public mais il est conseillé de s'inscrire sur un formulaire. À noter : les étudiants sont prioritaires !

Fêtez le Printemps du Développement Durable

Créé le : 30/03/2018

Saint‐Brieuc Armor Agglomération et les 32 communes qui la composent, vous invitent à fêter le Printemps du Développement Durable.

Les communes unissent leurs forces et proposent 4 journées sur le thème de la biodiversité. Randonnées pédestres, sorties nocturnes, rencontres, visites, jeux... de nombreuses animations sont proposées sur tout le territoire les 7,8, 14 et 21 avril.

Enfilez vos bottes et partez à la pêche à l’épuisette. Dénichez des invertébrés et des larves d’amphibiens, après la pêche, séance de présentation, identification et biologie des espèces capturées. Vous en saurez plus sur le fonctionnement et l’utilité des zones humides, des mares temporaires ou encore des espaces en permanence en eau.

Partez à l’aventure lors d'une sortie semi‐nocturne. Écoutez et identifiez, à l’aide d’une « batbox », les mammifères volants en chasse, avec une présentation des différentes espèces visibles sur le territoire.

Marchez, écoutez, observez et apprenez à reconnaitre 5 à 10 oiseaux communs, leurs chants, leurs comportements au cours d'une randonnée accompagnée par le Groupe d’Etude Ornithologique des Côtes d’Armor.

Apprenez des techniques de jardinage pour un potager naturel, découvrez la biodiversité du jardin (radis et râteaux). Profitez d’un stand d’échange de graines et de plants.

Profitez d'un parcours sur les sites des carrières de la Croix Gibat à Trégueux et de Bon Abri à Hillion  et découvrez leurs histoires et caractéristiques. L’une en exploitation, l’autre réhabilitée en espace protégé, observez la faune et la flore présente sur ces sites.

Partagez les animations qu'ont préparées les équipes de la Réserve Naturelle pour fêter leur 20 ans : rencontres, expositions, sorties nature…

Inaugurations, projections, conférences, expositions, visites... tout le programme, date, horaires et lieux est visible sur www.saintbrieuc‐armor‐agglo.fr

Habitats Insolites : écologiques, autonomes, nomades ou fixes

Créé le : 24/03/2018

Une nouvelle SCOP vient de naître en Ariège. Habitats Insolites est spécialisée dans la conception et la fabrication 100% française d’habitats alternatifs et d’habitats légers de loisirs.

De plus en plus de personnes font le choix de vivre dans un habitat alternatif pour plus de liberté, d’indépendance mais aussi par souhait d’entreprendre une démarche d’éco-responsabilité. C’est pour répondre à toutes ces nouvelles attentes qu’Habitats Insolites propose aujourd’hui une offre variée de modules : tiny house, roulottes, chalets ronds et cabanes réalisés à partir de matériaux sains, des bois issus de filières locales et apportant tout le confort nécessaire.


« Nos produits s’adressent aussi bien aux particuliers pour leur habitation permanente, aux professionnels du tourisme pour de l’hébergement original et insolite ou encore aux bailleurs sociaux pour de l’hébergement d’urgence ; tout est envisageable », souligne Julien Schira, gérant de la Scop. « Côté tarif, pour un module, il faudra compter entre 15 000 et 70 000 euros selon le format et la superficie. »
 

Une histoire de passionnés


C’est l’histoire de quatre personnes dont les chemins se sont croisés au sein d’une association. Après 10 années passées en tant qu’artisans ou encadrants techniques de chantiers école et chantiers collectifs, proposés par l’association à destination des jeunes, ils ont souhaité se lancer dans une nouvelle aventure et entrer dans une démarche plus entrepreneuriale. Leur passion commune : l’écoconstruction et l’habitat alternatif. Grâce à leurs diverses compétences tournées autour de la conception, l’aménagement, mais aussi l’électricité, la plomberie ou encore le photovoltaïque, les quatre entrepreneurs ont créé leur coopérative : Habitats Insolites.


