Écologie

Nos océans sont à bout de souffle !

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash	Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Surpêche, pêche illégale, captures accidentelles… Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables capables de nous nourrir et de se régénérer à l’infini mais il n’en est rien. Dans le monde, 90% des stocks de poissons sont surexploités ou exploités à leur maximum, les captures accidentelles représentent 40% des volumes de pêche globaux, 12 à 28 %des prises mondiales proviennent de la pêche illégale. De nombreuses solutions existent pour réduire les pressions exercées sur les océans. Il est urgent de les mettre en œuvre !                                                     

Pour rappel, le 30 mai, le WWF annonçait qu’en moins de 6 mois la France avait déjà consommé l’équivalent de l’ensemble des ressources halieutiques qu’elle pouvait pêcher et élever dans ses eaux nationales métropolitaines et reportait, à compter de ce jour, ses impacts sur les autres pays, notamment sur les plus vulnérables.

 

En cette Journée Mondiale des Océans, le WWF rappelle ainsi que nous sommes tous concernés et que chacun d’entre nous, peut accélérer le mouvement vers une pêche plus durable. « L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées », explique Isabelle Autissier, présidente du WWF France. « Les institutions, l’industrie et les consommateurs ont une grande responsabilité sur la durabilité des ressources et les conditions de vie des communautés des pays qui dépendent le plus de la pêche ».

Le WWF appelle ainsi les organisations internationales à prendre de toute urgence des décisions en faveur de la préservation des ressources, comme la réduction de la pêche des thons dans l’océan Indien qui doit être accélérée. L’Union européenne  à renforcer la mise en œuvre de sa législation en matière  de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Les entreprises à transformer leurs politiques d’approvisionnement en produits de la mer en respectant des chartes proscrivant tout achat provenant de la pêche illégale et en  favorisant les pêcheries certifiées MSC ou les élevages ASC. Le WWF invite également  les entreprises qui le peuvent à se faire le relais de sensibilisation pour une pêche responsable, aux consommateurs à prendre conscience de leur rôle et de leur pouvoir.

Le WWF a ainsi lancé en 2015, le programme Fish Forward, sensibilisant les citoyens européens à l’impact de leur consommation sur les pays du Sud et recommandant notamment  l’achat responsable de produits de la mer en favorisant par exemple les produits certifiés MSC ou ASC

 

Afin de sensibiliser le plus grand nombre à une pêche durable, le WWF France s’investira sur plusieurs fronts lors de la Journée Mondiale des Océans, le 8 juin. Au programme notamment : une collaboration avec Demotivateur afin de sensibiliser le grand public à l’importance de la diversification via une recette simplissime faite à partir du trop peu connu thon listao. De 17h à 18h, l'Atelier des Chefs proposera, avec le WWF France, un e-atelier à destination des parents/enfants. Ces derniers y apprendront à cuisiner du chinchard en live avec un chef qui répondra en direct aux questions des internautes. A partir de 20h50 et jusqu’au petit matin, le WWF France accompagnera enfin La Nuit des Océans sur France Ô

Pour suivre notre campagne pour une pêche responsable :

www.wwf.fr/oceansmenaces/

Plus d'infos :

www.un.org/fr/events/oceansday/

www.wwf.fr/

www.francetelevisions.fr/nuit-ocean2016

www.fishforward.eu/fr/

www.demotivateur.fr/

Zéro Déchet : Mode d'emploi

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos : Amaëlle Olivier

Le 1 juin dernier, Béa Johnson livrait le ​mode d'emploi de son mode de vie zéro déchet lors d'une conférence au Palais des Arts de Vannes, organisée par Bretagne Durable et les magasins BioGolfe, en partenariat avec Vannes Agglo et la ville de Vannes. Morceaux choisis ! Retrouvez notre playlist ici !

« Nous voulions une vie basée sur le verbe être et non avoir ». C'est la raison qui a mené Béa Johnson à changer de mode de vie. Ce faisant, elle a inspiré des milliers de gens à travers le monde. Le 1 juin, elle donnait une conférence au Palais des Arts de Vannes devant plus de 600 personnes. L'objectif : faire partager au plus grand nombre le mode d'emploi de cette façon de vivre sans déchet. Aujourd'hui, leurs déchets annuels générés par sa famille de 4, elle, son marie et ses 2 enfants (sans compter Zizou, le chien zéro déchet !) sont contenus dans un bocal de 500 ml (1L en 2014) ! « Pour en arriver là, un long processus a été nécessaire. Il a fallu trouver un nouvel équilibre, désapprendre les habitudes et trouver des alternatives. Parfois ça marche très bien et parfois... Pas du tout ». C'est ce que nous explique Béa Johnson, avec humour, en nous racontant par exemple la réaction de son mari à une recette de shampoing alternative, nécessitant un rinçage au vinaigre de cidre : « J'en ai marre que tu sentes la vinaigrette ! » s'exclame-t-elle sur scène.

