Économie

Artisan du monde Rennes organise une dégustation équitable

Créé le : 12/10/2016

Artisans du Monde Rennes organise une dégustation de produits issus du commerce équitable le samedi 15 octobre, de 10h à 20h, dans sa boutique du 16, rue Hoche. «Il s'agit de faire découvrir des produits locaux et du monde ainsi que promouvoir le commerce équitable auprès du grand public. Le tout dans la bonne humeur et la convivialité», indique Benjamin Lenoir chargé de communication d'Artisan du monde Rennes. Au programme : dégustation de nombreux gâteaux, chocolats, boissons chaudes et froides... Et une surprise offerte pour tout achat ! Ce moment de partage sera aussi l'occasion d'échanger avec les bénévoles d'Artisans du Monde et de découvrir l'action de cette structure qui envisage le commerce autrement. 

Artisans du Monde Rennes c'est quoi ?

Une association qui vend depuis vingt ans des produits issus uniquement du commerce équitable (alimentaire, artisanat, cosmétiques...). Ces ventes permettent d'offrir des conditions de vie décentes aux producteurs dans leurs pays. Une trentaine de bénévoles qui font vivre l'association, animés par une volonté de contribuer à changer les règles pratiques du commerce international. 

Plus d'infos :

www.facebook.com/events/326213807743516/

www.facebook.com/ArtisansduMondeRennes

Sébastien Paule, Mouves Occitanie : « l'enjeu d'une entreprise sociale, c'est son capital »

Créé le : 04/10/2016
Sébastien Paule, représentant du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) à Montpellier - Crédits : FD

Le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) organise son deuxième « Tour du financement » à Montpellier, au pôle Réalis, le 13 octobre prochain. Rencontre avec Sébastien Paule, représentant du Mouves en Occitanie.

 

Qu'est-ce que le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) Occitanie ?

Le Mouves en Occitanie c'est la branche régionale du Mouves, réseaux national des entrepreneurs sociaux. Nous rassemblons plus de cent adhérents dans la région, pour la plupart des dirigeants d'entreprises sociales. Nous proposons deux types d'actions. Certaines sont tournées vers l'extérieur. Elles sont destinées à montrer la diversité de l'entrepreneuriat social et son rôle dans la société. Des actions sont davantage tournées vers nos membres et leurs besoins. Il s'agit principalement d'ateliers et de rencontres professionnelles. Chaque trimestre, nous organisons des dîners du réseau auxquels nous invitons des personnes issues d'autres collectifs d'entreprises. Les questions abordées sont diverses : comment lever des fonds ? Comment trouver un nom pour un nouveau produit ? Comment toucher son public ? Il s'agit d'accompagner les membres dans leurs pratiques. Nous favorisons le conseil de pair à pair.

Qu'est-ce qu'un entrepreneur « social » ?

C'est un entrepreneur dont les activités répondent à des besoins d'intérêt général. Tout en essayant de trouver un équilibre entre cet intérêt général et l'efficacité économique. Des indicateurs concrets définissent l'entrepreneuriat social. Comme la manière d'associer ses collaborateurs à la prise de décision. Etre entrepreneur social, c’est faire le choix de la lucrativité limitée. Ce qui va se retrouver dans un encadrement des salaires, dans la redistribution des bénéfices en proposant des parts aux salariés et/ou en réinjectant une grande partie de l'argent dans les réserves de la société ou dans des actions d'intérêt collectif (diversification, essaimage, création d’emploi, maximisation de son impact social…). En somme, cette lucrativité limitée garantit la poursuite de l’utilité sociale et environnementale du projet et la redistribution équitable de ses bénéfices. Elle exige néanmoins une certaine performance économique pour assurer cette mission. 

Le Tour du financement participatif, qui aura lieu le 13 octobre prochain, s'inscrit dans cette dynamique. En quoi va consister cette journée ?

La première édition du Tour a eu lieu l'année dernière à Toulouse. Cette année, elle se déroule logiquement à Montpellier, au Pôle Réalis. Le principe : faire se rencontrer des entrepreneurs qui ont des besoins particuliers et des structures de financement. Le tout en essayant de casser le côté « rencontre individuelle » conventionnel. Nous souhaitons allier conseil et rencontre directe avec des financeurs, dans un climat bienveillant et décontracté. Il y a des projets formidables en région qui sont malheureusement loin des radars des financeurs. Notre ambition est de les détecter et les rassembler autour de et avec nos partenaires et les réseaux de l’économie sociale et solidaire, mais aussi les structures de l’accompagnement. 