Pour les entrepreneurs, le statut Scop évoque une dimension humaine et collective, une volonté de partager équitablement les richesses créées et un ancrage territorial fort. « Face à un marché très concurrentiel, nous souhaitons rester une petite structure aux valeurs humaines et faire appel uniquement aux filières locales pour nos réalisations », souligne Pierre Régnier, salarié-associé de la Scop, responsable de la conception.
À partir de septembre 2018, l’équipe envisage de recruter deux apprentis, jeunes mineurs isolés étrangers, sur contrat d’apprentissage, et ainsi contribuer à leur formation et à leur insertion sociale.

Leur premier client ne va pas tarder à découvrir son module de 25m², le chantier a démarré en décembre...

 

Plus d'infos sur www.habitatsinsolites.com

AGRI et API-CULTURE : même combat !

Créé le : 22/03/2018
Les apiculteurs ont besoin des agriculteurs pour faire butiner leurs abeilles. Et les agriculteurs ont besoin des abeilles pour polliniser leurs plantes. Ici, une abeille butinant une fleur de cerisier. © Pixabay

Entre l’agriculture et l’apiculture, les tensions sont vives, sur fond de glyphosate et autres pesticides. Pourtant, ces deux activités nourricières sont interdépendantes. Et si, pour changer de modèle agricole, il fallait s’appuyer sur la défense de l’abeille ?

Par François Delotte


VERS UNE AGRICULTURE PLUS RESPECTUEUSE DE L’ABEILLE ?

Pesticides, suppressions des haies, monocultures… le modèle agricole conventionnel est largement impliqué dans la mortalité des abeilles. Pourtant, il aurait bien du mal à se passer de ces pollinisateurs. Bientôt la fin du paradoxe ?

Trois fois moins de miel en vingt ans. « Jusqu'au milieu des années 1990, la France produisait plus de 30 000 tonnes de miel par an. En 2017, la production s'élève à 10 000 tonnes », témoigne Henri Clément, apiculteur et porte-parole de l'Union Syndicale de l'apiculture française (Unaf), syndicat qui représente professionnels et amateurs de l'apiculture. Sur le marché des produits de la ruche, la France est passée rapidement d'une quasi-autosuffisance (nous consommons environs 40 000 tonnes de miel par an) à une forte dépendance à l'importation.

Au cœur de cette chute de productivité se trouve la santé de l'abeille. Car, paradoxalement, si le nombre d'apiculteurs professionnels et amateurs augmentent (50 131 en 2016 contre 41 836 en 2010, selon France AgriMer), leurs cheptels sont de plus en plus menacés. Comme le détaille Yves Le Conte, directeur de recherche à l'Inra d'Avignon, spécialiste de la biologie et de la protection de l'abeille. « Dans les années 1980-1990, on considérait que 10 % de la perte d'une colonie, au maximum, pouvait être admise chaque...

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JOURNEE MONDIALE DE L'EAU - Un tiers de la planète boit de l'eau dangereuse

Créé le : 21/03/2018

Par Solidarités International 

De nos jours encore, quelque 2,6 millions d'hommes, de femmes, d'enfants, d'invisibles meurent chaque année de maladies liées à l'eau et à un environnement insalubre. Plus d'un tiers de la planète boit toujours une eau dangereuse pour la santé. 2,6 milliards de personnes manquent toujours d'un assainissement adéquat. Résultat, l'eau reste la principale cause de mortalité au monde, notamment chez les enfants. 

Le manque d'accès à l'eau, un fléau invisible

A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Eau, le 22 mars, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL lance la 4e édition de son Baromètre de l'eau. Une publication qui dresse un nouvel état des lieux de notre ressource vitale commune, décrypte les causes et les conséquences du manque d'eau potable, souligne les actions mises en œuvre pour concourir à l'accès universel à l'eau et à l'assainissement, inspecte les avancées des Etats, dénonce le manque de volonté, de financements, pointe les incohérences. Sans oublier de mettre en valeur et d'apporter son lot de solutions, des plus locales au plus globales… Et de donner la parole aux milliards d'invisibles pour qui le droit à l'eau potable, déclaré droit de l'homme en 2010 par les Nations Unies, n'est toujours pas respecté.

