Économie

"Intermarché m'a tué"

Créé le : 13/04/2016

Par le Syndicat national des industries de l’emballage léger en bois

Les maraîchers sont responsables de leurs produits ; ils en développent la qualité et en défendent la provenance. Ils investissent leur argent, leur énergie, leur vie, et se battent contre le dumping social intra-européen. Pour maintenir cette qualité, ils veulent choisir le bon matériau d’emballage : tel est le sens de la charte de libre choix d’emballage, signée en janvier 2015 par toute la filière. Au moment où Intermarché communique sur ses partenariats locaux, l’enseigne impose en région un vrai diktat à ses fournisseurs, les obligeant à utiliser des caisses en plastique que ces derniers doivent louer à un partenaire d’Intermarché, Ifco. Le plastique, matériau non durable, aux conséquences sur l’environnement et la santé plus qu’incertaines (les « océans de plastique »), remplace le bois, matériau renouvelable, durable et sain ! Alors, COP 21, Développement Durable, Économie Circulaire, Matériaux Renouvelables ? Tout cela n’était donc qu’un leurre ? (...)

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Christian Guyonvac'h : « la centrale à gaz de Landivisiau ne réduira pas la dépendance énergétique de la Bretagne »

Créé le : 11/04/2016

Christian Guyonvarc’h est adjoint au maire de Guipavas (29), près de Brest, et vice-président de Brest Métropole. Ce membre de l’Union démocratique bretonne (UDB) est un ardent opposant au controversé projet de centrale à gaz de Landivisiau. Pour lui, la construction d’un tel équipement menacerait le développement des énergies renouvelables en Bretagne. 

Les promoteurs de la centrale expliquent qu’elle est nécessaire pour l’indépendance énergétique de la Bretagne. Vous dites précisément le contraire. Pourquoi ?

Parce que la France importe la totalité du gaz qu’elle consomme. D’ailleurs, le terminal gazier du port de Saint-Nazaire, à Montoir-de-Bretagne, doit recevoir du gaz de schiste américain à partir de 2018. La centrale serait approvisionnée avec ce gaz si elle devait se construire. D’autre part, Direct Énergie, le futur exploitant de la centrale, prévoit un rendement énergétique de 54 %. Le reste (46 %) ne serait que pure perte. Nous avons aussi calculé que la centrale émettrait autant de gaz à effet de serre en 6 mois que les circulations automobiles du Finistère et des Côtes-d’Armor réunies sur la même période. Ce projet ne va pas réduire la dépendance énergétique de la Bretagne et il n’est ni propre, ni économique.

Pour quelles raisons dîtes-vous que ce projet s’oppose au développement des énergies renouvelables ?

Il existe un projet de ligne électrique marine entre le Finistère-nord et l’Irlande. Cette ligne pourrait être opérationnelle dès 2022. Le but est d’assurer une interconnexion entre les réseaux éoliens français et irlandais et ainsi pallier la fragilité du réseau breton. Mais nous craignons que la centrale ne menace ce projet. Nous avons également peur qu’elle mette à mal les investissements dans les solutions de stockage d’électricité d’origine renouvelable. Stockage qui permettrait de faire face à l’intermittence de la production (éolienne, solaire notamment) qui dépend des aléas climatiques.

Cette situation renvoie donc, selon vous, à l’organisation du marché électrique français ?

Oui. Car le marché français est organisé selon une logique de flux et non pas de stockage. Pourtant, des solutions existent. Comme les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). Les STEP consistent à superposer deux bassins d’eau. De l’eau est pompée pour la stocker dans le bassin du haut lorsque les consommations sont faibles. Puis cette eau est relâchée pour alimenter une turbine lorsque les consommations sont élevées. Notons que la Suisse utilise les STEP pour stocker de l’électricité nucléaire achetée à la France en heure creuse, au moment où elle coûte peu cher. Elle revend ensuite cette même électricité à la France en heure de forte consommation à un prix plus élevé. C’est aberrant. Mais cela ne fera que s’accentuer si nous ne développons pas nos propres solutions de stockage, en France comme en Bretagne.