Plus qu'un challenge, un mode de vie !

La franco-américaine offre son témoignage comme un outil pour aider chacun à trouver son propre équilibre. « Le zéro déchet ne doit pas être un challenge de court terme mais un mode de vie à long terme ! », assume-t-elle. Pour s'y tenir, l'important serait selon elle donc de prendre son temps, « pour trouver ce qui convient à son style de vie ». Le point de départ ? « 5 règles primordiales à appliquer dans un ordre précis : Refuser (ce dont on a pas besoin), réduire (ce qui nous est nécessaire), réutiliser, recycler et enfin composter. » La clé ? Questionner sa consommation. « Ai-je vraiment besoin d'un épluche-légumes ? » donne-t-elle en exemple. Et étonnamment, sa réponse est non : sa famille consomme les légumes (bio) qui le peuvent avec leur peau, pour conserver les vitamines. A chacun donc, de questionner ses automatismes pour réévaluer ses besoins. Attention tout de même au piège de remplacer à l'identique les produits emballés ! « Il est préférable de se satisfaire de ce que l'on a à disposition », précise-t-elle, et de se laisser surprendre par de nouveaux produits.

40% d'économie !

Mais si c'est à chacun de définir ses besoins, il y a des objets auxquels l'ambassadrice du zéro déchet a déclaré la guerre : les produits à usage unique. « Acheter du jetable c'est littéralement investir dans la décharge, jeter son argent par les fenêtres ! ». En effet, puisque depuis qu'elle applique ce mode de vie zéro déchet, Béa Johnson a réduit de 40 % sa facture… « A ce moment-là, détaille-t-elle, j'ai réussi à convaincre Scott, mon mari », souffle-t-elle. Et elle en profite pour nous donner sa méthode pour bannir les déchets de sa vie : éviter les allées centrales des supermarchés pleines de produits suremballés. Préférer les pourtours du magasin, remplacer les sacs plastiques par des sacs en tissus, et même, remplacer les protections hygiéniques jetables par la coupe menstruelle, alternative durable ! A l'écouter, ça ne semble pas sorcier. Et quand on l'entend vanter le temps gagné , on ne regrette qu'une seule chose : Ne pas avoir essayé avant !


Le livre de Béa Johnson, « Zéro Déchet », traduit en 11 langues, connaît un succès retentissant. Il s'agit d'un guide pièce par pièce, étape par étape pour passer à une vie sans déchet. A lire, dès que possible ! 


Pour en savoir plus :

www.zerowastehome.com

Retrouvez ici l'interview de Béa Johnson, auteure du livre "Zéro déchet":

www.soundcloud.com/sans-transition-magazine/bea-johnson

Retrouvez notre playlist ici :

www.dailymotion.com/playlist/x4k9re_BD_info_zero-dechet-conference-de-be...

Amaëlle OLIVIER

Saint-Jean stoppe les pesticides

Créé le : 07/06/2016

Depuis le 21 mai, il est désormais interdit d’utiliser des pesticides à moins de 50 mètres des habitations, pour les entreprises et les particuliers, à Saint-Jean, Haute-Garonne. Le premier adjoint au maire et député de ce département, Gérard Bapt, a encouragé la signature de cet arrêté municipal. Une décision importante quand la commission européenne propose de réautoriser le glyphosate pour une période de 18 mois. 