''Témoigner de la réalité de toutes celles et de tous ceux
dont la santé, la vie et tout espoir de développement sont menacés par le manque d'accès à l'eau potable et à l'assainissement. ''

Donner la parole aux invisibles

Les acteurs humanitaires que nous sommes mènent contre ce fléau indigne, injuste et mortel un combat quotidien sur le terrain des crises les plus sévères, mais aussi auprès des instances nationales et internationales afin de faire entendre la voix de celles et de ceux à qui nous venons en aide chaque : familles frappées par la guerre, habitants des bidonvilles, citoyens d'Etats faillis ou défaillants, agriculteurs et éleveurs face à la sécheresse, minorités… Toutes et tous bien souvent loin des radars des médias et des politiques. Invisibles.

C'est bien de la réalité de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants dont nous témoignons, chaque année, dans les pages de notre Baromètre de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement : des Congolais ou des Haïtiens sous la menace du choléra, des habitants de Dacca réclamant leur droit à l'eau, des Yéménites dans un pays déjà en manque d'eau avant la guerre, des Syriens, des Rohingyas, des populations sahéliennes… et de toutes celles et de tous ceux dont la santé, la vie et tout espoir de développement sont menacés par le manque d'accès à l'eau potable et à l'assainissement.
 

‘'Parce que sans un engagement politique et financier massif des Etats, sans une volonté farouche des acteurs de terrain, l'accès à l'eau potable restera non seulement une urgence humanitaire, mais deviendra très vite une menace de plus en plus palpable pour l'humanité'' 

Alexandre Giraud, Directeur général de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

 Des experts connus et reconnus associés au baromètre de l'eau 2018

Pour commenter les avancées de l'accès à l'eau potable pour tous, ainsi que les défis et les obstacles qui restent à surmonter, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL s'est entourée des plus grands spécialistes de l'eau : Jean Launay, président du Partenariat Français pour l'Eau au géographe David Blanchon, en passant par Gérard Payen, ancien conseiller pour l'eau du secrétaire général des Nations Unies, Sophie Durans de la London School of Hygiene & Tropical Medicine ou Franck Galland expert sur les questions sécuritaires liées à l'eau… Sans oublier ses experts humanitaires et ses partenaires (Think Tank, ONG, collectivités et agences de l'eau…).


Autant de parties prenantes dans notre combat pour l'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous, qui ont contribué à ce Baromètre de l'Eau de l'hygiène et de l'assainissement, afin que le grand public se sente concerné par ce grand enjeu source de vie et de développement mais aussi de conflits, de pauvreté, de maladies et de mortalité.


Retrouvez le Baromètre de l'eau 2018 sur notre site 

[Communiqué] - Nestlé Waters assèche les nappes de Vittel sur fond de conflit d'intérêt

Créé le : 21/03/2018
Pixabay

Par France Nature Environnement 

La Journée mondiale de l’eau, qui se tiendra le 22 mars, est l’occasion de rappeler que l’alimentation en eau potable est l’usage le plus essentiel de l’eau. Aujourd’hui, lorsque nous ouvrons les robinets, de l’eau de bonne qualité prélevée à proximité de nos habitations s’en écoule. Mais bientôt plus à Vittel. Non, à Vittel, l’eau qui s’écoulera des robinets sera acheminée par pipeline sur des dizaines de kilomètres. France Nature Environnement tire la sonnette d’alarme : le géant international Nestlé Waters s’est approprié la ressource locale pour commercialiser de l’eau en bouteille, exportée en Allemagne. Au risque d’épuiser la nappe et au détriment des populations locales.

Epuiser une nappe phréatique pour vendre de l’eau en bouteille : scandale social et environnemental

Nestlé Waters, propriétaire de 10 marques d’eau en bouteille en France et en Belgique, surexploite sans vergogne une nappe d’eau souterraine au détriment des populations locales en France, à Vittel. Depuis près de 30 ans, la nappe dans laquelle prélève la multinationale présente un déficit chronique annuel d’environ 1 million de m3… Soit la quantité d’eau que Nestlé Waters est autorisé à prélever, par le Préfet. Et le niveau de la nappe a déjà baissé de 10 mètres. Il sera bien entendu très difficile de faire remonter le niveau de cette eau souterraine, compte-tenu des conditions géologiques locales, mais surtout de la non-volonté des pouvoirs publics de poser des limites à Nestlé Waters.