Qui seront les invités ?

Il y en a deux types. D'abord, des entrepreneurs et des directeurs administratifs et financiers qui ont des projets concrets. Il s'agit de personnes qui sont confrontées à des problématiques précises de trésorerie, d'amorçage ou d'investissement. Le but est d 'apporter des réponses à leurs interrogations. Réponses données par des experts du financement, qui constituent le second profil d'invités. Des structures et des organismes comme France Active, le Fond structurel européen ou des plateformes de crowdfunding comme Wiseed ou Ulule seront présents. Des partenaires institutionnels, comme la région Occitanie, seront également là pour présenter leurs dispositifs de financement. La palette d’acteurs du financement à impact social s’étend aux fonds publics à l’investissement solidaire, en passant par les structures du financement participatif et le financement bancaire.

Pour les entrepreneurs, ces rencontres qui se situent entre le « in » et le « off », permettent de jauger la solidité des projets. C'est un peu un crash-test pour évaluer à quels types de financements ils sont éligibles ou si les montants souhaités sont réalistes. En somme, c'est un moyen d'aider les personnes à affiner leurs demandes.

Quelles réponses peut offrir le financement participatif aux entreprises et aux porteurs de projets de l'économie sociale et solidaire ?

Il faut d'abord souligner qu'il existe beaucoup de formes de financement participatif. Des organismes proposent à des particuliers de prêter de l'argent pour financer un projet. D'autres permettent de rentrer au capital d'une entreprise. D'autres (Ulule, KissKiss BankBank...) s'apparentent plus à du don ou à de l'achat-don.

Le recours à ce type de financement évite mécaniquement des phénomènes de dépendance pour les entreprises. L'enjeu d'une entreprise sociale, c'est son capital. Car il faut bien payer les gens et investir. Or le recours au prêt bancaire peut être difficile. D'autant plus pour les entreprises sociales qui, justement, ont souvent peu de capital. Et les personnes qui portent ces projets n'ont pas forcément des objectifs capitalistiques. Pour disposer de capitaux, il faut donc trouver diverses sources de financements, à la fois publics et privés. Mais aussi trouver le moyen de mettre à contribution nos communautés. Le crowdfunding est l'illustration de cette dynamique.

Plus d'infos :

Sur le compte facebook du Mouves en Occitanie  

Les Coopératives d'Activités et d'Emploi : l'entrepreneuriat solidaire

Créé le : 30/09/2016
Crédit : FS

La Coopérative d'Activité et d'Emploi d'Ille-et-Vilaine, "Elan créateur", fêtait ses 15 ans mardi 27 septembre, sous le chapiteau Big Bang Circus, à Rennes. L'occasion de rappeler les collaborations et l'entraide que génère ce type d'association entre des entrepreneurs venus de tous horizons.

Un joyeux brouhaha envahi le chapiteau Big Bang Circus à Rennes. La Coopérative d'Activité et d'Emploi (CAE) Élan Créateur fête ses quinze ans dans une stimulante effervescence. Entrepreneurs et porteurs de projets discutent boulot et évoquent des collaborations. Derrière le chapiteau, dans l'ancienne cartoucherie, des massages sont proposés par des membres de la coopérative. D'autres mangent des gaufres liégeoises Bio fabriquées par les frères Francho-Sanchez, eux aussi membres d’Élan créateur depuis quelques mois. Tout comme Béatrice Picot, fleuriste, salariée et associée au sein de la CAE depuis deux ans : « J'aime me sentir entourée, j'ai besoin d'avoir des collègues ! », confie-t-elle. Ce regroupement économique solidaire de plusieurs dizaines d'entrepreneurs d'univers différents permet à chacun de bénéficier d'un cadre juridique, un statut de salarié, et une gestion comptable et fiscale mutualisée, en échange de 10/12% de leur chiffre d'affaire. « La force de l'entreprise partagée c'est que l'on multiplie les connaissances : on se créé un réseau », explique Béatrice Picot. Une équipe d'appui d'une dizaine de personnes accompagne les porteurs de projet. Une fois que leur entreprise est lancée ils peuvent devenir salariés au sein de la coopérative. Au bout de trois ans ils ont la possibilité de continuer l'aventure en devenant associés d'Elan coopérative.