La ville de Saint-Jean, près de Toulouse, en Haute-Garonne, est devenue une commune « zéro pesticide ». Depuis le 21 mai dernier, l’épandage à moins de 50 mètres des habitations et le déversement de pesticides dans les fossés publics d’évacuation fluviale sont désormais interdits. Ainsi, les agriculteurs ne peuvent plus utiliser de pesticides à moins de 50 mètres des habitations ou de particuliers. Quant à ces derniers, ils peuvent toujours utiliser des pesticides mais ne peuvent pas déverser leurs déchets dans la rue ou dans les égouts municipaux. Une décision municipale prise en réaction aux demandes des riverains : « Certains particuliers se sont rendu compte que les pesticides utilisés par les agriculteurs se retrouvaient en grande quantité chez eux, dans leur jardin, » comme nous l’explique Gérard Bapt, député de Haute-Garonne et premier adjoint au maire de Saint-Jean. « Protéger des espaces sensibles comme des crèches ou des écoles ne suffit pas. Il peut y avoir des femmes enceintes et des jeunes enfants exposés chez eux. La distance de 50m est arbitraire mais elle existe pour limiter l’extension de l’épandage chez des particuliers. » Gérard Bapt a officiellement déclaré son opposition à la reconduction du glyphosate par la commission européenne, en attendant les résultats de l’Agence Européenne des produits chimiques (ECHA), le 18 juillet.

 


« Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.


Plus d’infos :

www.gérardbapt.info

www.mairie-saintjean.fr/haro-sur-les-pesticides-et-herbicides-a-saint-jean.html

www.europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-16-2011_en.htm

www.echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/public-consultat...

La rédaction

La filière bio : un réel essor ?

Créé le : 01/06/2016

A l’occasion de la Semaine européenne du développement durable, Sans Transition ! vous propose de (re)découvrir les débats de la revue Bretagne Durable sur Tébéo-Tébésud. Aujourd’hui, la filière bio est à l’honneur. 1 118 190 ha étaient engagés en bio fin 2014, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à 2013, selon Agence Bio. Retrouvez Magali Chouvion et ses invités ici

Plus d’infos :

www.tebesud.fr/?titre=la-filiere-bio&mode=numEmission&idFicheMere=79724&id=82755

www.agencebio.org/la-bio-en-france 

3 questions à Patrick Deixonne Expédition 7e Continent : « Tout le monde est concerné »

Créé le : 31/05/2016
© Pixabay

A l’occasion de ses 25 ans, NAUSICAA accueille l’Expédition 7e Continent pour une tournée en France, à partir du 12 mai. Du 4 au 5 juin pour la semaine du développement durable, ce déplacement pédagogique s’arrêtera à Toulouse. Leur objectif est d’alerter le public et les politiques sur la gravité de la pollution des océans avec la dispersion des déchets plastiques. Patrick Deixonne est chef de mission des Expéditions 7e Continent. Ce navigateur explorateur est aussi membre de la Société des Explorateurs Français.

Pouvez-vous expliquer votre projet de « déplastiquer » l’océan ?

Il y a un 7e continent constitué de nanoparticules. C’est la zone d’accumulation de plastiques. Il ne cesse d’augmenter. 80 % des déchets de l’océan proviennent de la terre ferme. Même les habitants de Strasbourg ou Toulouse peuvent agir. On estime que 35 millions de tonnes de plastiques polluent les océans. Notre projet consiste à ramener les échantillons de déchets aux scientifiques, afin qu’ils les examinent. A l’heure actuelle, nous n’avons pas d'autres solutions. La meilleure manière d’éradiquer le 7e continent est de sensibiliser les gens, afin de créer une chaîne de consciences. 

 

Quels sont les conséquences de cette pollution sur la faune et la flore ?

Il y a deux conséquences de la pollution des océans. La première est accidentelle. Il s’agit du sac plastique que la tortue ou la baleine avale. L’autre conséquence n’est pas scientifiquement prouvée. Ce que contient le plastique pourrait transiter dans la chaîne alimentaire. Nous nous demandons si ces métaux lourds peuvent se bio accumuler.

 

Quelles seront vos actions à Toulouse et quel est l’intérêt de votre collaboration avec Nausicaa dans cette ville ?

Toulouse a été choisie pour accueillir les rencontres européennes de la science,  ESOF (EuroScience Open Forum) en juillet 2018. Ainsi, cette ville sera la capitale européenne de la science. Notre base scientifique y est d’ailleurs située : le CNRS, le Centre national d’études spatiales ou encore Mercator océan. Du 4 au 5 juin, nous serons sur la place de l’Olivier pour accueillir le public, de 9h à 19h à Saint Cyprien, à Toulouse. Une conférence grand public sera également organisée, en soirée. Scolaires, industriels, scientifiques, mais aussi élus seront présents. Avec notre caravane pédagogique, notre objectif est de sensibiliser la population sur la dispersion des déchets plastiques dans la nature. Ils sont jetés sur le bas-côté de la route et se retrouvent dans nos océans. Nous désirons appliquer le programme et l’esprit de sensibilisation de ramassage à cette ville. Nausicaa se bat pour la protection des océans, le respect et les valeurs de la mer. Nous avons une complicité naturelle et une urgence partagée : comprendre et réduire la pollution plastique, pour une planète préservée.