Au-delà de l’épuisement de la ressource en eau, en totale contradiction avec l’image que souhaite se donner Nestlé Waters, la manière de faire est également choquante d’un point de vue social. En lien avec les services de l’Etat, la stratégie imaginée pour approvisionner en eau potable les populations locales de Vittel n’est autre qu’un transfert massif d’eau sur des dizaines de kilomètres de pipeline, pour un coût de 20 à 30 millions d’euros sur 20 ans. Ainsi, Nestlé pourra continuer son exploitation, pendant que les habitants de Vittel se verront répercuter le prix des travaux sur leur facture d’eau. Aller puiser l’eau chez les voisins avec des risques d’impacts environnementaux encore mal évalués, et ce dans un contexte de changement climatique qui affecte la ressource en eau, ne parait pas être une solution économiquement, socialement et écologiquement raisonnable.

L’eau souterraine de Vittel, bien public décrété propriété de Nestlé

C’est un réel monopole que s’octroie Nestlé sur une ressource en eau qui n’est censée appartenir à personne, si ce n’est aux populations locales pour subvenir à leurs besoins vitaux d’alimentation en eau potable. La loi sur l’eau de 2006 mentionne clairement que l’usage prioritaire d’une ressource en eau en France est l’alimentation en eau potable. Les activités économiques ne sont pas prioritaires, et l’eau est un bien commun, non privé ou privatisable. La reconnaissance implicite de la priorité de prélèvement à Nestlé Waters, contraignant les collectivités locales à « aller boire ailleurs », est inacceptable.

Mais Nestlé n’est pas seul responsable de la situation. Car pour avoir le droit d’épuiser la ressource en eau de Vittel, une entente avec certains acteurs locaux et services de l’Etat a dû avoir lieu. Une entente qui n’est d’ailleurs pas sans conflit d’intérêt, et qui reflète une relation bien trouble entre la multinationale et certains acteurs publics[1]

France Nature Environnement dénonce les pratiques environnementales de Nestlé Waters

Planter des arbres en Amazonie tout en asséchant les nappes d’eau en France est écologiquement irresponsable. Cela s’appelle « faire du greenwashing », se donner bonne conscience. Quatre associations locales (Vosges Nature Environnement, Oiseaux Nature, ASVPP[2], UFC Que Choisir 88) se battent depuis plus d’un an pour dénoncer ce choix dicté par le chantage économique. La fédération nationale soutient ouvertement et fermement cette dénonciation. Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « il est impossible d’accepter qu’un géant mondial de l’eau en bouteille assèche une nappe d’eau et oblige les populations locales à s’approvisionner en eau potable ailleurs. La situation à Vittel est la preuve d’une non-gestion en responsabilité de la ressource en eau locale disponible, pourtant suffisamment abondante pour satisfaire les besoins du territoire à condition que chacun prenne en compte les besoins des uns et des autres. »

 


[1] L’ancienne présidente de la Commission Locale de l’Eau, en charge du suivi du dossier et également maire adjointe de Vittel, fait l’objet d’une enquête préliminaire pour prise illégale d’intérêt. Son mari, alors cadre international de Nestlé, est le président de la vigie de l’Eau, association chargée du portage du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de 2010 à 2016 (pour l’information, la communication, la maitrise d’œuvre des études, l’élaboration de la stratégie). Association financée à l’origine par Nestlé et qui est aujourd’hui dessaisie du dossier…

[2] Association de Sauvegarde des Vallées et de Prévention des Pollutions

 

Projets miniers : Variscan Mines vend sa filiale française

Créé le : 21/03/2018
DR

Variscan Mines SAS, filiale française de Variscan Mines Ltd (société australienne qui détient les permis de recherches minières de Bretagne mais aussi de Salau, dans l'Ariège), vient d'être vendue à la société australienne Apollo Minerals. Variscan Mines Ltd a annoncé sur son site avoir vendu son permis de Salau dans l'opération. Les permis bretons devraient quant à eux être transférés vers une nouvelle filiale basée en Grande-Bretagne (Variscan Mines Europe). 