Les CAE : entre proximité territoriale et professionnelle

« Les coopératives d'activité sont des entreprises innovantes. Le 21eme siècle doit trouver de nouvelles manières de sécuriser les travailleurs. Les CAE permettent de passer d'un statut de salarié à celui d'entrepreneur et d'associé. C'est une autre relation au travail » s'enthousiasme Anne Patault, élue à la région Bretagne, et qui participe à une des tables rondes de l'après-midi. Les débats tournent autour des évolutions qu'ont permis les CAE et la place qu'a pris Élan créateur dans l'économie sociale et solidaire au niveau régional. « Aujourd'hui nous commençons à être solide sur nos fondations et nous pouvons nous ouvrir vers l’extérieur», affirme Isabelle Amauger, directrice générale d’Élan Créateur. La troisième table ronde aborde justement la question du lien entre travail et territoire. La coopérative a développé des pôles locaux à Saint-Malo, dans le pays de Redon ou encore à Fougère. Une organisation qui permet de créer des dynamiques locales et de renforcer les proximités. S'opère aussi des rapprochements entre entrepreneurs d'une même branche ou qui s'estiment complèmentaires. Élan bâtisseur rassemble les professionnels du bâtiment, qui peuvent ainsi répondre à des appels d'offres plus vastes. Thierry Brulavoine, biographe et entrepreneur salarié s'est ainsi associé avec une graphiste pour répondre à un appel d'offre visant à cartographier les paroles d'habitants du pays de Redon. «  En travaillant dans un cadre coopératif on bénéficie de l’expérience d'autrui, on peut échanger avec d'autres  »,  explique-t-il.

Un futur tourné vers l'innovation

Yves Cariou, le président du Conseil d'administration d’Élan créateur, et Stéphane Veyer, le président de la CAE parisienne Coopaname clôturent cette journée d'anniversaire. « Le modèle économique des CAE ne peut plus être le même avec la réduction des financements étatiques. Comment construire un modèle qui nous permette de continuer à accueillir le plus d'entrepreneurs possible ? Comment devient-on une structure au service d'un écosystème territorial ? » s'interroge Yves Cariou. Sûr que les CAE sauront trouver ensemble des réponses à ces questions dans les quinze prochaines années ! 

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cae35.coop

Le CETA contre l’intérêt général

Créé le : 26/09/2016
Une grande journée d'action contre les traitées de libre échange est prévue le 15 octobre 2016 - Crédit : Attac

Par Attac 

À la veille de la rencontre des ministres européens du commerce à Bratislava, où ils décideront du processus d’approbation du CETA par l’UE, Attac France, l’AITEC et Corporate Europe Observatory (CEO) publient, avec une vingtaine d’autres organisations de la société civile en Europe, le rapport « CETA : Marchander la démocratie ». Il démontre que le chapitre 8 du CETA (Accord économique et commercial global), consacré à la libéralisation et à la protection de l’investissement, demeure une menace substantielle pour nos démocraties.

L’Accord économique et commercial global (dit CETA du fait de son acronyme anglais – Comprehensive Economic Trade Agreement) pourrait exposer les États membres de l’UE à des plaintes coûteuses de la part d’investisseurs nord-américains contestant des mesures d’intérêt général.

Une fois approuvé et ratifié, le CETA autoriserait les investisseurs canadiens, et leurs homologues américains disposant de filiales au Canada, à poursuivre les États membres de l’UE et l’UE elle-même pour toute législation affectant négativement leurs bénéfices. Le CETA ne comprend en revanche aucune obligation pour ces investisseurs.

La décision démocratique en péril 

Les accords de libre-échange existants tels que l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) montrent que la majorité de telles poursuites incrimine des lois et réglementations protégeant la santé publique, l’environnement et le droit du travail, et permet aux intérêts lucratifs particuliers de supplanter l’intérêt général. Comme le souligne le rapport, le chapitre investissement du CETA conduirait à l’explosion des plaintes d’investisseurs contre des États. Ces plaintes sont tranchées dans des cours d’arbitrage sises hors des juridictions nationales ou européennes. Ce système de justice parallèle rend les procédures extrêmement coûteuses, opaques et partiales ; il alourdit par ailleurs les dépenses publiques et met la décision démocratique en péril.