Plus d'infos :

www.nonalacentrale.fr

Photo : Manifestation contre le projet de centrale de Landivisiau, à la Pointe du Raz, le 7 décembre 2015 © Collectif Gaspare

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Avis du Cese sur le traité transatlantique : une saisine gouvernementale qui pose question

Créé le : 29/03/2016

Par France Nature Environnement

Saisi par le gouvernement, le CESE adopte ce jour un avis sur le traité transatlantique/PTCI. Les organisations membres du groupe environnement et nature* considèrent que le gouvernement aurait dû saisir la 3ème institution de la République sur la pertinence même de ce traité au lieu de le solliciter sur sa possible amélioration ou ses effets néfastes.

Les organisations du groupe environnement et nature se sont abstenues à la quasi unanimité sur cet avis, qui, bien que de qualité,  ne peut éluder la question démocratique liée à ce processus. Comment la société civile pourrait-elle se positionner avec clairvoyance sur un projet dont la procédure est aussi opaque ?

Des conditions de négociation totalement opaques

Elles demandent l’arrêt immédiat des négociations dont la méthode est calamiteuse et les bénéfices attendus plus qu’hasardeux. Les gouvernements nationaux et les députés européens n’ont pas accès à l’ensemble des éléments de négociations mais uniquement à quelques bouts de documents. La société civile est quant à elle totalement exclue des négociations et absolument pas entendue, malgré une pétition signée par plus de 3 millions de personnes appelant les institutions de l’Union européenne et de ses pays membres à arrêter les négociations avec les Etats-Unis.

Un accord dangereux 

Au-delà ce processus gangréné, c’est l’objet même du TAFTA que nos organisations rejettent, au côté de la société civile. Ce projet a été lancé sans tenir compte des enjeux mondiaux que sont les objectifs du développement durable pour répondre aux inégalités mondiales et à la demande de bien-être des populations, la lutte contre le réchauffement climatique ou encore la préservation de la biodiversité. Tout laisse à penser que ce traité subordonnerait les enjeux de démocratie à ceux du libre-échange mais qu’il serait aussi contraire aux intérêts économiques européens notamment pour le secteur agricole et les PME.

La mise en place de mécanismes d’arbitrages privés qui permettraient aux grandes multinationales de faire condamner les Etats qui prendraient des mesures sociales ou environnementales contraire à leurs intérêts est inacceptable. Le développement de la coopération règlementaire afin de faire converger les législations européennes et américaines a de forte de chance de conduire à un nivellement par le bas des réglementations sociales et environnementales. L’alimentation, la santé, la culture, l’éducation, la biodiversité sont des biens communs que ce traité ne devrait en aucun cas pouvoir hypothéquer. 

Il est temps de mettre un terme à la schizophrénie consistant à signer les accords de Paris pour une limitation du réchauffement climatique à + 2°C d’une main et à négocier l’accord climaticide que constituerait le PTCI de l’autre. 

Fondation pour la Nature et l'Homme, France Nature Environnement, Humanité et Biodiversité, Les Amis de la terre France, Ligue pour la protection des oiseaux, Réseau action climat France, Surfrider Foundation Europe

Plus d'infos :

www.fne.asso.fr

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La loi sur l'obsolescence programmée mal respectée

Créé le : 09/03/2016

L'association Halte à l'obsolescence programmée (Hop) annonce dans un communiqué avoir envoyé un courrier au ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, pour l'interpeller sur le contrôle de la loi sur l'obsolescence programmée du 1er mars 2015. « Plusieurs enquêtes démontrent que la loi est systématiquement enfreinte, en magasin, comme sur Internet », indique le communiqué.

Cette loi dit que les professionnels doivent informer les consommateurs sur la disponibilité des pièces détachées, dans le but de les orienter vers des produits durables. Dans les grandes enseignes, il y aurait 76% d'absence totale d'information.

Jusqu'à 15 000 € d'amende

L'association rappelle que les professionnels « encourent une amende administrative pouvant aller jusqu'à 15 000 € par infraction constatée ».

Pour Laetitia Vasseur, présidente de Hop, « la disponibilité des pièces détachées est une condition indispensable de la réparabilité des appareils, notamment électroménagers. C'est un levier d'action important pour réduire les déchets, pour orienter les choix de consommation et pour le développement d’emplois de proximité ».