Des permis « au frais » ?

De son côté, le collectif d'opposants bretons aux activités minières a indiqué avoir « la désagréable impression que les PERM bretons, dont celui de Merléac, vont tout simplement être "mis au frais" outre-Manche, le temps que la contestation locale s’estompe » Puis, « il suffira à la société dormante de revendre les permis de recherches minières à qui en voudra bien », a-t-il poursuivi dans un communiqué daté du 15 mars dernier.

CAMARGUE : la nécessaire adaptation face au changement climatique

Créé le : 20/03/2018
Étang et phare de la Gacholle. Le delta de la Camargue, dont 70 % est situé à moins d'un mètre d'altitude, voit déjà se produire les effets du changement climatique. © P. Isnard-Dupuy

Avec le réchauffement de la planète, la mer est promise à une élévation de 40 cm à un mètre d’ici 2100. La Camargue n’a pas d’autre choix que de s’adapter aux conséquences du changement climatique. Pour informer sur le rôle incontournable des zones humides dans ce défi, le Groupe Régional d’Experts sur le Climat en PACA y organisait une journée d’échanges cet hiver, à la Tour du Valat.

Par Pierre Isnard-Dupuy

Sur la Digue à la mer, à proximité du phare de la Gacholle, entre les étangs et la mer au milieu de la côte camarguaise, le regard embrasse de longues étendues sableuses. Côté terre, il parcourt au loin les fumées industrielles noirâtres de Fos, jusqu’au Mont Ventoux et aux collines des Costières. Avec l’élévation de la mer, ce point de vue pourrait-il disparaître ?

C’est l’une des questions que se pose, ce 20 novembre, le Grec Paca (Groupe Régional d’Experts sur le Climat en Provence-Alpes-Côte-d’Azur), lors d’une journée dédiée aux « zones humides littorales face au changement climatique ». Un événement organisé avec la Tour du Valat, un centre d’étude, géré par une fondation. Il est spécialisé dans la recherche et la conservation des zones humides méditerranéennes et situé entre l’étang du Vaccarès et le village du Sambuc. « 70 % du territoire camarguais est à moins d’un mètre d’altitude », expose Jean Jalbert, le directeur du site. À une telle hauteur, le delta camarguais, coincé entre Petit et Grand Rhône, voit déjà se produire les effets des...

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Viticulture - Cécile Claveirole (France Nature Environnement) : « Des alternatives aux pesticides peuvent être rapidement mises en place »

Créé le : 19/03/2018
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C'est la semaine des alternatives aux pesticides, du 20 au 30 mars prochain. À cette occasion, Sans Transition ! Occitanie est partenaire d'un café-débat, organisé par France Nature Environnement Languedoc-Roussillon (FNE LR), sur les alternatives aux produits phyto dans la viticulture, jeudi 22 mars, au Gazette Café de Montpellier. Trois questions à Cécile Claveirole, référente agriculture pour FNE et intervenante dans la discussion de jeudi prochain. 

Pourquoi la viticulture est-elle emblématique des problématiques liées à l'usage des produits phyto ?

La vigne est une production emblématique du Languedoc. Mais c'est aussi une des productions sur lesquelles on utilise le plus de pesticides. Paradoxalement, la viticulture est aussi un secteur dans lequel des évolutions rapides sont possibles. C'est en viticulture que l'on rencontre le plus d’AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) et de producteurs bio.

Peut-on aujourd'hui aisément se passer de pesticides dans ce secteur ?

Cela est plus facile que pour les grandes cultures de céréales. Notamment parce que l'enherbement dans les rangs de vigne est facile à mettre en œuvre. Par ailleurs, la répartition de haies en bordure des parcelles peut en général se faire sans trop de difficultés. Ces dispositions permettent de diminuer l'utilisation des pesticides car elles facilitent le développement d'insectes dits « auxiliaires » qui s’attaquent aux parasites de la vigne.