 

 

Plus d’infos :

www.septiemecontinent.com/

www.nausicaa.fr/  

www.septiemecontinent.com/expedition-7e-continent-annonce-une-tournee-de-sensibilisation-en-france-entre-le-12-mai-le-15-juin-2016/

Vers un tourisme durable ?

Créé le : 30/05/2016

La Semaine européenne du développement durable se tient du 30 mai au 5 juin 2016. L’objectif ? Le rappel des bonnes pratiques et la découverte des initiatives en faveur du développement durable. Tout au long de cette semaine, Sans Transition ! vous propose de (re)découvrir les débats de la revue Bretagne Durable sur Tébéo-Tébésud. Le thème du jour est le tourisme durable.

Nouvel envol du gypaète barbu !

Créé le : 30/05/2016
© Pixabay

Le vendredi 3 juin, deux jeunes gypaètes barbus vont s’envoler en plein cœur du Parc naturel régional des Baronnies provençales, commune de Villeperdrix, dans la Drôme. Cette action est organisée par l’association Vautours en Baronnies, en partenariat avec la LPO France et le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales. Le lâcher de jeunes oiseaux doit permettre de créer des noyaux de population favorisant les échanges entre Alpes et Pyrénées. 

Pourquoi réintroduire le Gypaète barbu ? Au cours du XXème siècle, cette espèce emblématique a disparu de la plupart des massifs montagneux du pourtour méditerranéen. Le Gypaète barbu a bénéficié de programmes de réintroduction sans précédent depuis 25 ans en Europe. En 2011, il ne subsistait que 175 couples en Europe et seulement 50 couples sur l’ensemble du territoire français. Grâce aux programmes de réintroduction entrepris, la population française de Gypaète barbu a tendance à s’accroître ces vingt dernières années mais l’équilibre reste fragile.


Aujourd’hui le projet de réintroduction du Gypaète barbu dans les Baronnies voit le jour, suite aux premiers lâchers effectués de 2010 à 2013, par le Parc Naturel Régional du Vercors. Il est mené par l’association Vautours en Baronnies, en partenariat avec la LPO France et le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales. Pour la première fois, il fait l’objet d’un financement européen LIFE, couvrant un large territoire, des pré-Alpes aux contreforts Pyrénéens, et fait partie d’un programme multi-partenarial (cf dossier de presse). Il s’inscrit également dans le Plan National d’Action (PNA) en faveur de cette espèce, sous l’égide du ministère en charge de l’environnement.


L’objectif ? Renforcer la population française et européenne de gypaètes barbus. Pour ce faire, le lâcher de jeunes oiseaux dans le Massif central et les Préalpes doit permettre de créer des noyaux de population favorisant les échanges entre Alpes et Pyrénées. Pour les Préalpes, les lâchers s’effectuent sur le site de Léoux (26510, Villeperdrix) en 2016, 2018 et 2020 dans les Baronnies, ou sur le site de Tussac (26410, Treschenu-Creyers) en 2017, 2019 et 2021 dans le Vercors. Les deux oiseaux qui seront lâchées cette année proviennent des centres d’élevage de Guadalentin en Andalousie et d’Haringsee en Autriche. Ils seront déposés sur un site adapté, à flanc de falaise et devraient prendre leur envol dans quelques semaines.

Plus d’infos :

http://www.vautoursenbaronnies.com/

https://www.lpo.fr/

http://www.baronnies-provencales.fr/

François Veillerette : « L’agronomie plutôt que la chimie »

Créé le : 27/05/2016
François Veillerette Crédits photos: Julien Dezecot

Le 17 juin prochain, se tiendra une conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Insem, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association promouvant les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera présentée par François Veillerette, porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France. Retour sur son travail contre les pesticides avec Générations Futures. 

Votre association Générations Futures milite pourtant pour se prémunir de l’effet de ces pesticides. Quelles sont vos actions principales ?

Notre premier combat est d’essayer de mieux évaluer les pesticides, pour interdire tous ceux qui présentent un potentiel toxique pour l’homme, avéré ou même suspecté. En effet, nous ne pourrons nous en prémunir et les faire interdire que si nous les connaissons mieux. Ainsi, nous travaillons à ce que Bruxelles adopte de nouvelles études d’évaluation sur les produits. D’abord, une prise en compte systématique de la toxicité chronique des produits à la vente, comprenant les molécules actives et leurs adjuvants.