 

Plus d'infos :

www.halteobsolescence.org

Une partie de la droite soutient le projet de loi travail

Créé le : 01/03/2016

Le projet de loi El Khomri, visant à réformer le droit du travail, sera présenté en conseil des ministres le 24 mars, a annoncé lundi matin le Premier ministre Manuel Valls. Ce report d'une quinzaine de jours entre dans un contexte de vive contestation populaire, syndicale, étudiante et aussi d'une partie de la gauche. Paradoxalement, le projet de loi est soutenu par une partie de la droite et plusieurs organisations patronales, dont le Medef.

Sur le site Internet Change.org, la militante féministe et ancien membre du PS Caroline de Haas a lancé une pétition pour le retrait du projet de loi sur le droit du travail, dont la présentation en conseil des ministres a été reportée au 24 mars prochain. Elle a presque atteint les 850 000 signataires. La "contre-pétition", favorable au projet, vient, elle, de la droite. Elle a été mise en ligne sous l'impulsion de Dominique Reynié, conseiller régional à la tête du groupe Les Républicains-UDI dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et ex-tête de liste Les Républicains (LR) dans cette même région lors du dernier scrutin régional. Elle n'a pour l'instant recueilli qu'un peu plus de 12 000 signatures. "Oui à la Loi travail ! Non au chômage !" est-il clamé sur la page d'accueil de la pétition.

Dans le journal L'Opinion, 17 parlementaires Les Républicains (LR) et UDI ont signé une tribune favorable au texte. Ils la voteront "si elle n'est pas édulcorée", rapporte le quotidien. Le projet de loi El Khomri, ministre du Travail d'un gouvernement socialiste, connait donc un fort soutien de la droite. Alors que, simultanément, le texte est très critiqué à gauche et au sein même du PS. 

Le Medef en renfort

Du côté des partenaires sociaux, seuls les organismes patronaux accueillent favorablement le projet. Et le Mouvement des entreprises de France (Medef) fait aussi partie de ses défenseurs. Il en est même un soutien actif : sur Twitter, le député frondeur du PS Benoit Hamon a diffusé une lettre qu'il a reçu de l'organisation patronale. Elle y défend un projet de loi "ambitieux", "susceptible de faire bouger les lignes sur le front de la création d'emplois". Elle se permet même quelques propositions qui pourraient compléter "de manière pertinente" la loi, comme par exemple la "sécurisation de la lettre de licenciement afin d'éviter les condamnations pour seul vice de forme devant les prud'hommes". Le but évident : convaincre le député de voter en faveur de la loi. "Pincez-moi", a commenté avec ironie Benoît Hamon.

Contestation populaire et syndicale

Les représentants des salariés n'ont pas attendus longtemps pour exprimer leur opposition au projet de loi. Une large intersyndicale s'est rassemblée mardi 23 février (CFDT, CGT, Sud, Unef, Unsa, CFE-CGC, FSU...) contre le texte. Il en est ressorti un communiqué, intitulé "le droit collectif n'est pas l'ennemi de l'emploi". Une nouvelle réunion est prévue jeudi 3 mars. Et, ce mardi 1er mars, plusieurs organisations jeunesse, dont le syndicat étudiant Unef et le Mouvement des jeunes socialistes (MJS), ont lancé un appel à la grève pour le 9 mars. Elles suivent la date de l'événement Facebook "citoyen et militant" auxquels "participent" déjà 45 000 personnes.

La contestation du projet de loi a aussi pris une tournure inattendue. Un collectif de "youtubeurs" a mis en ligne une vidéo (visionnée plus de 1,3 million de fois) invitant les internautes à raconter leurs anecdotes au travail : "Quand on t'a demandé quelque chose d'impossible ou absurde", "qu'on t'a refusé un boulot pour des raisons injustes", etc. Les témoignages, nombreux, affluent, et la parole se libère. L'inquiétude et la colère ne s'expriment plus uniquement dans la rue, mais aussi sur la toile.