Si les agriculteurs ne traitent plus, ils auront en général des rendement moins importants. Mais les viticulteurs bio s'en sortent néanmoins très bien. Les principaux risques dans la viticulture sont d'ailleurs davantage liés aux aléas météo (gel, grêle...) qu'aux maladies et parasites.

Quelles sont les principales alternatives aux pesticides en viticulture ?

Nous l'avons vu, il y a les insectes auxiliaires. En bio et même en conventionnel, le cuivre est utilisé comme alternative aux traitements chimiques, notamment pour lutter contre une maladie comme le mildiou. Mais le cuivre a tendance à trop s'accumuler dans les sols. Des expérimentations sont tentées, comme le mélange de cuivre et d'huiles essentielles ou de tisane de plantes, avec des résultats intéressants.

Mais l'utilisation de pesticides reste liée au rendement que l'on attend. Les GGP (Indication Géographique Protégée) et les AOP (Appellation d'Origine Protégée limitent les rendements. Ce qui permet par ailleurs une meilleure valorisation des produits. Et de diminuer les produits chimiques et engrais. Le raisin n'en est que meilleur, il a moins besoin d'eau et est plus concentré en sucre.

 



Pour aller plus loin 

Sans Transition ! organise une conférence sur les perturbateurs endocriniens en compagnie de François Veillerette, directeur de l'association Générations Futures, le mercredi 30 mai, à Vaison-la-Romaine (84). Ci-dessous, une interview vidéo de François Veillerette réalisée à l'occasion d'un débat animée par Sans Transition !, à Vannes (56), le 12 octobre dernier.

 

Le chanvre, un concentré de protéines végétales

Créé le : 19/03/2018

A l'ère de la malbouffe et de l'avènement du végétarisme, la tendance est aux modes de consommation alternatifs. On cherche sans cesse de nouvelles façons de cuisiner, de nouveaux aliments, pour prendre soin de soi et de la planète, et on a bien raison ! Christophe LATOUCHE, le gérant de L'CHANVRE, spécialiste du chanvre alimentaire, nous explique pourquoi.

Dans le domaine de la nutrition, le chanvre fait parler de lui : outre pour leurs apports parfaitement équilibrés en oméga 3 et 6, les graines de chanvre sont aussi prisées pour leur teneur particulièrement importante en protéines. En effet, on trouve dans la graine entière environ 20 à 25% de protéines, 30% dans la graine décortiquées, 15% dans le te'fou de chanvre et jusqu'à 50% dans la farine de chanvre.

La farine de chanvre

Lorsque la graine entière est pressée, on en récolte d'une part l'huile et, d'autre part, un coproduit appelé tourteau de chanvre : un mélange de la coque et de l'amande partiellement déshuilée. C'est à partir de ce tourteau qu'est extraite la farine de chanvre ou, plus exactement la poudre d'amande de chanvre, puisqu'elle est issue d'un akène (petite noisette) et non pas d'une céréale, comme le blé par exemple. Elle est fabriquée en séparant l'amande de chanvre de la coque de la graine. En enlevant la coque, on concentre les éléments nutritifs contenus dans l'amande de chanvre, et ses qualités organoleptiques en sont enrichies. Au niveau nutritif, la farine de chanvre est une vraie bombe ! En effet, la graine de chanvre contient les 8 acides aminés essentiels : le tryptophane, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, la valine, la leucine et l'isoleucine, indispensables au bon fonctionnement de notre organisme. Ces nutriments ne pouvant être synthétisés directement par le corps (ou pas en quantité suffisante), c'est l'alimentation qui doit les fournir. C'est grâce aux acides aminés que se renouvellent les muscles, les tendons, les organes, les glandes, les ongles et les cheveux, et que le corps se protège contre les maladies et les toxines.