Lora Verheecke, chercheuse et chargée de campagne chez CEO, observatoire des lobbies à Bruxelles, coordinatrice du rapport, souligne : « Ce nouveau rapport passe en revue les promesses de la Commission européenne censées rassurer les citoyens sur l’innocuité du chapitre investissement du CETA. Mais en dépit des changements apportés aux dispositions du précédent chapitre, le CETA ne démontre toujours pas qu’il protégera les États membres et l’UE d’une pluie de plaintes de la part d’investisseurs estimant leurs espoirs de profits frustrés ».

Amélie Canonne, présidente de l’AITEC, complète : « Le système juridictionnel sur l’investissement ne présente aucune évolution significative qui permettra aux États de retrouver leurs capacités à légiférer et réglementer sans crainte d’être poursuivis. Les plaintes liées aux secteurs pétrole-gaz/mines/électricité sont de plus en plus nombreuses, et représentent déjà un tiers du total des poursuites. Cela signifie que les entreprises canadiennes qui sont leaders de l’extraction énergétique et minière dans le monde ne se priveront pas d’attaquer des politiques conçues pour lutter contre le changement climatique. »

Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, conclut : « Au nom de la protection de leurs investissements, les multinationales américaines et européennes pourront bien davantage imposer leurs desideratas aux citoyens : moins de normes environnementales, sanitaires et sociales pour plus de profits financiers. Cet énorme risque, qui a été mis en évidence dans le TAFTA, est bien présent dans le CETA. Voilà pourquoi, tout comme le TAFTA, il faut repousser le CETA. »

En dépit des mobilisations massives de l’opinion publique contre le traité, et notamment son chapitre investissement, les gouvernements de l’Union européenne et du Canada prévoient la signature de l’accord avant la fin de cette année. Des marches et des actions exigeant de renoncer au CETA sont organisées dans toute l’Europe dans le cadre de l’Automne d’action. En France et notamment à Paris, une initiative portée le Collectif Stop TAFTA/CETA aura lieu le samedi 15 octobre.

Plus d'infos :

www.france.attac.org

 

 

INTERVIEW SONORE - Florence Rosa, Envirobat BDM : « L’intelligence collective pour mieux bâtir »

Créé le : 15/09/2016

Le 5ème congrès du bâtiment durable se tient jusqu'au 16 septembre, à Marseille. Rencontre avec Florence Rosa, présidente de l'association interprofessionnelle Envirobat BDM. Elle nous présente la démarche d'évaluation participative « Bâtiments Durables Méditerranéens », mise en place par sa structure. Mais aussi les grands enjeux de la construction durable pour les années à venir. Interview sonore.  

 

 

 

INTERVIEW SONORE - «Manger bio et local dans les cantines : oui, c’est possible !»

Créé le : 13/09/2016
Promouvoir une agriculture respectueuse de l'environnement et en circuits courts : tel est l'objet de la campagne, "Manger bio et local, c'est l'idéal", portée par la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB), du 17 au 25 septembre. Dans ce cadre, la Biocoop associative de Carpentras, l'Auzonne, co-organise le forum "Manger bio et local dans les cantines : oui, c’est possible !". Rendez vous, samedi, de 15h à 22h, au logis des jeunes du Comtat, à Carpentras. Lionel Martin, de l'Auzonne, nous parle de cet événement et de l'importance d'approvisionner la restauration collective en produits bio. Interview sonore. 
 
 

 

 

Plus d'infos :

www.biocoopcarpentras.com

Pierre Auriau, Urscop Languedoc-Roussillon : « l'emploi dans les coopératives est non-délocalisable »

Créé le : 22/08/2016
Union régionale des Scop Languedoc Roussillon

Introduire plus de démocratie dans l'entreprise ? Répartir plus équitablement les profits ? Réinjecter les bénéfices dans le projet ? Pierre Auriau, directeur adjoint de l'Union régionale des Scop de Languedoc-Roussillon nous explique pourquoi reprendre une entreprise en coopérative. Retrouvez notre dossier, « Reprendre en coopérative, une vrai bonne idée ? » dans le premier numéro de Sans Transition !

Plus d'infos :

www.scop-lr.coop

Finance : la solidarité, ça paye !