 


La présentation du projet de loi retardée pour favoriser la "concertation"

Le projet de loi pour réformer le code du travail, porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri, devait être présenté en conseil des ministres le 9 mars. Il est reporté au 24 mars pour "corriger ce qui doit l'être", selon les termes du Premier ministre Manuel Valls. Les syndicats se sont notamment plaints d'un manque de concertation. Le gouvernement entend rectifier le tir à ce niveau. Le texte a déjà changé de nom : ce n'est plus le projet de loi "visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs" mais l'avant-projet de loi "pour les entreprises et les salariés". Son adoption définitive est prévue "avant la suspension estivale des travaux parlementaires".

Les principales critiques du projet de loi portent sur plusieurs points :

  • Le temps de travail est assoupli : la durée maximale de travail journalier peut passer de 10 à 12h dans le cadre d'un accord collectif.

  • La durée hebdomadaire de travail pourra atteindre 60 heures, après accord de l'inspection du travail.

  • Après un accord collectif, la rémunération des heures supplémentaires pourra connaître une majoration minimale de 10%, contre un seuil minimum légal de 25% actuellement.

  • Des licenciements économiques pourront être prononcés dès lors que l'entreprise connaît des difficultés financières pendant plusieurs trimestres consécutifs. Les syndicats dénoncent en particulier le "flou" de cette mesure, imprécise, et laissant un large choix d'appréciation à l'entrepreneur.

 

 

Crédit photo : Pixabay.

Salon de l'agriculture : comment notre alimentation peut jouer un rôle dans la lutte contre les changements climatiques ?

Créé le : 26/02/2016

Par le Réseau action climat France

Cette année la thématique choisie par le salon de l’agriculture, qui s'ouvre demain à Paris, est "Agriculture et alimentation citoyenne". À cette occasion, le Réseau Action Climat rappelle comment, à travers nos choix et nos pratiques alimentaires, nous pouvons avoir un fort impact dans la lutte contre les changements climatiques.

L’Accord de Paris qui a été adopté en décembre 2015 lors de la COP 21 a fixé l’objectif ambitieux de maintenir en deçà de 2°C, voire 1,5°C, l’élévation de la température moyenne mondiale à l’horizon 2100. Les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation, accompagnés par les pouvoirs publics, peuvent et doivent participer à ces objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais pour cela, nous, citoyens devons être parties prenantes de ces efforts de lutte contre les changements climatiques et soutenir la conversion écologique de notre agriculture à travers nos choix alimentaires.

A cette occasion, le Réseau Action Climat propose une publication accessible à tous pour passer à l’action : Un coup de fourchette pour le climat, afin que tout le monde puisse apporter son coup de fourchette dans la lutte contre les changements climatiques !


 

Vous feriez bien une Pause déjeuner ?

Créé le : 08/01/2016

Le projet Pause Déjeuner s'inscrit dans une démarche slow food, en réaction à la malbouffe et à la surexploitation des sols. Lancé en 2014 à Brignoles, dans le Var, il découle de la volonté de deux associées de réveiller papilles et sens, dans le respect de la terre et des producteurs locaux. Un concept novateur et exemplaire, qui propose des paniers repas goûtus et de saison aux salariés lassés de s'alimenter à la hâte.

 

Mues par l'envie d'utiliser leur force de travail en œuvrant pour le bien commun, Sabine Ibanez et Amandine Alleaume, qui s'interrogent depuis quelques années déjà sur nos modes de consommation, imaginent un projet qui leur permet de concilier engagement et amour pour la cuisine. Pause Déjeuner voit le jour en décembre 2014 et s'installe sur le territoire brignolais en proposant des paniers repas frais et de qualité, dans une démarche en adéquation totale avec les valeurs de ses créatrices.

Des paniers en tissus, des contenants consignés, des produits locaux et de qualité, voici les ingrédients qui composent les repas qu'elles servent du mardidi au vendredi, à Brignoles et dans ses alentours. Leur cible : les salariés du territoire qui « en ont marre de mal manger et souhaitent autre chose », nous explique Sabine. « Nous voulons à la fois proposer des repas sains, gustatifs et de qualité, et mettre en avant les producteurs locaux. 90 % de nos produits proviennent des circuits courts. Nous vivons à Correns et travaillons étroitement avec les deux maraîchers de la commune ».