Ensuite, nous pourrions faire de la toxicologie prédictive : nous pouvons aujourd’hui, prédire la toxicité de certains produits sur les cellules. Mais l’industrie ne veut pas de cette méthode pourtant beaucoup plus rapide. Et puis, nous combattons l’action des lobbies ou organisons du « contre-lobbying » en permanence, pour faire valoir des droits et les intérêts des citoyens.

Et pour chacun d’entre nous ? Comment nous prémunir des effets des pesticides ?

C’est le second volet de ma réponse. Car une fois que nous connaissons mieux les différentes molécules toxiques, nous pouvons tous essayer de réduire leur usage. Ainsi, nous travaillons à changer d’urgence le type d’agriculture pratiquée dans notre pays et à promouvoir les alternatives aux pesticides. C’était notamment l’objectif de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, du 20 au 30 mars 2016. 10 ans de sensibilisation en 2015.

Avez-vous des données sur les risques encourus par la population ?

En croisant différentes sources, nous sommes parvenus à la conclusion que de faibles quantités de pesticides, en mélange, pendant des périodes longues, posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risques de développer de nombreuses maladies que les autres : cancers, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, risques neurologiques ou encore système immunitaires affaiblis sont plus fréquents chez les sujets exposés ! A Générations Futures, lorsque nous recevons des appels d’agriculteurs qui s’interrogent sur les effets de leurs traitements sur la santé, nous ne leur mentons pas. Idem pour les riverains. La transparence sur le sujet est essentielle pour une prise de conscience collective. Car les agriculteurs doivent se mettre à l’agronomie plutôt qu’à la chimie. 

 

 

La Commission Européenne et le glyphosate

Le 6 juin, le glyphosate est à l’ordre du jour à la Commission européénne. Tribune à Générations futures

« Le comité permanent de l’ Union européenne en charge des questions des plantes des animaux et de l’alimentation ( SCOPAFF) a prévu d’ajouter un point à l’ordre du jour de sa réunion du 6 juin prochain sur le glyphosate (voir A04561901-en). Il s’agit pour la Commission de demander au Comité de se prononcer sur l’extension de la période d’approbation de la substance active pesticide glyphosate sur le marché (en application de l’article 17 du règlement 1107/2009). Il s’agit pour la Commission européenne de donner une ou deux années supplémentaires d’autorisation au glyphosate dans l’attente de la publication par l’Agence européenne des produits chimiques de son avis sur le glyphosate, ce qui permettrait à la Commission de sortir du bourbier dans lequel elle se trouve actuellement après que deux réunions successives du Scopaff ne lui ont pas permis d’obtenir la majorité qualifiée en faveur de la ré-homologation du glyphosate qu’elle cherchait. « Générations Futures s’oppose totalement à la proposition de la Commission de prolonger une nouvelle fois l’homologation du glyphosate qui a déjà bénéficié d’un délai supplémentaire à ce jour ! » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures ! « Ce produit a été clairement reconnu comme un cancérogène probable pour l’homme et, en application des dispositions prévues par le règlement européen 1107/2009 sur les pesticides, il ne devrait tout simplement pas être ré autorisé. Toute autre position serait tout simplement illégale ! Nous comptons sur la France pour s’opposer à cette prolongation ! »  ajoute t’il. »

Plus d'infos sur :

www.generations-futures.fr

www.generations-futures.fr/qui-sommes-nous/notre-equipe/francois-veillerette-biographie/

Greenpeace s’engage contre Petit Navire

Créé le : 26/05/2016

Depuis un mois, Greenpeace mène campagne contre les méthodes non sélectives de pêche au thon, dans l’océan Indien. Le 23 mai 2016, 25 activistes de l’ONG bloquent l’usine Petit Navire à Douarnenez, dans le Finistère. En mer, sur terre, le numéro un français du thon en boîte ne doit connaître aucun répit. Dans plusieurs pays (France, Grande-Bretagne, Italie, États-Unis, Thaïlande...), les militants de Greenpeace se mobilisent contre ses méthodes dévastatrices.
 