Créé le : 19/08/2016
crédit : Pixabay

D’après l’association Finansol, 1,62 milliard d’euros supplémentaire ont été déposés sur des produits d’épargne solidaire en 2015. La finance solidaire entre dans l’ère de la démocratisation. Explications. 

Paris, le 26 mai 2016 – Alors que le contexte économique et politique reste morose et que le climat social se tend dangereusement, la finance solidaire tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Elle poursuit sa montée en puissance avec des indicateurs qui confirment l’appétence de plus en plus forte des citoyens à donner du sens à leur argent. ‘’ Grâce au million d’épargnants solidaires français, c’est près d’1,5 milliard d’euros qui est investi dans des entreprises et associations solidaires, soit une progression de 29,4 % en un an. Financer l’économie réelle au service d’enjeux de société comme la lutte contre le chômage ou la transition énergétique devient une préoccupation des épargnants’’, précise Sophie des Mazery, directrice de Finansol.

Financement solidaire : l’utilité sociale est plurielle

Avec 290 millions d’euros, le flux de financement solidaire a connu une hausse de 21,7% en 2015. Cette croissance significative renforce la possibilté pour les épargnants d’agir concrètement en faveur de la lutte contre l’exclusion, le chômage et le mal-logement… En 2015, sur les 290 nouveaux millions d’euros injectés dans ces activités solidaires, les 2/3 ont permis d’accompagner des personnes en situation de fragilité sociale et physique avec pour effet immédiat la création ou consolidation de 31 000 emplois dont 6 900 pour des personnes exclues du marché du travail, l’accès à un logement décent pour plus de 4 500 personnes ainsi que l’octroi de 88 000 prêts sociaux à des hommes et femmes en situation d’exclusion bancaire. 16,5% du financement solidaire en 2015 ont par ailleurs été investis dans des activités écologiques (agriculture biologique et énergies renouvelables) permettant, notamment, de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 50 000 ménages en France. Les 9% restant ont, quant à eux, été investis dans le soutien à l’entrepreneuriat dans les pays en développement.

En route pour la démocratisation de l’épargne solidaire

L’épargne solidaire entre, incontestablement, dans une période de démocratisation grâce à une offre de placements diversifiée et à l’adhésion des épargnants caractérisée par la croissance des souscriptions (+23% en un an pour se situer à 1,83 million de souscriptions à un produit d’épargne solidaire). Et leur engouement ne se dément pas : en 2015, ils ont déposé 1,62 milliard d’euros supplémentaires sur des placements solidaires portant à 8,46 milliards l’encours de l’épargne solidaire, soit une progression de 23,7%. Mais au-delà de ce développement, l’implication des établissements financiers, qui commercialisent ces placements est indispensable. Et certains d’entre eux jouent pleinement la carte du solidaire. ‘’Au cours des 12 derniers mois, certains réseaux bancaires se sont fortement mobilisés pour la promotion de leur offre solidaire : le Crédit Coopératif avec son Livret Agir qui totalise plus de 450 M€ de stock, BNP Paribas dont l’encours du FCP « BNP Paribas Social Business France » a été multiplié par 4 en an (44 M€) ou encore le FCP Insertion Emploi Dynamique commercialisé par les Caisses d’épargne qui approche les 300 M€ d’encours ‘’ explique Sophie des Mazery.

‘’ Pour que cette popularisation de l’épargne solidaire soit totale et que le défi lancé par Finansol – qu’ au moins 1% de l’épargne financière des Français soit investi en solidaire – devienne réalité, il faut aller plus loin : instaurer une déclinaison solidaire de tous les produits d’épargne !’’, précise t-elle. L’inscription dans l’agenda actuel de l’Assemblée Nationale du LDD solidaire est une avancée significative. La transformation de ce livret réglementé en livret solidaire rendra l’épargne solidaire accessible à tous les guichets bancaires. Reste encore un défi majeur : créer des contrats d’assurance-vie solidaires car l’assurance-vie est le placement préféré des Français. Il représente aujourd’hui 35 à 40% de leur patrimoine financier mais seulement 2% de l’épargne solidaire ! Méthodologie du Baromètre de la finance solidaire : Issu des recherches de l’Observatoire de la finance solidaire, ce document simple et complet de 8 pages dévoile les dernières évolutions et tendances du secteur de la finance solidaire en France. Il invite également le lecteur à découvrir tous les produits labellisés Finansol, comment devenir épargnant solidaire et à quoi sert son argent.