Un travail de terrain

Leur engagement pour le développement social et solidaire ne s'arrête pas là. Dans une logique participative, les deux jeunes femmes ont décidé de monter leur entreprise en statut SCOP (Société Coopérative et Participative). « La création en SCOP était pour nous une chose évidente. Nous avons été séduites par le principe d'une voix, un homme, et le système démocratique qui en découlait. Nous souhaitions créer une famille, plus qu'un business. Et voulions une entreprise du territoire, pour le territoire ».

Pour elles, il était primordial de placer la solidarité au centre de leur démarche. Proposer des repas à des tarifs accessibles, variant de 9,8 à 12 euros, grâce à l'aide de leurs proches et à leur énergie débordante « Les 6 premiers mois, j'étais tout le temps sur le terrain. Il fallait se faire connaître, convaincre. Et ce n'était pas évident car la consigne comporte une logistique qui peut en dissuader certains ».

Depuis mai, Sabine et Amandine sont soutenues par deux mécènes qui ont fait le pari de croire en leur idée et de les aider à la développer. « C'est un réel soutien pour nous, à la fois financier et stratégique car il nous a permis de nous consacrer presque entièrement à la cuisine ». Et d'envisager la suite ! Car les deux entrepreneuses souhaitent maintenant développer leur concept en France et à l'étranger, là où se trouvent concentrés petits producteurs et bassin d'emploi.

 

Plus d'infos :

http://pausedejeuner83.fr/

Photo : Dans leur atelier abine Ibanez et Amandine Alleaume imaginent des repas aux saveurs provençales. Elles composent et créent grâce aux produits du terroir, assemblent les goûts et les couleurs pour le plus grand plaisir de leurs clients. © DR

 

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Parrain comme cochon

Créé le : 02/01/2016

Un financement solidaire, à l'échelle humaine, est à l'origine de la ferme de Marie et Cédric en Baronnies provençales. Le remboursement en nature aux investisseurs, étalé sur trois années, permet aux jeunes agriculteurs de faire connaître le goût unique de leur charcuterie, dans laquelle la "qualité" est mise à l'honneur.

 

La charcuterie à l'ancienne de Marie et Cédric, issue de l'élevage de porcs « rustiques », à l'entrée des gorges des Trentes Pas (Drôme provençale), vient d'être récompensée par le concours "Talent gourmand", catégorie agriculture. Aux prémices de ce projet porté par Marie Fernandez et Cédric Bommenel à Saint-Ferréol près de Buis-les-Baronnies : la qualité de leur production. Cette exigence a permis la mobilisation d'un groupe de 50 parrains locaux. Ces derniers, par leur engagement solidaire, ont permis à la ferme d'exister .

"10 000 euros, ce ne sont jamais que 100 personnes qui te prêtent 100 euros", leur glisse un jour un ami, peu de temps après le refus du prêt qu'ils avaient demandé à la banque, pour démarrer leur activité à l'été 2012. Cette phrase est le déclencheur pour le couple. Sans l'aide des banques, les jeunes agriculteurs vont ainsi réussir à financer leur exploitation autrement. L'idée est simple : trouver des co-financeurs par le biais d'un parrainage : un parrain par animal.

Un remboursement en nature

Marie a clarifié ce projet de financement sur papier. Et a diffusé le message autour d'elle. La solidarité locale a fait le reste. En deux réunions, ils font goûter la qualité de leur produit fini aux futurs investisseurs. C'est un succès. La somme nécessaire au démarrage de l'exploitation est rapidement réunie. Chacun d'eux a investit entre 30 et 1000 euros, en échange d'une reconnaissance de dette. " Les gens nous ont fait confiance", s'émeut-elle. Le remboursement s'effectue en charcuterie ou en viande sur trois ans. "Depuis 2014, on a remboursé 3500 euros et c'est une réelle fierté pour nous. Il nous reste 6500 euros à rembourser, ce qui sera régularisé dès 2016", souligne Marie." Aujourd'hui, l'élevage compte une cinquantaine de cochons, élevés en plein air et nourris en bio durant un an. La ferme affiche également le label "nature et progrès", depuis 2014. Grâce aux 5000 euros gagnés au concours, la ferme s'apprête à investir dans la construction d'un laboratoire de boucherie. De quoi donner un nouvel élan au projet !