Douarnenez, le 23 mai 2016. Depuis 6h50, 25 activistes de Greenpeace bloquent  l’usine Petit Navire pour dénoncer ses méthodes de pêche. Des militants juchés à une dizaine de mètre de hauteur ont entrepris de repeindre la façade de l’usine tandis qu’une dizaine de personnes, enchainées à des boites de thon géantes bloquent l’accès aux camions de livraison.

Petit Navire grand carnage

Greenpeace demande à Petit Navire et son propriétaire, la multinationale thaïlandaise Thai Union, de modifier les méthodes de pêche au thon pratiquées dans leur chaîne d’approvisionnement en renonçant aux dispositifs de concentration de poissons (DCP), méthode qui détruit l’équilibre des océans. « Depuis 5 semaines, un des bateaux de Greenpeace, l’Esperanza, navigue dans l’océan Indien pour récupérer tous les DCP qu’il croise. La majorité d’entre eux ont été déployés par des fournisseurs de Petit Navire et Thai Union. Plus de 100 000 personnes ont déjà interpellé directement Petit Navire sur ses méthodes de pêche et samedi dernier, les groupes locaux de Greenpeace sont allés sensibiliser les consommateurs dans des supermarchés », souligne Hélène Bourges, chargée de campagne pour Greenpeace France sur place à Douarnenez. « Aujourd’hui, nous interrompons la chaine d’approvisionnement de cette usine propriété de Thai Union : nous sommes déterminés à dénoncer ses pratiques de pêche et à empêcher cette entreprise de persévérer dans la destruction des océans, depuis les zones de pêche, jusqu’aux rayons des supermarchés, en passant par les sites de production et d’export ». Alors que plusieurs marques de thon en boite ont commencé à modifier leurs pratiques, Petit Navire refuse d’évoluer et reste l’un des plus mauvais élèves des marques présentes sur le marché hexagonal. « Petit Navire refuse de faire évoluer ses méthodes de pêche tout en se présentant comme une entreprise responsable. Il est indispensable que son propriétaire Thai Union, qui produit une boite de thon sur cinq dans le monde, abandonne l’utilisation des DCP au plus vite. Les volumes en jeu font peser une menace directe sur l’équilibre des océans », ajoute Hélène Bourges.

Les DCP vident les océans

Au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP génère 2 à 4 fois plus de rejets que la même pêche sans DCP, soit 100 000 tonnes par an. Les scientifiques estiment que jusqu’à 1 million de requins sont tués chaque année par les DCP dans l’océan indien. En novembre dernier, le comité scientifique de la CTOI a souligné que le thon albacore de l’océan indien est dangereusement surexploité dans cette zone, notamment en raison des prises trop élevées de juvéniles pratiquées sur ce stock les trois dernières années. Cette action de Greenpeace intervient alors que s’est ouverte il y a quelques heures une conférence réunissant les acteurs de l’industrie mondiale du thon à Bangkok et la réunion de la Commission thonière de l’océan Indien (CTOI) à La Réunion.

Plus d'infos : 

http://www.greenpeace.org/france/fr/?gclid=Cj0KEQjwvZq6BRC9kfq2zKfQ_94BE...

 

J’ai mal à ma Terre

Créé le : 25/05/2016

Gaïa, notre Terre-mère, se porte mal. Elle souffre des affronts de son propre enfant, l’Homme.

Ce dernier est bien conscient que les malheurs qu’il impose à la planète risquent de causer son propre déclin et sa perte. Mais il tarde à redresser la barre, à changer de comportement et de pratiques. Pourtant, les solutions sont entre ses mains. Elles reposent dans «la solidarité et la convivialité». Et on s’étonne parfois que ces valeurs positives demandent à l’Homme de faire autant d’efforts pour qu’il les applique... Devant tant d’inertie, Gaïa s’énerve. Mais sa colère envers l’Homme ne dure jamais longtemps car elle sait qu’il retrouvera la voie de la raison. Dans ce livre, Jean-Claude Pierre, militant écologiste breton et parrain de Bretagne Durable, a de nouveau recours à l’allégorie pour aborder les désastres environnementaux et sociaux produits par les sociétés humaines. Passé le constat, l’auteur dévoile sa bienveillance et sa confiance envers l’humanité. Et assure qu’il faut croire en nos capacités à construire un monde plus juste et respectueux de la Nature.

Les colères de Gaïa, qui en appelle à la solidarité et à la convivialité, JC. Pierre, Liv'Éditions, 2015, 122 pages, 13 euros

Plus d'infos sur :

www.liv-editions.com/livre/476-les-coleres-de-gaia.html

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