 

Plus d’infos :

www.finansol.org

 

« La SCOP peut faire peur »

Créé le : 16/06/2016
Crédit : PhoneAlchemist

Passer en SCOP, ce n’est facile, et encore moins quand on est jeune. Pourtant, en 2014, plus de 400 dirigeants de Scop et de Scic ont moins de 35 ans. 15.5% des entreprises sont dirigées par des jeunes, d’après la confédération générale des SCOP. Rencontre avec un de ces jeunes entrepreneurs, Joachim Bourquardez. Il est le gérant administratif de l Scop PhoneAlchemist, basée à Marseille. 

« Dès que nous avons été majeurs, nous avons fondé Phone Alchemist. Nous avons toujours eu envie d’entreprendre différemment, d’avoir une forme un peu innovante, plus horizontale, sans hiérarchie. Puisque nous avons fondé la société très jeune, nous n’avons pas été formés dans les grandes entreprises. Nous avons choisi de passer en SCOP. On voulait quelque chose de contraignant et de durable. La question de la forme de l’entreprise se pose naturellement quand on est jeune. Il s’agit d’un format pour tout le monde. L’âge moyen du personnel des SCOP est inférieur à 40 ans. Par contre, certains partenaires financiers ne comprenaient pas cette démarche. Le problème est que le statut de SCOP n’est pas très connu et peut faire peur. Cependant, il n’y a pas eu de réticence au sein de l’entreprise. Quand on le vit au quotidien, il y a une certaine fluidité dans les décisions, de travailler en équipe. Le mode du fonctionnement correspond plutôt bien aux jeunes, justement. Notre équipe est jeune mais cela tient plutôt du fait que nous travaillons dans les nouvelles technologies. Au fur et à mesure, nous trouvons des personnes qui apprécient ce type d’organisation. »

Plus d'infos : 

https://www.phonealchemist.com/ 

Aquaclim Service : « Partager l’entreprise est un juste remerciement aux employés »

Créé le : 15/06/2016
Légende : l’équipe d’Aquclim Service est composée de 13 salariés. Crédits photos : Aquaclim Service

Créée en 2009, Aquaclim Service était, comme beaucoup d’entreprises d’artisanat, constituée sous forme d’EURL, entreprises unipersonnelle à responsabilité limitée. L’entreprise lorientaise se développe assez vite au point d’avoir près de 12 employés en 2014. Le fondateur de l’entreprise préfère alors passer en SCOP.

 

" Cette entreprise de chauffage, de ventilation et de rénovation de salle de bain a pris le pari de devenir une SCOP, sous l’impulsion de Ronan Olivin, fondateur et aujourd’hui gérant de la structure. « Être chef d’entreprise est assez lourd. L’embauche d’un nouveau salarié est par exemple un choix difficile lorsque l’on est seul et qui peut amener à des conflits avec les autres employés. En SCOP, on discute ensemble de ces décisions.» Car, « partager l’entreprise est un juste remerciement aux employés. Ils ont travaillé presqu’autant que moi pour le développement de l’entreprise. Ils doivent récupérer le juste résultat de leurs efforts. Ma réussite est une réussite commune. »

Pour autant, le passage en SCOP ne s’est pas fait sans difficulté. Il a fallu près de 8 mois avant que l’entreprise devienne une coopérative. «  Nous avons eu une phase de questionnements et d’adaptation durant laquelle les salariés devaient trouver leur place, il a fallu redéfinir les rôles.» Le passage en SCOP permet de réinvestir dans les employés et dans l’entreprise, ce qui l’a rendue beaucoup plus forte.  « Il y a une réelle implication de la personne. On garde les forces vives dans l’entreprise. » Il s’agit aussi pour tout le monde de faire bien son travail. «En tant que gérant, je peux être remis en cause tous les 4 ans. Si mes associés pensent que je ne suis pas bon, ils peuvent décider de nommer un autre gérant », conclut le chef d'entreprise. "

 

Reprendre en Scop ?

La nouvelle revue Sans Transition ! sort fin juin. Elle vous invite à comprendre et vous engager dans cette société qui nous est chère. Ce magazine propose un dossier complet sur la reprise en Scop et un entretien avec Benoît Hamon, ancien ministre et député des Yvelines. 

 

Plus d’infos :

www.aquaclimservice.fr

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