La protéine

L'intérêt majeur de la farine est sa teneur en protéine végétal, directement assimilable par l'organisme : elle est d'ailleurs aussi appelée protéine de chanvre, un terme un peu galvaudé, car cette protéine n'est pas extraite de la graine (comme c'est le cas pour la protéine de soja, par exemple) mais uniquement concentrée par la séparation de l'amande, de la coque et de l'huile. Le taux de protéines de la farine de chanvre peut varier en fonction des lots de grains et du procédé utilisé. Selon la méthode de pressage, on obtiendra un tourteau plus ou moins déshuilé : plus le tourteau est riche en huile, moins le taux de protéines sera important en proportion. Or, afin d'obtenir un tourteau très sec et donc concentré, la graine doit être écrasée si froid que la pression à froid devient très difficile, voir impossible selon la graine et le matériel mis en oeuvre.
En acceptant une perte de rendement en huile (de 5% environ), Christophe Latouche a pris le parti de favoriser la qualité de ses produits, tant d'un point de vue nutritionnel que gustatif. Il privilégie une huile dont les propriétés sont parfaitement respectées, et une farine plus riche en huile (environ 15%) mais qui contient tout de même 48% de protéines !

En matière d'apports, 100gr de farine de chanvre fournissent à eux seuls les quantités journalières recommandées en oméga 3 (3 grammes) et 6 (9 grammes), ainsi que 45 gr de protéines (à ce taux, 100 gr de farine équivalent à environ 300 gr de boeuf cru), sans parler du reste ! La farine chanvre présente l'avantage de contenir une protéine qui est directement assimilable par le système digestif humain, même en grande quantité. A l'inverse, les protéines animales (viande, oeuf, poisson) requièrent beaucoup d'énergie lors de la digestion et ont des propriétés acidifiantes qui peuvent créer des problèmes rénaux, musculaires, digestifs ainsi qu'un déséquilibre de la flore intestinales lorsqu'elles sont consommées à haute dose. La farine de chanvre se garde très bien sur la durée car, si elle est fragile à la lumière, elle peut tout de même être conservée 12 mois au réfrigérateur.
Tout comme les protéines animales, il est conseillé de manger la protéine de chanvre autant que possible crue, afin d'éviter que ses acides gras se saturent à la cuisson, devenant des radicaux libres à des températures importantes, qui auront un effet néfaste sur notre organisme. Dans certaines préparations, cependant, notamment les pâtes (à pain, à brioche, les pâtisseries etc...) le produit reste majoritairement en milieu humide et la température à coeur n'atteint pas un niveau trop élevé : dans ces cas, la détérioration des acides gras sera moindre, voir inexistante.


Comment consommer la protéine de chanvre ?


S'il s'agit sans aucun doute d'un super aliment aux qualités nutritives exceptionnelles, il ne faut pas pour autant oublier que ce produit reste de la nourriture et non un complément alimentaire. La confusion est aisée lorsqu'on l'appelle protéine de chanvre, mais la farine de chanvre n'en reste pas moins un aliment qui doit être apprécié et savouré, et intégré dans les repas. C'est un apport particulièrement intéressant pour les personnes âgées, les malades, les vegan, les sportifs, ou encore les jeunes enfants. Consommée en début de journée, la farine aide à la récupération car elle contient du tryptophane, qui va se transformer en prostaglandine, puis en sérotonine, être assimilé par l'organisme en fin de journée et procurer au corps décontraction, relaxation, et donc de meilleurs conditions de sommeil.
Utilisée en farine, la protéine de chanvre s'intègre à toutes les recettes en se substituant aux farines habituelles, à hauteur de 5 à 20% du poids total des farines. Il faut prendre en compte que la cuisson va altérer les oméga 3. Mais l'attrait principal de la farine étant la protéine, l'apport nutritionnel reste très intéressant. Elle peut également être consommée crue, pour encore plus de bienfaits dans les jus, smoothies, sauces, soupes, sauces...
Pour les sportifs, elle est un allié de taille dans les shakes, ou encore en pâte à tartiner, mélangée à du miel ou des fruits secs : c'est un stimulant plein d'énergie !

 

Plus d'info : www.lchanvre.com

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