 

Une production en vente directe

Toute la production de la ferme (charcuterie et viande fraîche en colis) est en vente directe, du producteur au consommateur, sur les marchés, foires et auprès des Amap. Ces dernières viennent régulièrement sur place goûter le produit, afin de renseigner le consommateur sur la qualité de la viande.

 

Plus d'infos

www.cochon-rustique.jimdo.fr

Photo : Les cochons noirs de Saint Ferréol sont élevés en plein air et nourris au bio pendant un an. La ferme porte la mention "nature et progrès" depuis 2014. © MB/ LMDP

 

La littérature jeunesse prend la route avec Liliroulotte

Créé le : 01/12/2015

Liliroulotte est une librairie jeunesse ambulante. Au volant depuis l'année dernière, Bérengère Lebrun parcourt le Finistère pour promouvoir la lecture auprès des jeunes et des moins jeunes. 

Pour Bérengère Lebrun, une librairie jeunesse est un service de proximité. Voilà un an que cette éducatrice de jeunes enfants passionnée de littérature sillonne les routes du Finistère avec Liliroulotte. Ce camping-car orné de dessins colorés renferme des trésors destinés aux enfants  : l'intérieur est recouvert d'étagères remplies de livres pour la jeunesse. Et des banquettes incitent au bouquinage.

Lutter contre les « déserts littéraires »

« Il y a peu de librairies jeunesse dans le département. Et ce sont logiquement les secteurs ruraux qui souffrent le plus de cette carence » explique Bérengère Lebrun. La jeune femme, habitée par une solide motivation, décide de monter son projet en 2010. Son coût ? 80 000 euros majoritairement financé par un prêt bancaire. Mais aussi par la structure d'aide aux créateurs d'entreprises Initiative Cornouaille, la fondation Jean Guyomarc'h et le financement participatif via la plate-forme Octopousse. En août 2014, Bérengère prend la route : tel un boulanger itinérant, elle s'arrête sur les places de villages, fait les marchés...

Une libraire exigeante

Le succès est au rendez-vous. « Une fois à l’intérieur les enfants sont comme dans un cocon. La capacité d'attention de ceux qui ont du mal à se concentrer est augmentée. C'est assez magique » témoigne Bérengère. La libraire est exigeante et renouvelle régulièrement son fond. Les nouveautés côtoient les classiques. Et Bérengère va à la rencontre de petits éditeurs pour découvrir des « pépites ». Sa sélection s'adresse aux enfants « de 0 à 138 ans » poursuit-elle avec malice. Une façon de dire que la lecture peut renforcer le lien adultes/ parents.

Désacraliser la lecture

Un aspect que Bérengère aborde aussi dans le cadre d'ateliers. « Liliroulotte rend la lecture accessible à tous » affirme Alexandra Nyer, responsable du relais assistante maternelle et adjointe du multi-accueil de Pont-de-Buis (29). La libraire-éducatrice est intervenue cette année auprès de la crèche et des assistantes maternelles de la commune. « Bérengère désacralise la lecture auprès d'adultes pas toujours à l'aise avec ça. Et montre que le livre peut être un médiateur pour aborder certains sujets avec l'enfant ». Liliroulotte est bien plus qu'une librairie.

 

Plus d'infos :

 

www.liliroulotte.com

 

Photo  : La librairie jeunesse itinérante Liliroulotte séduit les enfants mais aussi les adultes nostalgiques du « bibliobus », comme ici à Poullan (29) © Guillaume Prié Visuels  

Il ne vous reste plus que quelques mois pour participer à l'appel à projet de l’Ademe Bretagne sur l’économie circulaire qui sera clôt le 26 février prochain. Le budget alloué par l’Ademe à cet appel à projets est de l’ordre de 2 M€. Cet appel à projet a

Créé le : 27/11/2015

Il ne vous reste plus que quelques mois pour participer à l'appel à projet de l’Ademe Bretagne sur l’économie circulaire qui sera clôt le 26 février prochain. Le budget alloué par l’Ademe à cet appel à projets est de l’ordre de 2 M€. Cet appel à projet a pour ambition de rompre progressivement le lien entre la croissance économique et la production de déchets. A vos idées.

Plus d'infos :

www.ademe.fr

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